Speaker #0Des fois, on oublie à quel point on est capable. On oublie que la vie elle passe super vite et qu'il faut réfléchir à soi et s'aimer. Moi en tout cas, j'ai plein de choses à te dire, surtout plein de choses à te rappeler. Alors assieds-toi, prends le temps et écoute. Je te souhaite la bienvenue sur Babylone, ta safe place et ces notes vocales, elles sont pour toi. Bon, j'ai une bonne nouvelle pour toi. Tu ne peux pas tout contrôler. Et quand je te dis que c'est une bonne nouvelle, c'est vraiment une bonne nouvelle parce qu'en sachant ça, tu vas pouvoir te libérer de tellement de trucs. Tellement. Première chose, tu ne peux pas anticiper et tu n'as pas le contrôle sur ce que pensent et penseront les gens de toi. Tu n'es même pas responsable en fait des centaines de centaines de versions de toi qui existent dans la tête des gens. Les gens sont libres de se faire une idée de toi en fait. Et tu auras beau faire tout ce que tu veux, faire des courbettes, essayer de te conformer, te mettre dans des cases, tu ne seras pas capable de contrôler ce qu'ils pensent. Sachant ça, on est d'accord que ce serait quand même une perte de temps et d'énergie de se soucier du regard des gens. Même si je sais que c'est un peu compliqué dans la société d'aujourd'hui parce que tout est apparence, tout est images, tout est réseaux sociaux, vitrines de notre vie, etc. Mais franchement, quand on arrive à intégrer cette idée, c'est le début de la libération. Vous n'avez pas non plus le contrôle sur ce que vont faire les gens. Ça veut dire, et je parle surtout en termes de relation parce que c'est là qu'on se perd le plus, vous avez beau tout donner pour une personne, vous avez beau tout faire pour que cette personne soit bien avec vous, si cette personne a décidé de ne pas l'être et qu'elle va voir ailleurs, qu'elle vous quitte, qu'elle ne vous aime pas, vous ne pourrez rien faire du tout. De nuevo, sachant ça, On arrête de faire les choses pour qu'une relation soit comme ci ou comme ça, pour qu'une personne nous aime, pour qu'une personne nous donne de l'attention. On fait les choses parce que ça nous fait du bien, parce qu'elles nous sortent du cœur et c'est tout. On arrête de vouloir contrôler ce que font, ce que pensent les gens à notre égard, parce que c'est souvent ça. Et quand je dis faire des choses pour nous, je pense que c'est vraiment ça en fait la clé qui fait que nos vies changent. Quand on a compris qu'on n'avait pas le contrôle sur ces choses-là, sur ce que pensent et ce que font les gens, on arrête. de faire des choses pour les autres. On arrête de faire des choses pour que les gens nous respectent, nous aiment, nous acceptent. On arrête de faire ça et on se concentre sur nous. On ne gaspille plus de l'énergie pour les autres, on l'investit. Et je dis investir, ce n'est pas anodin. On investit cette énergie pour nous-mêmes. Vous n'avez pas non plus le contrôle sur ce qui va se passer dans les dix prochaines minutes. Vous n'avez pas le contrôle sur ce qui se passera dans une heure, dans deux heures, dans trois jours. Vous ne pouvez pas savoir. Donc, Toutes les situations, les scénarios qu'on se fait dans la tête et qui nous font peur, qu'on appelle aussi stress anticipatoire, ça, on le fout à la poubelle. La frénésie de l'anticipation qui nous empêche parfois de relever des choses, des challenges, des défis, etc., qui nous empêche de voyager, de faire des trucs dingues, ça, on le retire aussi de notre tête. De toute façon, vous ne pouvez pas savoir. Alors pourquoi vous attendre au pire ? Peut-être qu'il n'y a que du bon au bout du tunnel. Et je vous parle en connaissance de cause parce que... j'ai fait un épisode, je sais plus dans quelle saison exactement, mais qui s'appelle du stress dans tous les sens. Moi j'ai souffert de stress anticipatoire et j'anticipais absolument toutes les situations négatives qui pouvaient arriver et je précise négatives parce que à aucun moment bien évidemment je me disais ça va être génial et tout. Non. Je n'anticipais que du noir, je n'anticipais que du pessimisme. Voilà. Et mon cerveau a développé finalement des peurs, des angoisses Et il était en état d'alerte tout le temps sur tout et n'importe quoi, si bien que j'ai fini par ne plus pouvoir sortir de chez moi parce que je voulais avoir le contrôle sur tout, alors que je n'avais le contrôle sur rien. C'était un stress tellement important, tellement intense, tellement profond et bien enraciné que j'avais parfois peur de mourir. Et c'est bien la dernière chose sur laquelle on a le contrôle. Mourir, je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, ça peut être demain, dans une heure, dans trois heures. Personne ne sait. Personne ne sait. Et ce stress anticipatoire, il m'a pourrie. Alors bien évidemment, il y avait d'autres choses qui s'étaient rajoutées. Ça avait fait un peu effet millefeuille. Tout s'est entassé d'un coup et tout a explosé un petit peu en moi. Mais je sais que c'est justement cette volonté de contrôle, mais surtout la peur de perdre le contrôle, qui m'a driveée jusqu'à cet état de stress vraiment abominable. Et que se passe-t-il quand on est toujours dans l'anticipation ? C'est simple, on arrête de se focaliser sur l'instant présent. Or, c'est une grosse erreur, je pense, parce que la seule réalité véritable palpable, c'est... du présent. Ce sont les choses que vous êtes en train de vivre, que vous êtes en train de ressentir à l'intérieur de vous. C'est pas ce qui va se passer dans une minute. Cette réalité-là, elle est incertaine, vous ne pouvez pas savoir. Vous avez beau vous faire 3 milliards de scénarios, vous ne pouvez pas savoir. Après, attention, on tombe pas dans le délire de « Ok, la vie ne sert plus à rien, on peut plus anticiper demain, on fait n'importe quoi, et puis voilà, carpe diem, une fleur dans les cheveux et on y va. » C'est pas ça du tout l'idée. L'anticipation est obligatoire dans notre vie, mais il ne faut pas que cette anticipation-là et votre planification au quotidien vous amènent à un contrôle excessif et à une peur de perte de contrôle, parce que de toute façon, il faut bien accepter. Je pense que pour mieux contrôler ce qui est contrôlable, il vaut mieux accepter qu'on ne peut pas tout contrôler. Voilà, je pense que c'est très bien résumé. Laissez-vous vivre, donnez-vous du lest, lâchez un petit peu cette corde et essayez de vous focaliser sur... sur ce qui se passe dans l'instant présent. Essayez de vous reconnecter à ça, de vous concentrer sur ce qu'il y a autour et à ce qui se passe maintenant tout de suite. Et en plus de ça, c'est pas moi qui ai dit, moi je suis pas scientifique, je suis pas médecin, mais ça a été prouvé qu'effectivement, vivre dans l'instant présent, sans tout vouloir anticiper, était beaucoup mieux pour la santé mentale et que c'était aussi une source de bonheur incontestable. Là, je parle d'un vrai lâcher-prise, d'un lâcher-prise qui est sain, dans le sens où on accepte L'incertitude, on accepte de vivre plus léger. Il faut pas que ce soit une sorte de découragement un peu déguisé, en mode oui bon bah c'est bon, je laisse tomber, et puis du coup vous vous mettez à subir votre vie sans rien vouloir de plus, c'est pas ça l'idée. C'est vraiment d'être dans un truc d'acceptation de... Je ne peux pas anticiper en fait, simplement je n'ai pas le fucking contrôle. Et depuis tout à l'heure, je parle des autres, je parle des situations futures, mais tout ce que je dis ça vaut également pour nous. On est toujours en train de se dire qu'on va contrôler notre façon d'être, qu'on va avoir la maîtrise sur nos pensées, qu'on va avoir une gestion parfaite de nos émotions, mais c'est pas la réalité. On est des êtres sensibles qui réagissent un petit peu par impulsion, par pulsion, en rapport aussi avec tout ce qui se passe autour de nous, avec notre environnement. Donc sachons ça également, on arrête de culpabiliser, d'être en colère, d'avoir peur, d'être triste. On accepte que certaines pensées négatives parfois viennent sans prévenir et qu'elles repartent aussitôt. On accueille beaucoup mieux les choses en fait. Et on se rend compte que oui, on perd un peu le contrôle, mais que c'est pas négatif, bien au contraire. Et que finalement, en perdant un peu le contrôle, dont on parle là, on dirige mieux notre vie. C'est assez paradoxal, mais c'est vrai. J'espère que cette note vocale t'aura plu. Je pense qu'elle va parler à pas mal de monde. parce que je pense qu'on est pas mal à être concerné finalement par ce besoin ce désir de contrôle et c'est assez normal par rapport à l'ère dans laquelle on vit où on nous demande d'avoir le contrôle sur tout et cette note bien évidemment tu peux la garder la mettre dans un coin, l'enregistrer pour la réécouter au moment où t'en auras le plus besoin on se retrouve très très vite pour d'autres notes, pour d'autres messages et en attendant je te souhaite de passer une très belle journée une très belle nuit, peu importe où tu es gros bisous, un beso, ciao ciao