- Speaker #0
Il y a beaucoup de congolais ici partout, tous les eaux zotiques.
- Speaker #1
Dans la rue Léon, ici ? Rue Léon,
- Speaker #0
oui, il y a un congolais ici. Ici aussi c'est congolais. Au bout là-bas aussi c'est une congolaise.
- Speaker #2
C'est d'autres épiceries comme ici ? Oui. D'accord. Les pommes d'odeur partout, on est dans la culmine. On va faire un tour ?
- Speaker #3
Allons-y. Un quartier très vivant, vraiment.
- Speaker #2
Au revoir madame. Au revoir.
- Speaker #3
Là on est rue Léon tout à fait.
- Speaker #2
Rue Léon, là c'est rue de la Gouate. D'accord.
- Speaker #3
C'est vraiment un quartier très vivant, très animé, avec une forte communauté africaine. Historiquement, on avait pas mal de... Beaucoup de Congolais et beaucoup de Camerounais. Puis ensuite, sont arrivées d'autres communautés africaines, tels que les Sénégalais, les Maguiens. Moi, je me souviens, quand je venais de Jamin, ici, avec mon père, ils m'ont emmené le samedi pour... qu'on aille se couper les cheveux, historiquement, on voyait presque beaucoup plus de Congolais. Tu verras souvent le drapeau du Congo un petit peu partout.
- Speaker #4
Bonjour madame, combien les maillots ? 20 euros, c'est pas cher. C'est pour le peuple. C'est pas assez cher.
- Speaker #1
Tu me parlais tout à l'heure de ton lien fort avec le Congo.
- Speaker #3
Non, je n'y vais pas depuis que je suis tout petit, à mon grand regret. C'est un pays que moi j'ai découvert trop tardivement, à mon sens, parce que ça m'aurait permis, moi en tant qu'homme, de me construire différemment. Mais en effet, nous les Congolais, et moi aussi, on a un lien particulier avec notre pays parce qu'on vit Congo, on mange Congo, on parle Congo, et ce... Du matin à 7h du matin jusqu'à 23h. Malheureusement, dans la diaspora congolaise, on est trop peu de jeunes à s'y rendre régulièrement. Et puis les billets sont très chers. Moi, je me souviens, la première fois que j'étais à Kinshasa, je n'étais pas sorti du tarmac de l'aéroport, que je savais, je sentais que j'étais chez moi. C'est comme si mon esprit... Premier voyage à Kinshasa, c'était à 32 ans. Un très, très gros voyage. Encore une fois, je regrette beaucoup de ne pas l'avoir fait plus tôt. J'en ai eu l'occasion. Je les ai ratés parfois, ce n'était pas possible. Absolument tout avait cette impression de déjà-vu. Comme si c'était une sensation unique. Comme si tu as toujours ressenti quelque chose, sans comprendre pourquoi, et c'était enfin vrai. J'ai découvert la ville, ma famille, une partie de ma famille que je ne connaissais pas. C'est encore beaucoup d'émotion de voir des personnes, des tantes, qui ont exactement la même tête que ma mère. et qui ne sont pas ma mère. Donc, c'est assez impressionnant. Et puis après, il y a le retour. Le retour, c'est très difficile parce que tu repars, sauf qu'à ce moment-là, tu ne sais pas quand est-ce que tu reviendras. Et c'est une douleur aussi qui fait vraiment mal.