Speaker #0Alors dans une relation saine, doit-on accepter, céder, pour le bien de la relation ou pas ? C'est une question qui se pose, parce que ça fait quelques épisodes de podcast que je vous parle de cette relation de contrôleur-contrôlé, et on comprend cette chose de que c'est un petit peu... lent et commence à être sous emprise de la personne mais en même temps dans une relation il faut faire des concessions n'est ce pas ? On entend ça depuis toujours en fait dans une relation il faut faire des concessions il faut comprendre il faut tout ça Alors, c'est où la limite ? Comment on va vraiment décerner si on est dans une relation d'amour plein ou si on est dans une relation de contrôleur-contrôlé ? Et comment s'en sortir de là ? Comment je sais quand est-ce que je dois accepter cette chose ou quand je ne dois pas l'accepter ? Quand je dois céder ou pas ? Donc ça, c'est le sujet de l'épisode de podcast aujourd'hui. Bienvenue sur le podcast Ayurveda et spiritualité. Je suis riche. à Osterbeek, enseignante en Ayurveda mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Chaque semaine, je vous partage des réflexions et des clés qui peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vienne à trouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Alors, c'est très important de comprendre qu'avant tout, une relation d'amour, elle va circuler dans la liberté. Je choisis d'être avec cette personne, je suis avec cette personne parce que... ce que je veux. Et pas parce que j'ai peur d'être tout seule. Pas parce que j'ai peur qu'elle s'énerve. Pas parce que j'ai peur qu'elle reste elle toute seule. Oh, lui tout seul. Tout ça, c'est mon ego. Tout ça, c'est ma propre posture de contrôleur. Même si je me vois comme victime, encore une fois, il est important de comprendre que la victime elle-même est un contrôleur. Donc comment je sais, comment faire pour être dans une vraie attitude, dans une vraie relation d'amour ? Comment je sais quand est-ce que je dois céder à cette situation pour que ça se passe bien, pour qu'il y ait de vrai amour ? Ou quand je dis non, ça c'est ma vérité, c'est ma posture. Encore une fois... si vous n'avez pas regardé les épisodes précédents sur le contrôle, les derniers épisodes podcast, la relation de contrôle, ce n'est pas quelque chose qui se met en place du jour au lendemain. Ce n'est pas quelque chose qui est conscient, ni par le contrôleur, ni par le contrôlé. C'est quelque chose qui est très difficile à voir, parce que c'est vraiment un lien avec notre catalogue d'impression, notre catalogue de mémoire, de comment on a grandi. de ce qu'on a vu chez nos parents ou chez les personnes qui nous entourent. Et ce qui se passe dans cette relation d'autorité, de contrôle, c'est qu'on confond le contrôle avec l'amour. On confond les soins que quelqu'un nous porte pour nous avoir sous emprise avec un amour que cette personne nous apporte. En fait, le vrai amour, ce n'est pas te donner des choses matérielles. Il y a différentes façons d'exprimer son amour, bien sûr. Et offrir des objets, ça peut être une de ces façons-là. Mais attention, parce que c'est aussi une des expressions que le contrôleur utilise très souvent de façon inconsciente pour vous garder sous emprise. Alors, si vous vous voyez dans la posture de victime, de celui qui est contrôlé, Comment savoir si vous devez céder à ce que vous faites ? ce que la personne veut demander ou pas. C'est subtil, ce n'est pas si simple à savoir. Donc, je vais vous parler d'une histoire, de ma meilleure copine d'enfance. Donc, c'était une très bonne copine, celle qui était la confidente, on était adolescente, on se racontait tout. Et on avait dans cette relation d'amitié, Euh... Quelque chose d'assez équilibré, où on partageait nos joies mais aussi nos douleurs, et toutes les douleurs, au point où on était capable de dire l'une à l'autre « je pense que tu as tort là » et qu'on était capable d'accepter ça. Elle me l'a dit plusieurs fois, des façons dont je réfléchissais, que je devais voir la chose peut-être d'une autre façon. Et ça c'est possible dans une vraie relation. C'est une relation d'amitié. Et qu'est-ce qui s'est passé à un moment donné ? C'est qu'on était à un moment donné toutes les deux en relation. Je crois qu'elle était en première dans une relation. Et dans cette relation, pourtant, cette copine c'est quelqu'un qui est très sûr d'elle. C'est pas quelqu'un qu'on imaginerait sous emprise. Mais elle a commencé, elle a débuté une relation avec quelqu'un que je connaissais, un copain de l'école, donc je le connaissais plutôt bien. Et elle était vraiment dans cette relation où il fallait qu'elle raconte tout à cette personne. Mais ce n'était pas fluide, ce n'était pas quelque chose qui, comme la relation qu'elle avait avec moi par exemple, où elle racontait parce qu'elle voulait. En fait, il fallait qu'elle raconte parce que ça lui était exigé. Au point où elle devait décrire. tout ce qu'elle a fait avant. Elle a dû décrire toutes les relations qu'elle avait eues avant ce garçon. Tout ce qu'elle avait fait avec d'autres garçons. Et c'était quelque chose d'exigé. Petit à petit, elle se sentait diminuée. Parce qu'elle sentait quelque part qu'elle était coupable d'avoir eu d'autres relations. Pourtant, c'était quelqu'un qui avait une bonne estime d'elle-même, une bonne élève. C'est quelqu'un qui m'a beaucoup aidée. Justement parce que j'avais... Une petite estime de moi, elle m'avait aidée auparavant dans cette compréhension que j'étais une personne entière, etc. Tout ça inconsciemment, mais c'est quelqu'un que je remercie beaucoup. Et donc, cette copine, je l'ai vue, au fur et à mesure, rester de plus en plus sous emprise. c'est à dire que Elle avait de moins en moins d'autres copains, d'autres personnes avec qui parler. On était toutes les deux parties travailler dans un bateau de croisière pendant pratiquement un an. Pas ensemble, on avait fait la formation ensemble, c'est elle qui m'avait embarquée là-dedans. On avait fait la formation ensemble et on était parties chacune dans son bateau. Et on s'est rendu compte, on avait gardé un certain... contact pendant tous les séjours du bateau etc même si on était écarté mais on restait et c'était une amitié très forte donc sur le bateau la vie sur le bateau n'a pas toujours été facile surtout au début et après je me suis rendu compte que je me suis épanouie j'ai changé ma façon de voir pour moi c'était super et pour elle non pour elle non Et je ne comprenais pas, donc on s'échangeait des mails, etc. On était rentrés du bateau, je dis bateau, c'était une croisière, c'était 5000 personnes à bord en tout cas pour mon bateau, mais voilà. Et donc notre relation, elle continuait, mais elle n'était plus la même personne, c'était quelqu'un de diminué, c'était quelqu'un de diminué, et puis petit à petit, on continuait à discuter. Elle n'a pas pu garder aucune relation avec les copains qu'elle avait du bateau. Elle a dû, à un moment donné, effacer toutes les photos qu'elle avait de sa vie sur le bateau. Un an d'aventures, c'est des aventures incroyables. On visitait des endroits de partout dans le monde. Elle les a effacées pour faire plaisir à ce copain. Et il y avait une seule chose qui restait, c'était l'amitié de Rita. Elle avait dit ça. Je garde. Ça c'est ma copine. Tu peux me demander tout ce que tu veux, mais la relation avec Rita, elle reste. Et puis un beau jour, je reçois un SMS. À l'époque, on avait les Nokia, les trucs où on jouait aux snakes. Je reçois les SMS. À l'époque, les SMS étaient payants. On faisait attention quand on envoyait un SMS. On préférait se déplacer à pied et taper à la porte la personne. Donc je reçois un SMS. Elle me dit je suis désolée, je ne peux plus te parler. Et là j'étais mal parce que je savais qu'elle n'était pas bien, je savais qu'elle n'était profondément pas bien. Et je me suis dit qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que je fais ? Comment je peux l'aider en fait ? Je discutais beaucoup avec ce garçon, à l'époque c'était Messenger, donc c'était des Ausha sur internet. J'essayais de le raisonner, de dire beaucoup de choses. Je n'avais pas l'approche que j'ai aujourd'hui, bien évidemment. J'étais une gamine. J'avais, je ne sais pas quel âge, mais j'étais 20 ans peut-être. Et j'essayais de le raisonner. Je me rappelle une fois il m'a dit j'aime bien ta façon de réfléchir mais tu n'as pas à te mettre dans ma relation avec cette personne. Et voilà malgré tous ces essais, malgré toutes ces choses là, ça n'avait pas marché, elle avait dû couper avec moi. Et à ce moment là je me rappelle que j'ai demandé à... j'ai parlé à mon père. Mon père, c'était mon confident à l'époque. Et mon père, il m'a dit, tu ne peux rien faire là. La seule chose que tu peux faire, c'est de lui dire que le jour où elle a besoin de toi, tu seras là pour elle. Et du coup j'ai fait ça. Je ne pouvais pas l'envoyer des SMS, parce que je crois que dans les SMS elle m'avait dit de ne plus la contacter. Donc j'ai voulu respecter ça. Et elle travaillait, elle était en train de travailler dans une parapharmacie, donc un endroit public. Et donc c'était le parcours du camp d'Otta pour aller là-bas, je n'avais pas la voiture, etc. Donc j'ai pris des bus et des bus pour aller là-bas. Et je suis allée la voir, quand elle m'a vue, elle a fait comme ça. Et je suis allée, j'ai attendu qu'il n'y ait personne. Je suis allée lui parler, je lui ai dit son prénom et j'ai dit je ne t'inviterai plus, je veux juste que tu saches que le jour où tu auras besoin de moi, tu peux me contacter et je serai là pour toi. Et donc voilà, je lui ai dit juste ça et je suis partie. Et quelques années se sont passées, je suis partie vivre en France. On s'est perdu de vue pendant pas mal d'années. Et puis un jour, j'étais à Toulouse, j'habitais à Toulouse à l'époque, j'étais très heureuse dans ma vie, j'avais plein d'amitiés proches, des amis que je garde encore aujourd'hui, la famille toulousaine. Et elle m'envoie ce message, ou un e-mail, je crois que c'était un e-mail, elle m'a dit ça y est, j'ai quitté telle personne avec le prénom, est-ce qu'on peut être ensemble ? Je dis bien sûr, oui. Et donc à cette époque-là, j'avais beaucoup changé. J'étais la Rita qui connaissait tout le monde, je connaissais les Erasmus, le truc, tous les gens qui travaillaient sur Airbuzz, etc. Je n'étais plus aussi la personne très timide que j'étais quand notre amitié a commencé et on s'était lâchés à un moment donné où je n'étais pas encore la Rita que j'étais à ce moment-là. Et j'ai retrouvé une copine. pour pas dire son prénom, très diminuée, très diminuée. Donc elle est venue à Toulouse, elle a passé je crois une semaine avec nous et du coup je l'ai embarquée dans mon rythme. C'était loin d'être le rythme adapté pour elle à ce moment-là, de diminution dans lequel elle était. Et donc elle est venue, on a discuté, je lui ai dit mais qu'est-ce qui s'est passé ? Ma mère s'est rendue compte, elle m'a parlé, moi je n'étais pas prête, etc. Voilà, et maintenant je suis sortie, je suis mieux. Elle a eu besoin de se reconstruire. Elle avait cette chance de savoir qu'elle avait quelqu'un pour revenir. Mais ce qui s'est passé après cette semaine, c'est qu'elle a découvert que toutes ces personnes avec qui elle avait coupé, Elles sont restées là pour elle, dont sa famille, qui pensait qu'elle ne voyait rien de ce qui était en train de se passer. Tout le monde voyait tout. Une autre copine, on est trois copines d'enfance, une autre qui avait gardé le contact avec elle parce qu'elle avait des relations de travail. Donc elle avait réussi à... Jamais elle ne parlait du privé, mais elle a réussi à garder la relation avec cette copine. Pour maintenir, pour être là. Et du coup, le jour où elle a décidé de quitter ce pervers narcissique, si on peut dire comme ça, parce que c'est à la mode, elle a trouvé de l'entourage, elle a trouvé que c'était possible. Elle n'était pas si isolée comme elle le pensait. Et il y a eu des changements. Donc au moment où elle s'est quittée et au moment où elle s'est retrouvée, moi je n'étais plus la même, elle n'était plus la même. Mais ce n'est pas grave, il y a quelque chose qui nous a unis, il y a quelque chose qui est resté et qui reste encore aujourd'hui, nos enfants se connaissent, etc. Mais surtout, elle a pu développer autre chose, elle a pu développer une autre relation, beaucoup plus saine, où finalement, si on va parler de contrôleur, contrôlé, si on veut, c'est plutôt elle qui est contrôlatrice, mais pas trop, parce qu'il y a beaucoup de discussions. C'est elle qui est plus meneuse, on va dire. Mais elle n'est pas vraiment dans le contrôle. Parce qu'ils discutent beaucoup, à chaque fois qu'ils doivent faire les travaux. Il n'a pas très envie, son nouveau mari, de faire les travaux, mais il est toujours partant. Et c'est discuté, c'est accepté, mais une acceptation qui est salutaire parce qu'elle est discutée sur les besoins, les envies de chacun. Donc la question c'est, est-ce que je dois accepter, est-ce que je dois céder, oui ou non ? Et le mot céder, déjà ça nous met en lumière quelque chose, c'est que je n'ai pas envie, mais j'y vais. Pourquoi j'y vais ? C'est un choix ou c'est parce que je suis sous emprise ? Donc là, en l'occurrence, ce couple que je connais, lui, le nouveau, donc pas l'ancien, mais le nouveau, il a envie d'une vie pépère, tranquille, où il n'y a pas grand-chose. Mais en même temps, il a besoin d'avoir une certaine bougeance. Donc quand c'est discuté, il se prépare. etc. Il réfléchit et donne une réponse, c'est oui ou c'est non. Elle, elle propose une chose, elle dit j'aimerais, parce qu'à chaque fois elle a plein d'idées, elle a plein de choses, il faut faire de nouveaux travaux et tout. Elle parle, elle a l'idée, elle parle et dit j'aimerais, mais qu'est-ce que tu en penses ? Où on en est ? Et c'est une décision ensemble. Donc cette question du céder, d'accepter. Elle peut être tout à fait dans une démarche d'une relation d'amour, ou dans une démarche d'une relation de contrôleur. Et la nuance, c'est le pourquoi j'accepte, le pourquoi je cède. Est-ce que j'ai intégré en moi que c'est quelque chose qui va m'apporter des bénéfices que j'ai envie, moi ? Ou est-ce que je le fais même en n'ayant pas envie, une volonté d'eux, et pour faire plaisir à l'autre, ou pour que l'autre ne pète pas un câble, ou pour que l'autre ne soit pas triste, ou pour que l'autre ne soit pas en colère, et là, c'est une relation d'emprise. Donc je vous laisse réfléchir sur cela et de vous poser la question. Est-ce que quand je cède, quand j'accepte, pourquoi je le fais ? Et je vous donne une petite astuce que m'a donnée par mon... professeur qui a été donné aussi par son propre professeur. Une idée, une astuce d'une vie de couple, d'une relation harmonieuse. Parce que souvent on entend parler des thérapies de couple mais en général quand on tombe dans la thérapie de couple, le couple est fini déjà. C'est qu'il y en a un qui peut partir et l'autre il essaye désespérément de le garder mais c'est fini déjà. la seule raison la seule motivation qui peut permettre une vraie thérapie rapide couple, c'est une discussion, c'est une communication constante, une validation du sentiment de l'autre. Et donc la petite astuce que mon professeur devait d'un temps à passer et qui était passée par son propre professeur, c'est par exemple une fois par mois, une fois tous les 15 jours, à l'introspection, se poser la question, qu'est-ce qui serait difficile pour moi de changer dans cette relation ? Qu'est-ce qui serait difficile pour moi de proposer de dire à la personne qui est avec moi ? et donc vous savez maintenant la suite une fois que j'ai découvert qu'est-ce qui serait difficile pour moi je le dis à la personne je gagne le courage de dire ce qui se passe dans mon émotionnel ce qui se passe dans mes pensées qui peut être légitime ou pas mais je le dis avec tout mon coeur, avec le coeur ouvert parce que j'ai décidé de partager ma vie avec cette personne et qu'elle mérite de savoir ce qui se passe pour moi et qu'elle mérite d'avoir son mot à dire sur si je suis à côté de la plaque au sujet... si j'ai raison ou si je comprends ou si je ne comprends pas. La communication. Merci pour votre écoute. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, Ça se passe sur Instagram. 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