- Speaker #0
devant moi, il y a toujours deux types d'athlètes. Ceux pour qui l'argent, c'est un challenge et ceux pour qui l'argent, c'est un challenge. Donc là, je suis en train de lui mettre dans la tête l'idée que quand tu deviens meilleur, en fait, c'est naturel de prendre plus de risques. J'ai transféré la peur d'un élément à un autre. Sauf que là, toi, tu es en train de l'orienter vers « Ah oui, le prix, c'est un problème. Comment ça, c'est un problème ? » Et tu veux déjà l'embrouiller. En gros, la décision d'achat, ça doit être comme une autoroute. tu avances, tu vas par là-bas, et là, toi, tu lui proposes de faire demi-tour et de changer de direction. Je peux les aider à avoir... plus peur de quelque chose que peur de rater.
- Speaker #1
Tous les préparateurs mentaux veulent coacher le mental des athlètes et être magnifiquement payés pour ça. Mais qui peut vraiment le faire ? Avoir un diplôme est au mieux utile, mais jamais suffisant pour accompagner les sportifs de ses rêves. Bienvenue sur Business Infini, le podcast pour développer une entreprise tellement épanouissante et solide que t'auras envie de travailler dedans toute ta vie. Tu vas découvrir comment j'ai multiplié mon chiffre d'affaires par 36 en 5 ans, et obtenu un tel succès dans le sport de haut niveau que j'ai dû m'entourer d'une équipe de coach à force d'être débordé de demandes. Je m'appelle Nathan Delacoste et je vais te dire les erreurs à ne pas commettre, celles qui m'ont fait perdre tout mon temps, qui ont parfois ruiné ma santé et certainement détruit mes résultats, mais j'ai compris comment faire mieux et grâce à ces épisodes diffusés chaque semaine par Elite Europe, je te le transmets. On dit que la compétition, ça se joue dans la tête, je vais te montrer que l'entrepreneuriat aussi. Bonne écoute de Business Info.
- Speaker #0
J'ai reçu de nombreux messages après l'épisode 57 de Business Infini disant que vous aviez adoré la session en direct sur la gestion des objections et notamment de l'objection. Ramenez à la séance, ça fait cher ton truc. Et donc, cet après-midi, j'avais à nouveau une séance d'entraînement, un camp d'entraînement avec les membres de Starting Block sur la gestion des objections. Et ce que je te propose, c'est d'écouter cette fois-ci pour deux raisons. la première c'est que cette fois-ci c'est eux que je fais pratiquer en direct, sous les yeux de tout le monde, et que je vais coacher, interrompre en disant « Non, ne t'y prends pas comme ça, prends-toi autrement, change de tonalité, change la question que tu poses, etc. » Non seulement je vais faire ça, mais en plus, je vais enseigner de nouvelles techniques de gestion des objections qu'ils peuvent utiliser face aux objections qu'ils rencontrent. Et c'est des objections très spécifiques au monde du sport et à la vente d'accompagnement. Ce ne sont pas des objections que tu pourrais rencontrer si tu vends un billet immobilier ou une voiture, c'est vraiment des objections spécifiques sur... quelqu'un qui s'apprête à acheter un accompagnement en préparation mentale. Donc cet épisode va être très précis. J'ai laissé ça un peu brut pour que tu vois comment ça se passe dans un camp d'entraînement avec Reddit Rock. Profites-en bien et je connais certains membres qui ont mis leur égo entre parenthèses, qui ont accepté de se faire critiquer pour que toi tu puisses progresser. Donc écoute ça attentivement et je te dis à très vite. C'est parti.
- Speaker #1
PS, bien sûr, ils ont donné leur accord pour que je puisse diffuser publiquement cette séquence d'entraînement. C'est parti.
- Speaker #0
J'ai deux rôles à pourvoir, un coaché, un coach, enfin un prospect, un coach. C'est pour qui ? Ah, voilà, on a un audacieux, merci Clément. Ok, et qui a des objections ? Qui veut bien jouer le rôle du prospect ?
- Speaker #2
Nathan, est-ce que tu peux juste réexpliquer la dernière étape, s'il te plaît ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Genre juste la recadrer.
- Speaker #0
Oui, en fait, dans l'étape recadrée, tu aides la personne à avoir un changement de vision du monde. Par exemple, tu l'aides à prendre conscience que la raison pour laquelle elle ne veut pas le faire, Ce n'est pas que ça représente beaucoup d'argent, c'est qu'elle n'est pas sûre que ça va marcher. Et donc, tu l'aides, par exemple, à voir le fait que c'est complètement OK de se lancer dans quelque chose qu'on n'est pas sûr que ça va marcher, parce que c'est le sens même du sport, et il n'y a pas le choix pour être performant en sport que d'oser prendre des risques. Une fois que tu as proposé ce changement-là de vision du monde, tu vas verrouiller, tu vas t'assurer que c'est bien intégré pour elle, qu'elle est d'accord avec ça. Par exemple, tu pourrais poser une question, tu pourrais lui dire peut-être que je me trompe et que toi, tu préférerais dérouler toute ta carrière sportive sans jamais avoir pris de risque. Est-ce que tu serais OK avec ça ? Est-ce que tu serais OK qu'on se rappelle dans cinq ans et que tu me dises peut-être « Ah, je n'ai pas été en équipe de France parce que je n'ai pas osé faire de la préparation mentale, ça aurait peut-être pu m'aider, mais je ne l'ai pas fait parce que je n'étais pas sûr que ça marcherait. » Est-ce que tu serais OK dans cinq ans de me dire ça, de me dire « Je n'ai pas essayé ce truc qui aurait pu tout changer. » Et là, si la personne elle me dit « Ah non, je suis pas d'accord avec ça, t'as raison, il faut prendre des risques et c'est normal de pas savoir, c'est ça le freestyle ? » Et bah là, tu vois que c'est verrouillé. OK ? Désolé, c'était une longue explication. Il fallait que je reprenne le lien entre les deux pour que tu comprennes verrouillé, je crois. Sophie, tu as eu des objections, toi, non ? En plus, tu as fait des rendez-vous récemment.
- Speaker #3
Oui, c'est trop cher. Enfin, c'est cher. Ce n'est pas trop cher, c'est un coût.
- Speaker #0
Génial. Moi, j'ai envie que ce soit clément avec Sophie. Donc, en plus, comme on t'entend très bien, Sophie, c'est parti. Ok, la manière dont ça se déroule, c'est la suivante. Ça va durer un certain temps. Et je vais probablement parfois vous interrompre, parce que si je vois que vous partez dans une direction qui me semble inutile, je ne vous laisserai pas tout dérouler et je vais interrompre. Est-ce que c'est OK pour vous que j'interrompe parfois ?
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
OK. Ce que je vous demande, c'est de ne jamais sortir du rôle. Je sais que c'est tentant, tu es là sur scène et tu te dis « Ah, j'y arrive pas. Ah, Nathan, regarde, là, j'y arrive pas. » Juste, restez dans le rôle. Si vous étiez en rendez-vous avec quelqu'un, vous ne pourriez pas appeler votre beau-frère. Donc, restez dans le rôle quoi qu'il arrive. Si vous galérez, vous galérez. Ça fait partie du job. La dernière chose, c'est tout simplement, ça commence, Sophie, par l'objection de ton choix. Tu vas commencer par la phrase suivante. Tu vas dire « Merci Clément de m'avoir présenté ce que tu fais. » et t'enchaînes avec une objection.
- Speaker #4
On pose pas un petit cadre pour que je puisse savoir dans quel sport, pour que ça puisse m'aider en support, ou je suppose quelque chose qu'elle fasse dans un sport ?
- Speaker #0
Allez, si tu veux. Sophie, t'es dans quel sport ?
- Speaker #3
Tire à l'arc.
- Speaker #0
Allez, tire à l'arc. Et t'es à quel âge ?
- Speaker #3
Une trentaine d'années.
- Speaker #4
Parfait.
- Speaker #3
Faudrait que je sois plus jeune.
- Speaker #0
Ouais, je pense que ça serait plus aidant pour tout le monde si t'es... admettons une jeune de 22 ans qui vise les champions d'Europe. Ok, c'est parti.
- Speaker #3
Merci Clément de m'avoir présenté tout ça. Maintenant, je t'avouerai qu'au niveau de l'offre, le tarif est quand même assez conséquent.
- Speaker #4
Oui, conséquent par rapport à quoi ? C'est quoi qui te dérange dans le prix ?
- Speaker #0
Ok, stop, ça ne va pas. Qu'est-ce qu'on doit changer ? Vas-y Clément, t'as une deuxième chance. Qu'est-ce qui manque ?
- Speaker #4
J'ai même pas eu le temps de faire mon accueil là.
- Speaker #0
Oui, mais c'est ça le problème, c'est que t'as commencé direct par autre chose. T'as commencé par quoi ?
- Speaker #3
Le recadrage.
- Speaker #0
T'as entendu quoi Sophie ? Tu peux répéter ce qu'il a dit ?
- Speaker #3
Qu'est-ce qui te dérange dans le... Non, c'est pas ça ? Ouais, c'est ça.
- Speaker #4
C'est pour mieux accueillir, derrière.
- Speaker #0
Ah non, mais ça, ça accueille pas du tout. Si je viens te voir et que je te dis comment ça t'aimes pas mon pull ? Qu'est-ce qui te dérange dans mon pull ? T'as l'impression que je suis en train d'accueillir ton point de vue sur comment je m'habille ? Voici comment je le ferais à ta place, Clément. Merci Sophie de me partager ça. C'est vraiment génial que tu puisses me dire ce que tu ressens par rapport à l'accompagnement que je t'ai proposé. Quand tu dis que le prix, il est conséquent, qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Speaker #3
Mais c'est que moi...
- Speaker #0
Attends, attends, attends. Et là, je vais une grosse pause sur un truc essentiel. Toi, Clément, tu tombes dans le panneau. C'est-à-dire qu'elle te dit le prix, il est conséquent. Et donc, tu lui dis, ah, qu'est-ce qui te dérange ? C'est-à-dire qu'elle arrive avec un problème et que tu le transformes en très gros problème. Elle a juste dit, le prix, il est conséquent. Toi, tu as compris, ah, ça me dérange, le prospect ne va pas acheter. Et donc, tu lui dis, qu'est-ce qui te dérange dans le prix ? Alors que moi, en fait, j'aimerais savoir qu'est-ce que ça veut dire pour elle conséquent. Parce que pour elle conséquent, ça veut peut-être juste dire, franchement, ce que tu proposes, c'est trop bien, mais je n'ai pas la liquidité maintenant pour payer en une fois. Sauf que là, toi, t'es en train de l'orienter vers... Ah oui, le prix, c'est un problème. Comment ça, c'est un problème ? Et tu veux déjà l'embrouiller.
- Speaker #4
En quoi c'est un problème, en fait ? C'est ce que je voulais... Allez, mais bon.
- Speaker #0
Mais c'est trop tôt pour demander en quoi c'est un problème. Parce que là, le mot qu'elle a utilisé, et merci Sophie pour ça, elle a dit le prix, il est conséquent. Mais en fait, le prix, il est conséquent, c'est pas une objection. Moi, j'entends même une observation. Je pourrais dire, merci Sophie de me partager ce que tu ressens par rapport à l'accompagnement. Et je suis d'accord avec toi. s'engager dans un processus de préparation mentale. C'est quelque chose de conséquent et d'important. Tu vois la différence entre ce que je dis et qu'est-ce qui te dérange ? C'est l'art de la communication. C'est en quoi est-ce que les mots que tu utilises influencent la perception de l'autre. Et ça, on va le faire dès la phase d'accueil. Ça roule ?
- Speaker #4
Ok.
- Speaker #0
Allez, deuxième round, c'est reparti. Tu nous fais la même, Sophie ?
- Speaker #3
Alors, merci, Jolimand, d'avoir présenté ton offre. Cependant, je trouve que le prix est assez conséquent.
- Speaker #4
Ok. En tout cas, je te remercie vraiment. d'être aussi transparente et de me donner ton point de vue sur ça. Parce qu'effectivement, cette conséquence, comme tu l'appelles, c'est un vrai engagement. C'est un vrai engagement parce que le travail qu'on va faire ensemble, ça va être quelque chose de changeant. Ça va vraiment t'apporter énormément de valeurs ajoutées sur ta façon, sur ton travail dans le tir à l'arc. Et comme tu le sais, tous ces changements, ça va être bénéfique pour toi après. Tout à l'heure, tu as hésité en me disant paiement ou prix. Donc, ça veut dire peut-être qu'il y a quelque chose derrière.
- Speaker #0
Attends, stop, ça ne va pas. Levez la main si vous avez l'impression qu'à la place de Sophie, vous ne vous seriez pas senti écouté quand Clément réagit comme ça. Moi, je ne me serais pas senti écouté si j'étais Sophie. Vous vous seriez senti écouté ? Je ne vois pas beaucoup de mains qui se lèvent. La raison pour laquelle je dis ça, Clément, c'est que tu as un peu pris au pied de la lettre ce que j'ai transmis avant. Voici ce que tu en as fait. Elle te dit, ah oui, c'est un prix conséquent. et donc toi tu lui fais une tirade un poème, un roman à propos de « Mais tu as raison, mais tu sais, cette conséquence, ça va nous emmener tous les deux plus loin, on va avoir un mariage, on va faire des enfants, ça va être beau, etc. » Alors qu'elle, elle essaye de soulever un truc. Et donc, moi j'irais très légèrement, pourquoi pas, en quelques mots, dire « C'est vrai que c'est conséquent, c'est beaucoup de travail la préparation mentale, mais quand tu dis conséquent, qu'est-ce que tu veux dire par là ? » Et pour moi, c'est ce qui l'a manqué à ce que tu as dit, c'est qu'il n'y a pas de question d'ouverture sur « Qu'est-ce qu'elle veut dire par là ? » Tu l'enchaînes à « ça va être bien pour toi » . Et après, tu lui dis, au fait, tu as parlé du paiement plusieurs fois. Donc, reviens un peu en arrière, juste coaching de base. Ça vous parle le métamodèle ? Moi, je me suis formé à ça en PNL, qui connaît le métamodèle ? C'est-à-dire que quand quelqu'un utilise un mot, on va se questionner sur quelle est l'omission, la généralisation ou la… Oh, je viens de perdre le troisième, aidez-moi. Omission,
- Speaker #3
généralisation. Distorsion.
- Speaker #0
Distorsion, merci. Que la personne produit avec ce mot-là. Et donc là, il y a une belle omission chez Sophie. Elle nous dit conséquent, mais conséquent par rapport à quoi ? Par rapport à l'état de son compte bancaire actuel ? Par rapport au fait que les psychologues, d'habitude, c'est 60 euros la séance ? Par rapport au fait que comme elle n'est pas athlète professionnelle, elle se dit que ça n'a aucun sens d'investir autant d'argent ? Tu vois, il y a une omission, donc on veut aller checker de quoi il s'agit. Parole ? On se la refait une fois ? Allez Sophie, c'est parti !
- Speaker #3
Merci Clément pour la présentation de ton offre. Par contre, le prix est assez conséquent pour moi.
- Speaker #4
D'accord. Ok, merci en tout cas pour ta transparence. C'est quelque chose qui est important pour que je puisse vraiment comprendre dans quoi ça peut être conséquent pour toi, justement. Ce que tu me dis, qu'est-ce qui est conséquent du coup pour toi ?
- Speaker #3
Eh bien aujourd'hui, je vois la nécessité que je puisse avoir cet accompagnement. Cependant, je ne sais pas si... Ça va me permettre vraiment d'aller vers là où j'ai envie d'aller. Et ça reste quand même un budget très important que je n'ai pas aujourd'hui.
- Speaker #4
Ok, donc là-dedans, je vois deux choses. Tu ne sais pas forcément ce que ça va donner au niveau des résultats. Et puis également, il y a cette notion de prix aussi derrière, c'est ça ?
- Speaker #3
Oui, tout à fait.
- Speaker #4
Ok, en parlant de résultats, tu vas aller où justement ? C'est quoi tes objectifs ?
- Speaker #3
Le championnat d'Europe.
- Speaker #4
Championnat d'Europe, d'accord. Là, tu es à quel niveau ?
- Speaker #3
National.
- Speaker #4
Ok, national pour aller en Europe, très bien. À quoi ça t'aiderait d'être en championnat d'Europe, justement ? Pourquoi tu as choisi cet objectif d'aller au championnat d'Europe ?
- Speaker #3
Parce que jusqu'à maintenant, mes résultats sont très satisfaisants et qu'aujourd'hui, j'ai les capacités de pouvoir aller dans ce genre de compétition.
- Speaker #4
Ok.
- Speaker #3
Mais je sens qu'il y a quand même un besoin d'être accompagnée au niveau mental.
- Speaker #4
D'accord. Et pourquoi tu me parles de championnat d'Europe et pas de championnat du monde, par exemple ?
- Speaker #3
Parce que pour moi, c'est une étape.
- Speaker #0
Je fais une pause ici. C'est dommage, Clément, c'était presque bien parti, parce que j'ai cru que tu allais la ramener sur pourquoi c'est important pour elle d'atteindre ce qu'elle veut atteindre. Et par rapport à ça... en quoi est-ce que ça a du sens de faire l'accompagnement que tu lui as proposé ? Par exemple, tu aurais pu lui dire, ok, je vois que c'est super important pour toi d'aller aux champions d'Europe, comme c'est quelque chose d'important pour toi, est-ce que ça a du sens d'investir autant d'énergie et d'argent pour pouvoir y parvenir ? Et là, par exemple, elle t'aurait fait un cadeau, elle t'aurait dit, ah bah oui, c'est sûr, ça fait 20 ans que je m'entraîne en tir à l'arc, j'ai envie d'aller aux champions d'Europe, ça a du sens pour moi d'investir 3000 euros, mais ça fait beaucoup d'argent. et là tu aurais pu jumper sur le truc que personnellement j'aurais fait dès le début c'est à dire que Elle vient de te dire, ça fait beaucoup d'argent et je ne suis pas sûr que ça va marcher. Vous vous souvenez d'avoir entendu ça ? Et donc moi, j'aurais dit, Sophie, juste pour bien que je comprenne où est-ce que tu en es, quand tu dis ça fait beaucoup d'argent et en même temps, tu n'es pas sûr que ça va marcher, est-ce que si tu étais 100% sûr que ça va marcher, ça aurait du sens pour toi d'investir tout ça ? Et là, elle va dire, ah oui, mais on n'est jamais 100% sûr. Oui, bien sûr, on n'est jamais 100% sûr, mais juste pour moi, pour bien que je comprenne comment tu vois les choses, bien sûr. Ce n'est pas 100% sûr et on parlera du risque tout à l'heure. De toute façon, dans le sport de haut niveau, il y a du risque. Mais admettons que si tu pouvais investir cette somme-là d'argent, ça te permettrait d'atteindre ce que tu veux. Est-ce que tu trouverais que ça vaut le coup ou est-ce que tu trouverais que ça ne vaut pas du tout le coup et tu préfères investir cet argent dans autre chose ? Et là, une fois qu'elle me dit « Ah oui, c'est bon, ça vaut le coup » , je viens de… Nathan, c'est quelle étape ? Oui, c'est à toi que je parle. Ah, il y a quelqu'un qui n'était pas en train de suivre, je pense.
- Speaker #5
Eva je viens de c'était c'est la dernière du coup tu reviens ou non ?
- Speaker #0
Je verrouille qu'elle a la prise de conscience de « oui, c'est beaucoup d'argent, mais en fait, ça a du sens par rapport à mon projet » . Et après, il ne me reste plus qu'à traiter le truc du risque. Puisque, souvenez-vous, un des principes essentiels sur la gestion des objections, c'est de transformer un énorme ton une grosse baleine en petit sashimi. Si vous voulez que la personne puisse avaler les problèmes, c'est-à-dire qu'elle puisse digérer le truc. D'ailleurs, des fois, on parle de ce truc-là. J'ai du mal à digérer le prix, ça fait un gros prix, etc. Si vous voulez qu'elle puisse digérer le truc, vous avez besoin que ce soit suffisamment petit. Et donc là, je transforme son objection, qui est une grosse objection, en mode il y a le prix, il y a le risque, ça fait beaucoup, c'est conséquent. En fait, le prix, ça va, c'est juste le risque. Vous me voyez venir ou pas ?
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Toi Clément, quand tu as fait ce que tu as fait, tu voulais faire quoi ? C'était quoi ton intention ? Tu as toujours un coup d'avance. C'était quoi ton coup d'avance ?
- Speaker #4
Simplement, pourquoi se restreindre au championnat d'Europe alors qu'il y a le championnat du monde qui existe et qu'en fait les bienfaits justement de la prépa mentale, c'est que sans ça, elle peut déjà prétendre au championnat d'Europe. Et avec l'aide de la prépa mentale, le championnat du monde peut être aussi envisagé. En fait, c'est la façon de lui ouvrir. Pourquoi ne se mettre une barrière au niveau Europe alors que les mondes sont juste derrière ?
- Speaker #0
et c'est l'aide de la prépa qui va aider à aller au monde je comprends j'aime bien la mécanique avec laquelle tu y as réfléchi je trouve que c'est pas pertinent à ce stade de l'échange avec un sportif dans la mesure où pour moi ça vous en avez déjà parlé normalement avant quand tu lui dis parle moi de toi, qu'est-ce que tu fais qu'est-ce que tu as envie d'atteindre etc à ce moment là tu vas la challenger sur l'objectif pour que par exemple elle dise j'ai envie d'aller au champion d'Europe pour faire plaisir à mes parents en fait tout ça ça va venir avant et à la fin, au moment où l'athlète doit prendre une décision, si tu veux lui faire changer d'objectif, en fait, ce n'est pas très élégant parce que ce n'est pas vraiment... En gros, la décision d'achat, ça doit être comme une autoroute. Tu avances, tu vas par là-bas, et là, toi, tu lui proposes de faire demi-tour et de changer de direction. Ça casse un peu la fluidité, je trouve.
- Speaker #4
On va dire que pour moi, je lui mets une troisième voie sur l'autoroute. Que ce soit une deux voies, je lui mets une trois voies.
- Speaker #0
Ta voie, elle tourne. C'est un échangeur, à mon avis. mais je comprends ton point de vue ok Merci beaucoup Clément pour ça, d'avoir joué le rôle. Et en fait, j'ai envie d'en profiter pour que ce soit un peu le tour des autres. Philippe Dovier, tu es prêt ?
- Speaker #6
Carrément.
- Speaker #0
Donc Sophie, tu recommences et tu vas dire à Philippe... Non, juste Philippe, tu recommences et tu vas dire conséquent, qu'est-ce que tu veux dire par là ? C'est parti.
- Speaker #6
Ok, merci Sophie de m'avoir partagé ta problématique. Quand tu dis conséquent, qu'est-ce que tu veux dire exactement ?
- Speaker #3
Je ne suis pas sûre par rapport au montant du prix que je vais atteindre les objectifs que je me suis fixé et qu'ensuite, par rapport à la liquidité, je n'ai pas la somme disponible tout de suite.
- Speaker #6
J'entends ce que tu dis là. Est-ce que tu serais d'accord pour me dire quelles seraient les conséquences si l'accompagnement allait jusqu'au bout et si on arrivait à aller chercher ton… La réussite de ton projet, à savoir aller au championnat d'Europe.
- Speaker #3
C'est-à-dire ? Est-ce que tu peux me reformuler la question ?
- Speaker #6
Quelles seraient les conséquences pour toi si, demain, avec l'accompagnement, on arrivait à aller se qualifier pour les championnats d'Europe ?
- Speaker #3
Tout de suite, une belle vision de la suite d'après les championnats d'Europe, après les championnats d'Europe. Et puis, une grosse prise de confiance en moi, dans mes capacités à réaliser mes objectifs.
- Speaker #6
D'accord. Et encore, un peu plus, autre forme de conséquence ?
- Speaker #3
Pleinement heureuse de mon parcours.
- Speaker #6
D'accord. Est-ce que tu serais d'accord de me dire que, du coup, réussir ton projet, aller à ces championnats d'Europe, ça vaut une certaine somme ? Ça vaut un engagement important ?
- Speaker #3
De toute façon, oui, parce que je le fais déjà par mon engagement sportif. Au niveau du temps, au niveau de l'énergie, c'est déjà assez... très conséquent. Et c'est vrai que payer cet accompagnement me donnerait encore plus une problématique au niveau chargementale pour trouver des financements, comment je vais pouvoir payer et m'engager peut-être d'autres personnes. Donc ça va me ramener plus de problématiques pour moi, j'ai l'impression.
- Speaker #6
D'accord. Est-ce que tu penses que du coup, si on trouvait les moyens de Merci. financer ce projet-là, pour toi ce serait quelque chose d'incroyable, de fort, d'intéressant ?
- Speaker #3
Oui, aujourd'hui je suis vraiment prête à me faire accompagner parce que je sais que c'est vraiment un besoin nécessaire pour que je puisse vraiment avancer.
- Speaker #6
Donc dit autrement, est-ce que tu penses que c'est la réussite de ton projet qui pose problème plus que la certitude de réussir ton projet, d'aller aux championnats d'Europe, plus qu'un problème d'argent ?
- Speaker #3
Oui, la problématique aujourd'hui, c'est de pouvoir aller, de réussir le projet d'être au moins sur le podium en championnat d'Europe.
- Speaker #6
D'accord. OK. Je ne sais pas si je m'arrête là, mais...
- Speaker #0
Bon, j'arrive. Philippe, c'est bien. C'est bien parce que je vois que tu as compris ce que tu cherches à atteindre. Et déjà, tu sais, d'avoir ce coup d'avance en tête, un peu de vision dans quelle direction je veux aller. Tu vois, un peu comme si au football, tu avais compris, j'ai le ballon entre les pieds, il faut que je crée de l'espace et que j'aille vers l'avant. Là, tu viens de comprendre comment on joue au foot. Bravo. Le problème pour moi, c'est que tu as un peu raté ta passe. voici comment ta passe aurait pu être mieux faite, même si elle était déjà dans le sens du jeu. Tu pourrais lui poser une question beaucoup plus précise de verrouillage en disant, OK, merci Sophie de m'avoir partagé ça. Donc en fait, il faut bien comprendre ce que tu veux dire, c'est que pour toi, c'est juste que là, maintenant, tu n'as pas tout l'argent pour financer l'accompagnement, mais le prix de l'accompagnement, il a du sens par rapport à ton projet et tu trouves ça cohérent par rapport à ce qu'on va mettre en place. et là si elle me dit oui oui voilà c'est exactement ça Tu viens de faire un pas énorme vers le closing parce qu'elle ne te dit plus le prix est un problème, elle te dit la liquidité est un problème. Donc tu viens de découper le gros ton de l'argent en un petit sashimi qui est la question des liquidités et pas la question de est-ce que ça vaut le prix ou pas. Tu vois le truc ? Donc je vous refais tous la question pour que vous puissiez bien l'entendre. Ça serait un truc genre, ok, merci Sophie de m'avoir partagé ta vision, donc si je comprends bien ce que tu veux dire. C'est que c'est juste que tu n'as pas la totalité de l'argent pour pouvoir le faire, mais que ça a du sens pour toi d'investir ça dans ton projet et tu trouves que le prix est juste par rapport à ce qu'on va faire tous les deux. Vous voyez ? En fait, n'hésitez pas à faire souligner aux gens le fait que le prix est OK pour eux. Ce n'est pas parce que vous l'avez entendu de manière un peu légère que c'est intégré pour les gens. Si elle répond oui à la question que je pose, ça va comme ouvrir une porte à l'intérieur. Ça fait cet effet de « Ah oui, c'est vrai » . D'ailleurs, je vais sortir cette semaine un épisode de podcast sur l'investissement immobilier que je suis en train de faire. Et vous verrez, je raconte comment j'ai perdu un investissement parce que j'ai fait une offre à 30 000 euros en dessous du prix, alors qu'en fait, j'aurais été prêt à payer 30 000 euros de plus pour l'appartement. Si quelqu'un m'avait dit la question « Nathan, est-ce que ce que tu veux me dire, c'est que, en fait, peu importe le prix, c'est cet appartement-là que tu veux » , Au moins, ça aurait fait... Ouais, en fait, peu importe le prix, c'est cet appartement que je veux, parce que j'ai tellement eu de difficultés à trouver celui que je veux, que c'est celui-là que je veux. Et donc, la personne aurait pu me dire, du coup, fais une offre au prix pour l'avoir. Et donc, j'aurais été prêt à payer 30 000 de plus. Donc, je vous invite à aller écouter cet épisode de podcast-là quand il va sortir. N'hésitez pas à faire verrouiller aux gens les choses par rapport au prix. Ça va vraiment vous aider à les faire avancer. Donc, on va continuer avec le tour de Sarah, puisque la dernière fois, tu as bien profité, Sarah. Ça va être à ton tour de coacher cette fois-ci. Sophie, s'il te plaît, c'est toi qui redémarre. Et tu vas dire à Sarah, oui, le prix, ça a du sens, mais là, je n'ai pas l'argent. Et en plus, je ne suis pas sûr que ça va marcher. C'est parti.
- Speaker #3
Oui, je suis d'accord. Le prix a du sens. Maintenant, je n'ai pas la liquidité, je n'ai pas l'argent. Et en plus, je ne suis pas sûre que ça va marcher.
- Speaker #7
Merci, Sophie, pour ton partage et ta transparence là-dessus. Donc là, tu me décris deux choses. Tu me parles du prix et de cette peur que ça ne fonctionne pas, l'accompagnement. C'est bien ça ?
- Speaker #3
Oui, tout à fait.
- Speaker #7
Est-ce que tu es d'accord pour me dire... Donc toi, tu fais du tir à l'arc, c'est ça ? Est-ce que tu es d'accord pour me dire que les sportifs, ils prennent des risques pour atteindre leur carrière, pour atteindre leurs objectifs sportifs ? Toi, par exemple, ça fait 15 ans que tu t'entraînes, que tu t'investis sans trop savoir... vers quoi, qu'est-ce que tu vas atteindre au final, à la fin ? Tu es d'accord avec moi ?
- Speaker #3
Oui, quand j'ai commencé, oui. Maintenant, je sais un peu plus ce que je veux atteindre, oui.
- Speaker #7
Oui, et est-ce que tu es sûre aujourd'hui d'atteindre, par exemple, les championnats d'Europe ? Est-ce que tu es sûre de l'atteindre, cet objectif d'être sur le podium ?
- Speaker #3
Alors, si je suis objective, non. Maintenant, voilà, je fais tout pour, quand même.
- Speaker #7
OK, donc, finalement, ça veut dire que tu prends le risque de faire cette chose-là ? Oui. De t'engager à fond ?
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #7
OK. Est-ce que tu serais d'accord pour me dire qu'en t'engageant dans l'accompagnement, tu prends un certain risque à le faire ? Parce qu'effectivement, je ne suis pas magicienne, je ne peux pas être certaine que le résultat sera atteint à la fin. Mais moi, je donne tout pour que ce soit quelque chose qu'on mette en place et pour que tu atteignes cet objectif-là avec tous les outils et tout mon accompagnement. Tu es d'accord avec moi pour me dire qu'à la fin, l'accompagnement... c'est pareil, c'est une sorte de prise de risque aussi sur ce choix-là.
- Speaker #3
Oui. Après, c'est une prise de risque quand même assez importante pour moi par rapport au prix aussi. Parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas quelque chose que je peux financer tout de suite, en tous les cas.
- Speaker #7
Ok. Et ça, je le comprends, cet investissement-là. Et moi, je voudrais te raconter une petite histoire que parfois je rencontre de type de sportifs aussi en accompagnement. Et il y a des sportifs qui vont avoir cette peur-là aussi de s'investir, notamment au niveau financier, parce qu'ils ont peur de ne pas atteindre l'objectif fixé à la fin. Et il y en a d'autres qui vont quand même prendre ce risque-là en trouvant, en mettant en œuvre les moyens pour atteindre leur objectif, leur objectif de vie, parce que tu m'en parles, toi, comme quelque chose d'important. Tu penses que tu fais partie de quelle équipe, toi ?
- Speaker #3
Alors, c'est-à-dire ?
- Speaker #7
Est-ce que tu penses que tu fais plus partie de ces sportifs, de ces gens qui ont trop peur pour oser prendre le risque et de s'investir, de financer quelque chose ? ou plutôt de l'autre équipe qui ose faire les choses et qui t'a cherché les moyens pour atteindre ses objectifs ?
- Speaker #3
En général, je suis assez proactive dans la recherche de solutions.
- Speaker #7
Oui, c'est ce que j'avais bien cerné dans ton profil et dans nos discussions juste avant. Est-ce que tu serais d'accord plus peut-être ? Après,
- Speaker #3
je ne suis pas dans la même... Pas dans le même fonctionnement que ce soit dans le sport que dans les finances. Pour moi, c'est beaucoup plus fluide d'être dans la proaction au niveau sportif parce que ça fait partie de mon métier et c'est moi. Maintenant, c'est vrai que par rapport à l'argent, j'ai quand même des réticences et c'est assez difficile pour moi de dépenser ce genre de grosses sommes.
- Speaker #7
Ok, je comprends ce que tu veux dire. Est-ce que tu es d'accord si je te challenge un peu là-dessus sur cet aspect finance ? Oui. Déjà, je veux juste vérifier avec toi. Tu es d'accord avec moi que si tu avais l'argent, si en tout cas, il n'y avait pas ce facteur argent, tu te lancerais dans l'accompagnement ? Tu oserais prendre ce risque de te lancer ? Oui. Ensuite, concernant l'argent, dans ton sport actuellement, tu me dis que tu consacres beaucoup d'énergie, de temps à le faire. J'imagine que parfois, avec ton quotidien, tu manques de temps, mais tu trouves quand même les moyens de... de tout l'onglet, de tout organiser pour pouvoir faire ton sport. Concernant les finances, qu'est-ce que tu pourrais mettre en place peut-être pour t'aider à financer ce projet ?
- Speaker #3
Alors, il y a plusieurs possibilités. Soit je peux faire un emprunt, soit je peux demander à mes parents. Maintenant, je ne sais pas dans quel délai ça va pouvoir être possible.
- Speaker #0
Ok, stop. Je vais arrêter là. Merci Sarah pour ton intervention. Bravo, je pense, à différents endroits. Vous pouvez prendre exemple sur Sarah. J'ai aimé ta capacité à reformuler les trucs pour verrouiller, pour voir si c'est bien passé ou pas, vous l'avez vu. Et là, notamment à la fin, elle le refait. Au moment où j'ai mis le petit applaudir là. Donc ce que tu me dis, c'est que si ce n'était pas un problème d'argent pour toi, là tu voudrais le faire, c'est bien ça ? Vous avez vu, elle n'hésite pas à revenir à la charge avec ce truc. Donc bravo pour ça. Je pense qu'il y a deux, trois approximations de langage que tu fais qui te pénalisent. Je te donne la première. Regarde, ce n'est pas pareil si tu dis « Ouais, je vais te raconter une histoire, il y a tel type de personnes et tel type de personnes » . D'ailleurs, j'ai bien aimé... le fait que tu utilises une histoire, tu peux le faire comme ça. Je pense que si je l'avais fait, je lui aurais dit « Tu sais, ça fait un moment que j'accompagne des athlètes et si je devais être honnête, vu que je n'accompagne pas des footballeurs genre Kylian Mbappé, j'ai remarqué que devant moi, il y a toujours deux types d'athlètes. Il y a ceux pour qui l'argent, c'est un challenge et ceux pour qui l'argent, c'est un challenge. PS, cette formulation-là, vous pouvez l'utiliser avec tous les trucs. Si vous avez quelqu'un qui vous dit « J'ai pas le temps, je comprends, etc., t'as des enfants, machin » , En même temps, pour être honnête avec toi, dans tous les rendez-vous que j'ai, j'ai remarqué qu'il y avait deux types de personnes. Il y a ceux qui n'ont pas le temps et ceux qui n'ont pas le temps. Ou il y a ceux qui sont très occupés et ceux qui sont très occupés. En fait, vous ne voulez pas aider la personne à trouver du temps parce que ça, elle va vous dire par mille raisons qu'elle n'en a pas. Par exemple, la pire erreur que vous pourriez faire, c'est de dire « Oui, mais tu m'as dit que le dimanche matin, tu étais disponible et que les enfants étaient chez la nounou. Tu pourrais le faire à ce moment-là, n'est-ce pas ? » Ça, vous allez perdre à ce jeu-là parce que la personne connaît son agenda. Vous, vous ne le connaissez pas. Là où vous pouvez gagner le changement de vision du monde, c'est si vous la faites passer de « je n'ai pas le temps, je n'ai pas telle ressource, donc je ne vais pas le faire » à « je n'ai pas telle ressource, donc c'est la raison pour laquelle je devrais le faire » ou « je n'ai pas telle ressource, donc je vais trouver un moyen de le faire quand même » . Et je crois que c'est notre rôle en tant que coach d'aider des gens qui manquent de ressources à atteindre ce qu'ils veulent. C'est-à-dire que moi, quand un athlète me dit Donc, je ne peux pas doubler dans le border cross. Je vais l'aider à doubler même sans confiance en lui. Vous êtes d'accord ? C'est ça qu'on leur vend finalement. C'est de leur dire, même sans telle ressource, tu peux quand même atteindre ce que tu veux. Ici, on le fait pareil, mais avec des choses qui concernent la vente, c'est-à-dire le temps, l'énergie, l'argent, etc. Déjà, tu aurais pu être plus direct là-dessus, Sarah, en mode il y a deux types de personnes. Ceux que ça challenge cette somme d'argent et ceux que ça challenge. Et pourquoi pas ouvrir la question en mode, selon toi, qu'est-ce qui fait que certains se lancent alors que d'autres ne se lancent pas ? Et là, si elle te répond « Ils ont hérité de leurs parents et tout » , tu vas dire « Non, non, moi, ce n'est pas ça que je vois. Est-ce qu'il peut y avoir autre chose selon toi ? » Ah ben, il y en a qui acceptent mieux de perdre. Et si elles ne le trouvent pas, d'après toi, quand il y a deux basketteurs sur un terrain, qu'est-ce qui fait que quand ils ont une situation de shoot, il y en a un qui accepte d'oser faire le shoot et l'autre n'ose pas faire le shoot alors que le défenseur est dépassé ? Qu'est-ce qui fait ça ? Ah ben, il y en a un qui accepte de prendre le risque et l'autre non. Ok. Et d'un coup, tu vois, on décale la conversation vers le vrai sujet. Et ce qui m'a embêté à la fin de ton intervention, Sarah, c'est que tu as oublié de traiter le truc du risque puisque tu lui as posé la question « Quelle solution tu pourrais trouver pour trouver l'argent ? » Et c'est là qu'elle t'a dit « Je pourrais faire un emprunt, blablabla. » Mais en fait, même si demain on lui propose de l'argent, tant que le risque est présent dans sa tête et est un problème, même si elle reçoit un héritage, elle n'a pas travaillé durement pour cet argent, elle ne voudra quand même pas le mettre parce qu'il y a toujours quelque chose qui fait obstacle. Cet obstacle, c'est le risque. Et qu'est-ce qu'il y a derrière le risque pour un être humain ? Il y a par exemple l'aversion à la perte. Vous savez, le fait qu'on déteste perdre beaucoup plus que ce qu'on aime gagner, au moins deux fois plus si vous regardez les études scientifiques sur le sujet. Donc il y a cette aversion à la perte et il y a toutes les problématiques identitaires liées au risque et à la perte. Par exemple, je suis nul si j'ai mal investi mon argent, je suis quelqu'un qui prend des mauvaises décisions, on va me critiquer, je vais culpabiliser. Enfin tu vois, on peut imaginer plein de choses. Donc moi, j'aurais bien aimé te voir proposer un recadrage à Sophie sur la relation risque. Ce que tu as commencé à faire, je vais y revenir. Et surtout, verrouiller qu'il est passé. Et pour moi, tu n'as pas verrouillé qu'il est passé. Voici comment ça pourrait être fait. Donc, tu l'as très bien amené en mode, eh, tu as vu, tu t'entraînes dur et pourtant quand tu t'entraînes dur, tu n'es pas sûr de devenir podium au championnat d'Europe, n'est-ce pas ? Et donc là, elle te dit oui, c'est vrai. Eh bien après, elle te coupe, elle te dit mais attends, dans le sport, c'est différent. Dans le sport, je suis prêt à prendre des risques. Mais dans l'argent, je ne suis pas prêt à prendre des risques. Et pour moi ici, il y a une nouvelle technique que j'ai envie de vous enseigner qui est celle de... En fait, quand tu ne peux pas supprimer un obstacle, la meilleure méthode c'est de mettre un plus grand obstacle à la place. Exemple, l'athlète qui va prendre son shoot au basket, quand je le coach, je ne peux pas l'aider à ne pas avoir peur de rater le shoot. Parce que dans tous les cas, s'il décide de prendre le shoot, il peut le rater. Levez la main si vous avez compris ça. C'est sûr, il y a des actions en sport où si tu oses, même le meilleur du monde, il met un shoot sur deux. Donc déjà, l'athlète de 14 ans, probablement il en met 1 sur 5. Nathan, c'est vrai, on va voir les stats, tu verras. C'est 47% de réussite en NBA, le meilleur shooter depuis 20 ans. Non, t'es pas d'accord ? Eh bien,
- Speaker #1
sors-moi tes stats. En moyenne, un joueur de basket en NBA, il score à 53%. Donc, il a un petit peu plus que 53%.
- Speaker #0
Ok, ça a dû progresser depuis trois ans parce que mes stats, elles s'arrêtaient à 2020. Mais c'est parce que Stephen Curry, il est là pour faire les stats, je ne sais pas.
- Speaker #1
En fait, tu prends que les trois points, mais il n'y a pas que les trois points. Il y a une vraie stat comme ça, du coup.
- Speaker #0
Et donc, par exemple, pour les trois points, ma stat, elle est vraie alors, c'est ça ? Dans le cas des 3 points, il y a au moins une chance sur 2 de rater.
- Speaker #1
Du coup, c'est beaucoup moins même. C'est 39% je crois les 3 points en moyenne.
- Speaker #0
Génial, merci pour ça. Donc imaginez, vous avez votre joueur, il est à 3 points. Certains osent prendre le shoot, d'autres pas. Je ne peux pas les aider à ne plus avoir peur de rater. Puisque de toute façon, rater fera partie de leur vie. Même s'il devient le meilleur en shoot, il va continuer de rater. Qu'est-ce que je peux les aider à faire à la place ? Je peux les aider à avoir plus peur de quelque chose. Que peur de rater. Et ce qui marche très bien avec les jeunes, c'est par exemple cette question que j'avais posée aux jeunes hockeyeurs et qui d'ailleurs bientôt je vais sortir une interview. Je comprends que tu ne prennes pas les tirs au hockey sur glace parce que tu as peur de rater et d'être éliminé de l'équipe à cause de ça. Imagine que dans deux ans il y a le sélectionneur de l'équipe de France qui vient et qui regarde jouer les joueurs avant de les sélectionner. Qu'est-ce qui va se passer si là pendant deux ans tu ne tires jamais parce que tu as peur de rater ? Il ne va jamais me sélectionner en équipe de France, que si je ne tire pas, il faut absolument tirer pour être en équipe de France. Et donc d'un coup, il a plus peur de rater son rêve et de ne pas être sélectionnable que peur de rater son prochain shoot. J'ai transféré la peur d'un élément à un autre. C'est pour ça que la vente c'est passionnant, c'est parce que vous ne vendez pas des tapis, vous ne forcez pas les gens à acheter, vous les aidez à changer le vision du monde grâce à un métier qui s'appelle le coaching. Donc, si j'avais eu Sophie face à moi, j'aurais par exemple dit « Ce que je comprends Sophie, c'est que le tir à l'arc ça fait longtemps que tu en fais. » et là-dedans, tu es prêt à prendre des risques. Mais quand il s'agit d'argent, c'est plus difficile pour toi de prendre des risques. Là, je pourrais y aller avec un petit « Est-ce que tu es d'accord pour dire que tu as un meilleur niveau en tir à l'arc qu'en argent ? » Tu vas me dire peut-être « Oui, c'est vrai » . Ah, est-ce que tu es d'accord pour dire que quand on a un meilleur niveau dans quelque chose, on a plus tendance à prendre des risques que quand on a un plus faible niveau ? Je pourrais pourquoi pas boucler avec ta vue. D'ailleurs, Kylian Mbappé, lui, je crois qu'il a beaucoup d'argent. Il n'arrête pas d'investir dans différents clubs. On ne sait même pas si ça va marcher ou pas, mais il prend plus de risques. Tu es d'accord pour dire que quand on a un meilleur niveau, on prend plus de risques ? Donc là, je suis en train de lui mettre dans la tête l'idée que quand tu deviens meilleur, en fait, c'est naturel de prendre plus de risques, voire même c'est le chemin pour devenir meilleur. Ça, c'est cadeau pour vous, je vous le donne comme ça, vous mettez de côté, ça fait du bien. Après, j'irai un peu plus loin avec Sophie. J'irai aujourd'hui, finalement, on se parle toutes les deux et il y a deux chemins devant toi. Il y a un chemin dans lequel tu décides de ne pas prendre le risque. Et dans ce chemin-là, Sophie, qu'est-ce qui se passe quand tu arriveras au championnat d'Europe en n'ayant pas entraîné ton mental ? « Ah, c'est vrai que je serais peut-être paralysé par l'enjeu de la compétition, comme la dernière fois que j'ai raté les champions d'Europe, etc. » Ou elle va me dire « Ah, si ça se trouve, ça va bien se passer. » Je dis « Oui, tu as raison, si ça se trouve. Des fois, on tire et puis le ballon rentre. » Mais la raison pour laquelle on se parle aujourd'hui, c'est parce que tu ressentais le besoin d'avoir un accompagnement mental. Donc selon toi, si tu ne fais pas cet accompagnement, attention roulement de tambour, prochaine phrase, selon toi, si tu ne fais pas cet accompagnement, quel est le risque que tu prends ? Quel est le risque que tu prends au prochain championnat d'Europe ? Ah bah je prends le risque d'arriver là-bas sans m'être bien entraîné. Je savais que le mental c'était important mais je ne l'ai pas entraîné. Je prends le risque d'être stressé au moment de tirer ma flèche. Je prends le risque d'avoir le bras qui tremble. Je prends le risque de mal dormir la veille. Et là, je pourrais dire « Ah mais en fait ce que tu es en train de me dire Sophie, c'est que tu ne prends pas des risques juste avec l'argent dans la vie. Dans tous les cas, il y a des risques devant toi, c'est bien ça ? » Et donc là, je viens de transformer le seul risque qu'elle voyait en un risque et puis il y a d'autres risques autour. Vous comprenez pourquoi on fait ça ? C'est un peu le fameux « une de perdue, dix de retrouvée » quand ton pote se fait larguer. Lui, il ne voit que celle qu'il a perdue et vous, vous l'aidez à voir qu'en fait, quand il perd une opportunité, il y en a d'autres qui sont potentiellement présentes. Bon, moi j'aide Sophie qui a peur d'un truc à dire « Eh oh ma cocotte, il ne faudrait peut-être pas avoir peur de juste ça, il y a plein d'autres choses dont tu pourrais avoir peur aussi. » Et certains diront que je suis méchant, d'autres diront « Tiens, il fait bien son boulot de coach, il aide l'athlète à avoir une prise de conscience plus globale » . plus complète du monde dans lequel il vit. Donc là Sophie elle se rend compte qu'elle a un autre risque, le risque de foirer sa compétition et l'avantage de celui-ci c'est qu'il y a une dimension humaine sur laquelle on peut s'appuyer, c'est la peur d'avoir des regrets. Vous savez les êtres humains ils n'aiment pas du tout imaginer ne pas avoir tout donné dans quelque chose qui compte pour eux. Et donc je pourrais dire à Sophie tu sais je te disais tout à l'heure il y avait deux chemins devant toi, il y en a un avec à gauche tu prends pas le risque avec l'argent tu vois tu fais pas l'accompagnement mais tu prends le risque de rater ta compétition, etc. À droite, tu prends un risque avec l'argent puisque c'est vrai, t'as raison, je ne suis pas magicien, je ne peux pas te garantir que ce qu'on va faire ensemble, ça va marcher. Notamment parce que ça ne dépend pas que de moi, ça dépend de toi aussi. Donc à droite, c'est vrai, il y a un risque. Comme dans tous les cas, tu es condamné à prendre des risques, Toi, quel risque tu préfères ? Est-ce que tu préfères le risque d'avoir tout donné et ça n'a pas marché ? Ou est-ce que tu préfères le risque d'avoir pas tout essayé pour éviter de perdre, mais au final vivre la compétition en te disant « mince, c'est dommage, j'aurais pu essayer ce truc pour aller plus loin » . Après tout, ce n'est pas à moi de choisir, c'est à toi de choisir. Moi, je ne sais pas quel type de risque tu préfères. Vous voyez ? Donc là, la méthode que je viens de vous donner, c'est celle… d'aider l'athlète à avoir une vision plus complète de sa situation en transformant une peur ou un risque dans un contexte de peur et de risque. En gros, on va ajouter les éléments manquants. C'est comme si d'ailleurs en PNL, l'athlète faisait une omission. Il a dit « Ah mais il y a un risque là-dessus. » Mais il ne vous parle pas de tous les autres risques qui sont autour. Et vous, votre job de coach, c'est de l'aider à voir les autres. Et après la personne prend la décision qu'elle veut. Moi je ne vais pas lui dire « Ah ouais, toi tu préfères avoir des regrets ? que d'avoir tout donné et que ça ne marche pas. Mais tu es vraiment un faible, tu sais que les hommes forts, eux ils osent prendre des risques, ils sont prêts à mourir pour leur patrie. Non je ne vais évidemment pas dire ça à la personne. Mais en général, un sportif qui donne tout à l'entraînement, tu lui dis alors tu préfères tout donner et que ça ne marche pas ou tu préfères jouer sur la défensive, pas mouiller le maillot, que prendre de risque ? 99% des sportifs te répondent, moi je suis un vrai, je me donne un fond. Vous êtes d'accord avec ça ou pas ? D'ailleurs c'est la décision que vous avez faite ? en rejoignant StartingBlock. C'est-à-dire que vous auriez très bien pu développer votre business tout seul. D'ailleurs, c'est ce que certains ont commencé à faire. Vous auriez pu soit essayer tout seul pendant des années, soit essayer tout seul et y arriver moins vite, enfin plein de choses. Mais vous avez choisi de mettre toutes les chances de votre côté. Et l'avantage, c'est comme vous l'avez vécu pour vous, normalement, vous êtes en mesure de le faire vivre aux autres. C'est pour ça que je vous en parle maintenant. Tu vois, je vois les visages en face de moi... Et je sais qui a fait un crédit pour pouvoir faire l'accompagnement, je sais qui a emprunté à ses proches, je sais qui a vidé son compte en banque qu'il a durement travaillé pour le faire. Je sais que vous êtes capable de partager une vision du risque parce que vous l'avez vécu. OK ? Et en plus ce qui est trop cool c'est qu'au moment où vous faites ça, vous n'êtes pas en train de parler de plan de paiement ou de l'argent, de est-ce que l'accompagnement il vaut le coup ou pas. Vous êtes en train de parler de quelque chose de beaucoup plus philosophique que moi j'adore qui est quelle est notre relation au risque en tant qu'être humain. Ça roule ? Bien, on va s'arrêter là, ça va être à votre tour de jouer.
- Speaker #2
Coacher les sportifs de ses rêves tout en étant magnifiquement payé pour ça, c'est plus facile quand ils viennent directement vers toi parce qu'ils te reconnaissent comme un expert et ont la certitude que tu pourras les aider dans les moments décisifs. Marquer les esprits de cette manière, ça s'apprend et en écoutant Business Infini, tu te donnes les moyens d'y parvenir. Bien joué ! L'année prochaine, j'ai envie que chaque athlète puisse avoir un préparateur mental à ses côtés alors si ce podcast t'a inspiré, partage-le à un autre entrepreneur. Rendez-vous maintenant au prochain épisode pour explorer vision, mindset, stratégie marketing, vente et relation à l'argent avec l'intention de vivre de ta passion en entraînant l'humain derrière la machine. Salut !