Speaker #0Des fois, on oublie à quel point on est capable. On oublie que la vie elle passe super vite et qu'il faut réfléchir à soi et s'aimer. Moi en tout cas, j'ai plein de choses à te dire, surtout plein de choses à te rappeler. Alors assieds-toi, prends le temps et écoute. Je te souhaite la bienvenue sur Babylone, ta safe place et ces notes vocales, elles sont pour toi. Si c'est pas facile, c'est pas par là. On nous a souvent fait croire que l'accès au bonheur se méritait, qu'il fallait parfois trimer, voire souffrir, et qu'être en grande difficulté, c'était un des critères d'accès au bonheur. Un peu comme si souffrir devenait tout d'un coup une condition pour pouvoir être heureux ensuite. Bon, pas de suspense, vous vous doutez que cette idée reçue est complètement fausse, parce que le bonheur, en réalité, il est accessible, il est palpable, il est présent à peu près partout quand on veut bien le voir. Et ça ne veut pas dire ne jamais sortir de sa zone de confort, ça ne veut pas dire que ce ne sera pas un petit peu dur. Parfois, on se challenge, c'est normal qu'il y ait de la difficulté. Ce qui n'est pas normal, en revanche, c'est de se dire que ça va être une souffrance et que cette souffrance-là mène forcément au bonheur, comme condition de celui-ci. Si vous engagez un projet, par exemple, et que c'est très dur, et que vous y arrivez au bout d'un certain temps, et que ça vous permet d'accéder à une forme de bonheur, c'est génial. Si vous avez une relation avec une personne, que c'est un peu difficile dans les débuts, mais qu'après tout se fluidifie naturellement, et que vous êtes heureux avec cette personne, c'est ok, c'est génial aussi. En revanche, si vous lancez un projet, débutez quelque chose qui vous demande du temps, de l'argent, de l'investissement en termes d'énergie, et que vous luttez, vous luttez, vous luttez, vous luttez, et que ça ne prend pas, et que ça devient une souffrance, peut-être que votre chemin n'est pas par là. Et c'est exactement le même principe pour les relations, si vous luttez, luttez encore et encore, Pour stabiliser, modifier, renforcer, changer une relation et que ça ne fonctionne pas et que ça devient une souffrance, cette relation ne vous mènera peut-être nulle part. Être conscient de ça, ça permet vraiment de débloquer cette idée du cerveau qui veut qu'on souffre et que du coup, parce qu'on souffre, on sera forcément heureux. Comme si il y avait quelque chose au bout de la souffrance, comme si la souffrance valait le coup. La souffrance ne vaut jamais le coup, sachez-le. Alors oui, on tire des leçons de la souffrance, oui, on tire des leçons de la peine, mais ça ne vaut pas le coup. de souffrir, quand on sait qu'il y a d'autres chemins qui nous permettent même d'accéder à d'autres endroits qui nous rendent bien plus heureux. Et vraiment, je différencie bien difficulté et souffrance. La difficulté, c'est normal qu'il y en ait en fait. C'est normal que tout tombe pas sur un plateau, la vie elle est pas faite comme ça. Donc quand vous avez quelque chose qui vous tient à cœur, un projet qui vous motive, qui vous booste, qui vous fait vibrer, c'est peut-être normal que parfois ce soit difficile parce que vous allez vous investir, mais vous savez qu'au bout du compte, vous serez heureux. Mais quand le travail qu'on fournit devient une souffrance et qu'on n'avance pas et qu'on stagne et que ça devient dur et que ça nous rend malheureux, ben non en fait, c'est pas par là. Pour imager ça, on peut parler de l'eau par exemple. L'eau, vous savez, elle passe un peu où elle peut, sans forcer. Elle prend le chemin le plus facile pour elle pour pouvoir glisser, s'écouler là où elle peut. S'il y a un barrage et que dans ce barrage-là il y a un tout petit trou, l'eau va passer par là, elle va pas forcer le barrage. Elle va prendre le chemin difficile, peut-être un petit peu plus difficile, mais elle va s'écouler lentement, sûrement, et elle sait qu'elle finira par passer. Elle ne va pas dans la souffrance, elle ne va pas dans l'entêtement de quelque chose. Et nous, on est un petit peu pareil. Il faudrait vraiment s'imager ça dans la tête. Quand on a un défi, c'est normal que ce soit un peu difficile, que parfois il y ait des passages étroits qui nous donnent l'impression que c'est dur, mais ça n'a pas à être une souffrance. Vous ne devez pas forcer quelque chose dans votre vie. Parce que si vous le forcez, ça veut dire que c'est peut-être pas fait pour vous. Et c'est même très très subtil en fait comme différence, parce que souvent, on prend un chemin qui nous fait souffrir, et on se dit « Oh, c'est si dur, notre défi il est si dur » . Non, en fait ce qui est dur c'est votre résistance. C'est votre attitude de résistance face à quelque chose qui n'est pas fait pour vous, qui ne fonctionne pas pour vous. Et c'est justement cette résistance qui vous fait souffrir, qui vous fait penser que vous êtes nul, que vous n'avez pas les capacités, qui vous fait tout remettre en question, c'est ça en fait. qui est souffrance. C'est pas le défi. Le défi, laissez-le pour quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'autre va le relever. Le défi en soi, il est pas dur. Il est juste pas fait pour vous. Et ça veut pas dire que vous êtes pas capables. Ça veut juste dire que vous êtes capables d'autres choses. De bien meilleures. Et je suis d'accord avec vous. Ça veut dire que parfois, il faut renoncer. Et on est censé reconnaître la différence entre difficulté et souffrance. Quand on renonce à quelque chose juste parce que c'est un petit peu dur, c'est dommage. C'est vraiment dommage. Quand on renonce à quelque chose qui nous fait souffrir, c'est de l'intelligence. Et je suis d'accord aussi avec vous pour dire que renoncer, c'est pas évident. C'est sûr, quand on se prépare toute une vie pour quelque chose, quand on a rêvé toute une vie de quelque chose, et qu'il faut faire cet horrible constat de « je suis pas fait pour ça » , sans jugement, parce qu'encore une fois, ça n'a rien à voir avec les capacités, oui, c'est pas évident. Mais cette capacité, en fait, à prendre du recul et à laisser les choses qui ne sont pas faites pour nous, quand on arrive à faire ça, on comprend qu'il y a d'autres portes qui s'ouvrent ailleurs. Et donc, c'est jamais une perte. Donc, on sort de sa zone de confort, oui, bien sûr. On se challenge, bien évidemment. On peut aussi repousser ses limites pour voir jusqu'où on est capable d'aller. Mais si pendant la traversée, il y a de la souffrance qui vient, la frustration, on change de bord. On prend la boussole et on fait direction opposée. Il est fort probable qu'autour de vous, il y ait des gens qui vous disent « Mais pourquoi tu fais ça ? Je comprends pas, ce revirement soudain. Pourquoi tout remettre en question et changer maintenant ? » Maintenant, alors à ces gens-là, vous pouvez leur expliquer. S'ils ne comprennent pas, en revanche, ce n'est plus votre responsabilité. S'ils décident de vous juger, ces gens-là, vous les mettez sur le côté parce qu'on en a marre en fait et qu'on est fatigué de devoir toujours expliquer aux gens et faire des courbettes et machins et trucs pour leur dire « Voilà, j'ai changé de voie, j'en ai marre, il y a des trucs qui ne sont pas faits pour moi et j'accepte, j'accepte que ce n'est pas fait pour moi. » Voilà, les gens n'ont même pas en fait à comprendre votre mode de vie. S'ils le respectent, c'est déjà pas mal à l'heure d'aujourd'hui. Donc on va se contenter de ça. Donc vraiment, concentrez-vous sur vous, occupez-vous de vos oignons et mettez votre énergie ailleurs. Du coup, le message le plus important de cette note vocale aujourd'hui, c'est que votre bonheur est entre vos mains. Il n'est pas dans les mains du voisin, dans les mains de la copine d'en face. Parfois, il faut savoir renoncer pour mieux trouver. Et j'espère qu'à l'heure actuelle, c'est déjà le cas pour vous, j'espère que vous êtes sur un chemin qui vous rend heureux, heureuse. Et si c'est pas le cas, sachez qu'il y aura toujours une voie pour vous dans ce monde. Et pour trouver cette voie, pour trouver ce chemin-là, il faut savoir quitter la route sur laquelle vous êtes. Et aussi, je ne le répéterai jamais assez, mais votre instinct est un indicateur précieux, il faut vraiment l'écouter. C'est vraiment, en fait, c'est la définition même de l'instinct, c'est ce petit truc qui vous fait dire... que telle personne ou telle situation est bien ou pas bien. C'est vraiment la petite voix ou appelez-le comme vous voulez dans votre tête qui vous fait dire à un moment donné que c'est par là ou c'est pas par là, écoutez. Écoutez vraiment ce petit truc parce que c'est naturel en fait, c'est pas anodin. J'espère que cette petite note vocale t'aura été utile, inspirante ou qu'elle le sera en tout cas pour le futur et on se retrouve très très vite, n'hésite pas à venir faire un petit tour sur les réseaux sociaux comme Instagram. où il y a pas mal d'actu sur le podcast et on se voit très très vite pour d'autres messages. J'ai un milliard de messages à te faire passer et crois-moi, les prochains sont très très très importants également. Un gros bisou, hasta luego, bye.