- Speaker #0
Ne plus être professeure de français dans un établissement du ministère et devenir propulseur de rêve. Propulseur S-O-E-U-R. Et accompagnatrice en plongeon sur feuilles blanches pour plusieurs êtres humains. Ça, c'est wow. Je vous présente aujourd'hui Nathalie Beaulac. J'aime l'appeler ma hippie sister. En plus, on a un tatouage pareil. Je suis très heureuse. C'est ma petite hippie sister, les deux, on aime le peace, on aime l'amour, on aime le love et on croit au pouvoir de la fleur. Flower power. Nathalie a toujours eu envie d'écrire, puis pour y arriver, elle a décidé de partir en collectif. d'écriture. Ce coup-ci, c'est 20 femmes différentes à chaque tome. Chaque tome est reliée à un chakra et chaque livre est accompagné d'un séjour avec hébergement où chaque auteur est invité à l'introspection, ce qui donne naissance à une série de livres qui s'intitule « Là où poussent les lotus » . Si ça, c'est pas wow. Allô ? Wow ! Alors, sans plus tarder, Nathalie Beaulac. Je lis le début, en fait, la première citation au début du livre. À toutes ces femmes qui se sont déjà dit un jour. Puissent-elles trouver le courage, la force et l'amour de soi requis pour mettre en œuvre leur jour 1 ?
- Speaker #1
C'est-tu pas beau, ça ?
- Speaker #0
Bon, bien, c'est parti. All right. OK.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
J'en reviens pas que tu sois venue de Drummondville juste pour me voir.
- Speaker #1
Bien, c'était tellement une rencontre. Ah ! Le moment qu'on a eu avant ça ensemble, tu sais, sur Zoom, la connexion a été immédiate puis, je pense, foudroyante dans un bon sens. Oui. Pour moi, c'était naturel de faire la route.
- Speaker #0
Là, je veux savoir comment s'enregistrer. Je te demandais, comme là, dans le fond, tu as fait des ateliers pour deux chakras, deux tombes. Oui. Là, tu es rendue où ? Vous allez... Tu me disais que tu allais...
- Speaker #1
Là, au moment, aujourd'hui, au moment où on enregistre, dans trois semaines et demie, on lance le tome Chakra Racine.
- Speaker #0
Prenez sans doute.
- Speaker #1
Oui, le 22 mars à Drummondville. Puis j'aime tellement le principe de lancement qu'on a créé, comme une bibliothèque humaine. C'est un peu comme un speed dating littéraire, mais c'est tout dans le même livre. Fait que les 20 autrices sont là, c'est les gens, les invités qui se promènent d'une autrice à l'autre.
- Speaker #0
Ah, c'est bien cool.
- Speaker #1
À chaque 3 à 5 minutes pour aller écouter l'extrait. Puis c'est délicieux comme ça. Puis là, en janvier, on a commencé l'écriture du tome Chakra sacré. Les femmes terminent cette semaine l'écriture de leur texte. Puis, and so on. En juillet, on commence le plexus solaire.
- Speaker #0
Tu as combien de personnes ? Est-ce que le nombre d'autrices augmente à chaque tome ?
- Speaker #1
On maintient ça à 20.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Je ne sais pas, il y a comme une vibration spéciale à 20. Puis, c'est un chiffre. qui est important dans ma vie, que j'ai réalisé plus tard, mais en bateau dragon, qui est comme mon sport de ma vie, on est 20 rameurs. Puis, pour moi, rassembler des gens dans le bateau, c'était super facile. Puis je voulais amener ça dans d'autres sphères de ma vie, cette facilité-là à rassembler les gens. Puis, quand j'ai commencé à parler de l'aventure d'écriture, Les gens sont arrivés et bizarrement, ça a arrêté à 20. Mais j'ai fait, OK, c'est un signe. C'est donc, wow, ça. C'est pour ça.
- Speaker #0
Ça marche, 20 autrices. Je sort tout de suite à une question plus tard que je voulais te poser, mais je vais la poser maintenant parce que c'est ça, c'est des autrices. Est-ce qu'à un moment donné, tu penses qu'il va y avoir place à un tome masculin.
- Speaker #1
C'est prévu !
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Il y a déjà plein de belles... Je suis très contente d'entendre ça. Ben oui, ben... Historiquement, les femmes, on a besoin d'être reconnues. On veut être reconnues, puis on veut prendre notre place. C'est parfait. Mais je pense que dans le monde d'aujourd'hui aussi, nos hommes ont... Ils en vivent des affaires, là, puis eux aussi, ils s'épanouissent de la même façon que nous. On est des humains à la base, là. On vit tous la même chose. Puis j'ai vraiment le goût aussi de donner une voix à ces hommes-là qui vivent des choses extraordinaires, qui se transforment de façon époustouflante. Puis...
- Speaker #0
Je suis contente parce qu'aussi, leur façon de se développer puis leur perception des choses est masculine. Puis c'est une perception souvent qui est complètement différente de la nôtre. qui va être racontée d'une autre façon. Oui. Ça va être intéressant. Est-ce que tu vas refaire tous les tomes, mais masculins ?
- Speaker #1
Je ne le sais pas. Ah oui ! Lâche-moi pas un Ausha. Mais quand le projet m'est arrivé, ça a monté, descendu dans l'énergie à travers mon corps. Puis là, je me suis dit, OK, c'est le message de l'univers. Je vais complètement m'abandonner parce qu'au départ, je pensais qu'il y aurait juste un livre. Moi, c'était un One Night Stand Project. Wow ! Puis, quand tout ça s'est arrivé et que ça a déboulé, je me suis dit, OK, univers, tu veux que ça se vive comme ça ? Tu veux que ce projet-là se manifeste comme ça ? Je m'abandonne. Je veux être ton instrument, puis let's go.
- Speaker #0
Wow ! Bravo !
- Speaker #1
Je fais une petite pause.
- Speaker #0
Je vais juste… arranger l'éclairage ici parce que là, j'ai tassé pour pas que t'aies de reflet, mais je veux éclairer ton motif. D'accord. On se suspende, ça fait qu'il va peut-être faire chaud pareil. C'est pas grave.
- Speaker #1
On va se sentir dans la République.
- Speaker #0
Ah oui, c'est beaucoup mieux. Bon. OK, excellent. Ça va être ça. OK, on continue. Là, j'ai vu, tantôt, t'as fait un post.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Sur lequel était écrit praticienne en thérapie narrative. J'ai eu des petits frissons. Je trouve ça tellement beau. Oui. Là, c'est ça, je découvre que c'est un titre. Dans le fond, tu vas être une certification de ça. Oui.
- Speaker #1
Comment ça va ? C'est un parcours en ligne avec beaucoup de formations, puis beaucoup d'écritures. Puis c'est vraiment une formation de thérapeute. Puis c'est un beau parcours. Je vais avoir beaucoup de plaisir, je vais passer beaucoup de temps là-dessus. Mais je me suis rendue compte qu'à travers l'écriture, depuis... Mon Dieu, moi, j'écris depuis à peu près toujours.
- Speaker #0
OK, partons du début.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
partons du début. Partons du début. Pourquoi l'écriture ?
- Speaker #1
Pourquoi l'écriture ? Bien, mon Dieu, avant, ça part de loin. Je n'étais même pas à l'école, encore que je tenais un crayon. puis que j'écrivais. Je faisais des barbots au début, mais j'imaginais des mots dans ma tête, puis je disais en même temps ce que je barbouillais puis ce que j'écrivais, entre chevrons. Puis avant même d'entrer à la maternelle, je savais écrire. Je formais bien mes lettres, j'écrivais maman, papa, mon nom, le nom de mon frère, le nom de mes tantes. Mes grands-parents, j'écrivais tous mes chiffres jusqu'à 12. Pourquoi 12 ? Parce que j'écoutais C'est The Mystery. Mais c'était ça. Puis pour moi, l'écriture, ça a toujours, toujours, toujours fait partie de ma vie. J'ai dit souvent que je suis une œille avec un crayon d'un mâle.
- Speaker #0
Bien oui, on dirait.
- Speaker #1
Oui. Puis avec le temps, bien, tu sais, le journaling, les journaux intimes. Puis je me suis rendue compte que je me livrais beaucoup à travers mon écriture. que je m'apaisais beaucoup aussi à travers mon écriture. Puis c'est un peu ça qu'on fait aussi à travers « Là où poussent les lotus » . Puis quand j'ai commencé mon parcours en coaching, c'était vraiment ça aussi, c'était d'aller apaiser les tourments à l'intérieur, les tempêtes qu'on vit pour ramener les étoiles dans nos yeux. On a-tu besoin de ces étoiles-là ?
- Speaker #0
On en a besoin, ce livre.
- Speaker #1
Fait que, pis là, ben, d'aller amalgamer tout mon parcours de coaching avec l'écriture, là, dans l'opposé lotus, c'était comme « what ? » .
- Speaker #0
Fait que t'as tout le temps plus été porté vers l'écriture.
- Speaker #1
senti réaliste que d'aller vers la fiction puis transposé dans des autres époques ou de moi ben j'aime ça aussi écrire de la fiction mais quand c'est de la fiction c'est de la grosse fiction je suis un fan fini de science fiction de monde complètement éclaté star wars amène moi là ce qui est super héros aussi l'univers marvel univers d'ici ça me ça me
- Speaker #0
Je suis curieuse de lire une petite nouvelle de toi.
- Speaker #1
Ah, bien, peut-être que je publierai ça un jour.
- Speaker #0
C'est dans mes livres.
- Speaker #1
Puis moi, je suis comme... Je suis une fan de petites vites. OK. Fait qu'écrire un... Ah oui, dans toutes les sphères de ma vie, je suis une fan de petites vites. Mais j'aime ça, les plaisirs, les petits plaisirs, mais vécu intensément. C'est comme là, ce matin, le moment qu'on prend ensemble, c'est magnifique. petite vitre. Elle est juste parfaite. Puis, quand j'écris, c'est la même chose. J'aime écrire des choses courtes, mais intenses, où c'est punché, où l'imaginaire est sollicité, où les émotions sont sollicitées maintenant, immédiatement. C'est comme ma petite marque de commerce. On a toutes notre style.
- Speaker #0
Oui. Dans le fond, toi, ça serait un recueil de petites histoires fictives, si jamais il y avait lieu.
- Speaker #1
Ça ferait bien du sens. Je vais mettre ça aussi dans mes jetons.
- Speaker #0
Puis là, c'est ça. Dans le fond, moi, j'aimais ça parce que là, t'enseignais au primaire,
- Speaker #1
toi ? Au secondaire.
- Speaker #0
Au secondaire. Hé, wow ! Le groupe le plus... Soit ils aiment bien ça, soit ils veulent rien savoir,
- Speaker #1
là. Oui, oui.
- Speaker #0
Bon, mais revenons à nos petits chats. Fait que le plaisir... Là, c'est ça. on voit ton titre sur Instagram, c'est ta complice linguistique. Oui. Fait que dans le fond, à qui s'adresse cette complice-là, avec qui elle va venir aider. Parce que moi, je suis sous l'impression que tu aides aussi des auteurs. Tu peux être une lectrice aussi, non ?
- Speaker #1
Oui, bien, c'est intéressant que tu me poses cette question-là. Ça m'a amenée à revisiter le début de la complice linguistique parce qu'au départ, moi, je faisais de la correction de texte pour des entreprises et des entrepreneurs. OK. Fait que tout ce qui était site web, blog, réseaux sociaux, documents ARH, je faisais de la correction puis de la traduction aussi. Puis à un moment donné, j'étais en voyage avec des amis entrepreneurs, puis il y en a une, elle me dit, « Nathalie, j'aimerais ça écrire un livre, mais je ne sais pas comment faire. Je veux... » Puis là, elle m'expose son idée. Elle me dit, « Serais-tu capable de m'accompagner ? J'ai confiance en toi. Moi, je t'aime comme humain, puis j'aimerais ça faire ça avec toi. » Là, je me suis sentie bien challengée. J'ai fait, bien, c'est un peu ça que je fais dans ma job à l'école. Pourquoi je ne le ferais pas dans le privé aussi ? C'est comme ça que mon accompagnement aux autrices, la bêta lecture est arrivée. 90 % de mon entreprise maintenant, c'est ça. Puis, j'aime ça.
- Speaker #0
Mais c'est fou, hein ? Dire oui, en général, dans la vie, ça nous amène... exactement où est-ce qu'on doit être.
- Speaker #1
Ben oui ! On doit tellement être plus des yes-men.
- Speaker #0
Ouais. Ouais, de pas avoir peur de se lancer, tu sais, c'est comme si c'était des appels à aller vers soi, tu sais.
- Speaker #1
Ouais. Ben, tu dis ne pas avoir peur, là, la peur, elle est là, pareil, là. Hé, tabarouette ! Ah,
- Speaker #0
j'aime ça que t'en parles !
- Speaker #1
Il y a des choses, là, que je sais qu'il faut que je fasse des moves, des pas qu'il faut que je franchisse. Ils me foutent la chienne.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Sérieusement, là, j'en shake. Bien, la semaine passée, j'ai envoyé un courriel à Ginette Renaud.
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Ça m'a secouée, là. Puis c'était suite à une conversation qu'on avait eue au salon de l'éveil. Puis elle m'a dit, tu m'écriras. Ah ! OK !
- Speaker #0
Mais oui, parce que quand même, c'est une belle femme.
- Speaker #1
Oui ! Elle a l'air à dire oui,
- Speaker #0
justement. C'est l'air d'une femme.
- Speaker #1
Puis je t'en parle, j'ai encore le frisson. Puis après ma discussion en personne avec Mme Renaud, je pleurais de joie, de gratitude. Mon Dieu, elle m'offre encore plus que ce que j'avais l'intention de lui demander au départ. Je n'ai même pas eu le temps de poser ma question. Ah,
- Speaker #0
bien là, on veut un scoop.
- Speaker #1
Non. Il va falloir le seul séméroso pour le savoir. Mais, puis là, quand je lui ai écrit le courriel pour faire la suite de notre conversation, puis là, il était écrit, il était à mon goût, mais je frémissais. de lui envoyer, d'appuyer sur « Envoyer » . J'avais tellement peur. Je l'ai fait en même temps que j'ai fait une story pour me challenger et dire, OK, il n'est pas question que je « back » là-dessus. Il n'est pas question que je revire de bord. Fait que, ouais, j'ai fait une story en direct. Je dis, bon, bien là, gang, je fais ça avec vous autres. J'envoie un courriel vraiment important qui va être un gros game changer pour l'aventure de l'eau, pas sur les lotus. Puis... J'envoie ça avec vous autres. Fait que là, Ginette Renaud, si vous êtes vite, Ginette Renaud, là-haut, poussez-le là-dessus. Il y a quelque chose qui va se passer.
- Speaker #0
Oh, bravo !
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Bravo. C'est ça, la vie, c'est une série de se lancer dans le vide.
- Speaker #1
Ben oui.
- Speaker #0
Puis c'est pas de se lancer dans le vide, t'as quand même un filet, là.
- Speaker #1
Tout le temps.
- Speaker #0
C'est pas se lancer dans le vide pour se lancer dans le vide, c'est quand même suivi d'une démarche.
- Speaker #1
Oui, puis ce que je trouve vraiment extraordinaire là-dedans, dans ce lâcher-prise-là, c'est que, puis dans cette confiance-là, quand on est toujours dans le présent, c'est que, justement, il y a une confiance à avoir qu'il y a une force plus grande que nous qui va être là pour nous apporter les bonnes personnes pour nous soutenir.
- Speaker #0
Oui, exact. Puis là, mais là, c'est ça, je reviens à ma question. Oui. Complice linguistique de qui ?
- Speaker #1
Fait que là,
- Speaker #0
dans le fond, voilà.
- Speaker #1
Fait complice encore des entrepreneurs, mais de plus en plus des femmes qui ont envie de se lancer dans l'aventure d'écriture.
- Speaker #0
OK, on s'en va plus vers ça, là.
- Speaker #1
Oui, puis parce que, au-delà de "Là où pousse les lotus", qui est comme tester l'eau du bain de l'écriture, bien, j'accompagne des femmes qui sont... L'eau du bain ? Bien oui, l'eau du bain. Ah, l'eau du bain ! Oui, on teste l'eau du bain. Tu te rends pour l'orteil dedans, avant de te garocher. Bien oui, bien oui, bien oui. Fait que c'est ça. J'ai cette façon-là de faire pour celles qui veulent voir, est-ce que c'est pour moi, est-ce que ce n'est pas pour moi, se rassurer. Puis après ça, combien de femmes, après avoir vécu cette expérience-là, se disent, je veux écrire mon livre à moi, j'avais déjà ça comme idée, mais là, c'est comme, OK, on y va. Bien, parfait, je suis là aussi pour ces femmes-là. Puis même, j'accompagne des auteurs qui en sont déjà à leur deuxième, troisième, quatrième livre.
- Speaker #0
Ah, wow !
- Speaker #1
Oui. Bien, je pense que c'est le lien de confiance qui est créé, qui fait que ça fonctionne bien.
- Speaker #0
Puis là, c'est le fun parce que là, tu vas aller chercher l'outil de thérapeute narrative, dans le fond. Tu vas vraiment pouvoir accompagner parce que le fait d'écrire puis de se dévoiler sur papier, ça amène... des émotions, on va se le dire, des fois ça doit ouvrir une ancienne blessure.
- Speaker #1
Ah oui, bien des fois, à travers l'écriture, justement, on le voit avec les Lotus Ladies, quand ils se disent souvent, moi je voulais parler de telle affaire parce que je pensais que j'avais outrepassé ça, j'avais guéri ça, puis que... Oh, pelaye !
- Speaker #0
Il restait un petit peu de bourroux là-dedans.
- Speaker #1
Bien oui, puis c'est correct. Hum, hum. Tu sais, puis... C'est un peu comme un oignon, là. Tu prends soin d'une couche, puis d'une autre, puis bon, Yann, à un moment donné, tu te dis, je vais-tu arriver au cœur de ça ? Mais avec la thérapie narrative, là, on va pouvoir vraiment aller creuser jusqu'au cœur du problème ou de la contraction ou du trauma, puis aller changer le narratif de la personne par rapport à ça, puis ça... perception puis aller...
- Speaker #0
C'est une reprogrammation, dans le fond, un peu. C'est neuro-linguistique.
- Speaker #1
Oui. Il va y avoir encore de l'apaisement fois 12 milliards. Wow !
- Speaker #0
Je vais le montrer, le livre,
- Speaker #1
dans le fond. Ah oui, vas-y. Il est tellement beau.
- Speaker #0
Et moi, je veux écrire dans le chakra du cœur. Oui, j'ai vraiment hâte. J'ai vraiment hâte. Là, il reste encore une place. Je n'ai pas de... Oui. OK.
- Speaker #1
Il reste une place. Je t'ai mis officiellement sur ma liste d'attente, oui. Oh,
- Speaker #0
yes. Non, mais je vais même t'envoyer sur me sous aujourd'hui.
- Speaker #1
Quand ce sera requis.
- Speaker #0
Ah non, je suis très, très contente. Moi, je pense que c'est le temps de... J'ai une question. Ça tente-tu ?
- Speaker #1
Mais ah, moi, j'aime ça jouer.
- Speaker #0
Bon, puis j'ai une question.
- Speaker #1
J'aime ça les tirages. Ah,
- Speaker #0
il y en a deux. Tu peux décider de lire les deux, une après l'autre.
- Speaker #1
Oui, deux pour un. OK. Ah, ouais. Mon accord de temps préféré.
- Speaker #0
Ah, je l'ai...
- Speaker #1
Pourquoi ? Oui. Ah, puis l'autre après,
- Speaker #0
j'ai répondu.
- Speaker #1
C'est quoi ? OK. Mon verbe préféré.
- Speaker #0
Ah, je les aime tellement. C'est que je suis en l'air. Parce que tu vois, tous mes podcasts, j'ai essayé de... Je voulais que chaque épisode soit un verbe d'action. Parce que les êtres qui sont magnifiques, souvent, sont dans le faire. C'est là qu'on retrouve le magnifique de chaque être humain aussi. Tout chaque être humain, je trouve, qui est la représentation d'un verbe. Oui, mais vas-y, go !
- Speaker #1
Mon temps de verbe préféré, c'est plate parce que c'est un temps de verbe qu'on n'utilise plus du tout. C'est l'imparfait du subjonctif.
- Speaker #0
Que je sois... Tellement bonne !
- Speaker #1
que vous eussiez fait.
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Que vous eussiez fait, ouais. Ou que juste participer à ce podcast tout à fait inspirant. Ouais.
- Speaker #0
Pis ça, quand elle,
- Speaker #1
je crois,
- Speaker #0
elle lise. Jamais.
- Speaker #1
Jamais. Mais moi, je trouve ça beau, je trouve ça poétique. Je trépends un peu sur Bridgerton.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Parce que, tu sais, c'est ce vocabulaire-là qui est aussi, tu sais, je pense que... On est dans du musique. Oui, c'est toute la musicalité du latin, du français qui est là, qui est comme, oh mon Dieu !
- Speaker #0
As-tu déjà écrit avec ça ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non ?
- Speaker #1
Bien non, à part dans des cahiers d'exercice où on faisait de la drill de temps verbaux. Jamais, jamais. Mais ça serait intéressant, ça serait un exercice vraiment intéressant à faire.
- Speaker #0
Peut-être même dans un... Parce que c'est toi, c'est-tu toi qui fait le début ?
- Speaker #1
Ah oui, dans le... Pas la préface, mais l'avant-propos. Oui,
- Speaker #0
dans l'avant-propos. C'est avant-propos en...
- Speaker #1
En l'imperfait du subjectif. Oh ! Ce sera un beau sport olympique. Oui. Oui, oui. Je ne suis pas un défi brel. Mais non. Allons-y.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est un beau temps.
- Speaker #1
Oui. Mais sinon, mon deuxième préféré, c'est le présent. Le présent, pour ce qu'il représente, tu sais, son synonyme, c'est cadeau.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est un cadeau inestimable qu'on a d'être ici présentement. Puis le présent aussi parce que c'est tellement apaisant le présent. Quand on s'autorise à être totalement présent ici maintenant, on n'est pas dans la colère ou le regret du passé. On n'est pas dans cette nostalgie-là. Puis on n'est pas dans le stress puis l'anxiété du futur. J'aime beaucoup le présent pour ça.
- Speaker #0
Puis je suis entièrement d'accord. Puis moi, j'écoute beaucoup Michael Singer, cet ancien Life on Theter. Puis il n'arrête pas de nous rappeler que c'est comme si l'univers se dévoile devant nous puis on est les seuls à vivre ce présent-là. Ce qui se déroule devant nous, c'est un cadeau. Il faut en profiter parce qu'on est la seule personne à vivre cette expérience-là de ce présent-là. Bien oui. Fait qu'on revient à ça, oui. Bien oui. Oui, c'est vrai que le présent,
- Speaker #1
c'est comme... Il y a autant de présents qu'il y a d'êtres humains sur Terre.
- Speaker #0
Oui, donc plein de livres.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Oui. Oui. Ton verbe ?
- Speaker #1
Mon verbe préféré, c'est embrasser. Embrasser, puis pour tous les sens que ça a. Embrasser avec les bras, parce qu'au départ, c'est ça. C'est avec les bras. C'est accueillir. Autant dans l'agréable que dans le désagréable. Quand on accueille, on passe à un niveau différent. Puis embrasser, embrasser avec la bouche, ça goûte bon.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on peut embrasser des expériences, embrasser des événements.
- Speaker #1
Embrasser qui on est.
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #1
Tellement. J'adore ce verbe-là.
- Speaker #0
Je t'en fis jeune. Oh oui ! Je t'en fis jeune. Ah, encore deux, je les ai mal coupées. Oh ! Un adjectif qui n'est plus assez utilisé selon toi.
- Speaker #1
Réfléchir. Puis, bizarrement, ironiquement, il a fallu que je pense longtemps. Ah oui ? Il a fallu que je réfléchisse sérieusement.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Ah oui. Puis, je vais... C'est pas trop,
- Speaker #0
c'est trop bien drôle.
- Speaker #1
Quelque chose à réfléchir,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Oui, ou quelqu'un de réfléchir. Aujourd'hui, on veut tellement que ça aille vite. On veut déjà qu'une... tâches soient terminées ou qu'une rencontre soit terminée avant même qu'elle ait commencé, on gère nos agendas comme... Ah ouais, encore plus vite, plus vite, plus vite. Oui, puis on pense, on prévoit des choses comme 2, 3, 4 ans à l'avance. Quand on est... Quand on prend le temps de réfléchir, puis d'être réfléchi soi-même, je trouve qu'on fait les choses avec beaucoup plus d'intentionnalité, beaucoup plus d'encoeur aussi, puis ça nous évite de dire des niaiseries. Quoique, des fois, les niaiseries, ça peut être un beau petit quiproquo bien classé, mais de prendre le temps de réfléchir, puis d'être réfléchi aussi. Trouturé. Oui. de faire les choses, d'être dans l'intentionnalité. Fait que, oui, cet adjectif-là...
- Speaker #0
D'être dans l'intentionnel, oui.
- Speaker #1
Oui. Puis ça ramène au présent. Tout est dans tout. Voilà,
- Speaker #0
tout est dans tout. Si on aime ça, dire ça, tout est dans tout. Oui, oui. C'est une phrase. Puis, c'est ça, toi, dans le fond, c'est... Pour revenir, je suis en train de tout et dans tout de façon réfléchie, parce que là, c'est toi qui s'occupe, on est en auto-édition. Oui. On va parler de ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En auto-édition, avais-tu déjà fait ça ? Comment qu'on se lance dans l'édition ?
- Speaker #1
On se lance un peu comme un chien dans un jeu de quilles.
- Speaker #0
Oui, vraiment ?
- Speaker #1
Je n'avais aucune espèce d'idée de comment ça marchait.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Aucune ? Oui,
- Speaker #0
tu es partie de zéro.
- Speaker #1
La seule chose que je savais profondément, c'est que je voulais que ce projet-là, de sa naissance à sa publication, que ça se fasse dans la même année. Je ne voulais pas attendre après une maison d'édition que ça passe au comité de sélection, puis de devoir le réécrire 28 fois, puis que ce soit publié dans quatre ans. Je me disais, c'est ici, maintenant, qu'il faut que ça se fasse. Puis s'il faut que je prenne ce projet-là en charge de A à Z... je vais le faire. Wow ! Puis, j'avais déjà une petite expérience à l'école, tu sais, de journaux étudiants, de toutes sortes de publications, X, Y, Z. Donc, pour moi, ça allait de soi. C'était correct. Puis je me suis dit, bien, moi, j'aime ça apprendre. Bien, je vais apprendre. C'est fait par quelqu'un, l'auto-édition. Ça n'a pas été inventé pour rien. Bien, je vais le faire moi aussi, puis let's go.
- Speaker #0
Vous êtes un nom de boîte d'édition ?
- Speaker #1
Non, tu sais, je... C'est comme un auteur indépendant. Puis c'est moi qui fais... J'inscris le copyright. Je fais les demandes de numéros ISBN. Moi-même, tout seul, comme une grande. Puis genre, c'est ça. C'est le petit code-barre, là, en arrière. Il y a des numéros en dessous. OK. Bien, si on demande ça à la... OK, c'est ça, on parle de ça. Oui. À la Bibliothèque nationale, je ne me rappelle plus.
- Speaker #0
Ah, parce que c'est comme un artiste international ?
- Speaker #1
Oui, bien, c'est national. C'est au Canada. Là, c'est à la Bibliothèque nationale du Canada. Il faut envoyer des exemplaires. C'est nous qui le distribuons. La différence avec la maison d'édition, c'est que là, c'est nous, l'auteur indépendant, qui est responsable de la distribution des livres.
- Speaker #0
C'est à vous, c'est à nous. Ça va être à aller le vendre dans des librairies indépendantes aussi. Il y a moyen d'aller...
- Speaker #1
Oui. Via nos réseaux, via nos sites web, via partout.
- Speaker #0
Les bibliothèques, les salons, voyons comment, pas les salons, mais chaque municipalité, souvent dans les bibliothèques, ils font des événements.
- Speaker #1
Oui, chaque autrice est invitée à participer à ces événements locaux aussi. Je le laisse très libre aux femmes. Moi, c'est pour ça que je pense que dans une autre vie, j'étais trockeur. Parce que moi, j'aime ça. Trocœur,
- Speaker #0
camionneur ?
- Speaker #1
Oui, oui, camionneur. On va peut-être aussi faire du truc, un peu de tout. J'ai eu 12 millions de vies. Mais probablement que j'étais camionneur parce que j'aime vraiment ça faire de la route. Puis j'aime ça me promener, aller visiter justement des petites librairies, des bibliothèques. Puis le livre, celui que tu tiens dans tes mains présentement, bien...
- Speaker #0
Merci. Refusé. Pardon, c'est ma belle Billy. Hey, c'est correct, je vais reprendre. Attends, on est arrêté. Billy, je suis en entrevue. Hein ? Je peux te trapper plus tard ? À quelle heure ? Je n'entends rien. On se parle plus tard. OK, bye, je t'aime, bye. Ma petite Billy d'amour et Colin. Ah ouais, caméra embarque. C'est la séance, ça doit être nos énergies, on est en train de... Eh oui, on donne, puis là, ça veut pas. Là, on parle de trois cœurs, hein ?
- Speaker #1
Je sais où je suis rendue.
- Speaker #0
Voyons donc. Come on. Dual cam. Il ne veut pas me mettre en mode caméra. Tour. OK. Unable to connect to audio. Ah, c'est à cause de ça. Please try again. On l'a-tu ?
- Speaker #1
On l'a-tu ?
- Speaker #0
Oui. Attends, attends. Oui, OK, on l'a.
- Speaker #1
Yay !
- Speaker #0
Ah, mon ami d'amour. OK. OK, bon. Oui.
- Speaker #1
Fait que celui que tu tiens dans tes mains, il est dans le réseau des bibliothèques municipales. Toutes les bibliothèques municipales qui sont affiliées au réseau Biblio peuvent l'avoir, parce que moi, je l'ai déposé à la bibliothèque de mon village, à Saint-Germain. Puis, mettons, tu es à Sept-Îles, puis ta bibliothèque municipale, elle fait partie du réseau biblio. Tu peux demander au Pouce les Lotus, puis tu vas l'avoir dans une semaine, une semaine et demie.
- Speaker #0
Ah ! OK. Fait que moi, je pourrais le faire avec ma bibliothèque ici à Laval.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça a-tu été fait ? Y a-tu quelqu'un qui a poussé là-dessus ?
- Speaker #1
Je ne sais pas. Il faudrait que j'aille voir. OK.
- Speaker #0
Bien, je pourrais aller voir aussi.
- Speaker #1
Bien oui.
- Speaker #0
C'est ma petite bibliothèque Germaine-Guevron. Wow ! Fait que là... Puis toi, comment t'as fait pour aller choisir ? Il faut quand même faire relier cette affaire-là. Oui,
- Speaker #1
bien, tu sais, je te disais, quand on s'abandonne à l'expérience, l'univers envoie toujours, ou l'énergie envoie toujours les bonnes personnes pour nous soutenir dans nos projets. Bien, je suis allée, justement, j'ai levé la main dans mon entourage puis dans mon réseau, puis j'ai parlé de mon projet, puis les bonnes personnes sont arrivées. Il y a une femme qui était vraiment près de moi, elle est allée dans... qui est arrivé dans mon univers quelques mois avant que je lance ça, cette idée-là, elle dit, bien, moi, je me suis déjà auto-édité, je vais t'accompagner là-dedans, je vais te montrer comment. OK, parfait, merci. J'avais une autre amie, une autre connaissance entrepreneur qui, elle, elle a une boîte de graphisme puis de création de sites web. Bien, elle dit, Nathalie, elle dit, moi, j'ai des super bons contacts, je fais ça, de l'intégration graphique pour les livres et pour les auteurs, puis j'ai un super bon contact, je suis un imprimeur. qui fait ça, qui est spécialisé là-dedans. Je m'en occupe. Parfait, oui ! C'était comme plateau d'argent.
- Speaker #0
Pas sur un plateau d'argent. Tu as fait un appel à l'aide et tu as reçu...
- Speaker #1
Oui, puis le graphisme de la couverture, c'est une des autrices du premier tome, justement. Elle est graphiste, c'est elle qui l'a fait. Le dessin de la femme Lotus, c'est ma fille qui l'a créé. Elle est artiste tatoueuse. Ah ! Je suis allée solliciter mon entourage.
- Speaker #0
Ma fille aussi, elle fait du tattoo.
- Speaker #1
C'est donc bien extraordinaire.
- Speaker #0
C'est donc bien drôle.
- Speaker #1
C'est beau, hein ?
- Speaker #0
Mais oui, on a deux artistes. C'est tous des artistes, mes enfants. C'est donc bien le fun. Je ne sais plus, j'ai une autre question.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Fait que là, toi, dans le fond, est-ce que tu vas faire, mettons, après les Lotus, après la version masculine ? Est-ce que ça serait quelque chose que tu ferais, comme endosser d'autres auteurs ?
- Speaker #1
Bien, c'est dans la mijoteuse. Ah oui, oui, oui. Des qui bouillonnent dernièrement. Puis en brainstormant, j'ai déjà mon nom de maison d'édition. On peut-tu le savoir ? Bien, ça serait Lotus Éditions. Ah oui. Mais c'est ça, je vais voir, parce que là, présentement, justement, c'est mené. L'écriture, le coaching, l'accompagnement de deux cohortes par année, parce que c'est ça, c'est deux par année, deux livres qu'on sort par année, c'est prenant. C'est beaucoup de travail. J'aurais envie d'accueillir encore plus de personnes dans mon écosystème pour pouvoir faire grandir ces lotus-là, puis me libérer certaines tâches.
- Speaker #0
T'as pas le choix. C'est ça. T'as pas le choix quand tu veux prendre de l'expansion. Ben oui. Tu délègues.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Ben, j'ai commencé ça cette année, tranquillement, pas vite. Déléguer des choses.
- Speaker #0
Ça aussi, c'est un pas qui fait peur.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Oui. Oui. Oui. Puis décider de... Oui, c'est une étape, mais c'est une étape qui est nécessaire quand on veut prendre de l'expansion.
- Speaker #1
C'est vraiment pas toujours confortable.
- Speaker #0
Félicitations. Merci. Merci.
- Speaker #1
Au revoir. Au revoir.
- Speaker #0
Je suis pas mal fière ! Ben, t'as raison ! T'as raison d'être fière. Ouais. Parce que c'est ça, en plus, tu sais, ça... Je pense que ça guérit beaucoup d'êtres humains, en même temps, au passage. Autant pour ceux qui écrivent que pour ceux qui lisent.
- Speaker #1
Oui. Puis moi aussi, je guéris des choses à travers tout ce processus-là. Parce que, veux, veux pas, à quelque part, j'ai de la difficulté à déléguer des choses parce que j'aime être en contrôle. Si j'aime être en contrôle, pourquoi j'aime être en contrôle ? Ah ! Des espoirs déçus. La petite phrase, on n'est jamais si bien servi que par soi-même. Avec Colin, j'ai vécu beaucoup de frustration par rapport à ça dans la vie. Puis là, j'apprends. À être plus présente, à prendre plus de temps.
- Speaker #0
Oui, parce que dans on n'est jamais plus mieux servi. Il y a beaucoup de colère dans cette phrase-là. Il y a beaucoup de déception. Il y a beaucoup d'attente non assouvie.
- Speaker #1
Ben oui, puis en tout cas...
- Speaker #0
C'est plate.
- Speaker #1
Tu sais, puis je les vois, ces moments-là d'attente inassouvie, ces promesses-là qui n'ont pas été tenues, je suis capable de les nommer, de mettre le doigt dessus. Puis je suis contente aujourd'hui de dire, OK, je suis en train de guérir ça. Ces frustrations-là qui datent de v'là 40 ans. On traîne ça longtemps, là. Oui. Là, je suis dans le processus de guérir ça. À travers le projet dans lequel j'écris, plus ou moins, mais dans lequel j'accompagne des vingtaines de femmes. Wow.
- Speaker #0
On va le dire. Wow. Ça, c'est wow. J'aime ça. Tu vois, je trouve que c'est à propos. Quel mot à quelqu'un qui n'aime plus la vie ? Ça me fait tellement de la peine, ces questions-là. Ils viennent me...
- Speaker #1
Ben oui, toi, tu étais... Ben, c'est que... Mais je l'aime, cette question-là.
- Speaker #0
Je l'aime, cette question-là, parce que... Tu sais, moi, mon podcast, mon but de mon podcast, c'est de faire partager du bon, parce que la vie, c'est pas facile. Ben non. C'est... Il y a beaucoup de beaux moments, mon Dieu, je pleure. Il y a beaucoup de beaux moments, mais il faut se rappeler de ces beaux moments-là, souvent. Un petit mouchoir.
- Speaker #1
Un petit mouchoir.
- Speaker #0
Un petit mouchoir. C'est ardu, puis tu sais, pour en avoir vécu beaucoup de moments difficiles où je me suis questionnée. Mais à chaque fois, moi, je veux, j'ai choisi d'être ici, je choisis de vivre, je choisis de faire partie de cette expérience-là qui va me durer, j'espère, 100 ans, je ne sais pas. Mais je trouve ça tellement magnifique, puis je veux juste partager le beau de la vie parce qu'on est tellement pris dans des affaires blattes comme l'argent, comme les factures, comme le... couple, des petits problèmes, le chauffeur, tu sais, on a tout le temps des gens bêtes que la vie va nous donner, puis je trouvais ça important de partager des êtres humains qui sont beaux, qui focus sur le beau, qui veulent partager du beau, puis que... qui ont choisi, comme moi, je pense, de vivre.
- Speaker #1
Ah oui ? Bien oui, fait que...
- Speaker #0
C'est tout à fait à propos, cette question-là.
- Speaker #1
Bien oui. J'ai l'air bien fine et bien positive, mais je n'ai pas le choix de vivre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Au moins à deux reprises. Il y en a une de ces fois-là que je partage dans le premier livre de L'Opus et l'Otus.
- Speaker #0
Je vais pleurer encore.
- Speaker #1
OK, vas-y. Je vais t'accompagner assurément. Mais ce que j'ai envie de dire à quelqu'un qui n'aime plus la vie, c'est que... comme les orages. C'est temporaire. Puis ça aussi, ça va passer. Ça a l'air bien un patchouli, cette affaire-là, puis psychopop, full bonbon, là. Mais la vie, c'est tellement comme la nature. Tu sais, tout est impermanent. Nous, en tant qu'êtres humains, on est impermanents, oui. Mais toutes les expériences qu'on vit sont impermanentes aussi. Il n'y a rien qui dure toute la vie.
- Speaker #0
Même la douleur.
- Speaker #1
Même la douleur. Surtout la douleur.
- Speaker #0
Oui. Puis,
- Speaker #1
en tout cas, moi, le plus beau moyen que j'ai trouvé de la... de l'alléger cette douleur-là ou de la faire passer plus facilement. Pas nécessairement plus vite parce que chaque chose prend son temps. Tu sais, les radis, ça ne pose pas au même rythme que les betteraves. Et pourtant, les deux sont délicieux. Mais c'est de se sortir de l'isolement. Bien souvent, quand on ne va pas bien, qu'est-ce qu'on fait ? Notre réflexe, c'est de se replier sur soi-même, de se cacher dans notre petite grotte. Quand j'étais adolescente, je m'étais créée physiquement une grotte. J'avais fait un petit cocon dans le fond de mon garde-robe. Puis j'allais me... cachée là quand je n'allais pas bien. Pendant des heures pour pleurer, puis après ça, quand l'orage de mon corps était passé, là, je sortais, puis j'allais mieux. Mais je me suis rendue compte avec le temps que quand j'avais des moments désagréables ou de noirceur comme ça, au lieu d'aller plus creux dans ma noirceur, dans mon front de garde-robe, quand j'allais libérer ça par la parole ou par le mouvement avec des amis, avec des gens avec qui j'avais confiance, ça passait de façon plus légère. Peut-être pas plus rapidement, mais ça s'apaisait de façon plus efficace, je pourrais dire.
- Speaker #0
Oui, avec une certaine légèreté.
- Speaker #1
Oui, fait que c'est vraiment… Avec un bombe. Oui, fait que ça aussi, ça passe.
- Speaker #0
C'est vrai, ça passe. Ah, merci. Allez, une question.
- Speaker #1
Allez, une question,
- Speaker #0
une question.
- Speaker #1
C'est bon. c'est la seule question à laquelle j'ai pas été capable de répondre un moment de honte et comment tu l'as surmonté j'ai pas vécu ça des moments de honte t'es bien chanceuse je sais pas si c'est parce que je suis chanceuse ou je suis un peu naïve j'ai pas vécu ça
- Speaker #0
tout le temps. À l'âge adulte, on en a de moins en moins parce qu'on est de mieux en mieux dans notre corps. Le regard des autres commence à... Mais quand on est tantôt, c'est normal.
- Speaker #1
J'en ai fait des affaires qui ont été jugées par mes parents, par mes amis, par mes coachs, par bien du monde qui m'entourait. Bien non, je n'ai pas honte de ça. J'étais à ce moment-là, puis j'étais incarnée totalement dans mon présent. Let's go, on le fait.
- Speaker #0
Let's go, on le fait. Je vis mes conséquences. Oui,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
C'est ça, toi, le rapport avec le regard des autres, ça a tout le temps bien été ou… ?
- Speaker #1
Non. Ah, OK. Secondaire 4-5, là. Secondaire 5, surtout, bien, tu sais, dans la jeune secondaire, là, que là… Puis à cette époque-là, j'étais moins présente aussi. Fait que là, j'étais beaucoup projetée dans le futur. Puis je me comparais beaucoup. Chez nous, on avait une situation financière qui était très précaire. Puis les gens avec qui je me tenais à l'école, c'était des gens qui étaient mieux nantis. Ça fait que moi, c'est à l'anski, c'est à l'envoyage, j'avais des beaux peintres, tout. Puis chez nous, c'était une réalité tout à fait différente. Ça fait que ça, cette comparaison-là, elle était très présente pour moi. Puis aussi, tu sais, cinquième secondaire, tu te prends un peu pour un mini-adulte. Tu t'imagines plus adulte que ce que tu es pour vrai. Puis, tu sais, il y a toute l'effervescence du finissant. Que là, c'est le bal, c'est le financement, la parade de mode, le soul, c'est un tourbillon infernal que tout te ramène à te regarder, regarder l'autre, puis comparer. Où est-ce que je suis ? Je vais-tu réussir ? C'est quoi mes notes ? De quoi j'ai l'air ? Oui, mais eux autres sont choisis, on les voit vraiment. C'est fou raide. On s'impose quand on est adolescent. Non, non, ça n'a pas...
- Speaker #0
C'est-tu au secondaire que tu as cassé avec ça, avec le regard des autres, puis faire, bien, écoute, ou c'est plus au cégep ?
- Speaker #1
Bien, pour moi, le regard des autres, il a vraiment été présent en secondaire, plus 5.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Puis, parce qu'avant ça, je ne m'en foutais pas mal. Je suis arrivée à l'école, les cheveux rasés, un tout pète bleu, puis c'était correct. J'étais totalement moi, mes vêtements confectionnés par ma mère. puis...
- Speaker #0
Dromandeville !
- Speaker #1
C'était-tu Roi-Rivière ? Non ! Roi-Rivière ! J'étais à Cap-de-la-Mathlène. Roi-Rivière !
- Speaker #0
Cap-de-la-Mathlène !
- Speaker #1
Represent !
- Speaker #0
Represent ! C'est bien !
- Speaker #1
Oui, puis c'est ça. Bien, j'étais vue comme la marginale à l'école, comme la fille qui détonne, puis c'était correct. J'étais bien. L'artiste. J'étais bien dans cette identité-là. Puis c'est ça, en cinquième secondaire, bien... Quand j'ai commencé à avoir un regard différent sur moi, sur les autres, et que j'ai commencé à me comparer, j'ai remarqué aussi que ma joie de vivre s'éteignait bizarrement. Puis quand je suis sortie de cet environnement-là pour aller au cégep, là, tout ce monde-là n'était plus là. Fait que je retombais, moi, avec moi, avec mes espoirs, mes ambitions, puis ce que j'avais envie de faire. Puis là, j'étais bien. Fait que je vais... Ouais.
- Speaker #0
Mais tu vois, je pense que c'est ça le piège des réseaux sociaux.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est le regard des autres. Tu sais, on s'expose, on voit ce que les autres font. Puis souvent, c'est vraiment facile de se dire, « Ah, mon Dieu, ce que je fais n'est pas à la hauteur. » Bien oui. « Je ne peux tellement pas aller là-dedans. »
- Speaker #1
Bien non. Puis, en fait, c'est une question, quand je me suis partie en affaires, c'est une question qui revenait souvent. Tu sais, quand tu fais ton plan d'affaires, c'est qui tes concurrents ? Qu'est-ce qu'ils font ? À quoi, toi, tu es différent ? Tout ça. OK, on skippe cette question-là. Je ne réponds pas. J'accepte d'avoir 95 % sur l'examen parce que... Je ne veux pas me comparer parce que je sais que je suis incomparable. On est tous incomparables. Non,
- Speaker #0
c'est toi qui fait que c'est différent.
- Speaker #1
C'est ça. C'est avec l'humain qu'on connaît avant tout.
- Speaker #0
Ton essence.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu sais, tu n'as pas une personnalité banale.
- Speaker #1
Personne n'a une personnalité banale. C'est juste que ça correspond ou ça ne correspond pas. Puis c'est correct.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est totalement correct.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
J'ai arrêté.
- Speaker #0
Go girl !
- Speaker #1
Yeah ! Oh, oui ! Pourquoi tu te lèves le matin ? Le matin, c'est tellement mon moment préféré de la journée.
- Speaker #0
Mon petit, mon petit.
- Speaker #1
J'ai une relation vraiment particulière avec l'aube.
- Speaker #0
Ah, le lever, vraiment.
- Speaker #1
Avant, le petit trois minutes avant que le soleil se lève, quand le ciel commence à s'éclaircir, qu'il commence à se teinter des petites couleurs claires, que le rose pastel s'en vient, le petit orange tout tendre. Et là, là... Je t'en parle, puis à l'intérieur de mon cœur, ça vibre. J'ai le cerveau en ébullition. C'est magnifique.
- Speaker #0
Donc, tu fais très matinal.
- Speaker #1
Oui. Oui. À quelle heure on parle ?
- Speaker #0
Tu te lèves à...
- Speaker #1
De ce temps-ci, je fais pas mal la grâce matinée. Je me lève à 6 heures. Mais mon heure optimale, c'est que j'adore ces 5 heures. 5 heures et quart. J'aime ça. En tout cas, il y a une certaine photographe, Marilyn Tremblay, pour ne pas la nommer, elle a appris à aimer se lever tôt parce qu'on a fait quelques shootings photos ensemble, puis moi, je voulais ça le matin au lever du soleil. Fait qu'on s'est... Je l'ai fait lever à 4 h du matin une couple de fois pour avoir le lever du soleil dans mes photos. Oh, wow !
- Speaker #0
Oui. C'est vrai que moi, récemment, je devais me lever à 4 h. Puis je trouvais ça intense. À 9h le soir, j'étais comme... Même 8h30, je commençais à trouver que ma journée était longue. Mais je trouve 5h, oui, c'est une belle heure. Oui. Moi, je suis beaucoup plus efficace le matin. Puis c'est là où je... Tu sais, souvent, je fais mon montage, moi, le matin. Je vais faire mes affaires, là.
- Speaker #1
Oui, moi aussi. Oui. C'est vrai. Quand je me suis remise en forme... dans mon processus de refaire ma santé mentale. Il y a eu ma santé physique qui a passé par là aussi. J'allais courir le matin. Avec mon chien qui ne comprenait rien de ce qu'on était en train de faire. Lui, c'était de la torture. De voir le monde s'éveiller, les oiseaux qui se réveillent, le soleil qui se lève, le... Tout revient à la vie, puis c'est tellement porteur d'une promesse de tout ce qui peut être beau dans une journée. J'allais courir, mais bien souvent, je pleurais de gratitude de m'autoriser à vivre ça, ce moment-là, moi avec moi, avec la nature.
- Speaker #0
J'aime ça. Oui.
- Speaker #1
Puis bien souvent, mon chum, quand il se lève, lui, il se lève à 6, 6,25. Puis il se lève, je suis déjà debout, puis je suis déjà dans mes affaires. Puis il me dit, coudonc, t'es-tu couché ? Parce qu'il se couche avant moi, puis il se lève après moi. Ça me demande si je dors. C'est très drôle. Oui, des fois, je prends une pause. Oui, bien oui. Dans l'après-midi, parce que moi aussi, je suis super proactive et efficace le matin. Dans le milieu de la journée, je prends une petite pause. Je fais une sieste, je vais jouer dehors, je vais coucher. Tu fais une sieste ? Ah oui. Puis c'est vraiment drôle.
- Speaker #0
Prends un nap de 15 minutes ou tu fais vraiment une sieste de...
- Speaker #1
15-20 minutes. Des fois, je vais jusqu'à une heure, mais je ne mets pas de cadran.
- Speaker #0
Ah wow, ok.
- Speaker #1
Puis je parle à mon corps.
- Speaker #0
OK, tu lui dis de...
- Speaker #1
Oui, je lui dis, là encore, on fait une sieste, on s'accorde, temps de temps. Merci d'offrir un sommeil réparateur puis que quand on va se lever, on va être super alerte puis ça fonctionne, je te dirais, 90 % du temps.
- Speaker #0
OK, tu lui demandes, tu lui mets des intentions.
- Speaker #1
Oui, oui. Puis le soir, bien, je suis créative. Le soir, je suis vraiment dans mon flot créatif. Je vais écrire ou je vais créer des visuels ou je vais... peindre ou créer des bracelets avec des pierres.
- Speaker #0
Ah, ouais. Bel horaire. Belle journée, ça.
- Speaker #1
C'est super cool.
- Speaker #0
Une journée dans ta vie. Ouais,
- Speaker #1
bienvenue. Au web-serie.
- Speaker #0
Let's do this ! Là, c'est ça, quelle question j'avais ? Ah oui, on parle des chakras. J'aime ça faire du congolande.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
J'adore ça.
- Speaker #1
J'ai le bon cerveau pour t'asseoir. Ouais,
- Speaker #0
c'est le fun. Ton chakra, tu penses, toi, qui est le plus... Quel chakra tu te sens le plus en harmonie, puis lequel tu te sens le plus challenging,
- Speaker #1
le plus agité,
- Speaker #0
je pense, c'est le mot que j'avais utilisé. Oui,
- Speaker #1
j'aime ça, agiter. Celui avec lequel je suis le plus en harmonie, c'est le chakra du cœur.
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #1
Clairement. Puis je me le fais souvent dire, pas dans ces termes-là. Mais le chakra du cœur, c'est dans les énergies de l'optimisme, de la gratitude puis de l'amour universel. Je suis tellement en gratitude de tout. Je te dirais plus depuis 11-12 ans, mais vraiment en gratitude pour la vie, en gratitude pour les gens qui m'entourent, pour les rencontres extraordinaires que la vie amène sur mon chemin à tout bout de champ. Puis ça, ça m'a été dit il y a peut-être un mois, mais encore hier, en fin de coaching, c'est « Nathalie, toi, s'il y a une photo à mettre dans le dictionnaire quelque part, c'est ta photo, c'est à côté du mot « gratitude » . Parce que c'est vraiment ça. Puis depuis que je suis toute petite aussi, l'optimisme de voir le bon côté des choses, c'est vraiment ancré profondément en moi. Fait que je pense que mon chakra du cœur se porte très bien. Puis... Celui qui est plus agité ou qui est challengeant, que je retravaille souvent, c'est la racine.
- Speaker #0
Ah, je ne suis pas étonnée.
- Speaker #1
Oui, c'est la racine parce que je travaille beaucoup sur beaucoup de peur. Puis je ne me laisse pas aller outre mesure dans l'insécurité, mais il faut souvent que je me ramène. C'est un beau travail hebdomadaire. Je ne dirais pas quotidien. Oui, oui. Mais...
- Speaker #0
Oui, parce qu'on voit que tu as la capacité de flyer, puis de...
- Speaker #1
Ah oui ! On est là. Ah, il n'est pas exalté, mais il est très présent.
- Speaker #0
Oui, le jogging, ça devait t'aider beaucoup, ou même d'aller marcher.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
oui. C'est une activité prescrite.
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça. C'est pour ça que...
- Speaker #0
Je vais te faire une description.
- Speaker #1
Oui, j'ai vu ça avec la signature illisite. Mais c'est ça. C'est pour ça que le sport, ça fait partie de ma vie vraiment intensément. Depuis que je suis tout petite, parce que c'est ça qui me ramène à mon ici-maintenant et qui me permet d'être présente. Je parlais du bateau dragon. Ça fait 11 ans que je pratique ce sport-là intensément et qu'à tous les étés... Puis que même l'hiver, je m'entraîne.
- Speaker #0
Tu fais ça à Drummondville ou ici, au Vieux-Montréal ?
- Speaker #1
C'est à Drummondville. Wow ! Bien, l'été, mes entraînements sont à Drummondville, mais c'est pas rare qu'on vienne ramer au bassin olympique.
- Speaker #0
Ah ! Puis c'est tout le temps la même équipe ?
- Speaker #1
Depuis 10 ans, oui. Je suis toujours dans la même équipe.
- Speaker #0
Ah ! Fait que là, vous faites des compétitions aussi, puis du... Oui.
- Speaker #1
Fait qu'on s'entraîne. On a 3 à 4 compétitions par été. Puis on a beaucoup de plaisir. À la base, c'est du plaisir. Peur et simple, le plaisir de se rassembler, le plaisir d'être sur l'eau, mais c'est aussi le plaisir de se dépasser puis de repousser, d'agrandir notre zone de confort. Pas d'aller en dehors d'eux, mais de l'agrandir.
- Speaker #0
Qui t'a amenée à ça ?
- Speaker #1
Mon doux, ça, c'est un... Oui.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Mon père, là. Il a tellement une influence dans ma vie. Dieu merci, il est encore là. Mais il est encore là. Ah, non. Puis... Lui, avant de se marier, il a fait la classique internationale de canot en Mauricie. C'est trois jours, deux pagailleurs dans un canot. Ils partent de Latuc et ils descendent de la Saint-Maurice jusqu'à Trois-Rivières. Là, il y a du portage là-dedans. Il a fait ça deux fois avant de se marier. Puis ça, c'était un de ses rêves qu'on fasse ça ensemble, lui et moi. Puis à côté de chez nous, à quatre coins de rue, parce qu'on habitait vraiment pas loin de la rivière, guess why, bien, il y avait un club de canot-kayak. Puis quand j'ai eu 12 ans, il m'a dit, l'été entre ma cinquième et sixième année, il dit, « Hey, ça te tente-tu, il dit, question de se préparer pour quand tu vas avoir l'âge qu'on puisse faire la classique ensemble. Ça te tente-tu d'aller apprendre à ramer au club de canot ? » Je fais, « Bien, mes ans. » à l'âge d'à peu près 11 ou 12 ans, j'ai commencé à ramer, je faisais de la compétition de kayak, de la compétition de canot de guerre. Puis finalement, mon père, sa condition physique s'est détériorée et on n'a jamais pu faire la classique ensemble. Mais il était là tout le temps. Les entraînements, bien souvent entre deux jobs, parce qu'il était travailleur autonome, entre deux jobs, il passait sur le bord de la rivière et il nous regardait nous entraîner. Aux compétitions, il était... tout le temps là, puis je l'entendais hurler de la berge, « Rambolac ! » Fait que c'était mon plus grand fan. Puis on allait à la pêche ensemble, oui. Puis on allait à la pêche ensemble, puis mon père pêchait à la mouche, puis il était debout sur le devant du canot, puis c'est moi qui conduisais le canot bien souvent, puis il me disait « Amène-moi là, amène-moi là. » Fait que tu sais...
- Speaker #0
Ah, c'est bien beau.
- Speaker #1
Fait que le bateau dragon, quand... Puis c'est arrivé dans ma vie, au moment où... j'avais décidé que ça en était assez, là, de la maladie mentale puis de la dépression puis tout ça.
- Speaker #0
Ah, qui était passé par là.
- Speaker #1
Ah oui !
- Speaker #0
C'est un peu... Oui, c'est un cadeau.
- Speaker #1
Oui, un très beau cadeau.
- Speaker #0
C'est un cadeau qui vient dire, fais des changements.
- Speaker #1
Voilà. Puis c'est arrivé, là, dans ma vie, au moment où je me suis dit, bon, bien, qu'est-ce qu'on fait, là, pour se remettre en forme ? Puis j'en parle aussi dans la opus de l'autisme, mais... C'est ça. C'est arrivé là. C'était comme la somme de tout. C'était le sport, c'était la connexion avec l'eau, c'était la connexion avec mon père, qui était décédé pas longtemps avant. C'était tout, là, dans chacune de mes cellules. Puis j'ai encore autant de plaisir que Vlonza à pratiquer ce sport-là. L'hiver, je participe à des sessions de formation puis de perfectionnement en bassin intérieur. Je continue à m'entraîner pour préparer ma saison estivale.
- Speaker #0
Puis vous devez avoir un beau bond, les filles, après 11 ans. C'est cool, c'est une belle gang. C'est un beau groupe sport, c'est le fun.
- Speaker #1
Bien oui, puis on n'arrive pas tous avec les mêmes intentions et le même bagage, mais il y en a beaucoup qui arrivent et qui sont poquées émotionnellement, qui vivent des trucs vraiment challengeants dans leur quotidien. Puis le moment où elles sont dans le bateau... Il n'y a plus rien d'autre que le bateau, la rame et l'eau qui existent. Puis ça, c'est précieux.
- Speaker #0
Oui. Moi, je vis des moments un peu de même en spinning. Ah oui ? Oui.
- Speaker #1
Ah oui. Il faut que tu sois présente dans ta boîte.
- Speaker #0
Moi, j'adore. D'ailleurs, je fais un épisode avec un de mes profs de série. Ça n'a pas de bon sens. Mais la musique, le fait que tout le monde ensemble et les... Les lumières, l'effort de se dépasser, souvent, je pleure. Bien oui. Souvent, je suis en larmes, puis je pédale, puis je deviens comme dans un autre état, là. Mais ce sera un autre épisode. Oui. Oui.
- Speaker #1
Que je vais écouter avec grande attention.
- Speaker #0
Ah, wow, fait que le bateau dragon. Écoute-moi, là, on est déjà à 59 minutes. Je n'en reviens pas, ça a passé vite comme... Bien oui. On fait-tu une dernière question ? Oui.
- Speaker #1
Une question. Un petit dessert.
- Speaker #0
Après ça, tu nous... On va clore, malheureusement.
- Speaker #1
Ah, que j'aime ça.
- Speaker #0
C'est quoi ?
- Speaker #1
Mais je les aime toutes tes questions. Tellement extraordinaire. De quoi aura l'air le français dans 50 ans, selon toi ? Ah,
- Speaker #0
une chance qu'on l'a demandé.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Une chance qu'on l'a demandé.
- Speaker #1
Bien, le français, là, bien que sa souche soit latine, soit latin... Le latin est mort. C'est une langue qui est morte. Le français, c'est une langue qui est tellement vivante. Tellement vivante. La quantité de nouveaux mots qui sont élaborés, acceptés, qui prennent vie à chaque année, c'est magnifique. Puis, je pense que dans 50 ans, notre français va être encore plus vivant que jamais.
- Speaker #0
Ah, j'aime ça entendre ça !
- Speaker #1
Parce que, en tout cas, moi, de ce que j'ai constaté dans les écoles, c'est que bien que les accords, tu sais, puis la mécanique du français, ce soit plutôt difficile...
- Speaker #0
C'est une langue d'émotion. C'est une langue de création. Puis elle se crée elle-même au fil de notre imaginaire, au fil de nos émotions, au fil de ce qu'on vit. Puis c'est une langue qui est vraiment dynamique. Fait que je pense que dans 50 ans, le français, il ressemblera pas à ce qu'il est aujourd'hui, mais il va être tellement plus évolué. Je pense qu'on va avoir trouvé des mots encore plus précis. encore plus évocateur pour nommer des réalités ou des sensations, juste pour dire qu'on s'aime. Oui. Tu sais, puis le français d'aujourd'hui, bien, j'ai l'impression que ça va être un peu comme le vieux français dans le temps, là. Ah ! C'est ça ! Tu sais, le « oui » , « moi » , puis tout ça. Oui. Ça, c'est le vieux français. C'est comment c'était, puis on a... ça a évolué. Mais je pense qu'on va aller vers un autre stade d'évolution, puis que notre français d'aujourd'hui, ça va être un français un peu romantique. Ça va être perso romantique.
- Speaker #1
Tu me fais voyager ! I love it ! Oui, puis notre français va être... Puis l'écriture, moi je pense qu'il va tout le temps avoir de la place pour l'écriture. Même si on texte vite, moi je fais... Même s'il y a différents types de français aussi appliqués au texto, appliqués au poste, un français appliqué au roman. Je pense qu'il y a vraiment une diversité à l'écrit aussi qui s'installe.
- Speaker #0
Bien oui, juste avec ça. Les nouvelles sténos. Bien oui, j'aime tellement ça que tu ouvres la porte au niveau de langue. Justement, dans la langue standard, c'est une langue qui est un peu moins malléable. Mais quand on va dans les niveaux de langue familier et populaire, ah mon Dieu ! C'est beau,
- Speaker #1
là. Oui, c'est beau. Je t'aime d'amour. Merci d'être venu me rendre visite jusqu'à Laval. C'est excitant. Ah, c'est excitant. Est-ce que tu veux annoncer quelque chose ? Est-ce qu'il y a de la place pour les autres chakras ? On peut lancer l'invitation aux hommes aussi à te contacter. Oui, pour une autre série d'ateliers.
- Speaker #0
Bien oui, les hommes, les ados. Je veux faire un livre avec des ados. Je les aime.
- Speaker #1
Je n'avais pas pensé aux ados.
- Speaker #0
Oui, je vais en avoir avec des ados. J'en veux un avec des personnes âgées. J'ai déjà des personnes comme prêtre Plume. Puis de récolter, tu sais, d'enrichir notre mémoire collective. Nos grands-parents ont tellement de belles histoires à raconter. Puis un jour, ça va être nous, les grands-parents. Mais nos grands-parents, tellement de belles histoires à raconter, puis je veux pas que ça se perde, ces histoires-là. Fait que c'est sûr qu'il va y avoir un tome de mémoire de Lotus. Oui. Puis c'est sûr. Fait que oui, oui. Puis avec des hommes, puis c'est... Il y a toujours de la place. Depuis le début, quand j'ai choisi de m'abandonner au projet, je lui ai dit, il y aura des livres tant qu'il y aura des gens pour écrire.
- Speaker #1
Ah ! J'adore ça. Eh bien, voilà.
- Speaker #0
Et tout en badge de 20.
- Speaker #1
J'ai lancé les éditions Lotus. Ah, c'est vraiment nice. Oui. Je suis vraiment contente de ton projet. Donc, pour contacter...
- Speaker #0
Bien, présentement, c'est la façon de la... L'accomplice linguistique. Oui, c'est Instagram, Facebook, l'accomplice linguistique. On peut suivre aussi les pages de l'Opus des Lotus. Ah ! Il y a ça. Puis, éventu, là, je suis en train de retravailler mon site web. OK. Parce que, voilà, cinq ans... n'étais pas la Nathalie d'aujourd'hui. On est en train de retravailler le site web. C'est nathaliebeaulac.com. Oui. Si par accident, vous allez là, vous allez voir, c'est complètement éclaté parce que c'est Madame Joie de vivre.
- Speaker #1
Ah, bien, c'est Nathalie.
- Speaker #0
Oui. À cette époque-là, j'étais plus dans les soins énergétiques, la lithothérapie et tout ça. J'en fais encore d'ailleurs. Ah, OK. Oui.
- Speaker #1
On n'est même pas allé là.
- Speaker #0
Bien non.
- Speaker #1
Je reviens. Tu connais-tu le Tianshi ?
- Speaker #0
Non. J'en ai entendu parler, mais je ne le pratique pas.
- Speaker #1
Moi, j'ai fait une couple de niveaux avec eux. Cool. Je les aime beaucoup, cette petite gang-là. Nice. Une belle famille. Bon, bien, alors, on se reverra. On va sûrement faire une petite suite à un moment donné.
- Speaker #0
Bien oui, parce que là, on est des Gypsy Sisters.
- Speaker #1
Oui, on est des Gypsy Sisters. Puis là, aujourd'hui, j'ai pas de plan large, puis j'ai eu plein de petits bugs techniques, mais c'est pas grave. Bref.
- Speaker #0
On a été présents.
- Speaker #1
On l'aime, ouais. Hé bien, je t'aime. Merci d'avoir été là. Merci, guys. On vous aime. Contactez "Ta complice linguistique".