- Speaker #0
Hello maman et bienvenue sur Balance ton accouchement, le podcast qui recense les histoires d'accouchement, qu'elles se soient bien ou mal passées, car toute histoire mérite d'être entendue. Vous écouterez ici des parcours faciles ou difficiles, des expériences uniques et surtout de la bienveillance et de la sincérité. Alors que tu sois maman, papa, future maman, futur papa ou simplement intéressé par l'accouchement et par ce qu'il fait traverser aux femmes et aux hommes, tu es le bienvenu par ici. Moi je suis Rebecca. maman de deux enfants, et complètement bouleversée par les accouchements et la maternité. Alors, sans plus attendre, voici le nouvel épisode du jour ! Alors bonjour, merci à toi de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Speaker #1
Merci beaucoup déjà pour... pour l'invitation, ça me fait vraiment plaisir. Moi, je m'appelle Alexia, j'ai 32 ans, je suis maman de deux enfants et je suis accompagnante en périnatalisté. Je suis spécialisée dans l'accouchement physiologique et dans le bien-être des mamans et de leurs bébés. Voilà, voilà. J'aide les futures mamans au quotidien à vivre un bel accouchement serein, ce que j'aurais aimé vivre d'ailleurs pour mon premier accouchement et que je n'ai pas vécu.
- Speaker #0
Le petit teasing qui arrive.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok, du coup, un sujet qui me parle beaucoup et qui parle beaucoup aux auditrices aussi. Donc, c'est parfait. On va pouvoir aborder tout ça et en arriver à ce qui t'a mené à cette activité pro, du coup.
- Speaker #1
C'est ça, tout à fait. Oui, c'est totalement lié, on va dire, à mes expériences. Donc, une bonne et une mauvaise, mais surtout la mauvaise.
- Speaker #0
Oui, qui a mené à la bonne et qui a mené à aider les autres.
- Speaker #1
Carrément. Donc, c'est quand même une bonne chose, finalement. Vu comme ça, c'est une très bonne chose.
- Speaker #0
Bon alors première question que je pose à chaque fois, est-ce que tu aurais pensé accouchement dès le début de ta première grossesse ? Est-ce que c'était quelque chose qui te parlait ou pas vraiment à l'époque ?
- Speaker #1
Pas du tout, mais même pendant. Non non pas du tout.
- Speaker #0
Ouais c'était très abstrait, toi il était rentré, il allait sortir, c'est tout quoi.
- Speaker #1
Non mais déjà alors moi c'était quand même, c'était très abstrait parce que je voulais pas d'enfant. Bon déjà tu vas me dire ok maintenant t'en as deux c'est bizarre quand même l'histoire mais je voulais pas d'enfant pour moi bon et finalement je sais pas l'horloge biologique j'en sais rien donc je suis tombée enceinte de ma fille donc en 2017 donc tu vois j'avais 25 ans et ouais pour moi je me suis même pas posé la question de l'accouchement mais surtout je n'y connaissais rien ni à la grossesse ni à la maternité c'était mais le flou total et je m'en souviens je regardais la maison des maternelles en replay. Pour essayer un petit peu de me dire, bon, mais OK, qu'est-ce qui va m'arriver concrètement ? Parce que là, vraiment, ça me passe au-dessus de la tête. Et ça ne m'intéressait pas même, en fait, limite.
- Speaker #0
Oui, c'est quelque chose... C'est plus l'envie d'un enfant, d'avoir l'enfant qui est arrivé, plutôt que d'être enceinte, d'accoucher et tout ça, quoi.
- Speaker #1
Mais complètement. C'est exactement ça. Vraiment, je pense que j'ai commencé à m'intéresser à l'accouchement, mais au moment des cours de préparation à l'accouchement avec Massage Femme, avant que d'Alain.
- Speaker #0
OK, d'accord. Donc Anna, en 2017, vous décidez de lancer Premier Bébé ou c'est une surprise ?
- Speaker #1
Ah non, c'était voulu. Alors j'ai quand même de la chance que ça soit même pour mon premier bébé ou mon deuxième bébé. Je tombe enceinte quand même très rapidement. Alors pour ma fille, j'étais sous pilule. J'arrête la pilule, je crois trois mois après, je tombe enceinte. Et mon fils, lui, c'était encore plus rapide. J'avais un stérilet en cuivre. Donc là, en plus, il n'y a même pas d'hormones. Je l'enlève, je crois qu'un mois après, je tombe enceinte. Donc ça, pour ça, on s'est bien trouvés. Ça matche très bien. Et je sais que c'est quand même une chance parce que... Après, on s'était laissé le temps. Parce que je m'en souviens, ma gynécologue de l'époque, elle m'avait dit, vous avez des hormones, la pilule, ça met du temps. Il faut des fois peut-être même 6 mois, 1 an. Donc en gros, on s'était dit, on commence maintenant et on verra. Et finalement, je suis tombée sur le passé. Voilà, tout à fait.
- Speaker #0
Ok. Et donc, ton début de grossesse, comment ça se passe ? Très sereine, pas informée, du coup, peut-être un peu, je vais dire, naïve.
- Speaker #1
Exactement. Je suis dans le monde des bisounours. Ça se passe très bien. Je n'ai pas de nausées. J'ai un bon coup de fatigue le soir, là. Je commence... Moi, ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est ça. Je commençais à m'endormir devant la télé à 19h30. Je me suis dit... C'est bizarre, quand même. Mais sinon, pas de nausées, rien du tout. Je fais un test de grossesse. Je suis enceinte, je suis OK. Et là, vraiment, ça suit son cours. Rien à signaler. En plus, à l'époque, je suis commerciale. Je fais beaucoup de kilomètres chaque mois. Mais vraiment, rien ne change. Vraiment, le cours de ma vie continue.
- Speaker #0
On se couche un peu plus tôt le soir, mais à part ça, tout va bien.
- Speaker #1
Ah oui, complètement. C'est exactement ça. Tu as très bien résumé.
- Speaker #0
Ok. Du coup, de voir défiler les examens, les échographies et tout ça, tu réalises rapidement qu'un petit être vit en toi.
- Speaker #1
Oui, oui, ça, c'est quand même... C'est vrai que le fait de la première échographie, déjà, c'est concret. Là, tu te dis, ça y est, il y a quelque chose qui se passe. Mais je me dis, en fait, j'ai le temps. Je pense que oui, c'est ça, finalement. Alors, il y en a pour certains, c'est très, très long, neuf mois. Moi, je me dis, j'ai le temps et tout. Donc, je ne suis pas plus stressée. Et je pense que je suis vraiment, c'est ça, dans ce côté naïf, tu vois, du premier enfant, de ne pas trop me poser des questions et de me laisser un petit peu guider, quoi. Je me laisse un peu portée par la vague et je me dis qu'on verra bien où ça nous mène. Mais voilà, en plus à l'époque 2017, il n'y a pas trop Instagram, il y a YouTube, mais moins de vidéos ou de contenus qu'on peut trouver maintenant sur la maternité. Oui. Donc, je laisse faire. Je regarde la maison des maternelles, ça me va très bien, ça dure une heure le matin. Je me rends compte qu'il va falloir acheter plein de trucs. Mais après, concrètement, rien ne m'effraie à ce moment-là. J'ai peur de rien et je me laisse guider. Tout simplement.
- Speaker #0
Ok, c'est un bon résumé. Vu que tu n'as pas trop de symptômes, en plus, forcément, tu les as encore plus coulés par le temps.
- Speaker #1
Ah mais complètement. Ah oui, c'est vraiment... C'est comme si... Je sais que je suis enceinte parce qu'en plus, chaque mois, tu vas faire tes prises de sang, tes analyses d'urine. Donc c'est bon, ça, je l'ai bien compris. C'est d'ailleurs très... C'est ça que je trouve vraiment long et usant. C'est qu'en fait, tu te rends compte qu'on est vraiment énormément suivi pendant la grossesse et finalement, l'après, On se retrouve quand même un petit peu seule. Mais ça, c'est long. D'ailleurs, je l'appréhendais pour ma deuxième grossesse. Je me suis dit, ça y est, je vais devoir repartir dans tout le schéma médical. C'est quand même assez long.
- Speaker #0
Au final, ta grossesse est rythmée plus par les rendez-vous que par les vraies semaines de grossesse. Parce que tu sais que tous les mois, il faut aller faire ceci, cela.
- Speaker #1
C'est exactement ça. C'est exactement ça jusqu'à arriver entre le septième et le huitième mois où je commence les fameux cours de préparation à l'accouchement. ou là pareil tu vois je me pose même pas la question en plus pour moi l'accouchement est très clair surtout quand on parle avec l'entourage je vais accoucher avec une péridurale point barre je me pose même pas la question d'accoucher de manière physiologique du coup sans péridurale pour moi celles qui font ça je me dis pourquoi souffrir hein vraiment oui oui c'est les babes accouchées qui font ça c'est ça voilà alors que finalement pour un deuxième accouchement on en reparlera un peu plus tard les choses ont été différentes Je me dis que je vais forcément donner le biberon, je me pose même pas la question de l'allaitement. Tu vois, je suis un peu déjà... J'ai l'impression que c'est mon entourage qui m'a déjà un petit peu construit mes rails et qui me disent tu vas faire comme ça et point barre Et finalement, quand même, ma sage-femme à l'époque... Bon, l'accouchement physio, non. Elle me dit non mais prenez la péridurale pour un premier et tout Je dis ok, bon, je l'écoute, je cherche pas Mais tu vois, elle me pose la question de l'allaitement. Elle me dit, vous êtes sûre, etc. Je suis, ouais, mais c'est pas long, on fait pas que ça, mais non, et tout. Donc, tu vois, elle plante gentiment cette petite graine qui germe en moi. Et finalement, tu vois, je me suis mise à allaiter ma fille. Et c'était d'ailleurs une super expérience. Donc ça, c'est chouette, mais c'est vrai que comme quoi, des fois, ben oui, t'as pas l'impression qu'on a trop trop le choix pour notre accouchement. C'est vraiment cette impression-là que j'ai eue pour mon premier accouchement. C'est en gros, ben... Tu vas arriver à la maternité, on va te poser la période rale, tu vas attendre que tu sois à dilatation complète, tu vas accoucher, et voilà. C'est vraiment, alors que finalement, ça se passe pas vraiment comme ça, quoi.
- Speaker #0
Et puis c'est un peu, du coup, le discours qu'on a avec nos parents, enfin nos mères, c'est, si t'en parles pas à d'autres personnes, et maintenant les réseaux nous sauvent un peu là-dessus, mais si t'écoutes que ton entourage proche, donc tes parents, bah c'était comme ça, et c'était trop bien dans les années, dans l'annulation d'avant, de se dire non mais il y a la période, c'est trop cool, il y a les biberons, c'est trop cool, pourquoi faire autrement que ça ?
- Speaker #1
Mais c'est exactement ça. Ma mère, du coup, elle n'a pas eu le temps d'avoir la péridurale parce qu'elle est arrivée à la maternité, elle était à dilatation complète. Elle a accouché sur... Je suis née sur un canapé, tu vois, d'auscultation, vraiment à l'arrache. Et elle m'a dit, mais moi, j'aurais voulu la péridurale, enfin vraiment. Donc, elle m'a vendue, tout le monde d'ailleurs, tout le monde autour de moi avait vendu la péridurale, clairement. Donc, je me suis dit, oula, on ne va pas se poser la question, on va prendre la péridurale. Vraiment, c'est logique. C'est exactement ça.
- Speaker #0
Donc, on est loin d'un projet de naissance autre que... J'arrive, péridurale, il sort, c'est fini.
- Speaker #1
Ah, mais c'est exactement ça. Et finalement, même les choses vont un petit peu se compliquer parce qu'il faut savoir, en début de grossesse, donc on calcule la date du terme de ton bébé. Et moi, en fait, elle a été calculée trois fois. J'ai trois dates différentes.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Bon, et finalement, la dernière a été prise en compte. Bon, très bien. C'était le 30 août 2018. Très bien. 30 août 2018, bébé n'est toujours pas sorti. Je me dis, bon. Qu'est-ce que c'est que ça encore ? Donc là, je trouvais la grossesse longue. Là, il fait chaud. Voilà, ça y est. Là, je commence à en avoir marre et j'ai qu'une envie, c'est qu'elle sorte. Je n'en peux plus.
- Speaker #0
Surtout en plein mois d'août, je pense qu'à neuf mois de grossesse, on est bien au bout là.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est ça. Non, mais je suis clairement au bout. Donc là, je vais à la maternité. On me pose un monitoring. On me prend l'attention. On me dit que tout est OK. Et là, je rentre chez moi. Je me dis OK, super. Ça va durer combien de temps ? Deux jours après, toujours rien. Donc là, je repars à la maternité. On recheck que tout va bien. Je repars chez moi. Deux jours après, donc là, on est à J plus 4. Toujours rien. Et là, du coup, la maternité me dit, on va sûrement vous déclencher. Et là, je dis, de quoi elle me parle, la dame ? On me parle de déclenchement. Et c'est la première fois que j'entends parler de déclenchement.
- Speaker #0
Ok. On ne savait pas qu'on pouvait déclencher un accouchement,
- Speaker #1
quoi. Non. Et tout le monde me dit, mais ce n'est pas possible et tout. Ben si, mais tu n'as pas suivi tes cours, tu n'as pas écouté. Ah ben si, si, mais personne ne m'avait parlé de déclenchement. Vraiment, moi, j'étais la bonne élève. Donc là, je sens que ça va être beaucoup moins drôle. Je sens mal le truc, bizarrement. Et donc, on décide de me déclencher le 5 septembre. Donc, 5-6 jours après la date du terme. Et là, forcément, le déclenchement ne se passe pas comme prévu.
- Speaker #0
Et ils prennent quelle méthode, du coup, pour te déclencher ?
- Speaker #1
Alors, j'arrive, donc quand je suis déclenchée, je vais à la maternité. Donc là, du coup, on me met sur le monitoring et on se rend compte que j'ai des contractions et que j'ai mon col qui est un petit peu ouvert. Donc, on me dit, ah, c'est parfait, votre col travaille, c'est bon, le travail. Et on m'explique que le travail est lancé. Ah, je dis, impeccable, on laisse faire les choses, du coup.
- Speaker #0
Bah oui.
- Speaker #1
Et là, on me dit, non, non, non, on va quand même déclencher. Donc là, on va dire déjà, c'est la première erreur que j'ai faite. C'est que j'aurais dû, en fait, oser imposer mon choix et dire, ben non, je veux laisser faire les choses. Vu que le travail s'était lancé, il n'y avait pas besoin de bousculer, tu vois, le travail, quoi.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
en quelque sorte. Du coup, on pose, en fait, une perfusion d'ocytocine. Donc l'ocytocine qui permet, du coup, de booster, on va dire, les contractions. Et... dès qu'on me pose cette perf, on me pose aussi la péridurale. Et là... Et oui, du coup, de toute façon, on m'explique que je ne vais pas pouvoir supporter le déclenchement sans péridurale. Donc la péridurale est obligatoire, même. Alors qu'en fait, pas du tout. Mais bon, très bien. Et finalement, en fait, la péridurale, on me met une dose. Vraiment, je ne reçois pas beaucoup de péridurale. Et en fait, elle m'anesthésie pratiquement tout le corps. Jusque pratiquement en fait, tout le corps vraiment, les jambes, le ventre, et même en fait le bout des doigts, je les ai engourdis.
- Speaker #0
Ah oui, donc tu es très réactive pour le coup.
- Speaker #1
Ah mais là, donc en fait je me retrouve, alors là j'en parle avec beaucoup de calme et de recul, mais vraiment je me retrouve, je suis allongée sur un lit, telle une étoile de mer, avec un gros ventre, et qui attend que sa fille sorte. Voilà. Je trouve que j'ai très bien résumé la situation. Donc,
- Speaker #0
voilà, j'ai en plus.
- Speaker #1
Ah ouais, non, mais c'est exactement ça. Et à un moment donné, même, en fait, je m'endors. Tu vois, donc j'ai des contractions, ça fonctionne, la perfusion fonctionne, etc. J'ai des contractions. Et là, en fait, je m'endors et j'ai la sage-femme qui me réveille et qui me dit Madame, vous êtes à dilatation complète, il faut pousser.
- Speaker #0
Ah d'accord, ok.
- Speaker #1
Ah non, mais c'est lunaire. Non, mais le premier accouchement, il est lunaire quand même. J'ai dit d'accord, mais je dis pousser, c'est comment ? Je précise bien, je n'ai plus aucune sensation. Oui, c'est toujours parvenu,
- Speaker #0
là.
- Speaker #1
Ah non, non, non. Ah ben non, et ça a mis du temps avant de revenir, après. Donc, il faut savoir que j'ai eu une dose et ils ont arrêté de me mettre la péridurale. Ils l'avaient coupée. Oui,
- Speaker #0
donc c'est une dose qui t'a complètement anesthésié.
- Speaker #1
Ah oui, complètement. J'ai dit donc d'accord, et là, on m'explique, mais il faut que je pousse. Donc là, je me mets en position à pousser comme une forcenée. Je suis toute rouge-bleue, rien ne se passe. Forcément, quand tu n'as pas de sensation, tu peux pousser dans le vide, il n'y a rien qui se passe.
- Speaker #0
Tu ne sais pas où et quoi. Du coup, forcément, si tu ne sens pas, tu n'arrives pas à faire correctement. C'est oublié.
- Speaker #1
Non, mais exactement. Puis en plus, elle me dit, vous ne sentez pas la contraction. Et là, tu en as une autre qui lui explique. Mais non, mais elle ne sent rien du tout. Elle n'a plus aucune sensation. Elle ne sent rien du tout. Je dis, non, je ne sais pas. Donc, elles essayent de me guider sur le monitoring dès qu'il y a une contraction. Mais malgré ça, en fait, je ne pousse pas comme il faut parce que forcément, je n'ai pas de sensation, je n'ai rien du tout. Et là, ça fait un moment quand même qu'on y est. Et au bout de 45 minutes, je vois la gynécologue qui me dit, écoutez, il faut qu'on prenne les choses en main. Je dis, oula !
- Speaker #0
Les 35 minutes de poussée, vraiment intense.
- Speaker #1
Ah oui, ça fait 45 minutes. Ah, mais je suis trempée. Oui, c'est très très long. Mais même, je pense qu'en moyenne, on ne va pas au-delà de ça. De toute façon, la phase d'expulsion, cette dernière phase, elle doit être très courte. Elle est de quelques minutes à maximum une demi-heure, quarante minutes. Donc là, on est allé au-delà. Et du coup, en fait, c'est l'équipe médicale qui prend le relais. Donc, clairement, là, j'ai été vraiment spectatrice de mon accouchement. Et je n'ai même pas, tu vois, avec le recul, je n'ai pas mis au monde ma fille, finalement. Sans l'équipe médicale, il ne se serait rien passé, quoi. Et du coup, en fait, le gynécologue prend l'initiative, du coup, d'utiliser des forceps pour vraiment aller chercher, du coup, ma fille. Et là, il m'explique aussi qu'il va devoir faire une épisiotomie. Et là, en fait, je réponds complètement paniquée. Allez-y, faites ce que vous voulez. De toute façon, il faut qu'elle sorte, quoi.
- Speaker #0
Est-ce que tu sais ce que c'est les forceps et l'épisiotomie ? Est-ce que ça te parle pour le coup ?
- Speaker #1
Alors forceps, je sais. Alors moi, j'ai confondu. Sur le monde, j'ai confondu forceps et ventouse.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc moi, j'étais persuadée qu'il allait lui poser la petite ventouse sur la tête et qu'il allait tirer. Et non, non, non. Les forceps, c'est ces grandes spatules qu'on met au niveau du crâne du bébé. Donc là, pour le coup, je n'ai pas trop l'info. Et l'épisiotomie ? Alors l'épisiotomie, je n'en ai pas peur. Pourquoi ? Parce qu'autour de moi, tout le monde m'a dit, de toute façon, pour un premier bébé, tu as forcément une épisiotomie.
- Speaker #0
Ah ok.
- Speaker #1
Donc je suis nourrie à ça.
- Speaker #0
Tu es vraiment courage et très optimiste. Ah oui,
- Speaker #1
totalement. Non mais je suis nourrie à ça, de toute façon, avoir une épisiotomie, c'est normal.
- Speaker #0
Oui, donc en fait, oui, forcément, ça ne fait pas peur, donc c'est obligatoire.
- Speaker #1
Eh bien, exactement. Donc j'ai dit, oui, oui, allez-y, de toute façon, il faut qu'elle sorte. Donc là, elle sort, ma fille est bleue. Pas bien, pas bien du tout, donc là ils la prennent etc. Bon finalement tout va bien. Moi derrière, j'enchaîne les malaises en fait. Perte de connaissance, donc je peux pas faire le pot à pot avec ma fille, très très compliqué. Après j'ai pas d'hémorragie, il n'y a rien. Donc on me recoue mon épisiotomie. Et en fait on regarde du coup la quantité de liquide amniotique et l'état du plein sein de teint. Et là, on m'explique, mais là, le gynécologue qui ne me connaissait pas me dit, mais attendez, madame, vous n'êtes pas à terme. Ah bon ? Oui, c'est ça. Je fais ce qu'il dit, lui. Alors moi, je ne suis pas très... Enfin là, sur le coup, il me parle, mais je suis un peu à l'ouest. Surtout que si tu fais des pertes de connaissances,
- Speaker #0
forcément, tu n'es pas trop là.
- Speaker #1
Ah non, je ne suis pas là. Mon conjoint qui est un peu tendu, il dit, mais attendez, bien sûr qu'elle est à terme. Elle a même dépassé le terme. Ah, mais il y a eu un problème dans le calcul. vu l'état du placenta et la quantité de liquide amniotique qu'elle a, à mon avis, soit elle venait juste d'être à terme, soit il reste encore 4-5 jours. Ah ok.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
d'accord.
- Speaker #0
D'où le fait qu'elle ne sortait pas du coup.
- Speaker #1
D'où le fait que finalement, si on avait laissé faire les choses, est-ce que j'aurais accouché le 5 septembre ? Peut-être pas, mais peut-être le 6 ou le 7. Et du coup, elle serait née 2-3 jours avant le terme. Et on m'avait annoncé la première date de calcul du terme. Ma fille était annoncée pour le 9 septembre. Donc, en fait, finalement... Eh ben non. Non, non, non. Mais comme quoi, cette date aussi, elle est quand même... Parce qu'en fait, elle avait été recalculée parce qu'il trouvait ma fille trop grande. Donc, en fait, si tu as ton bébé qui est trop grand sur l'échographie, en fait, il recalcule. En fait, ma fille est née grande. Ma fille faisait 53 centimètres et 4 kilos. Donc,
- Speaker #0
un beau bébé.
- Speaker #1
Ouais, ouais, un beau bébé. Donc, c'est juste qu'elle était à terme. C'était juste qu'elle n'était pas... Voilà. Donc, bon. Mais ça, de toute façon, maintenant, c'est fait. On n'y peut rien. La mise en place de l'allaitement, hyper compliquée.
- Speaker #0
Oui, parce que du coup, tu n'as pas eu la tétée d'accueil en salle de naissance, du coup.
- Speaker #1
Ils m'ont laissé... Si, si, je me suis battue. Là, j'ai dit hop, hop, hop. Là, pour le coup, j'étais bien réveillée parce que je voulais quand même aller au bout. Parce que ça, tu vois, je l'avais lu. Enfin, beaucoup de mamans avaient expliqué que... S'ils donnent un biberon, derrière l'allaitement, c'est compliqué. Donc je voulais surtout pas qu'ils donnent de biberon. Mais elle a dû mettre 4-5 heures avant de téter. C'était très long. Elle, elle était sonnée, moi j'étais sonnée. On n'a pas eu ce pot à pot ensemble. Il y a quand même plein de choses qui ont été compliquées à mettre en place pour l'allaitement.
- Speaker #0
Ok, et du coup, elle, comment elle allait du coup ? Donc elle était bleue, ils l'ont peut-être un peu aidée, et c'est reparti tout de suite, elle n'a pas eu besoin d'aide particulière ?
- Speaker #1
Non, non, non, ça allait très bien, c'était un beau bébé, je m'en souviens encore, avec ses grands yeux bleus, elle me regardait l'air de dire je suis où ? Non, non, elle, après, franchement, ça allait bien, mais c'est moi derrière, c'était plus rude, quoi. Et pareil, tu vois, le post-partum, on ne m'en avait pratiquement pas parlé, et je n'avais d'ailleurs pas cherché à savoir ce que c'était. Et là, tu te rends compte que tu es dans le dur. Tu te rends compte que ça fait...
- Speaker #0
Au niveau des douleurs physiques, au niveau de l'état mental entre guillemets qui prend un coup aussi ?
- Speaker #1
Ah bah déjà, douleurs physiques, quand tu t'assois 15 jours sur une bouée, et avec au milieu de la bouée un pain de glace, parce qu'en fait tu peux pas t'asseoir parce que t'as une épisiotomie de 15 points, j'avais 15 points.
- Speaker #0
15 points, ok.
- Speaker #1
Là tu te dis, qu'est-ce que c'est que cette... J'ai peut-être pas signé pour ça quand même. Voilà. Et finalement...
- Speaker #0
En allaitement en plus, t'as pas forcément des positions très confortables parce que c'est plus bébé qui doit être confort que maman, donc forcément...
- Speaker #1
Non, mais tu te fais mal partout. Tu te fais mal au dos, t'essaies de trouver la meilleure position et tout et puis c'était très compliqué. Ensuite, je mettais ma fille au sein et j'avais mal au ventre. Je me dis, oula, qu'est-ce que c'est que ça encore ? Pourquoi j'ai des douleurs ? Et un jour, deux jours, trois jours, et au milieu du troisième jour... Je pose la question quand même, je dis écoutez, à chaque fois que je mets ma fille au sein, ça me fait mal quand même en bas du ventre. Est-ce que pourtant le placenta est sorti ? Tu vois, je le sais. Est-ce qu'il n'y a pas un problème ? Et là, j'ai une sage-femme qui me dit tout simplement, eh bien madame, ce sont les tranchées, c'est normal. Et là, toi, tu dis, et alors là, du coup, en plus, t'oses pas dire, t'oses pas dire, mais attendez, je ne sais pas de quoi vous me parlez. Tu dis, ah oui, oui, on m'en avait parlé. Et là, de suite, je prends mon téléphone, je tape tranchées. Je dis, qu'est-ce que c'est que ça ? Et là, je regarde qu'effectivement, c'est l'utérus qui se contracte pour reprendre sa place. Donc en plus que tu as des contractions après l'accouchement, mais c'est surtout que quand tu mets ton bébé au sein, tu sécrètes de l'ocytocine, l'ocytocine est responsable des contractions. Et du coup, c'est pour ça qu'il y a ces fameuses tranchées au moment où je mets ma fille au sein. Mais ça, personne n'en parle.
- Speaker #0
Eh bien oui.
- Speaker #1
Ah non, et là, c'est là où tu es vraiment dans la réalité de la maternité. Et là, ça pique un peu.
- Speaker #0
Ouais, forcément, parce que tu n'es que douleur et tu ne comprends pas ce qui t'arrive, quoi.
- Speaker #1
Ah non, non, non. Et puis l'allaitement ne se passe pas du tout, c'est long. Je pense que le moment le plus difficile de ma maternité, donc ma fille et mon fils confondus, ça a été quand ma fille avait trois semaines et qu'elle fait en fait, pareil, ce fameux pic de croissance, surtout qui est très présent chez les bébés allaités, où vraiment, du coup, pendant 48 heures, elle demande le sein non-stop. voilà c'est ça et là je suis chez ma belle famille et là alors un florilège de remarques et oui elle dort pas, elle est encore sur toi tu vas faire des caprices exactement j'imagine très bien la scène non mais exactement ah mais si tu l'as tout le temps avec toi le papa il pourra jamais la voir et là en fait à un moment donné je me mets à pleurer Et là, je regarde mon conjoint, je dis, soit tu calmes tout le monde, soit je pense que je casse tout. Vraiment, j'en pouvais plus. Entre la fatigue, puis tu viens chez eux, tu te dis, allez, tu montres le bébé à tout le monde. J'aurais été mieux chez moi, tranquille. Et là, je suis en train de vivre ça. Et vraiment, c'était hyper dur. Hyper dur, et puis tu doutes. Tu te dis, en fait, ce n'est pas normal, elle est à mon sein, il y a un problème, je lui donne un petit peu de lait.
- Speaker #0
À ce stade, tu ne sais pas ce que c'est qu'un pic de croissance, donc tu te demandes s'il n'y a pas un problème, forcément.
- Speaker #1
Mais bien évidemment, sinon, ce ne serait pas drôle. Bien sûr, un pic de croissance, je ne sais pas ce que c'est. Et dans mon malheur, j'ai beaucoup de lait. Du coup, je tire mon lait et j'en fais énormément de stock. Et en fait, j'ai un lactarium pas très loin de chez moi. Donc, du coup, je décide de faire du don de lait maternel. Et en fait, toutes les semaines, j'ai une conseillère en lactation qui vient récupérer le lait, mais qui est là en fait pour m'écouter aussi. M'écouter, me guider, me conseiller. Et franchement, c'est grâce à elle que j'ai tenu le coup. Que je n'ai pas fait, à mon avis, de dépression de postpartum. Et surtout, c'est elle qui m'a permis de m'accrocher. De m'accrocher à la lait.
- Speaker #0
C'est mieux au bon moment.
- Speaker #1
Ah mais complètement. Mais tu vois, j'avais quelqu'un qui m'a écoutée. qui m'a dit mais en fait c'est totalement normal ce que vous vivez oui faites comme si fait vraiment qui m'a reboosté et tu vois j'ai pu allaiter ma fille jusqu'à ses 16 mois ce qui sur le papier quand tu vois le début c'était pas gagné pas du tout et encore en plus j'ai pas eu trop de on va dire de le pédiatre était pas du tout il était ok pour que j'allaites parce que vu que ma fille était né grand grand et beau bébé qui avait une bonne courbe de poids, tu vois, j'ai pas eu trop de pression.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr, oui.
- Speaker #1
Voilà. Elle était totalement OK avec l'allaitement, donc vraiment, c'était chouette aussi, parce que je me dis, avec le recul, j'aurais eu un médecin qui peut-être...
- Speaker #0
Qui aurait eu en question des petites pertes de poids qui fait que, bon, bah, on va peut-être arrêter, madame.
- Speaker #1
Exactement. Et en plus, ma fille... Ah, si, quand même, il faut que je lui reconnaisse ça. Je pense qu'on est tombé quand même sur le vrai bon bébé que tu as envie d'avoir en premier bébé.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
C'est-à-dire que je pense que... Alors, je m'en souviens, à l'époque, on disait surtout de la voir dans notre chambre au début, en cododo, etc., pour la mort subite du nourrisson. Bon, et là, on comprend vite, du coup, ma fille, donc du coup, que Jade, elle ne nous supporte pas dans sa chambre. C'est un fait. Donc, on décide de la mettre dans la sienne. Du moment où on l'a mise dans la sienne, je pense qu'elle devait avoir 10 jours, elle faisait 11h30, 7h du matin.
- Speaker #0
Ok, ah oui, belle perf.
- Speaker #1
Voilà, et là tu te dis, ok, finalement c'est cool d'être parent.
- Speaker #0
C'est facile, pourquoi on se plaint franchement ?
- Speaker #1
Non, non, et puis avec le recul, parce que j'ai eu des difficultés de sommeil pour le deuxième, donc vraiment je comprends, et en plus elle a la capacité de s'endormir en fait tout et n'importe où. J'ai hâte que ça soit en poussette, que ça soit dans la voiture, en portage, qu'il fasse jour, nuit, ce que tu veux, elle s'endort, et même encore maintenant. Tu discutes avec elle dans la voiture et là d'un coup tu te retournes, elle dort. Donc bébé très facile, très facile pour manger.
- Speaker #0
C'est quand même intéressant ce que tu dis aussi parce que des fois les parents culpabilisent de se dire c'est moi qui fait mal, soit tu dis que tu en as une qui dort tout le temps et tu as des difficultés de soigner avec le deuxième. Donc au moins c'est vraiment propre à chaque enfant, pas de culpabilisation là-dessus, c'est normal.
- Speaker #1
Ah non mais exactement, complètement. Mais je m'en suis rendu compte. Non, et puis vraiment le bon bébé que tu as envie d'avoir, je pense, en premier bébé, pas compliqué. Elle perdait sa sucette, elle dormait quand même, alors que j'avais des copines qui mettaient, tu sais, 20 sucettes dans le lit pour que le bébé récupère la sucette et s'endorme. Moi, elle perdait doudou, elle perdait sucette, elle dormait. Ah oui, mais elle n'endort pas au sein. Ah, mais moi, elle ne s'endormait pas au sein. Donc, je la faisais tête avant de dormir, ensuite je la posais et elle s'endormait. Enfin, vraiment pas du tout simple, très simple. Voilà.
- Speaker #0
Ok, donc avec un bébé aussi simple, est-ce que c'est rapide de souhaiter un deuxième enfant ou est-ce que ça vient plus tard ?
- Speaker #1
Alors non, c'est pas si rapide que ça, parce que du coup j'adhénais en 2018, 2020, crise du... enfin il y a le Covid du coup. Voilà, donc il y a la crise sanitaire et là en fait j'ai des échos, j'ai des copines qui accouchent à ce moment-là, qui sont toutes seules pour accoucher, sans le papa. et qui vivent des trucs horribles. Et là, en fait, je me dis, non, mais moi, il est hors de question. Puis je m'inquiète quand même pour ma fille. Je me dis, mon Dieu, mais quel monde, en fait, dans quel monde, finalement, on la fait naître ? Et tu vois, je commence à me dire, je suis fille unique. Et tu vois, je commence à me dire, et je l'ai bien vécu, je le vis bien encore, donc bon. Je me dis, en fait, je pense qu'il n'y en aura pas d'autres. Voilà. gentiment je me fais ce cheminement par contre le papa lui voilà n'est pas lui pour lui il a quand même envie d'en avoir un deuxième mais du coup j'ai lui dit écoute on laisse passer le temps moi je veux pas être je veux pas avoir peur pendant ma grossesse porter un masque c'était quand même avec le recul on a vécu quand même quelque chose de très compliqué donc voilà je pour moi je suis pas voilà ça a mis ça a mis un petit peu un petit peu de temps Et finalement, quand même, j'ai un peu d'écart d'âge avec mon conjoint. On a 9 ans d'écart. Moi, finalement, j'ai eu ma fille à 26 ans. Et finalement, je tombe enceinte de mon deuxième enfant. Et du coup, j'ai 30 ans. Voilà, 4 ans. Ils ont 4 ans d'écart, en fait, tout simplement. Je tombe enceinte, tu vois, en janvier 2022. Voilà, exactement.
- Speaker #0
OK, d'accord. Et donc, comment se passe ton début de grossesse ? aussi simple et facile que la première fois ?
- Speaker #1
Alors non, parce que de suite, je sais que je suis enceinte. Je sais que je suis enceinte parce que en fait, j'ai une sensation de picotement dans la poitrine. Et je me dis, ça, la dernière fois que j'ai eu cette sensation, c'est quand j'allaitais ma fille. Et ça faisait deux ans, trois ans que je ne l'allaitais plus. Et là, je me suis dit, ok, là, il y a un truc qui... Là, il y a quelque chose. Je fais un test de grossesse positif. Et là, alors, je suis pleine de contradictions. Je suis très contente. Et je crois, dans la mine qui suit, je me mets à pleurer. Parce que je me dis, mon Dieu, je vais devoir accoucher. Et là, du coup, je me projette beaucoup plus rapidement. Là, c'est fini le monde des bisounours très naïve. Là, je ne suis plus naïve du tout. Et je me dis, non, c'est mort. Je ne veux absolument pas revivre ce que j'ai vécu pour ma fille. Voilà,
- Speaker #0
tu te dis vraiment, je ne revivrai pas ça. Ah non, mais même je me fais, je m'en souviens encore, je me fais la promesse. Je me souviens, je me regarde dans le miroir de la salle de bain. Je me dis, je ferai tout ce que je peux pour ne pas revivre la même expérience. Vraiment.
- Speaker #1
Et est-ce qu'entre-temps, tu étais plus informée sur les autres, entre guillemets, modes d'accouchement, que tu peux accoucher sans péril, que tu peux te préparer à un accouchement physio, ou est-ce que tu n'en as pas conscience et juste tu vas te renseigner pour savoir comment faire ?
- Speaker #0
Ouais, pas plus que ça, pas plus que ça. À l'époque, voilà, mais du coup, je décide. déjà à ce moment-là, je discute avec ma sage-femme de l'époque qui m'avait suivie, avec qui je m'entends très bien. Je lui dis quand même, il m'est arrivé ça avec la péridurale. Et là, elle est honnête avec moi, elle me dit, il faut savoir, c'est ça aussi que c'est vraiment hyper important, que ça soit en fait accoucher de manière physiologique ou avec une péridurale, c'est bien de prendre en compte en fait les avantages et les inconvénients de chaque, on va dire, accouchement. Ça reste une technique médicale fiable quand même, la péridurale, mais quand on cherche un petit peu, et là... je commence à chercher beaucoup de documentations, on se rend compte que pour certaines femmes, ça ne marche pas bien. Soit ça ne marche pas, ou alors ça marche trop bien, comme ce qui m'est arrivé. Finalement, oui, on peut faire des malaises avec la péridurale. Je n'en savais rien. Il y a quand même beaucoup de choses où j'étais passée à côté. Et pourtant, j'avais eu mon rendez-vous chez l'anesthésiste, mais vraiment, j'étais passée cinq minutes. Il m'avait dit de signer le papier et repartez. Il les enchaîne quand même les rendez-vous. Et là, du coup, on a fini. Je me dis, ok, si je n'ai pas la péridurale, ça veut dire qu'il faut que j'accouche sans. Mais pour moi, accoucher sans péridurale, ça veut dire que je vais souffrir, que je vais vraiment avoir mal. Et c'est là où c'est très compliqué parce que je n'ai pas envie d'avoir mal, vu que j'ai déjà eu mal pour mon premier accouchement. Je me dis, mais en fait, ça va être pire. Mais finalement, je me dis qu'en fait, c'est par là qu'il faut aller. Il faut que je me renseigne un maximum là-dessus.
- Speaker #1
Ok. Donc ça, oui, c'est dès le début de ta deuxième grossesse que tu te dis, il faut faire quelque chose pour ne pas recommencer la même expérience.
- Speaker #0
C'est ça. Et donc, du coup, je demande à ma sage-femme, je dis, mais vous avez bien quand même accouché des femmes sans péridurale. Elle me dit, mais pas tellement. Je dis, mais pourquoi il n'y a pas beaucoup de femmes qui accouchent sans péridurale ? Et là, je regarde les chiffres. Je les ai regardés tout à l'heure, mais 84% des femmes en France accouchent avec une péridurale. Donc, c'est énorme, en fait. quasiment la totalité des femmes, ah, et là je dis ok, et en fait je me rends compte, et elle m'a avoué ça de Nimo, et j'en ai parlé avec d'autres sages-femmes, maintenant, mais qui me disent, les cours de préparation à l'accouchement correspondent à la norme de notre pays. La norme de notre pays, c'est l'accouchement avec péridural. Tout simplement. C'est pas une critique, mais c'est un constat, c'est un fait. Donc du coup, si moi je veux vivre autre chose, ma sage-femme me fait comprendre qu'il va falloir que je me renseigne. ailleurs, tout simplement. Dans d'autres pays. Non, pas forcément dans d'autres pays, mais je commençais à chercher. Il y en a qui font des préparations à l'auto-hypnose, à la sophrologie. Je me dis, ok, d'accord, mais l'auto-hypnose, ça ne me parle pas. S'il faut, ça marche très bien, mais ça ne me parle pas sur le papier. Je me dis, attends, il n'y a que nous qui accouchons, toute la Terre accouche avec une péridurale. Je me dis, non, ce n'est pas possible. Et là... Je m'en souviens à l'époque, je tombe sur des séminaires de sages-femmes hollandaises sur YouTube. Alors là, l'hollandais, je ne maîtrise pas trop. Donc sous titre en anglais, je ne suis pas hyper bonne en anglais non plus, donc ce n'était quand même pas facile. Qui en fait parle d'accouchement physiologique. Et je me rends compte que là-bas, les femmes, 80% des femmes accouchent de manière physiologique alors qu'elles ont accès à la péridurale.
- Speaker #1
Oui, ce n'est pas faute d'accès, c'est une volonté.
- Speaker #0
C'est ça. Donc c'est ça aussi qui est intéressant. C'est que c'est sûr, si je prends, on va dire, des pays d'Afrique où vraiment elles n'ont pas accès aux soins, c'est sûr, elles n'ont pas du tout accès à la péridurale. Donc forcément, elles accouchent sans péridurale. Et on peut dire, bon ben là, elles n'ont pas le choix. Mais là, c'est vraiment un pays où elles ont le choix. Et donc sur le coup, je me dis, ok, elles ne sont quand même pas toutes insensibles à la douleur. Il y a bien un truc qui fait qu'elles y arrivent, quoi. Non, mais sur le coup, j'en discute avec des amis. Ils me disent, ben s'il faut, elles aiment avoir mal. Mais non, mais quand même, on n'est pas folles. Non mais voilà.
- Speaker #1
Surtout pas 80% des femmes, il y a un moment.
- Speaker #0
Non mais c'est ça, c'est trop gros. Je dis mais vous vous rendez compte le nombre d'accouchements que ça fait par an ? Je dis c'est pas possible. Et puis elles y ont accès en plus. Et là du coup, en fait, je me renseigne un maximum. Je suis à fond des séminaires et tout. Et c'est là où en fait, je me rends compte que l'accouchement physiologique, c'est pas qu'en fait, c'est pas que accoucher sans péridurale, c'est bien plus que ça. Et je me rends compte en fait, je commence petit à petit déjà à croire en moi, à me dire mais en fait si. C'est possible. Si elles le font, je peux y arriver. Et vraiment, tu vois, me booster dans ce cheminement-là. Après, c'est compliqué parce que tu as ton entourage. Moi, vraiment, certaines personnes m'ont dit que j'étais folle de vouloir accoucher sans péridural. Parce que le bébou,
- Speaker #1
c'est tellement pas du tout acquis comme façon de faire que tu passes pour... J'ai tout à l'heure la bobo qui est complètement perchée. C'est vraiment ce qu'on en pense et ce qu'on en dit et c'est très triste.
- Speaker #0
Non mais c'est exactement ça. Moi, on m'a dit non mais c'est bon Alexis, on n'est plus au Moyen-Âge, tu vas accoucher normalement comme tout le monde avec la pérille. Et là, tu vois, j'essaye d'expliquer. Je dis oui mais moi, la pérille d'oral n'a pas bien fonctionné. J'ai mal réagi au produit et surtout, on ne sait pas me dire pourquoi. Tu vois, si encore tu as une explication, tu peux te dire, bon, ben, ok, la prochaine fois, on fera attention. Mais là, je n'ai pas d'explication, et il y a surtout de grandes chances que je revive la même chose. Donc là, du coup, je me dis, ben non, je ne veux pas revivre la même chose, donc du coup, je vais vivre un accouchement totalement différent, et au moins, on verra bien ce que ça donne, quoi. Mais du coup, oui, je pars dans l'optique de vivre un accouchement physiologique. 100%.
- Speaker #1
Ok, donc tu suis des conférences hollandaises. Est-ce que tu fais d'autres méthodes pour te préparer ?
- Speaker #0
Ouais, je fais pas mal de sophrologie. Pas mal de sophrologie. Et je suis même, du coup, c'était un courant... Alors, c'était une sage-femme à l'époque qui, du coup, était en France maintenant, mais qui avait fait toutes ses études aux Pays-Bas, qui me propose, en fait, de faire une préparation mentale. Je lui dis une préparation mentale. C'est bon, je ne vais pas... Sur le coup, je lui dis, mais je ne vais pas faire les JO. Et à ça, elle me répond, et si, un petit peu quand même. Je dis, mais pourquoi ? Et c'est là où elle m'explique, et c'est là où j'explique au moment que j'accompagne, que l'accouchement, c'est quand même aussi physique qu'un marathon. C'est la même dépense énergétique qu'un marathon. Un marathon, c'est 42 kilomètres, c'est énorme. Moi, courir 42 kilomètres, jamais je vais au bout de 42 kilomètres.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que dit comme ça, ça donne pas envie.
- Speaker #0
Non, mais elle me dit, c'est vraiment la même, c'est aussi intense. Je me dis, waouh ! Et là, elle me dit... Du coup, elle me dit... En fait, elle me sort aussi une stat impressionnante. C'est qu'en France, quand même, il y a pas mal de femmes qui souhaitent accoucher sans péridurale. Mais beaucoup craquent, tu vois, juste au dernier moment. Vraiment, ils prennent la péridurale. Et elle me demande, du coup, est-ce que je sais pourquoi ? Non, je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas, elles ont changé d'avis. Il y a certaines qui peuvent changer d'avis. Elle me dit non. C'est là où elle m'explique qu'il y a un moment donné, en fait, le physique flanche. Et elle me dit, c'est le mental qui prend le relais. Et c'est là où elle m'explique que si on ne travaille pas le mental, je ne vais jamais y arriver au bout de mon accouchement physiologique. Et elle me prend aussi l'exemple d'un coureur, d'un marathonien. Il ne va jamais, tu vois, s'il a une crampe ou s'il a un point de côté pendant ses 42 kilomètres, qu'est-ce qui fait qu'il va quand même y arriver et qu'il va franchir sa ligne d'arrivée ? C'est son mental. Ok. Waouh ! Ouais, non, non, mais là, sur le coup, je fais... Mais ça, personne n'en parle. Je me dis, non mais... Donc là, du coup, je commence à faire une préparation mentale. Je me dis, ok, bon, ça semble quand même. Mais là, du coup, ce qui est chouette, c'est que je vois que ça marche parce que les remarques qui pouvaient me toucher quand on me disait, non mais de toute façon, t'es folle de vouloir accoucher sans péridural et tout, ou tu verras bien quand il sera, etc., même l'anesthésiste. Je fais mon rendez-vous quand même chez l'anesthésiste, ce qui est obligatoire. Lui-même, il me dit, écoutez, quand vous serez à quatre pattes, plié en deux de douleur et que vous me supplérez de vous donner la péridurale, on en reparlera. Quand tu reçois ça en pleine face, j'ai envie de te dire que mentalement, il faut être préparé parce que c'est dur. Et ça, ce genre de comportement, malheureusement, ce n'est pas isolé parce que je reçois souvent des messages de maman qui ont envie d'accoucher sans péridurale et qui se font comme ça lyncher par les professionnels. Juste parce que ce n'est pas la norme de notre pays. mais c'est dur, c'est dur quand même à avaler oui c'est sûr, si tu es forcément douté c'est pas le bon choix que je fais et bien c'est exactement ça et quand t'as le doute qui s'installe c'est compliqué de l'ignorer ce doute il est là que là en fait tout ça, ça m'affecte pas et même je suis rentrée, je m'en souviens de ce rendez-vous chez l'anesthésiste j'ai dit à mon conjoint c'est simple, si c'est lui l'anesthésiste dans le couloir le jour où j'accouche. Mais vraiment, tu l'insultes. Il ne passe pas le bas de la porte. Vraiment. Il ne passera pas et j'étais remontée à bloc. Mais parce que j'avais été vraiment coachée.
- Speaker #1
Ça, c'est la clé. Le coaching mental qui va accompagner la douleur physique.
- Speaker #0
Exactement. Et puis vraiment, elles ont la différence entre... on va dire nous et les Hollandais, c'est que déjà là-bas, aux Pays-Bas, l'accouchement, c'est vraiment quelque chose de physiologique. La femme sait faire, elle va y arriver, elle utilise son corps. Chez nous, c'est déjà beaucoup plus médicalisé, où on croit moins aux capacités des femmes. Donc c'est là aussi où c'est différent. Et c'est surtout qu'en fait, elles mettent plein de choses en place pour... Elles arrivent en fait à diminuer la douleur des contractions. Et c'est là où c'est hallucinant, parce que je me dis, mais comment elles font ? Parce qu'en fait... Pendant notre accouchement, on va sécréter beaucoup d'hormones, dont une qui est l'endorphine. Donc ça, je l'apprends au fur et à mesure, qui permet en fait qu'il y a le même rôle que la péridurale, qui a un pouvoir anesthésiant sur la douleur. Et donc en fait, les Hollandaises, elles apprennent à utiliser leur corps, elles comprennent comment fonctionne leur corps pour justement favoriser cette production d'hormones, d'endorphines, pour justement diminuer la douleur des contractions. Et là, je me dis, ok, elles sont quand même super fortes. c'est clair mais ce que nous on nous explique pas en fait forcément ça prend plus de temps du coup voilà ça prend plus de temps que les cours de préparation à l'accouchement classique et c'est là aussi où je me rends compte que j'étais pas du tout prête pour mon premier accouchement où là vraiment j'ai pris les choses à la légère donc
- Speaker #1
ouais tu te prépares charge d'un bloc par préparation mentale est-ce que tu refais une préparation à l'accouchement classique ou quelque chose comme... l'autonomie, quelque chose ou pas du tout ?
- Speaker #0
Si, si, je suis, tu vois, je suis quand même bonne élève, je vais jusqu'au bout, je fais mes cours de préparation à l'accouchement, mais du coup ma sage-femme me dit, du coup vous avez fait autre chose, donc je lui ai dit, j'ai mis ça en place et tout, elle me dit, ah d'accord, je connaissais pas. Voilà, elle, elle suit on va dire les cours de préparation classiques que toutes les sages-femmes de notre pays dispensent, donc bon, voilà. Mais oui, oui, je refais quand même mon petit check-up, je me dis au moins j'ai tout fait.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Ok. Et donc, du coup, ta grossesse, en parallèle de ça, se passe bien ? T'as pas de soucis ?
- Speaker #0
Ouais, j'ai des brûlures d'estomac, tu vois. Brûlures d'estomac et nausées. Et si, petite particularité, on ne connaît pas le sexe du bébé. On s'est dit, on se fait... Une surprise. Ouais, on se fait la surprise et on a tenu la surprise jusqu'au bout. Donc ça, c'était quand même chouette. Et c'est franchement, c'est pas sinon. Moi, je sais qu'il y en a beaucoup. qui pensent que c'est très très long c'est pas si long que ça vraiment finalement c'était pas non c'est délicat huile ouais puis franchement quand tu découvres ton enfant c'est quand même chouette quoi ça te fait vraiment très très belle surprise à la fin ok et telle date de car cette fois est fixée ferme et définitive ou est ce qu'on se fait le coup de la fixer quatre fois non non c'est bon là celle là elle est non elle bouge pas elle bouge pas c'est prévu pour le 8 octobre
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
ça c'est bon, elle ne bouge pas.
- Speaker #1
Ok, donc on arrive petit à petit à la fin de ta grossesse. Comment tu arrives du coup au jour J ?
- Speaker #0
Alors, le jour J, le lundi, voilà. Alors, j'approche, on est du coup, on est le 3 octobre. Voilà, gentiment, je me dis bon ok, j'ai quand même pas envie de revivre un déclenchement non plus. Mais bon, je me dis bon, je laisse bébé haletant. Je sais que bébé haletant... temps. Je sais aussi que je serai capable aussi de m'imposer maintenant et de dire même si on me propose un déclenchement, il faudra quand même m'expliquer le pourquoi du comment. Il faut vraiment qu'il y ait des raisons médicales précises. Et j'ai compris aussi qu'un déclenchement, ça ne se décide pas à la légère. Et le 3 octobre, je dépose ma fille à l'école. Et là, un coup de mou, mais fatiguée. Vraiment très très fatiguée. Je me dis, je vais me mettre au lit. Sûrement, je ne sais pas, je suis fatiguée. Donc je sais pas, il devait être du coup 9h15 parce que je dépose ma fille entre... Ah ouais, 9h. 9h15, je me réveille 1h de l'après-midi. Ah oui. Ouais voilà, grosse sieste, mais vaseuse un peu. Pas très bien et toujours très fatiguée aussi. Je me dis oulala, je me prends la température quand même parce que je me dis s'il faut, il y a quelque chose qui... Pas de fièvre, je me dis bon. Je me ressens vraiment fatiguée. Je me dis, écoute, je me sens fatiguée. Et en plus, vraiment, je sais que durant la préparation, la sage-femme a insisté sur le fait qu'il faut vraiment suivre son instinct, écouter son corps. Et là, mon corps me dit d'aller me reposer. OK, je vais dormir. Avant ça, quand même, j'appelle mon conjoint. J'écoute, j'ai beaucoup dormi et tout. Reste par là. Parce que lui, du coup, il a tendance aussi à faire pas mal de route et tout. Je lui dis, reste par là parce qu'on ne sait jamais. Et je retourne au lit. J'ai beaucoup dormi. Si jamais tu iras chercher... notre fille du coup à l'école, il me dit ok y'a pas de soucis donc là je me rendors et je me réveille pareil il est 5 heures donc oui tu enchaînes ah ouais ouais et entre temps je mange pas j'ai pas faim je me dis ok y'a quand même un truc qui va pas et là je me lève je sens et là je me rends compte qu'en fait en bas du dos ça tire ça y est je commence à voir et là je me dis ah il y a peut-être quelque chose qui se passe je me lève je fais quelques quelques pas et là en fait je vais aux toilettes, je vais vomir j'ai dit bon ! Très bien. Et là, je sais que ça peut être un signe. Quand il y a quelque chose comme ça, quand le transit commence à être un petit peu chamboulé, ça peut être le signe de quelque chose. Et il faut savoir qu'on n'a pas de moyens de garder... En fait, les grands-parents de ma fille, en fait, ils ne sont pas à côté de chez nous. Ma maman ne conduit pas et donc est très loin. Elle habite à une heure et demie d'ici. Et ensuite, on a les autres grands-parents paternels qui sont à deux heures d'ici. J'écoute. Appelle ta mère. À mon avis, je pense qu'il y a quelque chose qui se passe. Donc, il appelle sa mère. Après, il ne faut pas la faire venir pour rien parce qu'il a toutes sortes de routes. Il dit non, mais il y a quelque chose qui ne va pas. J'ai de nouveau, une demi-heure après, je bois un verre d'eau du coup. Eh bien, dix minutes après, je me remets à vomir. Voilà, je dis quand même. Et là, en fait, ce qui m'inquiète, je me dis bon, je trouve que j'ai des vomissements. J'étais très fatiguée. C'est quand même bizarre. C'est quand même bizarre.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de choses qui se mettent en place.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Et là... je discute avec lui et là d'un coup je sens une sensation qui me prend au niveau du ventre et j'arrête de parler et là je me dis ah ça y est il y a quelque chose qui se met en route et en fait ça m'impressionne parce que je ne l'ai pas connu du coup pour ma fille c'est parce que c'est qu'une contraction au final mais non finalement en fait je ne sais pas ce que c'est et puis en plus avec le recul c'est pas si évident que ça à expliquer parce qu'on va toutes les ressentir d'une manière différente Mais donc voilà, ça y est, je me dis ok, bon là il n'y a pas de doute. Et ça y est, ça commence à monter en intensité et tout. Là j'ai dit bon, ok, on attend que sa mère arrive pour partir à la maternité. On arrive à la maternité. Du coup, on s'en rend compte quand même. Alors j'avais quand même un petit doute. On regarde, etc. sous monitoring, donc j'ai bien des contractions. J'ai fissuré la poche des os. Là aussi pareil, ça fait partie des signes. que bébé quand même va arriver et j'aurais voulu accoucher moi dans l'eau dans une baignoire parce que c'est le top aussi pour diminuer la douleur des contractions on y est quand même bien etc mais il faut savoir du coup quand tu fissures la poche des os donc du coup c'est la poche du liquide amniotique il y a plusieurs couches mais là il faut savoir du coup qu'on ne prend pas trop de risques du coup ton bébé en fait il est plus dans un environnement stérile on va dire il est plus dans sa petite poche comme il faut Donc, on va éviter de te proposer un bain pour éviter les infections. Donc, du coup, je n'ai pas le droit à la salle nature et je n'ai pas le droit à la baignoire. Mais heureusement que je n'ai pas tout misé là-dessus et j'ai pu faire autrement. Mais par contre, c'est très long parce qu'on me laisse sous monitoring un moment et on me laisse allongée sur une table. Et là, tu te rends compte que c'est juste impossible de gérer les contractions en restant allongée. C'est douloureux. Et là, quand on me dit, écoutez, vous êtes à 2-3 cm, là, sur le coup, je me dis, ok, là, ça va être rude. Là, je me dis, ça va être long. Et en plus, c'est avec le maintenant, parce que du coup, je me suis formée après tout ça, mais tu te rends compte que c'est là où ça peut être très long, en fait, très long et où beaucoup de femmes, en fait, des fois lâchent ou craquent à ce moment-là parce que tu as l'impression que le travail met du temps. Tu n'avances pas exactement et tu te dis, il y a un truc qui ne va pas et tu te dis, non, mais si ça doit continuer encore. pendant des heures comme ça, c'est pas la peine, je prends la péridurale et on n'en parle plus. Je me dis ok, et là on me dit, on m'enlève le monitor, on me dit écoutez tout va bien, vous êtes bien, on va vous laisser gérer votre accouchement, super, et en fait du coup j'ai accès à ma chambre. Et là du coup j'avais pris mon ballon, j'ai pris toutes mes affaires, et là je suis dans ma bulle, et je commence à gérer les contractions, ça se passe bien. Même, je suis tellement détendue que je m'endors entre chaque contraction, quand il y a des pauses, du coup. Alors, vraiment, ça se passe bien. Quelques heures. Donc là, du coup, on est arrivé à la maternité, il devait être 22h. Et là, il doit être 1h ou 2h du matin. On monte, donc rechecké. Je demande du coup à ce qu'on regarde mon col pour voir où j'en suis. Et là, on me dit, je suis à 4 cm.
- Speaker #1
Le fameux moment où tu te dis...
- Speaker #0
c'est tout voilà c'est ça et là ouais mais c'est d'ailleurs aussi ce que je du coup j'explique maintenant aux femmes je leur dis franchement demandez pas trop encore moi ça va le col il a été regardé que deux fois pendant tout le travail donc c'est pas tant que ça non trois fois c'est pas tant que ça mais il y en a certains elles demandent toutes les demi-heures ou toutes les heures il faut surtout pas faire ça parce que du coup ça te met ce fameux coup au moral qui du coup commence à te faire douter et si tu doutes c'est là que tu lâches et là tu rentres dans ce cercle dans ce cercle vicieux et elle me dit bah écoutez ça peut être encore très long etc donc là déjà elle me met un petit doute, je dis non mais vous inquiétez pas la prochaine fois que je vais vous voir je repars, j'ai mon bébé dans les bras je suis déterminée Je redescends et là, je dis à mon homme, je dis là, je vais tout faire. Là, je vais tout faire. Vraiment, je reste énormément en mouvement. Je prends des douches, je me mets dans ma bulle et vraiment, je le sais. Et ma sage-femme l'avait répété, elle me dit pour que le travail avance, pour que la dilatation avance, vous devez être le plus détendu possible. Il vous faut lâcher prise. Je fais OK. Donc là, vraiment, je m'oblige à vraiment et à me déconnecter un peu de tout ça. J'essaie vraiment d'être... de ne faire qu'un avec mon corps, avec mon bébé et d'être focus. Et là, il doit être... Les heures passent quand même. Il est 6h30, 7h moins le quart. Mon homme dort à côté de moi et je le réveille. Je lui dis, écoute, il faut qu'on aille voir la sage-femme. Là, il se passe quelque chose. Il me dit, t'es sûre ? Elle t'a dit que ça va être long. Je lui dis, écoute, je n'ai pas de péridural. J'ai toutes les sensations. Si je te dis qu'il se passe quelque chose, il se passe quelque chose. J'ai vraiment ressenti, tu sais, ce moment où ta bébé, mais qu'il descend. d'un coup, dans le bassin. Et là, je me suis dit, hop là, là, il y a quelque chose. Je prends les escaliers. C'est-à-dire que je monte. Je veux vraiment mettre toutes les chances de mon côté pour être sûre que quand je monte...
- Speaker #1
C'est bien la fois où tu redescends avec ton bébé.
- Speaker #0
Ah ouais, je redescends avec mon bébé. Et la sage-femme, en plus, elle dormait du coup, parce qu'entre les accouchements, elles essayent de se reposer et tout. Donc, on sonne. Elle me dit... Je lui dis, je fais écouter. Là, à mon avis, il se passe quelque chose. Elle me dit, ouais, vous êtes sûre ? Parce que c'était long. Je suis, ah, mais là, je vous garantis, il se passe quelque chose. Bon, j'arrive, elle me met sur la table, elle m'oscule et me dit, vous êtes à neuf. Ah, je dis, ah, mais là, je vous l'avais dit. Alors là, du coup, t'es remontée comme un coucou, parce que tu te dis, bon, ça y est, là, il se passe quelque chose. Et là, les contractions, au début, il y a vraiment une pause, il y a un intervalle entre chaque contraction. Là, il n'y a plus d'intervalle, c'est-à-dire ça monte bien en intensité, ça redescend et ça remonte de suite.
- Speaker #1
Ok, ça fait une pause, là.
- Speaker #0
Ouais, là, ça devient quand même très intense. Et à un moment donné, je me vois, donc elle m'installe sur la table d'accouchement, et je lui dis, je fais... Et là, pour la péridurale, on peut la prendre. Mon homme, il me regarde, il me dit, non, non, mais tu la veux pas. Je lui dis, tu la voulais pas, tu la veux pas. Et là, sa femme me regarde, elle a été chouette. Elle me dit, mais pourquoi vous voulez la péridurale ? Je lui dis, mais je sais pas, si j'y arrive pas. Elle me dit, mais là, vous avez fait le plus gros. franchement elle me dit vous allez y arriver ça je suis l'homme qui me dit ça mon homme qui me dit mais tu vas le faire et tout je me dis bon ok impeccable et là t'as ça elle arrive juste après elle arrive juste après parce que du coup elle me dit bon bébé arrive, vite elle va chercher une collègue, mon conjoint avait oublié, on avait oublié le sac de naissance pour le bébé donc du coup tu pars vite à la chambre aller chercher le sac de naissance et là je me retrouve toute seule dans la salle d'accouchement ok Ça a dû durer 30 secondes. Et je crois que c'était 30 secondes les plus longues de ma vie. Là, vraiment, je me dis, non, mais en fait, non, mais je n'ai pas envie d'être là.
- Speaker #1
D'accord, oui.
- Speaker #0
Je n'ai pas envie d'être là. Qu'est-ce que je fais là ? Et là, tu te dis, non, mais franchement, là, j'ai fait la maligne. Pourquoi tu n'as pas pris l'apéritif ? Tu es bête ou quoi ? Qu'est-ce qui t'est passé par la tête ? Et là, tu as ton cerveau qui part dans tous les sens, en fait.
- Speaker #1
Oui, on y est là.
- Speaker #0
Ah oui, là, tu sens, et elle me l'avait dit en plus. Et là, du coup, J'ai quand même mon cerveau qui se reconnecte en se disant Ok, si je suis à cette phase-là, bébé va arriver. C'est sûr, il va arriver d'une minute à l'autre. Mon homme revient, la sage-femme arrive, et là, je lui dis Là, c'est chaud, là. Je lui dis Là, c'est vraiment intense. Elle me dit Oui, je vois la tête, votre bébé arrive. Je lui dis Mais comment ça, bébé arrive ? Elle me dit Oui, oui, continuez ce que vous faites. Je lui dis Mais je ne fais rien. En fait, les... Les contractions font un boulot incroyable. On n'a pas besoin, c'est là où je me rends compte qu'on n'a pas besoin aussi de pousser comme une forcenée pour donner monde à son enfant.
- Speaker #1
Juste le fait d'accepter et de savoir que ça arrive, au final, ça permet au corps de faire ce qu'il a à faire.
- Speaker #0
Exactement. Et du coup, en deux poussées, mon fils est arrivé. Parce que du coup, on a découvert que c'était un petit garçon. C'est mon fils qui l'a récupéré. Il avait les larmes. J'ai me dit, je crois que c'est un garçon. Je prends mon bébé, et là, une sensation incroyable m'envahit de sérénité absolue, parce que surtout, en fait, tu avais vraiment l'intensité des contractions l'instant d'avant, et là, plus rien, plus rien, le calme plat, le silence. Moi, j'ai mon homme qui me regarde avec des yeux incroyables, la sage-femme qui est vraiment très très contente pour moi. et mon fils qui me regarde, il a un oeil fermé un oeil ouvert parce que il arrivait tellement vite, il s'est dit ok qu'est-ce qui s'est passé et là il me regarde avec ses petits yeux et là je me dis ok mais en fait, waouh, je l'ai fait quoi Et là, j'ai eu l'impression d'être... J'ai été pleinement actrice de mon accouchement. Et surtout, tout a été beaucoup plus simple après. C'est ça, en fait.
- Speaker #1
Oui, parce que là, pour le coup, t'as pas eu des biotomes, ni d'instruments, rien du tout. Tout s'est passé naturellement possible.
- Speaker #0
C'est surtout que j'ai eu zéro déchireur. Je n'ai rien eu. Je n'ai rien eu. Elle m'a dit, là, vous avez rien. J'ai eu, elle m'a dit, alors vous avez des légères éraillures. Donc les éraillures, c'est vraiment... Des légères brûlures que tu peux avoir au niveau des lèvres. Tu mets du spray cicatrisant, c'est fini. Vraiment, tu en parles, c'est fini. Et là, je me dis, non mais what ? C'est quand même dingue. Après, tu te rends compte que le corps est bien fait parce que quand tu as toutes tes sensations, tu ne vas pas pousser jusqu'à te déchirer le périnée. Ton cerveau va envoyer un signal d'alerte en te disant, là, si tu continues, ça va mal finir. Donc je me dis, waouh, c'est impressionnant. Ah non, je viens de vivre quelque chose d'incroyable. Et c'est surtout, du coup, j'ai mon fils sur moi et qui d'un coup, en fait, avec sa petite tête, commence à chercher le sein. Et au bout d'une demi-heure, il tête. Et là, waouh, je me dis, non mais c'est quoi ce délire ? C'est quoi ce délire ? Je l'ai en peau à peau sur moi aussi. Et le fait, en fait, c'est ça, d'accoucher de manière physiologique, tu sécrètes tellement d'hormones. d'ocytocine que du coup aussi l'allaitement est beaucoup plus facile à mettre en place mais ça je le saurai un peu plus tard je ne sais pas forcément sur le moment mais ouais beaucoup plus facile comme accouchement beaucoup plus agréable et c'est surtout et là quelque chose de dingue donc on nous laisse dans la salle d'accouchement et la sage-femme revient vers moi elle me dit bon je savais que vous alliez le faire vous étiez déterminé et tout je dis non mais franchement merci pour vos mots et tout elle a un fait De toute façon, elle me dit, je ne vous l'ai pas dit pour ne pas vous faire paniquer, mais c'était trop tard pour la péridurale. Là, on me dit qu'on soit très clair, ce n'était pas possible. Elle me dit, je ne vous ai pas dit ça, je vous ai dit que vous allez y arriver parce qu'elle me dit que vous y étiez en fait. Je la remercie quand même pour ça, parce que tout le monde n'aurait pas la même façon de faire.
- Speaker #1
Les mots contribuent à être rassurés quand on aurait pu tout bloquer parce que je veux la périr, ça y est, c'est fini.
- Speaker #0
Alors, on s'était donné un mot-code, je sais. Si je le disais deux fois, ce mot-code... Alors, c'était un mot très compliqué à dire, comme ça, c'était pas je veux la péridurale C'était un mot très compliqué à dire, et je l'ai dit qu'une fois. Je l'ai pas dit deux fois, je l'ai dit qu'une fois. Et j'avais dit à mon homme, Si tu vois que je lâche, tu me reboostes. Tu me dis non, je sais que pour toi, c'est important, ce projet de naissance. D'ailleurs, il était... Tu vois, je l'ai beaucoup... Il s'est senti beaucoup plus impliqué que pour la naissance de notre fille, parce qu'à la naissance de notre fille, il a été pareil, spectateur.
- Speaker #1
De quelque chose... On a pas du tout parlé de ton homme pour les sens de ta fille, alors que là, tu en as parlé plusieurs fois de lui, donc la preuve qu'il était plus impliqué dans la deuxième que dans la première.
- Speaker #0
Non, mais complètement. Et puis même, si je lui demandais de me masser... En fait, il était... Ce qui est vraiment compliqué, c'est que pour le partenaire, il est souvent mis à l'écart, mais dès que j'avais besoin de lui, dès que j'étais dans ma bulle, ok, mais dès que j'avais besoin de lui, il était là. Il était là, il m'a tenu la main. même si je ne lui demandais pas, il me disait que j'allais y arriver, qu'il était fier de moi. Et en fait, tout ça, ça te booste. Tout ça, mine de rien, fait que tu arrives au bout de ton projet. Et là, deux heures après la naissance, je prends mon bébé, je vais dans ma chambre, du coup, à pied. Alors que pour ma fille, j'avais été en fauteuil roulant parce que je n'avais pas de sensation très, très compliquée. Je lui dis OK. J'ai mon bébé en peau à peau. Et là, je demande à sa femme, je dis, mais je peux prendre une douche ? Elle me dit, ah, mais si vous voulez. Je fais, OK. Je laisse bébé en peau à peau avec son père. Je vais, je prends une douche. Je prends un petit déjeuner. Et clairement, j'étais prête à recommencer, quoi. Vraiment. Parce que là, du coup, mais tu te rends compte que physiquement, mais t'es... Et là, mon homme, il me dit, mais franchement, il me dit, ça n'a rien à voir. Là, il me dit, c'est comme si, il me dit, comme si, en fait, c'était rien. Enfin, physiquement, tu n'as rien à voir, vraiment. Et pourtant, j'étais plus jeune la dernière fois, la première fois. Comme quoi, la préparation mentale a tout changé.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais, ouais. Mais j'essaye maintenant d'en parler énormément aux femmes, mais c'est compliqué. Et d'ailleurs, pourquoi en fait j'ai décidé de me lancer là-dedans ? C'est toujours, ça s'est passé à la maternité. Je suis toute seule, j'ai mon fils, j'ai mon conjoint, parce que du coup, les visites sont interdites. Et c'est très bien comme ça. Mais du coup, il n'y a que la fratrie qui a le droit de venir voir du coup bébé. Et mon conjoint repart le soir pour dormir à la maison avec notre fille pour pas qu'elle s'inquiète, etc. Et moi, je lui dis, écoute, tout va bien. En plus, vraiment, je reste deux jours à la maternité. Pas très longtemps. Tout se passe bien, donc il n'y a aucune raison qu'on reste. Et là, en fait, à un moment donné, c'est la nuit et j'entends des pleurs. Mais il faut savoir que du coup, dans la maternité, on n'est pas beaucoup. Il y a des mamans, il y a des bébés. Et très vite, je fais la différence entre des pleurs et des pleurs de bébé. et des pleurs d'une personne adulte. Je me dis, ok, il y a quand même un truc qui ne va pas. Je vais dans le couloir, et là, en fait, je vois une maman qui est assise dans le couloir et qui pleure. Je me dis, wow, il faut que j'y aille, on est à côté de nos bébés, il n'y a pas de soucis, nos bébés dorment et tout, il n'y a pas de problème. Je vais la voir, je lui dis, ça va ? Elle me dit, oui, oui, mais en fait, elle m'explique que l'accouchement ne s'est pas passé comme elle aurait voulu. et que sa fille pleure beaucoup, elle ne sait pas trop quoi faire. À l'époque, la maternité où j'ai accouché, ils étaient quand même submergés, et c'est même encore le cas dans certaines maternités. Des fois, ils n'ont pas trop le temps pour nous, malheureusement, mais c'est comme ça. Et elle me dit, j'ai entendu les sages-femmes dire que vous aviez réussi à accoucher de manière physiologique, bravo et tout. Je dis oui, oui, mais il n'y a pas... Du coup, je me dis, je veux quand même savoir qu'est-ce qu'elle a, parce que je vois qu'elle ne va pas bien, etc. Elle me dit, moi, j'ai voulu, mais je n'ai pas réussi. Et là, elle me demande comment j'ai fait. Donc là, nous voilà installés tous les deux par terre dans le couloir, et on commence à discuter. Et je lui explique que j'ai fait une préparation mentale. Et là, elle me regarde, elle me dit, et en fait, elle se rend compte qu'elle a suivi une préparation classique, et en fait, que ça ne suffisait absolument pas. Finalement, elle n'a pas réussi, mais ce n'est pas sa faute. Clairement. Et là, elle me dit, franchement, si vous avez réussi, il faudrait que vous expliquiez aux femmes comment vous avez fait. Et là, elle plante une petite graine qui ne va pas germer de suite. Qui ne va pas germer de suite parce que, tu vois, on est en octobre 2022. Là, j'ai décidé de profiter de mon bébé. Je prends même, tu vois, un an de congé parental. Je kiffe, tu vois, vraiment. Mais, allez, 4-5 mois après la naissance, quand même, je me dis, ce n'est pas bête quand même ce qu'elle m'a dit à l'époque. Et peut-être, ça serait bien que je me forme. Donc là, du coup, je décide de me former en tant qu'accompagnante en périnatalité. Et je fais vraiment une... Je me spécialise vraiment dans l'accouchement physiologique. Et je suis, en fait, du coup, une formation, pareil, hollandaise, quoi. Donc, qui n'est pas reconnue en France, mais l'accompagnement en périnatalité est reconnu. Donc, ça me va très bien. Et du coup, c'est comme ça qu'est né, on va dire, le projet, le... le programme maternizaine pour accompagner les mamans.
- Speaker #0
Et donc, c'est ce que tu proposes, un programme qui permet de préparer mentalement les mamans à accoucher de manière physiologique.
- Speaker #1
C'est ça. Alors, ça va peut-être même un petit peu plus loin parce que justement, je t'en parlais au début, mais je trouve qu'en fait, après l'accouchement, on ne s'occupe pas trop de nous. Et c'est vraiment, en fait, ça englobe tout ça. Il y a vraiment une partie préparation à l'accouchement. où il y a effectivement une préparation mentale. Mais tu vois, j'ai des mamans qui même prennent... Alors, je n'oppose pas, moi, accouchement physio ou accouchement avec péridural. Ça ne m'intéresse pas, en plus. On a tous nos choix. Si on souhaite accoucher... Moi, je prends mon premier accouchement. Pour moi, mon choix, c'était l'accouchement avec péridural, point barre. Pour mon deuxième, j'ai fait un autre choix. Du coup, j'ai vécu un autre accouchement. Donc ça, je ne les oppose pas du tout. Mais tu vois, j'ai des mamans qui ont envie quand même d'être actrices un maximum. Donc du coup, qui veulent retarder la péridural. J'ai vraiment plein de... Ou j'ai même aussi pas mal de mamans qui ont des fois vécu malheureusement un accouchement difficile et qui du coup rejoignent le programme. Et tu as vraiment en fait, tu as plusieurs étapes. Tu as vraiment préparé l'accouchement, donc préparation mentale, physique, qu'est-ce que tu peux faire aussi, qu'est-ce que tu peux mettre en place pour que ça se passe bien. Et tu as tout ce qui est aussi après. Donc il y a aussi un module pour allaiter sereinement ton bébé. On voit aussi le postpartum, la rééducation du périnée. En fait, la maman, elle n'est pas, on va dire, abandonnée après son accouchement. Et surtout qu'en plus, je ne suis pas toute seule dans ce programme, on est sept au total. Dans le programme, j'ai deux doulas, j'ai une monitrice de portage, j'ai une experte en sommeil de bébé, parce que vu que j'ai eu des difficultés, et là, je sais ô combien ça peut être difficile, et j'ai dû me faire accompagner pour le sommeil de mon fils, je me suis dit, c'est quand même génial, tu viens d'accoucher, d'avoir quelques conseils pour bien mettre en place la routine de sommeil de ton bébé, parce que si ton bébé dort bien, toi aussi, tu peux te reposer, c'est quand même bien sympa. Donc voilà, c'est vraiment un condensé, on va dire, de plein de choses et qu'elles ont, du coup, elles ont tout ça réuni dans un même et seul programme. Voilà, voilà.
- Speaker #0
Ok, et bah écoute, très belle description. Et puis bah écoute, bah merci beaucoup surtout d'avoir raconté tes deux expériences très différentes et voilà, qui permettent aussi aux mamans de se retrouver et de se dire bah c'est pas à toi parce qu'on a vécu un accouchement pas top que ça peut être comme ça à chaque fois.
- Speaker #1
Ah non, en plus, vraiment, moi, je le dis et je le vois au quotidien. J'ai même une amie qui a eu neuf enfants. Donc, pour vous dire, neuf enfants, les neuf accouchements sans péridural. Mais les neufs, elle m'a dit, j'ai vécu neuf accouchements différents. Donc, même pour moi, chaque accouchement est différent. Parce que le bébé va se comporter d'une certaine manière, il va être placé d'une certaine manière. pas non plus les bébés au même âge, forcément. Donc à 20 ans, vous n'avez pas forcément le même corps qu'à 40 ans. Donc du coup, tout peut se passer de manière différente. Donc ça, c'est quand même bien important de le préciser et complètement. Oui, chaque accouchement peut être différent. Et puis pareil, tu vois, les grandes règles. Oui, pour un premier, c'est forcément long. Alors oui et non. Moi, j'ai une cliente en 4 heures à l'accoucher. Donc bon, c'est forcément long, c'est forcément long. Non, pas forcément. Tu vois, il n'y a pas, je trouve, pareil. Est-ce qu'on est obligé d'avoir des déchirures et une épisiotomie pour le premier ? Certainement pas. voilà, il y a plein de choses à mettre en place mais non non, complètement, chaque accouchement est différent, mais c'est surtout de se rendre compte que pour vivre un bel accouchement pour vivre l'accouchement qui correspond à nos choix, il faut s'y préparer il faut prendre son accouchement entre ses mains, clairement il ne faut pas se laisser guider comme moi je l'ai fait, ça a été mon erreur d'ailleurs et d'ailleurs, avec le recul, il y a plein de personnes qui m'ont dit, ah mais t'en veux pas à l'équipe médicale et tout, je dis, oui sur le moment bien sûr Ah ben ouais, ils se sont trompés dans la date du terme. Ah ben machin, j'ai été déclenché. Oui, oui, bien sûr. Le premier réflexe, c'est celui-là. Mais si vraiment je suis honnête, parce que j'ai beaucoup travaillé aussi sur mon accouchement, parce que ça a été dur quand même à digérer, la seule fautive, en fait, c'est moi. Parce que si j'avais vraiment été préparée déjà, j'aurais dû savoir ce que c'était un déclenchement. J'aurais pu aussi dire, écoutez, j'ai pas forcément envie de déclencher. Il n'y a pas de raison médicale d'être déclenché. Il y avait quand même plein de choses à mettre en place que je n'ai pas fait. Donc finalement, je me suis rendu compte que la seule responsable, c'était moi. Alors oui, il y a eu des facteurs qui ont fait que, ok, mais ça reste ton accouchement, ça reste ton corps. J'ai donné mon accord. À chaque fois, on m'a dit, vous voulez être déclencheur ? Enfin, on va procéder au déclenchement, vous êtes d'accord ? Eh bien, j'ai dit oui. Tu vois, mon consentement, il a été à chaque fois demandé. Et à chaque fois, j'ai dit oui. Donc là, j'ai la responsabilité de ce qui s'est passé. Et c'est pour ça, du coup, que j'ai décidé vraiment... de prendre mon accouchement entre mes mains pour la naissance de mon deuxième bébé, parce que je me suis dit, ok, en fait, c'est mort, quoi. Je ne veux pas être spectatrice, je veux être pleinement actrice, et vraiment, c'est ce que les femmes doivent vraiment comprendre et entendre, quoi.
- Speaker #0
Non, bah, écoute, c'est très bien dit et très clair, donc je suis complètement d'accord avec toi, et je pense que c'est important de le faire savoir, donc merci beaucoup à toi.
- Speaker #1
Et de rien, avec grand plaisir, en tout cas, merci beaucoup pour l'invitation.
- Speaker #2
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. S'il t'a plu ou si le podcast de manière générale te plaît, n'hésite pas à me laisser une petite note sur ton application d'écoute préférée. 5 étoiles, ce serait l'idéal. Et pour découvrir d'autres histoires aussi passionnantes qu'intéressantes, rendez-vous mercredi prochain. A très vite !