Speaker #0Je suis Caroline, fondatrice de Bonjour ma nouvelle vie. Après plus de 12 ans en tant que décoratrice d'intérieur, coloriste et avant ça prof d'anglais, j'accompagne aujourd'hui les femmes passionnées de déco à lancer leur business de décoratrice d'intérieur pour qu'elles vivent pleinement de leur passion, qu'elles se sentent libres et épanouies et osent rêver grand. Si tu es à la recherche de davantage de compétences sur le métier de décoratrice, de retour d'expérience ou de conseil business, si tu veux booster ton mindset pour révéler Quel est ton plein potentiel ? Alors tu es au bon endroit. Si en plus tu as besoin d'une bonne dose d'énergie, de motivation, de bienveillance, si tu as envie de passer à l'action, alors définitivement ce podcast est fait pour toi. Tu retrouveras mes formations et mes accompagnements business sur mon site www.bonjourmanouvellevie.com Allez, on est parti pour l'épisode du jour. Bonne écoute ! Aujourd'hui, on va parler d'un sujet très important. Une question que tu te poses forcément si tu envisages de te reconvertir comme décoratrice d'intérieur ou même si tu es déjà récemment lancée. Combien gagne une décoratrice d'intérieur indépendante ? Ce n'est pas un sujet que j'aborde très fréquemment. Je l'ai déjà fait, mais ce n'est pas parce que je ne veux pas l'aborder. C'est juste que ce n'est pas si facile que ça de donner des réponses à cette question de combien gagne une décoratrice d'intérieur. Parce que bien sûr, ça dépend énormément du statut de chacune. Ça dépend des actions qu'on fait. Ça dépend de notre disponibilité, de notre implication. Ça dépend de tellement de sujets que c'est loin d'être simple de l'aborder. Je vais essayer de l'aborder un petit peu différemment de ce que j'ai déjà fait. Et pour ça, j'ai déjà commencé à regarder sur Google. Donc, si tu tapes sur Google, tu vas... Combien gagne une décoratrice d'intérieur ? Quel est le salaire d'une décoratrice d'intérieur ? Tu vas trouver des fourchettes de salaire brut. Alors déjà, brut, ce n'est pas du net. On est bien d'accord. Il y a des impôts qui passent par là. Et ça, c'est pour des décoratrices d'intérieur en agence. donc des salariés. Et là, on trouve des chiffres autour de 24 000, 48 000 euros par an. Bien sûr, en fonction des agences, en fonction de l'ancienneté, de l'expérience, etc. Alors ok, très bien, ces chiffres sont une base pour réfléchir, et plutôt pas si mauvais que ça. Mais si toi, tu penses te lancer comme décoratrice d'intérieur à ton compte, évidemment, ces chiffres ne te concernent pas du tout. On est bien d'accord que oui, il est possible d'être salarié. si tu te reconvertis comme décoratrice d'intérieur, mais les jobs salariés sont hyper compliqués à trouver. Et la vérité, la réalité du marché, c'est que si tu veux vraiment te lancer comme décoratrice d'intérieur, l'immense probabilité, c'est que tu te lances à ton compte, que tu crées ton business, ton entreprise, et que tu lances ton activité. Il y a plein d'avantages à ça, on ne va pas en reparler ici, mais c'est ça qui t'attend très probablement, c'est la vie d'une indépendante. Alors maintenant, on va essayer de voir un petit peu Quel chiffre d'affaires tu peux espérer ? Comment est-ce qu'on peut vraiment vivre de la décoration d'intérieur sans galérer aujourd'hui ? On va essayer de parler un petit peu de tout ça. Évidemment, ça fait pas mal d'années maintenant, ça fait presque 15 ans que je suis décoratrice d'intérieur, donc je vais pouvoir te raconter plein de choses. On va démarrer par un petit point de vocabulaire qui a quand même toute son importance, c'est la différence entre salaire et rémunération. Un salaire, on est bien d'accord, c'est ce que touche une décoratrice salariée. Ce que je te disais en introduction, dans une agence d'architecture d'intérieur, dans un bureau d'études, etc. C'est évidemment un salaire, c'est quelque chose qu'on touche de façon fixe à la fin de chaque mois. On a une fiche de paye, on a des cotisations qui sont prélevées par l'employeur, on a des congés payés, etc. Il y a de fortes chances que tu aies été salarié avant, donc tu sais très bien à quoi ça correspond. Encore une fois, toi, ce n'est pas ça qui va t'attendre très probablement. Donc en fait, si tu lances ton activité, le mot salaire pour toi n'existera jamais. Tu ne vas pas gagner un salaire. Ce que tu vas gagner, ce que tu vas générer, c'est un chiffre d'affaires. Et évidemment, entre ce chiffre d'affaires et ta rémunération, ce que tu souhaiteras te donner comme rémunération, c'est-à-dire ce qu'il y aura sur ton compte bancaire à la fin du mois, là, c'est complètement différent. Évidemment, il y a des cotisations sociales, il y a ta retraite à peut-être prévoir, il y a des frais professionnels, il y a des charges, il y a des impôts, on va en reparler bien sûr. Alors, tu te demandes pourquoi est-ce que c'est important que je te précise ça ? C'est parce qu'en fait, justement, il y a beaucoup de sites où tout ce qu'on peut trouver sur Google, etc., ça donne des fourchettes de salaire. Et ça, ça te dit, donne vraiment pas toutes les informations. Alors, maintenant, on va parler un petit peu, une fois que tout ça est dit, on va rentrer dans le vif du sujet et on va commencer à réfléchir un petit peu plus en détail. donc ce que toi tu vas gagner c'est un chiffre d'affaires Ça, c'est le montant total que tu vas facturer à tes clients sur une année, avant toute réduction. Donc en fait, si on fait un petit peu des recherches, j'ai essayé d'un petit peu de regarder, parce qu'une fois j'avais plus parlé de mon expérience à moi, mais là, elle met ses propres limites. Bien sûr, c'était juste mon expérience, ce n'est pas une valeur de vérité. On voit, si on cherche un petit peu, qu'en 2026, globalement, située en début d'activité, une décoratrice d'intérieur indépendante. donc vraiment qui a son business, va réaliser entre 24 000 et 30 000 euros de chiffre d'affaires annuel. Ça, c'est les premières années. C'est au moment où tu vas lancer ton activité, où tu vas avoir besoin de tout construire, où tu vas tâtonner encore sur tes offres, sur tes tarifs, où tu vas avoir besoin de monter en compétence en marketing, tu vas construire ton réseau, tu as tout à construire. Donc forcément, entre 24 000 et 30 000 euros, déjà c'est pas mal pour démarrer. Je pense d'ailleurs que si tu m'écoutes, il y en a un grand nombre d'entre vous qui ne gagnaient pas ça encore pour le moment. Ça peut être complètement normal, mais quand ça dure depuis quelques années, c'est probablement aussi qu'il va falloir changer des choses pour arriver à ces chiffres-là. Et puis une fois installé, avec déjà après 2-4 ans d'activité, peut-être 5 ans, quand vraiment on n'est plus en lancement, un chiffre d'affaires, moyen qu'on arrive à trouver dans les informations, il se situerait plutôt entre 40 000 et 70 000 euros de chiffre d'affaires. Il y a évidemment des décoratrices qui font beaucoup plus, qui dépassent les 100 000, mais d'après ce que j'ai pu trouver, c'est beaucoup moins courant. Il y a des années où j'ai effectivement largement dépassé ces 100 000 euros de chiffre d'affaires, mais c'était vraiment à la fin du Luxembourg où j'étais déjà lancée depuis 6 ans où les choses commençaient à... tournait, il y avait vraiment des choses qui... J'avais beaucoup d'achats-revente, je faisais vraiment plein de choses et là, ça tournait vraiment très bien. Mais au démarrage, c'est tout à fait normal de pas forcément être à ce stade-là. Donc voilà, on est sur ces chiffres d'affaires-là. C'est plutôt... C'était plutôt... C'est plutôt pas mal. Et puis si je te redonne encore une autre comparaison, une décoratrice, on est entre 2000 et 4000 euros brut par mois. Et voilà, ce qui fait à peu près entre 1 000 et 2 000 euros net. Donc ça, c'est vraiment le tout des marges. Maintenant, ce qu'il va falloir aussi te dire, c'est qu'entre ce chiffre d'affaires et ce que tu vas gagner à la fin, il y a une énorme différence. Parce que si tu en parles sur un chiffre d'affaires, on va dire de 40 000 euros, sur le coup, tu dis 40 000 euros, c'est cool. Si je le divise par 12, ça fait 3 500 par mois, c'est plutôt très cool. Mais évidemment, ce n'est pas ça que tu vas te mettre dans la poche. On peut parler, alors ça va dépendre après, ce qu'on va devoir déduire, ça va dépendre de tes charges, ça va dépendre de ton statut d'entreprise. On pourrait peut-être partir comme exemple sur une micro-entreprise parce que l'immense majorité d'entre vous démarre en micro-entreprise. C'est ce qui est le plus proche de la réalité. Mais on est bien d'accord que moi, mon conseil en général, micro-entreprise, c'est un passage. Super cool, un démarrage super cool en début de carrière. Mais par contre, le but, c'est de sortir de cette micro-entreprise le plus vite possible pour pouvoir passer en société parce que là, on a beaucoup plus d'avantages et le chiffre d'affaires est en général bien meilleur. Donc voilà, admettons qu'on parte sur ce chiffre d'affaires de 40 000 euros. Il y a des cotisations sociales qui représentent environ 26 % de ton chiffre d'affaires. Voilà, et donc sur ces 40 000 euros, ça fait environ à peu près 10 000 euros de cotisation. Et donc, il te reste un petit peu moins de 30 000. Voilà. Donc ça, première chose, une fois les cotisations, sur les 40 000 euros initiales, il ne t'en reste plus que 30. Après, tu vas avoir tous les frais professionnels. Évidemment, toutes les assurances. Alors, si tu es archi d'intérieur, il y a carrément la garantie décennale. Mais bon, sinon, juste une assurance de responsabilité civile, professionnelle. Tu vas peut-être avoir des frais de logiciel, même un Canva Pro, peut-être un outil de 3D. Des outils de gestion, on a besoin peut-être de payer un Zoom, on a plein de... Enfin, plein, pas forcément plein. Moi, j'en ai plein parce que je n'ai pas le même business que toi, décoratrice d'intérieur en permanence. Mais on a des frais à payer, on a des outils, des logiciels qu'on a besoin de payer. C'est quelques centaines d'euros, mais n'empêche que c'est là. Tu as tous les déplacements, les frais d'essence. Tu as... Tu as du matériel, tu as besoin peut-être de t'acheter un ordinateur, tu as peut-être besoin de t'acheter un nuancier, tu as besoin de payer quelques... Enfin, il y a des frais à payer inévitablement. En général, on peut compter, on va dire, entre 3 000 et 5 000 euros par an de frais. Donc ok, on a été à 30 000 euros après... les cotisations sociales déduites. Là, si on enlève les 5 000 euros, si on est pessimiste, il en reste encore 25 000. Et là, on n'a pas encore parlé du salaire sur le revenu. Évidemment, ça, ça dépend de ta situation, de l'impôt sur le revenu, pardon. On n'a pas parlé de l'impôt sur le revenu, ça, ça dépend. Évidemment, ta situation personnelle, c'est hyper compliqué. Ce n'est vraiment pas facile de savoir ce que toi, personnellement, il te restera. Mais on va dire que... d'après les calculs que je me suis amusée un petit peu à faire, sur la base des 40 000 euros de chiffre annuel, de chiffre d'affaires annuel, en fait, il te restera à peu près entre 1 800 et 2 200 par mois. C'est plutôt chouette, autour de 2 000 euros par mois qui te restent. C'est vraiment, pour un chiffre de départ, c'est vraiment très cool. Donc, voilà. Mais ça veut dire aussi que pour atteindre ces 40 000 euros de chiffre d'affaires, C'est déjà pas si mal. Donc ça veut dire qu'il va falloir, si tu ne les as pas aujourd'hui, ça veut dire qu'il va falloir changer des choses pour que tu puisses te le permettre, te permettre, enfin réussir à les atteindre. Donc vraiment le but c'est pas du tout de te décourager aujourd'hui, c'est justement au contraire de dire que c'est largement possible. Mais par contre, le but aussi de cet épisode de podcast, c'est de vraiment pas t'envoyer du rêve et de te dire que c'est pas parce que tu vas facturer quelques projets, un ou deux projets par mois que... tout est réglé et qu'il faut savoir prendre les bonnes décisions dès le départ. Maintenant, il y a une vraie question qui se pose à la suite de ça, si globalement les chiffres qu'on arrive à trouver ne sont plutôt pas mauvais, pourquoi il y a à peu près 80% des décoratrices d'intérieur en entrepreneur qui ne vivent pas de leur activité ? Ça, c'est vraiment les chiffres qu'on trouve. Ce qui est annoncé, c'est que... 80-85% des archi-décoratrices d'intérieur ne vivent pas de leur activité. Ça, ça paraît vraiment un chiffre complètement délirant, énormissime, alors qu'à l'inverse, il y a beaucoup de clients qui ont plein de projets, qui ont des projets parfois d'envergure. Donc voilà, c'est le premier point, la première réponse, c'est en général, ce n'est pas une question de talent ou parce qu'elles sont passionnées. Alors oui, il y a des décoratrices d'intérieur qui sont très mal formées. Et comme le métier n'est pas particulièrement réglementé, il y en a qui se décrètent décoratrices intérieures juste parce qu'elles ont mis trois coussins sur leur canapé. Je caricature volontairement. Mais effectivement, il y a des petites formations de quelques mois. On est bien d'accord que là, on n'est pas du tout légitime pour vraiment être décoratrice intérieure. Et c'est pour ça que ça ne marche pas. Donc ça, il y a une partie. Je ne sais pas le chiffrer, évidemment, mais il y a une partie, c'est juste un manque de compétences notoire. Mais la plupart des décoratrices sont décoratrices. compétentes et elles sont passionnées. Donc ça veut dire qu'il y a encore des obstacles qui vont ailleurs que la déco. Alors, il y a un obstacle qui est le mindset. Devenir entrepreneur, c'est vraiment quelque chose qui n'est pas facile, c'est challengeant, on se retrouve confronté à plein de peurs, à des sentiments d'illégitimité, des syndromes de l'imposteur, des difficultés juste à se vendre, etc. Donc, le... Le mindset, je ne sais pas comment le dire autrement, c'est probablement le plus gros blocage à la réussite. C'est tous les freins que tu pourrais te mettre juste parce que tu ne te crois pas assez forte. Alors que dans les faits, je le sais d'expérience, parce que j'accompagne quand même des dizaines et des dizaines de décoratrices tous les ans, je sais qu'il y a un paquet de super décoratrices que j'accompagne qui pensent qu'elles ne sont pas légitimes, qui pensent qu'elles ne font pas assez bien, alors que quand je vois leur travail, c'est archi faux. Donc ça veut dire qu'il y a vraiment un truc à challenger là-dessus. Parfois, ce qui fait aussi que toutes ces décoratrices ne réussissent pas à en vivre, c'est juste un point de vue, c'est juste des compétences entrepreneuriales qui manquent. C'est par exemple un positionnement qui est super flou. C'est-à-dire qu'en fait, il y en a plein qui font exactement comme tout le monde. Donc si on fait comme tout le monde, c'est impossible de se démarquer. On parle à tout le monde, mais on parle à personne pour de vrai. Il n'y a personne qui se sent concerné. Il y a plein de sites internet, quand je les analyse, On se dit, en fait, je ne sais pas pourquoi cette décoratrice est intéressante à contacter, moi, client, avec un projet. Donc ça, c'est vraiment le premier problème. C'est vraiment un problème de positionnement de client qui n'est pas clairement défini. Donc il y a tout un travail là-dessus à faire. La deuxième raison que je vois, c'est des tarifs qui sont beaucoup trop bas. Il y a vraiment un truc qui est... Dans l'immense majorité des décoratrices, c'est qu'en fait, par peur de ne pas trouver des clients, il y a beaucoup de décoratrices qui fixent des prix qui ne leur permettent tout simplement pas de vivre. Donc en fait, oui, elles croient que faire un projet à 300 ou 500 euros, 500 balles, ça va attirer du monde, sur le coup peut-être un tout petit peu, mais sauf que la seule conclusion c'est qu'elles travaillent comme des folles et elles ne génèrent pas de chiffre d'affaires. Donc c'est pour ça que les chiffres d'affaires sont juste complètement pourris. C'est juste parce que les décoratrices ne facturent pas à la hauteur de leur travail, de la valeur de ce qu'elles proposent. Ça c'est le plus gros frein et c'est une croyance qu'il faut vraiment dégommer. Je sais que seul c'est pas assez difficile, c'est pour ça que nous on... On vous accompagne là-dedans parce qu'il y a plein de choses à dégommer, il y a plein de choses à savoir pour réussir à le faire, pour pouvoir le faire sereinement. Mais c'est probablement un très très gros obstacle au fait de réussir à en vivre. Troisième raison, enfin quatrième parce que si je pense mindset, positionnement, tarif trop bas. Quatrième raison, c'est qu'en fait il n'y a pas de stratégie business. Parce que oui, on est bien d'accord que savoir faire des planches d'ambiance magnifiques, c'est important. savoir répondre avec des jolies idées, c'est très important. Mais si tu ne sais pas comment trouver les clients, si tu ne sais pas te rendre visible, si tu ne sais juste pas te vendre, vendre tes offres et tes prestations, en fait, là aussi, ça ne peut pas marcher. Et donc, tu vas rester, tu peux être une super décoratrice d'intérieur, mais tu resteras complètement invisible. Donc ça, c'est un énorme problème. Et puis, le dernier problème que je pouvais un petit peu voir, En fait, c'est juste l'isolement. C'est le fait que les filles, elles sont complètement seules. Et peut-être que c'est ton cas aujourd'hui. C'est que tu fais plein de choses, tu as l'impression de te démener comme une dingue. Mais en fait, tu n'as pas de communauté autour de toi. Tu fais ça seule. Tu n'as personne pour te dire si c'est bien, si ce n'est pas bien, pour valider. Tu n'as pas de regard extérieur. Et ça, en fait, c'est un piège de l'entrepreneuriat en général. Là, on parle des corps à tristes d'inter, parce que, évidemment, c'est notre sujet ici. Mais je te dirais qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs. qui mettent la clé sous la porte dans les trois premières années et que le fait d'être seul, c'est une des principales raisons aussi. C'est qu'il y a un problème de gestion de l'entreprise, tout ce que j'ai dit avant, mais aussi le fait de douter, de s'épuiser, de ne jamais savoir si on fait bien, de changer d'avis tout le temps, de procrastiner, de faire un truc et puis si ça ne marche pas au bout de trois semaines, du coup on rechange en pensant qu'on a été nul. Ça, c'est juste des démarches qui ne sont pas possibles et c'est pour ça que ça foire. Donc oui, si je te dis que 80-85% des décoratrices d'intérieur ne vivent pas de leur activité, ça fait peur. Mais ce que je constate aussi, avec toutes les femmes que j'accompagne en déco, c'est qu'en fait ça marche quand on fait les choses bien. Donc celles qui réussissent, c'est celles qui mettent tous ces points-là en place. Et ce n'est pas forcément les plus talentueuses. Il y en a plein qui réussissent super bien. Elles sont bonnes en déco, évidemment. Ça c'est nécessaire, mais elles n'ont pas un génie interplanétaire, un truc de dingo. Donc en fait, celles qui réussissent, c'est celles qui ont un positionnement clair, qui ont des tarifs hyper justes pour elles-mêmes et pour les clients bien sûr, et qui ont une vraie démarche entrepreneuriale, un vrai mindset, qui viennent challenger leur état d'esprit, tous leurs points bloquants au niveau des peurs, etc. Et ça, ça s'apprend aussi malheureusement, et on a besoin d'être accompagné pour ça. donc pour moi si tu veux faire si tu veux vraiment réussir il va falloir que tu structures ton activité pour en vivre pour de vrai c'est vraiment hyper important tu sais qu'on peut complètement t'aider là-dessus soit au moment de ta reconversion d'intérieur ou tu veux vraiment qu'on te forme au métier et puis on te formera en même temps à l'entrepreneuriat parce que nous c'est le package moi je ne forme personne que à la déco contrairement à toutes les formations, je forme derrière aussi à l'entrepreneuriat au business parce que sinon pour moi c'est juste vous envoyer à l'échec et ça n'a aucun sens et si tu es déjà lancé, forcément on ne te fera t'accompagner que sur la partie business donc vraiment si ça résonne en toi, viens, prends un appel et puis on en discute, il n'y a aucun problème avec ça, qu'on voit si on pourrait t'aider à mettre des choses différemment en place pour pour que tu puisses ne pas faire partie de ces 85% de décoratrices d'intérieur. Alors du coup, maintenant effectivement, il y a plein de choses sur les tarifs aussi que je pourrais te partager. Ça va devenir un petit peu plus, ça c'est des choses qu'on met souvent un petit peu plus en place, vraiment dans l'accompagnement. Mais le tarif, c'est vraiment le plus important aussi, de se demander comment tu tarifies. Est-ce que tu es sur un tarif à l'heure ? Et sinon, si tu factures juste un nombre d'heures, est-ce que vraiment tout est bien facturé ? Et quel est ton tarif horaire ? C'est ça, on va venir le chercher aussi. Si tu as un forfait, par exemple. par exemple, tu entends faire un devis qui est des fois corrélé au nombre d'heures, mais souvent pour le client, on le présente en termes de forfait, parce que c'est beaucoup plus simple. Ça, c'est le modèle qui est le plus répandu. Évidemment, tu proposes un tarif à un client, il a un forfait, par exemple, pour refaire la déco de son salon, et lui, il n'a pas de surprise sur le nombre d'heures. Donc ça, c'est souvent ce que les clients préfèrent, parce que c'est plus safe pour eux. Mais par contre, toi, ça implique que tu factures vraiment bien. Que ton devis soit bien bien fait. Et ça, faire un devis, quand on n'en a jamais fait avant, c'est rien de simple non plus. Je sais que quand vous lancez un faire un devis, ça vous prend des heures, des heures et des heures. Là c'est pareil, c'est des choses où on t'explique comment faire un devis, on t'aide. Moi je relis tous les devis des décoratrices que j'accompagne, parce qu'il y a quelque chose d'hyper rassurant, et ce qui est très drôle, je l'ai déjà dit plein de fois, mais ce qui est très drôle c'est qu'en général je les fais gonfler leur devis énormément. Je pense que leur devis en moyenne prend 25% après ma relecture et ils sont validés. Donc en fait, le tarif n'est vraiment pas un problème. Mais un devis, ce n'est pas non plus un tableau de chiffres. C'est des pages et des pages pour expliquer à ton client la prestation. Et c'est ça qui va le faire, qui va le signer. C'est parce que tu le présentes bien. Donc évidemment, tout ça, c'est lié à l'expérience. On est bien d'accord. Plus tu vas en faire. plus tu vas monter en compétences et plus ça deviendra facile pour toi de faire des devis. Il y a aussi le côté faire un pourcentage du montant des travaux. Côté décoratrice d'intérieur, ça, ce n'est pas quelque chose qu'on fait en général. C'est beaucoup plus les archives qui fonctionnent comme ça, parce que nous, comme on ne fait pas de suivi de chantier en tant que décoratrice, ce n'est pas trop pertinent, mais les archives d'intérieur le font aussi beaucoup plus. Donc ça peut être évidemment très rémunérateur de fonctionner comme ça sur les gros chantiers. Mais moi, j'aime bien dire que pour moi, c'est autant de boulot de faire un projet tout doré à leur fin ou un projet petit budget parce qu'il faut que je me casse encore plus la tête. Donc moi, ce n'est pas un truc que je conseillerais, mais je voulais quand même le mentionner parce qu'effectivement, ça existe malgré tout. Donc voilà, si, ce que je pourrais peut-être encore te dire, c'est qu'un bon tarif de décoratrice qui démarre, ça va être autour de 70 euros de l'heure. Ça peut peut-être te guider un peu plus. Moi aujourd'hui, je suis des tarifs beaucoup plus élevés, largement 100 euros de l'heure. Évidemment, ça va dépendre aussi de ta ville. Évidemment, tu n'as pas facturé pareil si tu es à Paris ou dans une grande ville ou si tu es dans un endroit plus rural. Forcément, ça dépend du client qu'on a autour de nous. Ça va dépendre aussi de ton niveau de compétence. Ça va dépendre de ton expertise. C'est sûr que si tu as une très forte expertise sur quelque chose, tu vas pouvoir appliquer des tarifs beaucoup plus importants. C'est pour ça notamment que moi je suis convaincue de la pertinence d'avoir l'expertise couleur, parce que moi-même je suis coloriste, donc forcément c'est celle que je sais de quoi je parle à ce niveau-là. Mais forcément si tu es coloriste, si tu sais aider beaucoup plus tes clients qu'une autre décoratrice d'intérieur, tes tarifs peuvent aussi monter considérablement. qu'elle a une compétence qui est rare, qui résout un très fort problème. et qui demande plus d'expérience, forcément le client est complètement OK pour payer plus cher à ce niveau-là. Donc voilà pour des petites informations aussi que je pouvais te donner. Voilà, j'espère que tout ça t'a été utile, que ça a vraiment pu éclairer les choses. Encore une fois, le but n'est vraiment pas d'être pessimiste, le but c'est juste de te faire prendre conscience de plein de choses. Si tu es en début de reconversion, si tu penses à ta reconversion professionnelle, vraiment, va chercher de l'accompagnement aussi dans l'entreprenariat parce que la déco seule, ça ne te permettra jamais d'en vivre. Donc ça, ce serait quand même trop dommage de vouloir te reconvertir et puis d'échouer à la fin, au moment de lancer ton business. Et puis si tu es déjà lancé, viens challenger toutes ces questions. Essaye de faire un point sur ce qu'il peut te manquer pour réussir parce qu'il n'y a aucune raison que tu n'y arrives pas. c'est forcément qu'il y a des curseurs à bouger à certains endroits. Si tu veux qu'on en parle, là encore une fois, on peut faire un audit de ton business, on peut vraiment en parler. Nous, on a l'habitude d'aider les décoratrices là-dessus, donc pour nous, c'est relativement facile de savoir où est le goulot d'étranglement, où est-ce que ça le bas blesse, ce qu'on fait toute la journée, toutes les semaines. Donc vraiment, ça sera avec un grand bonheur qu'on peut prendre un appel ensemble, si tu veux qu'on fasse un petit point. sur pourquoi ça ne marche pas pour toi et comment on peut t'accompagner au mieux. On est là pour ça. Très bonne semaine ! Si tu entends ce message, c'est que tu as écouté l'épisode jusqu'au bout et donc je me dis que ça a dû te plaire. Si tu veux me soutenir, laisse-moi un petit commentaire et des étoiles. Ça va vraiment m'aider à faire connaître ce podcast au plus grand nombre. Un énorme merci d'avance !