Speaker #0Parfois quand je demande aux personnes quelle est la valeur la plus précieuse dans la vie, on me répond la santé. Peut-être parce que je fais ce type d'intervention dans le cadre de l'Ayurveda. Mais si on a par exemple plus qu'une minute ou deux minutes de vie, on se rend compte que la chose la plus importante dans la vie, ce n'est pas réellement la santé, c'est le temps. Le temps il ne s'achète pas, le temps il passe, il ne revient pas. Dans cet épisode de podcast, je voudrais vous parler du temps et des clés pour qu'on puisse utiliser ce temps en faisant les bons choix de façon à vivre une vie la plus harmonieuse possible et la plus joyeuse possible. Bienvenue sur le podcast Ayurveda et spiritualité. Je suis Rita Osterbeek, enseignante en Ayurveda, mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Chaque semaine, je vous partage des réflexions et des clés qui peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vienne à trouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Le temps, il a toujours la même durée, dans le sens où une journée va avoir 24 heures, une heure va avoir 60 minutes, et ensuite, suite. Mais la perception qu'on a du temps, elle varie, beaucoup. Une même heure peut être perçue comme une période très longue à passer, comme une période qui passe très rapidement. parfois on a l'impression de ne jamais avoir le temps de rien, et d'autres fois, selon le contexte et selon ce qu'on fait, on a l'impression que le temps passe trop doucement. Et du coup, quand on a une mauvaise perception du temps, ou quand notre perception du temps est confuse, on finit par faire des mauvais choix dans notre vie. J'aime bien vous donner l'image de la jarre ou de la bouteille où on va mettre des petites pierres, des grandes pierres et des pierres moyennes. Où notre bouteille correspond du coup à notre temps. Et à notre vie. Et ces pierres vont correspondre aux choses importantes, plus importantes ou moins importantes de notre vie. Donc les grosses pierres vont représenter les choses qui réellement comptent dans notre vie. Et les petites pierres, c'est des choses qui font partie de notre vie mais qui sont beaucoup moins importantes. Et au milieu, il y a bien sûr des... Pierre Moyenne. Quelles sont les choses qui comptent vraiment dans notre vie ? En général, c'est les relations. On a fait des études, il y a des personnes qui ont passé du temps auprès des personnes qui sont en fin de vie. Et on s'est rendu compte que quand la personne fait un flashback de sa vie, qu'elle se rappelle de sa vie, qu'elle se rappelle de ce qui a été important pour elle, à chaque fois ce qui est important pour cette personne c'est la relation qu'elle a eue avec ses enfants, un moment précis où elle a été demandée en mariage par exemple, une conversation importante qu'elle a eue avec sa mère, avec son père. Des événements déclencheurs comme ça, qui sont tout le temps en lien avec des relations. Donc la conclusion c'est que les grosses pierres dans notre vie sont les relations. C'est le temps qu'on passe avec nos proches, avec les personnes qui sont importantes pour nous. Les petites pierres sont les choses qui font partie de la vie mais qui vont être beaucoup moins importantes. Par exemple, une série télévisive qu'on va regarder, un film qu'on a envie de regarder et qu'on va partager peut-être avec notre mari, avec nos enfants, avec nos amis. Mais à la fin de notre vie, on ne va pas se rappeler de l'épisode qu'on a regardé, d'une série telle. on ne va pas se rappeler d'une de d'une science de cinéma ou d'une science de théâtre qu'on a réalisé. On ne va même pas tellement valoriser le travail, même si on se fait se rappeler du travail, on ne va pas apporter cela une importance maximale. Le travail, ça va correspondre probablement aux pierres moyennes, celles où on a passé beaucoup de temps et qui ont été importantes pour nous, mais ce n'est pas les choses les plus importantes. Et qu'est-ce qui se passe avec cette bouteille ? Secours. Si on la remplit d'abord avec les grosses pierres, après avec les moyennes, et qu'après on met les petites pierres et le petit sable, toutes ces pierres vont rentrer dans notre bouteille. Par contre, si on commence par mettre les petites pierres, les moyennes ensuite et qu'on finit par les grosses pierres, souvent les grosses pierres ne rentrent pas complètement dans notre bouteille. Et ça c'est important de comprendre là où on passe notre temps, comment on dépense notre temps au quotidien et à quoi on donne plus de temps par rapport à l'importance que les choses ont dans notre vie. Comment faire pour pouvoir consciemment donner la bonne attention et le bon temps aux choses qui comptent réellement pour nous. Il est important d'avoir un changement ou un déclenchement au niveau du mental. Il faut changer au niveau de la perception du mental qu'on a sur le temps et sur ce qui est important. Ce n'est pas le temps qui va changer parce que le temps, il coule, le temps, il passe en permanence. C'est vraiment... La perspective qu'on a de comment on va passer ce temps qui doit changer. Donc pour avoir plus d'harmonie, ce qu'on a besoin, c'est de changer une perception mentale. Et pour changer la perception mentale et notre rapport au temps, on a besoin tout simplement de donner des repères au mental. Le mental, il a besoin de comprendre que par exemple, dans le début d'une relation, lors d'une relation, la phase de la passion, elle dure un an. Après, c'est fini. Si le mental n'a pas capté cette information, la personne va être tout le temps dans une recherche d'une nouvelle passion. Parce qu'une fois que c'est fini, elle a besoin d'être alimentée à ça à nouveau. Elle a besoin de comprendre que dans une relation, c'est normal d'avoir différentes phases. Un autre exemple, c'est les parents. Une maman, un papa, quand il devient papa ou maman, parfois il peut être... se sentir un peu submergé avec toutes les choses qu'il a à faire. Et il est important pour le mental de cette maman, de ce papa, de comprendre que l'enfance, ça dure 12 ans. On a 12 ans en tant que mère, en tant que père, pour donner à cet enfant tout ce dont il a besoin pour la vie, toutes les bases dont il a besoin pour avoir quelque chose de solide pour sa vie. Après, c'est fini. Après l'enfant il rentrera dans l'adolescence, après il aura sa propre vie, il sera toujours l'enfant de ses mêmes parents et ils seront toujours là pour lui. Mais cette phase de parentalité dans ce sens où de lui donner toutes ces bases là, elle est finie. Et en réalité c'est même trois fois quatre ans parce qu'à chaque fois l'enfant il a différentes phases. Et si cette maman que des fois, par exemple, peut se sentir... submergée et avoir l'impression de jamais avoir le temps pour elle, c'est important qu'elle sache que ça va s'arrêter, que ça va changer. Et que dans cette période où elle a l'impression de ne pas avoir le temps pour elle, elle a quand même énormément de choses à vivre qui sont très joyeuses avec cet enfant, qu'elle ne profite pas forcément si elle n'a pas la perception que le temps passe. C'est pareil avec nos parents. En tant qu'adulte, on a les parents. Quand on est enfant, on a l'impression que c'est tout immuable, qu'ils seront là pour toute la vie. Plus on grandit, plus on se rend compte qu'ils ne seront pas toujours là. Mais si on n'a pas une perception du temps qui est claire pour notre mental, on ne va pas profiter à fond de cette relation qu'on a avec eux. Imaginons qu'on a une relation conflictuelle avec notre mère, avec notre père. et qu'on a du coup peu de rencontres avec ses parents pour éviter justement les conflits. Quand on comprend que nos parents ont tel âge et qu'on les voit par exemple une fois par an, on comprend que le nombre de rencontres qu'on va avoir avec nos parents dans la vie, il est limité. Si le nombre de rencontres qu'on va avoir avec ces personnes est limité, si momentanément il comprend cette limitation, il va choisir de profiter du temps qu'il a avec ces personnes différemment. Et ça, c'est vraiment un déclencheur extrêmement important de donner ses limites au mental pour qu'il comprenne qu'un jour ça va s'arrêter. Si je fais des calculs et que d'un coup je m'aperçois qu'avec mon enfant je n'ai plus que deux ans où il est réellement mon enfant au sens où je peux vraiment encore le guider, le montrer les choses, profiter de ce temps où il est vraiment extrêmement content d'être avec moi. Je vais profiter mieux de ces deux ans qui me restent. Si je comprends que je n'ai plus qu'une moyenne de 10-15 rencontres avec ma mère, avec mon père, je vais choisir de passer mon temps avec ma mère ou mon père de la meilleure façon possible, au lieu de parfois me disputer ou d'être de mauvaise humeur parce que cette mère, cette père n'est pas la mère et le père que j'aurais voulu avoir. Donc, quand on a une perception du temps, temps qui est correct, quand on comprend que ce temps ne fait que passer et que les rencontres avec les personnes qui sont importantes pour moi dans la vie, elles commencent à être limitées mon mode de penser il change mon mode de profiter de ce temps il change je vais beaucoup plus me focaliser sur qu'est-ce que je veux réellement de quoi est-ce que j'ai besoin réellement Et quelle est la relation, comment je veux alimenter la relation que j'ai avec ces personnes-là ? Donc j'ai quelques rencontres avec les quelques personnes qui me sont chères. Je profite au maximum de ce temps. Et la clé que je voulais vous donner ici dans ce podcast, parce que j'essaie toujours de vous apporter quelque chose qui est très concrète et applicable dans votre vie, c'est que... quand on fait des choix sur les choses qu'on va faire dans notre vie, dont on a besoin pour notre vie, on doit toujours faire un choix sur quelque chose qui est dans ce qu'on dit, on s'inscrit Nithya, c'est-à-dire le plus permanent possible. Un choix Nithya, c'est donc un choix qui va nous permettre de garder les choses le plus longtemps possible. Donc, par exemple, si j'ai une entreprise et je cherche un collaborateur, je vais chercher un collaborateur ... qui va rester là le plus longtemps possible, parce que ça va m'éviter de réexpliquer les choses plusieurs fois, etc. Dans les relations, c'est pareil. Il est important de garder ces relations qui sont importantes pour moi, que j'ai regardées, que j'ai observées, qui sont importantes pour moi, pour mon bien-être. Et je vais faire en sorte qu'elles sont le plus durables possible. Donc, je vais passer mon temps à les alimenter correctement. Et... Une fois que le mental est vraiment axé sur ça, on va éviter tout un tas de choses qui correspondent à de la perte de temps. Se disputer avec nos proches, c'est une perte de temps. Si on a vraiment ce regard sur comment on va profiter de notre temps qui est précieux et qui passe en permanence, on comprend que se disputer, c'est une perte de temps. Ça dépend du type de dispute, en fait. Des fois, on a besoin de dire. ce qu'on ressent. Mais très souvent, la dispute, c'est des argumentations où chacun cherche à avoir raison. Et une fois qu'on a raison, on a l'impression qu'on a gagné. Mais imaginons une dispute entre mari et femme. La femme, elle gagne la dispute et après, elle va aller se coucher avec celui qui a perdu. Donc si on a ce regard-là, si on a cette observation-là, ce type de dispute, c'est une perte de temps. Une conversation pour dire qu'est-ce qu'on ressent réellement pour pouvoir faire avancer le couple et pouvoir se comprendre l'un à l'autre, c'est une chose. Se disputer pour avoir raison, c'est une perte de temps. L'excès d'observation des écrans, Instagram, Netflix, etc. peut être aussi une perte de temps. Ça peut nous aider à nous soulager, à s'évader un petit peu. Ça peut être nécessaire, parfois ça peut être une forme d'évasion, mais si c'est un excès, si on passe beaucoup de notre temps à faire ça, en détriment de nos relations, en détriment des personnes qui sont importantes pour nous, des choses qui sont importantes pour nous, c'est une perte de temps. Il y a aussi des pertes de temps dans la spiritualité, dans la psychologie. Donc, par exemple, se focaliser en permanence sur un trauma d'enfance, sur... Le fait que je ne me sens pas heureux parce que j'ai ressenti que ma mère ne m'a pas aimé. Ou par rapport à la réflexion sur comment ma mère ou mon père, ils auraient dû être pour que je sois vraiment heureux. C'est une perte de temps. Parce que notre mère et notre père, ils ont été, ils sont comme ils sont. Et peut-être que c'est vrai que cette mère et cette père, ils ne nous ont pas aimés. Mais deux. Et ça n'invalide pas le sentiment qu'on peut avoir, mais passer le temps à creuser cela sans avancer sur la question, c'est une perte de temps. Et du coup, si on comprend que par exemple cette mère avec qui on a cette difficulté, on va l'avoir encore juste trois fois, est-ce qu'on veut passer ce temps à se disputer avec elle ? C'est important de donner ses repères. C'est important de comprendre qu'il y a d'autres opportunités de cure quand on a ces traumas, quand on a ces choses-là. Dans les sciences védiques, on n'a pas ce focus sur l'enfance comme on a en psychologie védique parce qu'on sait que les opportunités de cure sont là tout au long de la vie et se manifestent d'autres façons. On n'a pas besoin de creuser notre enfance à ce point comme on le fait dans la psychologie occidentale parce que si c'était nécessaire, on resterait enfant. On n'évoluerait pas, on ne serait pas adulte, il n'y aurait pas d'autres situations. Ce qui est important de comprendre par rapport à ça, C'est que cette notion de que je suis traumatisée, de que je suis malheureuse parce que ma mère ne m'a pas aimée, par exemple, c'est une fausse croyance, en fait. Parce qu'il suffit que quelqu'un vienne et nous raconte une blague ou nous raconte quelque chose qui nous fait vraiment se sentir bien et on est en train de rigoler. Dans ce moment précis où on est en train de rigoler, il n'y a pas de trauma, il n'y a pas de malheur. Donc, en fait, je n'ai pas besoin que ma mère elle-même... pour que je sois réellement heureux. C'est des perceptions mentales qu'on se pose. Et du coup, tout ça pour revenir à cette idée de temps, de donner ses limites au temps, à notre mental, pour comprendre que ce temps, il est fini. Et pour pouvoir faire le maximum de choix possibles qui nous permettent quelque chose sur le long terme, qui nous permettent cette... sensation d'être bien à l'instant présent avec ce qu'on a aujourd'hui. C'est qui le grand élément qui nous empêche de respecter notre temps ? C'est souvent notre égo. C'est notre égo qui nous répète sans cesse ces traumas d'enfance qu'on a, qui nous répète sans cesse qu'on n'a pas le temps pour nous comme on aimerait, etc. Donc tout ça ce sont les... piège de l'ego, il y a eu un autre épisode de podcast où j'ai parlé de ça. C'est l'ego toujours qui a besoin d'avoir raison, qui a besoin de gagner, qui a besoin d'être reconnu, qui a besoin d'être spécial, qui a besoin d'être aimé. Mais le soi, en fait, il n'a pas ce besoin parce qu'il est déjà l'amour. Et un mental avec un conflit, ça va faire que l'ego il désespère, il va s'énerver. parce qu'il ne veut pas changer. Donc il faut que la faute soit chez quelqu'un d'autre. Et ça nous empêche justement de profiter de notre temps. Donc pour résumer et pour conclure, la clé que je vous donne ici, c'est de vous donner ses limites, de comprendre ses barèmes. Dans cette chose qui est importante, dans cette phase de vie par exemple que vous êtes en train de traverser, s'il y a des choses qui sont difficiles pour vous, dites-vous que c'est limité. Et donnez à votre mental Ces limites, combien d'années, par exemple, ça va durer cette phase ? Donc, qu'est-ce que dans cette phase est positif ? Qu'est-ce que je perçois comme positif ? Qu'est-ce que je perçois comme négatif ? Et combien de temps ça va durer ? Peut-être que je suis en train de faire une thèse de PhD, par exemple. Et c'est lourd, au bout d'un moment, c'est lourd. Mais pensez, combien de temps ça prend ? Et quel est le plaisir ? Qu'est-ce que je gagne en faisant ça ? Et ça me permet... de profiter de ce temps qui me reste. Peut-être que pour finir mon PhD, il ne me reste que trois mois. Ça me permet de profiter de ces trois mois avec la raison pour laquelle j'ai décidé de le faire, parce qu'il y a des bonnes choses derrière ça. C'est pareil avec les enfants qu'on enlève, c'est pareil avec le travail qu'on fait, c'est pareil avec les relations qu'on a avec nos parents, avec nos amis, etc. Donc, j'espère que cet épisode vous a plu. J'aimerais beaucoup écouter quels sont les types de relations au temps que vous avez, quelles sont les éventuelles difficultés que vous vivez en ce moment et comment est-ce que vous pouvez transformer ça en quelque chose de positif en comprenant dans quel type de temps, dans quel espace de temps cette situation que vous êtes en train de vivre est limitée. Donc je vous invite à... échanger à travers les posts d'Instagram en forme de commentaire pour qu'on puisse prolonger cette discussion. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, ça se passe sur Instagram. Vous cherchez le post en lien avec cet épisode et vous commentez. Je répondrai à votre commentaire et on prolonge comme ça la discussion en créant un cercle vertueux. Je vous dis à la semaine prochaine.