Speaker #0Moksha, c'est une des quêtes principales de l'être humain. Ça fait partie des quatre Puru Shartas et les objectifs principaux de l'être humain selon les sciences fédiques. Et une des façons de comprendre un Moksha, Moksha signifie du sens de la libération. Il y a différentes façons de le comprendre, de l'analyser. Une des façons, c'est la quête d'harmonie. On veut se libérer de la souffrance en cherchant une harmonie, une harmonie dans notre vie. Aujourd'hui, dans cet épisode podcast, j'aimerais vous parler des trois étapes à suivre dans cette quête d'harmonie, donc dans cette quête de Moksha, dans le sens de « je veux plus d'harmonie dans ma vie » . Bienvenue sur le podcast Ayurveda et spiritualité. Je suis Rita Osterbeek, enseignante en Ayurveda, mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Chaque semaine, je vous partage des réflexions et des clés qui peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée. et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vienne à trouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Donc, la première étape, je vais l'appeler la vulnérabilisation. C'est la vulnérabilisation, pas dans le sens où je veux devenir vulnérable, mais dans le sens où je comprends En tant qu'être humain, je suis quelque part égocentrée. Ça, c'est une prémisse que j'ai besoin de comprendre pour pouvoir m'analyser, pour pouvoir aller dans ce sens de l'harmonie. J'ai besoin quelque part de comprendre que quand j'ai des discussions avec des gens, quand je me mets en colère, quand je suis triste, quand je suis déçue, les réactions émotionnelles que je vais avoir sont en lien avec mon vécu. avec mes difficultés, mes peurs, la façon dont j'ai été élevée et ce que j'attends peut-être de l'autre. Et ma vision de la vie, elle n'est pas forcément la même vision d'une autre personne. Et des fois, je vais me disputer avec une autre personne parce qu'elle n'a pas cette même vision de la vie, parce qu'elle, elle va avoir créé sa vision par rapport à son cadre intérieur, à ses difficultés, à ses blessures. Et donc on revient à comprendre qu'on est tous un petit peu égocentrés, entre guillemets, parce que les choix qu'on fait dans la vie, les décisions, la façon dont on se relationne avec les autres, elle est toujours par rapport à nous. Donc je donne un petit exemple qui va parler à ceux qui ont des enfants. Je vais élever mon enfant d'une telle façon et je vais voir par exemple un couple. des parents qui peuvent être mes proches ou pas, je vais voir d'autres personnes qui vont élever les enfants différemment. Et je vais juger. Et je vais juger ça comme, ils ne font pas bien. Au contraire, ils font ça comme ça, c'est comme ça que je devrais faire. Et ça, en fait, on a besoin de cette compréhension que c'est l'ego, quelque part, qui nous met à cette étape-là. Parce que... En fait, les décisions que je prends, la façon dont j'élève mes enfants, c'est par rapport à ce que j'ai appris, ce que j'ai reçu, ce que j'ai envie de donner, par rapport aussi à ce que j'ai envie de donner à mes enfants que j'ai reçu de mes parents et ce que je n'ai pas envie de donner que j'ai reçu de mes parents aussi, qui fait partie de mes blessures. Et un autre couple, une autre famille, va avoir une autre façon de faire et d'élever les enfants. Et l'incompréhension de comment l'autre va élever ses enfants, moi je ne vais pas comprendre parce que moi je n'ai pas le même cadre. Je n'ai pas la même source, les mêmes blessures, les mêmes choses que mes parents m'ont apportées, de positif ou de négatif, que ce soit perçu de positif ou de négatif par moi. L'autre, il va avoir d'autres façons. Donc il va élever les enfants d'une autre façon. Et moi je ne comprends pas. Et donc je ne comprends pas, donc je vais le juger. Et je peux aller même jusqu'à lui dire, tiens, tu ne devrais pas faire comme ça. Altruiste, tu ne devrais pas faire ça comme ça, tu devrais faire plutôt comme moi. Et en fait, la personne, elle ne peut pas faire comme vous, parce qu'elle n'est pas vous. Et ça, c'est une première grande prémisse, en fait. C'est de comprendre qu'on est tous un petit peu égocentrés, entre guillemets. Parce qu'on voit le monde à travers notre prisme à nous. Et c'est notre vérité à nous. Et elle est valide. Et il... elle est réelle, il ne faut pas la négliger. Mais quand on est trop assis sur notre propre vérité individuelle, on a du mal à comprendre l'autre. Donc la première étape, c'est de se vulnérabiliser. Et dans se vulnérabiliser, ce que je veux dire, c'est ne pas chercher à avoir raison. Cette quête, cette envie, ce réflexe d'avoir raison, c'est un réflexe de l'ego. parce que par rapport à mes mémoires, par rapport à mes blessures, par rapport à ce qui est plutôt positif, tout ce que j'ai en moi, qui constitue la personne que je suis, va me donner certaines façons de choisir, de vivre, de me relationner. Et quand il y a quelqu'un qui va avoir une autre façon de faire qui est différente, ou une opinion qui est différente de la mienne, des fois, mon égo ne va pas accepter ça. Parce qu'il n'arrive pas à voir la vie autrement. Il n'arrive pas à voir la vie avec les yeux d'une autre personne. Ce qui est normal parce qu'on voit la vie à travers nos propres yeux et à travers notre propre cœur et notre propre vécu. Mais si on comprend qu'on agit comme ça, on peut comprendre que je ne peux pas comprendre l'autre. Mais du coup, de vouloir le... de modifier, de vouloir le conseiller à faire comme moi j'aurais fait, de vouloir me disputer, me mettre en colère ou être triste parce qu'il ne fait pas comme je dis, c'est inutile. Et ça me rend au malheur. Donc cette première étape, c'est l'étape de je ne cherche pas à avoir raison. C'est me vulnérabiliser dans ce sens-là. Ce n'est pas me vulnérabiliser pour qu'on me marche dessus, ce n'est pas ça. C'est me vulnérabiliser. dans le sens où je ne suis pas un tout-puissant. Je ne suis pas celui qui a la vérité absolue. Je ne suis pas celui qui peut conseiller à tout le monde comment chacun devrait faire les choses qu'il devrait faire. Plutôt que de faire ça, parce que ça c'est un élan automatique de l'ego, on fonctionne tous à peu près comme ça, plutôt que de faire comme ça, c'est quand j'ai une discussion avec quelqu'un, de comprendre où est-ce que j'ai tort. Parce que notre mécanisme d'autodéfense, c'est de « j'ai raison, où est-ce que l'autre il a tort ? » Dans tout type de relation. Moi j'ai raison, pourquoi est-ce que l'autre il a tort ? Pourquoi est-ce que l'autre il a tort dans la façon dont il lève les enfants ? Pourquoi l'autre il a tort dans la façon dont il paye ses salariés ? Pourquoi l'autre il a tort dans la façon où, je ne sais rien, il se relationne avec sa famille ? pourquoi il a tort dans la façon dont il a choisi ou il mène ses vacances. Moi, ma vérité, ma raison, c'en est une et j'ai besoin de comprendre que l'autre, il n'a pas la même capacité de voir la vie comme moi parce qu'il n'a pas le même filtre de base. Là, j'ai juste besoin de comprendre ça. Par contre, dans l'action, parce que pour qu'on voit des choses dans le matériel, pour qu'on voit plus d'harmonie dans notre vie, il faut qu'on passe à l'action. Ce n'est pas juste comprendre les choses, c'est une première étape. Et l'action, c'est concrètement dans cette première phase de vulnérabilisation, c'est je ne cherche pas à avoir raison. Au contraire, je cherche à comprendre où est-ce que j'ai tort. Donc telle personne, elle n'élève pas les enfants comme moi. Où est-ce que moi je pêche ? Où est-ce qu'il y a un truc qui cloche là ? Pourquoi je m'élève mes enfants de cette façon-là ? Peut-être qu'il n'y a rien de négatif, de néfaste et que je n'ai rien à changer. Par contre, le regard que je porte sur l'autre, ça c'est sûrement à changer. Donc, quand je vois qu'il y a quelque chose qui me gêne chez l'autre, ça veut dire qu'il y a quelque chose à changer chez moi. S'il y a quelque chose qui me rend triste, qui me gêne, qui me met en colère, il y a quelque chose à changer à l'intérieur de moi, parce que l'autre, il ne peut pas changer, je ne peux pas le changer. Donc, ces premiers élans, c'est... Dans tout échange avec l'autre, qu'est-ce que moi je peux apprendre de ça ? Plutôt que de chercher à modifier l'autre, à expliquer l'autre comment c'est la vie, plutôt que de faire ça, d'observer qu'est-ce que l'autre, par son attitude, par cette situation, par les mots qu'il me transmet, qu'est-ce que j'ai moi à apprendre avec ça ? Comment je peux agrandir ? Où est-ce que j'ai tort ? Ça, l'ego, il n'aime pas ça. Mais c'est ça qui permet vraiment le switch. C'est de comprendre où est-ce que moi j'ai tort. Ensuite, la deuxième phase. c'est se valoriser. Parce que se vulnérabiliser, c'est très important pour pouvoir se relationner avec les autres d'une façon saine, sans emprise, on va dire. Mais c'est très important aussi d'être capable de se valoriser. J'ai vu mes défauts, j'ai vu là où j'ai des choses à modifier, mais je vois mes qualités. Et au contraire, je ne vais pas Ni je vais marcher sur les autres, à leur raconter comment ils devraient mener leur vie, ni je vais me laisser marcher dessus. Donc, cette deuxième étape, elle vient forcément après la première. Parce que l'être humain, on a un égo. On a un égo. On ne peut pas le nier. Et l'égo cherche à se protéger. Donc, on est égocentré dans ce sens-là. Donc, la première étape, elle est fondamentale. C'est de vous vulnérabiliser. Ne pas chercher. à avoir raison par-dessus les autres. Mais à la suite de la première phase, il faut forcément passer par cette phase où on se dit, non, moi je regarde tout ce que j'ai fait, là où je suis bon, dans les relations, dans le travail, dans ma vie perso, dans ma vie professionnelle, tout ce que j'ai de bon, toutes mes qualités, et j'ai besoin de les valoriser parce que sinon, je peux rentrer un petit peu dans ce cas où je me dis que C'est bon d'être moche, quelque part. C'est bon de ne pas avoir raison, justement. De ne jamais avoir raison. Non. L'idée de ne pas chercher à avoir raison à tout prix, c'est de ne pas écraser l'autre sur son idée, sur ce qu'il veut partager. Mais si mon idée est bonne, elle a besoin d'être écoutée aussi. J'ai besoin aussi. J'ai besoin de légitimer quand j'ai des bonnes idées, quand je fais du bien aux gens. Quand mon travail est bien fait, j'ai besoin de valoriser cela aussi. Donc ça, c'est la deuxième étape. La troisième étape, elle est très en lien avec Bhakti. Je vous ai déjà fait plusieurs vidéos sur Bhakti. Bhakti, la dévotion. Cette dévotion, c'est ce besoin qu'on a, qui fait partie des besoins de l'être humain aussi, d'être en lien avec ce quelque chose qui est plus grand que nous. Cette même énergie qui a mis un certain ordre dans le système solaire, où il y a les planètes qui circulent autour du Soleil dans une certaine cadence, avec une certaine distance, que s'il y a une planète qui est un petit peu à côté, il n'y a plus de vie qui est possible dans cette planète, où il y a d'autres galaxies. Cette même intelligence qui fait que la nature se réveille à un moment précis de l'année. que l'oiseau est né avec le bec qui permet d'aller perfurer le fruit de l'arbre pour manger, et qu'après cet aliment va passer par ses intestins et va tomber, et que ça va permettre de nourrir d'autres bêtes, etc. Il y a une logique, il y a un ordre dans ça. Et de quelque part avoir Bhakti, avoir une dévotion dans cela, de comprendre qu'il y a un ordre qui est supérieur à moi, me permet d'équilibrer les deux premiers pas. S'intégrer dans un ordre plus grand, c'est avoir une spiritualité. En résumé, la troisième étape, c'est avoir une spiritualité. Ça peut être en lien avec une religion ou pas. Ce n'est pas obligatoire. Mais c'est une notion où on se rend à notre petitesse. Ça peut être une croyance dans Dieu, mais ça peut être une croyance dans la vie et dans une compréhension de la logique et de cette intelligence qui est là, en fait, et qui me permet à moi aussi d'être là. Ça, ça permet d'équilibrer les deux premiers. Parce que, par exemple, si je suis un chanteur très connu, très populaire et qui chante très bien et qui a une superbe voix. on a besoin à un moment donné de nous rendre compte que je n'ai rien fait pour avoir cette voie-là. Je suis née avec cette voie-là. Donc, tous les mérites qu'on m'attribue, je suis connue pour ça, je gagne de l'argent pour ça, voilà, c'est facile pour moi de comprendre que je n'ai rien fait. Ce mérite, il ne m'appartient pas. à moi tout simplement. Donc il y a quelque chose, il y a une raison pour laquelle je suis née avec cette voix. Et donc, de remercier cela, c'est en lien avec cette notion de bhakti. Et ça permet, si je me soumets à cela, ça me permet justement de ne pas avoir un ego qui est extrapolé. Au même temps, si jamais il y a des moments, enfin il y a toujours des moments qui sont plus difficiles, quand on a ce bhakti, on comprend que cette période qui est un peu plus difficile, Elle peut être difficile à vivre, mais il y a ça dedans. C'est-à-dire, il y a du bon derrière. Donc, il y a un apprentissage. Il y a quelque chose qui va ressortir de là, qui va être positif et qui va me permettre de rebondir et de changer quelque chose vers le meilleur. C'est ce qui est en train de se passer. C'est comme ça que ça doit se passer. Donc, encore une fois, ça peut être religieux ou pas. Il n'y a pas d'obligation d'avoir une religion pour être dans le bhakti, mais on a besoin d'avoir une spiritualité. Et dans ces trois étapes, ce bhakti, cette dévotion, cette spiritualité, elle est essentielle. Parce que sans ça, justement quand ça se passe bien, mon ego va prendre de l'ampleur. Quand ça se passe mal, je vais me dévaloriser par rapport à ce que j'aurais dû faire, etc. On a besoin de passer étape par étape, mais soutenu par cette spiritualité. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, ça se passe sur Instagram. Vous cherchez le post en lien avec cet épisode et vous commentez. Je répondrai à votre commentaire et on prolonge comme ça la discussion en créant un cercle vertueux. Je vous dis... À la semaine prochaine !