Speaker #0Je suis Caroline, fondatrice de Bonjour ma nouvelle vie. Après plus de 12 ans en tant que décoratrice d'intérieur, coloriste et avant ça prof d'anglais, j'accompagne aujourd'hui les femmes passionnées de déco à lancer leur business de décoratrice d'intérieur pour qu'elles vivent pleinement de leur passion, qu'elles se sentent libres et épanouies et osent rêver grand. Si tu es à la recherche de davantage de compétences sur le métier de décoratrice, de retour d'expérience ou de conseil business, si tu veux booster ton mindset pour révéler Quel est ton plein potentiel ? Alors tu es au bon endroit. Si en plus tu as besoin d'une bonne dose d'énergie, de motivation, de bienveillance, si tu as envie de passer à l'action, alors définitivement ce podcast est fait pour toi. Tu retrouveras mes formations et mes accompagnements business sur mon site www.bonjourmanouvellevie.com Allez, on est parti pour l'épisode du jour. Bonne écoute ! Il y a un truc qui me fait vraiment lever les yeux au ciel. Et à chaque fois, je me dis, non mais à quoi ça sert ? C'est une espèce de petite guéguerre, un peu conflit de bac à sable de mon point de vue, pour être très sincère, entre les archis et les décorateurs, décoratrices d'intérieur. Entre archis, architectes d'intérieur et décoratrices, pour être même encore plus précise. Et j'avais envie d'en parler parce que je trouve que ça amène un climat qui est assez puant. On en voit beaucoup sur les réseaux sociaux. Ça amène soit un complexe de supériorité pour les uns, soit un complexe d'infériorité sur les autres. Le fait de ne pas assumer son positionnement chez tout le monde. Le fait de se tirer dans les pattes les uns les autres. Et je pense que personne n'a quoi que ce soit à gagner là-dessus. Pour être très sincère, par contre, on le voit beaucoup en ce moment sur les réseaux sociaux, que ce soit un LinkedIn, LinkedIn n'est probablement pas le réseau social le plus bienveillant de la Terre, mais en même temps, on le voit aussi sur Instagram. Ce petit conflit, moi, pour être sincère, je ne l'ai jamais vécu personnellement. C'est-à-dire qu'en fait, j'ai toujours bossé avec des archis ou des ingénieurs statiques, avec même des archis d'intérieur, et personne ne se sentait ni supérieur, ni inférieur, ni dénigré, ni prétentieux. c'est Ce n'est pas un truc que j'ai vécu. Moi, j'ai des souvenirs de collaboration avec des archi-architectes, vraiment pas d'intérieur, vraiment architectes, où on était à deux autour d'une table en train de réfléchir à un plan pour un projet. Donc, clairement, pas ma zone de talent à moi à la base. Et on était toutes les deux en train de se dire, qu'est-ce qu'on peut imaginer pour ce client ? On voyait bien qu'on avait des approches complètement différentes, des sensibilités différentes. et qu'en fait on avait juste la conviction, l'une comme l'autre, qu'on avait besoin l'une de l'autre. On avait des approches radicalement différentes. Elle, je me souviens, elle avait ce regard hyper technique, hyper pro, cette vision globale, où moi, avec plein de choses que moi je ne voyais pas, moi j'avais vraiment à cœur le fonctionnement de la famille, le fonctionnement, les circulations, les besoins profonds. Parce que je pense que je connaissais mieux les clients qu'elle. Et on s'est vraiment... Je me vois encore bosser pendant des heures avec elle. Où on était, entre guillemets, en admiration l'une de l'autre. En se renvoyant les compliments en disant « Oh putain, elle est trop bien ton idée ! Ah, j'adore ! » Et puis vraiment dans les deux sens. Ou à l'inverse, « Ah ouais, non, là, écoute, je ne suis pas convaincue parce que ça ne fonctionnera pas pour telle et telle façon. » Et ce n'était pas plus elle que moi. En fait, on attend. toutes les deux suent rester à notre place, dans notre zone de génie, dans ce qu'on faisait le mieux l'une comme l'autre. Et en fait, on est ressortis de ces rendez-vous en se disant c'est beaucoup trop cool de vivre ensemble, de bosser ensemble, le petit lapsus révélateur. Mais j'ai bien conscience que ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe dans la grande majorité des cas. Et qu'en fait, cette ambiance un peu nauséabonde que font vivre certains architectes, certains architectes d'intérieur, et certaines décoratrices, parce que tout le monde est à mettre dans le même panier dans ce cas-là, c'est vraiment, en fait pour moi c'est la preuve qu'en fait on a juste peur les uns des autres. Et qu'en fait, qu'est-ce que ça révèle ? C'est notre propre, ça révèle nos propres limites en fait. Il y a un truc que j'aime bien, c'est une image que j'aime bien, c'est-à-dire que si tu as peur, Si ça pique en fait, si il y a un moment quand on te renvoie une remarque comme quoi tu n'es pas assez compétente sur tel point ou comme quoi je pourrais te piquer des clients parce que je suis plus ceci ou moins cela que tout. Si tu es inquiète, c'est qu'au fond, il y a une petite part de vérité en toi. On dit toujours, si tu te bailles dans l'eau salée, si tu n'as pas de plaie ouverte, ça ne pique pas. Il n'y a aucune raison que ça pique. Si ça pique, c'est que ça vient toucher quelque chose en toi comme une plaie ouverte. Donc ça peut être, oui, parce que vraiment tu manques de compétences, une vraie réalité, que par rapport à l'autre, tu es moins bon. Ou alors, juste une petite plaie d'estime de soi. Et là, il faut bien évidemment aussi aller le travailler, parce que bien souvent, ce n'est pas avéré. Mais à partir du moment où nous, on le ressent comme douloureux, ça veut dire qu'il faut aller penser, P-A-N-S-E-R, penser cette plaie-là. Et en fait, quand j'analyse un petit peu avec mon expérience, chaque personne, chaque groupe archi-architecte d'intérieur et décoratrice, en fait, ça révèle plein de choses de cette plaie que chacun pourrait se ressentir. Donc, les architectes, bien souvent, on ne va pas se mentir, il y a un petit complexe de supériorité parce qu'effectivement, ils ont fait de longues études, parce que ce sont eux les plus techniques, parce que sans eux, aucune maison ne tiendrait debout et ne pourrait se construire. Donc, là-dessus, plutôt très juste de leur part. mais qu'à l'inverse, ils sentent très très bien qu'il y a... plein de domaines où ils ne sont pas bons. Ou alors, juste, en fait, ça les fait chier de faire le truc. Moi, pour avoir bossé avec des archis, plein de fois, ils se sentaient obligés de conseiller, par exemple, sur des matériaux, sur des revêtements de sol, sur des choses, sur des salles de bain. Donc, d'un côté technique, ils géraient très bien. Mais par contre, ils étaient juste mauvais sur le choix des matériaux. Ils allaient à la facilité, ils allaient parce qu'ils gagnaient plus d'argent sur tel point, donc ils faisaient des conseils complètement biaisés. Ils ne prenaient pas du tout le temps. temps de penser, d'interroger le client, c'était des rendez-vous qui allaient très très vite, ils passaient complètement à côté du fonctionnement d'une famille. J'ai un souvenir, c'était pour moi personnellement, où quand on a fait construire notre maison au Luxembourg, la suite parentale, on avait prévu une suite parentale, l'archi nous faisait rentrer par la salle de bain. Et après, il fallait traverser la salle de bain pour aller dans le dressing et aller dans notre chambre. Pour moi, ça ne faisait aucun sens, c'est pas du tout comme ça que j'imaginais la circulation et l'organisation de l'espace. Mais sauf que lui, ça l'arrangeait, parce que sa gamme technique, elle était alignée avec la salle de bain d'en dessous, donc c'était très logique de la mettre là. Et je lui ai dit, écoutez, votre logique, j'en ai rien à faire, vous allez trouver une autre solution, c'est pas comme ça qu'on fera. Donc, encore une fois, l'archi avait été un peu blessé sur le coup, mais parce qu'il sentait très très bien qu'il n'était pas percutant, pertinent et qu'il ne répondait pas. aux besoins profonds du client. En fait, ce qui se passe pour de vrai avec des archis, c'est que souvent, ce n'est pas leur centre d'intérêt. Ce n'est pas leur domaine d'expertise, de génie. Et c'est complètement OK d'ailleurs que ça ne le soit pas. On ne va pas se mentir. Quand on demande conseil à un archi sur des couleurs, sur du mobilier, sur une organisation de mobilier, ce n'est pas là que la plupart des archis sont très bons. Ce n'est pas leur domaine de génie. Donc en fait, autant... qu'ils restent sur leur force, là où on a tellement besoin d'eux, et qu'ils passent le relais à quelqu'un d'autre. Donc, globalement, les archis qui gèrent un projet de A à Z, ça ne devrait pas être possible, parce qu'ils ne savent pas aller jusqu'au bout d'un projet. Contrairement à des archis d'intérieur ou des décorateurs. L'archi d'intérieur, moi je me dis que c'est presque eux qui ont le boulot le plus compliqué, parce qu'ils ne sont pas aussi bons que des archis. Ils n'ont pas les mêmes autorisations, ils n'ont pas les mêmes niveaux de compétences, ils n'ont pas le même niveau d'études, ils n'ont pas de diplôme comme un archi-normal, enfin un archi-architecte. Et à l'inverse, ils sont quand même bien contents d'avoir ce titre d'archi d'intérieur, parce que ça fait plus joli, on ne va pas se mentir que décorateur sur le papier, il y a une connotation beaucoup plus valorisée dans la société, juste parce que tu es archi d'intérieur. Mais qu'en fait, moi, je trouve qu'ils ont un petit peu le cul entre deux chaises aussi, où ils ont le titre d'archi, et ils ont en même temps presque un travail beaucoup plus proche de la décoratrice. Donc voilà, je trouve qu'il y a un truc aussi, et ils inquiètent un peu les archis parce qu'ils vont de ce côté-là des compétences. Ils inquiètent aussi les décoratrices d'intérieur, parce qu'ils vont largement côté déco. Et puis même eux ne savent pas forcément très bien où mettre les limites, et ça dépend aussi des sensibilités de plein d'archides intérieurs. Certains sont très archi dans leur sensibilité, certains sont beaucoup plus déco dans leur sensibilité. Encore une fois, tout ça c'est mille fois ok, mais je ne comprends pas le blé. le bienfait de se tirer la bourre à ce niveau-là. Et puis les décorateurs, décoratrices, parlons-en aussi, je pense qu'il y a un vrai problème de complexe d'infériorité, qui est largement causé par le regard des autres, où il y a un côté très dénigré, une grosse prise de hauteur des autres qui font que la petite décoratrice, à part mettre trois coussins, tu ne sais rien faire. Donc voilà. Donc ça, c'est sûr que ça n'aide pas les décoratrices à se sentir valorisées très loin de là. Mais je pense que c'est aussi le boulot des décoratrices d'oser assumer leurs limites, d'oser assumer que non, on n'est pas archi. Moi, je n'ai aucun problème à mettre des limites, à me dire je ne suis pas architecte, je ne suis même pas architecte d'intérieur et je ne fais pas semblant de l'être. Parce que la vérité, c'est que j'ai mille choses à apporter. hyper valorisante, hyper valorisée par les clients, en tant jusque décoratrice. Je n'ai pas besoin de faire semblant, je n'ai pas besoin de jouer un rôle que je n'ai pas. La décoration d'intérieur, c'est un métier incroyable. On fait plein de choses, on accompagne des clients pendant des mois, voire des années sur des projets. Moi, j'ai fait beaucoup de maisons en construction, j'ai accompagné des clients pendant deux ans. Et il y avait un architecte avec moi. Donc, l'un n'empêche pas l'autre. Et il y avait tous les artisans, il y avait tout ce monde-là et j'avais pleinement ma place. Donc en fait, c'est aussi à nous de savoir juste nous arrêter là où la loi, ce que la loi nous autorise de faire ou ne pas faire semblant. Non, en tant que décoratrice d'intérieur, ce n'est pas moi qui fais les plans d'une cuisine parce que je n'ai pas les compétences, je n'ai pas une vision suffisamment poussée de certains éléments. pour valider une cuisine jusqu'au bout. Non, ce n'est pas moi qui vais aller vérifier l'étanchéité de la douche. Je ne suis pas assez qualifiée. J'ai vu plein de choses en 15 ans, donc évidemment qu'il y a plein de choses que je saurais un petit peu probablement voir ou en tout cas alerter, mais ce n'est pas mon job. Et c'est très très bien que ce soit mon job. En fait, je pense qu'il y a aussi des règles à mettre en place, de façon à mettre en place, à suivre tout simplement. Donc il y a le côté compétences. donc oui je n'ai pas fait les mêmes études qu'un archi je vois pas pourquoi je m'en cacherais c'est pas une honte, c'est complètement ok et il y a un problème de loi encore une fois la loi ne m'autorise pas à abattre un mur mais c'est pas grave, il y en a d'autres qui ont le droit et je vais aller bosser avec eux c'est très très lié aussi à un gros sujet brûlant que sont les assurances professionnelles donc évidemment en tant que décoratrice on a besoin d'une assurance responsabilité civil commun. n'importe qui, un civil professionnel, comme tout le monde, ça c'est tout à fait normal, mais on n'a pas besoin de garantie décennale. À partir du moment où on s'arrête à temps dans notre métier, où on ne va pas aller faire des conseils techniques, on ne va pas faire de suivi de chantier, on ne va pas prodiguer des conseils très borderline au niveau de nos compétences, nous n'en avons pas besoin. Par contre, oui, moi je vais travailler avec des entreprises qui, elles, ont ces garanties décennales. et qui prennent les responsabilités parce que l'expertise, les compétences pour les soutenir. Je trouve qu'il y a un truc aussi puant que j'ai entendu récemment. Une remarque qu'on a fait à une décoratrice d'intérieur que j'accompagne en mastermind pour soutenir son business. Et en fait, on lui a dit, mais en fait, une décoratrice n'a rien à faire chez le client. On n'a pas le droit d'aller chez un client. Mais d'où on n'a pas le droit d'aller chez les clients ? Bien sûr qu'on a le droit d'aller chez les clients, ça dépend juste ce qu'on y fait. Bien sûr qu'on a le droit même d'aller au moment d'un chantier, on a le droit d'y aller. Il s'agit juste de se poser la question, qu'est-ce qu'on va faire sur ce chantier ? Si c'est pour valider des choses techniques, bien sûr qu'on n'est pas à notre place, mais on a quand même le droit, a priori, de pouvoir échanger avec le client, de pouvoir le rassurer, de pouvoir venir l'apaiser, de l'aider à prendre une décision sur certains éléments. Plein de fois, des clients m'ont posé la question, est-ce que tu penses que c'est plus pertinent que l'interrupteur soit mis là ou là, qu'un visiophone soit mis là ou là ? Et moi, ma question, ce n'est pas d'un point de vue technique. Je n'en sais rien, si on peut sortir le câble, etc., ce n'est pas ça ma question. Mais je vais plus leur dire, écoute, comment tu penses vivre ? Et j'ai un projet en tête qui me vient, on avait toute cette réflexion autour d'un visiophone, ce qui paraît un élément purement technique, mais j'ai déjà mené à la cliente, mais honnêtement, quand ça sonne, où est-ce que tu es la plupart du temps ? Elle me dit, en général, je suis dans la cuisine, dans le salon. Ok, on va mettre le visiophone à cet endroit-là, parce que le mettre à côté de la porte d'entrée qui te fait descendre 10 marches pour aller l'atteindre, ça ne fait pas de sens au niveau circulation, au niveau façon dont tu vas vivre dans cette maison. C'est un exemple où moi, j'ai donné un avis, j'ai aidé le client. à réfléchir, mais ce n'est pas moi qui ai validé le visiophone à tel endroit. Donc je peux, jusqu'à preuve du contraire, guider mon client, lui poser des questions comme une coach, vraiment comme une coach, où ce n'est pas moi qui donne une réponse, mais ma succession de questions va amener le client à être en mesure de prendre une décision éclairée. Mais ce n'est pas moi qui prends la décision. Donc voilà, c'est vraiment aider le client à faire des choix éclairés. à la lumière de nos connaissances, savoir aussi dire quand nos connaissances s'arrêtent. Moi, je n'ai aucun problème à dire à mes clients, là, je suis désolée, je n'ai pas assez de informations. Je peux vous aider à aller chercher les connaissances avec des fournisseurs, avec des artisans, mais par contre, là, moi, je n'ai pas assez de bagages pour savoir. Et mon client ne me dit pas, tu es une grosse nulle de décoratrice interne. Bien sûr que non, on a mille fois le droit d'affirmer nos limites et c'est au contraire plutôt très rassurant pour un client. Donc... Je trouve que oui, nous, décoratrices, arrêtons de chercher à faire n'importe quoi, parce qu'on peut vraiment s'attirer des problèmes et mener vraiment à mal notre business si on va sur des plates-bandes auxquelles on n'a pas le droit d'aller, très clairement. Et à l'inverse, arrêtons de jouer à faire peur aux décoratrices. Oui, on a le droit de conseiller des clients. Oui, on a le droit d'être sur chantier, si ce n'est pas pour commenter le travail des uns et des autres. Bien sûr que oui. Donc vraiment, le message, c'est que tu n'as pas besoin de faire plus, tu n'as pas besoin de faire différemment des autres. Tu peux juste faire comme tu veux, toi. En fait, tu es assez en tant que décoratrice d'intérieur. Tu es génial comme tu es, tu as juste besoin d'affirmer ce que tu es dans les respects de la loi, dans les respects de tes compétences. ni plus ni moins, donc on affirme haut et fort là où on est forte, on ose dire je ne sais pas faire, on ose aussi s'entourer des autres, donc encore une fois ce n'est pas parce qu'on est décoratrice d'intérieur qu'on ne peut pas faire de projet de rénovation. Moi j'ai fait des projets de rénovation, j'ai fait des maisons entières en construction, sauf que je n'étais pas seule. Évidemment que je ne suis pas capable de faire un projet de telle envergure solo, mais en quoi c'est un problème de se dire je suis l'interlocuteur premier de mon client, j'ai dit premier, pas plus important ou principal, je suis la première qui l'a contacté, et moi, je vais aller chercher d'autres personnes, d'autres artisans, d'autres experts, pour venir faire ce que je ne sais pas faire. Mais ça tombe très bien, un ingénieur statique ne sait pas créer une palette de couleurs, ne sait pas choisir du mobilier, ne sait pas choisir des rideaux, ne pose pas certaines questions que moi, j'ai l'habitude de poser. Donc vraiment... Je pense qu'ose affirmer qui tu es, ose vraiment t'assumer tel que tu es, en fait sans syndrome de l'imposteur, sans sentiment d'illégitimité. Et puis souvent, ce sentiment d'illégitimité, il est vis-à-vis des architectes d'intérieur ou des architectes, d'où cette guéguerre les uns avec les autres. Mais en même temps, on pourrait être complexé par tout le monde si on y pense. Moi, je pourrais être complexé par un électricien qui sait me faire des circuits électriques, là où des fois, moi, je ne pense pas à tout, avec le peintre. qui a quand même un niveau de compétence énorme sur plein de sujets, avec un Kerler, avec un Ibniste, en fait, on pourrait tous être complexés, les uns par les autres. Moi, je sais qu'à l'inverse, mon peintre est hyper complexé par mes connaissances sur les couleurs. Ou il me dit à chaque fois, quand les clients me demandent sur les couleurs, j'ai l'air complètement nul, je ne sais pas quoi répondre, heureusement que tu es là. Parce qu'on a chacun nos zones de génie. Donc je pense que... Donc assumons qui on est, qui on a envie d'être, où on veut mettre notre curseur, où on sait que nos autorisations s'arrêtent, travaillons ensemble. Il faut arrêter aussi de se dire, de croire qu'on aura plus de projets parce qu'on ira sur les plates-bandes des architectes d'intérieur. C'est faux ! Il y a suffisamment de projets, il y a tous les jours des clients qui veulent avoir des projets de rénovation, de construction. juste de déco, on n'a pas besoin d'avoir un spectre énorme de compétences pour vraiment bien bosser. Donc arrêtons de penser qu'il faut pouvoir tout faire, répondre à toutes les demandes. C'est faux, on n'a pas à répondre à toutes les demandes, comme les archidièques n'ont pas à répondre à toutes les demandes. Il y a des projets qui ne sont pas faits pour eux et c'est complètement ok comme ça. Donc voilà, moi c'est vraiment un truc qui, je ne comprends pas cette guéguerre, on a tous notre place. Et on a tous la possibilité de travailler tellement main dans la main. Donc pour moi aussi, si tu rencontres un architecte, un architecte d'intérieur, ou même d'autres décoratrices, d'ailleurs, parce qu'il y a juste entre déco, On peut vraiment mener aussi ces petites guéguerres à deux balles. En fait, ça traduit des peurs de la concurrence. Alors qu'en fait, je trouve que, prenons notre place, on est forcément unique dans chaque accompagnement de nos clients. Donc, plus on l'affirmera, plus on le montrera, plus on aura des projets juste avec des clients qui nous respectent, qui nous parlent, avec qui on a envie d'être. Et ça se passera très bien. Juste pour finir, je sais que c'est quelque chose qu'on met énormément en place dans notre accompagnement parce que je trouve que la clé, elle est là. Donc oui, il faut que tu sois compétente, bien sûr, sinon je n'aurais pas créé un programme où on va tant vers l'excellence, où on a envie d'avoir le plus de connaissances possibles. Donc oui, on va aller chercher ces compétences métiers fortes, mais je pense que le nerf de la guerre, et puis oui, après, savoir être une entrepreneur et bien mener son business, oui, bien sûr, mais je trouve qu'il y a aussi beaucoup de mindset. C'est juste, si tu penses, si tu es profondément convaincu de tout ce que tu apportes à un client, tu n'as pas de raison de faire semblant, de faire croire que tu es autre chose que ce que tu n'es pas, ou alors de critiquer des confrères, des consoeurs qui sont archi-architrainières ou décoratrices. Encore une fois, quelqu'un qui a peur de la concurrence, c'est quelqu'un qui manque de confiance en lui. Et donc ça, on vient le travailler. Parce que si tu t'apaises avec ça, tu vas voir à quel point tu es génial, à quel point tes clients auront de la chance de t'avoir. Et ta vie de décoratrice d'intérieur sera beaucoup plus légère, beaucoup plus épanouissante. Et surtout tes clients seront attirés par toi, parce qu'on est attiré par les personnes qui sont droites dans leur bonne, qui sont convaincues de ce qu'elles transmettent et pas qui sont timides ou inconfortables par rapport à la concurrence. Donc voilà, c'était le petit message un peu coup de gueule d'aujourd'hui, parce que vraiment, moi, cette notion de guéguerre, de conflit me sort par les trous de nez. Je ne comprends pas l'intérêt de ça. Je trouve que ça ne vient pas valoriser nos professions en plus. Donc, respectons, ça va faire un peu bisounours de finir comme ça, mais respectons-nous les uns les autres. Il y a de la place pour chacun de nous. À partir du moment où on fait bien notre métier, il n'y a aucune raison de faire croire qu'on est autre chose que ce qu'on est pour de vrai. et de tacler nos voisins. Je ne vois pas l'intérêt, ça n'envoie pas une plus belle image de nous-mêmes. Si tu veux en parler, n'hésite pas, tu peux à tout moment venir échanger avec moi, je fais ça hyper souvent et j'adore ça. Et si tu veux devenir décoratrice d'intérieur, je pourrais vraiment t'expliquer encore plus en détail tout ce qui se passe sur le terrain et tu vas te rendre compte qu'il n'y a aucune raison de se sentir complexée par rapport aux autres.