Speaker #0Être fermement établi dans un espace heureux. C'est d'ailleurs avec une de ces versions que j'ai commencé la pratique, d'être heureux dans un espace fermement établi. Je suis Sandrine Martin, enseignante et formatrice en Yin Yoga et en Yoga fonctionnelle. J'ai créé ce podcast pour donner une autre vision du yoga. Un yoga où chacun peut trouver sa place, que l'on soit raide ou flexible, petit ou grand, fin ou rond, quel que soit son âge. Je ne crois pas aux règles universelles de l'alignement, en revanche, je crois que chacun peut trouver ses propres alignements. Chaque semaine, seule ou avec mes invités, je vous propose des réflexions, des partages d'expériences et des explorations. L'intention de ce podcast est de vous offrir la liberté de pratiquer un yoga qui vous ressemble et qui vous fait vibrer. Bonjour, je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui et de passer ce temps avec vous. Si vous écoutez Blabla Yoga pour la première fois, soyez les bienvenus. Aujourd'hui, on va parler asana. Dans le précédent épisode, je vous présentais mes livres préférés, dont celui de Bernard Bouanchou sur les yogasutras. Et en parlant des yogasutras, je vous disais qu'il existait des traductions et des commentaires vraiment divers et variés. Il y a une foule d'auteurs et c'est intéressant d'aller regarder un petit peu comment... Chacun traduit et interprète ces différents sutras. Et aujourd'hui, je vous propose donc de poser la discussion autour du Yoga Sutra du deuxième Pada, le Sutra 46, Sthira Sukham Asanam, et d'aller visiter donc plusieurs auteurs afin de les comparer, de juste s'inspirer de ce qu'ils peuvent nous proposer dans leurs traductions et dans leurs interprétations. Alors, je ne suis pas allée très loin pour choisir ces ouvrages, j'ai pris ceux qui étaient dans ma bibliothèque. Et pour cela, il n'est pas nécessaire non plus d'en avoir 36, quelques-uns peuvent suffire. Mais avant de plonger dans ces ouvrages, posons un peu les décors. Pour la plupart des pratiquants, l'entrée dans le yoga se fait par la posture, par la partie corporelle. Et c'est top parce qu'il faut bien commencer par quelque part. Et puis, c'est aussi un logage commun. Souvent plus accessible que la philosophie ou les préceptes de la pratique du yoga. Aussi, pour beaucoup de personnes, le corps, le mouvement, les déplacements, le travail de l'équilibre, parler passé sert de référence. Il n'est pas nécessaire d'avoir non plus eu une pratique physique, il suffit d'avoir été un enfant pour avoir une expérience dans le corps et dans ses mouvements. Et justement, le référentiel sur lequel on se base peut diriger la pratique ou l'état d'esprit vers une direction particulière. Prenons un exemple, celui que je connais le mieux. Lorsque l'on a pratiqué la danse, on a développé le sens du déplacement, de la coordination, la possibilité de changer de niveau avec des dynamiques différentes et souvent aussi les états d'équilibre. Si c'est une pratique par exemple du running, on a développé le cardio, l'endurance et bien d'autres choses encore. Si les activités physiques n'ont pas fait partie de votre vie, En dehors de l'école, peut-être qu'en débutant le yoga, les premiers temps seront de trouver comment organiser le corps, comment coordonner les mouvements, comment répondre aussi aux consignes, afin de se sentir à l'aise par la suite, en tout cas, dans une partie du répertoire des mouvements. Ainsi, avec ces différents référentiels, le mouvement n'est pas abordé de la même manière pour tout le monde. Certains ont l'habitude d'approcher le corps par la force, d'autres par la puissance ou encore avec de la souplesse, de l'agilité, de la lenteur et bien d'autres facteurs. Et puis, pour la plupart d'entre nous, nous n'avons pas commencé la pratique du yoga en étant enfant. Il est donc normal de commencer avec nos propres repères et nos propres habitudes dans le mouvement et dans le corps. Et c'est ça qui est génial quand on change d'intention, de dynamique ici à travers le yoga, parce que cela nous donne d'autres possibilités de compréhension, d'expression, d'écoute. d'attention à soi. Alors, revenons sur ce Yoga Sutra, le deuxième Pada, le vers 46, Sthirasukham Asanam, souvent traduit par la posture stable, confortable et joyeuse. De mon côté, j'explique que pour être dans cet état de stabilité, de confort et de joie, c'est qu'en tant que posture, il y a de la marge, c'est-à-dire de l'espace pour changer un positionnement modifier l'intention, déplacer son point d'attention, de libérer la mâchoire, les mouvements oculaires et surtout d'être en mesure de respirer ou plutôt de moduler son souffle. Mais c'est aussi avoir de la marge pour... Penser pour observer ce qui se passe en nous et ce que la posture fait ressortir, mais aussi pour observer les sentiments qui émergent dans la posture. Ces différents critères d'avoir de la marge vont distinguer la gymnastique du yoga. Être dans une pratique plus gymnique, plus gymnastique, serait plutôt de rester dans un mouvement plus ou moins statique. où une forme de force s'allie à une forme de puissance et parfois le souffle peut être verrouillé le temps de tenir la pose. Il y a derrière une idée de performance et de résultat à atteindre. Mais la performance peut simplement consister à exécuter un mouvement complexe et la concentration est focalisée sur ce mouvement. J'espère que je n'offense personne quand je dis ça parce que j'ai une admiration folle pour toutes ces pratiques et je trouve que la maîtrise du corps de tous ces athlètes, qu'ils soient amateurs ou professionnels, est fascinante. De son côté, le yoga demande dans l'asana l'implication du corps, de la cognition, du mental et du spirituel. Bien loin de moi l'idée de vouloir reposer les disciplines gymniques, gymnastiques et le yoga, parce que l'on peut jouer avec un angle plus performatif dans le yoga comme on peut pratiquer avec un angle plus spirituel dans la gymnastique. C'est un complément et pas l'occasion de partir sur une dualité en opposant les différentes disciplines. Alors quand je parle de ce soutra et en même temps quand je parle d'avoir de la marge dans une posture, dans un asana, je me demande si je suis dans le vrai. Est-ce que ma définition, les consignes que je donne quand je parle d'avoir de la marge sont justes et correspondent à Sthira Sukham Asana ? Alors voyons ce que proposent les trois auteurs que nous allons visiter. Vous trouverez les références dans la description de l'épisode. Il y aura Békaessa Yangar dans son ouvrage Les Lumières sur les Yoga Sutras de Patanjali. Il y aura aussi Yoga Sutra par Françoise Mazé chez Albin Michel. Bon, alors pour cet ouvrage, mon côté féministe était un peu froissé parce qu'il m'a fallu tourner plusieurs pages avant de voir le nom de l'auteur qui n'est nulle part sur la couverture. Et ça, ça m'a fait un petit peu grincer. Mais le livre est sorti il y a longtemps, c'était peut-être d'un autre temps. Et ensuite, on finira avec la version de Bernard Bouanchot, appelée aussi Yoga Sutra de Patanjali, Miroir de soi. J'aurais aimé prendre le temps de développer les biographies de ces différents auteurs, parce que cela donne aussi une idée du contexte dans lequel sont écrits ces ouvrages. Mais l'épisode serait bien trop long et peut-être même indigeste. Je vous invite donc à vous documenter sur ces auteurs et leur parcours. cours de vie parce que c'est fascinant d'aller écouter ces différentes personnes et leur parcours. Commençons avec les traductions de Françoise Mazet. Alors, dans chacun des ouvrages, vous avez à chaque fois le détail de chaque mot, de sa signification, de son interprétation. Donc ici, je vais plutôt prendre à chaque fois la traduction générale du soutra et donner quelques indications sur les commentaires et lire quelques indications afin de pouvoir par... observer, comparer les différents textes. Donc sur le texte de Françoise Mazet, on trouve sur Stirasukam Asanam, Asana, être fermement établi dans un espace heureux. Et là ici, vous avez une traduction de Gérard Blitz, être fermement établi dans un espace heureux. C'est d'ailleurs avec une de ces versions que j'ai commencé la pratique, d'être heureux dans un espace fermement établi. Le commentaire ici ne vient pas sur ce sutra, il viendra sur les sutras suivants, parce que quand on parle de l'asana dans les yoga sutras, cela prend le deuxième pada, mais aussi les sutras 46, 47 et 48. Donc j'y reviendrai un peu plus tard. Ici maintenant, je prends la version de Bernard Bouanchot, qui est beaucoup plus courte, qui ressemble plus à un aphorisme, et qui dit ceci, et douce est la posture. Tout simple. Ferme et douce est la posture. C'est vrai qu'en relisant cet aphorisme, je me suis dit, waouh, douce, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu cette traduction. Ça donne quelque chose qui est un petit peu différent que fermeté. Si on va un peu plus loin, dans l'interprétation et dans le commentaire, Il dit ceci, la première approche du yoga en occident est souvent la posture, une position particulière du corps dans l'espace, debout, couché, inversé, assise, etc. La posture est une introduction à d'autres pratiques plus intérieures du yoga prépares. par le corps et l'esprit pour le contrôle du souffle et la méditation. La vigilance ou la fermeté et la stabilité physique, mais surtout la présence, l'attention, l'immobilité mentale. En complément, la douceur, l'aisance se manifestent par l'adaptation des postures aux possibilités physiques, sans forcer, sans volontarisme. C'est l'attention, sans tension, la détente, sans mollesse. Ici vous avez par cette définition la traduction et l'interprétation de Desikachar. C'est la tension avec un L apostrophe sans la tension, la détente sans la mollesse. Et puis ensuite vient cette notion de fermeté qui est l'opposé de l'agitation du physique et l'aisance est l'opposé de la souffrance. Donc ici on voit que les différentes qualités dans l'asana Oh ! comme la fermeté et la douceur, c'est aussi physique que psychique. Ainsi, la posture n'est pas seulement une position extérieurement codifiée, elle propose une expérience subjective qui met en jeu autant l'esprit que le corps. Dans la vie courante, la posture, c'est asseoir sa position grâce à ce couple de qualités complémentaires, la fermeté sur les exigences essentielles et la douceur dans leur expression. Ce que j'aime beaucoup avec... Le livre de Bernard Bouchaud, c'est qu'il y a plein de questions derrière chacun des sutras pour pouvoir réfléchir, se poser des questions sur ce que signifient les yoga sutras. Donc ça ouvre énormément de portes. C'est un ouvrage qui est vraiment très cher à mon cœur parce qu'à chaque fois, ça me permet d'aller approfondir grâce aux questions qui sont posées et peut-être d'aller dans une direction auxquelles je n'avais pas pensé avant où les autres traducteurs, les autres commentateurs n'ont pas... pas ouvert ses portes et c'est vraiment important d'aller aussi se faire une réflexion par soi parce que c'est ça aussi l'étude des Yoga Sutras c'est comment ça résonne pour nous. Donc ça c'était la version de Bernard Banchot. Maintenant allons avec celle de Hayengar le texte est alors beaucoup plus long ici en termes de commentaires. Il traduit Sthirasukhamasana par l'asana est la parfaite stabilité du corps et de l'intelligence Merci. Ainsi que la bienveillance du mental. Et il dit un peu plus loin que les sutras du deuxième pada, les vers 46 à 48, définissent asana et les résultats de la pratique. Donc ici, la définition d'asana pour Iyengar est la suivante. Quel que soit l'asana pratiqué, il devrait l'être avec une sensation de fermeté, de stabilité et d'endurance dans le corps, de bonne volonté dans l'intelligence de la tête. de conscience et de joie dans l'intelligence du cœur. C'est ainsi que chaque asana devrait être compris, pratiqué et ressenti. Faire un asana devrait être une expérience qui nous nourrit et qui nous illumine. Alors ce commentaire-là est vraiment chouette quand on lit que faire un asana devrait être une expérience qui nous nourrit et qui nous illumine. Si on se retrouve dans une posture où on se met à ne plus respirer, à transpirer à grosses gouttes, à être... tout rouge parce que ça nous demande force, attention, puissance, concentration, est-ce qu'on est vraiment dans ce tirasukham asanam ? Une bonne question, non ? Un peu plus loin, il ajoute ceci. Même l'asana de méditation doit être cultivé par les fibres, les cellules, les articulations, les muscles, en coopération avec le mental. Si les asanas ne sont pas pratiqués de cette façon, ils perdent tout intérêt et le pratiquant devient Un malade plutôt qu'un yogi. Je vous laisse donc méditer sur ce commentaire qui mène la réflexion assez loin. Donc un peu plus loin, il insiste aussi sur le fait que chaque asana doit remplir cinq fonctions. Connative, cognitive, mentale, intellectuelle et spirituelle. Alors j'ai cherché partout connative, c'est assez compliqué parce que je pense qu'il y a une histoire de traduction quelque part entre l'anglais et le français. C'est un mot qui est très peu utilisé dans la langue française. Mais l'idée ici dans l'action cognitive, c'est l'histoire d'emploi des différents organes d'action, que sont les mains, les pieds, la bouche, les organes d'élimination et de reproduction. C'est ce qui est traduit par Carmen Drias. Après donc, il y a l'action cognitive qui est la perception des résultats de cette action. Et quand les deux fonctions fusionnent, le discernement guide les organes d'action et la perception pour leur permettre de faire mieux les asanas. Le flow rythmique de l'énergie et de la conscience est ressenti de façon régulière, sans interruption, de manière centripète et centrifuge dans tous les canaux du corps. Un état de joie pure est ressenti. senti en même temps dans les cellules et dans le mental. Le corps, le mental et l'âme sont unis. Donc ici on a trois interprétations, trois tradictions différentes de ce même sutra, Sthira Sukham Asanam. Le premier était Asana, être fermement établi dans un espace heureux. Le deuxième était ferme et douce et la posture. Et le troisième, l'asana est la parfaite stabilité du corps et de l'intelligence, ainsi que la bienveillance du mental. Comme je vous le disais, les trois sutras qui parlent de l'asana fonctionnent ensemble. Donc si on va un petit peu plus loin en prenant un petit peu de hauteur, dans le commentaire de Françoise Mazet, le sutra suivant dit ceci. Grâce à la méditation sur l'infini, au renoncement et à l'effort de volonté. Dans le commentaire, on y lit, on trouve l'équilibre entre les deux pôles. L'équilibre corporel se situe entre l'effort et la détente, le faire et le lâcher prise. Et c'est particulièrement sensible dans les potions d'équilibre. Crispé dans la volonté de tenir, on trébuche. Trop détendu, peu vigilant, on ne tient pas non plus. Asana est ce moment parfait où le corps Étant absolument tranquille, tout effort de volonté aboli, la sensation et la respiration sont suspendues et immobilisent le temps. Alors, on est heureux dans un sentiment d'infinitude. Je poursuis directement avec le commentaire du soutra suivant. Dans cet état d'équilibre, les opposés coexistent et ne s'opposent plus. Cesse alors la vision duelle du monde qui morcelle et défigure la réalité. Si je reprends la traduction du Sutra 47 par Bernard Bouchon, on peut lire ceci. Elle résulte à la fois de la détente basée sur l'effort juste et de l'harmonie avec l'infini en soi. Donc c'est finalement une transformation mentale vers la rencontre de l'infini en soi dans l'harmonie. C'est ce qui amène finalement la joie aussi. C'est l'entrée dans une dimension plus subtile que le simple plan physique et psychique. C'est la spiritualité, la prière. Il dit un peu plus loin comme ceci, dans l'enseignement traditionnel du yoga en Inde, habituellement un cours de pratique de posture commence et se termine par une prière ou au moins la récitation d'un mantra. Et certains maîtres affirment que la pratique des postures elle-même est une prière lorsque l'esprit est tourné vers l'infini. Et dans son interprétation, dans sa traduction, dans son commentaire, le dernier sutra correspondant à l'asana, le 48, il en résulte alors l'absence de perturbation due au père opposé. Et je vous lis une petite partie. Ce troisième aphorisme sur la posture décrit le résultat des deux précédents. Nous vivons dans un univers en perpétuel mouvement où nous sommes amenés à subir des contraintes appelées pères d'opposés, tels que le chaud, le froid. L'immobilité et la mobilité, le succès et l'échec, l'excès et le manque de travail par exemple, l'ambition et les compétences réelles, l'amour et la haine, la naissance et la mort, la vie et le néant, les changements et les conditionnements. Le tiraillement entre ces polarités est l'une des grandes causes de souffrance. Et ainsi, la pratique de Sthirasukha Masanam permet de limiter cette souffrance et d'atteindre une pratique non-dualiste où il n'est plus question à la fois du corps et du mental. Pour Iyengar, la perfection dans l'asana est réalisée lorsque l'on pratique sans effort et que l'être intérieur infini est atteint. Alors, le yogi ou la yogini n'est plus perturbé par la dualité. Ainsi, si on va un peu plus loin dans le commentaire, asana met un terme à la dualité ou à la différenciation entre le corps et le mental le mental et l'âme. Aucune paire d'opposés ne peut exister pour le yogi ou la yogini dont le corps, le mental et l'âme sont unis. On pourra aller encore plus loin dans la lecture de ces trois ouvrages en prenant le temps de comparer chacun des mots et de réfléchir ensemble sur chacun des commentaires. Donc je vous invite vraiment à aller fouiller dans les livres que vous avez chez vous sur les yoga sutras et de faire ce même exercice, de comparer les différents textes. Et de savoir comment ça résonne pour vous, parce qu'en fonction de votre contexte, d'où vous venez, de votre histoire, peut-être qu'il y aura des traductions qui seront plus appropriées pour vous que d'autres. Si je regarde à Yengar, il est souvent question de perfection, alors que chez Bernard Bouancho, c'est différent, c'est plus... C'est une question de douceur et de stabilité qui vient. Donc c'est intéressant d'aller regarder comment ça résonne pour vous. Alors en écoutant tout ce que j'ai partagé avec vous, les différentes lectures des différents ouvrages, qu'est-ce que cela vous évoque ? Comment est-ce que cela vous questionne ? N'hésitez pas d'ailleurs à faire une petite pause de quelques minutes dans votre écoute afin de laisser émerger les idées, les impressions, ce qui résonne pour vous avant de revenir sur la fin de l'épisode. Au début, je vous disais que pour moi, expérimenter Stirasuka Masanam était en ayant de la marge pour bouger dans la posture, tout en étant en mesure de moduler son souffle, mais aussi être en capacité de penser et d'observer ses émotions. Tout ça en même temps. Et c'est ça qui est important, c'est tout ça en même temps. C'est pas de passer de l'un à l'autre, c'est d'être en mesure d'avoir suffisamment de recul, suffisamment de marge pour avoir ce panel d'informations en même temps. Alors, est-ce que ça correspond à Stirasukhamasana ? Je vous dirais que oui, ça correspond, en tout cas dans mon interprétation aujourd'hui, ce qui pourrait changer demain. Mais si on prend de la hauteur et que l'on inclut les deux sutras suivants, où notamment Asana met un terme à la dualité, et où le corps, le mental, l'âme sont unis, eh bien je dirais que ma définition n'est pas encore ça. Parce que le regard est encore trop attaché au corps et aux événements corporels. Et peut-être qu'il y a encore trop d'aller-retour entre le corps et le mental. D'une pensée vers le corps et le corps qui amène à réfléchir à nouveau. Et c'est peut-être trop dans ce basculement entre corps et mental en laissant très peu de place à l'âme. Tout ça pour dire que le chemin yogique prend du temps, que l'on apprend à chaque étape. et que sur le parcours, il est bon de s'arrêter, de noter les parcours d'évolution, puis de reprendre le cheminement pour l'approfondir ou pour continuer une étape après l'autre. Nous voici arrivés à la fin de cet épisode. J'espère qu'il vous a plu, qu'il vous a enchanté, qu'il vous a permis de nourrir votre pratique, votre enseignement. Aussi, merci de prendre le temps de partager cet épisode autour de vous, de venir commenter au sein d'Apple Podcast ou de Spotify, de manière à ce que les algorithmes, vous savez, la puissance des algorithmes, puissent faire remonter un petit peu plus le podcast et que d'autres personnes intéressées par le yoga et la pratique du yoga Voilà. puissent découvrir Blabla Yoga. Aussi, si ce n'est pas fait, en notant le podcast, vous permettez aussi à un plus grand nombre d'écouter, de le découvrir. Et merci infiniment à ceux qui l'ont déjà fait. Je vous laisse donc sur ces réflexions autour de Stira Sukha Masanam et des deux sutras suivants. Merci infiniment pour votre écoute jusque là et je vous dis à bientôt pour un prochain Blabla Yoga. Et d'ici là, je vous souhaite une pratique décomplexée, libre et joyeuse. A bientôt !