Speaker #0Il y a des corps qui seront en mesure de faire le lotus et ce, sans entraînement, sans jamais avoir essayé et même sans faire de yoga. Et il y a des corps qui, après plusieurs mois de pratique, sans pour autant qu'elle soit intensive, sauront faire la posture. Et pour d'autres encore, ça ne viendra jamais, malgré la pratique, malgré les essais. Je suis Sandrine Martin, enseignante et formatrice en yin yoga et en yoga fonctionnel. J'ai créé ce podcast pour donner une autre vision du yoga. Un yoga où chacun peut trouver sa place, que l'on soit raide ou flexible, petit ou grand, fin ou rond, quel que soit son âge. Je ne crois pas aux règles universelles de l'alignement. En revanche, je crois que chacun peut trouver ses propres alignements. Chaque semaine, seul ou avec mes invités, je vous propose des réflexions, des partages d'expériences et des explorations. L'intention de ce podcast est de vous offrir la liberté de pratiquer un yoga qui vous ressemble et qui vous fait vibrer. Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui. Merci d'avoir choisi Blabla Yoga pour vous accompagner pendant quelques dizaines de minutes. Cela fait très longtemps que je n'ai pas parlé de posture ou plutôt d'analyse de posture réussie et il est temps d'y remédier. Cet épisode est donc dédié à la posture dite phare Padmasana, le lotus. Et je constate souvent que cette posture fait briller les yeux de certains pratiquants. Il y a comme une validation d'une pratique avancée lorsque l'on arrive à faire cette posture. C'est comme une forme de graal, quelque chose à atteindre qui nous permet de valider notre pratique. Et c'est compréhensible notamment à la lecture du Hatha Yoga Pradipika qui parle de Padmasana sous cette terme. Ici, je vous lis la traduction et l'interprétation de Tara Mikael. Le yogin établi en Padmasana qui a la capacité de retenir le souffle inspiré par la porte de l'anadi est un homme libéré, on n'en doute pas. Voilà c'est dit. Un yogi ou une yogini qui s'installe dans Padmasana et qui sait maîtriser son souffle est un homme ou une femme libérée. Mais en entendant ça, je retourne la question. Est-ce que cela veut dire que de ne pas être dans Padmasana, la posture de la méditation, est un frein à la libération. C'est une question valable, non ? Est-ce que si je ne fais pas Padmasana, je n'ai pas accès à la libération ? Alors une chose est sûre, c'est qu'en suivant les principes de cet enseignement, bien d'autres aspects de la pratique priment avant Padmasana. Il y a le contrôle des yamas et des niyamas, la maîtrise du souffle et surtout une stabilité mentale, émotionnelle et physique qui permet de rester dans cette posture. Et tout ceci, bien sûr, demande une pratique du yoga. Et ici, je ne parle même pas de la part posturale, mais de tous les autres aspects. Et ceci demande une pratique de yoga très régulière. Et ici, je ne parle pas du tout de la part posturale, mais je parle de tous les autres aspects du yoga qui sont étudiés plusieurs heures par jour, tous les jours. C'est une vie dédiée à la pratique. Et c'est loin de l'énergie, du temps et de la dévotion que l'on concentre au yoga. quotidiennement, vous et moi, parce que si vous regardez combien de temps vous consacrez au yoga dans son étude, dans la journée ou dans la semaine. Alors, se familiariser et comprendre le lotus, c'est un bon point de départ, mais c'est certainement pas le point d'arrivée qui est, encore une fois, l'homme libéré ou la femme libérée. Donc au programme de ce qui suit, nous allons voir les différentes structures du corps qui permettent le lotus, les variations anatomiques qui sont liées, les prédispositions et les risques à trop insister. Et en fin d'épisode, on verra aussi quelques tests qui permettront de savoir si votre corps est plutôt habile pour la posture du lotus ou au contraire, ce n'est peut-être pas la meilleure des postures et une autre sera choisie à la place. Alors dans cette analyse de la posture, on ne va pas parler de soplesse, mais d'amplitude et de construction osseuse. Un petit rappel. La souplesse, c'est la capacité des tissus mous à s'étirer et cela concerne les muscles, les fascias et les tendons entre autres. Les ligaments font aussi partie de la catégorie des tissus mous en opposition avec les tissus qui sont dits durs, les os. Mais les ligaments ne sont pas faits pour être étirés. Ça c'est vraiment important, les ligaments ne sont pas faits pour être étirés. Leur rôle c'est d'assurer la cohésion de l'articulation. Et pour cela... Ils se plissent et se déplissent pour suivre le mouvement. Et quand les ligaments sont trop étirés, c'est une entorse. Alors je simplifie ici pour la compréhension, mais c'est un peu... plus complexe quand même. Mais vous pouvez retenir ça, c'est que les ligaments, quand ils sont trop étirés, suite à une chute, une blessure ou encore le fait d'étirer trop souvent certaines articulations, on finit par fragiliser et il n'y a plus cette notion de cohésion, cette notion de tenue au sein de l'articulation. Donc dans cet épisode, on ne parle pas des tissus mous qui s'assouplissent lors du mouvement ou selon le travail que l'on fait faire à son corps. Ici, on parle de structure russes. de ces structures qui, une fois la croissance finie, ne se modifient pas, sauf en cas de blessure, d'usure ou de dégénérescence des tissus. Et ça, c'est important de le rappeler. Les os, ça ne change pas de forme. En tout cas, la pratique ne changera pas votre structure osseuse. Combien de fois j'entends cette observation ? Moi, quand j'étais jeune et quand j'étais ado, je faisais le pont, et puis, est-ce que tu crois que ça peut revenir ? Peut-être que ça peut revenir. Mais à ce moment-là, au moment où vous faisiez... Le pont, vous étiez à dos et la puberté ainsi que la croissance ont joué un rôle sur votre structure. Soit ça n'a rien changé, soit vous avez perdu cette habilité. C'est rare quand même d'avoir gagné en amplitude avec la croissance. Et à cette observation, ma réponse est souvent, à 18 ans, je pouvais enchaîner les nuits blanches et les nuits courtes. Aujourd'hui, il me faut plus d'une semaine pour me remettre d'une seule nuit blanche. Je sais, c'est un peu vilain comme réponse, mais c'est la seule que j'ai trouvée pour le moment et qui parle à tout le monde. Donc sur ce qui suit, je vais mettre l'accent sur les os. Parce que malgré la pratique régulière et la bonne volonté, c'est quelque chose qui ne va pas changer avec le temps et la pratique. La posture du lotus sollicite plusieurs articulations. Et la plus impliquée est celle de la hanche, qu'on appelle aussi l'articulation coxo-fémorale. Ensuite, il y a les genoux et les chevilles. Ça, c'est pour le membre inférieur. Et pour la partie supérieure, il va y avoir un enjeu sur les articulations sacroiliac et lombo-sacré. Par souci de longueur de podcast, mais aussi de compréhension, je vais plutôt mettre l'accent sur les hanches et mettre de côté ce qui se passe au niveau des genoux, des chevilles et des sacroiliacs. Cette posture de lotus est étudiée en profondeur dans ma formation autour des variations anatomiques qui s'appelle du squelette à la posture. Je vous mets les infos en description si vous souhaitez en savoir plus. Alors pour s'installer dans la posture du lutus, il y a trois mouvements simultanés à faire au niveau de la hanche. La première, c'est de la flexion. C'est quand la cuisse remonte vers le ventre ou qu'on resserre l'angle entre le fémur et le buste. Le deuxième mouvement, c'est l'abduction. La cuisse part vers l'extérieur. On éloigne la jambe du centre du corps. Le troisième mouvement, c'est la rotation externe. C'est quand on emmène le genou Merci. vers l'extérieur et le pied vers soi. Et c'est la combinaison de ces trois mouvements en même temps qui rend la posture exigeante. Et surtout, la rotation externe est la plus variable et la plus déterminante dans cette histoire. Voyons maintenant les éléments anatomiques qui impactent le lotus. L'articulation de la hanche est constituée de deux os. D'un côté l'os du bassin, ou l'os coxal, appelé aussi osciliaque, et de l'autre côté, L'os du fémur. Alors commençons avec le fémur. Et on parle ici précisément de l'angle diaphysaire du fémur. C'est l'angle qu'il y a entre le corps du fémur et le col plus la tête. Donc ça fait comme un angle et plus cet angle est ouvert, plus la rotation externe est disponible. Ou on peut le prendre d'une autre manière. Plus cet angle est ouvert, moins il va y avoir de restrictions, de contraintes et de freins dans l'articulation. Ça c'est pour l'angle diaphysaire du fémur. Passons ensuite à une autre partie. Le fémur, ou plutôt la tête du fémur, s'insère dans une cavité de l'os du bassin qui s'appelle l'acétabilum. L'enjeu ici va être la profondeur de l'acétabilum. C'est-à-dire que la tête du fémur vient s'insérer dans cette... région-là, dans cette partie-là. Et quand on a une cavité qui est peu profonde, moins enfoncée, ça laisse plus de liberté au mouvement. Plus la tête du fémur est recouverte par l'acétabulum, moins le mouvement va être ample, moins on aura de possibilités, en tout cas, dans tous les mouvements de rotation, de flexion et même d'abduction. Sur cet acétabulum, encore, il y a cette fois-ci l'orientation, c'est-à-dire comment cet acétabulum s'oriente sur le bassin. Et ça va jouer aussi un rôle sur l'amplitude du mouvement. Alors, ça veut dire quoi ? Il est orienté sur le bassin. C'est-à-dire que cet acétabulum, ce réceptacle, plus il est tourné latéralement, sur le côté, plus il laisse de place pour la rotation externe et parfois même pour l'abduction. Et si l'acétabulum regarde plutôt vers l'avant, les mouvements au niveau des hanches seront certainement plus limités. Donc, pour faire la posture du lotus, plus la structure favorise la flexion, l'abduction et la rotation externe, plus on sera en mesure de s'installer dans la posture du lotus. Et nous venons de voir trois aspects principaux, que sont l'angle déaphysaire, la profondeur de l'acétabulum et l'orientation de l'acétabulum. Mais il y en a bien d'autres, comme la torsion tibiale, le sourcil cotylioïdien, la capsule articulaire, les ligaments. Donc il y a tout ça qui peut rentrer en jeu pour faciliter ou rendre plus difficile, plus délicat. l'amplitude dans la posture. Mais comme on n'est pas dans un cours d'anatomie, je ne vais pas aller plus loin aujourd'hui. Sachez juste qu'il y a d'autres facteurs qui vont être impliqués dans les éléments anatomiques pour pratiquer la posture du lotus. Parlons maintenant des variations anatomiques au niveau de la structure. Même si nos articulations sont entre guillemets « faits pareils » , l'articulation coxophomérale et l'association du fémur et de l'os coxale. Et bien malgré ça, il y a des différences entre chaque personne. Et elles vont se retrouver à plusieurs endroits comme l'angle diaphysaire qui va être plus ou moins ouvert. On l'a vu dans l'orientation de l'acétabulum. Encore une fois, dans la profondeur du sourcil cotyloïdien, c'est le rebord osseux qui peut créer une butée osseuse. Alors je vous ai dit juste avant que je n'allais pas en parler, mais vous voyez, j'y insiste ici un petit peu. Il va y avoir aussi des variations dans la souplesse des rotateurs externes. Là, on parle de muscles, on a changé de structure. Donc, il va y avoir le pyriforme, les obtérateurs, le carré fémoral. Donc, il y a plusieurs zones qui vont nous empêcher ou faciliter le mouvement. Et ça, c'est une partie qui est modifiable. Rappelez-vous, au début, je vous parlais de la souplesse des tissus mous. Là, on joue sur les tissus mous. Donc, on peut gagner un petit peu de liberté, de malléabilité en s'assouplissant en début de pratique. Mais il n'y a que cette partie-là. qui va être modifiable. Ensuite, en termes de variations anatomiques, au niveau de la flexibilité du genou, il peut y avoir aussi des changements. Donc si vous avez par exemple un volume musculaire au niveau de la cuisse et au niveau du mollet, ça va limiter le mouvement de la flexion du genou parce que les chairs vont se rencontrer bien avant d'arriver au maximum de votre flexion du genou. Comparé à une personne qui a un mollet et une cuisse fine qui va pouvoir aller peut-être plus loin dans sa... flexion de genoux parce que les chairs ne se rencontrent pas en premier. Une autre variation, cette fois-ci au niveau de la mobilité de la cheville, si vous avez une grande amplitude, c'est-à-dire une grande possibilité à bouger votre cheville dans toutes les directions, quand vous allez vous installer dans la posture du lotus, le fait de ramener le talon vers le pubis, vous aurez peut-être la possibilité de placer votre pied, je vais l'appeler le pied en banane, pied en karaté, parce qu'il ne sera pas dans l'axe par rapport au tibia. Eh bien, cette amplitude dans la cheville va, encore une fois, favoriser le mouvement. Si je vous parle des variations anatomiques, c'est pour insister sur les prédispositions favorables ou pas à certaines postures. Il y a des corps qui seront en mesure de faire le lotus, et ce, sans entraînement, sans jamais avoir essayé et même sans faire de yoga. Et il y a des corps qui, après plusieurs mois de pratique, sans pour autant qu'elle soit intensive, sauront faire la posture. Et pour d'autres encore, ça ne viendra jamais, malgré la pratique, malgré les essais. Il y a ceux aussi qui seront en mesure de passer à un demi-lotus d'un côté, mais n'arriveront jamais à le faire de l'autre côté. C'est une histoire d'organisation et de structure osseuse qui sont différentes d'un côté à l'autre, parce que oui, nous ne sommes pas pleinement symétriques d'un côté par rapport à l'autre. Alors, intégrer ces notions de prédisposition, c'est important parce que ça permet de ne pas se pousser inutilement et ça permet de ne pas vouloir faire rentrer un triangle dans un carré. Et surtout, ça aide à protéger les articulations sur du long terme parce que c'est ça aussi l'important. C'est du long terme. Vous n'avez qu'un seul véhicule qui est votre corps. Et l'idéal, c'est de pouvoir l'avoir en meilleure santé le plus longtemps possible. Et puis, il faut le dire, il y a aussi des risques à trop insister. On parle beaucoup de comment faire la posture, des actions ou des mouvements à faire pour aller plus loin. Trouver le bon nombre. etc. Mais on ne parle jamais assez des risques et il y en a. Le truc c'est qu'à insister semaine après semaine, mois après mois, c'est que ça ne va pas se voir tout de suite. Les blessures qui résultent de trop de padmasana par exemple, se font de manière silencieuse, discrète. Et quand les douleurs arrivent, c'est parfois trop tard parce que cela touche les articulations et les structures osseuses. Alors on peut comparer cela à une mini fuite d'eau chez un voisin. Une goutte qui tombe toutes les 30 minutes, ce n'est pas grand-chose. Mais si cette goutte continue à tomber régulièrement, au fil du temps, cette goutte va devenir tâche et cela va rester humide. Et puis cette tâche va continuer à grandir, la fuite aussi. Et des mois après, l'eau s'est infiltrée dans plein d'endroits et le plafond s'effrite, voire il tombe. C'est la même chose. Quand ton articulation est travaillée de manière trop intense, trop forte, ou on va trop loin. jour après jour, on finit par ruser les différentes structures et on s'en aperçoit bien trop tard quand les douleurs sont là. Sauf que les douleurs, elles sont là parce qu'il y a de la pathologie et pas parce qu'on s'est juste fait mal sur un petit temps, notamment au niveau de la hanche et du genou. Et c'est aussi la même chose avec les sacs ruiliaques. Parce que si la posture ne passe pas au niveau de la hanche et qu'on continue à insister, la mobilité va être cherchée ailleurs par le corps. Et cela, dans les articulations supérieures. ou inférieurs, comme les genoux, comme les chevilles ou comme les sacroiliacs ou les sacro-lombaires. Alors, comme on sait qu'on a un corps prédisposé ou pas à la posture Padmasana, voici quelques tests. Et à la suite de ces tests, ça ne veut pas dire que vous ne devez plus jamais pratiquer ou que c'en est fini pour vous de la posture de lotus. Non, ça ne vous empêchera pas de continuer à travailler la mobilité de l'articulation, mais encore une fois, en toute connaissance de cause, en faisant attention et sans chercher à aller plus loin que nécessaire. Un premier test, c'est de commencer à allonger sur le dos et de ramener la hanche et le genou à 90 degrés. Ensuite, c'est de laisser partir la rotation externe et d'observer jusqu'où elle va. Donc ce que l'on teste ici, c'est la rotation externe sur une flexion de hanche. Et surtout, ce que l'on va observer, c'est comment elle s'arrête cette rotation externe. Est-ce que cela crée de la tension qui est musculaire, qui va être modifiable ? Donc ça, on va le sentir dans les muscles. Ou est-ce que c'est un blocage qui va être profond ? C'est-à-dire qu'on peut le sentir dans la profondeur de l'os ou tout simplement, on a l'impression qu'on ne peut pas aller plus loin. Et si on insiste encore plus, on aura peut-être l'impression que le bassin qui est resté sur le sol va se déplacer un tout petit peu. C'est un mouvement compensatoire. On va plus loin que nécessaire dans la rotation externe, mais comme le bassin ici n'est freiné par rien du tout, le bassin va glisser sur le sol. Ce qui n'est pas la même chose après quand on est dans d'autres postures où le bassin n'a pas cette liberté de bouger. La compensation ne peut pas se mettre en place et c'est l'articulation qui prend. Donc ça, c'était le premier test. Allongé sur le dos, hanches et genoux à 90 degrés, rotation externe. Un autre test, c'est d'être assis en demi-lotus. Quand vous êtes assis en demi-lotus, déjà la première chose, c'est est-ce que votre peau pied, votre talon, votre cheville peut arriver sur le haut de votre cuisse, proche du pli de laine. Déjà, ça c'est un premier test. Si là déjà, vous êtes en galère, c'est pas parce que vous allez faire plein de manipulations au niveau de la hanche que ça va passer. Il va sûrement y avoir des sensations qui vont pas être justes, qui vont vous montrer que ce n'est pas la bonne posture. Et ce que vous pouvez regarder ici, c'est est-ce que le genou reste haut ? Est-ce que le dos va compenser ? Si oui, c'est que la hanche n'a pas assez d'amplitude pour aller plus loin. Et là, c'est un signe que peut-être votre corps n'a pas cette prédisposition à aller faire le demi-lotus ou le lotus. Ensuite, observez où se situe la sensation. Si c'est à l'extérieur de la hanche, au niveau du fessier, c'est ce qu'on appelle de la tension musculaire. Et là, vous avez de la marche. Vous pouvez encore une fois jouer sur les tissus mous. Si maintenant la sensation se situe dans le pli de laine, c'est une compression osseuse. Auquel cas, il n'y a pas grand-chose à faire. Autre test, ici ce n'est pas tant sur l'amplitude, mais c'est plutôt sur les différents signaux. Parce que c'est aussi ça, apprendre à reconnaître les signaux d'inconfort, de douleur, de manque de justesse, de mauvais alignement. Un mauvais alignement, c'est quoi ? C'est un alignement qui ne convient pas au corps. Il n'y a pas d'alignement universel qui va correspondre à tout le monde. Il y a un alignement pour chaque articulation, pour chaque personne. Donc, comme repère, ça va être une douleur au genou. C'est un signal d'alarme. Ça veut dire... que la hanche compense sur le mauvais endroit qui est le genou. Et peut-être parfois ce n'est pas une douleur au niveau du genou, mais c'est une douleur dans le bas du dos. Donc voici quelques tests que vous pouvez essayer pour voir si votre corps est plus... plutôt fait pour le lotus ou pas. Pour finir, la posture du lotus est une posture de méditation. La position des jambes permet de faciliter la stabilité du corps dans son entier et de garder la colonne longue et disponible. Aussi, l'important, c'est la stabilité. Et c'est de se poser la question pour vous, quelle posture va vous aider à rester dans cette stabilité, à atteindre cette stabilité ? Et non pas se dire, je fais le lotus, Donc ? je serai stable. Et donc cette stabilité, vous pouvez l'acquérir, que vous ayez les jambes parallèles avec des supports sous le bassin ou pas, que vous soyez en tailleur sans support ou avec des supports sous le genou, sous les bassins. Tout fonctionne. L'important encore une fois, c'est quelle posture je vais choisir pour être dans la stabilité et pouvoir rester le plus longtemps possible dans une posture méditative. Et puis il y a un autre aspect culturel aussi, et pas des moindres. La population indienne, comme une partie de la population mondiale, s'accroupit, s'assoit par terre et ce, depuis la plus tendre enfance et il reste sur de longues périodes Alors les corps sont habitués et façonnés à rester dans ces postures De votre côté, si vous vous asseyez au sol que depuis quelques années dans la posture tailleur et ce, quelques minutes par jour il va y avoir un décalage entre ce que vous souhaitez faire c'est-à-dire pas de masse à main et ce que vous avez l'habitude de faire dans le quotidien c'est-à-dire vous asseoir sur des chaises et rarement en tailleur ou accroupi Alors Petite recommandation ici, laissez-vous tranquille, faites la paix avec la posture du lotus. Parce que si le lotus n'est pas fait pour vous, il y a plein d'autres postures possibles. Par exemple, dans la posture de méditation, c'est tout aussi valable de s'asseoir sur une chaise que de s'asseoir sur le sol, quelle que soit la position de ses jambes. Parce qu'encore une fois, le plus important, c'est la stabilité physique, émotionnelle et mentale pour pouvoir rester longtemps dans la posture de méditation. Voilà, nous sommes arrivés au bout de cet épisode. J'espère que tous ces petits détails anatomiques vous auront inspiré ou que vous aurez acquéri des clés pour pouvoir comprendre un peu mieux les enjeux anatomiques et physiologiques de la posture Padmasana. L'analyse que nous avons déroulée aujourd'hui dans cet épisode, c'est ce que je fais, c'est ce que je propose dans toutes mes formations. On part d'une posture. On analyse les différents segments, les différentes articulations. On vérifie aussi les différentes variations anatomiques. Donc ça, c'est vraiment chouette parce qu'on va comparer les différents corps, observer comment ça se passe chez certaines personnes et d'autres, de voir aussi dans les personnes qui sont en face de nous, les deux opposés sur le spectre, donc la personne qui a le plus d'amplitude et la personne qui a le moins d'amplitude, ou si on revient ici sur les mots qu'on a utilisés, de la prédisposition ou pas de prédisposition à certaines postures. C'est la partie pratique et théorie de la plupart de mes formations. Donc si vous voulez aller plus loin, le programme pour la fin 2026 et 2027 se met en route, se met en place. Donc vous retrouvez toutes les dates bientôt sur mon site. N'hésitez pas à aller regarder sur mon site, je vous mettrai en descriptif aussi le lien direct. Merci d'avoir suivi cet épisode jusqu'au bout. N'hésitez pas à le partager à d'autres personnes si vous pensez que ça va les aider à comprendre le lotus, soit continuer aussi à chercher à progresser dans cette posture, soit au contraire de faire un peu marche arrière et de se familiariser avec par exemple Siddhasana qui est une autre posture d'assise. Aussi si vous souhaitez soutenir le podcast, il y a plusieurs manières de faire. La première c'est de laisser 5 étoiles sur Apple Podcast ou sur Spotify, de laisser un commentaire sur ces plateformes ou aussi de m'envoyer des petits messages pour me dire ce que vous avez aimé. ou pas aimé et ce que vous souhaiteriez approfondir sur ce thème-là ou sur les autres thèmes des épisodes passés. Merci à vous pour votre écoute et votre attention et je vous souhaite une bonne continuation et je vous dis à bientôt pour un prochain épisode de Blabla Yoga et d'ici là, je vous souhaite une pratique libre et décomplexée avec ou sans lotus. A bientôt !