- Speaker #0
Bienvenue dans Boss IT, le podcast dédié aux coiffeuses et maquilleuses professionnelles et entrepreneurs. Je suis Valentina, moi-même coiffeuse maquilleuse spécialisée dans la mise en beauté de mariage. À travers ce podcast, je vous partage des ressources pour exploiter tous vos atouts, mais aussi comment maintenir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée. Let's talk the real talk. Belle écoute ! Coucou ! Comment tu vas ?
- Speaker #1
Ça va et toi ?
- Speaker #0
Ça va, merci. Donc, je présente pour les personnes qui nous écoutent, nous sommes en présence d'une rencontre pas comme les autres. Pour expliquer un petit peu l'histoire, Christelle, en fait, c'est quelqu'un que je ne connaissais pas du tout d'avant, mais ce fut une rencontre assez spéciale parce qu'en fait... Je l'ai rencontrée en allant au séminaire des rêveuses entrepreneuses en décembre dernier. Et en fait, c'était une de mes passagères. Ce n'était pas une de mes, c'était une passagère Blablacar. Si, on était plusieurs. Non, il n'y avait que nous. Non,
- Speaker #1
il n'y avait que nous. Même quand on s'est dit, on peut peut-être se poser. Ne t'inquiète pas, repose-toi si tu veux. Oui, c'est ça. Il y avait moi qui me parlais. Oui, oui,
- Speaker #0
oui. Non, mais oui. Parce qu'après, au retour, j'ai eu d'autres personnes. Mais du coup, en fait, Christelle et on était toutes seules pendant tout le trajet, donc depuis Grenoble où j'habite. Et en fait, ce qui est marrant, c'est que déjà, quand je l'ai récupéré à Grenoble, c'est comme si on se connaissait déjà, en fait. Et pourtant, je suis quelqu'un d'assez... Je ne suis pas quelqu'un d'assez ouverte comme ça, en général. Il me faut un peu de temps, mais là, en fait, dès que je l'ai vu, en fait, je crois que même déjà à Grenoble, on s'était fait un câlin ou c'était plutôt en partant. Je ne sais plus, mais voilà, c'était comme si on se connaissait déjà. Et généralement, pendant les trajets Blabla Car, quand je suis seule avec une personne, je me dis, oh mon Dieu, j'espère que la personne va dormir, j'espère que la personne va dormir. Comme ça, je peux écouter mes podcasts. Ou alors, j'espère que c'est quelqu'un avec qui, si elle a envie de parler, qu'il y ait une conversation. Mais en fait, là, la question, elle ne s'est pas posée du tout. Au contraire, Christelle, elle ne me l'arrêtait pas de me dire qu'elle était un peu fatiguée. Je lui dis « si t'es fatiguée, dors » . Je me disais en mode « dors, j'écoute des podcasts » dans ma tête. Et en fait, elle n'a jamais dormi. Voilà, elle n'a jamais dormi. Il y avait combien de temps de trajet ? Je crois qu'on avait 3 ou 4 heures de trajet. En tout cas, j'avais l'impression qu'il n'y avait qu'une demi-heure qui s'était passée. Tellement on avait parlé de… on a refait le monde, en fait. On a refait le monde. et ce qui fait qu'elle est aujourd'hui dans le podcast, c'est que dans la vie, il n'y a pas de hasard. On a discuté tout le long, on a refait le monde. Moi, j'avais l'impression qu'il n'y avait qu'une demi-heure qui s'était écoulée. Et en fait, comme je disais, il n'y a pas de hasard dans la vie parce qu'il y avait tellement de choses en commun, tellement de... Il fallait quand même le faire de tomber sur quelqu'un qui avait pour projet de lancer un podcast. Enfin, il y avait beaucoup trop de choses. Et du coup, je me suis dit, tiens, ça serait bien de la voir ici avec nous aujourd'hui. Parce qu'on a parlé énormément de spiritualité, etc., synchronicité, toutes ces choses-là, qui peuvent paraître un peu... Un peu Josiane dans la forêt, mais je vous assure, pas du tout.
- Speaker #1
Je vous assure,
- Speaker #0
pas du tout. Mais du coup, je vais arrêter de parler. Je vais te laisser te présenter un petit peu, nous raconter un peu qui tu es, qu'est-ce que tu fais et qu'est-ce qui t'a amené là où tu en es aujourd'hui.
- Speaker #1
Ok, je m'appelle Christelle, ça c'est bon. Disons que j'ai changé de vie il y a un an. Avant, quand on se transforme, c'est de suite moins intéressant d'en discuter. Mais en gros, je voulais faire quelque chose qui a un peu plus de sens pour moi. Et je me suis d'abord dirigée vers ma passion qui est l'écriture. Donc, j'ai passé une année à écrire un roman. J'avais déjà construit le monde et je manquais de temps pour aller vraiment profondément dans cette passion-là. Donc, je l'ai terminé. Et en fait, d'autres envies, d'autres passions, d'autres arts se sont présentés à moi, notamment les contes. Donc j'ai fait un recueil de contes, il y a plein de contes que j'ai écrits un petit peu comme j'étais très inspirée d'un seul coup. Donc j'ai passé du temps à faire ça aussi et j'ai passé presque une année à écrire. Et ensuite j'ai commencé à avoir des idées, j'avais déjà très envie de travailler avec ma voix et j'ai commencé à avoir des idées de podcasts, notamment sur la vulgarisation psychologique. très simple, très court, en fait, pour donner accès aux... aux gens à des concepts qui sont complexes quand on parle en jargon, quand on veut discuter pour dire « moi, je connais le bon mot, moi, je connais le concept, moi, j'appelle ça de la masturbation intellectuelle, je ne sais pas s'il faudra censurer ce mot » . C'est vraiment ça pour moi, c'est que le message est intégré à quelque chose, des outils, et beaucoup plus important que de savoir. Et même si ça peut parler à quelques personnes, leur donner des petits trucs et astuces qui font du bien, parce que c'est juste ça, ce n'est pas la meilleure version de soi, ce n'est pas toujours être meilleure, s'améliorer. Non, c'est « Ah tiens, c'est peut-être pour ça que j'ai réagi comme ça » . C'est comprendre en fait, s'observer. Et moi, ça m'a fait beaucoup de bien. Je me suis dit « J'ai envie de le partager » . Et j'ai un deuxième podcast que j'ai eu envie de lancer parce que je me suis retrouvée très isolée du fait d'écrire, de faire des podcasts, de tout faire chez moi. et j'étais en manque de liens humains et j'ai surtout vu les limites de tout ce qui était réseaux sociaux, virtuels et le fait qu'on se cloisonne et qu'on vit à travers des fausses expériences qui sont les vidéos qu'on a, tout ce qui nous sépare, les polémiques, les débats. Et je me suis dit, en plus on parle beaucoup de l'intelligence artificielle, qu'est-ce qu'elle nous prend ? Elle va nous remplacer ? Sans parler de tout ce qui est écologique à côté, mais vraiment sur le thème humain, qu'est-ce que ça nous enlève ? Est-ce qu'on est à la hauteur ? Et en fait, à un moment, je me suis posée, j'ai dit, mais où on part ? L'intelligence artificielle n'a absolument rien de comparable avec l'humain. Et ça, c'est vraiment pour moi un énorme problème, cet amalgame qu'on fait entre l'intelligence et l'humain. L'intelligence, c'est juste un outil. pour répondre à des besoins fondamentaux qui sont beaucoup plus riches. Et donc, je voulais partir à la rencontre des gens, déjà, pour vraiment me dire, OK, je vais réellement vivre des expériences et pas les regarder à travers un écran ou les imaginer. Donc, du coup, je vais commencer là. Demain, je pars. J'attendais cet entretien avec toi. Et demain, je pars faire le premier interview. Je vais à la rencontre d'un invité. parler de ce qui nous qui fait de nous des humains ce qui nous unit, ce qui est universel il y aura un thème à chaque fois le premier ça sera le courage on l'a choisi avec mon invité et je ne connais pas les invités suivants donc là je vais aller à Grenoble c'est lui exactement j'ai revu la source et c'est mon invité qui va m'indiquer l'invité suivant et j'irai peu importe où c'est en France voir l'invité suivant, parler d'un autre thème Exactement, et pour rencontrer réellement les gens et j'y vais d'abord en moto donc on va attendre si c'est trop froid, si c'est dans le comptable on va attendre le printemps. Et l'objectif ça serait d'avoir une caravane à la fin où je peux carrément tout mixer, c'est-à-dire faire des soirées comptées, pouvoir interviewer les gens, discuter de tout ce qui nous rapproche en fait, créer une réalité propre. qui est loin de tout ce qu'on vit sans avoir le temps, ni de l'introspection, ni de rencontrer les gens, ni de creuser, ni de s'ouvrir. On n'a plus le temps de ça. Et je me dis, en vrai, le temps de vie, c'est précieux. Et je n'ai pas envie d'attendre 60 ans pour avoir le temps, d'avoir l'ego qui m'a complètement refermée, intellectuellement et au niveau du cœur. J'ai 35 ans, j'ai envie de profiter de ma vie. Et la vie, c'est les gens. Et c'est comme ça, en fait, qu'il y a le deuxième podcast qui a pris la place. Et donc ça, c'est mon cœur. C'est tout moi à l'heure actuelle. Je pense que le passé n'a plus trop d'importance, du coup.
- Speaker #0
Et du coup, c'est Elzy Raconte. Elzy Raconte, c'est le recueil de comptes que tu fais avec ton audio sur YouTube, il me semble, c'est ça ?
- Speaker #1
C'est ça. C'est un recueil de comptes, mais il n'y a pas que ça. Je raconte, en fait. Il y a le petit jeu de mots parce que j'aime bien aussi. Elzy
- Speaker #0
Raconte. Enfin...
- Speaker #1
des racontes des racontes, voilà et c'est je fais aussi une série audio où je lis Sherlock Holmes il y aura plus tard mais après il faut que je varie parce que je peux pas tout faire à la fois mais des trucs le but c'est de m'amuser à lire pour les autres qu'ils apprécient et en mettant une petite ambiance sonore parce que j'aime bien la musique particulièrement Merci. Et du coup, faire découvrir aussi mes contes qui sont appaufinés encore, mais qui ont l'air de commencer à plaire. Et donc oui, c'est un peu ça. J'aime beaucoup les contes, les petites histoires, et laisser la place aussi à la voix des autres auteurs.
- Speaker #0
Et pourquoi Elzira Conte ? Alors,
- Speaker #1
Elzira, le nom... Alors en psychologie, je ne suis pas schizophrène. Je précise avant de raconter mon raisonnement.
- Speaker #2
Elle pense mal.
- Speaker #1
Ce qui m'a aidée, je suis fascinée par la psychologie, l'inconscient, l'hypnose, tout ce qu'on a, toute la plasticité de notre personnalité, nos caractéristiques, toutes les ressources qu'on peut avoir. La seule limite, c'est les fausses croyances. Vraiment, pour moi, le potentiel est juste immense. Ça ne veut pas dire qu'on y a accès facilement, attention. Mais du coup, moi, ça me fascine d'essayer d'y aller. Et pour ça, j'ai besoin de vulgariser pour moi-même et je donne des noms à mes ressources. Il y a une Christelle qui est plutôt « Allez, maintenant, il faut y aller, on n'est pas en train de penser, on n'est pas en train de réfléchir, est-ce que c'est dangereux ? » Non, on y va. En fait, on y va, on fait, et même si c'est mal fait, ce sera fait et on améliorera, mais on y va. Il y en a une, c'est « Oh là là, est-ce que ce ne serait pas le temps de méditer un petit peu, de se poser, d'arrêter d'être dans l'action ? » Et en fait, je leur donne des noms différents. Et Elzira, c'est pour moi vraiment l'être le plus profond qu'il y a en moi et qui veut toujours accéder à une forme de... Connexion avec ce qu'il y a de plus humain, mais dans le sens le plus beau qu'on peut avoir, l'humanité. Quand on se dit « l'humain comme espèce » , souvent, il y a des connotations qui sont péjoratives. Moi, je parle de l'humanité dans ce qu'il y a de plus beau, dans justement ce que je veux interroger, le courage, la curiosité, la créativité, la poésie, le fait de transcender quelque chose, une souffrance en beauté. C'est toute la symbolique, toutes les inspirations, la créativité. énormément de choses qui sont magnifiques dans l'humain et en fait on l'oublie et Elzira du coup c'est si tu le mets à l'envers ça fait Raziel et Raziel c'est la plume de Dieu et
- Speaker #0
c'est en quel angle
- Speaker #1
Raziel ? Raziel c'est un ange je connaissais pas non plus je suis tombée dessus et en fait j'ai beaucoup aimé la symbolique je suis pas du tout croyante Merci. Mais j'ai beaucoup aimé la Saint-Pauly qui est de chercher le plus beau, pour moi c'est du coup, on cherche un peu l'universel, tout ce qu'il y a de plus beau, donc tout ce qui peut être sacré, tout ce qui peut être considéré comme divin, ou l'univers, ou même les coïncidences si tu veux, et le retranscrire à travers l'art, et donc l'écriture, et donc la plume de Dieu. Pour moi, ça équivaut à ça. Et c'est l'âme qu'il y a en chacun de nous. Et c'est pour ça le nom Elzira.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc Elzira, elle va conter les histoires. Le deuxième conte, c'est Elzira Tisse pour les podcasts, pour tisser des liens. Et qui sait, en disant ce qui peut se passer.
- Speaker #0
En plus, moi, ça me fait penser à Elzira, mais ça me fait penser à Elira, tu sais. Oui, au niveau des choses. Elle ira tisser, du coup. Elle ira tisser des liens avec le podcast. Et elle dira compte. Elle ira compte des comptes. C'est pas mal, en vrai. C'est pas mal. C'est beau. La signification est belle. Mais en plus, c'est des beaux jeux de mots. J'aime beaucoup. Mais du coup, c'est vrai que l'humain revient toujours au centre, en fait, dans les deux mondes. C'est-à-dire que même dans le « elle dira compte » et le « elle dira tissent » , il y a toujours quand même ce côté humain. Et je te rassure, tu n'es pas du tout schizophrène, mais... Je pense qu'on est beaucoup à avoir plusieurs personnalités comme ça. Moi, je sais que, justement, pareil, moi, pour le coup, je pense qu'il y a un petit peu, peut-être pas schizophrène, mais tu sais, comment on appelle ça, le truc, split ? Je ne sais pas si tu as déjà regardé.
- Speaker #1
Split, c'est pire.
- Speaker #0
Oui, mais oui. Je sais, le trouble de la personnalité multiple. Moi, je pense que j'avais ça. En tout cas, je me suis autodiagnostiquée, on va dire.
- Speaker #1
Est-ce que ça te pose problème ou est-ce que ça te crée des ressources ?
- Speaker #0
Moi, ça ne m'a jamais posé problème. Au contraire, ça m'a toujours créé des ressources. Et puis, j'ai toujours eu tendance à avoir des conversations avec moi-même. Les gens, ils avaient des prénoms. Chaque personnage avait son propre prénom, etc. Je vous ai dit, ça allait sembler un peu machin, mais c'est vrai que moi, j'ai toujours eu plusieurs personnages. Et c'est pour ça que les gens sont assez déstabilisés parfois. c'est que chaque personne ne va pas rencontrer la même personne autant il y en a qui vont rencontrer Valentina autant il y en a d'autres qui vont rencontrer Roxane autant il y en a d'autres qui vont rencontrer Omasan il y a un autre personnage elle n'a jamais trop eu de nom mais c'est pas grave mais du coup c'est une petite histoire tu te tais retourne dans la cage mais c'est vrai Merci. Comme par exemple, la plupart des stars utilisent, les stars appellent ça alter ego, mais finalement c'est une double personnalité. Oui, exactement. C'est ça, alter ego, c'est ça. Il y a des choses qu'on ne va pas avoir le courage de faire et du coup d'emprunter notre personnalité va nous permettre de faire certaines choses. Moi, quand je dis aux gens que je suis quelqu'un de très timide, très renfermée, personne ne me croit. Parce que quand on me voit au travail, par exemple, je suis très en joie, très blablabla, etc. Et pourtant, en fait, ça, ce n'est pas moi, en fait, c'est Roxane. Moi, je suis plutôt réservée, laissez-moi tranquille, etc. Mais du coup, ce qui me permet de faire tout ce que je fais, c'est parce que je laisse la place à quelqu'un d'autre qui n'est pas moi, même si on a le même corps, mais c'est absolument pas la même personne, en fait.
- Speaker #1
mais du coup pardon c'est très juste ce que tu dis justement le premier épisode que j'ai fait sur la vulgarisation c'était sur l'identification le fait de s'identifier en disant je suis comme ça on est souvent dans l'erreur en disant je suis impatiente par exemple tu t'enlèves le fait que tu peux être patiente aussi alors que si tu dis j'ai de l'impatience tu as aussi la possibilité de... d'accéder à ta ressource de patience. Tu as quelque chose, tu as des ressources et en général, évidemment, tu les utilises. C'est pour ça qu'on parle de personnalité. C'est un symbole finalement, toutes ces personnalités, mais ça regroupe des ressources dont tu as besoin en même temps et donc tu flirtes avec des personnalités. Ce n'est pas vraiment des personnalités, mais des ressources différentes. Donc en fait, ce n'est pas très compliqué. En vrai, tout le monde le fait. C'est juste que de l'assumer et d'en prendre conscience te permet d'y accéder beaucoup plus facilement. Et en plus de ça, tu as aussi Jung, je ne sais pas si ça va un peu trop loin, mais Jung, en bref, c'est une référence dans la psychologie humaine. C'était un élève de Freud et même lui parle de différentes strates, la personne à le masque social et ensuite ce dont on a conscience, ce dont on n'a pas conscience, etc., toujours plus profondément, et l'interconnexion entre les gens aussi. Mais en fait, du moment que tu commences à mettre un pied dans la psychologie, de toute manière, si tu n'arrives pas au minimum à une quête de sens, en général, c'est qu'il y a quelque chose de bloqué. Parce que tout est interconnecté de manière si profonde entre l'être humain, mais entre le vivant aussi. C'est juste fascinant. Et tu ne peux te poser que sur la science. Tu n'es pas obligé d'être dans une foi, d'être dans la spiritualité, religieuse ou pas d'ailleurs. C'est juste fascinant, la psychologie humaine et ce que ça crée. et sa plasticité,
- Speaker #0
son adaptabilité c'est fascinant pour moi mais bon je rebondis sur la quête de sens parce que c'est ce qui nous a beaucoup passionnés de discuter de la quête de sens justement pendant le trajet à quel point il est important parce que comme tu dis si on n'a pas cette quête de sens c'est qu'il y a quelque chose qui est bloqué et c'est enfin Et c'est vrai que je dirais que la plupart des gens, en fait, dans la vie, se disent « bon, ben, ok, la vie, c'est comme ça, je viens au monde, je vais à l'école, j'apprends un métier, je fais mon métier, et puis c'est tout » . Et en fait, il n'y a jamais cette vraie quête de science parce que, ben, en fait, c'est comme si on avait un schéma tout tracé. Bien sûr, on a tous un schéma tout tracé, mais pas le schéma qu'on nous dicte. Mais il faut aussi savoir trouver le schéma qui nous correspond. le schéma intérieur, si j'ai envie de dire, celui qui nous correspond, parce qu'il est difficile à trouver. Mais en fait, quand on essaye d'aller gratter un petit peu pour savoir justement quelle est cette quête, quelle est cette mission de vie, en fait, parce que, par exemple, en coaching, on va parler de mission de vie, mission de vie, quête, destin, en fait, finalement, c'est tout la même chose. Mais justement, pour réussir à savoir quelle est cette mission de vie, notre pourquoi, on fait les choses, etc., eh bien... il faut savoir donner du sens à ce qu'on fait. Et pour donner du sens, en fait, il faut savoir laisser place un petit peu à sa spiritualité, entre guillemets, on va dire. Je dis entre guillemets parce que, comme je te disais, moi, je suis encore sceptique avec ça, même si je crois, tu vois. C'est pas, en fait, c'est un univers qui fait peur parce que tout de suite, tu sais, on pense Josiane, etc., machin. Mais comme je dis, en fait, dans la vie, il n'y a pas de hasard. les fans les... Il y a toujours des choses qui nous montrent le chemin, en fait, mais il faut toujours être capable de le voir. Et parfois, en fait, on va vouloir aller contre, alors qu'en fait, il y a des signes qui nous disent « Non, il ne faut pas aller là, il faut aller plutôt là. » Mais la plupart des fois, on va ignorer cette voie qui nous dit « Il faut aller plutôt là. » Et on va plutôt juste suivre un chemin tout tracé qui n'est peut-être pas fait pour nous. Et c'est peut-être pour ça aussi que beaucoup de gens sont malheureux. Et que, en fait, comme tu disais aussi tout à l'heure, en fait, on est des humains. Et en fait, on a besoin, justement, de ces temps-là, tu vois. Enfin, franchement, en cette nouvelle année, moi, j'étais pleine d'énergie l'année dernière. Et en cette nouvelle année, je ne sais pas, j'ai une baisse d'énergie. C'est pour ça que l'hiver, moi, toujours l'hiver, c'est la période où je... Parce qu'en fait, c'est comme les animaux, tu sais, c'est l'hibernation. c'est comme les animaux, on a besoin de temps de... c'est pas du down, mais en fait on a besoin de ce moment de pause le ressentage, c'est tourné vers l'intérieur normalement c'est ça et en fait on est des animaux et en fait on est des humains mais on est aussi des animaux on est des mammifères et le problème c'est que en fait on est on est dans une société qui fait qu'il faut travailler donc en fait on ne peut pas justement respecter ce rythme que le corps nous demande Donc en fait, c'est pour ça qu'en fait, on continue dans le chemin qu'on nous dicte, mais on ne prend pas assez le temps de se poser et de rechercher cette quête, d'aller trouver le sens à sa vie, d'aller trouver pourquoi on est fait. Et je ne dis pas pourquoi on est fait dans le sens, ouais, je suis faite pour, je ne sais pas, être coiffeuse, voilà, ou je suis faite pour être, je ne sais pas, moi, à me nuiser, enfin, à autre. Mais pourquoi je suis faite réellement ? donc qu'est-ce que je dois, quelle est ma mission ici, aujourd'hui, est-ce que je suis là, je sais pas, moi, pour inspirer les gens, est-ce que je suis là pour libérer la parole des femmes, est-ce que je suis là pour autres, des personnes, il n'y a pas besoin que ce soit une mission hyper, genre...
- Speaker #1
Surtout cloisonnée, parce que c'est vrai que quand on entend mission de vie, souvent on se dit, oui, bon, il y a un métier qui serait ma vocation, il y a un... Alors que... Quand tu parles d'inspirer ou de transmettre ou de créer, peu importe, ou de créer la vie, tout simplement,
- Speaker #0
il y en a qui disent qu'ils ont une connexion aussi avec ça.
- Speaker #1
Il y a plein de choses. Eh bien, ça laisse le champ des possibles beaucoup plus grand. Et en fait, c'est vrai que c'est compliqué. J'ai du mal quand même avec le « il faut » parce que ça remet tant de choses en question. C'est très, très, très compliqué d'aller vers la quête de sens, vers… vers le questionnement et l'introspection et la remise en cause de choses qui peuvent être bloquantes dans la vie, parce que ça remet en question énormément de piliers sécuritaires et nécessaires, et dans la société et au niveau individuel. Dire « bosser 35 heures ne me permet pas d'avoir un équilibre de vie correct » . Oui, d'accord, tu as un crédit sur le dos, tu as un loyer à payer, tu n'as pas forcément moyen de faire des colloques. Si tu as eu des enfants, comment tu fais ? Tu leur dis, maintenant, vous n'allez que faire la cueillette en forêt parce que moi, j'ai décidé d'avoir une faute de sens.
- Speaker #2
C'est bien mignon, mais il y a des responsabilités.
- Speaker #1
Donc, c'est très compliqué d'aller là-dedans et de se dire, il faut que je le fasse, c'est presque culpabilisant. Moi, en tout cas, j'ai beaucoup vécu cette culpabilité-là en disant, il n'y a rien qui correspond, je ne me sens pas libre. Donc moi, j'ai beaucoup de chance parce qu'en fait, j'ai la possibilité de vivre sans payer le loyer pour un temps. Donc je peux vivre tout ça, j'ai beaucoup de chance, mais je ne me permettrais pas de dire faites ça. Parce que franchement, c'est compliqué. Et en plus, je n'ai pas de crédit, j'ai zéro chaîne au pied. Je n'ai plus de CDI. Après, au niveau insécure, c'est un bon level aussi. Ça veut dire que c'est un curseur quand même. Voilà, donc ça veut dire tu vas être pauvre. au moins pendant une phase, tu vas être pauvre. Tu vas te trouver, tu vas être pauvre. Pourquoi ? Il faut que tu aies le temps de pouvoir savoir comment ça peut prendre forme, ce qui t'inspire vraiment. Tu as tous les jugements qui sont autour, parce qu'on est devenus pro. Alors voilà, moi, en effet, les combats, par exemple militants, de manière générale, sur des causes qui sont plutôt humanitaires, que ce soit l'écologie, le féminisme et tout ça, évidemment, ça me parle, tu ne m'auras jamais vu dans une manifestation. Quoi ? Tu ne manifestes pas ? Si tu es dans un groupe de gens qui sont engagés, par exemple. Et en fait, on va se juger. Ah, toi, tu manges du Nutella qui détruit la forêt ? Oui, mais à côté de ça, je vais aider des SDF, tu vois. Et en fait, on va tous se taper dans les pattes de ce que tu fais mal plutôt que de dire ce que tu fais bien et ce que tu apportes. Et on va vouloir faire bien partout alors que c'est juste impossible. Et c'est juste déjà d'avoir ce petit sens-là, de se dire, OK, à quoi j'ai une affinité ? Et c'est OK, en fait, de ne pas être parfait partout, tu vois, parce que déjà, on n'est pas fait pour être parfait partout. On a un tempérament, on a quelque chose un petit peu à la base. Donc, c'est ultra culpabilisant de se renvoyer toujours la balle. Je vois des fois, j'ai le malheur de regarder des commentaires sur n'importe quelle publication, mais on s'agresse tout le temps. Je ferme le truc, je dis...
- Speaker #0
Ça, c'est encore un autre sujet, parce que des fois, en fait, je tombe sur des choses, mais vraiment Je crois que c'était hier, je suis tombée sur une vidéo d'une fille indienne qui disait « Pourquoi mes standards sont hauts ? » Et en fait, il y avait son père qui était en train de l'aider à mettre son sari. Elle disait « Tout simplement parce que mon père, toute sa vie, s'est entraîné à habiller ma maman et aujourd'hui, il le fait avec moi. » C'est tellement beau ! Parce que dans la culture indienne, tu sais, la culture indienne, un homme, ce n'est pas censé faire ça, en fait. Et je vais voir dans les commentaires. waouh j'ai dit non je vais fermer je vais juste revoir la vidéo et je m'en vais en fait comment on arrive à détruire un moment aussi beau entre un père et sa fille et franchement les commentaires ça c'est encore un autre sujet enfin je dis mais en fait c'est pas parce que tout le monde est malheureux que du coup justement c'est un déversement je sais pas si les gens sont forcément malheureux ou pas ou parfois Donc,
- Speaker #1
Après, est-ce qu'ils ont envie de changer certains ? Est-ce qu'il y en a qui sont bien comme ça ? Ce n'est pas parce que... Si ça fonctionne comme ça, si ce n'est pas encore dans une friction qui fait qu'il y a quelque chose de fondamental qui change, c'est que pour le moment, il y a plus de gens qui considèrent qu'il vaut mieux que ça continue comme ça plutôt que le changement. Après, qu'il y ait beaucoup de gens qui disent « Ouais, non, mais là, il faut le changement et qu'il y en ait de plus en plus » , ça se sent à différents niveaux. Mais pour le moment, l'équilibre, il n'a pas encore basculé puisque ça fonctionne encore. Donc, je me dis, bon, si ça se trouve, il y en a que… Mais il y avait Blanche Gardin qui m'avait marqué sur les commentaires, qui avait dit qu'on est dans la réaction. Dans un commentaire, on n'a pas le temps de réfléchir. Tout est fait pour qu'on réagisse. qu'on donne notre avis vite, et qu'on défende quelque chose qu'on n'a pas réfléchi. Parce qu'une fois que tu as donné ton avis de manière rapide, émotionnelle et en réaction, quand quelqu'un va répondre, qu'est-ce que tu vas faire ? Tu vas re-répondre et tu vas protéger quelque chose qui n'est même pas une opinion fondée,
- Speaker #0
mais juste une réaction émotionnelle.
- Speaker #1
C'est comment ? C'est une tempête émotionnelle. Voilà ce qu'il faudrait répondre à tout premier commentaire. Tu es dans une tempête émotionnelle.
- Speaker #2
Et c'est OK.
- Speaker #1
Et c'est OK, ça va aller. Pour le temps de réfléchir, je t'envoie un peu de documentation et tu verras que non, les autres ne sont pas des gros méchants. En général, ils sont plutôt sympas même dans la vraie vie. Oui, c'est juste sur les réseaux que c'est un peu vénère. Tes sujets d'interprétation, tous tes sujets à donner des opinions, son opinion, son opinion, parce qu'on existe un peu par ça. Pourquoi est-ce qu'on existe dans l'espace public, hormis sur les réseaux sociaux maintenant ? On n'a plus l'espace de dialoguer, plus autant en tout cas d'âme à âme, de cerveau à cerveau. Là, on réagit. On ne parle qu'en réagissant sur quelque chose. Qu'on soit pour, qu'on soit contre. En plus, le lendemain, tu changeras d'avis. Il suffira que tu aies vu dans ton fil différents trucs. Tout ça, c'est du faux environnement. Biologiquement, c'est... Ça ne sert à rien en plus. On a le débat qui... On est focalisé sur quelque chose de superficiel alors qu'il y a un océan magnifique dessous. Mais on ne le voit plus. On ne le voit plus parce qu'on n'est plus dans le vrai contact, même si ce n'est pas au sens propre, pas contact physique, mais le vrai contact avec les gens, les vieux, les insensibles.
- Speaker #2
Même si c'est mer.
- Speaker #0
Faire un sourire à la caissière Il y a un objectif Je vais au magasin, il faut que je sorte J'ai le temps, le timing Moi j'ai quitté la ville de Montpellier, c'était pour ça Montpellier est de la culture C'est ouvert Il y a plein de bonnes choses, vraiment Mais le jour où j'ai vu une personne handicapée Qui a attendu trois trames Avant de pouvoir rentrer Parce que tout le monde lui passait devant J'ai dit, il faut que je change de ville Parce que c'est même pas la faute des gens Ça sert à rien de se dire, oui mais regarde c'est tous des... Non, ce n'est pas des connards. Ce sont des gens qui sont pressés et qui n'ont plus le temps de penser, qui n'ont plus le temps, dans le système où on est, de pouvoir... Tu dois rentrer. Tu dois ensuite faire les courses. Tu dois faire à manger pour peu que tu aies des enfants, pour peu que tu aies le stress de quelque chose. Tu ne penses pas à... Tu te diras, oui, non, mais quelqu'un d'autre va le faire. Mais quelqu'un d'autre n'a pas le temps aussi. Quelqu'un d'autre va aussi...
- Speaker #1
La right race.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que le travail, et je te dis, on peut aller très très loin dans les questions. Pour remettre en question le travail, on peut remettre en question énormément de choses. Parce que pourquoi on travaille ? Pourquoi on accepte de vendre minimum 35 heures par semaine, minimum, de notre temps de vie, en étant souvent dans des conditions où déjà on ne trouve pas forcément de sens à ce qu'on fait, puisque tout est très virtuel maintenant. Souvent c'est lié à des marketing, à des services, à de la revente, des choses. mais concrètement qu'est-ce qu'on fait ? Quelle richesse on renvoie ? Et là, en fait, on ne fait que enrichir le système qui existe et qui crée des faux besoins qui s'appellent des désirs. Et tout ça, en fait, du moment que tu remets en question, tu te dis, mais en fait, on est dans... C'est Goliath, c'est le géant. Qu'est-ce que tu veux remettre en question, ça ? Et puis, à côté de ça, est-ce que... Tu vois, quand moi, je lis des bouquins, c'est magnifique, la philosophie. Ah oui, tu vois, Rabi, là... Il dit, oui, il faut être frugal. C'est bien. Oui, mais moi, j'aime bien mon eau chaude quand même. Tu vois, c'est ça. J'aime bien que là, j'ai le chauffage et que tu vois, j'avais un peu frisqué, j'ai augmenté le chauffage. Je veux bien qu'on soit tous dans... On fait attention à tout ça. Mais voilà, entre la frugalité, on se chauffe au feu de bois qu'on va aller chercher. On est quand même en évolution. Qu'est-ce que tu proposes comme nouveauté ? Et il y en a, il y en a. Et la synergie humaine peut créer des systèmes magnifiques, mais la visibilité, elle est encore moindre. Et du coup, ça remet en question d'autres choses. Où est-ce que tu le fais ? Du coup, la Terre appartient forcément déjà à quelqu'un. Donc, etc., Tu remets toujours plein de choses en question. Et c'est pour ça que je trouve que la psychologie, c'est le monde intérieur. C'est qu'est-ce que tu vas faire en toi pour créer ta réalité. Et donc... Peu importe, à partir de là, tu vas commencer à faire des petits choix du moment que ça sera aligné avec toi. Il n'y aura pas besoin de tout remettre en question. Alors évidemment, moi, si le système s'améliore de manière plus humaine et qu'au lieu de se dire, oui, vous êtes pour ou contre le nucléaire, on se dit, bon, écoutez, on va faire une petite conférence, on va poser des questions, une principalement. Qu'est-ce que vous pensez qu'on peut faire pour faire évoluer l'humanité ? C'est des choses où tout l'espace est pollué. Et je pense que... qu'en s'alignant nous et en ayant des échanges, des vrais échanges, on récupère cet espace-là. Et le temps, certes, manque, mais on peut changer les outils aussi, tu vois. Il y a des mutations, on sent qu'il y a une lassitude des réseaux, des réactions, des choses comme ça et ça se transforme toujours parce que ça passe toujours dans les extrêmes. Donc, ça avance et heureusement qu'il y a des gens qui font que ça avance, qui ont cet alignement-là de se battre pour ça. Et ces gens sont alignés. Mais évidemment, ils ont leur faiblesse aussi. Et c'est pour ça qu'on est un animal hyper social. Parce qu'on est censé se compléter et pas se tirer dans les pattes. On est censé se tolérer avec nos défauts en disant « Toi, tu combats trop bien des valeurs. Moi, je n'ai pas l'énergie de combattre. » Par contre, c'est vrai que moi, je peux apporter d'autres choses. Par exemple, j'écris de belles histoires. En tout cas, j'essaye, j'apprends. Je discute avec une policière qui est quand même... Une policière. Donc, au niveau rigueur, au niveau sécurité et au niveau stéréotype, il y en a. Mais à côté de ça, il y avait un engagement, il y avait la loyauté, il y avait d'autres choses qui étaient super importantes. Et quand on discutait, elle pouvait comprendre que moi, qui ai une sensibilité sur la psychologie et sur la guérison et sur la fin de cycles horribles, je puisse être intéressée par la psychologie criminelle et elle détestait les criminels, entre guillemets, détestait, je vulgarise. Mais voilà. Évidemment, c'était... Le rôle n'est pas le même, mais la discussion est intéressante. Et c'est ça, en fait, qui me fascine, moi, c'est rétablir cette discussion, et de préférence sur les outils qui ont servi à ce qu'elle soit pétée. ça serait carrément utopique.
- Speaker #1
Est-ce que finalement, du coup, l'un des outils pour justement avoir des discussions riches comme ça, ce serait pas justement l'amour de soi tel anermite ? Je l'ai bien placé, hein ?
- Speaker #0
Tu l'as bien placé. C'est sur la transformation, oui, donc ça doit...
- Speaker #1
Ah, tu vois ? Du coup, Tu vas nous lire un extrait de tes contes. Là, c'est l'ermite, c'est ça ?
- Speaker #0
Le vieil ermite,
- Speaker #1
oui. Le vieil ermite. C'est une histoire qui parle d'amour de soi. Je te laisse parce que c'est vrai que du coup, en fait, se permettre justement de trouver du sens, c'est s'aimer parce que c'est se permettre de trouver ce qui nous fait du bien. et s'aimer encore mieux finalement. Donc, vas-y, je te laisse le go.
- Speaker #0
Tu verras ce que ça éveille en toi, en tout cas.
- Speaker #1
Moi, je compte.
- Speaker #0
Donc, le vieil ermite. Je vous conte là l'histoire d'un vieil ermite. Ne le pensez pas sage, il n'y avait là aucun courage. On le disait ermite, mais il n'était pas religieux. Il vivait seul pour isoler son ombre et garder sa bête. Il n'y avait là rien de pieux. Il avait les yeux qui ont connu la violence des plus grands chagrins. Il vivait dans un bosquet proche d'un village que jamais il ne fréquentait. Il se suffisait à lui-même avec quelques chèvres qui venaient de mettre bas un potager et une cueillette quotidienne dans les bois. Un jour qu'il revenait, avec un panier bien rempli, il entendit un cri. Son sang se glaça. Cela lui semblait familier. Ce hurlement venait-il de son passé ? Voici qu'un nouveau-né était confortablement placé devant sa porte d'entrée. Un crédule, il regarda autour. Personne. Un mot avait été déposé. Avec moi, sa meilleure vie sera humiliation. Avec d'autres, sa meilleure vie sera expiation. J'ai croisé le regard de ton enfant, avant. Je te confie le mien, soyez heureux. Les genoux du vieil ermite craquèrent lorsqu'il se releva, l'enfant dans les bras. Il ressentit quelque chose de nouveau, plutôt quelque chose d'ancien. Une chaleur dans la poitrine. L'enfant avait fait silence lorsque le regard du vieux sauvage se posa sur lui, comme pour respecter une gravité que seuls les nouveaux-nés, sans savoir comment, peuvent capter. « Mais que vais-je faire de toi ? » Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas entendu le son de sa propre voix. Et l'enfant lui répondit en un sourire presque murmurant « Tu vas m'aimer » . Il alla traire une vache pour le nourrir, tous les jours. Puis, il alla cueillir en forêt ou dans son potager. Il lui préparait ses repas, le changeait. Il se surprenait à lui parler, de la pluie, de la forêt, des animaux. Il se surprenait à de nouveau partager. Et l'enfant lui sourit. Et l'enfant lui rit. Et l'enfant rit. Et l'enfant ralluma en lui tout ce que son chagrin lui avait pris depuis la perte de son enfant à lui. Il savait qu'il s'interdisait d'être heureux. De ces personnes qui se punissent de ce que le malheur a fait d'eux. Mais l'enfant connaissait tout de sa noirceur. L'enfant n'avait pas peur. Il l'aima, si fort que la bête fut apprivoisée. Cette bête de colère, de douleur, celle qui détruit les cœurs. Elle devint une force de protection, une énergie de vie. Car peu importe les ténèbres, peu importe la souffrance, le cœur ne guérit qu'en grandissant. C'est ainsi. que le vieil ermite transforma la douleur en beauté. C'est ainsi que l'ermite sauvage devint le plus doux des sages. Voilà.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Alors, celui-ci, c'est moins l'amour de soi que l'autre, mais plus la transformation. Que moi, j'appelle la génétique, c'est un peu symbolique. Un peu symbolique, ouais. De ne pas survivre à une souffrance, parce que c'est déjà fort, évidemment, mais pour moi, l'humain est capable de mieux. Et ce dont il est capable, et ce qui est le plus beau, c'est l'alchimie. C'est le fait de transformer le plomb de la souffrance en or. amour. Et donc, plus tu aimes, plus tu as de différentes façons d'aimer, même si on est très restreint dans notre vision, que c'est souvent très amoureux. On associe l'amour quand tu dis j'aime une personne, le premier truc, c'est ta copine ou ton copain. Alors que l'amour a tellement, tellement, tellement, tellement de formes magnifiques. C'est vaste et c'est surtout transcendant pour moi.
- Speaker #1
Moi, c'est la... C'est la partie, enfin je ne sais plus comment tu l'as dit exactement, mais c'est joliment dit, sur la partie où il dit l'enfant qui l'aime, même si lui se refuse l'amour en fait. Je dis oh, vous parlez de moi ? Moi, c'est vrai que... très très jeune, je me suis toujours dit qu'en fait, l'amour, ça servait à rien. C'est quelque chose à laquelle je crois toujours, mais un peu moins. Je me suis toujours dit que l'amour, ça servait à rien, mis à part faire souffrir. Donc, ça n'avait pas trop d'intérêt. Moi, je suis quelqu'un de très pragmatique, en fait. S'il n'y a pas d'utilité, en fait, ça ne sert pas à grand-chose. Et c'est vrai que du coup, j'avais beaucoup, beaucoup, beaucoup d'amour. à donner, mais je préférais le garder plutôt que le donner à quelqu'un qui pouvait mal l'utiliser. Mais par contre, quand j'ai eu mon enfant, mais alors là... Mais alors là, c'est une boule d'amour. Alors là, enfin, là, c'est... Là, j'ai vraiment compris ce que c'était vraiment que le mot amour, parce qu'en fait, là, c'est inconditionnel, c'est vraiment... Bien sûr, mon conjoint, je l'aime, je dis pas que je l'aime pas, mais c'est pas pareil, en fait. C'est... vraiment différent lui j'ai choisi de l'aimer mon conjoint mais alors que mon fils bah en fait c'est pas que j'ai choisi c'est lui qui m'a choisi en fait c'est que en fait dès qu'il est sorti en fait il y a eu un truc enfin je pense que ça doit arriver à toute mère je pense je sais pas enfin peut-être pas toutes parce que du coup voilà mais non pas toutes les gens qui sont confiés non ouais ouais il y a des gens qui sont un peu c'est bon c'est juste on peut dire Merci. Donc, je me dis, en fait, là, il y a un truc. Et ça, en fait, c'est ça, le vrai amour. Et en fait, cet enfant qui est là, qui nous aime, inconditionnellement, et nous pareil. Et du coup, c'est vrai que ça m'a beaucoup plu. Et le fait que les souffrances doivent servir, grosso modo, de moteur, en fait, finalement. Et ouais, c'est très, très beau. C'est très, très beau. Hey, coucou toi Je me permets une petite interruption dans ce podcast pour te dire que si t'en as marre de courir partout sans voir les résultats que tu mérites, top de seconde. Tu veux bosser moins, gagner plus et attirer des mariés qui respectent ton expertise, alors écoute-moi bien. Le Boss IT Club, c'est ton nouveau QG pour poser des bases solides, attirer ta cliente de rêve et enfin kiffer ton business sans t'épuiser. Et si t'es prête à passer au niveau supérieur et aller encore plus loin, le programme Beauty Empire t'accompagne pour structurer ton business de A à Z. incarner la bosse que tu es déjà et facturer comme une white queen. Tous les liens sont dans les notes de l'épisode et si tu veux papoter, glisse-moi un message en DM Instagram. Je suis ta future business partner. Allez, maintenant, retourne à ton épisode.
- Speaker #0
Je me dis aussi que c'est une matière, c'est-à-dire que une relation qui se termine n'est pas forcément un échec, même si elle a été douloureuse et que même une relation toxique par exemple, parce qu'en fait, c'est une matière à travailler. Si tu la vis, c'est que tu as quelque chose à apprendre. Et donc, pour moi, c'est justement l'utilité, elle est partout. Au moment que tu as ouvert ton cœur, d'autant plus, parce que tu apprends à guérir, tu es forcément dans une souffrance beaucoup plus grosse du moment que tu as ouvert ton cœur. Et c'est ça que tu évites souvent. Ah, je me suis juste appris une relation, d'ailleurs. Non, plus jamais et tout. C'est un peu un réflexe, mais ce n'est pas très crédible. On est fait pour aimer.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
on est des animaux. Ta tendresse, l'amitié, tu peux mettre tout. Mais sans ça, sans ce qui est beau ou dans une forme d'amour, qu'est-ce qu'il y a du sens ? Pourquoi on a besoin de transmettre ? Pourquoi on a besoin de partager ? Pourquoi on a besoin de rire, de parler, de dire ce qu'on pense, d'écouter, d'être enrichi, d'être dans ces connexions et tout ça ? Si tu n'as pas de sentiments qui vont avec ça, pas d'émotion, je parle vraiment de sentiment, quelque chose d'ancré, un minimum, même sur le concept, tu peux aimer un concept, c'est pas un souci, mais tu as forcément de l'amour, ton cœur, s'il vit pas, il vibre pas, bah, où tu vas ?
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #0
d'automatique. Qui suis-je si je ne suis qu'un cerveau ? Je suis une IA. À ce moment-là, oui, mais ça n'existe pas. Un humain qui n'est qu'une IA, il peut le vouloir. Il peut être pragmatique, mais fois dix, fois trois, si tu veux. Il peut être dans l'intelligence académique, il peut se mettre plein de critères. Moi, je vois juste une personne qui se protège parce qu'elle est ultra sensible et qu'il y a des mécanismes, c'est tout. Mais c'est forcément soit un bouclier du cœur, soit une vibration du cœur.
- Speaker #1
c'est vrai parce que de toute manière on est des êtres humains à un moment donné pour ma part j'ai toujours été très très pragmatique mais à partir du moment où j'ai donné naissance je dis souvent devenir mère m'a rendu guimauve alors qu'avant j'étais un bloc de glace mais avant mais c'est vrai que oui en fait de... C'est pas que j'étais un blog le glace, c'est juste un mécanisme de protection. Comme tu dis, en fait, c'est soit... Je sais plus comment tu as dit, mais... Soit un bouclier, soit... Mais t'as tellement bien dit que voilà. Mais on est des êtres humains et en fait, on peut pas... On a besoin de relations sociales, c'est inévitable en fait, même si on veut se convaincre que non, on a besoin de personnes, etc. On a besoin de relations sociales, on a besoin de trouver du sens dans ce qu'on fait, on a besoin de toutes ces choses-là. Mais il faut aussi avoir la place de pouvoir faire ça, il faut aussi avoir la place de pouvoir se laisser le temps de faire ça. C'est ça qui est le plus difficile.
- Speaker #0
De voir le curseur aussi. C'est-à-dire qu'être seule, pour l'avoir testée... Tu découvres énormément de choses en toi, énormément de ressources, c'est très riche. Mais tu vois qu'un besoin fondamental, de toute manière, c'est prouvé en psychologie. C'est un besoin d'équilibre psychique, sinon il y a carrément des parties de ton cerveau et de tes intelligences qui s'éteignent. Donc vraiment, c'est un besoin autant physiologique que psychique, l'autre. Mais il y a toujours cette notion de curseur. Ce n'est pas parce que c'est un besoin qu'il y a des attentes et tout ce qui peut être nocif qu'il faut mettre dans le même panier. Et j'ai eu une connaissance thérapeute avec qui j'ai discuté en atelier d'écriture, qui m'a dit quelque chose que j'ai trouvé très juste et très bien imagé. Elle m'a dit de ne pas confondre le détachement et le non-attachement. Donc le détachement, elle me dit, c'est quand tu dis j'en ai rien à foutre. Genre j'en ai plus rien à foutre de cette maison, par exemple. Tu es dans le détachement, c'est une forme d'indifférence, mais un peu réactionnaire, ça se sent un peu en général. Et le non-attachement, c'est différent, et c'est ce qui est le plus pur. Ça veut dire que tu es dans un lien affectif, que tu peux du coup transposer aux relations humaines. J'aime cette maison, mais si je dois m'en aller, rien ne s'effondrera en moi. Et ça, c'est ultra puissant pour moi. Ça veut dire que j'aime cette personne. Mais si je dois me séparer, rien ne s'effondrera en moi. Et ça ne veut pas dire que je ne ressentirai pas de chagrin, que je n'aurai pas des émotions à vivre violentes. Mais les émotions, c'est passager. Ce sont des messages, ce sont des deuils à faire, ce sont des choses qui traversent. Rien ne s'effondrera, ça veut dire que dans ce qui est vraiment ta structure, que ce soit ton psyché, que ce soit ton équilibre, ta vie, tu ne comptes pas dessus. tu ne t'effondreras pas lorsqu'il y aura une séparation que ça soit un bien, que ça soit une personne n'importe quoi j'ai beaucoup aimé ce distinguo parce qu'on a tendance, d'autant plus avec les gens à se dire, soit je m'en fous soit je l'aime à fond, c'est la fusion c'est un peu les modèles qu'on a sur tout d'autant plus en couple c'est toujours ce truc de le romantisme en fait ce qui est romantique c'est la douleur le premier truc que tu apprends c'est si j'en chie c'est que ça vaut le coup ça c'est le genre de truc qu'on entend souvent plus c'est dur alors que franchement il y a des trucs vraiment sympas où t'en chies pas c'est un peu comme si tu gagnais au loto tout le temps en relation si tu pars du principe que non tu n'as pas à attendre des autres tu es responsable de tes émotions tu es responsable de tes besoins et surtout l'autre est responsable des siens c'est ça aussi c'est que ok occupe-toi de toi je m'occupe de moi de ce qu'il y a à l'intérieur je sais ce que quelles sont mes failles mes besoins il n'y a pas de soucis on peut discuter on peut se soutenir dans tout ça on peut répondre si on a l'énergie ou besoin en disant bah écoute si t'as tes batteries oui Mais ce n'est pas un dû. Et surtout, c'est tes besoins qui sont prioritaires. Et non pas par égoïsme, mais tout simplement parce que, ça c'est la métaphore que je donne tout le temps, si ton frigo est vide, tu ne peux pas inviter les gens à manger. C'est factuel, tu vois. Il faut d'abord que tu manges toi, que tu remplisses ton frigo, et après, l'échange n'est pas du tout pareil. Quand tu invites, tu fais un buffet, là, t'inquiète, c'est convivial. Par contre, si ton frigo est vide, ou il te reste une patate, et que tu dois la diviser en dix parce que tu n'es pas capable, de te ressourcer pour pouvoir ensuite rayonner, c'est différent. En général, tu vas t'écrouler à un moment.
- Speaker #1
C'est un peu comme dans un avion qui crache, il faut d'abord se mettre son masque avant de le mettre aux autres. Si tu meurs,
- Speaker #0
tu n'es plus personne.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Et si on passait au deuxième extrait ?
- Speaker #0
Le chaman.
- Speaker #1
Celui-là, j'aimais bien. Va pour le chaman. Un peu différent. C'est quoi le thème du chaman ? Chaman,
- Speaker #0
c'est les parties mal aimées de soi. Un petit peu.
- Speaker #1
Je crois que j'ai confondu les deux. T'as confondu les deux.
- Speaker #0
T'as pas changé les thèmes. C'est quand même assez proche. Je vous conte là l'histoire d'un chaman. Dans son peuple de guérisseurs, il était puissant. Il savait soigner les maux. les plus sauvages, ceux qui viennent des profondeurs. En fouillant les tréfonds des mondes, en reconstituant les âmes brisées, il se perdait et oubliait qu'il était aussi humain. Un jour, il perdit son pouvoir. Il ne pouvait plus visiter les mondes, y déposer son regard. Il n'entendait plus le chant de son cœur, le battement du tambour, ou la vibration des âmes. Il ne ressentait plus l'énergie de l'ours ou du cerf pour le guider dans les limbes de la matière. Il décida de suivre le conseil de ses pères. partir se reconnecter à la terre. Une nuit de pleine lune, il traversa cette nouvelle frontière, celle de la densité, celle de l'absence de lumière. Il marcha longtemps et trouva un bosquet. Il ne se sentait plus chez lui dans cette forêt. Il y était né et il l'aimait, mais ne la percevait plus comme foyer. Il s'assit en tailleur. Alors, un loup vint s'asseoir près de lui. « Qu'attends-tu, chaman ? » « Une guérison. » « Quel est ton mal ? » « Je ne voyage plus dans les mondes. » « Est-ce là une maladie ? » « J'ai perdu mon pouvoir de vision, de guérison. » « Est-ce là une maladie ? » Le chaman se tut. Le loup hurla un secret à la nuit. Le chaman inclina la tête, signifiant au loup qu'il avait reçu le message. De ces questions qui révèlent l'évidence, le sage, le chaman n'était pas malade et le loup partit. Alors, un aigle vint se poser à ses côtés. « Qu'attends-tu, chaman ? Un pouvoir ? » « Quel est ce pouvoir ? » « Celui de guérir à travers les âmes. » « Est-ce là un pouvoir que l'on reçoit ? » « Je ne le trouve plus en moi. As-tu bien observé ? » Le chaman se tut. L'aigle planta ses yeux dans les siens. Le chaman inclina la tête, signifiant à l'aigle qu'il avait reçu sa sagesse. de ces vérités qui illuminent les chemins avec tendresse. Et l'aigle s'envola. Alors, une corneille s'approcha de lui et fit face. « Qu'attends-tu, chaman ? » « Je t'attendais, je crois. » « J'ai toujours été près de toi. » « Tu es l'ombre en moi, n'est-ce pas ? » La corneille inclina la tête. « Je ne te voyais pas. » « Tu ne voulais pas de moi en toi. » Le chaman se tut. Il comprit le message de ce que l'on offre dans les instants éclairés. Il inclina la tête avec humilité. « Je te demande pardon. Je t'accepte dans mon âme et je t'accueille dans mon cœur. » Et la corneille pardonna. C'est ainsi. Dans un champ oublié, que le chaman retrouva son pouvoir. C'est ainsi que le plus grand des guérisseurs eut accès au plus grand des savoirs, s'aimer, soi.
- Speaker #1
Bravo ! Bravo ! Bravo ! J'ai devancé le voilà ! Voilà ! Ah mince, elle a quand même dit ! Waouh, c'est profond !
- Speaker #0
Elle vient ?
- Speaker #1
Ouais ! Bah, du coup, tu vois, tout à l'heure, quand tu m'as parlé des trucs, bah, en fait, j'ai plus... Quand tu m'as parlé du chaman hors caméra, hors... Bah, en fait, je me suis dit, ah, tiens, c'est intéressant. Et finalement, je suis contente qu'on ait lu l'ermite aussi, en fait. Parce que, bah, je sais pas, j'ai confondu les deux. et j'ai plus trouvé le message dans l'ermite, dans le chaman aussi, mais... L'ermite, j'aime beaucoup. Ouais, bon, en fait, l'ermite...
- Speaker #0
Absolument tous les contes. J'essayais de savoir, en fait, j'en ai lu à beaucoup de mon entourage, j'essayais de savoir est-ce qu'il y en a un qui est plus parlant, est-ce qu'il y a une forme qui... il n'y en a aucun qui est préféré deux fois par la même personne. C'est tous qui sont parlant à différentes personnes, différents haineurs. J'en ai 15 sur celui-ci, j'en ai 4 ou 5 autres pour un prochain recueil. Et c'est marrant.
- Speaker #1
Et c'est marrant parce que pourtant, au début, je me suis dit, tiens, le chaman, j'aime bien et tout. Et en plus, je me suis dit, on va faire les deux. En fait, finalement, l'ermite, je me sens beaucoup... Peut-être parce que je dis... Maintenant, on se dit que je vais hiberner dans ma cave, dans ma grotte. C'est un peu l'ermite, un peu loin de tout, loin de... Voilà. J'aime beaucoup les deux. Mais une petite préférence, du coup, maintenant pour l'essai.
- Speaker #0
C'est l'avantage d'avoir des symboles, parce que c'est vrai qu'il n'y a pas de nom au personnage. Beaucoup d'abstractions, même si il y a des thèmes. Il y a un univers un peu, mais il y a beaucoup d'abstractions, ce qui permet de faire écho de manière très longue. En tout cas, c'est ce que j'espère. Et c'est vrai que moi, l'ermite, c'est celui qui me... Un de mes chouchous, vraiment. L'ermite, je l'ai écrit d'entrée. C'est... Je ne sais pas.
- Speaker #1
Il y avait un truc.
- Speaker #0
Il y avait un truc. Mais là, je sais qu'il y en a un qui a carrément tordu les tripes physiquement à une amie. La marionnette, ça lui a remué vraiment l'estomac. Elle a dit, ça me parle tellement, tellement. Alors que c'est abstrait.
- Speaker #1
Et la marionnette, ça parle de quoi, du coup ?
- Speaker #0
La marionnette, c'est une marionnettiste qui crée une marionnette avec la force de sa volonté. C'est une magicienne. et qui, pour la protéger, lui met des fils dorés partout. Donc, elle crée sa marionnette. Et puis, la marionnette se sent protégée, se sent aimée, elle partage tout, et puis le temps passe, et la marionnette se sent finalement un petit peu mal. Elle ne sait pas pourquoi. Et puis, elle va comprendre que quand elle a des moments seuls, des moments de silence, finalement, il y a un petit écho en elle. C'est son cœur qui lui chante qu'elle a... qui a envie de liberté, qui a envie d'expérimenter, et qui a envie de tomber pour apprendre à se relever. Et donc, elle essaye d'en parler à la marionnettiste, qui n'apprécie pas du tout, qui lui dit qu'elle est ingrate, etc. Et puis, au début, elle culpabilise. Et puis finalement, elle se dit, mais est-ce que c'est vraiment juste, sans mon consentement, est-ce que c'est vraiment de la protection ? Puisque je ne le souhaite pas. Et à partir de là, elle va résister. Et ces muscles de bois qui étaient atrophiés deviennent durs. Sauf que c'est la force de la volonté, c'est une magie, donc en fait elle n'a aucune chance, mais elle dit qu'elle luttera toute son immortalité, au moins elle aura cette liberté-là. Ce qui fait que les fils finalement se brisent et la marionnettiste devient marionnette parce qu'elle l'était avant en fait. Elle a reproduit une chaîne. Et donc la marionnette est totalement libérée, évidemment, et comprend que c'est comme ça que l'on se libère, en refusant le poids de ce qui est transmis. Ça me fait penser un peu, tu sais, le poids des... Transgénérationnels. Transgénérationnels, j'allais dire. Ça me fait penser à ça, en fait.
- Speaker #1
C'est celui qui est un peu, au niveau concept psychologique, pour les adultes, il est assez clair. Pour les enfants, non. C'est pareil. C'est le cas des deux lectures.
- Speaker #0
Oui, mais ça m'a fait tout de suite penser au truc transgénérationnel. Et puis souvent on dit la troisième qui va refuser de reproduire et qui va briser les chaînes, briser les fils de la marionnette. Finalement, c'est un peu le concept. Bon, on ne va peut-être pas le lire parce que là, ce n'est peut-être pas la réponse. Ah ben là, j'ai tout raconté. Là,
- Speaker #1
c'est... Je vous en quand même mon recueil. Ben oui,
- Speaker #0
c'est ça, Oui, d'ailleurs, si vous voulez, si vous avez vraiment aimé. les deux extraits que nous venons de lire, eh bien, justement, de toute façon, je mettrai le lien dans les notes de l'épisode pour retrouver les recueils. Et puis, bien sûr, on a aussi mis le lien de ton compte YouTube, etc. Enfin, il y a tous les liens qui vont être dans les notes de l'épisode, donc vous pouvez tout retrouver. Je vais finir par quelques questions un peu signatures de l'émission. parce que du coup ça nous permet d'aller sur cette belle transition à chaque fois mais de toute façon je l'ai dit parce que j'ai eu une interview la semaine dernière et en fait à chaque fois je dis mais je m'en dans les mails que j'envoie puisqu'à chaque fois je dis entre 30 minutes et une heure maximum mais en fait je devrais mettre plutôt une heure minimum en fait à chaque fois j'ai pas reçu le mail il y a eu un bug donc au final moi j'ai pas reçu le mail il y a eu un bug le premier mail où je dis c'est là où je mens ah bah voilà ah bah parfait je suis dans l'instant présent ah bah parfait c'est très bien là bon on va papoter avec Valentina c'est bien c'est parfait c'est parfait c'est parfait c'est parfait je vous dis parce qu'en fait à chaque fois je me dis non mais enfin à chaque fois que je l'envoie ce truc je me dis vous allez peut-être changer non je me dis non on va essayer de faire un truc mais non c'est mais non faut pas rencontrer les digressions ah non mais du coup Qu'est-ce qui attend la future toi ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui attend la future moi ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
D'après le moi d'aujourd'hui.
- Speaker #0
Oh, non, d'après tout, d'après... Qu'est-ce qui attend la future Christelle, en fait ?
- Speaker #1
La saveur de la vie.
- Speaker #0
Interesting.
- Speaker #1
La saveur, son essence. Ce qui, pour moi... un détachement ou un non-attachement de tout ce qui, pour moi, fait des limites, qui ne peut pas être expérimenté dans toutes les constructions de vie, mais qui peut là, à l'heure actuelle, pour moi, être une priorité, c'est-à-dire mon temps de vie qui m'appartient majoritairement, en tout cas. me détacher des possessions le plus possible, parce que je l'ai remarqué vraiment que dès qu'on possède, on a peur de perdre et on protège ce qu'on a. C'est naturel, ça s'appelle la protection des ressources, c'est animal. Mais par contre, toute protection, la contrepartie c'est de la liberté. Moi pour le coup ce que j'ai envie d'expérimenter un maximum c'est la liberté. qu'elle soit psychique, qu'elle soit au niveau corporel et au niveau des croyances et de toutes ces limites-là. Pour moi, c'est ça la saveur, c'est d'aller puiser dans tout ce qu'il y a de plus beau dans la vie, y compris la souffrance. C'est l'expérience, du coup.
- Speaker #0
L'expérience de vie, ouais. C'est beau. C'est beau, c'est beau.
- Speaker #1
Je ne sais pas quoi répondre à c'est beau.
- Speaker #0
C'est beau, il faut juste le prendre, il n'y a pas besoin de répondre. Pas besoin d'une réciprocité. juste accueillir je fais pas je rigole pas mais en vrai tu vois je sais pas si on en a déjà parlé mais en fait tu sais dans la vie on a l'impression qu'en fait quand on nous fait un compliment on est dans l'obligation de rendre alors que non en fait non c'est beau simplement pas besoin de plus je n'attends pas une réciprocité juste c'est beau tu sais que le bien que je pense de toi c'était pas ça qui me je pense qu'on a toujours du mal un peu avec le ouais je pense je me souviens une fois j'avais fait un compliment à quelqu'un c'est une personne c'est une coiffeuse maquilleuse aussi que je suis un peu sur les réseaux d'ailleurs je l'avais interviewée ici et en fait elle a toujours les cheveux attachés par exemple Et un jour, en fait, elle a mis une story d'elle, les cheveux détachés. Et je me suis dit, waouh, mais qu'est-ce qu'elle est belle. Donc, j'ai écrit en réaction, en disant, waouh, qu'est-ce que t'es belle avec les cheveux détachés. Et en fait, elle m'a dit, ah non, c'est pas tout le temps. En plus, là, demain, ils seront sales. Je vais être obligée de les détacher. Je les ai pas souvent détachés parce que, voilà, ils graissent trop vite, machin. J'ai dit, ouais, mais OK, mais t'es belle.
- Speaker #1
c'est tout c'est un travail c'est un travail d'accepter le compliment je sais pas c'est vrai que je me renseigne je m'étais intéressée à ça mais ça fait 5 ans déjà je refuse absolument tous les compliments avant j'avais toujours le oui mais exactement comme ça ouais ouais je sais plus quel avait été l'outil mais je pense que ça pourrait être intéressant en plus parce que ça c'est très courant c'est vrai et puis ça revient c'est vraiment le truc il y a des choses c'est des automatismes ou des fois c'est juste ben oui ok c'est C'est gentil, tu prends, mais tu as toujours des réflexes. Et puis, ça dépend, les moments aussi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Tu as le coup de te dire quel tu es, tu vois.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Parfois, tu es en mode Valentina, tu vois. Non, mais je suis une déesse, OK ?
- Speaker #0
Non, mais en plus, moi, le pire, c'est que ça peut paraître autant, mais non, en vrai, moi, par exemple, là, des fois, on me dit, ah, mais j'aime trop comme tu es habillée. Moi, je dis, ouais, je sais, moi aussi. J'aime bien. C'est sourire, mais c'est pas vrai. Bah non, parce que si je n'aimais pas ce que je portais, je ne l'aurais pas acheté, en fait. c'est comme ma meilleure pote quand elle me dit tu manques je fais normal je dis bah oui il y a aussi ce truc où on se dit on est obligé de retourner le complot alors que si quelqu'un te dit j'aime bien comment t'es habillée mais qu'en face t'aimes pas comment la personne est habillée pourquoi lui dire ah j'aime bien toi aussi c'est pas sincère alors que juste merci moi aussi j'aime bien voilà c'est beau Il n'y a pas besoin, juste prends. Tu es belle, bah oui, merci, c'est gentil. Mais tu n'as pas besoin de me le dire, parce qu'en plus, moi, je n'attends pas qu'on me le dise, parce qu'il y a des jours, franchement, il y a des jours, je sais que je suis une bombe atomique.
- Speaker #1
Puis la validation, de toute façon, les validations ne sont qu'internes. Les plus intéressantes, c'est les plus puissantes. Mais c'est les plus activées.
- Speaker #0
C'est dur, c'est dur des fois. Mais ouais, c'est important de... C'est un sujet parmi tant d'autres, mais c'est important juste en accueil. C'est juste le temps de... Waouh, c'est beau, c'est beau. Mais du coup... C'est bon, on ne prend pas le molleux non plus. C'est bon, on doit se calmer.
- Speaker #1
C'est même à chaque fois, tu avances, mais tu n'avances pas trop vite non plus.
- Speaker #0
Ouais, c'est beau. En même temps,
- Speaker #1
pour moi, marcher à RMI... Non,
- Speaker #0
mais je rigole, Non, mais tu vois, c'est ça aussi. C'est vrai que c'est la réaction qu'on peut avoir aussi. C'est qu'on s'aime, en fait, et que les gens sont là, ouais, non, mais ça va les chevilles, ça va la tête. L'égoïsme.
- Speaker #1
C'est comme tous ces trucs qui sont vus comme négatifs, alors qu'en fait, c'est un ressort, ça reste un enrichissement. Et après, ça dépend si tu es dans l'extrême ou dans l'humour aussi, parce qu'en vrai, c'est drôle de le prendre comme ça. Il y a plein de légèreté dans tout ça.
- Speaker #0
En fait, c'est comme tout, en fait. Du moment qu'on est dans l'extrême, c'est jamais bon. Mais un peu d'égoïsme aussi, ça ne fait jamais de mal, en fait. Un peu d'égoïsme, justement, je ne sais pas. C'est comme on disait tout à l'heure, en fait. Si tu invites des gens chez toi et que tu n'as rien dans ton frigo, il faut être un peu égoïste et d'abord se nourrir.
- Speaker #1
Une autre formulation, j'en parle dans mon épisode 2 qui sort demain d'ailleurs. Ah non, c'est l'épisode 3 dans lequel je le parle, mais ce n'est pas grave. C'est sur l'ombre en fait. Peu importe, c'est le fait de requalifier des caractéristiques qui sont censées être négatives. Par exemple, l'hypocrisie. On peut dire « je déteste l'hypocrisie » . Il y a des choses comme ça qu'on ne supporte pas parce que c'est vraiment aux antipodes de ce qu'on veut mettre en valeur et ce qui est en lumière chez nous, même si, obligatoirement, tu en as chez toi. On a tous les ressources. Et que plus tu le rejettes, en général, plus ça vient de manière négative dans le comportement. En gros. Et donc, l'hypocrisie, par exemple, c'est aussi une forme de diplomatie. Est-ce que tu veux l'utiliser en hypocrisie parce que tu résistes contre ou est-ce que tu veux l'utiliser en diplomatie parce que c'est une ressource qui peut t'aider parfois et dans certaines situations ? L'égoïsme, c'est une protection de ressources. Est-ce que tu veux protéger ton énergie, ta ressource pour pouvoir l'utiliser dans des situations comme une richesse ou est-ce que tu veux d'un seul coup envoyer tout le monde chier, briser des liens et péter un plomb et faire un burn-out parce que tu as voulu rejeter l'égoïsme et tout donner parce que non, l'égoïsme, ce n'est pas bien. Et tu peux faire ça pour tout ce que tu considères comme négatif, absolument tout. évidemment sentir n'est pas consentir j'ai la capacité de tuer des gens imaginons dans mon ombre c'est dans le déni je n'ai pas envie d'utiliser ça comme une richesse c'est la différence entre ce qui est une richesse et ce qui ne doit pas consentir c'est l'ombre
- Speaker #0
ça s'appelle pardon j'étais distraite j'ai des ressources pour je peux tuer non c'est juste
- Speaker #1
parce que ça peut aller loin, parce que le psyché-humain, si t'es dans un pays en guerre, c'est pas du tout pareil que de l'être. Ça peut être utilisé pour te protéger, pour des choses horribles, pour chasser. Tu es un être vivant. Il y a des choses comme ça. C'est à toi. Du coup, quand tu en as conscience, quand tu le prends comme une ressource potentielle, tu deviens libre parce que tu as le choix. de dire est-ce que j'utilise cette ressource ou pas ? Alors que quand tu la refuses, tu n'as pas le choix, tu la subiras de manière compulsive. Elle viendra à un moment s'exprimer obligatoire.
- Speaker #0
Et pas de la bonne façon.
- Speaker #1
Et pas de la bonne façon. Et c'est ça qui fait que souvent on dit j'ai pas compris, j'ai agi comme quelqu'un qui a 6 ans, il y a d'autres raisons aussi, mais j'ai agi de manière sans contrôler, mes mots ont dépassé ma pensée, patati patata, et tu reviens à une zone d'équilibre qui se déséquilibrera d'une mauvaise façon, évidemment.
- Speaker #0
Ah pardon, je pensais que tu parlais encore.
- Speaker #1
Je crois que mes digressions se fatiguent.
- Speaker #0
Je pensais que tu parlais encore en fait, j'attendais que tu finisses. Mais ok, moi c'est la partie justement où tu disais, j'aime beaucoup le côté hypocrite et diplomatie, parce que c'est vrai que moi je dis souvent qu'en fait je déteste l'hypocrisie, mais par contre je suis une très bonne diplomate en fait. C'est-à-dire que, et en plus, il y a une phrase que j'aime souvent dire, c'est que j'aime enculer les gens avec diplomatie. Non, mais c'est vrai, j'aime enculer les gens avec diplomatie parce que si je suis en désaccord avec une personne, ça ne me dérange pas de parler avec cette personne-là de manière diplomatique. Mais ça ne veut pas, je ne sais pas être hypocrite, c'est qu'en fait, soit je veux régler les choses, soit en fait, je suis en train de t'enculer diplomatiquement, tout simplement, en fait. Et c'est vrai que je n'avais jamais pensé à ça.
- Speaker #1
C'est comme les relations gagnant-gagnant. De partir du concept que du moment que tu as une forme de lucidité, de discernement sur tes propres pensées, sur tes propres comportements, sur tes propres ressources, tu vas forcément le développer en observant les autres. Tu vas comprendre leurs propres failles et tout ça. Tu vas développer une forme de recul qui te donne un petit genre de super pouvoir. Et en fait, la base, quand tu commences un petit peu ce discernement, c'est de se dire que toute relation viable et bénéfique pour toi est une relation gagnant-gagnant avec l'autre et sûrement pas gagnant-perdant. C'est-à-dire que du moment que tu utilises l'hypocrisie ou le forcing ou des choses qui sont des biais, d'utiliser les biais, la lucidité que tu as pour obtenir de quelqu'un quelque chose, qu'il ne voudrait pas te donner à la base. Ça s'appelle de la manipulation nocive. Alors que quand c'est du gagnant-gagnant, manipulation, c'est même limite un trop grand mot, ça serait vraiment un consensus. Sauf que le consensus, c'est toi qui as le super pouvoir de le mettre en place. C'est, voilà, moi je sais que tu as du mal quand... C'est le principe de la PNL, par exemple. C'est une programmation neurolinguistique. C'est un gros mot pour utiliser des choses super... Pour parler de choses super intéressantes. Imaginons toi tu es plutôt visuel, on a des filtres en fait, ça explique tous les filtres qu'on a, que ce soit l'inconscient et tout ça. Un des filtres, de nombreux filtres, c'est très riche, c'est magnifique la PNL, c'est l'essence. On a un sens ou deux qui prédomine en termes de filtres de perception du monde. Moi c'est la vue et l'audition par exemple. Imaginons toi c'est l'odorat et le toucher. les trois quarts du temps, si on a quelque chose à mettre en place, on ne va pas se comprendre. On ne sait pas pourquoi, mais on ne va pas se comprendre. Tu vas me dire, je ne peux pas le sentir, cette personne, je fais, oui, ok. Moi, je ne peux pas me la voir, ou j'entends ce que tu dis, et tout le vocabulaire, tu vois, tu vas pouvoir t'entraîner à l'observer. Et tu l'observes chez les gens aussi. Donc, si je sais que tu es olfactive, j'ai cette lucidité-là, donc qu'est-ce que je vais faire ? Je vais utiliser ce biais-là pour qu'on se comprenne, pour créer un projet ensemble, pour que imaginons justement on puisse créer une relation où tu t'intéresses aussi à mes objectifs et à quel pas on peut faire l'un envers l'autre ça c'est du gagnant-gagnant ça c'est dans un milieu professionnel un projet qui va être une synergie magnifique par contre si je l'utilise pour que ah bah tiens j'ai appris que t'allais avoir une augmentation et que en fait il n'y a qu'un seul budget et je vais essayer de te la prendre ça c'est pas du gagnant-gagnant et la personne va s'en rendre compte et ça tu vas vite regretter d'avoir utilisé du gagnant-perdant parce que la manipulation Merci. c'est sur toi que ça retombe. C'est sur toi que ça retombe, parce qu'en plus d'être nocif dans tes choix de comportement, et notamment les valeurs qu'on peut considérer les plus humaines, l'autre va forcément s'en rendre compte et ça sera de manière inconsciente. C'est sûr qu'il ne va pas comprendre exactement ce qui s'est passé, puisqu'il n'aura pas ces biais-là, mais l'inconscient est beaucoup plus puissant. Et s'il a compris de manière inconsciente que tu l'as... Enculé ? Oui, que tu l'as enculé, mais... En termes, tu l'as doublé, tu l'as vraiment manipulé. En fait, c'est vraiment ce terme-là, c'est d'user de quelque chose. Ça ne sera pas viable et en plus de ça, ça va se répandre. C'est-à-dire que du moment qu'une confiance est brisée, va créer des relations de confiance après. Et va créer du lien social qui est sain et qui t'apporte et qui te nourrit. Après, ça dépend ce que tu veux. C'est sûr que si tu veux juste de l'argent et de la réussite, poste la question de pourquoi tu le veux déjà. Moi, souvent, on me dit, je vais gagner au loto. Qu'est-ce que tu vas faire avec ton argent ? Qu'est-ce que tu vas faire ? Est-ce que tu veux vraiment gagner au loto ?
- Speaker #0
Si tu voyages à Hawaii... Oui !
- Speaker #1
Si tu me dis ça, si tu me dis je veux vivre une expérience, du coup, ce que tu veux, c'est vivre une expérience de voyage et tout ça, c'est pas gagner au loto. C'est tu veux vivre une expérience de voyage et tout ça. C'est ça le truc. Est-ce que le biais pour y arriver est forcément celui que tu penses ? Et t'as toujours ces questions-là, pourquoi je veux faire ça ? Et finalement, la finalité, c'est rarement l'argent. C'est le sentiment de sécurité, c'est le fait d'avoir peur de manquer, donc de pouvoir pallier cette peur. Il y a plein de biais, mais rarement ceux qui sont de la possession. Souvent ce qui est humain.
- Speaker #0
On en revient toujours, en fait, au ressenti. On en revient toujours à ça, finalement, pour faire un petit peu le lien avec l'audience qui écoute, qui sont des coiffeuses maquieuses. Mais c'est un peu... Quand on dit qu'en fait, une cliente, ce qu'elle vient chercher, ce n'est pas forcément un service, mais c'est vraiment un ressenti. C'est-à-dire qu'en fait, qu'est-ce qu'elle va éprouver en fait ? Oui, bien sûr, j'ai envie de gagner au loto. Mais pourquoi j'ai envie de gagner au loto ? J'ai envie de gagner au loto pour être en sécurité, mettre ma famille à l'abri, ou alors pour pouvoir voyager, faire le tour du monde. Ou alors, je ne sais pas, ne plus jamais avoir à travailler de ma vie. Il y a des raisons derrière et ce pourquoi-là, on le trouve grâce au sens aussi. Mais du coup, pour qu'une cliente puisse trouver aussi quel ressenti on va pouvoir offrir à nos clientes, qu'est-ce qu'on veut faire ressentir aux autres ? Est-ce qu'on veut leur faire ressentir de la sécurité ? Est-ce qu'on veut leur faire ressentir que... avec nous, elles doivent s'occuper de rien, pas juste se sentir belles, puisque dans mon métier,
- Speaker #1
c'est le minimum.
- Speaker #0
Mais est-ce qu'on veut qu'elles se sentent confiantes, etc. Mais dans tout, que ce soit dans la vie, dans le travail, dans tout, en fait, il y a toujours, on en revient encore, en fait, c'est vraiment un corps à chaque fois, on en revient toujours, au sens, aux émotions, à l'humain. parce que l'humain a besoin de sens pour pouvoir ressentir des émotions d'expérience au moins et du coup d'après toi après avoir écouté ce podcast d'après toi qu'est-ce que nos auditrices devraient retenir de tout cet échange qu'on a eu ensemble si tu avais un dernier mot à leur faire retenir qu'est-ce que ça serait pour toi Merci. ce message ?
- Speaker #1
Ah, j'aurais un message. On entend beaucoup de choses venant de plein de gens et j'en fais partie. Je parle beaucoup par rapport à mes expériences et j'ai envie de donner toujours plein d'outils et tous les gens qui communiquent sur des conseils ont envie de donner plein d'outils et l'intention est belle mais ce ne sont pas et je ne suis pas une sachante. Ce qui, pour moi, est très important, c'est que dans tout, absolument tout ce qu'on entend, il n'y a rien de dogmatique. Et les seules choses qui pourraient être appliquées sont les choses qui font écho en toi. C'est-à-dire qu'il peut y avoir une méthode miracle pour quelqu'un parce que ça a fait écho en elle, parce que c'était le bon biais, c'était le bon moment, et ça ne le fera pas en toi. Par contre, si tu entends, tu fais « Ah, c'est intéressant, tu peux en discuter, en effet, c'est super. » Il n'y a que ta voix intérieure, en fait. Il n'y a que ton intuition, ce qui résonne en toi. qui est la vraie boussole. Peu importe ce qu'on te dit. Oui, il faut faire du sport. Oui, il faut faire ça. Il faut faire ça. Il faut faire ça. Ça, les scientifiques ont montré que... Dieu a montré que... Peu importe. Peu importe ce que les autres ont montré que c'est toi. C'est ton âme qui décide. Et ça, en fait, il n'y a personne, absolument personne d'extérieur qui peut donner une voix sur ça. Voilà ce que, pour moi, est le plus important, même dans une vie. La boussole, elle est intérieure. Et apprendre à l'écouter, c'est un long chemin. Mais dès qu'on commence, on commence direct à kiffer.
- Speaker #0
Ah, c'est clair. Ah, ça, totalement. Et quand on fait des choix en fonction de la boussole, c'est jamais un mauvais choix. Au début, ça peut paraître des mauvais choix. Au début, on se dit, mais putain, mais qu'est-ce que j'ai fait ? Mais quelle merde, dans quelle merde je me suis mise ?
- Speaker #1
Putain, je suis au RSA, j'ai plus de boulot.
- Speaker #0
Putain de merde. Putain de merde, je vis sous les ponts. Putain de merde, je m'en fous pas la tête. J'ai même pas de patates, en fait, à manger.
- Speaker #1
J'aurais jamais dû écouter ce podcast il y a 10 ans.
- Speaker #0
Non, mais c'est comme t'as dit tout à l'heure, en fait. C'est oui, bien sûr, en fait, oui, écouter, trouver l'essence, savoir, blablabla. Mais comme tu dis, oui, il y a des personnes qui ne pourront jamais le faire, malheureusement. Et sans forcément le faire, même. Et heureusement, oui. Heureusement,
- Speaker #1
il y en a qui sont heureux dans un équilibre très tangible. Sans que ça soit matériel, sans que ça soit superficiel, tangible.
- Speaker #0
Et c'est ok. Et pour qui en fait la vie sera parfaite.
- Speaker #1
Et le rôle sera tout aussi important. Les pièces de puzzle sont toutes utiles dans le grand schéma qui est pour moi l'humanité, le grand puzzle. Chaque pièce est essentielle et elle est parfaite comme elle est.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Et ouais, c'est beau.
- Speaker #1
Je sais.
- Speaker #0
Bah oui, moi aussi je suis belle. c'est l'égocentrique t'as oublié de me rendre mon compliment bah non je me suis pris moi vu que tu l'as pas fait je me suis fait attends il faut s'aimer en fait Grégory ah là ça part un peu en couille non trop tard Non, il n'y a pas de coupé. Non, arrête de taper dans tes mains.
- Speaker #1
Tu vas te garder mon rire de Christelle. C'est-tu le patron du début de la gorge ?
- Speaker #0
Je suis en train de m'étouffer, pardon. Merci beaucoup en tout cas Christelle. C'était chouette.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
C'était chouette. Merci beaucoup pour ton temps. Merci beaucoup pour cette interview, d'être venue. Merci infiniment. C'était un plaisir de te reparler à nouveau. J'espère à bientôt. Et puis, bah... Bananie ! bonne année au moment où ce sera publié on ne sera plus en janvier mais là actuellement on est en janvier donc ça compte encore le 12 janvier ça compte encore bonne année merci beaucoup merci
- Speaker #1
à toi j'adore discuter avec toi c'était différent du blabla mais tout aussi effervescent c'est pas le mot Tu le coupes,
- Speaker #0
celui-ci. Effervescent.
- Speaker #1
Effervescent. Oui, c'est ça, le cerveau en effervescence. Oui, non, mais c'est ça. Mais oui. Et au plaisir de te rencontrer. Là, je ne passe pas longtemps sur Grenoble, mais j'aurai l'occasion d'y remonter de temps en temps. Et avec plaisir pour se boire un chocolat chaussé, si c'est l'hiver, et une petite bière, même si c'est l'été.
- Speaker #0
Eh bien, écoute, tu me fais signe.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Passe une bonne journée.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin. Si tu l'as apprécié, n'hésite pas à me laisser ton avis 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast. Je prendrai le temps de le lire lors d'un prochain épisode. N'hésite pas aussi à partager ce podcast autour de toi si le cœur t'en dit. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.