- Rébecca
Hello maman et bienvenue sur Balance ton accouchement, le podcast qui recense les histoires d'accouchement, qu'elles se soient bien ou mal passées, car toute histoire mérite d'être entendue. Vous écouterez ici des parcours faciles ou difficiles, des expériences uniques et surtout de la bienveillance et de la sincérité. Alors que tu sois maman, papa, future maman, futur papa ou simplement intéressé par l'accouchement et par ce qu'il fait traverser aux femmes et aux hommes, tu es le bienvenu par ici. Moi, je suis Rebecca. Maman de deux enfants est complètement bouleversée par les accouchements et la maternité. Alors, sans plus attendre, voici le nouvel épisode du jour ! Cet épisode est dédié à Mathis et à tous les bébés partis trop tôt, bien trop tôt. Cet épisode aborde des sujets difficiles comme la fausse couche, le deuil périnatal, le HEP syndrome et la réalisation d'opérations de chirurgie. Si ce sont des sujets sensibles pour vous, alors je vous invite à écouter un autre épisode. Et pour toutes les autres, bonne écoute ! Alors bonjour et merci d'être venu pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Jennie
Oui, bonjour, je m'appelle Jenny, j'ai 49 ans. Et actuellement, en vie, je n'ai pas d'enfant. J'ai eu quatre grossesses en tout. J'ai eu trois grossesses qui se sont terminées en fausse couche. Et j'ai perdu mon fils à 41 semaines de grossesse, il y a dix ans.
- Rébecca
Ok, une expérience intense. Est-ce que tu veux qu'on aborde un petit peu les fausses couches ? Est-ce que c'était quelque chose qui était... Est-ce que c'était compliqué à vivre à chaque fois ? Est-ce que c'est arrivé tôt ?
- Jennie
Oui. En fait, j'ai eu trois fausses couches. Les deux premières étaient vers les 10 ou 11 semaines de grossesse. La première, c'était une grossesse molaire partielle, une grossesse qui n'allait jamais arriver à terme. J'ai été diagnostiquée assez tard. Et puis, c'était assez compliqué parce qu'après, c'est une grossesse qui peut, si tout va mal, qui peut arriver avec des conséquences plus graves pour la santé. Donc, derrière cette grossesse, il y a un suivi assez régulier de prise de sang. Donc, il faut subir et la fausse cuche. et puis après les prises de sang chaque semaine qui... qui te rappelle en fait ce qui s'est passé, pour attendre que les niveaux dans le sang reviennent à normal. Donc ça, pour moi, ça a duré plusieurs mois. Et après tout ça, il faut attendre un peu avant de se lancer dans un deuxième projet de grossesse. Donc on a attendu à peu près huit mois. Après, je suis tombée enceinte à nouveau. J'avais des doutes. Je ne me sentais pas trop à l'aise avec la grossesse. Je me suis dit que la même chose allait peut-être arriver. Et en fait, j'avais fait une acrographie juste avant les vacances. Je devrais aller en Nouvelle-Zélande et j'avais fait une acrographie juste avant d'y aller. Et la même chose s'est passée. C'était une grossesse arrêtée. Heureusement, cette fois-ci, ce n'était pas une grossesse molaire, mais c'était quand même une fausse couche. Il fallait passer par un courtage à l'hôpital. Donc les deux, ça s'est passé assez rapproché. Et pas longtemps après, je suis tombée enceinte à nouveau. Donc j'avais de la chance, je pouvais tomber enceinte assez facilement, sauf que je ne pouvais pas garder les grossesses. Et la troisième, ça s'est terminé très vite. Je pense que c'était il y a huit semaines. C'était naturellement chez moi. Donc après les trois, comme tu peux imaginer, c'est quand même compliqué de subir les trois en même temps. En même temps, j'avais été diagnostiquée avec une maladie intestinale. Donc j'avais pas mal de médicaments et un changement dans ma vie par rapport à ça. On s'est posé, on a arrêté un peu avec les grossesses, on a pris le temps pour nous en tant que couple. On s'est mariés. Une semaine après notre mariage, je suis tombée enceinte à nouveau de mon petit garçon, Mathis.
- Rébecca
Ok.
- Jennie
Donc voilà.
- Rébecca
Donc encore une fois, oui, tu es tombée enceinte plutôt, entre guillemets, facilement.
- Jennie
Oui. Alors là, pour le quatrième, ce n'était pas assez vite pour moi. Mais bon, oui. Facilement, naturellement, en tout cas. On n'avait pas besoin d'aide.
- Rébecca
Ok, d'accord. Et comment tu entames cette grossesse, du coup ? coup. Est-ce que tu penses que tu étais quand même assez stressée ?
- Jennie
Absolument, oui, avec beaucoup de peur. Et en fait, mon mari, il ne croyait plus. Donc, il ne s'investissait pas du tout avec la grossesse. Lui, il m'avait dit tant qu'on n'a pas passé les cinq mois, moi, je n'y crois pas. Et moi, j'ai gâté toutes les signes. Chaque fois qu'il y avait quelque chose, je me disais, est-ce que c'est normal ? Est-ce que ça va finir ? Et il me semble que c'était vers les six semaines. J'avais beaucoup saigné et ça m'a fait... J'avais trop peur. J'étais presque hystérique. Quand je suis arrivée, je suis passée à la méternité. Et ils ont fait un examen et ils ont dit, en fait, on va faire une échographie, mais c'est trop tôt. On ne va pas savoir si c'est normal, si tu vas bien ou pas, parce que c'est trop tôt. Donc, j'ai fait ça et j'étais dans le dut. C'était juste avant Noël. Et j'ai dû attendre le 3 février pour faire l'échographie des trois mois, pour savoir si tout allait bien. Et donc, quand je suis allée à cette échographie, j'ai demandé à mon mari de venir avec moi. Et c'était vraiment, on avait tous les deux, on avait peur, on appréhendait en fait le résultat de cette échographie.
- Rébecca
Et oui. Et tout allait bien, cette échographie des trois mois, alors ?
- Jennie
Oui, heureusement, oui. Parce qu'en fait, avec la première grossesse, on a appris à l'échographie du trois mois qu'on avait perdu notre bébé. Et on avait entendu les mots « Ah ben, je suis désolée de vous apprendre » . Donc, ces mots-là sont vraiment compliqués, sont restés dans ma tête. Et donc, j'ai appréhendé ces mots sur l'échographie de Mathis. Mais j'ai vu déjà à l'écran, j'ai vu que le bébé avait bien grandi. J'ai vu et j'ai entendu le cœur. Donc pour moi, C'était bon.
- Rébecca
Tu t'allais bien.
- Jennie
Oui, tu t'allais bien. Donc, à partir de ce moment-là, j'ai cru dans la grossesse. Mon mari, il appréhendait toujours. Donc, il était... Je pense que c'est difficile pour un monsieur aussi de s'investir pleinement dans la grossesse dès le début. Et lui, il était un peu détaché. Mais on a suivi le cours, on a fait les... Les rendez-vous médicaux qu'il fallait, on a fait l'échographie des cinq mois. On a dû faire une deuxième échographie parce qu'il y avait une question sur la santé de Mathis à ce moment-là. Donc, on a fait une échographie un peu plus approfondie. On a appris que c'était un garçon et tout allait bien. Et la grossesse se déroulait parfaitement bien. J'allais bien, j'étais en bonne santé.
- Rébecca
La deuxième échographie, il y avait peut-être un problème, elle avérait qu'il n'y avait rien du tout.
- Jennie
Oui, c'est ça.
- Rébecca
D'accord. Et donc, il grandissait bien. Vraiment, tout se passait très bien.
- Jennie
Oui. Et j'adorais être enceinte à ce moment-là. J'avais pas les maux de la grossesse, j'avais pas les nausées. À ce moment-là, j'avais pas mal. J'avais pas mal au dos, j'avais pas mal dans mes jambes. Tout allait bien. J'étais vraiment en pleine santé et j'adorais être enceinte.
- Rébecca
Et oui, c'était un peu l'aboutissement après toutes ces années où ça n'allait pas, d'avoir enfin réussi à être enceinte.
- Jennie
C'est exactement ça. En fait, j'avais compris la chance que j'avais de tomber enceinte et de garder mon bébé jusqu'à là. Donc, je me suis dit, tu profites pleinement de ce que tu vis parce que c'est quand même un miracle. ce qu'on est en train de vivre.
- Rébecca
Est-ce que tu avais un suivi quand même un peu plus poussé que ce qu'on propose normalement, vu que tu avais eu quand même trois fausses couches avant, ou pas spécialement ?
- Jennie
Non, absolument pas. J'étais dans une clinique, je suis suivie par une clinique privée. J'avais les rendez-vous mensuels, comme toutes les femmes, je n'avais pas du tout de suivi. Alors moi, j'avais demandé, parce que j'avais fait les recherches par rapport à les fausses couches, et j'avais demandé si je pouvais je pouvais prendre du progestérone en début de grossesse, parce que j'avais compris que ça peut aider une grossesse à tenir, en fait. J'avais pris ça, et mon médecin m'avait donné de l'aspirique à prendre aussi. J'avais une dose d'aspirine à prendre tous les jours.
- Rébecca
Ok, pour essayer d'aider un petit peu à ce que ça tienne.
- Jennie
Oui.
- Rébecca
Ok, donc là on en est à la T2, donc 5 mois de grossesse, donc vraiment tout va bien. Ton mari commence à vraiment y croire aussi, parce qu'il a passé son cap des 5 mois alors.
- Jennie
C'est ça, exactement. Et on avait commencé, du coup on a commencé à discuter des prénoms, on a commencé à regarder un peu pour la chambre, on a commencé à acheter les petites choses. La poussette, les choses comme ça. Donc, on a commencé à se préparer mentalement aussi en tant que famille. On a envisagé ce qu'on allait faire juste après la naissance. Ma mère, elle allait venir parce que ma famille, elle est en Angleterre. Donc, on avait prévu la visite de ma mère juste après l'accouchement. Et donc, on a pu vraiment se projeter sur le projet, en fait. Donc, c'était bien. C'était un moment de bien-être, en fait. entre nous deux.
- Rébecca
Oui, ok. On commence, du coup, cette grotte se pose bien. Tu te projettes aussi sur l'accouchement. Tu sais ce que tu veux, ce que tu ne veux pas.
- Jennie
Je ne savais pas trop ce que je voulais. Je n'avais pas trop envie de faire un accouchement naturel, enfin, de voix basse, en fait. J'avais peur. C'est juste parce que j'avais peur d'avoir mal. Mais je pense que comme beaucoup de femmes... Donc, j'avais même posé la question à mon gynéco si je pouvais avoir une césarienne. Il m'avait dit non. Donc, il n'y avait pas de raison. Donc, on était prévus pour juste un accueillissement normal, donc avec les médicaments. Moi, je voulais les médicaments parce que je ne voulais pas avoir mal. C'est tout. Mais je n'avais pas de projet d'accueillissement. Je n'avais pas pensé à planifier à ce moment-là. Non, j'étais... Je voulais juste suivre le rythme, en fait, faire comme Mathis, il veut venir, le laisser venir à son rythme.
- Rébecca
Oui, ok. Du coup, tu passes petit à petit le cap de la prématurité, donc vraiment tout s'annonce bien. Comment se passe ta fin de grossesse ?
- Jennie
Ça se passe bien, ça se passe bien. En fait, je voulais travailler le plus tard possible pour pouvoir avoir des jours. après la naissance.
- Rébecca
Oui.
- Jennie
Et en fait, je suis tombée malade fin juillet. J'avais un gastro. Et donc, on m'a donné un arrêt de travail qui a enchaîné tout de suite l'arrêt de maladie, en fait.
- Rébecca
Quand j'ai maternité.
- Jennie
Oui, c'est ça.
- Rébecca
OK.
- Jennie
Donc, moi, j'avais prévu de travailler jusqu'à la... Première semaine d'août, je pense, et en fait, j'ai arrêté vers le 20 juillet. Donc, j'ai pu profiter. Maintenant, je peux le dire, maintenant, c'est bien que j'ai pu arrêter plus tôt parce que j'ai profité en fait de ma grossesse. Donc, je ne travaillais pas, je pouvais aller me balader, il faisait chaud aussi. Donc, je n'étais pas fatiguée parce que je n'étais pas en train de travailler. Mathis, il allait bien. Nous, on allait bien. Donc, j'ai fait les longues balades. quand il ne faisait pas trop chaud, et je me suis bien reposée, tout était bien, une fois que le garçon est passé, en fait. Et moi, dans ma tête, je voulais accoucher le 15 août, parce que c'était l'anniversaire de ma grand-mère, qui décédait il y a 12 ans. Et donc, à l'approche du 15 août, je disais, allez, on y va, on y va, ça va arriver pour le 15. Et en fait, vers le 12, le terme était prévu pour le 21 août.
- Rébecca
D'accord, c'était pas complètement utopiste.
- Jennie
Non, non, pas du tout. Et en fait, vers le 12, le vendredi 12, je commençais à avoir très mal à la tête comme une migraine. J'avais souvent des migraines à l'époque, mais c'était comme une migraine, mais ça ne passait pas. J'avais une douleur qui allait dans l'épaule gauche et ça ne passait pas. J'ai pris des doliprane, je me suis allongée, j'ai mis du chaud, j'ai mis du froid. Tout ce que je faisais d'habitude pour les migraines, j'étais toujours très mal. Je suis restée couché toute la soirée et je me suis dit peut-être que j'irais voir un osteopathe. Ça va peut-être aller mieux, ça va peut-être me soulager. Donc je suis allée voir un osteopathe le lendemain matin, ça n'a rien fait. J'avais moins mal à la tête, mais j'avais toujours très mal à l'épaule, et ça ne m'a pas soulagée. Donc, je souffrais quand même pas mal ce week-end-là. Et le lendemain matin, donc le dimanche matin, je suis quand même allée aux agences par rapport à l'épaule parce que vraiment, ça passait pas. Donc, je suis allée aux agences et ils ont juste dit que j'avais une lombalgie, je pense. C'était ça qu'ils avaient dit. Et ils m'ont donné des médicaments pour les douleurs. Donc, c'est des antidulures qui étaient très forts. Et en fait, ils m'ont fait vomir, donc je ne pouvais pas les prendre. Et je suis rentrée chez moi. Et en fin de soirée, on est retournée vers l'hôpital. On est allées à la méternité parce que j'avais les contractions. Donc je me suis dit, on est les 14-8, je commence à avoir les contractions. C'est bien, peut-être pour le 15, il sera là. Donc ils ont fait un monitoring. Mathis, il allait bien. Moi, j'allais bien. bien. J'avais mal, mais pas trop mal non plus. Et elle m'a dit, ben non, c'est pas le moment. Vous n'êtes pas prêts. C'est juste le... Vraiment, le tout début, ça ne va pas trop tarder, mais ce n'est pas pour maintenant. Donc, il faut rentrer chez vous. Donc, je suis rentrée chez moi. Et ensuite, ça, c'était le 14. Donc, le 15, c'est un jour férié. Je ne me sentais pas bien. J'avais un... Je savais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, mais je ne pouvais pas l'identifier. Je ne savais pas ce que c'était. Je n'avais pas de symptômes très évidents, mais dans ma tête, je savais qu'il y avait quelque chose qui n'était pas normal. Donc, j'ai pris un rendez-vous chez le médecin à la maternité pour le 16 du matin. Je suis allée le voir et il m'a dit non mais c'est juste la fin de la grossesse. C'est normal, vous avez mal. C'est normal que vous n'êtes pas confortable. C'est normal, tu vas bien. Tu vas bien. Donc il m'a renvoyé chez moi. Et en fait, aucun des rendez-vous que j'ai eu pendant ce week-end là, on m'a pris ma tension. Ni on a fait un test des urines pour savoir si j'avais des problèmes avec les protéines dans les urines. ou si j'avais un problème. problèmes sanguins, ils n'ont pas pensé à faire d'autres analyses.
- Rébecca
Et ils ont mis tout... Le stress que la tension, c'est quand même un examen qu'on fait normalement de manière logique, quoi.
- Jennie
C'est ça, et c'est un examen qui ne prend pas beaucoup de temps non plus. C'est facile à faire, en fait. Mais à l'époque, je ne pensais pas à ça.
- Rébecca
Mais...
- Jennie
Mais c'est juste maintenant, avec le recul, que je me dis, peut-être que ne serait-ce qu'aux agences, ils auraient dû le faire. Ils n'ont pas fait, ils n'ont pas pris les... Mais malheureusement, ils ont mis tout ça sur la fin de grossesse. Donc je suis rentrée chez moi. Et à la fin de la journée, en soirée, j'ai commencé à avoir mal côté droite. vers là où il y a le foie, côté droite de mon corps. J'avais très mal là. C'était une douleur qui ne partait pas. Ça restait. C'était constant. Et ça restait. Je l'avais pour au moins une heure et demie. Et je parlais avec mon mari. Je disais, ce n'est pas normal d'avoir mal comme ça. Ce n'est pas le pied. Ce n'est pas son pied. Parce que des fois, on sent avec les pieds du bébé, on sent qu'il y a... Ils poussent ou ils donnent des coups de pied, mais ce n'était pas ça, c'était une délire différente. Et je dis à l'étudiant, mais ce n'est pas normal que j'aie mal comme ça. Donc, on a appelé, en fait, on a appelé le SAMU, mais pour avoir leur avis. Je ne sais pas pourquoi on a appelé le SAMU, on aurait dû peut-être appeler le médecin, mais on a appelé le SAMU pour avoir leur avis par rapport à ça. Ils ont envoyé une ambulance, ils ont dit, il faut aller consulter. Donc, ils ont envoyé une ambulance. Donc, l'ambulance est arrivée et je suis allée à la maternité. Ils ont pris ma tension. Ma tension était haute à ce moment-là. Je pense que j'étais à 13,8 ou à 14,8 à ce moment-là. Et donc, on est allé à la maternité et ils ont fait un monitoring. Et Mathis, il allait bien à ce moment-là. Et elle m'a dit que j'étais vraiment au début du travail.
- Rébecca
Ça se répète. Oui, ça se répète.
- Jennie
Donc, j'étais au début du travail, mais elle m'a dit que je vais quand même lui garder. Parce que je pense que peut-être demain, ça va peut-être avancer. Donc, on va lui garder pour la soirée. Et donc, mon mari, il est rentré. On a même... J'ai rigolé parce que je lui ai dit, rentre à la maison, comme ça au moins tu vas avoir une dernière nuit de sommeil avant que le bébé n'arrive. Voilà, c'est ça. Et moi, je suis restée à l'hôpital. Ils m'ont donné un nu-bain pour m'aider à dormir dans la nuit et du spas-fond. Et ils ont fait le monitoring et Mathis, elle allait bien. Donc à ce moment-là, on était bien, ma tension était normale à ce moment-là, je pense.
- Rébecca
Oui. Ok, donc pour l'instant, personne n'est inquiété, toujours pas d'examen des urines ?
- Jennie
Toujours pas d'examen des urines, oui, à ce moment-là.
- Rébecca
Donc tu t'endors avec un peu d'aide médicamenteuse ?
- Jennie
C'est exactement ça. Et en fait, à partir de ce moment-là, pour moi, c'est le noir. J'ai quelques souvenirs qui reviennent. Donc je sais qu'ils m'ont mis dans une chambre sur le service maternité. Je sais que pendant la nuit, j'avais appelé parce que j'avais envie de vomir. Personne n'est venu et j'ai vomi dans une poubelle. Donc ça, je me souviens. Et après, mon prochain souvenir, c'est plus tard. Je ne savais pas à quel moment c'était, mais c'était plus tard. C'était vers 9h30 du matin. Et c'est le médecin qui m'a dit, vous allez avoir une césarienne en agence. Et les infirmières qui essayaient de mettre une perfusion dans mon bras, qui n'arrivaient pas à trouver les veines. Et moi, j'étais inconsciente à ce moment-là de ce qui se passait, en fait. Et je me rappelle que je rigolais parce que je disais, oh non, mais c'est normal. Ils n'arrivent jamais à trouver mes veines. Mais en fait, ce qui s'est passé, c'est que vers 6 heures du matin, ils avaient fait une prise de sang. À ce moment-là, ça a montré qu'en fait, j'avais un HELP syndrome.
- Rébecca
D'accord. Est-ce que tu peux détailler ce que c'est pour les auditeurs ?
- Jennie
Oui, bien sûr. Un HELP syndrome, c'est une complication sévère de la préeclampsie. Donc, ça veut dire que, en fait, les lettres, ça veut dire en anglais « Hemylsys, elevated liver enzymes and low platelet count » . Donc en français, ça veut dire que les enzymes hépatiques sont élevées et qu'il y a une baisse des plaquettes. Donc c'est juste sur le foie. Et en fait, ce que je ne savais pas à ce moment-là, ils ont pris les résultats de la prise de sang assez tard. Ils ont trop tardé le matin et ils m'ont amenée au bloc. Et quand je suis arrivée au bloc, ils ont compris que mon foie avait une OEDEM. énorme et en fait a quasiment explosé. Donc mon foie n'était plus du tout récupérable. Et ils ont dû travailler sur moi pour sauver ma vie. Et en travaillant sur moi, ils ont attendu pour que j'accuche le matisse. Et du coup, après, pour le matisse, c'était trop tard. Ils n'ont pas pu le sauver derrière.
- Rébecca
Et donc toi, en ce moment-là, toi, tu es en anesthésie générale, tu n'es pas... t'es pas consciente ou si ?
- Jennie
Ouais, et en fait, moi, j'étais déjà dans un coma à ce moment-là. Donc, c'était même pas l'anesthésie générale, c'était...
- Rébecca
Le coma.
- Jennie
Ouais. Ils ont vraiment bataillé pour sauver ma vie à ce moment-là.
- Rébecca
Ok. Est-ce qu'on a posé la question à papa est-ce qu'on sauve maman ou bébé ou pas du tout ?
- Jennie
Ils ont pas eu le temps. Ils n'ont pas eu le temps. Papa n'était pas là. Il était à la maison. Et ce n'était pas dans cette situation-là, en fait. Je pense que dans cette situation-là, une situation comme ça, ils ne posent pas la question. C'est toujours la maman qui sauve. Et je suis un peu soulagée qu'ils n'ont pas pu poser la question à Ludo. Parce que comment est-ce qu'un papa peut choisir ça ? C'est tellement compliqué. Mais Ludo, en fait, il a su en arrivant à l'hôpital ce qui s'est passé. Quand il est venu me voir le lendemain matin.
- Rébecca
Oui, il est venu te rendre visite pour commencer l'accouchement ensemble. Et au final, il a appris tout ça.
- Jennie
Oui, c'est ça. Il a appris que l'anciennement, notre fils, il était parti. Mais que sa femme était, en fait, entre la vie et l'amour. Parce que ce moment-là, j'étais... toujours dans un coma. Ils attendaient de me transférer sur Paris, à l'hôpital. La pitié. Et voilà. Donc, il attendait aussi... Ma mère, elle devrait arriver ce jour-là. Elle était sur la route. Donc, il a appelé ma mère. Et elle, elle a appris ce qui se passait quand elle était sur la route pour arriver. Et donc, ils attendaient à la clinique l'arrivée de ma mère avec mon beau-père pour rencontrer mon fils. Donc, entre... rencontrer Mathis, déjà.
- Rébecca
Ok, d'accord. Et toi, tu te réveilles quand de ce coma ?
- Jennie
Moi, je me réveille six jours plus tard. Je me réveille, je me chauffe, je me rappelle, je chauffe mes yeux, je regarde, je dis c'est pas la même couleur, la chambre elle est pas la même couleur que la dernière fois. Et après, j'ai un médecin qui me parle, qui me dit « Est-ce que tu sais où tu es ? » Et je dis « Je suis à l'hôpital, mais je ne sais pas trop. » Et en fait, ils sont deux médecins dans ma chambre à ce moment-là. Ils m'expliquent très calmement ce qui s'est passé. Que Mathieu, il est parti. Qu'ils ne pouvaient pas récupérer le foie. Et que j'ai eu de la chance qu'ils ont pu trouver un nouveau foie pour moi. dans les 48 heures, parce qu'on n'a que 48 heures à vivre quand on n'a pas de foie. Donc, ils ont pu trouver le foie pour faire la greffe. J'ai été greffée, tout s'est bien passé avec le foie, mais par contre, ma tisse était partie et ça faisait quand même six jours que j'étais dans un coma. Donc, c'était à ce moment-là que j'ai appris ça. un petit peu Plus tard, je pense à une ou deux heures plus tard, il y a ma famille qui est arrivée. Mais à ce moment-là, j'étais, comme tu peux imaginer, j'avais tellement de morphine et de médicaments dans mon sang. En fait, je n'ai pas trop compris ce qui se passait. J'avais compris que Mathis n'était pas là, mais je ne comprenais pas ce que ça voulait dire en fait.
- Rébecca
Oui, tu avais peut-être compris partie dans le sens pas là, mais pas partie dans le sens plus là.
- Jennie
C'est ça, ouais. En fait, en ce moment, on est tellement dans un nuage de médicaments et de trauma, en fait. Donc, on sait que ça veut dire qu'il n'est pas là, mais le douleur que ça représente, ça ne revient pas à ce moment-là. Ça revient beaucoup plus tard.
- Rébecca
Et du coup, le fait de revoir quand même ton mari, ta maman, est-ce que tu sens quand même que ça t'apporte quelque chose de positif ou vraiment t'es anesthésiée émotionnellement à ce moment-là ?
- Jennie
Ça me soulageait. Je pleurais, ça me soulageait de les voir et j'avais besoin de se toucher. Mais j'étais vraiment sur une image de médicament, de morphine en fait. Je savais qu'il y avait quelque chose. J'ai vu à la tête qu'ils avaient passé quand même un temps vraiment difficile. Et j'avais besoin de leur présence. Mais je ne comprenais pas trop pourquoi j'avais besoin de ça. Et c'est seulement peut-être le lendemain ou le surlendemain que je commençais vraiment à me rendre compte de tout ce qui s'est passé en fait. De tout ce qu'on a traversé, tout ce qu'eux ils ont traversé, tout ce que moi j'ai traversé aussi.
- Rébecca
Oui, ok. Et comment tu te remets déjà de cette opération et de ce syndrome déjà ?
- Jennie
C'est étape par étape. Donc déjà, j'étais à l'hôpital pendant un mois. Et pendant ce mois-ci, je me suis concentrée sur le côté physique et médical. Parce qu'au début, je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais pas marcher. Je ne pouvais même pas lever ma main vers ma... vers mon visage parce que j'étais gonflée de partout, c'était trop lent mes muscles étaient je ne sais pas, ils étaient partis mes muscles donc il fallait recommencer à utiliser mes muscles, mes bras mes jambes sortir du lit, c'était une épreuve
- Rébecca
Mais c'était juste une épreuve tellement difficile. Quand je me suis assise dans la chaise pour la première fois, j'avais mal partout. Et j'avais juste une envie, c'était de me rallonger sur le lit et de ne plus bouger, en fait. Mais la famille et mon mari et les amis, c'est là que tu vois l'importance d'être bien entourée, en fait. Parce qu'ils venaient tous les jours. Et c'était pour eux. Je bougeais pour eux. Donc, je faisais l'effort. Moi, je n'avais pas envie. Franchement, je n'avais pas envie de bouger. Mais je savais que je voyais mon mari. La première fois que je suis sortie du lit, je voyais sa tête. Je me disais, OK, là, c'est important. Il faut vraiment insister sur ça. Il faut le faire. Il faut réussir. Donc, chaque fois que je faisais quelque chose de nouveau, il était tellement heureux pour moi. Donc, c'était ça ma force, en fait. C'était lui. Et donc l'hôpital, le kiné qui vient, j'avais les séances de psy, j'avais les médecins qui venaient tous les jours. Donc ça, ça allait bien. Et après, je suis rentrée chez moi. Et c'est là que j'ai commencé à travailler sur le côté plutôt mental, je vais dire, par rapport à Mathis et le père de Mathis. Et là, c'était beaucoup plus compliqué de gérer pour moi. forcément là ça a dû vraiment prendre conscience de ce qui s'était passé et essayer d'avancer avec ça quoi ouais c'est ça en fait là où j'avais le plus mal c'est le fait de ne pas avoir rencontré mon fils j'allais demander est-ce que tu l'as vu du coup Mathis ? ben non j'ai pas pu parce que tu fais la ils ont fait la césarienne et après j'étais sur Paris j'étais dans un coma Et en fait, l'enterrement de ma tisse, c'était pendant que j'étais à l'hôpital. C'était, je pense, deux jours après mon réveil. Et donc, je n'étais pas du tout en état de me dépasser. Je ne pouvais pas y aller. Donc, moi, je ne l'avais jamais rencontré. Je ne l'ai jamais vu. Et d'avoir porté ce petit garçon pendant neuf mois et puis ne pas avoir à le tenir dans mes bras, c'est juste pour dire au revoir. C'était vraiment, vraiment compliqué à vivre. J'ai continué les séances de psy, mais ça ne m'apportait pas grand-chose parce que je ne voulais pas toujours raconter la même histoire et comment je me sentais aujourd'hui. J'avais juste besoin de les clés pour pouvoir avancer et reprendre ma vie et vivre avec, parce que de toute façon, c'est ça qu'il faut faire. Ça ne va jamais changer, donc il faut apprendre à vivre avec. Et donc, j'ai arrêté les séances de psy. J'ai repris le travail parce que j'avais besoin d'occuper un peu ma tête. Donc, ça, c'était en janvier, donc quelques mois après quand même. Et j'ai commencé à consulter une magnétiseuse. Et elle, elle m'a fait beaucoup de bien. C'était parce que je n'avais pas besoin de discuter, de parler, de toujours raconter comment je me sentais. Oui, c'était ce qu'il me fallait. Et ça m'a fait tellement de bien. Et c'est grâce à elle que j'ai réussi à tourner un peu ma vie, de vraiment avancer dans ma vie. Et puis, au fur et à mesure, ça prend du temps. Même aujourd'hui, ça fait dix ans maintenant, et même aujourd'hui, j'ai des jours qui sont plus compliqués que d'autres, mais au fur et à mesure, on se rend compte que ça va mieux.
- Jennie
Du coup... Est-ce que tu aurais un conseil à donner aux parents qui vivent un deuil périnatal ? Est-ce que, à part avancer ?
- Rébecca
Moi, mon conseil, c'est d'essayer de ne pas regarder trop loin. Parce qu'en fait, tous les jours sont différents. Donc, on peut se lever un jour et c'est vraiment compliqué. On peut se lever le lendemain et en fait, ça va. Donc, il ne faut pas se dire... Il faut juste prendre chaque jour comme il arrive. Et puis, quand tu réussis une journée et que tu se passes bien, c'est une réussite. Et puis, le lendemain, tu recommences. Et en faisant ça comme ça, en faisant un jour par jour, après, tu vas voir, il y a un mois qui est passé et ça commence à aller un peu mieux. Et il y a deux mois qui sont passés, ça va peut-être un petit peu mieux. Et peut-être le troisième mois, tu auras un peu plus de mal. Mais après, tu continues. Il faut juste continuer. Il faut lever la tête et juste foncer devant parce que de toute façon, tu n'as pas trop le choix. Et avec le temps, ça devient plus vivable. Ça ne devient pas plus facile. Il ne faut pas dire que c'est facile, mais ça devient vivable. Et après...
- Jennie
Le choix des mots est important.
- Rébecca
Oui, je pense, parce que tout le monde me disait « Non, mais avec le temps, ça devient plus facile. » Et ce n'est pas vrai. Ce n'est pas ça. C'est juste que tu arrives à faire ta vie avec ce qui t'est arrivé, en fait.
- Jennie
Oui, ça t'arrive à vivre.
- Rébecca
Oui.
- Jennie
OK. Et en parlant de vivre, du coup, tu vis avec une greffe de foie. Comment ça se passe au quotidien ? Est-ce que tu es beaucoup embêtée par ça ? Est-ce que c'est plutôt facile, plutôt difficile ?
- Rébecca
J'ai vraiment de la chance avec la greffe de foie que tout s'est très bien passé et que ma santé va très bien maintenant. La greffe s'est bien déroulée, je suis bien suivie à l'hôpital et dans la vie de tous les jours. Je ne me rends pas compte en fait que je suis greffée, sauf les médicaments. J'ai un médicament à prendre à vie, mais à part ça, ça ne joue pas trop sur ma vie. Il faut juste avoir quelques petits changements. Donc oui, ce côté-là, j'ai vraiment de la chance. Et je touche le bois, ça va continuer comme ça jusqu'à la fin. Oui.
- Jennie
Et du coup, si on revient un petit peu sur le help syndrome, on est d'accord que c'est souvent, je ne sais pas si c'est systématiquement, une complication de l'après-eclampsie, de l'éclampsie, c'est ça ?
- Rébecca
Oui, c'est ça, de l'après-eclampsie.
- Jennie
C'est pour ça que tout à l'heure tu parlais de la tension et des urines, qu'il aurait peut-être fallu contrôler un peu plus.
- Rébecca
Oui, c'est exactement ça. En fait, ces oreilles, alors moi j'avais un petit peu de tension, mais je n'avais pas beaucoup. ce n'est pas toujours les mêmes symptômes pour chaque femme. C'est ça qui est compliqué avec cette maladie. Mais je sais que s'ils avaient fait une prise de sang ou s'ils avaient fait le test des urines, ils auraient vu des marqueurs qui démontraient qu'il y avait un problème avec le foie déjà ou les protéines dans les urines. Et c'est pour ça que c'est normalement, quand on arrive à l'hôpital pour accoucher, Bon... l'hôpital devrait faire une prise de sang et les analyses des urines. C'est systématique, c'est marqué dans les conseils pour les médecins. Et malheureusement, pour moi, ça n'a pas été fait. Mais ce sont deux... Ça a été fait,
- Jennie
mais beaucoup trop tard. Vraiment énormément trop tard.
- Rébecca
Oui, c'est ça. En fait, pour moi, s'ils avaient fait ces analyses la veille au soir, peut-être que Mathis serait toujours là. J'aurais peut-être toujours fait un ab syndrome, mais ça aurait été un peu mieux contrôlé. Je ne dis pas qu'ils auraient pu éviter le Herb syndrome, mais ils auraient pu peut-être éviter le père. Parce que si j'avais accouché le 16 au soir, Mathis serait déjà toujours en vie. Ça aussi, c'était un peu compliqué à digérer, en fait, cette partie-là.
- Jennie
Et est-ce qu'avec du recul... Tu avais eu des symptômes qui auraient pu te faire penser à une pré-éclampsie, une éclampsie ?
- Rébecca
J'ai eu... J'avais vomi. Je vomissais, en fait. Quand je suis allée à l'hôpital, je vomissais. Donc ça, c'est un des symptômes, les vomissements en troisième trimestre. J'avais eu du lard côté droite, qui est aussi... Ça, c'est un symptôme. Mais je ne savais pas à l'époque que c'était ça. Mais ça, c'est un des symptômes. Et j'avais pris beaucoup de poids. Et ça aussi, malheureusement, c'est un des symptômes aussi. Mais je n'avais pas les symptômes flagrants comme la tension très haute pendant tout le temps. Je n'avais pas les troubles de vision. Ça, c'est les autres symptômes aussi qui sont possibles. Mais j'en avais certains. Et puis, cette impression que quelque chose ne va pas, ça aussi, ça peut être un des symptômes. Ce prémunition, en fait, quelque chose qui ne va pas.
- Jennie
Mais bien avant. Ok. Et du coup, je sais que tu voulais me parler d'une association. Est-ce que tu veux en parler un petit peu ?
- Rébecca
Oui. Donc, j'ai rejoint l'association Grossesse Santé contre la préeclampsie. C'est une association qui Avec des bénévoles, c'est les mamans qui ont vécu une pré-eclampsie, Alpes syndrome ou eclampsie, et en fait qui oeuvrent ensemble pour... soutenir les familles qui vivent la même chose, les informer. On fait des projets de recherche pour essayer de mieux comprendre les maladies, mieux prévenir et puis mieux soutenir en fait. C'est intéressant parce qu'il y a aussi un corps médical qui fait partie de l'association. Donc les études qui sont menées sont suivies par les médecins. C'est... C'est des études qui peuvent être prises au sérieux, en fait. Et je trouve que c'est une association qui est vraiment intéressante pour les patients qui subissent cette maladie ou ces maladies, parce que souvent, on n'entend pas parler à l'avance. Et c'est au moment où ça arrive qu'on a besoin d'information et de soutien, en fait. Et c'est pour ça qu'on est là.
- Jennie
En tout cas, merci beaucoup d'avoir bien voulu partager ton histoire. Son témoignage est super précieux et je pense qu'il va aider les mamans qui ont peut-être vécu ça ou pas forcément aiment ça trop. Mais voilà, une pré-eclampsie, une éclampsie, un deuil périnatal. Elles ne sont pas seules et on a une expérience avec dix ans de recul à se dire que c'est normal si c'est difficile toujours.
- Rébecca
Merci de m'avoir donné l'opportunité. Ça me fait toujours plaisir de pouvoir parler de Mathis. même si les circonstances sont douloureuses mais de toujours parler de mon fils ça me fait toujours plaisir aussi donc merci beaucoup à toi merci à toi merci
- Jennie
beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout s'il t'a plu ou si le podcast de manière générale te plaît n'hésite pas à me laisser une petite note sur ton application d'écoute préférée 5 étoiles ce serait l'idéal et pour découvrir d'autres histoires aussi passionnante qu'intéressante. Rendez-vous mercredi prochain. A très vite !