Speaker #0Elle est jalouse parce qu'elle m'aime, il est jaloux parce qu'il m'aime, il prend soin de moi et je suis toute contente parce que du coup il y a quelqu'un qui s'intéresse à moi, qui prend soin de moi, ou elle prend soin de moi, donc je suis contente, il y a quelqu'un qui s'intéresse à moi. Cette structure de relation, c'est une structure où il n'y en a pas d'égal, il n'y a pas d'égalité, pas que dans une relation quelconque, que ce soit une relation... amoureuse de travail, d'amitié. On n'a pas besoin d'être égal en tout. Mais ce qu'on n'a surtout pas besoin, c'est qu'il y ait quelqu'un qui est supérieur dans les choix et que l'autre, il se sente obligé de faire comme l'autre il veut pour que ça se passe bien. Bienvenue sur le podcast Ayurveda et spiritualité. Je suis Rita Osterbeek. enseignante en Ayurveda, mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Chaque semaine, je vous partage des réflexions et des clés qui peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vise à trouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Et aujourd'hui, c'est le sujet de ce podcast, on continue à parler de cette relation du... du contrôleur et du contrôlé, et de comprendre que la jalousie, ce n'est pas une expression saine de l'amour. Et la prise de soin, elle peut l'être, si elle est authentique, mais que derrière cette prise de soin, il peut se cacher aussi une autre forme de contrôle, qui est très dangereuse, qui est une des formes de contrôle la plus dangereuse, parce que c'est du contrôle déguisé en prise de soin. Alors, si vous vous retrouvez là-dedans, au début c'est rigolo en fait, à une pointe de jalousie, ça peut même paraître mignon, c'est-à-dire « oh, il m'aime vraiment, donc il ne veut pas que je parte avec quelqu'un d'autre » . Mais l'amour, encore une fois, il va être fluide, il va circuler quand il peut circuler, pas quand il est barré par des options comme la jalousie. Si quelqu'un manifeste de la jalousie et que je suis dépendante de cette personne, que je suis à la place de la victime, du sous-contrôleur, je ne veux pas que la personne souffre de jalousie. Donc, si au début ça peut paraître mignon, avec le temps, les conseils que la personne nous donne, ils peuvent devenir des ordres. Quand on est vraiment sous emprise. Le contrôleur, en fait, une relation de contrôle, elle ne se fait pas du jour au lendemain. Elle se fait sur le temps. Ou le contrôleur prend de plus en plus de place parce qu'il voit que le contrôlé se laisse contrôler. Le contrôleur manque de confiance en lui. C'est pour ça qu'il est jaloux. C'est pour ça qu'il va prendre soin du plus faible parce que comme ça, il est le plus fort. Et c'est la forme la plus dangereuse parce que celui qui est plus faible, il va avoir tout un tas de vertus dans le contrôleur. Donc, opprimer un bord, c'est mignon. Cette jalousie, elle va être mignonne. Cette prise de soin, ça nous rassure beaucoup. Et attention, il y a prise de soin, il y a prise de soin. Mais une prise de soin avec une intention de montrer que l'autre, il est dépendant de moi. C'est une prise de soin du contrôleur. Et c'est celle-là la plus dangereuse. Parce que même le contrôleur, il ne voit pas qu'il fait ça. Donc, ce type d'épisode de podcast, il est pour nous tous, en fait. Parce que le potentiel de contrôleur et le potentiel de contrôlé, il est en nous. Et dans certaines relations, il va se manifester d'une façon et dans d'autres relations, il va se manifester d'une autre façon. Donc, au départ, c'est juste des conseils. La préoccupation que j'ai par l'autre, c'est un concept. Attention, tu ne devrais pas t'habiller comme ça, tu vois. Après, qu'est-ce que les gens vont penser de toi ? Attention, tu ne devrais pas côtoyer ce type de personnes, tu vois. Ce ne sont pas des personnes qui vont te faire du bien, tu vois. Ça va être des mauvaises relations, ils peuvent t'amener sur des mauvais chemins. Avec le temps, si le contrôleur prend vraiment l'emprise sur le contrôlé, ses soins, ses préoccupations, ils deviennent des ordres. Ils deviennent des ordres que si la personne ne fait pas ce que je lui dis, si elle ne s'habille pas comme je veux, Si elle entretient des relations avec des personnes que je ne conseille pas d'entretenir, il va y avoir des conséquences. Et les conséquences, ça va être, je vais me fâcher, je vais être triste, je vais être déçue. Et par toutes ces façons-là, je suis en train de contrôler la victime. Et la victime, elle, elle se laisse contrôler, elle est aussi en train de contrôler à sa façon. Et elle est de plus en plus sous cette emprise-là. Et donc, elle cesse de plus en plus d'être qui elle est pour faire plaisir à celui qui la contrôle. Et dans un autre temps, si cela continue, il peut y avoir ce syndrome de Stockholm qui se met en place. C'est-à-dire qu'il peut y arriver un moment où je n'ai plus trop mes amis d'avant, je n'ai plus trop ma famille, elle ne va pas forcément me soutenir. par rapport à mes choix, alors que c'est juste mon mari, ma femme, cette relation amicale que j'ai, qui m'a soutenue dans mes choix, etc. Donc en fait, je me suis isolée, je n'ai pas écouté les autres options, donc je n'ai plus que cette personne-là. Et là, je commence à ne plus trop avoir des options, et je perds cette confiance en moi, et je commence à... Trouver que c'est normal ce que la personne me dit. Donc je vois, je vois à ce moment-là que je suis contrôlée. Je vois que je ne suis pas libre. Je vois que je ne fais pas forcément les choses que j'aimerais faire. Que je ne côtoie pas forcément les personnes que j'aimerais côtoyer. Et je vois que je le fais pour faire plaisir à cette personne. Ou parce que la personne me demande ou parce que la personne me donne des ordres. Plus la posture du contrôleur, elle est claire, visible. Et normalement, quand on en est revue là, c'est parce que la victime n'a plus de relation ailleurs, donc elle ne peut plus rien faire. Ou elle croit qu'elle ne peut plus rien faire. Du coup, vu qu'elle n'a pas d'option, elle voit le contrôleur maintenant, mais elle ne sort pas parce qu'elle n'a pas d'option. Mais quand ce syndrome de Stockholm se met en place, je vois le contrôleur, mais il est comme ça, ou elle est comme ça, mais attends, il m'apporte des cadeaux. Il fait quand même beaucoup de choses pour moi. Il fait à manger ou elle fait à manger. Il travaille ou elle travaille pour subvenir aux besoins du foyer. Un exemple très typique, c'est l'homme qui ne veut pas que la femme travaille. Il ne veut pas que la femme travaille. Donc, c'est très subtil parce que ça peut être une raison très salutaire. Et il aime cette femme. Et il se dit, en fait... Moi, mon salaire, il suffit parfaitement. Pourquoi est-ce qu'elle va travailler alors qu'elle peut s'occuper des enfants ? Et c'est très sain et c'est discuté. Par exemple, moi, quand on a eu le premier enfant, mon mari m'a dit « Si tu veux, tu n'as pas besoin de travailler. Je pense que ce n'est pas la bonne chose pour toi. Je pense que ce n'est pas ce que tu veux. Mais si tu veux, tu peux faire ça. » Donc, il y a une ouverture. Ce que je pense, ce qui était dans le cas de mon mari, toutes les femmes ont toujours arrêté de travailler pour s'occuper des enfants. Mais il y a une réalité, la réalité de la relation qu'on a et qui sait que je suis passionnée de ce que je fais, etc. et que je n'ai pas forcément envie de ça. Et il y a aussi la posture du contrôleur. C'est, regarde, si tu vas travailler, on va payer ton emploi. Ça ne vaut pas le coup, en fait. si tu vas travailler, après, on va avoir trop de pression. Tu attends quoi ? Que moi, je travaille, que je m'occupe des enfants, que je fais... Là, on est déjà dans une manipulation, déjà dans une relation de contrôle. Parce qu'il y a ce que le contrôleur, entre guillemets, veut, mais il n'y a pas de communication. Et encore une fois, pour qu'une relation soit saine, une relation d'amour, il faut de la communication. Il faut... Une compréhension des deux parties, que ce soit une relation amoureuse, que ce soit une relation amicale ou autre, il faut de la communication. Si c'est une imposition... et que la victime va faire pour faire plaisir à l'autre, ou par peur de la réaction de l'autre, ou parce qu'elle se dit que c'est son obligation, pour x raisons, on est dans une relation d'emprise. Et ce contrôle, encore une fois, c'est très subtil, c'est insinueux, ça se fait petit à petit. Et ce contrôle déguisé de soins, par exemple, dans le cas où... Je pense que tu ne devrais pas travailler en fait. Regarde. Regarde ce qui se passe quand tu travailles, tu es fatigué. Tu as besoin de te reposer. Vas-y faire les choses que tu aimes. Va faire du bénévolat. Va faire les choses que tu veux faire. Mais ne va pas travailler. Qui est peut-être ce que tu veux. Ne fais pas ça. Mais ça, la personne elle est mise sous emprise. Et c'est déguisé d'une prise de soin. C'est ce type de contrôle qui est le plus dangereux. Et donc pour en sortir de là, on a besoin d'une prise de conscience. Et il faut arrêter de confondre une prise de soin, une attention salutaire, une attention qui vient du cœur. Parce qu'on se connaît et je sais ce que l'autre a besoin. Et l'autre sait ce qu'il a besoin, il peut s'exprimer dans ses besoins. Il y a une relation de... confidence entre les deux parts. Et là, les choix y sont pris et du coup, jamais on peut venir reprocher à l'autre quelque chose. Ou l'option 2, cette prise de soins, c'est en réalité un contrôle déguisé de prise de soins, un contrôle déguisé d'attention. Et donc la conclusion de ce sujet de podcast de cet épisode d'aujourd'hui, c'est essayer de faire la part des choses, entre ce que c'est une vraie attention, où il y a une discussion, et où il y a une prise en compte des besoins de chacun et des envies de chacun, ou quelque chose en soi qui est un peu contrôlé, qui est un peu biaisé. C'est une manipulation en fait. Parce que j'ai envie que la personne avec qui je discute elle fasse ce que j'ai envie. Et du coup, je vais lui donner tous les arguments pour qu'elle fasse ce que je veux. Mais je ne prends pas en compte ce que la personne, elle veut. C'est très subtil parce que le résultat est le même. Ou pas forcément. En fait, si par exemple, dans l'exemple que j'ai donné, si moi, je voulais être une femme au foyer, j'avais cette proposition et je me serais dit, mais c'est trop bien en fait. Je peux m'occuper à 100% de mes enfants. Je peux faire... Voilà, être femme au foyer, c'est vraiment ce que je veux, c'est aligner avec mon dharma. Dans mon cas, ce n'était pas aligné avec mon dharma, donc ce n'est pas ce que j'ai fait. J'aurais été malheureuse, même si j'adore comme toutes les mamans, on adore nos enfants, etc., mais je ne me sentirais pas complète si je ne faisais pas ce qui est aligné avec mon dharma. Et ça, ça a été discuté, ça a été compris avec mon mari. Mais au début, il y a peut-être eu ces jeux de contrôle, contrôleur, contrôler, qu'on ne voit pas, qu'on fait inconsciemment en fait. Donc pour combattre ça, on a besoin de discuter, de dire, on a besoin de porter sa voix et de dire ce que je pense, ce que j'ai besoin. Que les cartes soient sur la table et qu'on puisse être libre de choisir ce qui est mieux pour nous en fait. Et donc l'astuce, la conclusion, c'est vraiment ça. Est-ce que les choses que je fais, est-ce que ce soin que je prends de l'autre, ce soin que l'autre me porte, est-ce qu'il est vraiment aligné avec mes besoins ? Est-ce qu'il est vraiment aligné avec les besoins de l'autre ? Est-ce qu'on en a discuté ? Si on en a discuté et que les choix ont été pris en toute conscience, c'est très bien, c'est de l'amour qui fluit, qui est en train de... de frottifier, qui est en train de circuler. Sinon, c'est probablement une relation de contrôle qui est mise en place. Et comme c'est très subtil, c'est difficile de l'avoir. Donc ça demande de l'auto-observation là-dedans. Merci pour votre écoute. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, Ça se passe sur Instagram. Vous cherchez le post en lien avec cet épisode et vous commentez. Je répondrai à votre commentaire et on prolonge comme ça la discussion en créant un cercle vertueux. Je vous dis à la semaine prochaine.