Speaker #0Est-ce que l'argent et la spiritualité, ce sont deux sujets qui peuvent se concilier, qui peuvent bien se mélanger ? Aujourd'hui dans cet épisode de podcast, je vais vous parler de ce tabou qui est celui de gagner de l'argent quand on fait un travail spirituel, celui de lier la matérialité et la spiritualité. Est-ce que c'est correct ? Est-ce qu'on a le droit de vivre de son activité dans la spiritualité ? Comment on peut faire pour être aligné avec cela, pour gagner plus d'argent par exemple avec la spiritualité ? Quelles sont les solutions ? Donc si c'est un sujet qui vous intéresse, je vous invite à assister à ce podcast et de rester jusqu'au bout parce que je vais vous donner des clés concrètes. Bienvenue sur le podcast Ayurveda et Spiritualité. Je suis Rita Osterbeek. enseignant un Ayurveda, mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Chaque semaine, je vous partage des réflexions et des clés qui peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vient d'attrouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Alors. De nos jours, dans notre société, on observe ce phénomène où on a l'impression que la spiritualité et l'argent, ce sont des choses incompatibles. J'observe ça chez moi, j'observe ça chez mes élèves et j'observe ça chez la plupart des personnes que je connais qui travaillent dans le bien-être ou dans la spiritualité. Cette difficulté à... accepter de vivre financièrement, de recevoir de l'argent pour cette compétence qu'on a en lien avec la spiritualité. Que dans mon cas c'est en lien avec la Yorida mais que dans d'autres c'est en lien avec autre chose. Et on a cette idée qui a peut-être traversé les temps, qui a été peut-être créée dans l'histoire à un moment donné, qui a été ancrée dans notre inconscient collectif, de que quelque part l'argent il est sale. Et quelque part, on ne peut pas être heureux si on a de l'argent. Et on va démystifier un petit peu tout ça. Je vous invite à rester jusqu'au bout parce que c'est important d'arriver jusqu'à la conclusion pour pouvoir avoir un déclenchement au niveau de notre compréhension, de notre mental, de ces petites croyances qu'on a, qui ont été créées, qui ont été infusées par la société, par nos parents, par les histoires qu'on a lues ou qui viennent peut-être même d'avant. Donc aujourd'hui on est dans un monde où la monnaie d'échange c'est l'argent. Il y a cette idée qui est répandue dans notre inconscient que si je veux faire un travail spirituel, je devrais le faire gratuitement. Mais qu'est-ce qui se passe ? C'est que moi en tant que personne, en tant qu'être humain, j'ai quand même des besoins, j'ai besoin de vivre avec l'argent. Et on est dans une société où si je veux aller chez les médecins, j'ai besoin d'argent. Si je veux acheter de quoi me nourrir, j'ai besoin d'argent. Si j'ai besoin d'un toit pour pouvoir dormir en sécurité, j'ai besoin d'argent. Et dans ce monde, la spiritualité, c'est presque comme si elle n'était pas pour tout le monde. Parce qu'elle n'est pas mise en valeur par notre société actuelle. Donc, ce n'est pas quelque chose qu'on peut acheter comme ça, c'est un travail personnel. personnel qu'on doit faire. Mais est-ce que si c'est un travail personnel qu'on doit faire, est-ce que ça ne doit pas pour autant être payant pour les personnes qui nous permettent de le faire ? Parce que qu'est-ce qui se passe quand il y a un échange ? Quand je vais acheter des légumes, je vais donner de l'argent. Donc je reçois quelque chose, je donne quelque chose. Qu'est-ce qui se passe avec la spiritualité ? Si je reçois quelque chose, qu'est-ce que je donne en retour ? Il est important d'avoir un échange. Donc, la question avec l'argent c'est de comprendre que l'argent c'est juste un moyen d'échange. On pourrait associer la spiritualité à quelque chose de complètement gratuit, mais pour que ce soit vraiment bien fait, vraiment équilibré, il serait important que tout soit gratuit. C'est-à-dire que si je reçois de la spiritualité, enfin, sous toutes ses formes possibles, au si je donne parce que je suis en capacité de donner ça à quelqu'un d'autre. Il est important que l'échange se passe. Dans un monde où l'échange est à travers l'argent, c'est naturel. que je me fasse payer quand je fais quelque chose dans la spiritualité, que je paye quand je demande un « service » dans la spiritualité. Dans un monde sans argent, et c'est possible parce que ça existe, où il y a des systèmes de troc, il y a d'autres types d'échanges, c'est naturel que la spiritualité soit aussi dans la gratuité. Mais dans le monde d'aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Donc on a quelque part ce besoin de... d'accepter, de comprendre et d'accepter que le modèle économique qu'on a choisi pour notre société, il passe par l'argent. Et que l'argent est entre autres une énergie d'échange, tout simplement. Par exemple dans l'Église, dans le monde spirituel en lien avec l'institution catholique, on va à la messe et il y a un moment donné où il y a quelqu'un qui passe avec un petit panier pour nous demander de l'argent. Est-ce que ceci est juste ? En fait, on propose un service, une messe et on doit recevoir quelque chose en retour. Donc il y a quelqu'un qui va demander une donation. Mais l'énergie de la donation, ce n'est pas celle-là. L'énergie de la donation, c'est « je donne de cœur » . Je donne parce que je veux donner et pas parce qu'on m'est demandé. Si quelqu'un vient me demander… Et ce n'est pas la même énergie que si je donne complètement de cœur. L'échange qui se produit n'est pas le même. Et je vais vous parler d'un exemple de ma vie. Donc quand j'ai commencé à travailler avec l'Ayurveda, j'ai commencé, j'ai passé beaucoup par la gratuité parce que comme beaucoup de thérapeutes, j'avais cette impression que ce n'était pas juste de recevoir de l'argent. Donc je pratiquais à des moments des prix très bas et pendant longtemps j'ai fait... de la gratuité, de 100% de la gratuité. Mais à un moment donné, ce n'était pas juste pour moi. Mais je ne le voyais pas. J'étais entourée de personnes qui étaient dans l'entrepreneuriat, etc. On me disait « Rita, tu fais ce pass-route, il ne faut pas faire comme ça » . Et en effet, je travaillais beaucoup, beaucoup, beaucoup et je n'avais pas de retour financier. Et à un moment donné, ce n'était pas juste. C'était lourd pour moi. et à ce moment-là de ma vie, il y a quelqu'un qui est rentré dans ma vie qui travaille toujours avec moi, la personne qui s'occupe de ma communication. Et cette personne était prête à travailler pour moi gratuitement parce qu'elle aimait ce que j'étais en train de faire. Donc elle était prête à rentrer dans le même modèle économique que j'étais en train d'établir et auquel je croyais parce que quand j'étais en Inde, j'ai pu vivre dans les ashrams, être hébergée, nourrie et apprendre sur la spiritualité. gratuitement en échangeant avec d'autres façons, avec du travail volontaire, etc. Il y avait un échange. Et j'ai cru pouvoir apporter ce modèle économique chez moi. Ça ne marchait pas et ça faisait des années que ça ne marchait pas. Et donc il y a cette personne qui est rentrée dans ma vie, qui était prête à travailler gratuitement pour moi parce qu'elle aimait ce que je faisais. Et elle m'a dit « Rita, ce modèle économique, il ne marche pas chez nous. Il peut marcher en Inde, il ne marche pas ici. » En fait, quand je regarde ce que tu fais, j'ai l'impression que tu n'as pas besoin d'argent. Et parce que ça venait de quelqu'un qui avait quelque part la même vision que moi, je l'ai écouté. C'était la première personne que j'écoutais vraiment de cœur. Et je lui ai donné raison. Et donc c'est à ce moment-là que j'ai accepté de gagner de l'argent pour tout ce que je faisais. Et où j'ai trouvé une justesse aussi. Parce que dans la gratuité, on est bien Si on donne du cœur, à partir du moment où ça devient lourd, ce n'est plus correct. Dans les Vedas, il est écrit « si tu veux de l'argent, il faut dépenser de l'argent » . Si tu veux travailler, il faut travailler. D'abord, tu travailles gratuitement. Mais il y a un moment où si tu commences à travailler par exemple en tant que stagiaire sur une entreprise, etc., il faut qu'à un moment donné, ton employeur… ils reconnaissent ton travail et commencent à te payer convenablement pour le travail que tu fais. Sinon la justesse elle est plus là. Au début quelque part on peut accepter que c'est normal, il faut que tu montres la valeur que tu as mais ça ne peut pas continuer. Et c'est pareil pour un thérapeute qui débute d'une certaine façon. Au début on est content de donner ça mais au bout d'un moment il faut qu'il y ait un équilibre dans ce qui se passe. Et cet équilibre il vient de soi en fait. Le chiffre, le tarif que vous allez mettre sur vos consultations, sur vos accompagnements. Il doit venir vraiment de votre cœur aligné avec qui vous êtes. Et la gratuité est légitime si vous êtes confortable avec ça. Donc, quelle est la solution ? Comment est-ce qu'on doit faire ? Observer. Observer avec notre cœur ce qui se passe. Comprendre qu'il y a forcément un échange dans tout ce qui se passe, que ce soit à travers l'argent ou pas. Si je veux faire de la gratuité, si je veux vraiment faire de la gratuité de cœur, moi j'en fais toujours, par exemple à travers ce podcast, à travers beaucoup de contenus... Tant qu'on le fait de cœur, c'est parce que quelque part on est nourri autrement et pas à travers l'argent. Et c'est juste. Et on l'observe, on peut l'observer dans son cœur en fait. On peut l'observer aussi de façon intellectuelle. Au bout d'un moment quand on voit qu'il y a trop de temps dépensé par rapport à quelque chose et on n'a pas le temps pour d'autres activités dans notre vie. Par exemple, on peut arriver à cette conclusion que faire de la gratuité ce n'est plus juste parce que je n'ai plus le temps de m'occuper pour d'autres choses que je veux m'occuper. Donc on peut arriver à cette conclusion de façon intellectuelle ou à travers notre cœur. Et quand la gratuité, elle n'est plus juste, là, il est important d'arrêter. Je vous donne un exemple aussi de ma vie. Pendant quatre ans, j'ai fait un travail gratuit de traduction des formations de Mathéo Jemassé. Lui, il lisait les textes ayurvédiques directement du sens cri vers le portugais. Et pendant quatre ans, j'ai traduit gratuitement ces formations qui sont toujours disponibles sur ma chaîne youtube gratuitement. Et pendant quatre ans j'ai fait ce travail de traduire du portugais vers le français, un travail qui était vraiment fait de coeur. Il y a un moment donné où ce travail était lourd. Au début je m'imaginais faire ça toute ma vie mais au bout d'un moment en fait c'était trop lourd pour moi. Pourquoi ? Parce qu'il n'y avait plus de justesse. C'était mon ego qui avait pris le dessus. Je ne faisais plus ça pour pour un élan plus altruiste, on va dire. J'étais en train de le faire pour d'autres raisons parce que je croyais que je devais le faire, parce que j'étais identifiée comme cette personne qui faisait ce type de traduction. Et donc, ça n'était plus juste. Et à ce moment-là, j'ai arrêté. Donc, quelles sont les clés concrètes pour vivre cette spiritualité dans le monde matériel ? C'est 1. Si on est confortable avec cette gratuité, on continue. Mais au moment où ça devient lourd, on arrête. Comment on fait pour accepter la gratuité ? Parce qu'une chose c'est de la faire, autre chose c'est de la recevoir. Une chose c'est recevoir un cadeau. Mais des fois il y a des cadeaux qui ne sont pas justes. C'est peut-être trop par rapport à ce qu'on pense pouvoir recevoir. Et il y a un risque à cela. Quand ça se produit, l'échange n'est pas juste non plus. Donc il faut qu'on fasse très attention à ce type d'observation. C'est des choses qu'on peut se rendre compte et dans les Vedas, c'est bien décrit que cet échange est important. Il est important que quand je reçois quelque chose, je donne. Donc si je reçois quelque chose que j'ai l'impression que je suis redevable, il est important de faire quelque chose pour que cet échange soit équilibré. Si j'estime, si je pense avoir besoin de plus d'argent, Comme les Vedas, ils disent, pour gagner plus d'argent, il faut dépenser de l'argent. Parce que c'est une monnaie d'échange, c'est une énergie qui circule. Si je ne dépense jamais rien, jamais je vais recevoir en fait. Donc ce qu'on a besoin de comprendre avec l'argent et la spiritualité, c'est que c'est juste. La conclusion, c'est que si l'argent n'amène pas la joie, l'absence d'argent n'amène pas la joie non plus. En réalité... L'argent n'a rien à voir avec la joie. Donc c'est juste une énergie d'échange, comme il pourrait y avoir un autre. Et dans cette société, on a décidé que c'était celle-là. Donc si pour moi, les échanges que je fais actuellement sont justes, je continue. Si pour moi, par contre, il y a une lourdeur, j'essaie d'équilibrer comment ? En faisant ce que je trouve justement qui est juste pour moi. Si je pense que je devrais gagner plus d'argent, j'augmente. mes tarifs. Et je me présente différemment. La transformation, elle se passe à l'intérieur et c'est après que vous pouvez avoir une vie plus équilibrée. Comprendre que on a notre mission de vie et qu'on va devoir avoir un certain art. Donc la mission de vie, c'est ce qu'on appelle dharma dans les sciences médiques. Et art, ce sont les biens matériaux. Donc l'argent, il vient dedans. Et donc notre Artha, notre argent entre autres, il va être au service de notre dharma. Donc la vie elle est bien organisée, elle est bien faite de façon à que pour que je puisse accomplir ma mission de vie, je vais arriver. avoir un certain montant d'argent, un certain type de maison. Donc j'espère que si vous êtes un petit peu dans ce cas de figure que ce podcast vous a aidé, qu'il vous a fait du sens, je vous invite à échanger avec moi sur le sujet, me dire si vous avez un petit peu ces sensations, si vous avez un petit peu ces croyances limitantes, si c'est quelque chose qui vous alourdit ou vous enlève votre réflexion entre matérialité et spiritualité. Merci. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, ça se passe sur Instagram. Vous cherchez le poste en lien avec cet épisode et vous commentez. Je répondrai à votre commentaire et on prolonge comme ça la discussion, un criant cercle vertueux. Je vous dis à la semaine prochaine.