- Speaker #0
Bonjour et bienvenue chez Booster, je suis Laure Funtaine-Prévot. Ici, tu vas entendre des femmes qui te racontent comment le sport les a transformées. Leurs doutes, leurs déclics, leurs victoires. Des trajectoires où le mouvement devient un levier pour te sentir bien dans ta tête et bien dans ton corps. Pour reprendre confiance, faire des choix et tracer ta voie. J'espère que tu repartiras avec de l'élan, de la force et l'envie de bouger pour toi. Parce que le sport, c'est avant tout une rencontre avec soi. Très bonne écoute. Une fille sur deux arrête le sport à l'adolescence. C'est le constat mis en lumière par le Grand Décrochage, une étude nationale inédite menée par la Mutuelle MGEN avec Cantar. En découvrant ces chiffres, j'ai eu envie de donner la parole à celles qui sont les premières concernées. Cette envie a trouvé un terrain d'échange lors de la troisième édition de Nos A.S. ont des ailes, un temps fort du sport scolaire essonien porté par l'UNSS 91. Cette journée réunit 500 collégiennes et lycéennes autour de pratiques sportives et artistiques. de rencontres inspirantes et de temps de sensibilisation sur la place des femmes dans le sport et dans la société. Je remercie les organisateurs et organisatrices, et tout particulièrement Julien Laffitte, directeur départemental adjoint de l'UNSS 91, ainsi que Jean-Marc Ambras, professeur d'EPS, d'avoir rendu cet échange possible. Et c'est là, au cœur de cette journée, que j'ai tendu le micro à quatre lycéennes. Merci à Romane, Nola, Lisa et Mima. Ensemble, on parle de ce qui peut freiner les filles dans leur pratique sportive. Le regard des autres, les remarques sexistes, les règles, les tenues pas toujours adaptées, le manque de temps, la pression de la compétition ou encore la difficulté à se sentir pleinement à sa place. Parce qu'au fond, la question, ce n'est pas seulement pourquoi les filles arrêtent le sport, c'est aussi comment on peut leur donner envie de garder le sport dans leur vie, à leur manière. Pour débuter notre échange, je laisse les filles se présenter.
- Speaker #1
Je m'appelle Romane, j'ai 16 ans. première et je pratique du volet en club et en AS.
- Speaker #2
Je m'appelle Nola, j'ai 17 ans et je suis en première aussi et je pratique de l'escrime en club.
- Speaker #3
Je m'appelle Lisa, j'ai 15 ans, je pratique de la danse en club et j'ai fait du volet.
- Speaker #4
Je m'appelle Mima, j'ai 15 ans, j'ai fait de l'ans au club et j'ai arrêté. Là, je suis en option EPS et je fais du volet et l'AS au volet aussi.
- Speaker #0
Est-ce que cette étude, elle vous parle ? Peut-être que vous n'avez pas forcément entendu parler de cette étude et c'est bien normal, mais est-ce qu'autour de vous, vous voyez des filles arrêtées et pour quelles raisons elles arrêtent ?
- Speaker #2
Alors moi, j'ai surtout vu que ça s'arrêtait au collège, où beaucoup, c'était parce qu'elles faisaient de la danse et qu'à partir du collège, la danse, c'est un peu plus, surtout danse classique, ça commence à être un peu moins bien vu, c'est un peu enfantin, etc. Et je sais qu'à cet âge-là, il y en a beaucoup qui ont arrêté. Et après, qu'on ne peut pas forcément penser à reprendre ou commencer un autre sport, parce que ça peut être trop tard après au lycée d'intégrer un club, alors que les équipes, elles se suivent peut-être depuis plus petite ou plus jeune.
- Speaker #0
Mima, toi, du coup, tu as arrêté le hand, c'est ça ?
- Speaker #4
J'ai arrêté aussi parce que j'ai déménagé. Comme ça me rappelait un peu chez moi, du coup, j'ai arrêté aussi.
- Speaker #0
D'accord, tu avais envie d'autre chose.
- Speaker #4
Oui, parce que mon oncle ne veut pas.
- Speaker #0
D'accord, et pourquoi il ne veut pas ?
- Speaker #4
Il dit que le sport, ce n'est pas fait pour les filles.
- Speaker #0
C'est quelque chose, malheureusement, qui existe encore. Et ce matin, du coup, dans les assons des ailes, j'avais une jeune fille qui disait aussi qu'elle avait mis beaucoup de temps à venir faire du foot parce que justement, sa famille disait mais ce n'est pas pour les filles, le foot. Et il a fallu qu'un prof de sport aille voir ses parents pour lui dire en fait, votre fille, elle est très forte et elle a envie de faire du foot. Ça serait bien qu'elle s'inscrive. Et donc, du coup, ils ont accepté. Mais malheureusement, il y a encore des fausses croyances sur certains sports, notamment les sports collectifs. On va passer au frein numéro 1. Il y a quatre freins principaux dans cette étude. La première, c'est la non prise en compte des spécificités du corps féminin. Je vais vous donner un peu des stats. Il y a 63% des adolescentes qui disent que le changement physique rend le sport moins agréable. 55% qui disent que les règles sont un frein et 53% qui estiment que l'encadrement ne prend pas assez en compte leurs besoins. Est-ce que vous vous diriez que vous avez vraiment senti un changement physique à l'adolescent qui a pu entraver votre pratique sportive ?
- Speaker #4
Moi, je trouve que non. Parce qu'au début, pendant les périodes des règles, oui, ça fait mal. Des fois, on n'a pas vraiment envie de faire du sport, mais à l'intérieur, on a envie de faire, mais ça nous freine un peu. Du coup, non.
- Speaker #0
Donc en fait, toi, t'as pas envie que ça te freine, même si tu sens que ça te freine peut-être un peu, t'as envie en fait que ça change rien dans ta pratique ?
- Speaker #2
Moi, j'ai l'impression, en tout cas, après, je pense que c'est personnellement, mais justement, c'est l'inverse. Quand je fais du sport, ça me fait beaucoup moins mal que quand je n'en fais pas. Donc, c'est vrai qu'au début, oui, psychologiquement, on se dit bon, là, je n'ai pas envie, je ne me sens pas bien et tout. Mais après, au final, quand on y va, je me sens dix fois mieux après avoir fait du sport, même en ayant mes règles ou pas. Et du coup, c'est beaucoup plus à l'aise. Après, c'est sûr qu'à l'esprit, on est dans des tenues blanches. Donc, il faut prendre en compte ça dès qu'on a nos règles ou quoi. Enfin, il faut toujours avoir... Ce qu'il faut, et c'est sûr que c'est... Après, personne n'y est pour rien, entre guillemets, parce que c'est comme ça que les tenues soient blanches. Mais c'est vrai que c'est faux prévoir, du coup, faux penser. C'est plus embêtant que pour un garçon, je suppose, qui n'a pas à faire attention à ça, quoi. Mais après, voilà.
- Speaker #0
Et est-ce que c'est un sujet dont vous parlez entre filles, justement, qui font de l'esprit ? Est-ce que vous avez des conversations avec votre coach par rapport à ça, par exemple ?
- Speaker #2
Oui, après, c'est vrai que nous, on est dans ma catégorie, et dans mon club, on est peu de filles. Mais après, c'est des plus jeunes, donc je suppose qu'elles n'ont pas encore le règles. Mais c'est vrai que c'est un sujet que je sais que je peux aborder sans souci pour le coup avec mon coach. Ou même, il y a plusieurs coachs avec n'importe quel coach, ça ne changerait rien. Et qu'il n'y aurait pas de souci avec ça en tout cas. Et même entre filles, entre groupes, etc. On est toujours là aussi pour... On comprend, on est tous dans la même situation, donc on comprend quoi. Donc ça, c'est plutôt cool. Mais je sais que ce n'est pas comme ça dans tous les clubs. Donc voilà.
- Speaker #0
Est-ce que vous avez l'impression aussi, donc là, toi, tu parles de ton coach où la discussion est ouverte. Est-ce que vous sentez aussi que là, au lycée, par exemple, vous sentez que vous êtes à l'aise à en parler, par exemple, à votre professeur de sport, à l'intérieur de l'établissement scolaire ? Vous êtes à l'aise à parler de ça et vous voyez autour de vous que c'est un sujet qui est pris en compte ?
- Speaker #1
Alors l'année dernière, j'étais en option sport. Alors ça me concerne pas personnellement, mais j'ai beaucoup d'amis qui ont des règles douloureuses. Justement, j'ai remarqué que tous les profs de sport à qui elles ont parlé étaient très ouverts et n'avaient aucun problème sur ça. Ils étaient toujours à l'écoute et si elles avaient besoin d'aide, ils étaient toujours là pour elles. Ils demandaient s'ils avaient bien ce qu'il fallait et tout. Donc pour moi ici, en tout cas, on n'a aucun souci avec ça.
- Speaker #0
Et on parlait aussi, j'ai échangé aujourd'hui avec des profs de sport qui me disaient que parfois, ils n'étaient pas forcément toujours à l'aise à aborder cette question-là et qu'ils pouvaient l'aiguiller vers des profs PAM. Et il disait aussi que parfois, il y avait... beaucoup de jeunes filles qui sortent la carte de « j'ai mes règles » et donc « je ne peux pas pratiquer » . Et ce que tu disais, Mima, c'est finalement, OK, des fois, on a un peu mal, mais en fait, on devrait pouvoir faire du sport tout le temps. Et c'est vrai qu'il ne faut pas qu'il y ait d'injonction là-dessus. Il ne faut pas se dire « j'ai mes règles, je ne peux pas faire de sport » . C'est peut-être que du coup, j'adapte en fonction de mon cycle. Peut-être que je suis très fatiguée et que du coup, je dois baisser aussi en régime. Après, il y a des spécificités, il y a des femmes qui ont des règles très abondantes et c'est compliqué. Tu parlais aussi des tenues parfois blanches où en effet, ce n'est quand même pas très adéquat. Il y a des femmes qui ont des règles très douloureuses et là, on parle maintenant d'endométriose. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas normal d'avoir des règles très douloureuses. Et à partir du moment où elles sont très douloureuses, il faut aussi pouvoir consulter parce que ça ne devrait pas nous empêcher en effet de pouvoir pratiquer. On va essayer aussi de trouver un petit peu des solutions ensemble. Est-ce que vous auriez besoin que les coachs ou les profs prennent plus en compte pour vous sentir bien dans votre corps ou qu'ils vous aideraient concrètement à ce que vous puissiez pratiquer plus dans ces périodes-là ?
- Speaker #2
Il y a juste quelque chose, c'est justement que les autres filles n'en abusent pas parce que du coup, c'est sûr que moi, j'ai eu natation et du coup, j'avais mes règles à ce moment-là. et c'était pas pratique pour moi de faire natation. Et du coup, quand je l'ai dit, après on m'a dit, bon, tant que c'est pas toutes les semaines, mais du coup, il y a quand même cette remarque de, bon, il y a des filles qui en abusent et qui font ça toutes les semaines, et du coup, après, quand nous, on les a vraiment, c'est sûr que ça pourrait éviter de prendre ce genre de réflexion, en se disant, bah là, vraiment, je peux pas, alors qu'il y a des filles qui vont dire qu'elles ont toutes les semaines, etc. Et après, du coup, ça nous empêche, nous, mais sinon, après, le reste, enfin, en tout cas, dans cet établissement, au niveau des profs. que ce soit nous avec la natation, en plus on est avec une femme donc c'est plus simple encore d'en parler mais que ce soit après dans mon club personnellement, pareil c'est très bien mais du coup c'est juste à la limite les autres filles qui, tant que personne n'en abuse de cette carte-là, entre guillemets, tout va bien
- Speaker #0
Oui c'est ça il faut aussi que tout le monde joue le jeu aussi. Ok, on va passer au frein numéro 2, un milieu qui met les jeunes filles sous pression 61% des filles se sentent jugées quand elles font du sport. 42% ont déjà subi des moqueries ou du harcèlement ou du sexisme. Et 55% ne sont pas toujours en sécurité. Alors aujourd'hui, cet événement, il n'est pas mixte. Il y avait 500 collégiennes et lycéennes qui étaient rassemblées. Et donc, du coup, Julien Lafitte, qui est le directeur adjoint de l'UNSS, me disait qu'il sentait que parce que vous étiez que entre filles, vous vous sentiez aussi moins jugées. Et que du coup, on voyait aussi beaucoup plus de... de filles performées, de vraiment s'engager. Et moi, du coup, j'ai animé aussi des interventions. Et les filles participaient beaucoup, levaient la main, posaient des questions très liées au sujet du sport féminin, du décycle, etc. Et je me suis vraiment dit qu'elles étaient aussi en safe place et que ça aidait aussi beaucoup le fait d'être entre filles. Alors, on ne dit pas qu'il faut toujours, bien évidemment, être entre filles. Ça ne peut pas toujours marcher comme ça. Est-ce que vous, des fois, vous êtes sentie jugée par le regard des garçons, des coachs ? Est-ce que vous avez vécu déjà des situations où vous vous êtes sentie peut-être regardée et ça vous dérange d'avoir un certain regard quand vous faites du sport ?
- Speaker #3
Moi, quand j'étais plus jeune, j'ai fait du hand. Et pendant le hand, j'étais tout le temps au cash parce que vu que j'étais une fille, je ne pouvais pas jouer parce que c'était en club mixte. Et du coup, c'est surtout le coach qui mettait les filles au cage. Donc, c'est un peu de l'injustice.
- Speaker #0
C'est vrai que le sport mix n'était pas évident, notamment quand on est jeune où les garçons ont l'habitude des fois de prendre plus de place. Et nous, il faut aussi faire sa place. Et ce n'est pas toujours évident.
- Speaker #1
Personnellement, c'était l'année dernière. Je faisais du tennis avec une ancienne amie à moi. Et on était les deux seules filles du groupe. On avait été changé de groupe parce que le nôtre, on ne le trouvait pas très doué personnellement. et on voulait pouvoir augmenter, donc on nous avait mis avec des garçons. Et au début de l'année, tout se passait bien, et en fait, on s'est rendu compte que notre coach faisait des remarques un peu déplacées, mais qu'il arrivait à faire passer au début normalement. Et en fait, on s'est rendu compte que, par exemple, quand on faisait du 2 contre 2, donc mon ami et moi contre les garçons, et qu'on gagnait, il disait que c'était pas normal. Il disait, oui, les garçons, c'est pas normal que vous perdiez, c'est les filles en face, voilà. Et quand c'est les garçons qui gagnaient, ils disaient « Ah bah voilà, là on est au bon niveau, c'est bien les garçons qui gagnent » ou des trucs comme ça. Pareil, on voyait le favoritisme, c'était au tennis, donc on devait ramasser les balles. Moi et mon ami, on le faisait tout le temps. Les garçons, ils prenaient leur petit temps sur le côté, ils attendaient. Et nous, dès qu'on ne le faisait pas, on se faisait engueuler, on va dire très clairement. On s'est vraiment fait engueuler pour vraiment une fois. Et après, on n'est jamais revenus parce qu'on n'a pas voulu continuer puisque c'était insupportable. pour nous d'avoir quelqu'un qui nous critiquait dans notre dos.
- Speaker #0
Malheureusement, c'est vrai que ça arrive encore d'avoir des clubs, des endroits où malheureusement, il y a encore des coachs qui ont ce genre d'attitude. Et du coup, tu as arrêté le tennis pour ça, du coup, toi ?
- Speaker #1
Oui, alors j'aurais dû reprendre cette année dans un autre club, mais pour certaines raisons, je n'ai pas pu.
- Speaker #0
Est-ce que vous êtes toujours à l'aise dans les tenues de sport que vous avez ou parfois vous ne vous sentez pas bien ? Je sens qu'il y a un vrai sujet là.
- Speaker #3
Vas-y Lisa. Moi, les dernières, je faisais du volet. Et dans les matchs officiels, on devait porter des shirts. Et les shirts étaient super courts, on voyait nos fesses, clairement. Et du coup, c'était vraiment désagréable, on était gênés. Après, je pense qu'on pouvait mettre un cycliste en dessous le shirt. Donc les coachs étaient quand même assez indulgents par rapport à ça, mais voilà.
- Speaker #1
pareil, toujours lié au volet, du coup, j'en fais toujours. Les shorts, c'est vrai que j'ai pris du temps. Avant, je mettais des shorts de basket pour être sûre d'être tranquille. Après, j'ai pris l'habitude. Maintenant, les shorts courts ne me dérangent plus, mais je fais toujours en sorte qu'il y ait une largeur, enfin, il y ait toujours une largeur d'au moins 5 cm pour être sûre qu'on ne voyait pas, parce que je préfère quand même être tranquille pour jouer. Moi, ce qui me perturbe, c'est pendant les compétitions, les maillots pour femmes, que ce soit volet, foot, dans tous les sports, ils sont obligatoirement cintrés. Et c'est quelque chose, personnellement, que je n'aime pas du tout, parce que je ne sais pas, je n'aime pas. En fait, je trouve ça très cintré, alors que pour les mouvements, ce n'est pas agréable, alors que les hommes, ils ont des trucs bien larges. Donc, pour la pratique, je ne trouve ça pas forcément toujours bien. Ça,
- Speaker #0
c'est un vrai sujet. Ce n'est pas la première fois que je l'entends. C'est que les équipementiers, de façon générale, vont faire des coupes très droites pour les hommes, et puis voilà, font faire un truc bien échancré pour les filles. C'est peut-être plus joli au regard, mais en fait... On ne se sent pas bien dedans. En tout cas, oui, on est moins libre de nos mouvements, en fait, du coup.
- Speaker #1
Pareil pour le beach volley. Je ne sais pas si vous avez déjà vu. Les hommes, ils ont des shorts qui leur arrivent jusqu'aux genoux. Et puis nous, on a des culottes, quoi. Il faut le dire. Ce qui n'est vraiment pas agréable, du coup, parce que ça bouge tout le temps. Ce n'est pas fixe. Tu es obligé de le remettre en place tout le temps. Et ce n'est vraiment pas agréable pour jouer, quoi.
- Speaker #0
Et ça, c'est une obligation, en plus, je crois, de l'allier à la fédération. Oui,
- Speaker #1
au beach volley, oui, c'est une obligation. Au volley normal, je ne crois pas que tu aies réellement d'obligation, mais... Tout le monde le fait parce que sinon, t'as des remarques. Mais au beach, oui, c'est obligatoire.
- Speaker #0
Toi, t'en as déjà fait du beach ?
- Speaker #1
Non. Enfin, quand j'en fais, c'est des shorts de plage que j'ai, quoi.
- Speaker #0
D'accord. OK. Parce que toi, justement, t'as pas envie de mettre ces tenues-là. Non, je veux pas. Est-ce qu'il vous est déjà arrivé de ne pas oser faire quelque chose à cause du regard des autres ? Est-ce qu'il y a des choses où vous vous interdisez de le faire ?
- Speaker #2
Je ne sais pas si ça répond vraiment à la question, mais en fait, par exemple, moi, je sais que je me force à, pas à continuer mon sport, mais dans le sens où à l'esprit, mais dans beaucoup de sports, il y a quand même une grosse différence de niveau entre les garçons et les filles. Et je sais que, par exemple, pour le donner un chiffre, je pense que le 30e français au 40e français, Je pense que le match avec la première Française, ils ne se discutent pas. On sait clairement que le 40e va battre la première Française. Du coup, c'est sûr que nous, quand on dit tirer à l'escrime quand je tire, durant mes matchs, etc., j'ai toujours ce truc-là de s'il y a des garçons qui vont me regarder, qui vont être bien classés, qui vont être plutôt bien classés, etc., j'aurai toujours ce truc de me dire « Ah, je sais qu'ils vont se dire « Ah, mais elle est plutôt nulle. » que je fais des plutôt beaux résultats, j'ai été en équipe de France, etc. Mais par rapport à leur niveau, c'est quand même beaucoup moins impressionnant ou beaucoup moins bien. Et du coup, ça fait que des fois, ce n'est pas forcément osé, mais ça va plus me gêner de me dire je sais que je vais pouvoir me prendre des réflexions dans le sens, pourquoi est-ce qu'elle est là alors que mon ami qui fait 50e au championnat de France, lui, il n'est pas qualifié et tout. Parce qu'il y a cette différence de niveau qui est... qui est quand même impressionnante. Après, ce n'est pas qu'ils y sont pour rien. Mais c'est juste que ça peut... Moi, je sais que je me suis déjà fait la réflexion la semaine dernière.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a des choses qui pourraient rendre les espaces sportifs plus safe pour vous, en vous sentant mieux, en osant ? Est-ce que là, tu parles de la mixité, est-ce que tu serais plus à l'aise ou est-ce que vous seriez plus à l'aise quand vous n'êtes que, par exemple, entre filles, quand vous faites du sport ?
- Speaker #2
Je sais que c'est quelque chose que j'aime bien, le fait que ce soit mixte. Donc, ce n'est pas forcément ça qui me gêne, mais plus le fait que les garçons comprennent qu'on n'a pas forcément les mêmes capacités physiques qu'eux, que les scrims, ça joue pas mal sur la force, sur les trucs comme ça que nous, on peut moins faire et que juste ce soit vu comme pas de sport distinct, mais presque finalement, puisque ce n'est pas du tout la même escrime féminine que la même escrime masculine. Mais après, le fait que ce soit mixte en soi, c'est... une ambiance qui partirait, je pense, si c'était plus... Enfin, même si les compétitions sont séparées, ça se joue en même temps. Mais voilà. Et après, au niveau des tenues, pour le coup, les scrims, c'est les mêmes pour tout le monde et tout le monde est couvert. Donc, ça va.
- Speaker #1
Personnellement, du coup, je dirais que oui et non. Oui, parce que d'un côté, je pense que certaines filles seront plus à l'aise à faire certaines choses. Je ne saurais pas quoi, peut-être plus à l'aise à... Je ne sais pas, par exemple, dans les salles de sport. Tu as peut-être certaines qui s'empêchent de faire certaines choses parce qu'elles sont mal à l'aise, elles ont peur de mal faire ou autre. Mais comme Nola l'a dit, je suis d'accord sur le fait que ça enlèverait, je pense, une certaine un peu ambiance, entre guillemets. Moi, par exemple, au volet, j'aime beaucoup le volet mixte parce que c'est très varié. Tu as énormément de différences entre les femmes et les hommes au volet. Et du coup, c'est vraiment sympa de faire du mixte. Mais c'est vrai qu'être entre femmes, c'est aussi super bien.
- Speaker #0
On va aborder du coup le troisième frein qui est une pratique peu accessible aux filles. Alors, je mets le contexte, on est en Ile-de-France, donc en Ile-de-France, on a aussi plus de clubs et donc on n'est plus à même de trouver un club féminin aussi. Il y a 33% de femmes qui n'ont pas trouvé de club féminin près de chez elles, 58% qui sont freinées par le coût et 57% par le manque de temps. Et ça, quand je dis manque de temps, on parle aussi d'école, d'études. Et c'est vrai que c'est un peu plus un sujet lié aux femmes parfois, aux filles, de se dire je vais privilégier les études, je n'ai pas le temps d'aller faire du sport parce que je suis en train de faire mes études. Est-ce que vous, c'est quelque chose qui vous parle ça ou est-ce que vous avez vu des copines arrêter de faire du sport à cause du manque de temps ?
- Speaker #1
Alors, je n'aime pas justement arrêter à cause des études parce que le sport, ça a toujours fait partie de ma vie. Depuis que je peux pratiquer du sport, je fais du sport. Et je déteste justement m'interdire de faire du sport à cause des études. Alors oui, des fois, je n'ai pas le choix parce que je sais que je ne peux pas non plus me permettre de jamais le faire. Ça m'arrive de ne pas aller à l'AS, mais mes entraînements, j'y vais tout le temps. J'ai raté qu'un seul cours depuis le début de l'année puisque j'étais malade, mais c'est tout. Après, je sais que tout le monde n'est pas d'accord. J'ai par exemple ma prof de français qui m'a un peu reproché. de faire du sport et qui pensent que j'en fais trop, ce qui m'empêche d'avoir accès à de bonnes notes, d'après elles. Après, je trouve mes notes pas mauvaises, parce que j'ai largement des 15, des 16 et des 18. Et du coup, je me rends bien compte que c'est pas le même point de vue pour tout le monde. T'en as qui se disent que le sport peut passer après. Mais pour moi, non, parce que le sport, c'est vraiment quelque chose qui me permet de me défouler et d'oublier mes soucis.
- Speaker #0
Et peut-être qu'à l'inverse, tu serais moins forte à l'école si tu n'avais pas le sport.
- Speaker #1
Oui, je pense que je resterais chez moi, assise, à rien faire. Parce que je n'arriverais pas à la motivation de travailler, parce que justement, je n'ai pas pu me dépenser. Je serais tellement énergique que je ne pourrais pas me concentrer. Donc pour moi, non.
- Speaker #3
Après, le problème, c'est que des fois, ça colle vraiment pas. C'est impossible. Par exemple, moi, cette année, je voulais reprendre le volet. Ça n'a pas été possible parce que le vendredi, je finis à 18h et l'entraînement, c'est 18h15. Surtout, je finis par sport, donc vraiment, c'est pas possible. Après, on peut toujours trouver des solutions comme changer de sport et tout, mais étant au lycée, c'est compliqué de changer de sport car on peut être considéré de ne pas avoir le niveau, enfin, plutôt en loisir, du coup. Ouais, je vois ce que tu veux dire, en fait. C'est vrai que de débuter un sport... plus tard ou en tout cas à l'âge, à l'adolescence,
- Speaker #0
il peut y avoir un décalage de niveau et tu peux te sentir du coup moins bienvenue dans ce club, c'est ça ? Et là, tu parlais du fait que parfois c'était compliqué d'intégrer le sport par rapport aussi aux études. Est-ce que vous voyez des solutions ? Qu'est-ce qui rendrait le sport plus facile à intégrer dans votre quotidien ?
- Speaker #2
C'est vrai que moi, ça ne me concerne pas forcément, mais j'ai des amis qui habitent... plutôt loin du lycée ou quoi. Donc je sais qu'elles, elles rentrent, si elles ont beau finir à 17h, qui sont des horaires à peu près normales au lycée, ça fait 18h30, 19h chez elles. Donc après, pour enchaîner sur du sport, sachant qu'il y a des devoirs et tout, c'est quand même compliqué. Donc ce serait plus avoir plus de clubs proches de chez soi. Je pense que ça en motiverait pas mal. Et le fait d'avoir pas mal de loisirs aussi, parce que justement, souvent c'est... vite compétition ou autre. Mais après, quand on habite proche, je pense que chacun peut organiser son temps pour pouvoir avoir le temps de faire du sport. Et surtout, là où nous, où on est, il y a quand même tous les sports à peu près dans les environs. Et je sais que, enfin, je pense que oui, tout le monde pourrait réussir à trouver du temps pour pouvoir faire du sport, sachant que moi, je suis un peu comme Romane. Je pense que je n'aurais jamais ces notes-là si je ne faisais pas de sport. C'est justement, je pense, le fait que je fasse du sport qui me permet de réussir à être là en cours, à faire mes devoirs. Et pareil, au lycée, jamais j'arrivais plusieurs fois à louper des cours parce que j'étais à l'étranger pour le sport. Et les profs, ils ont toujours été hyper concréhensifs par rapport à ça. Après, parce qu'ils voient aussi que je tiène ma moyenne et que j'ai quand même une plutôt bonne moyenne, donc du coup, ils sont contents. Mais c'est sûr qu'après, c'est embêtant aussi ou un élève qui ne va pas être forcément fort à l'école. et qui va se défoncer justement dans le sport qui peut être sa passion, les profs, je pense qu'ils auront plus de mal à accepter le fait qu'ils partent pour le sport alors qu'il est moins concentré sur sa moyenne, mais juste parce que ça l'intéresse moins. Moi, j'ai vu ça peut-être avec mon frère ou quoi.
- Speaker #0
Et après, tu parlais des horaires et c'est ça aussi. C'est que des fois, vous finissez peut-être trop tard pour pouvoir faire du sport derrière. Je crois que c'est en Allemagne. Il y a des pays où ils finissent plus tôt, ce qui permet aussi d'avoir des activités sportives. Alors que là, c'est quoi le plus tard que vous finissez ? Oui, à 18h. À 18h, il y a un moment donné, c'est vrai que c'est plus compliqué. Moi, je sais que c'était pareil quand j'étais au lycée. Et du coup, je finissais à 18h, je marchais jusqu'à l'entraînement qui était à 2 km plus loin, le stade. Et du coup, je commençais à 18h30 et je finissais à 20h. Et j'arrivais chez moi, il était 20h30, le temps de manger. Alors, je m'organisais pour vraiment faire mon travail le week-end, parce qu'en fait, je ne pouvais pas. Il y avait eu 9h30, j'étais au lit, je dormais, j'étais épuisée.
- Speaker #1
Pour en revenir à l'heure à laquelle on finit, vous les fions, on est d'accord, vous êtes en option, donc vous finissez à 18h le jeudi, c'est ça ? Et vendredi ? Ok. Donc, j'ai ma sœur qui était en option il y a longtemps. Ça a été la première génération à avoir option sport ici. Elle finit, c'est à 18h. Et à 19h, elle devait être au volet à St-Jean. Donc en fait, elle avait 3h de sport. Elle avait à peine le temps de se reposer et elle devait déjà enchaîner. Et ça, par exemple, je prends l'exemple de l'option sport. Mais par exemple, les filles finissent le vendredi à 18h avec sport aussi. Et ça, c'est pareil. Le vendredi soir, tu ne peux pas aller faire du sport. Ou alors, tu es obligée d'enchaîner. Et je ne sais pas quel sport elles font. Mais il y a possiblement, je crois qu'il y a sprint ou cross. En seconde, enchaîner après avec ta pratique, peu importe ce que c'est, ça peut vraiment être compliqué. T'es épuisé. En plus, t'as eu toute ta journée de cours avant. Je trouve ça personnellement vraiment pas simple à suivre.
- Speaker #0
Carrément. Et c'est vrai que... Moi, je me souviens, j'avais sport le samedi au lycée. Et en fait, j'avais souvent des compètes le samedi après-midi en athlée. Et des fois, je n'allais pas en sport le matin parce qu'en fait, à un moment donné, c'était trop. Et c'est très bien qu'il y ait du sport au lycée parce que ça permet au plus grand nombre d'en faire. Mais à partir du moment où tu commences à en faire en compétition, c'est là où des fois, ce n'est pas facile de pouvoir jongler les deux. Et on devrait aussi des fois prendre en considération ce qu'on fait à côté. Moi, je sais qu'au lycée... Quand je passais mon bac de sport, il y avait un moment donné où j'avais foutu affaire et je ne voulais absolument pas me blesser. J'avais très peur de me prendre un gros tacle et de me blesser. Et du coup, je n'y allais pas, mais je n'ai pas eu une très bonne note au bac. Alors qu'à côté de ça, j'étais en équipe de France d'athlètes, mais parce qu'en gros, on ne prenait pas du tout en compte ce que je faisais à côté.
- Speaker #2
Il faudrait peut-être que les clubs, ils adaptent les horaires aux horaires de cours. Par exemple, le mercredi après-midi, il y a peu d'élèves qui ont cours. Et donc, le fait d'avoir peut-être au lieu de mettre les horaires, que ce soit de 19h ou quoi. Enfin, moi, l'extrême, c'est encore plus tard. C'est 20h30, ça finit à 22h, etc. C'est hyper tard. Et du coup, après, en soi, vu que je finis à 18h, au moins, je me dis j'ai deux heures pour faire mes devoirs. Mais c'est sûr qu'il faut s'organiser. Le samedi, dimanche, je me dis je fais tous mes devoirs. Et après la semaine, comme ça, normalement, je suis tranquille. Mais c'est vrai que peut-être mettre plus d'activités sportives le week-end. Du coup, les élèves, ils peuvent faire leurs devoirs la semaine comme ça. Et qu'après... activités sportives aussi le mercredi après-midi pour que ça puisse être accessible justement au plus grand nombre, je pense que ce serait mieux plutôt que le lundi soir où tout le monde allait devant le lundi soir.
- Speaker #0
Et c'est vrai qu'après, ils sont aussi très dépendants des bénévoles parce que vos éducateurs, souvent, ils sont bénévoles et ils n'ont pas forcément la disponibilité toujours à ce moment-là où c'est après leur travail. Mais c'est vrai que c'est un vrai enjeu, les horaires de comment ça colle. Et c'est vrai que c'est hyper tard. Et derrière, en plus, pour... pour réussir à dormir.
- Speaker #2
C'est pour ça que je m'organise. Dès que je rentre, je mange. Comme ça, j'ai trois heures de digestion. Je fais mes devoirs. Je vais à l'entraînement. Je rentre, je dors. Et comme ça, je me dis... Ouais, c'est ça. Parce que je me dis comme ça. Après, j'ai de la chance. Mais si je finissais... Je me sens que c'est les prépas qui finissent vers 19h. Mais 19h, ce serait trop tard pour manger. Après, je ne pourrais plus m'entraîner si je m'en vais à 19h. Donc bon, ça va.
- Speaker #0
On va parler du frein numéro 4. La culture de la compétition. qui est fortement dissuasif pour certaines filles. C'est vrai que qui dit sport dit compétition et dans plein de clubs, ça passe par à des compètes tous les week-ends. Alors, il y a toujours une partie qui adore la compétition, qui est vraiment faite pour ça, qui fait du sport pour la compétition. Mais il y a aussi une partie des filles qui ont envie de faire ça pour du loisir, pour s'amuser et qui n'ont pas envie de se retrouver tous les week-ends en compétition. ou alors elle considère la compétition comme une pression. Est-ce que vous avez l'impression que le sport, c'est forcément lié à la compétition et que ça peut être un frein pour certaines ?
- Speaker #3
Moi, j'ai 50 baskets en compétition. Vu qu'on était nombreuses dans l'équipe, l'équipe ne tournait pas spécialement. C'est-à-dire que c'est souvent les mêmes sélectionnés au match. Et moi, ça m'a dégoûtée de la compétition. Et l'année d'après, je me suis inscrite en loisir. Et même en loisir, il y a cet esprit un peu... de compétition encore.
- Speaker #4
Les coachs mettent encore une pression alors qu'on est censé être en loisir et s'amuser.
- Speaker #0
Vas-y, Mima, à toi.
- Speaker #4
Oui, il se trouve que des fois, c'est trop compétitif. Surtout, les garçons, ils ne pensent pas que le sport, c'est juste pour s'amuser. Pour eux, c'est juste gagner, Et quand tu es nul, ils te mettent sur le côté. Quand ils vont voir une fille qui est forte, ils vont la prendre et la mettre dans leur équipe. Et ils ne voudront pas les filles, ils vont dire non, mais toi, tu es nul. On ne veut pas de toi dans notre équipe et tout. Et des fois même, quand on ne veut pas que ça soit dans les clubs et tout, c'est partout.
- Speaker #0
Ça, j'ai des images, je ne sais pas si c'est encore le cas, au collège ou au lycée, où tu fais deux équipes, chacun les choisit, puis il y en a qui sont choisis un peu à la fin. Et c'est vrai que ça, ça peut marquer certaines jeunes filles qui ne sont pas choisies, sont mises de côté, sont considérées comme la fille pas sportive. Et des fois, c'est des choses qui peuvent rester même plus tard, de se dire, moi en fait... Je ne suis pas sportive et du coup, je ne pratique pas. Et puis du coup, elle ne se met jamais au sport.
- Speaker #4
Ou soit, ils vont dire, ouais, non, mais la place de la fille, ce n'est pas par ici. Ce n'est pas avec un ballon, c'est à la cuisine.
- Speaker #0
De votre génération,
- Speaker #1
ça arrive encore ? Moi, c'est fini, mais c'est déjà arrivé aussi. Mais par exemple, pour revenir sur ce que vous disiez, que des fois on était choisis, des fois pas choisis, je voyais bien la différence, par exemple, l'année dernière, dans la classe option sport, du coup, la plupart des gens savaient que je faisais du volet. Et quand il a fallu un moment faire des équipes, le prof avait lui-même choisi une fille à mettre par plot, et après, c'était les garçons qui avaient décidé. eux s'étaient mis par groupe et qui avaient choisi la personne avec qui aller. J'ai bien vu que tous ceux qui savaient que je faisais du volet sont venus vers moi. Mais en revanche, toutes les personnes qui, par exemple, il y a des filles qui étaient vues comme moins sportives juste parce que le volet, ce n'est pas leur sport, ils n'allaient pas vers elles. Et je vois bien la différence quand ils regardent par rapport au sport que fait la personne, que ce soit au collège ou en primaire, quand ils savaient qu'une personne se faisait du sport, ils étaient plus... Comment dire ? Pendant la pratique, quand il fallait faire des groupes, ils prenaient plus facilement une fille sportive quand c'était obligé de prendre des filles, qu'une fille pas sportive parce que soi-disant, elle sera forcément nulle, elle va nous faire perdre, elle va rater l'équipe, enfin, tous les trucs qu'on peut sortir.
- Speaker #0
Et est-ce que les profs, ils essayent d'agir là-dessus ?
- Speaker #1
En général, oui. Ils ont toujours essayé d'équilibrer les équipes, que ce soit bon ou mauvais, parce que... forcément, tu ne peux pas être doué partout en sport. Moi, j'étais bonne au volet, mais j'étais nulle en basket. Donc, quand le prof faisait les équipes, il me mettait plus dans une équipe un peu plus forte pour m'aider, pour que moi, ça m'avance. Des trucs comme ça. Ils essayaient toujours de bien éparpiller pour que ce soit équitable partout.
- Speaker #0
C'est plus facile, limite, pour vous. Vous êtes plus à l'aise quand c'est votre prof qui fait les équipes plutôt que quand c'est le choix des élèves ou parfois...
- Speaker #1
En général, oui. Après, en option sport, nous, l'année dernière, on s'entendait tous très bien. Donc, il n'y avait pas de soucis. C'était plus facile de faire des équipes sans soucis. Mais c'est vrai que quand il veut qu'on change les équipes et qu'on ne fasse pas les mêmes que d'habitude, c'est plus compliqué d'aller les uns vers les autres.
- Speaker #2
Comme nous, il y a moins de filles dans notre classe et plus de garçons. Des fois, on fait des équipes entre nous, les filles. Et des fois, le prof, il ne veut pas parce qu'il y a des garçons. Et nous, il n'y a que des filles. Du coup, il se dit que peut-être on s'en met de côté. parce qu'il y a plus de garçons et nous, on est là comme ça. Et des fois, quand il fait des équipes, il essaye d'équilibrer et tout. Mais alors qu'il essaie de mettre un ou deux filles dans chaque équipe pour équilibrer, il nous demande à nous de choisir un garçon.
- Speaker #0
Je pense que les profs se posent aussi beaucoup de questions là-dessus. Est-ce que parfois il faut de la mixité ? Est-ce que parfois il n'en faut pas ? Et je crois aussi que, mine de rien... À l'école, vous faites beaucoup de sport collectif et donc les garçons sont aussi plus avantagés. Il y a moins de sports pratiqués comme la danse, la gym, l'équitation. Là, je pense que les garçons seraient beaucoup moins à l'aise et je pense qu'on en fait moins de ces sports-là à l'école.
- Speaker #1
Alors justement, à Corot, on a tout ça. En EPPCS, on a eu gym là. Et franchement, le niveau était plutôt mix. Tu avais des garçons, vu que c'est une classe sport. La souplesse n'est peut-être pas extraordinaire chez tout le monde, mais il y en a pour beaucoup. Par exemple, il y avait la terre roulade, où c'est un truc où il faut vraiment réussir à contracter. En fait, c'était équilibré partout. Parce que tu avais la souplesse qui est plus féminine, on va dire, et les muses plus légers, on va dire. Mais les deux mélangés, en général, tout était bon. Pareil, on a eu Acrosport. Ça, c'est en général en début d'année. C'est pareil. aucune équipe filles et garçons se sont mis ensemble parce que t'as du porter. Donc, les filles, elles aiment pas trop. Les garçons, ils ont pas envie de mettre mal à l'aise. Donc, personne ne s'est mélangé. L'année dernière, en danse, c'est pareil. J'ai pas vu de groupe mixte. Tout le monde était séparé. Et c'est ça tout le temps, en fait. Les filles et les garçons, dans les sports que vous avez cités, ne se mélangent jamais avec les filles parce qu'ils se trouvent moins à l'aise.
- Speaker #0
C'est marrant, ça. Du coup, ça veut dire que... Quand c'est les filles qui sont moins à l'aise, finalement, il y a quand même de la mixité. Et bon, par contre, il y a quand même des enjeux d'être choisie ou pas. Mais des sports féminins, tout de suite, là, ils se retirent un peu. Ils se montrent un peu moins, là. OK, ça marche. Est-ce que vous avez l'impression qu'on vous met la pression à progresser, à être au niveau, à être dans la performance ? Est-ce que vous ressentez une espèce de pression liée à la performance dans le sport ?
- Speaker #1
Alors, personnellement, moi, non. Mais au volet, par exemple, on en avait parlé tout à l'heure, mais avec le basket, au volet, c'est comme au basket, quand tu as des compétitions, tu dois toujours prouver pendant ton entraînement. Tu ne peux pas être mis sur le terrain alors que tu n'as pas été dans l'entraînement pour montrer à ce moment-là si tu es doué ou pas. Et en fait, pendant les entraînements, nous, on est toutes là, on est amis, on s'aime beaucoup. Mais tu as toujours ce petit côté de compétition, entre guillemets. Genre, au volet ? Tu as des placements spécifiques. Les filles qui sont au même placement que toi, c'est un peu tes adversaires. Parce que si toi, tu veux pouvoir jouer, tu es obligé de te donner à fond et d'un peu pas les faire rater, mais d'un peu essayer de les surpasser. En fait, tu as beaucoup cet esprit-là parce que si tu veux pouvoir faire les matchs, tu es obligé de faire ça pour vraiment se faire sa place. Sauf que des fois, c'est vraiment compliqué parce que du coup, toi, tu te dis que tu mériterais peut-être plus. Moi, je m'en sors bien parce que dans mon équipe, je suis passeuse. Il y a deux passeuses sur le terrain, on est tout le temps deux. Donc, moi, je suis bien. Mais par exemple, je vois bien, j'ai une amie qui, dans son équipe, elle aimerait pouvoir beaucoup plus jouer. Dès qu'elle a fait une bêtise, elle est sortie. Mais son amie, elle, quand elle fait une bêtise, celle qui la remplace, elle n'est pas sortie. Et je vois bien que c'est parce que ça la dérange. Puisque pendant les entraînements, elles y viennent peut-être moins au fond ou des trucs comme ça, je ne sais pas. Mais je vois bien que ça la dérange. Et en fait, aux entraînements, on demande vraiment de tout donner et de prouver que tu en es capable. Et tu as beaucoup d'esprit compétitif sur ce point-là.
- Speaker #0
Et ça, ce n'est pas forcément fait pour tout le monde. Tu as des personnes qui le vivent bien et d'autres qui ne le vivent pas forcément bien, ce genre de choses. Qu'est-ce qui vous donnerait envie de continuer le sport sur le long terme ? Parce que là, vous êtes au lycée, donc c'est quelque chose d'assez cadré. Vous avez vos horaires, etc. Même si on a vu que ce n'était pas toujours facile. Mais une fois que vous allez sortir aussi du lycée, que vous allez aller dans les études, est-ce que vous avez déjà réfléchi à comment continuer de pratiquer le sport de façon générale ? Parce que parfois, on est amené aussi à changer quand on s'éloigne, par exemple, quand on fait un sport collectif. Est-ce que vous pensez déjà à ça, à l'après, et comment vous allez continuer à être en mouvement ?
- Speaker #3
Alors, beaucoup, parce que je ne sais pas. Moi, je vais faire des études d'hôtellerie après. Donc, si tout se passe bien, je vais sûrement même aller à l'étranger. Donc, du coup, je devrais entre guillemets arrêter le sport. Donc, c'est vrai que là, pour le moment, en ce moment, je ne sais pas trop. J'essaye de voir si, quand je serai dans mes études supérieures, est-ce que je pourrais quand même maintenir un rythme à l'escrime. Mais en même temps, je sais que si j'arrête la compétition, ça va beaucoup moins motiver à aller aux entraînements. Du coup... J'essaye de le remplacer par le fait d'aller courir assez régulièrement pour essayer d'avoir une activité sportive à côté. Mais c'est vrai que pour le coup, il y a peu de choses. Je vois peu de personnes après le lycée continuer à pouvoir faire un sport. Est-ce que c'est assez compliqué ? Il n'y a pas de choses vraiment mises en place, j'ai l'impression, pour ça. Et qu'après, sinon, c'est directement aller à la salle de sport, faire de la muscu et tout. Et que ce n'est pas forcément ce que j'ai envie. Donc, c'est vrai que pour le moment... C'est ce que je me pose comme question et c'est assez compliqué d'y répondre, je trouve, aujourd'hui. À ça.
- Speaker #1
Voilà. Moi, au niveau des études, je sais que je veux forcément travailler dans le sport. Marketing, événements anciens, tout ce qui est un peu dans ce style-là. Et du coup, j'ai commencé forcément les portes ouvertes, parce qu'il va falloir que j'y mette à l'année prochaine. Et sur deux écoles, elles sont quasiment identiques, que ce soit au niveau du programme, au niveau de ce qui est prévu. quasiment tout est identique, la seule différence c'est que t'en as qui ont des clubs de sport et pas l'autre. Et je vois bien que, même si je le dis pas, je vois bien que je me penche plus dans ces... A chaque fois qu'on me demande, je suis plus penchée vers l'école où il y a les clubs. Parce que pour moi le sport c'est vraiment important et c'est vrai que comme a dit Nola, avec les études je vois que beaucoup de monde arrête et en avoir directement dans tes études, d'autres. dans ta fac, tes écoles, ce sera vraiment beaucoup plus simple. Parce que forcément, ils te laisseront un temps à ça. C'est dans l'école, c'est pour que tu aies le temps de le faire.
- Speaker #0
Oui, carrément. Vous êtes en seconde, les filles, donc peut-être que ça vous paraît loin, mais est-ce que vous imaginez pour plus tard comment vous voyez votre pratique sportive ou pas encore ? Moi, j'aimerais bien rentrer en STAPS après le lycée. Donc du coup, je pense que je n'ai pas besoin de... Enfin, ce n'est pas que je n'ai pas besoin,
- Speaker #4
mais j'ai peur que ça fasse trop de sport. de faire Staps plus encore un club sportif en dehors. Donc je pense arrêter le club sportif en dehors ou sinon dans l'école de Staps, s'il y a un club, pourquoi pas s'inscrire.
- Speaker #2
Là-dessus, j'ai pensé aussi à faire basic fit, mais bon, je me suis dit non, parce que ce n'est pas vraiment ce que je vais faire. Parce que moi, j'aime bien faire du sport collectif, avoir de la communication. Et pour moi, pour l'instant, je ne sais pas encore, mais je réfléchis chaque jour.
- Speaker #0
C'est vrai que ça, c'est important. Et aujourd'hui, quand j'ai échangé avec les lycéennes, je leur parlais du post-bac, parce qu'en effet, il y a plein de personnes qui arrêtent, parce que du coup, tu n'as plus de structure. Alors, en fonction de tes études, Donc, tu parlais d'une école où il y avait du sport, tu parlais de Staps, mais il y a plein d'écoles où, en fait, il n'y en a pas. Moi, j'ai fait une école de commerce et, en fait, j'ai dû vraiment me débrouiller. J'avais zéro horaire adapté. Je courais très tard le soir. Enfin, vraiment, il n'y avait rien pour m'aider. Et à côté de ça, je voyais des gens partir aux États-Unis où les études qui viennent se greffer au sport et t'as tout ce qu'il faut. Mais c'est vraiment, je leur disais, pensez à ça parce que peut-être que vous ne pourrez plus faire votre sport co. Mais du coup, de continuer à avoir une pratique, ça peut être d'aller à la salle, ça peut être de courir. Il y a quelqu'un qui disait, une des jeunes filles qui me disait, moi, je veux aller en médecine, mais du coup, je ne sais pas si j'aurai le temps parce que je vais avoir beaucoup de choses à faire. Et je lui disais, au contraire, le fait de continuer à être en mouvement, à faire du sport, c'est ça qui va t'aider. Tu as une plage horaire de 4 heures pour réviser. Et finalement, si tu coupes entre les deux, rien que tu vas sortir marcher ou tu vas courir, tu vas revenir aérer. mieux intégrer ce que tu auras réalisé et derrière, tu seras beaucoup plus actif pour les deux heures, alors que si t'es passif pendant quatre heures, ça va être compliqué. Donc d'essayer aussi, c'est ça, de se projeter sur la suite pour faire évoluer sa pratique, essayer de réfléchir à ce qu'on va mettre en place, mais très souvent, ceux qui commencent les études, les premiers temps, en plus il y a beaucoup moins de cas qu'avant, parfois il n'y a plus les parents, t'es indépendant, etc. Donc les personnes souvent sortent beaucoup. il y a aussi le côté où il y a beaucoup de prise de poids parfois la première année, parce qu'il y a des arrêts de sport on mange aussi moins équilibré des fois quand on se fait à manger et du coup des fois le sport arrive plutôt dans les dernières années quand on se dit bon quand même ça fait 3-4 ans que je bouge plus il faudra peut-être que je fasse quelque chose donc ça c'est quelque chose à réfléchir et ça vous l'avez pas forcément toujours en tête à vos âges mais voilà essayez de réfléchir à ça et du coup ça m'amène sur la suite Parce qu'en fait, on a parlé de compétition, de loisirs, du sport santé. Et je voulais aussi vous apporter un autre regard. C'est qu'on parle du sport du coup comme un loisir, ou pour la santé. Mais en fait, en réalité, ça nous apprend bien plus que ça. Ça nous apprend à essayer même quand on a peur. Ça nous apprend aussi à rater, à recommencer, à prendre sa place, à parler, à s'affirmer. Et du coup, il y a même une étude, et j'en parlais aux jeunes filles qui étaient devant moi cet après-midi, 94% des femmes ont un handicap qui occupent des postes à responsabilité. Elles ont fait du sport quand elles étaient enfants. Et du coup, ça veut dire que faire du sport, c'est aussi prendre sa place. Sur un terrain, on doit prendre sa place. On doit lever la main. On doit demander, on doit s'engager. Ça booste aussi la confiance en soi, parce qu'avec le sport, ça nous prouve qu'on a réussi, parce que la confiance en soi, ce n'est pas forcément tangible. Mais en fait, avoir réussi son match. avoir réussi à shooter, avoir réussi à avoir fait un 10 km, un semi, un marathon. De plus en plus, on voit plein de runners aussi. Il y a plein de gens qui se mettent au running parce que je pense que ça booste leur confiance en eux, parce qu'ils se prouvent des choses. Et ça, en fait, ça vous suit aussi pour tout le reste de votre vie. C'est les messages que j'ai essayé de faire passer aussi aujourd'hui. Est-ce que vous avez conscience que le sport, ça vous aide à prendre votre place en tant que femme et que ça développe pour plus tard votre leadership ? votre confiance en vous et que vous vous sentirez mieux, vous vous sentirez plus forte grâce à ce que vous êtes en train de faire actuellement avec le sport ?
- Speaker #3
Moi, j'en suis persuadée, mais surtout depuis que j'ai commencé les streams, parce qu'en soi, ça ne fait pas si longtemps que ça. Mais le fait que j'ai réussi à faire des résultats, des choses comme ça, je me sens beaucoup plus en confiance, beaucoup plus à l'aise avec ce que je peux dire, ce que je peux faire et avec ma manière d'être. que ce soit sportif, etc. J'ai vu mon corps changer, j'ai vu plein de choses comme ça. Et du coup, ça aide que ce soit au lycée. Je sais que si je fais des bonnes compétitions, des bons trucs comme ça. Après, au niveau de mes notes, je sais que ça ira mieux aussi. En fait, j'ai l'impression que tout va ensemble et que ça m'aide tous les jours. Et que du coup, je l'espère, ça m'aidera aussi, même si j'arrête, à garder aussi ça. Et après, j'ai aussi la chance que mes parents sont assez sportifs et nous ont toujours poussé à faire du sport. notamment beaucoup rugby, etc. Donc avec la mentalité un peu de rugbyman, tout ça. Et que du coup, depuis petite, en ayant vécu avec cette mentalité-là, je pense que ça a fait que j'ai maintenant des manières de penser ou d'agir qui sont venues grâce aux différents sports que j'ai pu faire petite ou que j'ai pu voir et pratiquer. Mais voilà.
- Speaker #1
Comme Nola, j'ai toujours grandi dans le sport, dans ma famille, que ce soit mes parents, ma sœur. On a tous toujours fait du sport, tout le temps, dès qu'on pouvait. Tous les ans, on fait du sport tous ensemble pendant les vacances. On part à des endroits pour marcher, faire du ski, vraiment beaucoup de trucs. Comme Nola, c'est pareil. Je vois bien que tous les sports que j'ai faits m'ont tous permis de m'affirmer d'une manière ou d'une autre, de prouver que j'étais capable de faire certaines choses, d'autres peut-être moins bien. et... Ça m'a toujours donné une certaine motivation de vouloir essayer de donner plus, de pouvoir montrer que j'en étais capable. Et puis je vois bien même quand des personnes me demandaient si je pratiquais ou si je faisais rien, quand je leur disais ce que je faisais ou ce que j'avais fait, j'avais toujours un peu d'admiration. Quand j'ai des amis qui viennent par exemple voir mes matchs, quand je réussis mes services qui sont beaux, je vois bien qu'ils sont contents pour moi. Ou quand je fais, je vais utiliser le terme bidouille, en gros c'est des toutes petites... qui passent tout pile le filet et du coup qui sont compliqués à rattraper. Quand je les réussis, c'est pareil. Je suis fière de moi, les autres sont fiers de moi, tout le monde. Le sport a vraiment une manière de s'affirmer et je trouve que ça permet aussi de t'affirmer au quotidien, de t'exprimer. C'est ce que dans le sport, tu t'exprimes beaucoup, donc ça permet aussi au quotidien de t'exprimer mieux.
- Speaker #4
Quand j'étais plus petite, quand je pratiquais du sport, j'étais très timide de base. Et vraiment le sport... Le sport, ça m'a permis de me dévoiler et ça m'a aidée à l'heure actuelle. Je suis beaucoup plus ouverte, plus heureuse que quand j'étais petite où je ne pratiquais pas de sport, j'étais plus triste.
- Speaker #2
Moi aussi, le sport, j'ai un peu grandi avec le sport parce que déjà, ça a commencé par mon grand-père qui était un catcheur. Il a arrêté. Et puis, mon père qui faisait de la boxe aussi, il a arrêté. Et mes frères qui font de la boxe et ma soeur qui fait du judo. Le sport, ça a toujours été une thérapie parce que ça m'a toujours aidée dans la vie de tous les jours. Comme je suis une personne un peu énergétique, qui aime trop bouger, pour moi, ça m'aide un peu à me canaliser. Parce que des fois, je suis un peu timide et le sport, ça m'a un peu aidée à ma fermière.
- Speaker #0
C'est très beau ce que vous avez dit. On arrive à la fin de notre échange. Merci beaucoup de vous être livré, d'avoir répondu à mes questions. On voit à quel point, dès toute jeune, on voit comment ça peut vous forger. J'espère que vous allez aussi continuer à pratiquer chacune de votre sport, que vous allez transmettre aussi votre amour du sport à d'autres et que vous allez continuer à évoluer aussi chacune. en leader, en prenant aussi confiance en vous grâce au sport et que ça va pouvoir vous aider pour toute la suite de votre vie. Vraiment, merci. Merci beaucoup à toutes les quatre.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. J'espère qu'il t'a plu et qu'il t'a apporté un petit coup de boost. Si cet épisode t'a parlé, n'hésite pas à laisser un commentaire sur Instagram. J'adore vous lire. Et vos retours m'aident énormément à faire grandir le podcast. Tu peux aussi soutenir Booster très simplement en laissant 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée et en partageant cet épisode autour de toi à une personne à qui il pourrait faire du bien. C'est grâce à vous que le podcast peut se faire connaître et continuer à inspirer encore plus de femmes à bouger à leur rythme. Merci à toi et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode de Booster. D'ici là, prends soin de toi.