- Speaker #0
C'est pas une obsession non plus de faire absolument original, mais j'aime bien aller chercher des significations fortes. Là, on nous a annoncé, en fait, vous n'aurez pas d'enfant naturel. C'est impossible. Moi, j'ai supprimé toutes mes listes de prénoms, parce que, pfff, trop dévasté. Comment on va faire, on n'a pas de prénom de garçon ? Je veux dire, c'était quand même compliqué de se concentrer sur des choses triviales comme le prénom quand tu vis des montagnes russes. J'avais peur, en donnant un prénom étranger, de pas en capter toutes les subtilités du sens. Et surtout, moi, comme j'aimais beaucoup les prénoms, j'avais cette crainte de me lasser.
- Speaker #1
Alors, c'est quoi son prénom ? Un prénom classique, remis au goût du jour ? Un prénom moderne ou inspiré d'ailleurs peut-être ? Comment est venue l'inspiration ? Avec quel prénom vous avez hésité ? C'était facile de tomber d'accord ou il a fallu jouer à Shifumi ? Comment vous avez su que c'était le bon prénom ? D'ailleurs, le prénom, vous l'avez trouvé des années avant la grossesse ? En salle d'accouchement ? Après la naissance ? C'est simple, je veux tout savoir ! Moi, c'est Florentine. Et ici, j'écoute les parents raconter ce qui les a menés à choisir ce prénom pour leur enfant, et je partage la discussion avec vous. Alors, dites-moi tout, c'est quoi son prénom ? Lazare. Alors ce prénom-là, il a une histoire folle. Plusieurs histoires d'ailleurs. Lazare, c'est un prénom d'origine hébraïque. Il vient du nom Eleazar, qui signifie « Dieu a aidé » ou « secours de Dieu » , selon les traductions. C'est une promesse gravée dans le prénom lui-même, presque. Cette promesse, elle prend tout son sens quand on connaît l'histoire derrière ce prénom. Dans le Nouveau Testament, Lazare est l'ami de Jésus, le frère de Marthe et Marie de Bétanie. Un jour, celles-ci font dire à Jésus « Seigneur, celui que tu aimes est malade » . Lorsque Jésus les rejoint, leur frère Lazare est déjà décédé. Touché par la peine de ses sœurs, Jésus se rend au tombeau de Lazare et l'appelle. Lazare vient dehors. Lazare sort alors, ressuscité. Ce prénom porte donc en lui quelque chose d'unique. La résurrection, la renaissance, l'idée que même quand tout semble perdu, ce n'est pas forcément la fin. Et vous entendrez dans l'histoire d'aujourd'hui ô combien cette signification a fait sens pour les parents du petit Lazare. Au Moyen-Âge, Lazare est devenu le saint patron des lépreux, des exclus, de ceux que la maladie mettait à l'écart du monde. Le prénom Lazare est classé 387e prénom masculin en France en 2024, avec 130 naissances cette année-là, ce qui est son record historique depuis 1900. C'est un prénom qui monte doucement, discrètement. Nous fêtons les Lazars le 29 juillet. Côté culture musicale, David Bowie a choisi Lazarus comme titre de son dernier single, sorti seulement quelques semaines avant sa mort en janvier 2016. Évidemment, il n'avait pas choisi ce titre par hasard. Parmi les Lazars célèbres, on pense à Lazare Carnot, le grand mathématicien de la Révolution française qu'on appelait l'organisateur de la victoire. On pense également à Lazare Ponticelli, le dernier poilu. dernier survivant français de la Grande Guerre, décédé à 110 ans, s'il vous plaît. Deux hommes qui ont traversé l'histoire. Maintenant, je vous laisse écouter l'histoire du petit Lazare. Bonne écoute. Attention, cet épisode aborde les sujets des grossesses extra-utérines et de la fausse couche tardive. Salut Elisa, bienvenue.
- Speaker #0
Salut Florentine, merci de me recevoir.
- Speaker #1
Alors on va parler de ton petit garçon. Est-ce que tu peux présenter ta famille, s'il te plaît ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Alors on est trois. Donc il y a mon compagnon Pierre, on est paxés, on est ensemble depuis très longtemps, on s'est connus, on avait 19 ans, enfin 19 et 21 pour être précis. Et de notre petit garçon qui s'appelle Lazare et qui est né le 1er avril, donc il y a bientôt un an.
- Speaker #1
Ah ouais, ok. Avant de parler de son prénom, c'est un prénom pas très courant, mais on va parler de ton prénom à toi. Qu'est-ce que tu en pensais quand tu étais enfant ?
- Speaker #0
En fait, j'y réfléchissais avant de faire l'épisode, justement, sur mon rapport avec mon prénom. Et en fait, c'est marrant parce que moi, j'ai une grande passion des prénoms. Et récemment, je voyais, je suis un traître sur Reddit qui s'appelle Parlons Prénom, tu vois. Et en fait, à un moment, il y avait une question, c'était c'est quoi les prénoms que vous n'aimez pas ? Et donc, j'avais regardé par curiosité. Il y avait quelqu'un qui avait dit, moi, je n'aime pas les prénoms qui sont des raccourcis, des vrais prénoms. par exemple Elisa j'aime pas parce que c'est le raccourci d'Elisabeth. Et en fait, je me suis fait la réflexion que je ne m'étais jamais dit ça dans ma vie. En fait, mon prénom, potentiellement, il était le raccourci. Déjà parce que je trouve que dans le cas d'Elisa, ce n'est pas forcément tout à fait justifié, même si effectivement, originalement, ça l'est sûrement. Mais en fait, aujourd'hui, c'est vraiment un prénom à part entière. Je veux dire, on pense à la chanson de Gainsbourg qu'on m'a chantée toute ma vie. Donc ça, c'est clair. Et puis, c'est un peu justifié parce que mes parents, ils avaient pensé à un autre prénom. qui était Marion avant, et en fait, ils ont réécouté cette chanson. Ils ont d'autres raisons de m'avoir appelée Elisa, mais il y avait aussi ça. Donc ça a joué, cette chanson dans mon prénom. Mais je ne l'ai pas du tout... Je ne pense pas qu'à un moment, je crois qu'à un moment, j'étais indifférente. Et en fait, je l'aime bien parce que j'ai pas mal voyagé. Je suis fille d'expatriés. En fait, ça n'a jamais été un prénom qui a été difficile à prononcer. Souvent, on ne reliait pas ça forcément à mes origines françaises. Enfin, tu vois, c'était un prénom assez international. Et c'est notamment drôle parce que pour Lazare, je n'ai pas du tout fait ce choix. Mais on en rediscutera. Je n'ai pas du tout choisi un prénom qui soit passe-partout de manière internationale. Non pas parce que je ne le voulais pas, mais parce que ce n'était pas quelque chose qui était un critère. Mais en tout cas, j'aime bien mon prénom, je n'en ai pas croisé tant que ça, mais quelques-unes quand même. Il est cool, je trouve qu'il a une bonne vibe, je l'aime bien.
- Speaker #1
C'est vrai qu'il est beaucoup plus international que mon prénom à moi pour le coup. J'ai étudié un petit peu à l'étranger et toujours... Il est écorché de toutes parts, donc je finis par m'appeler Flo ou Flore, très souvent en anglais. Et ça passe beaucoup mieux, tu vois. Donc c'est vrai que c'est un petit avantage en tant que fille d'expatriée. Ils étaient déjà expatriés, tes parents, quand ils ont choisi ton prénom ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. En fait, mes parents, ils sont devenus expatriés. La première expatriation, j'avais 7 ans. Donc tu vois, non, non, pas du tout. Et ma sœur, elle s'appelle Cécile, mon frère, il s'appelle Lucas. Alors pour Lucas, on était déjà expatriés. Mon frère, mais pour ma sœur non plus. Et je ne sais pas si c'est quelque chose auquel ils ont pensé particulièrement. Juste, voilà, Elisa, ça leur a beaucoup plu. Et en fait, c'est devenu mon prénom.
- Speaker #1
Surtout à cette époque-là où, pour le coup, les carrières et les vies, de manière générale, étaient beaucoup moins internationales que maintenant.
- Speaker #0
Et puis, je crois que mes parents, c'est surtout Elisa pour eux. C'était un prénom qui se donnait à tous les âges. Et je crois que ça, par contre, c'était quelque chose qui était très important. C'est-à-dire qu'un prénom qui ne soit pas trop rattaché à l'enfance, mais qui puisse aussi se porter à tous les âges de la vie. Et c'est vrai que des Elisa, on peut en croiser des petites filles, des ados, des personnes âgées, tu vois. Donc, voilà.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, je comprends. Et est-ce que toi, quand tu étais enfant, tu réfléchissais déjà à... des prénoms que tu aimerais donner ? Est-ce que tu faisais des listes déjà ?
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. J'ai une grande passion des prénoms depuis toujours. Je ne sais pas trop d'où ça sort, mais en plus, quand j'étais plus jeune, je faisais beaucoup de forums. Tu vois, j'écrivais, on s'inventait des histoires, j'écrivais beaucoup. Et je pense que ça, tu vois, j'avais énormément de personnages et donc il fallait que je les nomme. Et en fait, très rapidement, j'ai commencé vraiment à me casser la tête pour essayer de trouver des prénoms que j'aimais bien, tu vois, de personnages, quand je construisais leurs histoires. Et je choisissais toujours des choses un petit peu... Enfin voilà, je me cassais vraiment la tête. Et c'est vraiment parti de là. Et ensuite, après, en grandissant, j'ai commencé à envisager des prénoms pour mes enfants. Mais ça, c'est venu plus tard. Et alors là, oui, j'ai fait des listes à n'en plus pouvoir. Je n'arrêtais pas d'en parler à mon mec. Il n'en pouvait plus. D'ailleurs, quand je lui ai dit que je faisais un podcast, il était genre en mode merci. Il m'a en parlé à quelqu'un d'autre de cette obsession des prénoms, tu vois. Parce que moi, je n'en peux plus.
- Speaker #1
Ok, attends, juste ça m'intrigue, comment tu choisis le prénom de ton personnage en fonction du caractère que tu lui choisis, et du coup de ce que le prénom t'évoque comme trait de caractère ?
- Speaker #0
Ouais, je peux te donner un exemple si tu veux, j'avais construit un personnage qui était une fille qui était assez complexe, et je l'avais appelée Narcisse, qui est normalement un prénom masculin, et je trouvais que c'était hyper intéressant par rapport à la vision que j'avais du personnage de lui donner un prénom masculin en fait. mais qui évoque quand même une fleur. Narcisse, c'est un peu particulier. Au premier rapport, tu pourrais dire que c'est un prénom féminin. Et du coup, c'était une fille qui était très perturbée dans sa tête, qui avait une histoire très complexe, un rapport avec son corps, avec elle-même, un petit peu obsessionnel. Et donc, je trouvais que Narcisse, ça lui allait bien. Tu vois, c'est en fonction de son histoire, de la manière dont moi, je perçois le personnage et tout. Donc, ouais, ouais.
- Speaker #1
Ok, ok, c'est intéressant. Donc vous vous êtes mis ensemble jeune avec ton compagnon. Est-ce que vous avez parlé de prénom à ce stade-là ? Parce que d'un côté, vous étiez très jeune, ce n'était pas forcément d'actualité. Mais de l'autre côté, si tu étais passionnée de prénom, peut-être que tu lui as déjà montré cette passion jeune ?
- Speaker #0
Je crois que je l'ai saoulée dès le jour 1. J'exagère, mais franchement... Quand notre relation est devenue, que ça faisait plusieurs années qu'on était ensemble, forcément la question des enfants est arrivée dans notre vie. Et puis après, elle est arrivée d'autant plus qu'on a eu des petites difficultés. Mais on en parlera parce que c'est aussi fondateur du prénom Lazare. Mais en fait, oui, je lui en ai parlé très rapidement. Mais alors, il faut savoir que lui, c'est quelqu'un de très pragmatique. Donc en fait, parler d'un truc qui n'existe pas, qui n'est pas prévu à l'heure actuelle, ça lui... paraissait, tu vois, il me regardait avec des yeux genre, mais bon. Enfin, tu vois, je lui proposais des trucs, il me disait, ouais, ok, soit. Mais plus la relation avançait et plus j'avais des obsessions, tu vois, des périodes où j'étais obsédée par un prénom et j'arrêtais pas de lui en parler. Et en fait, rapidement, je me suis rendue compte que ça allait être... Très compliqué, parce qu'en fait, mon compagnon, il a un nom de famille un petit peu particulier. Et du coup, en fait, il ne voulait pas que le prénom soit trop original, parce qu'il avait peur que la contraction des deux, tu vois. Donc, en fait, lui, il voulait des choses très classiques. Je te le donne en mille. Voilà, j'ai appelé des personnages narcisses. Enfin, moi, ma liste de prénoms, je me casse beaucoup la tête. Tu peux imaginer. c'était pas dans le top 10 des prénoms les plus donnés non pas que je recherche une comment te dire tu cherchais pas une originalité mais par défaut les prénoms que t'aimais mais tu vois par exemple mon fils si ça avait été une fille bon je spoil peut-être un peu mais on l'aurait appelé Aurore c'est pas un prénom hyper rare tu vois ce que je veux dire par rapport à Lazare mais pour nous ça avait une signification vraiment particulière tu vois c'est pas une obsession non plus de faire absolument original ou quoi Mais j'aime bien aller chercher des significations fortes, etc. Donc ça peut donner des prénoms un petit peu, entre guillemets, pas si courants que ça. Et donc du coup, on avait un peu ce débat sur ça, tu vois.
- Speaker #1
Ouais. Tu disais que vous avez eu du mal à avoir Lazare. Ouais,
- Speaker #0
ouais. En fait, moi, ça a débarqué dans ma vie. Donc on a eu une relation, on parlait un peu d'enfant. Et déjà, mon mec, il est plus jeune que moi. Donc je pense que lui... Ça a mis un certain temps dans sa tête avant de mûrir, ce qui est normal, la question de l'enfant. Moi, je pense que vers l'âge de 27 ans, j'ai eu un peu une urgence d'un coup. Enfin, j'ai eu un désir de maternité qui a grandi en moi. Et en fait, lui, il n'était pas totalement prêt et tout. Et en fait, quelques années plus tard, je suis tombée enceinte par accident sur stérilet. Sauf qu'en fait, on s'est rendu compte que c'était une grossesse extra-utérine. Je m'en rappellerai toute ma vie parce que c'était un été. On était dans le sud de la France et en fait, bon bah... J'ai perdu ma trompe, j'ai fait une hémorragie donc j'ai perdu ma trompe et donc ça a été un événement assez fracassant pour nous évidemment. Donc du coup là forcément les médecins m'ont dit bon bah voilà vous avez perdu une trompe, il vous en reste une. Bon on sait pas comment elle est l'autre trompe. Si tu veux nous d'un coup on est projeté à ce moment là, je crois que j'ai 29 ans, donc on est projeté dans un truc avec mon mec où on se dit quand même nous à un moment va falloir qu'on en parle. Moi j'ai fait beaucoup d'examens pour vérifier ma trompe, l'autre trompe, et en fait tous les examens revenaient super, pas de problème, etc. Sauf qu'en fait quand on s'en est lancé, on s'est lancé, bah j'en ai fait une deuxième. Et donc en fait j'ai perdu ma deuxième trompe. Ça c'était en avril 2024, ouais, parce que j'ai eu l'hasard en avril 2025, donc la vie parfois, voilà. Et en fait du coup là on nous a annoncé, bah en fait vous n'aurez pas d'enfant naturellement, c'est impossible. Ce sera obligatoirement une PMA. Donc je te laisse imaginer, on est descendu de 40 étages, il faut savoir qu'en plus tu es basculé dans un monde. Moi je m'étais un peu préparée, ça a été très dur quand même, et moi je m'étais un peu préparée, mon compagnon pas vraiment. Je pense que lui, les médecins me disaient que l'autre trompe fonctionnait bien, il n'y avait pas de raison, objectif de croire que ça n'allait pas être le cas, donc lui il découvre la PMA, il découvre...
- Speaker #1
Et puis statistiquement... faire deux grossesses extra-utérines qui font à ce point de dégâts. Je pense que vous avez eu tellement de malchance à ce moment-là.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Je comprends la déflagration que ça a dû être pour vous.
- Speaker #0
On pourrait en parler des heures, mais c'est vrai que pour nous, ça a été vraiment très compliqué. L'annonce, ce que ça représente. Je pense que je pourrais faire un podcast sur tout ce que ça représente pour une femme de... perdre ses deux trompes à l'âge de 30 ans, 31 ans, tu vois, c'est quand même un sujet, quoi. Mais en fait, pour nous, ça a été, enfin vraiment, ça a été super dur. Et en fait, moi, je me suis relancée tout de suite dans la PMA parce que je me suis dit, bon, là, maintenant, c'est bon. Là, c'est maintenant ou jamais, quoi. Si en plus, ça prend des années et des années, enfin bon, bref, en plus, on se mettait la rate au courbouillon, tu vois, on commençait déjà à envisager comment ce serait. Si les gens nous annoncent des grossesses, comment on le vivrait ? Moi, j'ai supprimé toutes mes listes de prénoms pour le lien. Parce que j'étais trop dévastée. Et puis, j'avais l'impression que tout ce que j'avais construit, ces listes-là, ça allait donner rien. Parce qu'en fait, je ne pourrais pas. Enfin, tu vois, dans un excès de rage, j'ai un peu tout viré. Et en fait, je n'aurais pas dû. Parce que, bilan de l'histoire, on est entré en PMA extrêmement rapidement. Et en fait, en juillet, j'étais enceinte. Et chose qui est assez... Ce qui est drôle, c'est qu'en fait, j'ai fait ma première grossesse extrait utérine un 14 juillet. Enfin, j'ai été opérée. Je m'en rappellerai toute ma vie parce que merci la fête nationale à moi-même, quoi. Tu vois le truc. C'est clair. Et en fait, j'ai perdu ma deuxième trompe en avril, le 14 avril. Donc, tu vois, c'est quand même un truc. Et en fait, mon fils, il a été conçu par PMA en juillet et il est né en avril. Donc, la boucle est bouclée, quoi. Donc, en fait, voilà. Donc, je me suis retrouvée enceinte. Avec toutes mes listes, voilà. Sauf qu'en fait, rapidement quand même, moi déjà, j'ai fait pipi sur un bâton, je suis sortie en tromble, tu vois, des toilettes, et j'ai dit à mon mec, comment on va faire, on n'a pas de prénom de garçon ? Il m'a dit, mais Elisa, t'es enceinte, genre, il y a à peine marqué que... Qu'est-ce que tu me racontes ? Moi, j'ai eu une espèce d'instinct par rapport au sexe de mon bébé, mais c'était un truc de fou. Personne ne pouvait me convaincre, du contraire. j'étais convaincue convaincu. Alors que tu vois, un petit peu naïvement, j'espérais une fille, je sais pas pourquoi. Et déjà, Aurore était dans ma tête, parce qu'en fait, quand j'étais dans tout le parcours PMA, je me disais, une fois, j'étais dans un train et je me disais, Aurore, j'aime bien, et puis c'est un peu le nouveau jour, tu vois, par rapport à tout ce qu'on a traversé et tout. Et en fait, je rate ma station de train et je descends à un arrêt. En fait, je me retrouve face à une affiche énorme où, en fait, c'était une expo. à Versailles et sur le thème de l'aurore le signe quoi donc la fille j'étais à fond sauf qu'en fait quand je suis tombée enceinte je me suis dit mais en fait c'est pas une fille donc je sais pas comment on va faire et en fait on avait choisi de pas demander le sexe donc on l'a pas demandé jusqu'au bout mais en fait quand mon fils on me l'a donné dans les bras si tu veux j'étais presque blasée j'étais là non mais c'est bon je sais c'est un garçon ouais je le savais et ils m'ont dit ouais ouais Merci.
- Speaker #1
Et donc ça veut dire que sur les listes que tu avais supprimées, tu n'avais pas vraiment d'idée de prénom de garçon ?
- Speaker #0
Si, mais en fait, c'était vraiment, je pense, le sujet sur lequel, avec mon compagnon, on n'était pas d'accord, mais vraiment, vraiment. C'est-à-dire que je ne lui ai jamais proposé un prénom de garçon qui, chez lui, avait fait tilt. À chaque fois, il trouvait ça un peu empoulé. Mais en fait, sauf Lazare. Lazare qui m'a toujours dit qu'il aimait bien, parce que moi, ça fait longtemps que j'aime ce prénom. on y reviendra. Mais en fait, il me disait, ah, c'est pas si courant que ça. Est-ce que, tu vois, dans sa tête... Et en fait, à un moment, il a été convaincu.
- Speaker #1
OK, donc là, t'es au tout début de ta grossesse quand t'es dans le train et que tu tombes sur cette affiche Aurore.
- Speaker #0
Non, c'était avant ça. C'était avant qu'on fasse le transfert. En fait, une fois que j'étais enceinte, c'était plus Aurore parce que de toute façon, c'était pas une fille. Donc du coup, ça pouvait pas être Aurore, tu vois.
- Speaker #1
Ça veut dire que de toute la grossesse, vous n'avez jamais discuté prénom de fille ?
- Speaker #0
Bah si, on s'est dit si vraiment. Ce sera aurore. Mais tu vois, jusqu'à la fin, donc juste avant l'accouchement. Si juste avant l'accouchement, j'ai eu quand même un petit stress où j'ai dit à mon mec, imagine là, je me suis plantée et en fait, c'est une fille, tu vois le truc. Et en fait, on s'est rendu compte que ça aurait été aurore, mais on n'était pas aussi convaincu que l'hasard, tu vois. Notamment, mon compagnon, il m'avait dit, moi j'aime beaucoup. beaucoup Madeleine, par exemple. Alors que Lazare, une fois qu'on était d'accord, si tu veux, il n'y avait plus... Personne ne pouvait nous convaincre du contraire pour tout un tas de raisons.
- Speaker #1
Ok. Donc, J1 de ton test de grossesse, tu te dis, vite, il faut qu'on choisisse un prénom de garçon. Comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Alors, en fait, ouais. Et du coup, après, il s'avère qu'en plus de tout ce qui s'était passé avant, ma grossesse a été aussi extrêmement rock'n'roll.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Évidemment, pas dans le bon sens du tout. terme, mais en fait, au premier trimestre, tu sais, en PMA, on te fait faire trois prises de sang obligatoires, en fait, pour savoir s'il y a une bonne évolution des bêtas. Et en fait, je fais deux prises de sang, les prises de sang sont très bonnes et la troisième, elle n'est pas très bonne. Donc, à ce moment-là, la gynéco de PMA me dit, la probabilité que ce soit une fausse couche, elle est quand même élevée. Donc, imagine, pareil encore, le train dans la tronche. en plus à On était au mois de juillet, donc c'était avril, mai, juin, juillet, à trois mois de ce qui venait de nous arriver. On s'est dit, ce n'est pas possible. Franchement, à un moment, on s'est dit...
- Speaker #1
Quand est-ce que le sort va arrêter de s'acharner ?
- Speaker #0
Exactement. Et en fait, ça va être... trois mois d'enfer. Nous, à ce moment-là, quand on l'apprend que le bêta, il est pas bon, on est à Orléans, sous un soleil de plomb, on a décidé d'aller se faire un week-end, mais en fait, il fait 45 degrés, enfin bon, je sais pas, la vibe était pas bonne, t'es désespéré et tout, machin. Et surtout, les bêtas qui augmentent pas très bien, ça me rappelle un peu trop ma grossesse extra-utérine. Et techniquement, vu que j'ai plus de trompes, je peux plus faire de grossesse extra-utérine à proprement parler, mais il y a toujours des cas extrêmement rares de grossesse qui se loge à des endroits chelous. Et en fait, quand on rentre, on écourte le week-end parce que franchement, de toute façon, voilà.
- Speaker #1
Vous n'aviez pas la tête à ça et les conditions s'y prêtaient pas.
- Speaker #0
Ouais, imagine quoi. Tu vois, on était désespérés. Enfin bon, ça ne sert à rien. Et on rentre à Paris et je commence à avoir mal à l'épaule. Et en fait, il faut savoir que quand tu fais une grossesse extra-utérine, alors les gens qui ont mal à l'épaule et qui sont enceintes, ce n'est pas forcément une grossesse extra-utérine. Attention. Ça peut être, c'est qu'en fait, c'est souvent quand tu perds du sang, en fait, tu peux avoir ce qu'on appelle une douleur. projetée à l'épaule. C'est-à-dire qu'en fait, elle est en bas, mais c'est une espèce d'irritation, en fait, et que tu ressens dans l'épaule. Et moi, je l'ai ressenti à chaque fois. Et donc, là, évidemment, je tape un énorme coup de stress et je dis à mon mec, écoute, je lui dis, là, dans une semaine, on part à Berlin. Je lui dis, je pars pas sans savoir où elle est, cette grossesse. C'est même plus la question de la fausse couche ou quoi. Là, j'ai besoin de savoir ce qui se passe dans mon corps et tout. Et en fait, je pars en trombe à l'hôpital Port Royal où j'ai fait ma film. Moi, je suis partie en mode, ils vont me dire que c'est une fausse couche, mais je veux savoir où elle est. Et en fait, j'attends, j'explique à la fille le taux de bêta HCG et tout. Déjà, elle regarde mes taux, elle me dit, moi, je ne suis pas aussi catégorique que vous êtes en train de faire une fausse couche. Et en fait, elle m'examine. Et elle me dit, mais madame, moi, je vois un cœur qui bat. Et en fait, là, moi, je me prends une claque. Je me dis, alors là, j'étais pas... Alors, le cœur qui bat, c'est un mini grain de riz qui clignote. Mais moi, je me prends une énorme claque parce que j'avais pas du tout anticipé qu'on me dise un truc comme ça. Moi, j'étais partie pour qu'on confirme la fausse couche, au moins qu'elle ait pas implanté à un endroit bizarre.
- Speaker #1
Ouais, t'avais pensé... qu'aux mauvaises nouvelles, en fait, et pas du tout au scénario. C'était aussi une manière de te protéger, probablement.
- Speaker #0
Tu vas voir, ça va être un peu la constante sur toute cette grosse, ça, malheureusement. Et en fait, je rentre, et je le dis, et c'est pareil, mon mec, il me regarde, on se regarde un peu en mode, qu'est-ce qui se passe ? Et j'envoie un message à ma gynéco de PMA, et ma gynéco, elle est quand même un petit peu réservée, et ce qui est normal. Il y a des gens qui pourraient dire, ouais, c'est pas très positif, mais en fait, moi, j'ai apprécié aussi ça, dans ma relation avec mon médecin, c'est qu'à matin toujours dit les choses de manière très honnête. Et en fait, elle m'a dit, ok, on prend l'info. Et en fait, c'est vrai que moi, après, c'est mon problème. J'ai lu des tas de trucs sur des forums. Enfin, je suis même allée sur des forums américains. Moi, j'ai un petit problème. Je vais loin dans le truc. Et aussi, il faut dire, c'est ce qui m'a un peu sauvé la vie pour ma première grossesse extra-utérine. Parce que je devais prendre un train pour rentrer. Et les médecins m'avaient dit non, mais c'est bon. Et je ne l'ai pas senti. En fait, j'ai fait une hémorragie quatre heures après. Et c'était aussi grâce à tout ce que j'avais lu sur la grossesse extra-utérine, etc., qui m'a... Donc depuis, j'ai gardé un peu ce toque parce que franchement, maintenant, c'est un peu un toque. Et en fait, du coup, je lis et tout. Et en fait, je dis à mon mec, non, mais il ne faut pas qu'on s'emballe parce que franchement, vu l'évolution des bêtas, il y a très peu de grossesses qui vont au bout. Et des cas qui sont les pires en pourcentage, on peut aussi faire partie des meilleurs. Ça a été mon cas. Honnêtement, avec mon augmentation, ma cinétique des bêtas HG, il y avait à peu près 15% de chance que j'accouche d'un bébé en bonne santé. Parfait, parce que c'était vraiment atypique. Et en fait, mon fils, il est né à 39 semaines en parfaite santé. Ça pour dire que la vie, elle est aussi parfois... Enfin voilà, on n'est pas toujours dans le pire scénario. C'est ce que j'essaye souvent de me répéter. Donc tout ça pour dire que je lui dis, bon écoute, on ne s'emballe pas. Parce que vraiment, on part à Berlin. Et en fait, après Berlin, imaginez quoi, elle m'avait dit, on va faire un contrôle qui vous fait sortir après de la PMA pour rentrer dans le parcours classique. Et elle m'a dit, là, on verra, là, à ce moment-là. Et nous, vraiment, on est hyper défaitistes, les optimistes. On se dit, ah, c'est bon, c'est mort. Je me pose même la question à Berlin de boire de la bière tellement je suis en mode, j'y crois pas du tout. J'en ai pas bu parce qu'on s'est dit, on sait jamais quoi. Mais voilà, mais à Berlin, je perds un peu de sang. Mais en fait, c'est super bizarre parce que tu vois, à Berlin, je perds un peu de sang. Et en même temps, j'ai mes seins qui trippent de volume. Je me réveille le matin, voilà, j'ai des nausées. Donc en fait, mon corps, il m'envoie des très mixtes signaux. Et on rentre, et juste avant l'échographie, on se dit, bon, on s'emballe pas. Et surtout, on se dit, bon, au moins, de toute façon, si c'est fini là, c'est bon et tout, mais on n'est pas du tout positif, quoi. Et en fait, on rentre dans la pièce et rebelote, quoi. Et il nous dit, là, il y a un cœur qui bat comme un cheval au galop. Le premier cœur, vraiment, c'est impressionnant. Et il nous dit, tout va bien, voilà, welcome, vous êtes enceinte et tout. Et là... Je me dis, tu vas te dire, mais vraiment, leur histoire de fou. Et en fait, c'est super, on se réjouit et une semaine après, je perds du sang. Mais genre, ça ne s'est pas arrêté jusqu'au bout. Et en fait, je vais perdre du sang jusqu'à l'échographie du premier trimestre. Et en fait, c'est à l'échographie du premier trimestre que le médecin me dit, en fait, vous avez un petit hématome, effectivement. Il me dit, là, il est minuscule, donc je pense qu'en fait, il se résorbe. Mais tu sais, je te fais ça en résumé, mais en fait, pendant trois mois, littéralement, ça a été je me réjouis, je perds du sang, Donc je me dis, c'est bon, on rentre dans le second trimestre. Sauf que moi, je suis extrêmement angoissée parce que forcément, si tu veux, tu vois... Le passif explique, t'es angoissant. Je vais revenir au prénom quand même, parce que c'est pas un podcast grossesse. Mais du coup, pendant tout ce premier trimestre, moi, Lazare, il est déjà dans mon esprit. Parce qu'en fait, Lazare, moi, je l'ai découvert parce qu'une copine à moi, elle était très amoureuse d'un garçon qui s'appelait Lazare. Quand j'ai découvert ce prénom, elle m'en parlait et elle était un peu, voilà, elle me parlait de l'histoire qui avait été un peu complexe et tout. Et moi, je n'arrêtais pas de me dire, putain, mais il est trop beau ce prénom. Vraiment magnifique. Tu vois.
- Speaker #1
Ce n'est pas il est trop beau ce mec, c'est il est trop beau ce prénom.
- Speaker #0
Ouais, voilà, moi, j'étais... Ah non mais ce prénom il est trop beau quoi, c'est la première fois que je l'entendais et je faisais pas du tout le lien avec la gare Saint-Lazare. Et donc du coup pendant ce premier trimestre de la grossesse tu veux, je sais pas, il y a ce prénom qui fait partie de ma liste. Il y en a plusieurs mais il y a celui-là.
- Speaker #1
Comme vous aviez des doutes pendant tout ce premier trimestre que la grossesse s'accroche, vous parliez quand même prénom comme un espoir ou au contraire c'était un sujet presque tabou parce que vous vouliez pas vous projeter ?
- Speaker #0
C'était un peu compliqué, vraiment dans tous les premiers moments, c'est-à-dire avant l'échographie de la T1, je te dirais qu'on n'en parlait pas vraiment parce qu'en fait ça me... C'est après l'échographie du premier trimestre où on m'a dit que ça allait bien, que là j'ai commencé potentiellement à lui en parler, mais mon compagnon, et c'est quelqu'un de rationnel encore une fois... Ça avait été quand même compliqué le premier trimestre. Quand j'ai commencé à lui parler de prénom, il était un peu là en mode... Je me rappelle d'une fois où on s'est un peu échaudé dans la rue, où il m'a dit « Écoute Elisa, là moi j'en suis pas là. » Et ce qu'avec le recul, je comprends. Ça avait été... C'était quand même compliqué de se concentrer sur des choses très « triviales » comme le prénom quand tu vis des montagnes russes depuis. Parce que bon, entre la perte de l'as, trompe-machin et tout. C'était quand même compliqué de se reconcentrer sur le bright side du truc. Mais ce prénom, on en avait déjà un peu parlé. Mais comme ça a évoqué, il m'avait déjà dit, ah, j'aime bien, mais je ne suis pas convaincue à 200%. Je me rappelle qu'une fois, après le premier trimestre, je lui avais dit, bon, on peut quand même reparler du prénom et tout. Et je lui dis, Lazare et tout, il me dit, ouais, ouais, j'aime bien, j'aime bien. Je lui dis, mais t'aimes bien à combien de pourcents ? C'est la relou ! Il m'a dit, je suis à 70%. Je me dis, 70%, c'est une bonne stat. Et Aurore, il me dit, non, Aurore, je suis à 90%. J'étais là, ouais, d'accord. Et en fait, au deuxième trimestre, je vais avoir un autre souci. C'est que très tôt, je vais avoir des contractions. Et en fait, je pense que mon stress n'aidait pas du tout. Mais rapidement, je sens que le bébé, il est bas. Et ça me stresse énormément, parce que je sens comme un poids. Et en fait, à 20 semaines, je suis hospitalisée en urgence avec un... Donc un col de l'utérus qui est ultra court. On est hospitalisé. Donc on parle de fausse couche tardive. Non mais attends, je te remets dans le truc. Imagine deux secondes notre état. En plus, il s'avère que le matin, il y a une anesthésiste qui vient, une jeune. Et en fait, elle nous fait un topo. Et en gros, elle nous dit, du coup là, l'enfant, il n'est pas viable. Voilà comment ça va se passer si jamais. Et là, pendant une heure et demie, elle nous dit qu'en gros, on va perdre notre bébé. Que comment ça va se passer ? qu'en gros, il va peut-être vivre une heure dans nos bras, que comment on va faire. Moi, je suis dévastée. Je dis à mon mec, mais comment je vais survivre à ça ? J'arriverai jamais à le tenir dans mes bras. Lui, il me dit, mais on peut pas le laisser tout seul. Non, mais le truc, mais... Bref, donc voilà. La sage-femme, elle nous récupère quand même une heure après dans un état, mais pas possible. Et en fait, elle arrive et elle nous dit, non mais attendez, on n'en est pas du tout là. Elle dit, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi on vous a briefé sur ça ? Elle était là, on en est vraiment, mais on n'en est pas du tout là. Donc encore une fois, les montagnes russes, nous, on est là en train de dire, c'est bon et tout. Et en fait, on reprend mon col, enfin, on recalcule mon col et en fait, il est remonté à des niveaux normaux. Et c'était la veille de mon échographie du deuxième trimestre. Alors, je suis quand même alitée. Je suis restée alitée pratiquement toute ma grossesse. Parce qu'en fait, mon col, il n'a pas arrêté de faire du yo-yo. J'avais des contractions. Enfin bon, jusqu'au bout, ça a été... Mais en sortant de cette échographie-là, j'ai dit à mon mec, je lui ai dit, on n'est pas religieux. Mais dans l'histoire du prénom Lazare, c'est un prénom religieux. Lazare, c'est celui qui revient. C'est celui qu'on croit mort et qui revient. Et je lui dis, là, après, ce qui s'est passé au premier trimestre, où on nous dit, Là, non, mais non, mais votre enfant, la grossesse ne tiendra pas. Que s'il tient. Deuxième trimestre, qu'on nous dit, ah non, mais là, vous allez perdre votre bébé et tout. Il est encore là. Et je lui dis, tu ne vas pas me dire qu'on ne peut pas l'appeler Lazare. Et là, il me dit, non, je suis d'accord. Là, ce n'est pas possible. C'est son prénom. C'est lui. Et à partir de ce moment-là, il n'y a plus jamais eu de doute sur son prénom. On savait que c'était ça. Parce que c'est celui qui revient. À chaque fois, on nous a dit, à chaque fois, on nous a dit, il ne tiendra pas. pas, ça ira pas, il va naître prématuré et tout. Et à chaque fois, à chaque fois, à chaque fois, les choses ne se sont pas passées. Il a déjoué tous les pronostics. Et je lui ai dit, c'est écrit, quoi. C'est son prénom, c'est lui, quoi.
- Speaker #1
C'est beau. Quelle montagne russe vous avez vécue pendant tout ce temps. C'est vrai que se raccrocher à la signification de son prénom aussi, ça pouvait aider à être un petit peu le rayon de lumière.
- Speaker #0
Ouais, ouais. En fait, après, on a trouvé plein d'autres Merci. choses qui font que c'était son prénom, tu vois.
- Speaker #1
Ok, vas-y, raconte.
- Speaker #0
Moi, j'ai grandi au Proche et Moyen-Orient, donc tu vois, j'ai été fille d'expat. Et j'aimais beaucoup dans le prénom Lazare. Je trouvais qu'il y avait une connotation un petit peu orientale, tu vois. Je voulais pas donner un prénom arabe parce qu'on n'avait pas d'origine nous-mêmes. Et en fait, je pense que là, tu comprends un peu comment je fonctionne. C'est-à-dire que j'aime bien détricoter les prénoms, vraiment. comprendre le sens et j'avais peur en donnant un prénom étranger, que ce soit de toute façon arabe ou quoi, de pas en capter toutes les subtilités du sens. Et en fait, je me disais j'ai pas envie de pas tout capter du prénom mais aussi le regard qu'on peut avoir sur ce prénom pour telle ou telle raison. Et j'avais l'impression qu'en donnant un prénom étranger, même joli, j'en maîtriserais pas tout. Mais du coup, Lazare, pour moi, il avait cette chose d'avoir un prénom qui avait une connotation et tu vois, c'est marrant parce que hum... On a quelqu'un qui vient à la maison pour nous aider par rapport au ménage et tout, et qui est d'origine marocaine. Et la première fois que je lui ai dit le prénom de mon fils, il m'a dit « mais c'est un prénom arabe ! » Et je lui ai dit « non, mais je comprends qu'il le pense. » Parce que la sonorité, ça me faisait, par rapport à mon histoire, qui a un attachement en plus particulier à ces sonorités-là, ça me plaisait. Donc il y a ça. Bien évidemment, l'histoire religieuse de Lazare et tout. L'attachement aussi que j'ai à cette amie qui m'a fait découvrir ce prénom, qui est quelqu'un qui est assez important dans ma vie pour plein de raisons et qui m'a aussi soutenue à des moments très difficiles. Le fait que ce soit par elle qu'on ait découvert ce prénom, pour moi, c'était aussi quelque chose d'important. Et après, pour mon compagnon, depuis qu'on se connaît, on est tous les deux des grands fans d'histoire et particulièrement sur la période de la première et la seconde guerre mondiale. Et en fait, on aime beaucoup, on se disait, on aimerait bien avoir un prénom de résistant. Et en fait, la première fois que je lui ai parlé du prénom Lazare, il m'a dit, ah, mais comme Lazare Ponticelli, le dernier poilu qui est décédé. Et en fait, il s'avère que Lazare Ponticelli, on habite en région parisienne. Et en fait, la dernière demeure de Lazare Ponticelli, elle n'est vraiment pas du tout loin de chez nous.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
ça avait du sens. Et puis après, il y a le résistant Lazar Ashline aussi. C'est un prénom qui nous plaisait bien de ce côté-là. Et puis, le dernier truc, mais ça, c'est plutôt anecdotique, c'est que quand on a annoncé le prénom à la naissance, le frère de mon compagnon, il lui a dit « Ah, mais c'est comme dans Interstellar, puisque la mission pour sauver l'humanité, elle s'appelle Lazarus. » Et en fait, c'est le film préféré de mon compagnon. Ah ouais,
- Speaker #1
il n'avait pas fait lui.
- Speaker #0
Non, non, non. Tu vois, on n'avait pas... on n'avait pas fait le lien. Mais voilà, tu vois, et en fait, après, on s'est dit, mais en fait, ce prénom, il coche toutes les cases.
- Speaker #1
Oui, vous pouvez le rattacher à plein de facettes de votre vie.
- Speaker #0
Exactement. Et surtout, moi, comme j'aimais beaucoup les prénoms, j'avais cette crainte de me lasser. En fait, je me disais j'aime tellement les prénoms que j'ai peur de donner un prénom et après de me dire, oh non, j'aurais dû donner celui-là. Quand je regardais ma liste de manière complètement détachée, sans être enceinte ni rien, Je me disais, comment je vais me dire ? Ah bah non, j'aurais dû changer d'avis. Et en fait, jamais je ne changerais d'avis. Lazare, mon fils, c'est son prénom. C'était écrit pour lui, pour toutes les raisons que je t'ai citées. Et j'ai encore une émotion particulière. La dernière fois, on écoutait un podcast, je ne sais plus sur quelle personne célèbre. Et en fait, il s'avère que cette personne célèbre, elle avait un frère qui s'appelait Lazare. Et je disais, mon mec, c'est fou. Quand ils ont dit, alors, et donc il avait un frère qui s'appelait Lazare. manger. Je sais que c'est le prénom de mon fils et je l'ai choisi, je l'ai donné. Mais quand je l'entends, je me dis toujours, il est trop beau ce prénom. Vraiment, ça me... Encore là, un an après, et j'espère que ça me restera toute ma vie, je le trouve trop beau. Ça me plaît trop son prénom.
- Speaker #1
C'est le signe supplémentaire s'il y avait besoin que c'était le bon prénom.
- Speaker #0
C'est ça, exactement.
- Speaker #1
OK, donc comme vous, vous ne saviez pas si c'était une petite fille ou un petit garçon. J'imagine que vous avez gardé le prénom secret. Est-ce que vous avez un moment gaffé ? Est-ce que vous avez partagé avec l'entourage aussi les prénoms que vous aviez choisis ?
- Speaker #0
Pour moi, alors nous, on voulait le garder secret jusqu'au bout et tout. Mais ma grossesse, elle a été super dure. Parce que j'ai quand même été alitée pratiquement jusqu'au bout. Avec d'autres hospitalisations, ça a été quand même un petit peu nerveusement difficile. Et en fait, là, à la 20e semaine, quand on a cru qu'on allait perdre le bébé, j'ai dit à ma mère le prénom parce qu'il fallait donner une réalité. à ce bébé en plus on nous annonçait tellement des trucs horribles et en fait ma mère est venue me voir pendant que j'étais hospitalisée et je lui ai dit quoi parce que elle n'a pas eu de réaction mais parce que le contexte était quand même un petit peu particulier tu vois ce que je veux dire donc tu t'attardes pas sur le prénom à ce moment là sur un bébé de 20 semaines tout à fait donc tu vois là il n'y avait pas de trop de sujets et j'ai craqué pour mon frère et ma soeur mais eux aussi ils en pou... En fait, mon frère et ma soeur, ils sont artistes, tu vois. Et en fait, ils ont fait une fresque dans la chambre de mon fils qu'ils ont peint. Et donc, ils sont venus à la maison. Et en fait, je sentais qu'ils n'en pouvaient plus, les pauvres. J'étais à 32 semaines. C'est interminable, c'est interminable. Et donc, du coup, j'ai dit les deux prénoms. Et eux, ça leur a... énormément plus dès le départ. Mon frère et ma sœur, ils ont vraiment beaucoup aimé. Et voilà. Et après, sinon, on l'a gardé secret jusqu'au bout.
- Speaker #1
Et il y a eu des réactions particulières à la naissance, quand vous avez annoncé plus largement le prénom de Lazare ?
- Speaker #0
Alors, ce qui est drôle, c'est qu'en fait, ma belle-sœur était enceinte en même temps que moi, puisqu'elle a accouché de son source deux mois après. On avait eu une discussion où on s'était dit... Parce que sa sage-femme lui avait dit « Attention, quand il y a des grossesses comme ça dans les familles qui se suivent très proches... » où en plus, nous, ils ne connaissaient pas le sexe non plus du bébé. Elle disait, attention, quand même, essayez de vous renseigner un peu sur la question du prénom histoire de ne pas faire un embouteillage. Et donc, en fait, on a eu ce... Et quand ils nous ont dit alors, pour le garçon, on leur a dit, alors là, les gars, on a zéro inquiétude. Vraiment, on n'est pas inquiets. On ne vous dira pas parce que vraiment, la probabilité... Et donc, quand il est né, ma belle-sœur m'a dit, effectivement, j'étais là, voilà.
- Speaker #1
Ils l'ont appelé comment ?
- Speaker #0
Maëlle. effectivement c'est pas le même registre c'est pas le même registre du tout mais c'est vrai que moi j'avais aucun doute mais ça leur va très bien en fait eux la raison pour laquelle aussi ils ont appelé Maëlle et tout ça leur va super chaque famille choisit en fonction et donc ça leur va top mais du coup c'est vrai qu'il y avait eu ce truc là un petit peu où on avait rien dit mais où la question du prénom est sortie Et les parents de mon compagnon, ils ont essayé, mais désespérément, en nous en proposant plein, en nous disant « Ouais, nous, on pense que c'est ça, est-ce que c'est ça, est-ce que c'est ça ? » Mais je pense qu'au final, ils ne pouvaient pas s'en douter une seule seconde. Ils n'avaient pas capté le style de prénom que ce serait. Non, ma belle-mère, elle m'avait parlé de Marceau. Et tu vois, moi, Marceau, c'était un prénom, quand j'avais 18 ans, j'adorais. J'adorais ce prénom, je trouvais qu'il était trop beau. Donc en fait, oui, je veux dire, c'est pas non plus complètement à côté de la plaque, mais c'était pas ce prénom en tout cas. Et les réactions, alors on en a eu plein. Alors bien sûr, il y en a plein qui nous ont parlé de la gare Saint-Lazare, évidemment. Mais ça nous dérange pas en fait, ça nous fait rire Quand on nous parle de ça En plus nous on est en banlieue parisienne Donc en fait je me dis ça lui rappellera aussi son ancrage parisien C'est pas... voilà Et mon père il y a eu un truc... Ah si je l'ai dit Mon père en avance aussi, pardon Mais parce qu'en fait quand au tout début de ma grossesse Ma grand-mère elle est décédée paternelle C'était d'une longue maladie C'était attendu, c'était évidemment très triste Mais j'étais enceinte vraiment du tout début Donc personne ne le savait Et en fait pendant l'enterrement Encore une anecdote, du coup, mon oncle, il me dit, ah, j'ai fait un arbre généalogique de la famille et tout, il me l'envoie. Et en fait, mon arrière-arrière-grand-père paternel, il s'appelait Lazare, quoi.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Truc de fou, ouais. Ouais, ouais, truc de fou, tu vois. Pas du tout, voilà. Et donc, j'ai teasé un peu mon père en lui disant, mais il est dans l'arbre généalogique. Mais il a mis du temps à trouver, parce que, bon, il est vraiment, tu vois, il est né en 1890, je crois. Donc, il est quand même assez... En fait, c'est le... père de son grand-père. Donc, mon père, quand il l'a su, j'ai senti qu'il était un décontent. En fait, ce qui est drôle, je te dirais, c'est que tous nos proches qui ont à peu près le même âge que nous, ils ont très bien réagi, la plupart. La plupart nous ont dit qu'ils aimaient bien, même que c'était joli et tout, que vraiment ça leur plaisait. La génération de mes parents, ils ont pris l'info. Et maintenant, ils aiment beaucoup parce que, évidemment, c'est incarné par une personne, mais... Les réactions étaient un peu plus décontenancées. Je ne te dirais pas qu'ils n'aiment pas ou quoi. C'est comme la première fois que tu entends quelque chose et que tu ne sais pas trop où te placer. Et la grand-mère de mon mec, il y a plus de 90 ans, elle a dit « Oh là là, ce n'est même pas ma génération » . On a l'air de dire « Non mais attends, ils sont allés chercher ça. »
- Speaker #1
C'est quoi ce prénom de vieux ?
- Speaker #0
De vieux, de vieux, carrément.
- Speaker #1
Même elle, quand elle est née, c'était démodé. Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Mais après, honnêtement, les Lazars, moi, je sais que c'est pas extrêmement courant, mais je connaissais déjà deux personnes sur Paris qui avaient appelé leur bébé, leur petit garçon Lazars. C'est pas non plus... C'est un truc qui est quand même sur le retour, je veux dire.
- Speaker #1
Absolument, ouais. Et puis la mode étant un éternel recommencement, tu vois, en fait, on le voit de plus en plus. Les anciens prénoms sont peut-être pas aussi vieux que ça, mais on le voit, les prénoms de nos grands-mères... reviennent beaucoup avec les Simone et compagnie.
- Speaker #0
Gisèle, quel prénom de ma grand-mère, moi. Oui, tout à fait. Donc, si tu veux, ce n'est pas non plus complètement incohérent. Les gens, pour notre génération en tout cas, je sais que ça peut paraître pour les autres générations vachement, tu vois, où est-ce qu'on a été le trouver. Mais en fait, quand je regardais même sur Instagram, maintenant les maternités, elles font des listes de prénoms qui viennent de naître et tout. Je disais à mon compagnon, en fait, des Lazars, il y en a, à un moment, il y en avait... 2 au mois de juillet, 1 au mois d'août je te dis pas qu'il va y en avoir pléthore par classe mais c'est pas non plus un truc je pense que la génération de mon fils tombera pas de 4 étages face à un Lazare donc ça a été un peu les réactions et en fait maintenant mes parents et mes parents ils aiment beaucoup parce que déjà c'est leur petit-fils plus il se fait appeler Laz qui est son surnom et tout le monde adore ce surnom c'est vrai que moi aussi je l'aime beaucoup il est assez cool Merci. Il y a une vibe aussi assez cool qui représente un peu la manière de nos familles et tout. Donc, en fait, finalement, voilà. Maintenant,
- Speaker #1
ici, ils sont faits. Ici, ils sont bien faits.
- Speaker #0
Mais je ne suis pas sûre que c'était une réaction particulièrement négative.
- Speaker #1
Oui, c'était plus de la surprise.
- Speaker #0
C'était, ouais, un peu décontensé, quoi.
- Speaker #1
OK. Et il a des seconds prénoms ?
- Speaker #0
Ouais. Alors, son deuxième prénom, c'est Manek. qui est un prénom qui vient d'un long dimanche de fiançailles de Sébastien Jappriso, qui est mon livre préféré, qui a été aussi adapté au cinéma. Je pense que beaucoup de gens l'ont vu. Et le personnage principal, il s'appelle Manek. C'est un prénom basque. Mais tu vois, ça, on ne l'aurait pas donné en premier prénom, parce que moi, j'aime beaucoup. En plus, c'est très, pour moi, significatif. Mais je ne maîtrise pas... tout là de ce prénom.
- Speaker #1
La culture basque, etc.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. En plus, certains m'ont dit qu'en fait, au Pays-Bas, ça se prononcerait plutôt Manèche. Ça a été utilisé dans le livre et dans le film. Mais en fait, il y a peut-être une transformation, une adaptation. Et en fait, c'est typiquement le genre de truc dans lequel moi, je ne voulais pas aller. C'est-à-dire que j'avais vraiment envie de maîtriser le prénom jusqu'au bout. et ses subtilités tu vois par exemple Lazare, il y a toute la question des lazaristes, d'ailleurs c'est pour ça que le prénom c'est aussi beaucoup perdu, c'est qu'à un moment ça faisait référence aux lépreux et donc du coup pendant des années on n'a pas donné ce prénom parce qu'il était associé à ça, je le sais je l'ai accepté, c'est pas une surprise c'est un truc, oui moi ça me dérange pas enfin tu vois ce que je veux dire, c'est pas un problème mais je le maîtrise tu veux, j'aurais été un peu embêtée de découvrir des trucs donc en fait tu vois typiquement ça lui va très bien en deuxième prénom parce que moi je l'ai donné Merci. par rapport à ce livre-là, qui est mon livre préféré, et par rapport au personnage, qui est un personnage au grand cœur, qui m'émeut beaucoup dans le livre. Et en fait, il y a certaines choses que j'aimerais transmettre à mon fils, ou en tout cas, qui sont des choses importantes pour moi. Mais c'est vraiment pour la littérature. Je ne pense pas que j'aurais pu le donner en prénom principal. Et son troisième prénom, c'est Lucas. C'est le prénom de mon frère.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Tu veux bien le décrire quand même en quelques mots pour savoir un petit peu sa personnalité ?
- Speaker #0
Ouais, alors il est très porté sur la mobilité. Chose qui, je pense, il a hérité beaucoup de mon compagnon qui a marché très tôt, qui a marché même plus tôt que mon fils. Mon fils, il ne marche pas encore, mais qui a marché genre vers dix mois, tu vois, donc très, très tôt. Mais mon fils, il s'est mis debout très vite. il a rampé très vite, enfin il s'est retourné très vite. On a été aux urgences à deux mois parce qu'il s'était retourné en une seconde, j'avais pas capté. Donc très sur la mobilité. Il rigole énormément, je pense comme beaucoup d'enfants, mais il est très très dynamique. C'est compliqué de l'occuper pendant plus de 30 secondes. Il est tout le temps, tout le temps, tout le temps en mouvement. Il est super speed. Et il est né le 1er avril, donc tout le monde lui dit que ça lui va bien, parce qu'il rigole beaucoup, c'est un petit clown. Donc voilà, pour l'instant, je te dirais que les traits de la personnalité, c'est que je pense qu'il va falloir quand même l'occuper pas mal, cet enfant. Ou en tout cas, le faire se dépenser physiquement.
- Speaker #1
Oui, ok, je vois, très chouette. On arrive aux questions de la fin. Est-ce que tu as un conseil à donner aux parents qui sont en recherche de prénoms ?
- Speaker #0
Je leur dirais que moi, j'aime énormément les prénoms, que j'aurais pu dans mes vies imaginaires en donner plein mais que je trouve que c'est important aussi de garder en tête que quand on sera enceinte il va peut-être y avoir une vibe différente, que toutes les listes j'ai même des copines qui ont jeté des listes carrément ça ne correspondait plus et surtout de donner un prénom qui a du sens parce que c'est tellement beau peut-être pas un sens aussi deep que nous on est allé mais ce que je veux dire c'est que vraiment attendre ce moment où le prénom, il est la somme de votre couple comme l'enfant, il est la somme de vous deux, parce que c'est une émotion particulière et que je ressens encore et que je pense que je ressentirai toute ma vie par rapport à ce prénom.
- Speaker #1
C'est très beau. C'est vrai que tu l'as très bien dit. Oui, c'est tout à fait ça. Donc, dernière question. Toi qui adore les prénoms, en plus, ça va très bien tomber. Un prénom de fille, un prénom de garçon à partager que tu n'as pas cité jusqu'alors.
- Speaker #0
Alors moi, il y avait un prénom que j'aimais beaucoup aussi, en dehors de Lazare, c'était Solal, qui a une petite vibe aussi un petit peu orientale que j'aime beaucoup. Je trouve ça très classe, mais mon compagnon n'aimait pas trop. Et puis, pour une fille, je dirais Edmé, qui est un prénom que j'adore depuis très longtemps et qui aujourd'hui est très à la mode avec le S pour Esmé. Mais moi, j'aime vraiment le D. D qui je trouve donne beaucoup de personnalité et Ondine aussi que je trouve très jolie pour une petite fille qui a un vieux prénom aussi mais que je trouve très beau super c'est très chouette très belles inspirations merci beaucoup Elisa d'avoir raconté toute l'histoire derrière le prénom de Lazare merci beaucoup Florentine de m'avoir permis de le faire parce que je suis très contente en fait de pouvoir le faire ça m'a vraiment plu donc merci beaucoup
- Speaker #1
J'espère que ça te fera un chouette souvenir comme ça, et que tu aussi pourras l'écouter. Et tu pourras le faire écouter à ton compagnon, parce qu'il ne se doutait pas que tu viendrais enregistrer. Certes, il est tranquille pendant une demi-heure, mais il faudra qu'il écoute l'épisode.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, tout à fait. Et puis, je n'ai pas fini de le saouler avec les pronoms, je pense. Je me doutais.
- Speaker #1
Quand tu as une passion, c'est pour la vie. Oui,
- Speaker #0
exactement. Merci beaucoup,
- Speaker #1
Florentine. A vous qui nous avez écoutés, merci aussi. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager à de futurs parents. Vous savez, ceux qui galèrent à se mettre d'accord et qui parcourent toutes les sources possibles en espérant avoir la révélation. Cet épisode, c'est peut-être la révélation qu'ils attendent. Si vous ou un de vos proches souhaite discuter avec moi d'un prénom, n'hésitez pas, contactez-moi sur Instagram, je vous mets toutes les informations dans la description de l'épisode. Allez, je vous dis à très vite.