Speaker #0Est-ce que nos désirs, c'est un réel problème ? Est-ce que l'origine de nos problèmes, de nos difficultés, de nos traumas, elle est vraiment issue dans quelque chose que je veux et que je ne devrais pas vouloir ? Aujourd'hui, dans cet épisode de podcast, je voudrais vous parler de « Jagedwish » . Donc, c'est deux mots insinscrits qui signifient, qui vont correspondre à nos désirs et à nos répulsions. Et je vais essayer de... désmystifier un petit peu ces deux concepts, comprendre quand est-ce qu'ils sont salutaires et quand est-ce qu'ils peuvent nous faire du mal. Et justement, si on voit que ça nous fait du mal, comment tourner la chose pour que ça devienne quelque chose d'équilibré. Bienvenue sur le podcast Ayurveda et spiritualité. Je suis Rita Osterbeek, enseignante en Ayurveda, mais aussi une éternelle apprentie de la vie. Chaque semaine, je vous partage des réflexions peuvent vous apporter une autre lecture de la vie pour une approche plus intérieure, consciente, équilibrée et heureuse. Chaque épisode est une invitation à l'introspection qui vise à trouver l'équilibre de son corps, de son mental et de son âme. Je vous souhaite une bonne écoute. Dans l'approche védique, on parle beaucoup des désirs, des envies. Dans les quatre prushartas, dans les quatre objectifs principaux de la vie humaine, On va retrouver Kama, et Kama c'est le désir. Et quand on parle de ces quatre Purukshastras, on parle des quatre besoins fondamentaux, des quatre objectifs principaux que l'être humain va chercher dans sa vie. Ce sont des recherches, ce sont des buts qui apparaissent naturellement dans la vie de l'être humain. Un enfant, quand il commence à apprendre le monde, à comprendre sa place dans le monde, il va avoir une envie de prendre des objets au moment où il va pouvoir saisir des objets. Il va avoir envie de mettre cet objet à la bouche, il va avoir envie de sentir avec son nez, il va avoir envie d'explorer le monde. Ça c'est un désir. Et sans ce désir, il ne pourrait pas connaître le monde, il ne pourrait pas socialiser, il ne pourrait pas grandir en bonne santé. Et cet exemple-là, c'est un exemple qui montre à quel point le désir est important dans la quête de vie humaine. Pourtant, dans la spiritualité, on va retrouver beaucoup ce discours que le désir, c'est le mal, que l'origine de nos problèmes, ce sont ces désirs malsains. Alors, toute l'histoire, selon les Vedas, de ce désir et cette répulsion, de Jacques et d'Huysh, c'est la problématique qui ne va pas commencer quand on a le désir. On comprend que le désir est salutaire et c'est le désir qui va nous permettre de faire quelque chose, de mettre quelque chose en place, de bouger les choses, de faire ce qu'on appelle un rajas, l'action, d'avoir des karmas, des actions dans le monde, de faire des choses qui sont extrêmement positives. On a envie d'avoir un métier qui est aligné avec nous, on a envie d'avoir des enfants, on a envie d'être aimé, on a envie de plein de choses qui sont parfaitement bonnes pour notre santé et qui nous permettent d'être alignés. Quel est le problème ? Le problème, c'est que quand on se désire, il commence à devenir ce qu'on appelle dans les Vedas, adharmique. Donc dharma, c'est quelque chose qui est correct, qui est éthique. On peut aussi interpréter dharma comme notre mission de vie, parce que la mission de vie, c'est quelque chose avec laquelle je suis alignée. Adharma, c'est la façon dont on a dans le sanskrit de faire la négation, c'est mettre le A avant. Donc adharma, c'est faire quelque chose qui n'est pas correct. Donc la problématique qui réside derrière le désir, Ce n'est pas du désir lui-même, mais c'est quand l'objectif que j'ai, c'est de remplir mon désir à tout prix et qu'il devient un objectif en lui-même et que ça implique une action qui est adharmique. Par exemple, j'ai un désir d'aller au restaurant. Quand je vais au restaurant, la personne en face de moi commence à fumer. Aller au restaurant en soi, si ce n'est pas tous les jours, si ce n'est pas au quotidien, je peux choisir dans les menus quelque chose qui me correspond à la fois à mon désir et à la fois à ma santé. Donc je vais avoir une préférence. Donc je vais respecter mon désir, mon désir d'aller au restaurant avec mon copain qui fume. Je vais respecter mon désir de ne pas avoir à faire manger et tout. Tout ce qui peut être englobé dans ce désir-là. d'aller au restaurant à ce moment-là, sans me culpabiliser, parce que ça serait mieux de faire à manger. Pourquoi ? Parce qu'il y a des bonnes choses dans ce désir. Parmi les restaurants que je peux choisir ou parmi le menu qui m'est offert, je sais pertinemment qu'il y a des choses que je sois dans le milieu de la iorvédale naturopathie ou pas. On sait toujours qu'il y a des plats qui correspondent mieux à notre santé que d'autres. Donc le choix d'armique, tout en respectant mon désir, ça va être de choisir dans le menu ou de choisir le restaurant qui permet d'avoir un plat, une assiette qui correspond à mes besoins. je respecte mon désir et je reste dans une mission qui est dharmique je reste alignée avec qui je suis la personne qui est en face de moi elle est en train de fumer et moi je ne fume pas mais par contre ça me donne envie de fumer parce que par exemple je suis un ancien fumeur et là je sais pertinemment que si je suis un ancien fumeur et que si je reviens sur la cigarette il y a une addiction qui revient ce désir là il est dangereux. Parce que ça va être, si je fais un choix d'écouter ce désir-là, si je donne une préférence à ce désir-là de fumer, je vais donner une préférence à quelque chose qui va être adharmique. Je sais que ce n'est pas bon pour ma santé. De deux, je sais que ce n'est particulièrement pas bon pour moi parce que je suis un ancien fumeur et dès que je ressors une cigarette à nouveau, ça va être extrêmement difficile pour moi de m'arrêter à nouveau. Et je fais quand même le choix de le faire. Donc là, ce n'est pas juste un désir, c'est une addiction. On est en train de parler d'un désir très spécifique qui est une addiction. Donc là, j'ai fait ce tableau-là que je viens d'imaginer. Et il y a deux situations. Il y a la situation, je suis au restaurant, je fais un choix de restaurant. Je fais un choix, donc déjà de manger à la maison ou d'aller au restaurant. Je fais un choix. d'où type de restaurant où je vais, et je fais le choix dans le menu. À chaque fois, il y a des choses que je vais considérer plus ou moins darmiques. Une personne qui a une approche un peu plus extrémiste, je peux dire comme ça, sans vouloir offenser quelqu'un, de qu'il faut toujours faire la cuisine à la maison, il ne faut jamais aller au restaurant, etc., déjà, rien que d'aller au restaurant, elle va sentir qu'elle n'est pas alignée. Elle va se sentir dans son atarme. Mais une autre personne, elle va sentir que c'est ok parce qu'elle aime, parce qu'elle respecte aussi son désir d'être avec le copain, etc. Mais elle fait quand même un choix. Et donc, parmi tous les désirs qu'elle va avoir, il y a le désir de restaurant, etc. Il y a le désir des différentes choses qui sont dans le menu. Elle va quand même choisir quelque chose qui est mieux pour elle, pour son corps, par exemple. Et donc, elle n'a pas écouté juste le désir. Elle n'a pas utilisé le désir comme un but. Elle a utilisé le désir comme une préférence. Donc elle a privilégié, je ne sais pas, une salade ou je ne sais pas ce qu'elle a trouvé, une dorade avec des légumes, plutôt que les poissons panés frites industriels qui étaient proposés dans le menu. Et donc c'est un choix qui reste dharmique parce qu'elle a fait en fonction d'être alignée avec elle-même. Elle a privilégié ça alors qu'il y avait quand même un désir peut-être de manger les frites, etc. Le choix reste dharmique, c'est ok. Le deuxième exemple, elle choisit la personne de fumer alors que c'est une ancienne fumeur, alors que dans sa tête, elle sait pertinemment qu'essayer vraiment mettre sa santé en tort. Là, c'est un choix qui est adharmique. Pourquoi ? Parce qu'il y a des conséquences qui vont être lourdes de ce petit acte. Et donc, c'est quoi qui change ? Il y a deux désirs. Le désir en soi, c'est juste un désir. Il a été formé par rapport à comment j'ai été élevé, ce que j'ai vécu, ce que j'ai pu expérimenter, les mémoires que j'associe avec ce plat ou avec cette cigarette. Un désir, c'est un désir et il est ancré là profondément. C'est quoi la différence fondamentale entre ces deux désirs ? C'est que le premier, il a été une préférence. et pas un objectif en soi. Et dans le deuxième, l'objectif, parce qu'il y a une addiction derrière, l'objectif c'était fumer, Et donc il n'y a pas eu de préférence. Le mental n'a pas réussi à faire une préférence sur sa santé. Donc la question du désir, le désir n'est pas méchant, c'est pas le mauvais. Et sans désir, on ne fait rien dans la vie. Le désir, il devient un ennemi quand il est un objectif. et pas quand il est une préférence. Donc toute la question de comment retourner ça, c'est faire en sorte que mon objectif, que mon désir, il devienne une préférence. Je choisis... que mon désir soit respecté parce que je préfère comme ci ou comme ça. Je ne sais pas si je m'explique bien. Dans le choix de fumer ou pas, il y a un acte qui est fait et c'est un acte qui va déterminer tout ce qui va se passer par la suite. Tout comme l'acte de choisir le repas que je suis en train de faire. Je pourrais parfaitement être addict, je ne sais pas, aux frites et au pain. Mais dans le premier cas, j'ai choisi parmi deux désirs celui qui était préférable pour ma santé. Là, pour la cigarette, entre par exemple prendre une cigarette ou ne pas la prendre, ou prendre une cigarette ou boire un verre de vin, il y a un choix où, parce que j'ai choisi la cigarette, je n'ai pas privilégié d'armes, ce qui est aligné avec mes valeurs, avec qui je suis, avec ma santé. Et la solution là-dessus, c'est de ne plus voir le désir comme le méchant, mais de revoir, de comprendre que le désir il est naturel, il a été mis en place dans notre vie de façon naturelle, et c'est quelque chose qui nous permet d'opérer dans la vie au quotidien. On ne peut pas vivre sans désir et sans répulsion non plus. Mais toute la question, c'est de savoir que je peux choisir, ne pas laisser le désir me commander. Et dans le deuxième exemple, j'ai laissé que le désir de fumer me commande. Pas moi, mais dans l'exemple que je viens d'inventer. Donc j'espère que j'ai réussi quand même avec cet exemple de vous donner cet aperçu de désir et répulsion. Avec la répulsion, c'est pareil. On peut avoir l'impression que la répulsion, c'est quelque chose qui est néfaste. Mais tout comme le désir est naturel, la répulsion est aussi naturelle. Donc il y a des aliments qu'on aime plus et des aliments qu'on aime moins. Mie. Par exemple, je peux savoir que j'aime moins le navet parce que c'est amer, parce qu'il y a x raisons. Mais si je sais que le navet est très bon pour ma santé, de façon globale, si je comprends, c'est des choses qu'on comprend avec l'ayurveda par exemple, que la saveleur amère est extrêmement importante pour la santé. Et si je comprends que je l'ai complètement écarté de mon alimentation parce que j'ai une répulsion, et je comprends à quel point ça est important pour ma santé, Je fais un choix conscient de... moduler un petit peu ce désir-là et d'inclure un petit peu de saveurs amères dans ma nutrition, même si je n'ai pas que ça. Parce que le désir est important. Si d'un coup je commence à manger que l'amère, la vie n'a plus de goût. Donc on ne peut pas oublier, mettre de côté nos désirs. Non, on va les inclure dans notre vie au quotidien, mais on ne va pas laisser que nos désirs déterminent nos choix, ni nos désirs, ni nos répulsions. Donc je n'aime pas trop le saveur amer, mais je l'inclue quand même dans ma nourriture. Et ça c'est valable pour tout. Je n'aime pas trop ce que telle personne dit de moi, mais si ça fait écho en moi, c'est parce qu'il y a quelque chose à l'intérieur que je dois travailler. Si je laisse que ces répulsions contrôlent ma vie, je vais arrêter de parler à certaines personnes qui essayent de me dire des choses qui peuvent me faire grandir. Donc c'est la même chose avec les aliments, les situations, les personnes. Tout ça, c'est une approche de la vie. De voir les désirs et la répulsion comme quelque chose qui fait partie intégrante de notre vie, mais pas se laisser dominer par eux. Merci beaucoup pour votre écoute et je vous dis au prochain épisode de podcast. On arrive à la fin de notre épisode et je vous remercie pour votre écoute. Si cela vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches qui en ont besoin. Si vous voulez échanger avec moi sur le sujet, Ça se passe sur Instagram. Vous cherchez le post en lien avec cet épisode et vous commentez. Je répondrai à votre commentaire et on prolonge comme ça la discussion en créant un cercle vertueux. Je vous dis à la semaine prochaine.