Speaker #0Tous les préparateurs mentaux veulent coacher le mental des athlètes et être magnifiquement payés pour ça. Mais qui peut vraiment le faire ? Avoir un diplôme est au mieux utile, mais jamais suffisant pour accompagner les sportifs de ses rêves. Bienvenue sur Business Infini, le podcast pour développer une entreprise tellement épanouissante et solide que t'auras envie de travailler dedans toute ta vie. Tu vas découvrir comment j'ai multiplié mon chiffre d'affaires par 36 en 5 ans et obtenu un tel succès dans le sport de haut niveau que j'ai dû m'entourer d'une équipe de coach à force d'être débordé de demandes. Je m'appelle Nathan Delacoste et je vais te dire les erreurs à ne pas commettre, celles qui m'ont fait perdre tout mon temps, qui ont parfois ruiné ma santé et certainement détruit mes résultats, mais j'ai compris comment faire mieux et grâce à ces épisodes. diffusé chaque semaine par Elite Europe, je te le transmets. On dit que la compétition ça se joue dans la tête, je vais te montrer que l'entrepreneuriat aussi, bonne écoute de Business Infini. Comment parler d'argent avec un club de sport si t'es préparateur mental ? Comment faire en sorte que le club te donne de l'argent pour intervenir et pas juste qu'il te force à intervenir gratuitement par exemple ? Même si parfois ça peut être top d'intervenir bénévolement. Et comment adapter ta proposition ? Comment adapter ton devis à ce que le club peut financer ? puisqu'évidemment, s'ils ont 50 000 euros ou 50 euros, tu ne vas pas faire la même chose avec eux. Et des fois, c'est un petit peu difficile de savoir quoi proposer, parce que toi, en tant que préparateur mental, tu as plein de compétences, tu pourrais faire plein de choses, mais tu ne sais pas de nulle part quelle est la volonté du club et de leur part quel budget ils ont à y allouer. Et dans cet épisode, je ne vais pas te faire un cours complet dessus, on va aller voir une étude de cas précise de comment ça s'est passé pour moi, puisque j'aurai plein de choses à te dire, mais je préfère t'inspirer par l'exemple. d'une chose qui s'est passée pour moi et que ça ouvre une case dans ta tête, une case super importante notamment par rapport à la relation à l'argent. Parce que je crois qu'une des choses qui a le plus progressé dans ma vie depuis que je suis devenu entrepreneur, c'est peut-être ma capacité à passer du temps en extérieur, comme tu entends les petits oiseaux là qu'il y a autour de moi, non je plaisante, c'est ma relation à l'argent, parce que le business te force à faire évoluer ta relation à l'argent. Et tiens-toi bien, le premier club avec lequel j'ai travaillé en tant que préparateur mental, c'était le club de Val Thorens, qui était associé au club des Ménuires, c'est des stations de ski en Savoie Et à l'époque, j'étais nul dans la relation à l'argent. Bon, alors, je connaissais bien la préparation mentale déjà, et j'avais mis en place un rendez-vous avec les entraîneurs pour leur demander de quoi ils avaient besoin. Suite à ce rendez-vous-là, ils m'ont demandé de leur proposer ce que je pouvais faire pour eux. On avait convenu de faire différents types d'interventions, notamment des petits groupes, mais surtout des conférences pour tout le club. Et donc, à l'époque, j'envoie ma proposition par e-mail. D'ailleurs, ça, c'est pas forcément quelque chose que je recommanderais aujourd'hui, mais bref, c'est ce que j'ai fait à l'époque. j'envoie ma proposition par email à l'entraîneur responsable, celui qui allait porter mon projet au sein du club, celui qui poussait la préparation mentale pour qu'on mette ça en place. Et ce qui s'est passé de super intéressant, c'est que avant que je lui envoie ce projet, on avait pu parler dans les réunions de ce qu'ils mettaient en place auparavant. Avant que j'arrive dans le club, ils avaient déjà eu dans le passé un autre préparateur mental qui était venu. Et moi, je leur ai évidemment demandé ce qu'ils avaient fait avec lui, ce qui leur avait plu, pas plu. Mais à aucun moment, je ne leur ai posé la question. combien ils ont investi d'argent avec lui. Et j'ai été complètement débile de ne pas le faire. Tu verras dans quelques instants pourquoi. Pourquoi ? Parce que l'histoire, c'est que quand j'ai envoyé ma proposition à cet entraîneur responsable et que je le croise deux jours après dans la station, je lui dis « Ah, au fait, appelons-le Paul. Paul, est-ce que tu as vu ma proposition ? » Il me dit « Oui, tu sais, c'est super bien, je suis content parce que là, tu nous as fait une proposition avec du contenu de qualité pour 2000 euros, ou c'était à peu près quelque chose comme ça que je leur ai vendu, pour 2000 euros sur la saison. Et nous, avant le précédent intervenant, ça nous coûtait quand même 12 000 euros. Donc là, on est super contents, c'est beaucoup moins, on va pouvoir bien mettre en place le projet avec toi, c'est trop bien. Et moi, à ce moment-là, dans ma tête, je me dis, oh là là, quand je pense que j'ai essayé de proposer des prix le plus bas possible parce que j'avais trop envie de travailler avec ce club et que je voulais être sûr qu'ils acceptent, parce que ça allait trop me plaire comme projet et que j'étais prêt à tout pour bosser avec des skieurs, des snowboardeurs dans cette station, celle où je vis, etc. Et qu'en plus, il y a des choses que je ne leur ai pas proposées parce que j'avais peur que ça ne rentre pas dans leur budget. Et oui, quand tu ne connais rien à l'argent, que tu as une tout petite boîte, etc. En tout cas, c'est de la façon dont je pensais à l'époque. Et ce qui s'est passé d'amusant, c'est que suite à ça, j'étais parti en formation PNL, en programmation neurolinguistique, et on bossait ce jour-là sur les recadrages. Et du coup, la personne qui est en face de moi et qui s'entraîne à pratiquer le recadrage, je lui amène cette situation et je lui explique. et c'est là qu'elle me dit tiens « Qu'est-ce qui t'a empêché de demander au club quel budget ils avaient ? » Et là, je lui réponds, « Ça ne se fait pas de demander aux gens combien d'argent ils ont. » Elle me dit, « Comment ça ? » Je lui dis, « C'est mal poli de demander aux autres combien d'argent ils ont dépensé ou combien d'argent ils prévoient de dépenser. » Et là, elle m'a montré que c'était... Ma croyance, pas la vérité, mais je t'assure qu'avec l'horizon d'où je venais d'un point de vue financier, avec les croyances que j'avais au sein de ma famille, une famille pauvre, bref, l'environnement dans lequel j'ai grandi, pour moi, c'était absolument impoli de parler d'argent. À une époque, c'était même très dur d'en demander. Dans un précédent épisode, je disais que j'avais l'impression de mettre des coups de couteau aux gens quand je leur demandais de me payer à l'époque. Et donc, évidemment, le club, je n'avais pas osé leur demander combien ils avaient investi auprès du précédent Prêpes Mentales. Est-ce que j'ai compris ce jour-là lors de la formation PNL ? Quand elles m'ont demandé, tiens, mais en quoi est-ce que ça pourrait être au service du club, poli pour le club, que tu leur demandes quel budget ils ont investi auparavant ? Alors à ce moment-là, mon cerveau a trouvé une réponse tout de suite. J'ai dit, ah ben, si je savais quel budget ils avaient à y allouer, je pourrais proposer la meilleure prestation possible en fonction de leur budget. Je pourrais conseiller qu'est-ce qu'on peut faire avec un budget tel que celui-ci ou avec un budget plus faible ou plus grand. J'aurais pu vraiment mieux répondre à leurs besoins en connaissant... quelles capacités ils ont pour pouvoir créer le meilleur projet possible en fonction de ses capacités. Un petit peu de la même manière que si tu étais un coach sportif, si la personne te dit « je peux m'entraîner avec toi deux heures par jour ou deux heures par semaine » , tu ne lui conçois pas les mêmes séances parce qu'elle n'a pas les mêmes ressources à investir. Eh bien moi là, en croyant que c'était mal de parler d'argent, je n'ai pas demandé au club quelles étaient les ressources qu'ils avaient à investir et donc peut-être que je n'ai pas créé avec le club le meilleur projet qui aurait pu être mis en place pour les jeunes, pour le club. pour la transmission de la préparation mentale. Bon, rassure-toi, j'ai quand même fait un super projet, je trouve. Ça m'a beaucoup plu et apprendre à travailler ensemble pendant des années avec ce club. Mais j'espère que tu vois à quel point les croyances que tu as en tant qu'entrepreneur, elles peuvent te bloquer. Elles peuvent limiter évidemment ta capacité à gagner plus, mais même ta capacité à mieux servir tes clients. Et pour moi, ça a été un choc à ce moment-là qui a changé ma relation à l'argent et de comprendre que non, ce n'est pas forcément mal poli de parler d'argent et ça peut même être très bien de le faire. souvent même, et je te donne un petit tip ici, ça va apaiser la conversation, ça va faciliter les choses. Parce que quand tu es un prestataire, tout le monde sait que tes services, tu les vends. Tu es travailleur indépendant, les gens ne sont pas débiles. En France, on sait bien que quelqu'un travaille, il veut gagner de l'argent en échange. Pas forcément pour devenir multimilliardaire, mais parce que c'est sa vie et c'est son travail. Et donc, ils s'attendent à ce qu'à un moment donné, cette réponse-là, elle tombe. Et finalement, des fois, presque plus tôt tu parles d'argent, plus ça apaise une certaine tension parce que... On voit que tu es transparent avec ça et on construit un projet dans lequel c'est quelque chose de normal, on a tenu compte du prix que ça pouvait avoir, etc. Voici une manière avec laquelle ça pourrait être fait. Récemment, j'accompagnais un prép mental qui voulait, dans un club de rugby, proposer son intervention. Et quand il a demandé au club quel budget ils avaient, le club, ils ont répondu « Ah ben, on ne sait pas quel budget on a, on ne l'a jamais fait, on ne sait pas combien ça coûte, on veut d'abord voir. » Ce qui peut se comprendre, évidemment. Mais il y a d'autres manières de le faire. Une manière de répondre à ce moment-là, pour ce coach, ça aurait été de dire, en fait, en préparation mentale, il y a plein de choses qui sont possibles. Il y a des interventions en conférence, en petits groupes, en individuels, il y a du suivi chaque semaine, il y a la possibilité d'avoir pas de suivi, bref, plein de choses différentes sont possibles. Et donc, j'ai plutôt envie de vous demander, est-ce que vous auriez plutôt 50 euros ou 50 000 euros ? Et tu vois, si tu mets une fourchette comme ça, ça peut aider en face de toi la personne à dire, ah bah non, évidemment, on a plus que 50 euros. Et d'ailleurs, tu peux aller encore plus dans le ridicule. Tu peux dire, est-ce que vous auriez plutôt 5 euros ou 5 000 euros ? Et si ta fourchette, elle est ridicule comme celle que je viens de dire là, normalement, la personne va montrer quelle position elle prend en disant, non, non, évidemment, on est prêt à mettre plus que 5 euros. OK, si vous êtes prêt à mettre plus que 5 euros, c'est quoi un budget qui pourrait correspondre aux ressources du club cette année ? Qu'est-ce qui pourrait être fait ? Etc. Pour qu'en fait, tu puisses adapter ta proposition. Et ce que je dis là, C'est valable notamment dans le cas de ce qu'on appelle le B2B, le business to business, quand tu vends à une autre entité qui a des instances directionnelles, etc. Ce n'est pas forcément valable quand tu bosses avec un particulier. Exemple, si tu vends de la préparation mentale à un particulier, ne lui demande surtout pas quel budget tu aurais pour faire de la préparation mentale, puisque les particuliers ne fonctionnent pas vraiment avec un budget. C'est une croyance que je n'ai pas le temps de détailler maintenant, mais fais-moi confiance. Si la personne comprend que c'est vraiment important pour elle, qu'elle a un truc important à résoudre, genre le sportif qui se dit « si je ne passe pas à l'action, je ne vais pas pouvoir » réaliser mon rêve d'aller en équipe de France, d'aller en Coupe du Monde, etc. Alors à ce moment-là, au début, il n'avait pas un budget de 30 euros, mais il peut très bien être prêt à mettre 3 000 euros parce qu'il comprend que ça a du sens pour lui. Et il va décider de trouver les ressources, etc. Dans les clubs, souvent, ils fonctionnent plutôt sur des budgets établis à l'année, des ressources qu'ils doivent trouver en trouvant des partenaires, des financiers, des sponsors, etc. Et donc dans les clubs, le plus souvent, ils ont déjà un budget. Ça ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas augmenter ce budget ou diminuer. Mais je trouve qu'ils ont souvent des ordres d'idées, et on peut se baser là-dessus pour essayer de savoir quel type de proposition faire. Parce que t'as pas envie de te prendre la tête à proposer un truc qui représenterait pour toi des heures et des heures de travail à concevoir, à imaginer comment ça pourrait être fait dans l'année, qui se chiffrerait, je sais pas, à 10 000 euros, pour qu'au final ils disent « Ah bah non, nous on pouvait faire une fois un truc à 200 euros. » Donc ça peut être utile de demander au club quel budget ils avaient. Mais je crois que je t'ai déjà convaincu avec ce que j'ai dit au début de l'épisode. Et ma croyance fausse à propos de l'argent, en tout cas fausse, je ne sais pas, puisque certaines personnes trouveront que c'est mal poli de parler d'argent. Ça m'est déjà arrivé d'ailleurs de rencontrer une fille dans le domaine personnel, et lui dire à toi combien tu gagnes, et qu'elle le prenne super mal en fait. Parce que peut-être que, je ne sais pas, dans le monde de la séduction, et où c'était son modèle à elle, quand je lui ai demandé « Tiens, mais qu'est-ce qui se passe pour toi ? Pourquoi tu réagis comme ça ? » comme je te demande combien tu gagnes dans ton métier. Elle me dit « Il y a déjà un mec que quand je lui ai dit combien je gagnais, il s'est barré en fait, il a arrêté de construire la relation avec moi. Et donc, pour cette personne-là, c'est devenu malpoli de demander des sous, combien elle gagne, pardon, parce que c'est associé dans sa tête avec l'expérience de « si je ne gagne pas assez, on me lâche » . Donc, en effet, il est possible que certaines personnes prennent mal ce truc. La croyance, elle peut être parfois vraie, parfois fausse. Ce qui compte, c'est plutôt est-ce qu'elle est utile ou limitante pour toi. Enfin bref, si tu es préparateur mental, tu connais les bases du coaching normalement, tu vois ce que c'est que la différence entre utile-limitant et vrai-ou. Donc, je te laisse foncer sur ta prochaine interaction avec un club. en étant plus prêt à parler d'argent grâce à cet épisode. Et ça va te permettre de mettre en place le type de projet qui te fait kiffer. Comme moi, je kiffe cette journée dans la forêt à te faire cet épisode. À la prochaine sur Business Infini, ciao ! Entraîner l'humain derrière la machine, c'est important. Alors l'année prochaine, j'ai envie que chaque athlète puisse avoir un préparateur mental à ses côtés. C'est plus facile à atteindre si chaque coach mental devient un entrepreneur qui sait donner envie aux compétiteurs de s'intéresser à leur psychologie. C'est en créant un business solide avec des revenus confortables et la liberté de travailler comme tu aimes que tu pourras le mieux les accompagner. En écoutant Business Infini, tu te donnes les moyens de développer ça ? Bien joué ! Si tu veux progresser en coaching, tu peux aussi écouter mon autre podcast, Obsession Progression, et même le partager aux athlètes pour qu'ils comprennent l'intérêt de la préparation mentale. Salut !