Speaker #0Quand est-ce que l'illusion, la fantaisie est salutaire et quand est-ce qu'elle est en train de nous créer des difficultés et des pièges pour notre vie, pour notre santé mentale mais aussi physique ? Le sujet du podcast d'aujourd'hui c'est de parler... de Mora, donc on a déjà parlé de Mora auparavant, mais aujourd'hui je voudrais vous donner un petit peu cette notion de que Mora ça fait partie de qui nous sommes, c'est naturel du mental humain de tomber dans ce piège, même si c'est pas vraiment un piège, mais dans cette tendance mentale qui est d'avoir une certaine fantaisie, de créer des choses qui ne sont pas réelles, et Quelle est la limite qui nous permet de savoir quand est-ce que c'est en train de me faire du bien et quand est-ce que c'est en train de me créer des difficultés pour ma vie, pour ma relation avec les autres, et ainsi de suite. Bienvenue sur le podcast Ayurveda et Spiritualité. Je suis Rita Osterbeek. enseignante en Ayurveda, mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Chaque semaine, je vous partage des réflexions et des clés qui peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vise à trouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Donc Maura, on a déjà fait un épisode de podcast sur le sujet auparavant. Et là, on va rentrer un petit peu plus dans cette notion de fantaisie. Donc, on parle de mort dans différents contextes, mais le contexte que j'aimerais vous amener aujourd'hui, c'est vraiment ce contexte où il y a une fantaisie créée par mon mental. C'est-à-dire qu'il y a une réalité, qu'il y a une réalité qui est commune et qui est perçue par toutes les personnes. Et puis, il y a quelque chose d'autre que je vis dans mon mental, qui est légèrement différent et qui n'est pas... forcément partagé par les autres. Et tout l'intérêt de comprendre ça et de ramener à la conscience cette notion de mort, c'est que quand le mort est bien présent et bien installé et qu'il n'est pas en train de nous rendre service, on ne se rend pas compte qu'il s'agit de mort et pas de la réalité. Donc le sujet de ce podcast c'est vraiment de faire la part des choses. Qu'est-ce que c'est la réalité ? Qu'est-ce que c'est la fantaisie ? Et parmi les fantaisies, c'est quelles sont les fantaisies qui peuvent me porter et quelles sont les fantaisies qui peuvent me détruire. Donc dans ce contexte, on va dire qu'il y a trois phases d'évolution, entre guillemets, dans les stades de mort. Et la première, tout simplement, je vais m'évader de mon mental et je vais imaginer, je vais fantaisier une réalité qui n'est pas réelle. Mais je suis parfaitement conscient de que ce n'est pas réel. Je vous donne un petit exemple, donc je vous ai partagé déjà à d'autres moments, que moi en tant qu'enfant, j'étais extrêmement timide. On m'aurait dit quand j'étais enfant, tu vas avoir une chaîne YouTube, tu vas faire des podcasts, tu vas parler à des milliers de personnes, je n'aurais jamais cru parce que je suis vraiment de base cette personne qu'enfant, avec la voix coupée en fait, je ne parlais pas, les gens me parlaient, je n'osais pas répondre. J'avais ces fantaisies de quand j'étais enfant parce que je voyais que les amis, les collègues, ils s'amusaient, ils avaient une facilité de relation les uns avec les autres que moi je n'avais pas. Et j'ai resté dans ma bulle. Et ce n'est pas que je ne voulais pas aller vers les autres, c'est que je n'osais pas pour X raisons, parce que je ne me sentais pas légitime pour X raisons, voilà, que j'ai dû travailler un temps dans ma vie. Mais j'avais cette fantaisie. je me rappelle très bien, parce que c'est une fantaisie qui durait et que chaque année se reproduisait, c'est qu'à la fin, à l'école, il y avait toujours un spectacle. Et moi, je ne participais jamais, bien sûr. Et j'avais cette fantaisie que je participais dans le spectacle et que tout le monde aimait le spectacle. Et que du coup, j'avais plein d'amis et que du coup, ça se passait très bien. Et c'était clairement une fantaisie que, pour mon mental conscient, c'était évident. que ce n'était pas la réalité. Et c'était quelque chose qui me portait, qui me donnait un certain apaisement par rapport à des frustrations, par rapport à des choses que je vivais et qui étaient douloureuses, qui me créaient une certaine souffrance, le fait d'être entre guillemets comme ça. Et peut-être même que cette fantaisie, elle m'a poussée à mettre en place des choses pour changer quelque chose. Parce qu'à un moment donné, j'ai compris que c'était en moi qu'il y avait quelque chose à changer. et pas à l'extérieur, en fait. Donc ce premier stade de mort, pour moi, il a été plutôt salutaire, parce que ça me permettait des petits moments d'échappatoire, où la réalité, où je n'avais pas d'amis, etc., et que j'étais trop timide, etc., était trop douloureuse et difficile pour moi à vivre. Je n'avais pas, à l'époque, d'autres clés pour faire différemment. Et mort, ça m'aidait, parce que c'était comme... rêver, éveiller. Toujours en restant consciente de que ce n'est pas la réalité. Donc une fois que mon rêve éveillé et il s'était fini, une fois que j'avais décidé que mon rêve était fini, je comprenais tout à fait la réalité et les relations que j'avais avec les autres, etc. Il y a un deuxième stade de mon rêve, un deuxième stade où je vais avoir besoin de créer dans mon mental un plan plus élaboré pour supporter la réalité qui est trop dure à vivre. Et donc là, par exemple, je vais créer sur une relation que j'ai avec quelqu'un, quelqu'un qui est malade, dans mon mental, je vais me créer des prétextes sur pourquoi la personne est malade et que c'est mieux que ça soit comme ça et que de toute façon, si la personne était en bonne santé, ça aurait été comme ci, comme ça. Je parle d'une personne malade, mais ça peut être par exemple un travail que je n'ai pas pu avoir. Je voulais avoir un tel travail, du coup ça m'engendre une certaine frustration, et j'ai créé un plan plus élaboré que juste imaginer comment ça serait ma vie si j'avais ce travail. Je vais créer un plan plus élaboré de, de toute façon, je ne pouvais pas avoir ce travail, parce que si j'avais ce travail, ça serait comme si, ça serait comme ça. Et c'est la meilleure chose pour moi. Et c'est une deuxième échappatoire, vous voyez, mais qui est... plus élaborée et qui risque plus d'être confondue avec la réalité. Cette pensée-là reste morte. Cette réalité-là que je suis en train de me créer, elle existe uniquement dans mon mental. Ces justifications, ces arguments que je suis en train de créer sur le travail, la personne qui est malade, la relation que j'aimerais avoir avec quelqu'un que je n'ai pas, cette justification. que je vais trouver par rapport aux faits réels, elle est déjà une distorsion de la réalité, pour que je sois apaisée face à une réalité qui est trop douloureuse pour moi, mais qui risque du coup que je le confonde avec la réalité qui est commune à tous. Mora c'est une réalité, mais c'est une réalité qui n'est pas partagée avec les autres, c'est une réalité qui se passe uniquement dans mon mental. Donc pour moi c'est réel. Et quand on a des traumas, des difficultés, etc., il faut légitimer cette réalité, parce que c'est la mienne de réalité. Mais Maura, il fait en sorte qu'on est en train de la créer, cette réalité, et que de plus en plus, on peut s'accrocher à cette réalité qui n'est pas forcément la réalité absolue, parce qu'elle n'est pas partagée avec les autres. Et ça, c'est le deuxième stade. Le troisième stade, c'est... Je parle de stade, mais c'est moi qui parle comme ça, ok ? C'est pas décrit comme ça de l'inveda, c'est pour... expliquer, pour vous faire transmettre, pour vous faire passer un message, tout simplement. Donc le troisième stade, c'est la réalité à l'extérieur. Elle est vraiment extrêmement douloureuse pour mon égo à vivre. Et mon égo, il ne peut pas accepter ça. En toute situation, l'égo, il va défendre son intégrité. Et du coup, il y a une certaine réalité qui fait face à l'égo et que l'égo... peuvent vraiment pas supporter. Et là, du coup, il va créer un autre degré de réalité mora, une réalité personnelle, on va dire, une réalité qui est que dans ma tête, qui est extrêmement dangereuse, parce que ce que l'ego il fait, c'est parce que je ne peux pas accepter cette réalité qui m'est renvoyée, ce que quelqu'un est en train de me dire, ce que la vie, le fait de perdre ce travail, pour x raisons. Donc, si je ne peux pas accepter vision. On a tous des difficultés différentes, mais que je ne suis pas assez beau, assez belle, que je ne suis pas assez performant, que je suis incompétent, que je ne suis pas aimé, que je suis abandonné, que voilà, toutes ces choses-là qui vont toucher plus profondément l'ego. Mora, il prend une tourneur qui est, ça ne peut pas être de ma faute, donc c'est la faute de l'autre. Et là, Moraza va prendre vraiment cette mission, entre guillemets, de recréer une histoire où moi je suis l'héros. Et le monde est l'ennemi. Et donc toutes les personnes que j'ai croisées dans ma vie, qui ont essayé de me pointer cette situation où je suis en difficulté, toutes ces personnes, elles deviennent les ennemis. Et donc c'est là où Mora est extrêmement dangereux, extrêmement nocif, parce que par exemple, dans une relation, je peux avoir conflituel. En général, les relations conflituelles, on les a avec les gens qui sont proches. Parce qu'il y a de l'amour, il y a un lien d'amour. On ne le voit pas, mais... Pour qu'il y ait une colère très forte, c'est parce qu'il y a un amour très fort, parce qu'il y a une liaison forte avec cette personne. La personne que je ne vois pas tout le temps, j'ai une colère, etc., c'est passé, je passe à autre chose, je ne reste pas à ruminer là-dedans. Mais quand c'est des relations proches, par exemple, une mauvaise relation avec ma mère, avec mon père, avec mon frère, ça c'est quelque chose qui est extrêmement violent. Et parce que c'est trop douloureux, ce que mon frère, ma mère, mon père... est en train de me dire, parce qu'eux, ils me connaissent bien, mon égo, il ne peut pas l'accepter, donc il faut que cette personne, elle devienne l'ennemi. Et là, ce piège-là, il est beaucoup trop fort. Parce que l'égo, il ne veut pas le défaire. Et sans défaire ça, je ne peux pas évoluer, parce que c'est justement les personnes qui me connaissent bien qui peuvent me faire évoluer à me montrer ce qui ne va pas. Parce qu'il n'y a que moi qui peux me changer, moi. Donc, dans les C degré, pour arriver à la conclusion et à à la clé que je vous aimerais vous apporter dans cet épisode de podcast. C'est décerner dans les différents types d'illusions que j'ai, déjà voir si c'est réalité, si c'est illusion. Et très souvent, quand vous en voulez à quelqu'un depuis des années, que la personne, par exemple, elle a oublié un rendez-vous. Alors, je vais vous donner un exemple simple. Quand je suis arrivée en France, je suis arrivée à Toulouse. C'était une période de transition assez difficile, assez douloureuse pour X raisons. Je suis venue avec un groupe avec qui on avait fait une formation de français médical. Et donc, c'était un groupe qui ne se connaissait pas bien, mais on s'entendait le temps de s'entendre pour venir, etc. Donc, on habitait ensemble. Et après, il y a des petites façons de voir la vie, etc. qui étaient différentes. Moi, j'avais envie de mettre en place plein de choses. Les filles restaient plus en mode précaution parce qu'on ne sait pas si on va rester là, etc. Tout à fait légitime des deux parts, aucun problème. Mais ça a engendré des conflits. Il y a eu forcément des difficultés au niveau du travail. J'étais infirmière d'urgence à l'époque. Des difficultés, donc on discutait. Et au bout d'un moment, il y a des tensions qui se sont créées entre nous parce que ça se passait mieux pour certaines, pour d'autres non. Il y avait des jalousies. Tout ça, c'est des choses légitimes, mais ça a créé certaines colères et des tensions. Et moi, je suis une personne qui... Je suis distraite. Plus je suis dans la Ayurveda, moins c'est présent, cette distraction. Mais je suis quelqu'un qui est très distrait. Et que je me distrais très facilement. Et donc, par exemple, il y a eu un moment où il y avait déjà des disputes avec ces filles-là. Et je passais dans la rue. J'imagine que c'est ça qui s'est passé. Parce qu'on a eu une dispute une fois, une discussion. Donc là, il vient toutes les reproches. Donc la liste des reproches qu'on me faisait, et une des reproches qu'on me faisait, la plupart des reproches qu'on me faisait, notamment c'était par rapport à cette distraction, mais que pour les filles, c'était quelque chose qui était volontaire. Et donc un exemple que je me rappelle bien, parce que j'ai essayé de me défendre et d'expliquer que ce n'était pas le cas, mais ça n'a pas été compris comme ça, c'est qu'une fois, je passais le passage piéton dans la rue, et qu'elles étaient là. Et que j'ai fait comme si je ne les avais pas vus. Et moi, j'ai expliqué, mais je ne les ai pas vus. Je ne les ai pas vus. Je ne me rappelle pas. Et donc, ces personnes-là, du coup, elles se sont créées, et en plus, elles ont échangé entre elles, en comme moi, j'ai volontairement fait comme si elles n'étaient pas là pour les ignorer, pour remancher un sté ou pour x choses. Ça, c'était dans leur mental à elles. Parce que, de ma part, il y avait des choses Bien sûr que j'avais à leur dire, etc. Mais c'est des gens que j'aime et que je n'ai rien à les reprocher aujourd'hui. Mais c'est juste pour donner cet exemple-là. À ce moment-là, dans cette dispute-là, elles ont cru, vu la situation qui était en place, où on était en conflit, que moi, j'ai voulu volontairement les ignorer. Et que ça, c'était mal poli, que ça, c'était toutes ces choses-là. Mais vous voyez bien ? C'était dans leur tête. Ce n'était pas la réalité. De mon côté, je n'ai pas voulu. De mon côté, j'ai... Alors, c'est sûrement malpoli. Mais ça fait partie de mes difficultés, de mes failles d'être distraite. Donc j'ai bien sûr à travailler sur ça. Mais ce n'était pas contre elle. Et donc cette notion que c'était contre elle, ça c'est mort. Ça c'est mort au deuxième, troisième degré. Parce que du coup on commence à s'imaginer ça. Oui elle a fait exprès de m'ignorer. Mais du coup ça peut aller loin. Parce que l'autre fois qu'elle a dit ça, ce qu'elle voulait dire, c'est ça ce qui s'est passé avec ces filles-là. Par exemple, je disais, mais vous voyez, vous êtes en train de faire, au début, on n'était pas disputé à l'époque. Et je dis, mais faites attention parce que vous êtes en train de faire la vie de l'immigrant. Et moi, dans ma vision, la vie de l'immigrant, c'était un peu rester, juste travailler et pas vivre. Et je leur avais dit, faites attention, c'est bien de sortir, de voir d'autres gens et tout ça, même si on dépense un peu d'argent. C'était difficile de dépenser de l'argent parce qu'on n'avait pas d'argent à l'époque. Mais du coup... quand la chose, quand la dispute, elle est venue plus présente. Elles sont venues chercher cette discussion d'il y a longtemps de l'émigrant. Moi, je les reprochais d'avoir une vie d'émigrant. C'était dans leur tête. Moi, c'était bienveillant ce que je disais parce que par rapport à ma façon de voir la vie, c'était... pas quelque chose qui allait les apporter du bonheur. Donc c'était plutôt bienveillant. Peut-être maladroit, peut-être toutes ces choses-là. Mais c'était pas contre elle. Alors qu'après, c'était interprété. C'est déjà cette troisième phase. C'est-à-dire qu'on va chercher toutes les choses pour recréer une histoire où l'autre il est l'ennemi. Parce que moi, je peux pas revoir la façon dont je vois la vie. Je peux pas revoir mes bases et les choses. Et donc, J'ai besoin que tous ceux qui me disent ça soient l'ennemi. Et c'est un petit peu ce qui s'est passé en fait. Du coup, on s'est juste séparés. Moi, c'était une phase où j'étais bien dans ma vie. Je ne les reprochais pas forcément. Mais c'est des personnes que du coup m'en voulaient beaucoup. Je pense qu'aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Mais à l'époque, m'en voulaient pour plein de choses qui étaient créées dans leur tête. Donc ça, c'est ce qui fait Mora. Et donc pour conclure et pour que cet épisode de podcast soit efficace pour vous et que vous puissiez le mettre en pratique, c'est voir où vous en êtes. Est-ce qu'il y a des choses chez vous où il y a mort à qui installer et que vous ne voyez même pas ? Donc commencez par chercher les relations conflictuelles. Dès qu'il y a un conflit, qu'est-ce que cette personne est en train de me dire que moi j'ai du mal à accepter ? Et je commence à nettoyer. Je commence à nettoyer les choses. Stade 2 et stade 3. de mort, il faut les écarter. Premier stade, où je suis très consciente de ce que j'imagine, je fantaisie, et je sais qu'une fois que j'ai arrêté d'imaginer, ça s'arrête là, il n'y a aucun problème, on peut continuer, et ça peut nous être porteur. Deuxième stade, où je commence à créer une histoire, et troisième stade, où dans cette histoire, tous les autres sont les ennemis, attention, danger, ça m'empêche d'évoluer, ça m'empêche d'être une personne meilleure, ça m'empêche d'avoir des relations avec les personnes que j'aime. Et c'est quelque chose à proscrire. Merci pour votre écoute. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, Ça se passe sur Instagram. Vous cherchez le post en lien avec cet épisode et vous commentez. Je répondrai à votre commentaire et on prolonge comme ça la discussion en créant un cercle vertueux. Je vous dis à la semaine prochaine.