- Speaker #0
Bonjour, merci de rester avec moi et de venir assouvir votre curiosité et de rencontrer avec moi des personnes intéressantes, qui font des choses inspirantes. C'est un bonheur de faire ce que je fais. et j'espère que cet épisode-ci va vous plaire.
- Speaker #1
Là,
- Speaker #0
je parle aujourd'hui de spinning. Mais voyons, pourquoi je parle de spinning ? Honnêtement, je tiens à parler du spinning parce que c'est une découverte qui m'a fait vraiment du bien. Et je souhaite vraiment à tout le monde qui trouve le cardio plate de se trouver une classe qui les allume. En tout cas, moi, j'ai trouvé la mienne. C'est celle de Marc de Montigny. Et je voulais vous le présenter parce que je suis fascinée par l'énergie qu'il donne dans sa classe et toute l'attention qu'il met au passage. C'est sérieux, il est un excellent DJ. C'est un coach tout en étant technicien de son, de ventilation. il se donne 100% en effort en même temps sur son propre vélo tout en portant une attention à tous et chacun des êtres humains qui sont dans sa classe puis il les pousse à se donner à fond honnêtement ça pour moi c'est wow comment il fait comment on fait pour avoir autant d'énergie puis en donner puis faire du bien aux autres de même moi je veux savoir Alors, sans plus tarder, Marc de Montigny. Merci d'être ici.
- Speaker #1
Ça me fait plaisir.
- Speaker #0
Fait que là, c'était ta fête hier.
- Speaker #1
Oui, c'était ma fête hier.
- Speaker #0
As-tu fêté fort ?
- Speaker #1
Fêté fort ? Ça n'existe plus, ça. Ah non ! Non, non, mais on prend toujours ce moment-là pour réfléchir un peu. C'est ça, j'ai pris ma petite marche dans la forêt, tranquille, puis juste s'ajuster. Parce que moi, comme ça, je me posais bien des questions.
- Speaker #0
Ah, c'est vrai ?
- Speaker #1
Moi, je suis un avocat du diable. Je me repose des questions. Pas grave, mais juste dire Ah, je suis à la bonne place, c'est ça que je fais. Puis là, c'est quoi ?
- Speaker #0
Sur ta vie ?
- Speaker #1
Oui, oui. Fait que c'est ça. Fait que je l'ai faite hier, ça. OK.
- Speaker #0
Puis, qu'est-ce qui en ressort ? As-tu des objectifs pour la semaine prochaine ?
- Speaker #1
Bien, juste à la limite. Oui. Tu sais, on a comme la résolution le 31 décembre. Ça a trouvé ma fête. Le 2 mars, c'est deux mois après. Fait que là, tu fais juste te réaligner, dire Ok, c'est parfait, je suis sur la bonne place. Ouais, non, c'est pas mal bon. Ouais ? Ouais, ouais. Good job. Avec tout ce qui se passe, c'est ensuite, là, tu sais. Fait que là, des fois, t'essaies de dire Ok, il faut que je lâche un peu les nouvelles. C'était plus ça, là, mon défi. Ah, donc,
- Speaker #0
c'était après que ça affecte psychologiquement.
- Speaker #1
Ouais. Ouais, ouais, ouais. C'est ça.
- Speaker #0
Ouais. Moi aussi, je les connais, les nouvelles, je les sais, mais je peux pas les écouter en l'eau. parce que c'est vraiment anxiogène.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Écoute, moi, j'ai une grosse question qui me brûle parce qu'on te voit dans le cours, tu es généreux, tu te goroches tu fais les éclairages, le son, tu cris, "Aweyez!" ! Tu nous cris après. Où est-ce que tu pognes ta "drive" ?
- Speaker #1
Bien, en fait, moi, je pense que c'est... Je ne sais pas si tu l'as réalisé, je suis quand même une personne intense dans la vie. Je ne peux pas faire de quoi à 25% ou à 50 C'est comme si j'étais à 100% Comme moi, juste m'entraîner, non, ça ne marcherait pas. Je ne peux pas juste m'entraîner comme je ne peux pas juste travailler, comme je ne peux pas juste faire de quoi. Il faut que ce soit 360 degrés complet. On dirait que ma "drive", c'est ça. Il faut que je m'entraîne, je le comprends, mais j'essaie d'amener d'autres affaires avec ça. J'aime la musique, j'aime le monde.
- Speaker #0
Ça fit vraiment.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. J'aime ça vivre des moments complets. Intenses. Intenses avec du monde. Je me rappelle de mes parties de famille quand j'étais jeune. Je me rappelle de moments que je veux juste revivre. C'est ça que j'essaie de recréer. J'essaie de recréer ces moments-là où pendant une heures, on a fait de quoi. Pas juste je suis allé m'entraîner, je reviens, je suis fier. C'est comme, je suis allé vivre une expérience. C'est plus ça.
- Speaker #0
Je le confirme. C'est vraiment.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
C'est vraiment ça qui se passe. Mais toi, tu faisais-tu du vélo avant ? Ou c'est vraiment, comment c'est arrivé le spinning dans ta vie ? En fait,
- Speaker #1
je ne faisais pas de vélo, pas en tout.
- Speaker #0
OK, ça n'a même pas rapport avec oi ?
- Speaker #1
Pas en tout. Puis même, je te dirais même que j'étais, ça c'est l'histoire de ma vie. J'étais même anti-spinning. Je regardais, tu sais, mettons, v'là dix, 15 ans, je regardais le monde qui faisait du spinning dans une salle obscure avec une boule disco puis de la musique techno. Qu'est-ce qu'ils font, eux autres ? Je les jugeais, tu comprends ?
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Ah, oui. J'étais vraiment pas là. Puis même vélo, regarde, j'ai... Avant, v'là 6 ans, j'avais juste comme genre des vélos de Canadian Tire pour faire du vélo de montagne un petit peu. Non, non, vraiment pas du tout. Puis moi, dans le fond, je suis... absolument pourris dans les sports. Vraiment. Vraiment pas bon dans les sports. Mais non,
- Speaker #0
mais attends, tu fais du Kung-Fu,
- Speaker #1
non ? Oui, c'est ça. Ce que j'ai découvert, c'est que je suis bon dans les sports individuels, mais les sports d'équipe, je n'ai jamais été bon. Fait que quand j'étais jeune, je n'étais pas sportif du tout parce que j'étais vraiment pas bon. Genre, j'étais comme dans les yard-picks, là, quand on faisait des... On choisissait du monde. Dans les choix d'équipe. J'étais comme le dernier. C'est vraiment... J'ai eu mes bouts psychologiques là-dessus. Mais oui, j'étais comme le dernier gars. Même des fois, des filles se faisaient prendre avant moi. J'ai comme réalisé que sport d'équipe, sport d'adresse, c'était pas bon. Puis là, je me suis aligné dans les sports individuels. Puis à un moment donné, ça a été le Kung Fu. Quand mes enfants, au début, je faisais de l'entraînement ou du ski de fond. du canoë camping. J'étais un gars de plein air. Ce ça ski de fond, canoë camping, randonnée pédestr e, marcher dans la forêt et tout. Mais à un moment donné, je voulais faire de quoi de plus intense. Je suis rentré dans le kung fu. J'ai été au kung fu, en fait. Une école ici, une petite école, vraiment pas grand étudiant. Puis c'est là que j'ai eu l'illumination pour devenir plus intense dans mes sports et tout ça. Quand l'école a fermé, malheureusement, à fin 2017, Là, j'étais comme, qu'est-ce que je fais ? Puis là, ma femme, elle s'entraînait au gym, là-bas où on est. Puis elle a dit, viens faire du spinning, c'est le fun. Puis je me suis dit, voyons donc, je vais aller là-bas, moi, avec mes petits cuissardes.
- Speaker #0
Tes cuissardes, ton "Tour de France!".
- Speaker #1
Oui, oui, c'est ça. Bien, je suis allé. OK. Ça n'a pas pris deux minutes. Ah. J'étais assis, là, je pense, je te l'ai dit, j'étais assis à gauche, là, à côté de la colonne. Ça n'a pas pris deux minutes, là. Ça a fait, tadam ! Ah. L'entraîneur qui était là, qui s'appelle Sébastien, il... Écoute, c'était ça. J'étais comme, OK. Il y avait une intensité aussi. La musique était... La musique était bonne. Puis là, j'ai comme réalisé que c'est tough, ça. Malgré que j'avais une ceinture noire en kung fu, dans la forme, écoute, c'est pas pareil. C'est pas le même genre de cardio. Fait que là, j'ai commencé à aimer ça. J'ai commencé à faire tous ces cours, puis d'autres cours. jusqu'à un moment donné où j'ai eu de la place pour être instructeur.
- Speaker #0
Est-ce qu'on devient instructeur de spinning ? C'est où tu suis un cours pour être prof de spinning ?
- Speaker #1
Il y a deux formations qu'il faut que tu suives. Quand j'étais dans le Kung Fu, quand j'ai fait du Kung Fu, je suis devenu instructeur après ma ceinture noire. Je suis devenu instructeur de Kung Fu.
- Speaker #0
C'est vrai que tu es quelqu'un qui va à fond.
- Speaker #1
Je ne suis pas juste comme KungFu. Je suis devenu instructeur, mais je n'étais pas le... l'instructeur principal, mais j'étais un assistant, mettons. Puis après ça, au spinning, à un moment donné, c'était un peu moins intense parce qu'il y avait peut-être pas nécessairement les mêmes instructeurs qui étaient là pis tout. Fait que j'ai eu comme un survey qui disait Pourquoi vous venez plus à vos cours ? Fait que moi, je dis Ben, il manque un peu de... de style de cours un peu plus intense que je recherche. Je ne me souviens plus exactement comment, mais c'est venu par dire, fais-en toi des cours. Moi, je ne suis pas gêné pantoute dans la vie. Oui, ça peut être quelque chose. Je suis allé suivre mes formations, RCR et une formation de...
- Speaker #0
RCR aussi,
- Speaker #1
il faut que tu sois certifié si quelqu'un fait un arrêt cardiaque? Oui, ça ou d'autres blessures, ou justement reconnaître des... des situations. De malaise. Oui, de malaise. Qu'est-ce qu'il faut faire dans ces situations ? Ce n'est jamais arrivé.
- Speaker #0
Honnêtement, moi, la première fois que j'ai fait la classe avec toi, un moment donné, les deux, trois premières fois, je me suis demandé si je n'allais pas mourir. C'est arrivé que je fais comme le cœur dans le tapis, puis moi aussi, j'aime ça me donner. Mais c'est tellement exigeant. J'étais comme... Oh my God ! Faut vraiment que t'écoute tes limites.
- Speaker #1
Tu pars, t'as passé un mur sûrement, puis après ça, ça a mieux été. C'est ça, c'est le mur du premier 10 minutes. Tu passes ce mur-là, puis après ça, tu continues, puis tu rentres dans une période...
- Speaker #0
Où tu deviens comme un peu... Tu deviens comme drogué. Tu deviens dans un I avec la musique, les éclairages. C'est comme un party, là.
- Speaker #1
Pourquoi tu manges du retourne tout le temps ? C'est ça. Je vais chercher mon... C'est quoi, c'est les endorphines ?
- Speaker #0
Ça se peut,
- Speaker #1
oui. Non, c'est pas les endorphines, mais bref, je laisse. Oui, bien, c'est endorphines. Oui, oui, c'est ça. C'est comme... Oui,
- Speaker #0
il y a de plusieurs hormones, en fait. Celle du plaisir aussi,
- Speaker #1
qu'il faut qu'il quitte. C'est ça. Oui, c'est ça. C'est pour ça que je retourne. J'ai fait de la formation. Tu apprends comment... Quand tu dis aux gens de se forcer, tu as levé au 2 max le temps qu'ils ont pour se donner à 100 et le temps de récupération. Il y a quand même ça. Ce n'est pas juste une question. Je mets une toune et on se défonce. Non, non, non.
- Speaker #0
C'est calculé.
- Speaker #1
Oui, oui. C'est calculé. Il y avait des tableaux. Aujourd'hui, je n'utilise plus les tableaux. Mais les premières playlists que je faisais, c'était comme, OK, là, si je leur demande de se forcer à 100 ou à 80 pendant 45 secondes, je vous laisse tant de temps de période de récupération. Puis des fois, si c'est contraire, on travaille pendant 5 minutes à 60 Là, la récupération est quand même moins longue parce que tu n'as pas été dans le maximum. Puis là, c'est de faire une variation. Il y a tout le côté technique. que le formateur qui m'a donné, lui, était vraiment un kinesiologue, puis vraiment habitué. Fait que là, un coup qu'on a compris ça, on a essayé de le mettre en place, puis là, on apprend d'autres techniques, aussi la rétention du monde pour les encourager à rester, puis les styles de musique, puis tout. Fait que ouais, on a...
- Speaker #0
Ça fait partie du cours, ça ?
- Speaker #1
Ouais, la formation que j'ai eue, puis après ça, bien, c'était l'expérience.
- Speaker #0
Puis as-tu des formations continues ? Y a-tu comme des conventums de spinners ?
- Speaker #1
Bien, y en a peut-être, sauf que moi, mon... Écoute, j'ai... j'ai refait une autre formation online il y a deux ans ok puis j'ai été chercher d'autres affaires sur ce que je suis allé chercher il y a deux ans c'était plus sur le coaching ok de deuxième troisième niveau tu sais pas juste comme let's go puis crier tu sais à un moment donné c'est aussi leur laisser savoir comme justement toi t'as eu ton bout tout ce que tu rejetais ouais t'as pris ton plateau ou ton mur ouais c'est d'aller expliquer ça pour que la personne fait ok c'est normal j'ai confiance il faut que je reste Fait que je suis allé chercher ce genre de choses-là. Mais l'autre affaire aussi, c'est de regarder ce qui se passe sur Internet, des IET.
- Speaker #0
Puis on le voit aussi que tu arrives quand même à garder un oeil sur nous autres. Puis j'aime ça. Ce que j'aimais aussi, c'est que tu prends le temps d'expliquer la posture de la respiration. Ça, c'est quelque chose qui est quand même assez important, d'avoir les voies respiratoires dégagées, parce que c'est facile de se cramper sur son vélo.
- Speaker #1
C'est ça. Oui, oui. C'est ça. La posture, c'est sûr que c'est ça. C'est important aussi pour la formation. Quelqu'un qui va... Il faut que tu comprennes. Tu sais, quand je dis qu'on rentre de ventre, c'est pas qu'on rentre de ventre pour faire des muscles de ventre. Oui, c'est pas ça. C'est pas ça qu'on va te faire. Mais tu rentres de ventre protégé de tes muscles du dos, imagine-toi. Parce que quand tu es debout sur le vélo, tu es slack. Il faut que ton corps soit engagé pour protéger tes muscles du dos. En fait... Toutes sortes d'affaires comme ça, que la position est vraiment importante. Si tu n'as pas la bonne position, tu peux te faire mal au genou, tu peux te faire mal au dos, puis tout ça. Ça, je le dis. Puis la respiration, ça, ça vient du Kung Fu plus.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
c'est ça. Je ne me souviens plus d'en avoir, j'imagine que d'informations, on n'en a pas entendu parler. Mais en fait, ce qui est arrivé, la respiration, c'est qu'à un moment donné, je me pratiquais chez nous où j'étais allé faire la course. Tu as un vélo chez toi ? Oui, j'ai un vélo chez nous. Bon choix. Je pense que je l'ai acheté pendant la pandémie. J'ai donné des cours en virtuel pendant la pandémie aussi.
- Speaker #0
Quelle bonne idée.
- Speaker #1
C'est ça. À un moment donné, je faisais du vélo. Je faisais ma playlist que je faisais normalement. C'est ça où je suis allé faire le cours de quelqu'un d'autre pour zueuter. C'est bien non tough. Je trouvais ça tough. Je fais des cours assez intenses. Puis là, j'allais... Je suis dans un cours un petit peu moins intense, ou juste chez nous. Je trouvais ça vraiment difficile. Puis là, c'est là que j'ai catché que je ne respirais pas. Parce que vu que je ne criais pas ou je ne parlais pas, je n'avais pas besoin de respirer. Tu sais, j'étais comme tu le... Tu comprends ? Fait que quand tu cries, là, come on ! Let's go ! Quand tu expliques, position ! Là, tu n'as pas le choix de rentrer de l'air pour parler. Oui. Fait que là, j'ai fait, OK. Moi, je trouve ça plus facile, je te le dis, là. Bien,
- Speaker #0
voyons donc.
- Speaker #1
Moi, je trouve ça plus facile... sur le stage, vraiment, à cause de ça. Puis c'est ça que je dis aux gens. Je ne sais pas si je l'ai dit les fois que tu étais là, mais quand je dis qu'il faut respirer, je dis que j'ai un avantage sur vous autres, c'est que je parle tout le temps. Je parle tout le temps, je suis obligé de respirer. Je n'ai même pas besoin d'y penser, je respire automatiquement.
- Speaker #0
Moi, ça, ça me fascine que tu arrives. Parce que là, des fois, c'est comme ça ne se peut pas qu'ils mettent autant d'efforts que nous autres sur sa route. Parce qu'avec les efforts que tu donnes... Puis de parler en plus, je trouve que c'est comme surhumain. T'es ta même épeur que nous autres quand tu dis entre 14 et 19 ? Entre 14 et 19 ? Non.
- Speaker #1
Mettons. Un petit peu plus.
- Speaker #0
No way !
- Speaker #1
C'est parce que j'en fais tellement tout le temps. T'es rendu trop bon ! Non, c'est pas ça. C'est que j'en fais tellement tout le temps. Mais là, je peux pas. Aïe ! Mettons que je serais arrivé la première fois que t'en as fait et que je t'aurais dit qu'il faut que je garde. où est-ce qu'on était, il faut que je pense. Ça, c'est une autre affaire. Il y a des gens qui commencent. Il y a des gens qui arrivent la première fois, ils sont en forme. Il y a des gens qui arrivent la première fois, ils n'ont jamais fait ça de leur vie. Puis il y a des vétérans qui sont meilleurs que moi.
- Speaker #0
Ah oui, j'ai vu ça dans ta classe.
- Speaker #1
Il faut que on gage ça. Ça, c'est important. Mais c'est là que j'ai catché pour la respiration que ça m'amenait plus loin. Ça me faisait dépasser le mur où est-ce que tu capotes. Parce que quand je faisais du Kung Fu, je me souviens, mon maître de Kung Fu, on l'appelle Shifu. Shifu. Lui, c'est ça. Shifu, c'est pas Shifu ?
- Speaker #0
Shifu.
- Speaker #1
Ouais, ben, je pense qu'en Chine, t'as deux dialectes, deux langages, cantonais pis mandarin. Ah. Fait qu'un, c'est Sifu, pis l'autre, c'est Shifu. Ah. En tout cas. Ouais. Fait que, en tout cas, on l'appelle.
- Speaker #0
Fait que toi, t'avais le Shifu.
- Speaker #1
J'appelle Shifu, ouais. OK. Quand je parle de lui, je dis encore Shifu. Bref, lui, à un moment donné, quand on faisait un exercice intense, que ce soit des push-ups, des coups dans les airs, on poussait des poids, moi, je venais rouge comme une tomate parce que je ne respirais pas. Je faisais juste comme... Là, je venais rouge, puis à un moment donné, il respire, il respire. Puis quand tu donnes un coup, il respire en même temps pour donner de l'énergie. C'est là que j'ai appris à respirer et à comprendre que la respiration et l'expiration, à un moment donné, c'est bon. Puis là, c'est là que j'ai fait le lien avec quand je faisais du vélo, puis je faisais rouge. J'ai dit, OK, c'est vrai, il faut respirer. Puis là, je l'ai amené. Puis là, c'est de là que ça vient, la respiration. Là, toi,
- Speaker #0
tu donnes la classe deux fois par semaine. T'en fais-tu en plus ? T'en fais-tu ailleurs ?
- Speaker #1
Oui, avant, c'était le centre où je donne les cours. Avant, c'était une succursale d'un groupe. Il y avait plusieurs groupes associés, donc je donnais des cours dans d'autres centres. C'est déjà arrivé que je donnais 6, 5, 6, 7 cours par semaine. Je remplaçais, mais des fois, ça arrivait souvent que je remplaçais. Il y a eu une période, peut-être un an, où je pouvais donner 5, 6 cours dans une semaine. Parce que moi, je suis comme un junkie de spinning. C'est comme, tu m'appelles, Marc, peux-tu me remplacer ? C'est sûr que je peux te remplacer, à moins que je ne sois pas là. Mais là, malheureusement, il n'y a plus de réseau. J'en donne deux par semaine. Des fois, je vais remplacer une de mes collègues.
- Speaker #0
Tu serais ouvert, si on te contacte, à les remplacer ailleurs.
- Speaker #1
Tout le temps. Justement, oui. C'est sûr. Sauf que là, ça donne qu'il n'y a plus de réseau ou que mes collègues ne sont pas malades. C'est ça.
- Speaker #0
Soyez malades.
- Speaker #1
En même temps aussi, il ne faut pas… Tu sais, j'ai une vie, là, fait que c'est ça. Oui, parce que tu fais plus que ça.
- Speaker #0
Il y a d'autres choses qui font que de l'entraînement physique. Toi, tu as une autre vie.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est ça. C'est ça qu'on a découvert. Bien, j'ai découvert tantôt.
- Speaker #1
Fait que si j'en faisais trop à la même place, premièrement, ça serait peut-être une surexposition, peut-être.
- Speaker #0
Je ne pense pas. Je ne pense pas. Ta classe est pleine. Il manque de place, souvent. D'ailleurs, j'ai deux amis qui vont venir demain et je vais leur dire qu'on va arriver vraiment de bonne heure.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que t'es vraiment...
- Speaker #1
C'est sûr que c'est l'hiver.
- Speaker #0
C'est à cause de ça qu'il y a une haute saison et une basse saison.
- Speaker #1
Ça dépend des fois. C'est encore drôle, l'été passé, c'était plein. Je ne comprenais pas pourquoi. C'était plein. Des fois, c'est comme le contraire. C'est le printemps, il y a moins de monde. Je pense que le printemps... temps, style après-midi, le monde veut sortir dehors un peu plus.
- Speaker #0
Ben,
- Speaker #1
ils veulent aussi avoir un bickering body Ben, ils sortent dehors, ils font autre chose. Puis là, l'été, des fois, il fait plus chaud, puis là, ils veulent s'entraîner. Ça dépend, mais c'est souvent assez plein, mais c'est pas plein comme ces temps-ci. Je pense qu'il y a eu beaucoup d'inscriptions, puis peut-être que tout le monde a eu la même résolution cette année.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, faire du spinning.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Fait que c'est ça, faudrait quand même que ce soit un équilibre. Je peux pas en faire trop, faut que je fasse d'autres choses, faut que je m'occupe de ma vie pis tout ça. C'est sûr que c'est pas mon métier. C'est juste un passe-temps.
- Speaker #0
Là, tu fais encore du Kung-Fu ou t'as complètement t'en foutu ?
- Speaker #1
Non, ça c'est vraiment dommage. L'école, elle a fermé malheureusement. Je pensais continuer à en faire.
- Speaker #0
Je pensais que tu avais ton école.
- Speaker #1
Non, non.
- Speaker #0
Tu ne voudrais pas ouvrir ton école ? Ça me semble que c'est ça,
- Speaker #1
ce genre-là. Non, au Kung Fu, je n'étais pas assez encore... Je n'étais pas encore assez évolué pour avoir le droit, pas le droit, mais avoir la légitimité d'avoir une école. Disons ça comme ça. Je venais d'avoir... Ça faisait peut-être un an ou deux que j'avais ma ceinture noire. Je suis assistant instructeur. Puis c'est quand même difficile. C'est peut-être une des raisons pourquoi l'école a fermé. C'est pas évident de... Tu sais, dans cette école-là, c'est une petite école, donc avoir le cash flow pour payer l'allocation de la place, puis tout ça, c'est quand même assez compliqué.
- Speaker #0
Bien, c'est parce que ça reste une entreprise. Je pense qu'il faut que tu sois bon en marketing puis en promo, puis tu sais, c'est comme avoir un gym.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est à temps plein. c'est sûr qu'à un moment donné même le spinning j'ai pensé à un moment donné je suis très prêt sauf que là après ça ça va me donner quoi j'ai quand même un très bon boulot ouais j'ai quand même une bonne job c'est comme puis est-ce que ça serait aussi le fun oui étant donné que ça devient ta job et non pas une activité là t'as le stress de De gérer les inscriptions, de gérer si... Tu sais, là, oui, je gère mon piton de volume, puis mon air climatisé, puis ma lumière. Mais je gère juste ça quand même. Mais imagine si j'avais à gérer tout, là. Peut-être que ça serait une tâche. Parce que là, en ce moment, je fais ça pour le fun. Ouais. En fait, je fais ça pour l'engagement.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu sais, c'est même... pas...
- Speaker #0
T'as pas à t'assurer que les classes sont pleines. Toi, qu'il y ait 4 personnes dedans ou qu'il y en ait 30...
- Speaker #1
C'est sûr que c'est différent. Quand il y a 30, l'ambiance est vraiment... C'est comme un party. Surtout les jeux du soir. Moi, je commence à dire que c'est comme notre happy hour. Aujourd'hui, les gens, depuis la pandémie, les gens, ils ne sortent plus. Avant, t'avais le jeu du soir. C'était happy hour. On va prendre une bière. Whatever. Ça existe presque plus. En tout cas, moi, je le vois moins. Puis là, les... Puis quand on a décidé de mettre le cours du jeudi, c'était un gamble parce qu'il n'y avait pas de cours avant le jeudi.
- Speaker #0
OK. Parce que le monde sortait trop ?
- Speaker #1
Oui. Peut-être juste aussi que vu qu'il n'y en avait jamais eu, ça n'avait jamais été testé, je ne sais pas. Mais il va sortir du monde les jeudis. Le monde aime ça sortir, prendre une bière, whatever, aller magasiner. être en prix fin de semaine. Oui, oui. Finalement, c'est le contraire. Les jeudis sont comme pleins. Les jeudis, le monde est indiscipliné. Je pense que c'était le jeudi passé.
- Speaker #0
On était en feu. Moi, je n'en revenais pas. J'avais de l'énergie. Tu nous disais d'en mettre plus. Je pense que c'est la première fois que je ne pensais pas mourir. Je souriais et j'en voulais plus. C'est la première fois. Ça faisait après 6-7 classes. Ce n'est pas longtemps que j'en filme.
- Speaker #1
T'en voulais plus ? Oui ! Fait que j'aurais pu mettre une tonne de plus. Ah ben là ! Ah oui, oui, oui ! Moi, c'est une des choses que je veux que le monde fasse des fois.
- Speaker #0
Ah oui, qui réclame moi !
- Speaker #1
J'ai rien à faire après, moi.
- Speaker #0
Pour vrai ?
- Speaker #1
Oui. OK, là, j'ai dit,
- Speaker #0
attention.
- Speaker #1
Avant, quand on était dans le réseau, il fallait qu'on respecte un certain cannevas, une certaine limite. Là, c'est un gym privé. Fait que c'est un petit peu plus ouvert. C'est ce que je comprends. Je fais cette impression. C'est-tu vraiment ça ? C'est comme ça que je le ressens. C'est un peu nous autres. Mais avant, il fallait respecter certaines canvots de cours. Des fois, il y avait d'autres cours qui commençaient. Moi, après mes cours, il n'y a rien. Je suis là. C'est quelque chose que je commence à semer des graines, à laisser savoir aux gens ce qu'il y a de la marche de vie.
- Speaker #0
Oui, mais là, c'est le fun à savoir. En plus, c'est ça. On n'a pas parlé, mais tes playlists. Tes playlists, c'est une autre affaire. Quand j'étais plus jeune, moi, je faisais des raves. J'aimais bien ça, du techno. Puis j'étais aussi une petite punk rocker. Tu sais, tu mets vraiment de la musique. Tu ne te gênes pas pour aller dans du drum and bass puis des affaires un petit peu plus en marge, puis d'aller mettre du Pantera, du System of a Dog. Tu sais, moi, ça fait vraiment partie. Puis du classique. Tu sais, tu as vraiment un éventail. assez large, pis c'est ce qui fait en sorte que moi, je capote bien raide, là. Hum-hum. Y a-tu quelque chose que t'as pas osé mettre encore, comme musique ?
- Speaker #1
Ben, ouais. Ben, en fait, c'est ça. C'est que, tranquillement, j'ai réussi à affranchir des chansons. Mais, ouais, y en a, là. Mais y en a que je sais que je pourrai jamais. Mais c'est sûr que...
- Speaker #0
Comme quoi,
- Speaker #1
Ben, il y en a une que je pourrais jamais. Puis si tu la connais, tu vas tout de suite faire... Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Mais elle serait bonne, c'est Closer de Nine Inch Nails.
- Speaker #0
Ben oui. Pourquoi tu pourrais pas ?
- Speaker #1
Ben, t'as-tu oublié les paroles ? Je peux t'écrire les paroles, si tu veux. Mais c'est ça qui arrive, c'est ça qui est plate, parce que la toune est écoeurante. Ben oui. Puis moi, tu vois, moi j'adore la musique. Quand j'étais jeune, j'écoutais du Beatles, j'étais en sixième année, puis... C'est vraiment important les paroles, puis moi une toune, tu sais, je la vis à 100%. Ouais, ouais. Fait que les paroles sont importantes. Au spinning, les paroles, je m'en sac. C'est vraiment là, c'est comme, au début j'essayais de trouver des tounes. Let's go, entraîne-toi, tu es la vie. Puis là, c'est bon, on plate ces tounes-là. Tu sais, il y a des affaires de, genre, you're the best. Non, non, tu peux pas aller t'entraîner là-dessus. Fait que là, j'ai vraiment trouvé que les paroles, j'aimerais mieux quasiment qu'il n'y ait pas de paroles. Là, en fait... Il y a bien de mes tunes qui n'ont pas de parole. C'est vraiment l'intensité de la tune. Ça peut partir de bas à intense. Je vais mettre du classique. J'essaye des affaires. Au début, j'étais plus générique. Parce que je commençais. Puis, j'ai réalisé qu'une fois, je mettais des tunes. Puis, je me disais que c'était bon. J'ai commencé à faire. Quand c'est ta fête, tu choisis ta tune. En fait, c'est ça. C'était ma fête. J'ai choisi ma tune.
- Speaker #0
Ça a été ton...
- Speaker #1
Non. J'ai mis une toune de Jean-Pierre Ferland, La Route 11. OK,
- Speaker #0
je ne la connais pas. Ah,
- Speaker #1
écoute, je vais la mettre une bonne fois. OK. Elle dure 7 minutes, puis c'est l'histoire de La Route 11, c'est la 117 pour aller dans le nord. Puis lui, il s'en va sur La Route 11 à 100 000 à l'heure, Jean-Pierre Ferland. Puis là, des fois, il y a des montagnes, des fois, il y a des descentes, des fois, ça roule tranquillement, des fois, ça roule à 100 000 à l'heure. J'ai mis cette toune-là.
- Speaker #0
Pendant 7 minutes ? Oui, oui.
- Speaker #1
Oui, la toune, elle dure, ben, mettons, 6,19 ou 6,29. OK. Puis c'est... Fait que tu te vois, là... Je portais genre de Mirabelle puis montais jusqu'à Mont-Laurier, sur la route 11, qui était l'ancienne centicelle. Là, j'ai mis ça, puis le monde a vraiment aimé ça, parce que là, je leur dis...
- Speaker #0
Tu racontais le métroir.
- Speaker #1
Fait que là, OK, ils aiment ça. J'ai commencé à mettre d'autres musiques québécoises, le Cowboy Fringant, parce qu'au début, c'était juste de la musique anglaise que je mettais. Puis après ça, quelqu'un, à sa fête, m'a demandé une toune un peu plus heavy metal, où c'était Billy Talents. Je connaissais pas ça. C'est de la musique des années 2000. Puis là, j'ai découvert ça, puis le monde a commencé à me... J'ai commencé à me laisser aller. Puis là, c'est ça. Fait que là, c'est rendu vraiment éclectique. C'est ça que j'aime, moi. C'est vraiment quand... Moi, là, une playlist parfaite, c'est quand il y a une toune classique, une toune québécoise, une toune techno à la rave, une toune heavy metal. Mais il y a de la musique que je découvre encore, comme tu parles de System of a Down. Oui. Je te jure, je connaissais pas ça il y a un an et demi. Ah ! Il y a un an et demi, pis pourtant, j'avais mis Metallica à...
- Speaker #0
Tu es plein de tournes de Metallica, Master of Puppets.
- Speaker #1
Pantera,
- Speaker #0
tu connais. Pantera, j'en ai mis. J'ai mis du Iron Maiden et tout ça. Mais System of a Down, c'était le début des années 2000.
- Speaker #1
Slayer, as-tu déjà mis Slayer ?
- Speaker #0
Non, pas encore. Honnêtement, je ne connais pas ça. Ok,
- Speaker #1
ben va checker Slayer.
- Speaker #0
Bon, tu vas m'embarquer dans ce truc. Mais c'est ça, System of a Down, c'était le début des années 2000. C'est quand j'ai eu mes enfants. Fait que moi, à ce temps-là, j'écoutais du Joe Dassin. J'ai jamais été exposé à System of a Down. Puis là, il y a quelqu'un dans le cours. Ah, c'est ma fête. J'aimerais ça que tu mettes Chop Suey de System of a Down. J'écoute ça, je dis Ben non. Aïe aïe. Là, je la mets. Je mets la toune parce que c'est sa fête et c'est sa faute à elle.
- Speaker #1
Fait que c'est pas de ta faute. Non.
- Speaker #0
Mais après, tout le monde en fait quand même. Ben non, pas assez. Puis là, écoute, j'ai fait le tour des tounes. Je pense que je mets 10-12 tounes de System of a Down.
- Speaker #1
C'est parce qu'il y a comme une agressivité qui fait en sorte qu'on veut en donner plus. Puis moi, ça me fascine parce que c'est ça l'âge moyen. Fais un sondage, l'âge moyen dans ta classe, ça doit être 50 ans à peu près, 45 ?
- Speaker #0
Peut-être plus 45, 40, 45. Des jeunes. Ma fille, elle vient à mon cours, elle a 20 ans. c'est probablement la plus jeune mais il y en a peut-être un autre ou deux autres c'est ta fille ? oui c'est ma fille elle vient à mes cours il y en a 2-3 autres c'est souvent ça ça va peut-être 28, 29, 35, 40 c'est sûr que dans mes autres 45, 55 il y en a d'autres aussi j'ai un membre un vétéran qui est là depuis 6 ans il a 68 je pense il te lance il te lance
- Speaker #1
moi si tu planches je te vois en sueur puis tu nous encourages je trouve ça vraiment inspirant c'est vraiment cool c'est de vivre de quoi de
- Speaker #0
voir le monde le vivre ça me drive c'est ça qui arrive aussi si les gens étaient moi je m'entraîne je m'entraîne si ils sont trop techniques ok c'est cool Mais il y a quelque chose qui manque. Par contre, quand on est là, tu vois le monde qui est là. Toi, tu es arrivé. Tu fais déjà beaucoup partie de la gang. Oui. Moi, je l'ai vu tout de suite quand tu es arrivé. C'est ça que j'aime. Du monde qui crie. Tu as dit wow une couple de fois. Quand j'ai vu ton podcast, c'est là que ça vient.
- Speaker #1
Wow !
- Speaker #0
Ça, c'est vraiment wow ! Ça donne de l'énergie.
- Speaker #1
mais toi t'en donnes nous on en redonne pis t'en repitch on s'en lance pis c'est vraiment pis après on se demande qu'est-ce que c'est passé c'est ça j'en redonne un peu,
- Speaker #0
vous m'en donnez j'en redonne, vous m'en donnez mais il y a des fois que ça peut arriver que c'est plus tranquille ça arrive pis c'est juste bon aujourd'hui c'était un peu plus tranquille mais on a travaillé quand même ouais Mais être comme ça pendant un an ou trois mois, je ne sais pas si les gens reviendraient ou peut-être même moi, je me démotiverais. C'est parce que je fais ça pour l'expérience, je fais ça pour l'entraînement, je fais ça pour enlever le stress. Mais c'est ça, je sens qu'il faut qu'il y ait une raison. Il faut qu'il y ait une raison. Pourquoi j'y vais ? Pourquoi je fais ça ? Moi, voir le monde triper, que ce soit la personne que c'était la première fois, ou comme... Toi, quand t'es venue la première fois, j'ai tout de suite compris que je pense qu'elle aime ça. Je pense qu'elle va aimer ça.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Ou quelqu'un d'autre, un vétéran. Encore, cette semaine, j'ai eu un beau message d'une membre qui m'a écrit, qui m'a dit Marc, c'était vraiment cool, ta nouvelle playlist, ça fait du bien, je te remercie. Puis là, j'ai dit Ça paraît que vous aimez ça, mais t'es facile de se le faire dire, puis de se faire enligner aussi.
- Speaker #1
Moi, ta playlist, le premier cours, je suis allée la pogner, puis j'ai tout téléchargé, les toons. J'ai vraiment... J'ai vraiment trippé sur ta playlist. À ce temps-là, il y a des toons que je ne connaissais pas aussi, que j'ai découvertes, puis c'est ça qui est trippant.
- Speaker #0
Oui. Tu vas m'en faire découvrir, je suis sûre.
- Speaker #1
Il y a une couple de toons que j'étais comme, parce que tu m'avais déjà dit, tu m'en enverras. Puis j'étais comme... Hum... Ben, tu sais, j'aime ce que tu mets, fait que... Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais.
- Speaker #1
Bon, puis, j'ai une question ?
- Speaker #0
Ben oui, ben oui.
- Speaker #1
Je te laisse piger la première question. Comme ça, ça paraissait que j'allais... que j'aimais ce mot.
- Speaker #0
Mais c'est ça, quand les gens crient et tu le vois dans la face.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Jeudi passé, je ne sais pas que vous aviez été là, je me souviens. Oui. Je regardais tout le monde. Tu sais, tu te dis, tu regardes le monde. Oui. Mais je vous regarde vraiment. Je te jure, vous aviez l'air tous à avoir un couteau entre les dents. Tu sais, comme vous en vouliez plus. Vous me regardiez tous comme ça. Oui, donne-en, donne-en. Écoute, moi, j'étais comme, qu'est-ce que vous avez mangé ? Tu sais. Qu'est-ce que vous avez mangé ? Fait que, ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Puis c'est vrai, jeudi passé, j'étais... Tu sais, j'ai commencé à prendre du pollen d'abeille. Je sais pas si t'as déjà entendu parler de ça.
- Speaker #0
Non. Prendre ?
- Speaker #1
Oui, oui, je consomme du pollen d'abeille comme supplément alimentaire. Ça a l'air que c'est l'aliment le plus complet qu'il y a sur la planète. OK. Puis c'est comme... Ça agit comme un stéroïde, genre.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Puis je sais pas si c'est ça.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais ça aide à oxygéner, ça aide les cellules à se refaire. Puis c'est vraiment comme un... Depuis ce temps-là, ma peau est super douce.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Ah, wow. En tout cas, j'ai...
- Speaker #0
Mais c'est comme un complément.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Je prends ça comme un complément alimentaire.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Une cuillerée à thé, genre, par jour. Puis je ne sais pas si c'est ça qui... Puis le fait que je suis habituée de faire du spinning, c'est comme un petit... Oui, oui. C'est plus comme ma première fois. Je suis un petit peu plus habituée. Mes gears ont augmenté. Oui, oui,
- Speaker #0
oui. Ça se peut que le pollen, que ce soit un placebo ou pas, sûrement que ça va aider si tu trouves ce qui te donne de l'énergie.
- Speaker #1
Je pense que j'étais oxygénée. Je manquais pas d'air. Je sentais que mes muscles étaient capables de pomper. Un moment donné, il faut que tu lèves. Il faut que le sang parte du cœur et qu'il retourne dans le muscle et qu'il soit assez propre. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
pour être capable d'amener du sang d'oeuf.
- Speaker #0
Il faut que tu manges bien.
- Speaker #1
Il faut que tu manges bien. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
D'ailleurs, tu manges-tu bien, toi ?
- Speaker #0
Bien, je ne suis pas un fou de la nutrition, de l'alimentation, mais c'est sûr que j'essaie de faire attention. Mais comme exemple, la viande rouge, naturellement, ça a parti. Je pense que la dernière fois que j'ai mangé un steak, je pense, c'était au mois de septembre.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Ce n'est pas parce que j'ai dit, OK, moi, je suis végétarien. En fait, je ne suis pas végétarien pendant tout. Mais c'est juste que... Ça donne pas. Ben moi, l'hiver, le barbecue, il est pas. Ouais. Pis ça coûte cher, pis juste, à un moment donné, je me fais comme...
- Speaker #1
Ça se digère un peu la viande rouge. Ouais,
- Speaker #0
c'est ça, c'est tough. C'est plus comme avant. Tu sais, avant, quand j'étais jeune, je prenais un bon steak avec un vin rouge, pis oublie ça. Là, si je prends ça, ça me prend trois jours, mais en même temps...
- Speaker #1
Tu dors pas bien.
- Speaker #0
Mais non, mais moi, je mange beaucoup de poisson. Tu me parles d'alimentation. Ah. Ah ouais, moi, je mange du poisson, là, au bout. Pis c'est ça qui est drôle aussi, c'est que je sais pas si t'étais là, je l'ai déjà dit, mais des fois, quand j'arrive... Je vais dire, bon, je vous dis tout de suite, j'ai mangé des sardines à midi.
- Speaker #1
Ah ouais ? Parce que quoi, t'es du genre ?
- Speaker #0
Ben, je sais pas, c'est sûr que le poisson, ça doit être bon. Ouais,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
Mais j'avais remarqué à un moment donné, il y a quelqu'un qui m'avait dit, il y a peut-être un an, Qu'est-ce que t'as mangé à midi ? Pourquoi il faut être fou de même ? On venait de faire une séance de fou. Puis là, j'ai réfléchi, puis là, j'avais vraiment mangé une canne de sardines.
- Speaker #1
Vraiment random. Pour toi, c'est comme les écrans de portail.
- Speaker #0
J'ai dit à tout le monde, j'ai mangé des sardines. Tout le monde est parti s'arrêter. Là, c'est resté. Mais c'est vraiment vrai. Je mange du poisson, des cannes d'automne, des sardines, des sushis, du poisson. Je vais m'investir. Parce que c'est moins lourd que des pâtes.
- Speaker #1
Il y a plein d'omégas.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Des fois, j'ai comme un running gag dans le cours, dans la session.
- Speaker #1
Tu as mangé des sardines. Attention ! Oh, je l'aime la question. Une personne qui t'inspire ?
- Speaker #0
Une personne qui m'inspire ? En fait, je n'ai pas vraiment de... Je ne pense pas que j'ai vraiment de personnes qui m'inspirent dans sa globalité. J'ai déjà eu des personnes qui m'inspiraient, mais souvent il y avait comme un downside, que t'sais, whatever. Fait que j'ai des personnes qui m'inspirent peut-être dans plusieurs domaines. Au niveau sportif, je n'en ai pas vraiment.
- Speaker #1
Tu as de la misère à... En fait, c'est une dimension d'une personne qui t'a inspiré.
- Speaker #0
Oui, une dimension. Souvent, c'est une dimension. Puis souvent, il y a une autre dimension que je ne trouve pas. En tout cas, c'était... J'ai été inspiré par une personne. Par exemple, tu es comme une déception. Puis, bien, elle ne me tombe pas si grave que ça. Tu sais, à cause de ça, je n'ai pas idolatré quelqu'un. Mais il y en a eu une couple dans quelques domaines. pas vraiment au niveau sportif, mais je te dirais qu'il y a une personne qui m'intrigue et qui m'inspire et que je n'ai pas fini de comprendre, peut-être même sur le tard, c'est Barack Obama. Ah ! Je trouve que ce gars-là, il a comme une... Je vais peut-être trouver quelque chose. Je trouve qu'il y a une prestance. Écoute, il a été président, il était sérieux. Il avait une rhétorique incroyable quand il parlait. Mais en même temps, il avait toujours le sourire. Il avait la... Comment tu appelles ça ? Pas la drive, mais le groove. Il avait le groove, le sourire. Il est sportif.
- Speaker #1
Il est équilibré. Oui,
- Speaker #0
oui. Il m'intrigue. Je le trouve... Puis là, on a recommencé à le voir récemment, un petit peu plus. Depuis qu'il était plus président, on ne le voyait plus. Là, avec les événements qui se passent, je l'ai revu un peu plus à la TV ou whatever. Puis ça, ça m'inspire sur son... Tu sais, le fait que le gars, il a une grosse prestance, il a une grosse job, c'est quelqu'un d'important. Mais à quelque part, il a toujours le sourire, il s'entraîne, toujours clean cut ou sérieux. Je sais pas.
- Speaker #1
Il se présente bien.
- Speaker #0
Oui, il se présente bien.
- Speaker #1
Il a l'air bien.
- Speaker #0
Il a l'air cool.
- Speaker #1
C'est un bon père de famille. Tu vois que c'est une bonne personne.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, c'est parce que c'est une personne qui ne t'a pas déçu.
- Speaker #0
À date. C'est ça. Exactement. Non, c'est ça, tu as raison. Elle ne m'a pas déçu, mais je ne connais pas tout. Je ne l'ai jamais vu faire du spinning. Ah oui ? C'est ça. Mais tu sais, j'imagine qu'il serait écœurant. Je sais.
- Speaker #1
Parce qu'il crierait Wow !
- Speaker #0
C'est ça, c'est ça. Mais non, mais c'est ça. C'est plus son style. de easygoing groove mais en même temps sérieux et rhétorique. Pas juste easygoing groove mais tu n'as pas de substance ou whatever. Il y a la substance, il y a la rhétorique qui va avec. Je pense qu'il m'inspire pas mal.
- Speaker #1
Est-ce que c'est quelque chose que toi, tu aimerais, que tu te demandes de toi, d'être vibré dans tout, que tu n'es pas décevable ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
oui. Ça s'applique ?
- Speaker #0
Oui, oui. C'est sûr que c'est le genre d'affaire que... Moi, je ne suis pas une personne qui veut être top dans quelque chose, mais c'est plus dans son âme.
- Speaker #1
Mais tu l'es.
- Speaker #0
Oui, bien oui.
- Speaker #1
Même sans le vouloir, je peux te dire que tu es pas mal top prof de spinning. Je n'en ai pas fait mille, mais... Je sais reconnaître la qualité.
- Speaker #0
OK. Moi, je ne me vois pas, mais c'est sûr que je le sens. Il faut quand même rester humble, mais je le sens que c'est le fun.
- Speaker #1
Tes classes sont pleines, souvent. Je pense que c'est un bel...
- Speaker #0
Le monde à Laval, il s'entraîne pas mal. J'ai quand même des bons commentaires. Oui, c'est bien. Mais je le sais, qu'est-ce qu'il y a aussi à améliorer. comme étant donné que je ne suis pas kinésiologue ou whatever, je ne pourrais pas parler de trop de détails des muscles j'ai vu des profs de spinning qui eux autres ils rentrent dans les détails si tu fais telle position, tel muscle je le sais un peu je sais la base l'importance, mais est-ce que c'est quelque chose que je pourrais aller plus loin là-dedans veux-tu aller plus loin ? non, tu as raison, tu vois tu m'as posé la question non, non, non,
- Speaker #1
c'est ça tu n'es pas ouais
- Speaker #0
Ouais, non, non, non, c'est pensable ou autre. Tu sais,
- Speaker #1
parce que dans le fond, là, en tout cas, moi, si je vais là ma semaine, je l'ai dans le corps, j'ai du stress d'accumuler, tu sais, la vie est déjà assez exigeante. Tu sais, je m'en vais là, pas pour... Oui, je suis exigeante, tu sais, mais je me donne, là, mais c'est un exutoire. Je m'en vais pas là pour apprendre à bouger,
- Speaker #0
là. Non, c'est ça, tu t'en vas là pour...
- Speaker #1
C'est pour... évacuer. C'est arrivé que je pleure, mais de... Je suis dans mon effort, puis je suis juste comme, ah, c'est beau ! Puis, tu sais, je vis plein d'affaires dans ta classe, puis je suis pas sûre que j'aurais envie qu'on me dise de me placer. Tu sais, oui, des fois, on le sent, là. Tu sais, quand tu nous dis de nous mettre à 45 ou d'être debout, on le sent que les muscles travaillent ailleurs. Je pense pas que j'ai besoin de me le faire dire.
- Speaker #0
Ben tu vois, c'est en plein ça. Puis moi aussi, j'ai pleuré dans... Pas nécessairement... Dans le fameux premier cours que j'ai fait. J'ai... T'aurais dû me voir. T'as pleuré ? Parce que j'ai... Oui, parce que... J'ai comme... Oui, oui. Puis je pense même que c'était... La toune que j'ai mise, ça donne. C'est un hasard total. OK. C'est The Journey, la toune.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Je me souviens encore. je spinnais pis là un moment donné c'était tellement intense la musique est venue forte pis là j'ai entendu un come on pis là j'ai fait comme c'était comme un taram ah ça fait du bien pis là je venais de lâcher mon école de Kung Fu pis tout pis là j'étais comme content que j'avais trouvé quelque chose pis j'étais content que j'étais là pis je le réussissais pis là j'avais de l'espoir je me dis imagine tous les cours de spinning que je vais faire mais j'ai pleuré pis... aaaaaah Ah ouais, ben moi je joue pas trop avec ça. Ouais. Je me garde moi aussi.
- Speaker #1
Ben pleurer, c'est des stress qui sortent, c'est le corps qui se déçoit.
- Speaker #0
Ouais, ça fait du bien.
- Speaker #1
Tu sais, pleurer c'est relâcher des... C'est aussi...
- Speaker #0
Quand il y a eu la pandémie, quand le gym a fermé, il y a des fois qu'on ne l'a pas su. Je donnais un coup, le lendemain, ça ferme. Des fois, c'était comme... Le gouvernement disait dans deux jours, tout le monde ferme. Je me souviens très bien avoir donné un coup. J'ai regardé le monde et je disais, OK, c'est le dernier coup parce qu'on ferme. On se revoit, je ne sais pas quand. Écoute, on a dû voir ça. J'étais comme, j'avais de la misère à parler en avant. Puis là, j'avais mis une toune Heroes de David Bowie. L'intensité, là. Je ne sais pas si les paroles... Oui, c'est ça. Les paroles de Heroes, c'est We could be heroes. C'est comme, regarde, le gars, il veut aller dans une choisie.
- Speaker #1
Le monde pleurait-tu un peu ? T'as-tu vu comme...
- Speaker #0
Sûrement, mais le monde... C'était un moment. Le monde était comme... La toune est dure six minutes et c'est le même beat. Sauf que c'est comme... I would be king Je vais réussir, I'm a hero On a juste travaillé, puis c'était comme après ça, on a fait comme OK, ça, c'est ça Non, non, moi aussi, j'ai pleuré. Ça arrive des fois, ça va peut-être arriver encore.
- Speaker #1
Oui, ça fait vraiment du bien. Ça ne marche pas, mais des fois quand même, oui. Je passe par plein d'affaires. Ce que j'aime aussi, puis qui me fait continuer, c'est quand, oui, ça fait mal, mais la classe a fini. Après ça, c'est tout. Tu offres ta minute qui est vraiment tough. Tu offres ton 30 secondes que tu n'es plus capable. Tu n'auras plus mal dans ton prochain repos.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tu ne donnes pas la douleur. Dans la vie, la douleur, elle ne dure pas non plus. C'est ça. On dirait que je fais plein de liens, plein d'affaires par rapport à la douleur aussi. Oui,
- Speaker #0
oui. Puis même des fois, ça peut faire du bien. Tu te dis, OK, je travaille là, mais après ça, ça va faire du bien. Tantôt, tu parlais de c'est quoi ta drive ou c'est quoi qui fait que tu vas... C'est un peu ça aussi. Dans le fond, je ne sais pas si je l'ai dit les fois que tu étais là, mais je parle de l'échelle de bien-être. Je ne le fais pas à chaque fois parce que le monde se dit qu'il fallait que je fasse une cassette à chaque fois. À un moment donné, quand je sens que c'est le temps et que j'ai le temps, je vais parler de mon échelle. Comment tu te sens ? Comment ça va aujourd'hui ? Comment tu étais quand tu es arrivé sur une échelle de 1 à 10 ? Comment tu te sens ? 2 sur 10, 3 sur 10 ? t'es malade, t'es fatigué, t'es stressé, t'es chicané. Ou t'es peut-être à 8 sur 10, 9 sur 10, c'est bien correct. Puis après, quand t'as fini le cours, quand tu t'en vas chez vous, fais la même évaluation de comment tu te sens. Puis c'est sûr que tu vas te sentir mieux parce que t'as travaillé fort. Puis ça, ça vient aussi du Kung Fu. Mon maître, il me disait ça, il voulait qu'on revienne au cours. Fait qu'il disait, tu sais, reviens faire ton Kung Fu parce que ton Kung Fu va toujours monter ton échelle de bien-être. tu es à 2, à 3, tu vas arriver à 8. Moi, j'ai amené ça au spinning aussi. Quand je le dis, le monde, c'est rendu, le monde, des fois, il sort et il dit Je suis à 11. Puis là, c'est comme... Puis je le dis, je dis ça, c'est ça qui va te driver de revenir le prochain coup parce que même si tu arrives Oh, il y a une tempête, tente pas. Oh, je suis à ski. Oh, faites-moi un set-off. Ben non, tu le sais. C'est ça qui va te motiver de revenir parce que tu le sais que tu vas faire du bien.
- Speaker #1
Toi, d'ailleurs, ça t'arrive-tu des fois que t'as pas le goût du tout ? En fait, t'es chez vous, t'avais d'autres projets, t'es comme, aujourd'hui, pis là, tu peux aussi y aller.
- Speaker #0
T'as un engagement. C'est une des raisons pourquoi je suis devenu instructeur, parce que je me sens engagé. Mais oui, ça arrive, pas trop souvent, mettons une fois par saison ou deux fois par saison. Mais je me dis que c'est l'échelle. C'est l'échelle. C'est vraiment ça qui me fait plaisir. Je me dis que ça va me faire du bien. C'est arrivé, il y a une couple de temps, j'ai un job assez intense ces temps-ci, mon travail. Je me dis que c'est sûr que si je n'avais pas une session, si je n'étais pas instructeur, je n'irais pas. Mais là, il faut que j'y aille. Je pense que c'est une des plus belles sessions qu'on a eues. Je ne suis pas arrivé là comme... Je suis arrivé là et je me suis dit Ok, regarde, tu es là, fais-le. On a fini la session. Ça fait du bien. Fait que je suis passé de peut-être 1 sur 10. Ah oui, puis je me souviens, j'avais même dit, écoute, c'est un des membres, il s'appelle Éric, il a dit, Ah ben ouais, coach, j'étais en France, puis c'était à manger. Là, je regarde, j'ai dit, Éric, je suis rentré ici à 1 sur 10. Puis il dit, Ah ouais, toi aussi, ça t'arrive. Ben oui, moi aussi. Mais regarde, là, on est heureux. Fait que c'est ça.
- Speaker #1
Mais comment on fait pour savoir quand s'écouter ? Tu comprends ? t'es pas écouté, parce que normalement on devrait des fois s'écouter et rester en petite boule.
- Speaker #0
C'est ça, ben ça c'est tough. Surtout quand t'es seul chez vous, parce que je suis équipé chez nous, m'entraîner, c'est facile, il y a personne qui te regarde. À un moment donné tu fais, dis ok je vais faire 20 push-ups, t'en fais 17, fuck off, personne ne me rit. Le monde ne le savent pas. Ou tu fais du spinning, pis là t'es seul, ben regarde là j'ai fait 4 tonnes, pis je vais me reposer, le monde ne le sait pas. Quand tu es avec du monde, en quelque part, le monde te regarde, l'entraîneur te regarde, les autres te regardent. Oui, c'est pour ça que ça est cool en groupe. Ce qu'on a compris, je dis on parce que je sais que je ne suis pas tout seul, mais moi et les autres gens qui sont là, ce qu'on a compris là-bas, je suis sûr qu'il n'y a quasiment personne qui a hâte de faire ça chez eux.
- Speaker #1
Non, il y a vraiment l'entraînement, le groupe qui fait ça.
- Speaker #0
Parce que quand tu es chez vous, là, tu t'écoutes peut-être. Puis là, tu te dis, regarde, c'est un soir. Regarde, mon gars, t'es moi.
- Speaker #1
Je suis pas souvent chez nous.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Fait que des fois, moi, quand tu dis pas s'écouter, c'est peut-être plus justement, tu t'écoutes pas quand il y a d'autres mondes. Ou comme là, ça m'est arrivé cette semaine, je faisais mes setups, puis j'avais un objectif. Puis là, j'étais rendu à X. Je te dirais pas le chiffre, parce que c'est pas très très élevé. Je suis pas encore très très bon. Mais là, j'ai dit, non, non, il faut que tu te rendes. Mais je te jure, j'étais à 5-6 d'en faire mon objectif, puis je voulais l'arrêter. Puis là, j'ai fait comme, non. Let's go J'avais hâte. Je l'ai fait. J'étais content. Des fois, il ne faut pas que tu t'écoutes. Quand tu es chez vous tout seul, c'est plus facile de t'écouter. Des fois, il faut te mettre dans une situation où tu ne peux pas t'écouter parce que l'instructeur en avant t'engueule.
- Speaker #1
Oui, j'aime ça. Tu me fais tellement rire. Des fois, tu nous cries après.
- Speaker #0
Ça vient du Kung-Fu, puis j'étais dans les cadets. J'étais dans les cadets aussi quand j'étais jeune. Moi, les arts martiaux, le côté martial, je capote. Tu ne te prends pas au sérieux. Même mon maître, je suis fou, il nous a engueulés. Il y a des affaires qu'on ne peut pas dire. Quand tu passes une ceinture noire, il y a un protocole. Il y a des affaires qu'on garde secret. On se fait engueuler. J'avais 40 ans, 45 ans, me faisant engueuler. Mais ça rentre. Moi, j'aime ça parce que ça me reprenait quand j'étais l'écadé. Quand j'étais l'écadé, il fallait que je fasse mon lit, il fallait que je spine mes bottines, il fallait que je sois propre.
- Speaker #1
OK, tu as cette rigueur. Oui,
- Speaker #0
j'ai cette rigueur-là. Mais autant dans l'écadé qu'avec le kung fu, après ça, on rit, on écoute, la vie est belle, on fait des jokes.
- Speaker #1
Tu veux me faire penser, quand j'étais petite, mes parents m'avaient inscrit à des cours de karaté. Puis, il fallait qu'on sceigne nos ados, puis ils nous donnaient des couteaux dans le ventre, le monsieur.
- Speaker #0
Ah ouais, jeune !
- Speaker #1
Puis, il était comme, Ah ouais, vous êtes pas en train d'écouter une émission de Passepartout ! Puis, j'ai pas jamais retourné dans le com, mais j'ai trouvé ça un petit peu trop...
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Mais il y avait peut-être... Ouais, ben c'est ça. Mais c'est cool, mais il y a une limite, t'as raison. Mais peut-être aussi, il faut qu'il y ait la contrebalance, tu sais. Ouais. Un peu comme moi dans le cours, des fois je crie, mais après ça je fais une joke ou je m'auto... Tu fais de la dérision. Ouais, auto-dérision. Fait qu'il faut balancer. Si tu t'engueules quelqu'un, pis là le cours est fini, pis c'est comme Ah c'est bon, tout le monde bon C'est ça là, c'est un malade lui. C'est unidimensionnel, y'a pas rien. Mais si tu cries, pis après ça tu... Ouais. Tu te déconnes ?
- Speaker #1
C'est pas agressif. De toute façon, t'es toujours là pour nous accueillir quand on sort. C'est ça qui est fun aussi. Tu nous dis bye. J'en reviens pas. On est déjà à 53 minutes. J'ai deux questions. J'en pige une autre. On va finir avec celle-là. Un moment d'échec et comment tu l'as surmonté.
- Speaker #0
Oh boy.
- Speaker #1
T'en as-tu eu des moments d'échec ?
- Speaker #0
C'est sûr que j'essaie, je m'arrange pour ne pas en avoir parce que j'ai de la rigueur. Mais un moment d'échec, puis comment je m'arrange pour la surmonter. Peut-être, c'est difficile à dire.
- Speaker #1
Peut-être que tu n'en as pas eu.
- Speaker #0
Les gros échecs, je n'en ai peut-être pas eu. Quand j'étais plus jeune, c'était plus tough. Comme je te dis, je n'étais vraiment pas... J'étais pas... J'étais vraiment pas bon dans les sports. J'étais pas... Puis, tu sais, j'ai...
- Speaker #1
T'étais pas populaire.
- Speaker #0
Ouais, ben, tu sais, regarde, j'ai 51 ans. J'ai l'air... Je pense que j'ai l'air...
- Speaker #1
T'as l'air plus jeune.
- Speaker #0
Un peu plus jeune. Ouais. Mais là, ça m'avantage aujourd'hui. Ouais. Aujourd'hui, je suis heureux. Je suis content. C'est comme de la révenge. Sauf que quand j'avais 17 ans, j'avais de l'air d'avoir 11 ans. Ah ! Oui, oui, oui. OK. C'est... Peut-être 11 ans, j'exagère. Oui, oui. Peut-être 13 ans. OK.
- Speaker #1
Les filles,
- Speaker #0
il n'y a pas vers. Oui, oui. Tu sais, tout ton gars, je l'ai vu. Il a 14 ans, il est grand.
- Speaker #1
Oui. Il s'entraîne.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Moi, j'étais plus comme... J'avais l'air de... Fait que c'est ça. Je ne pognais pas pantoute. Parce que j'avais l'air bien trop jeune. J'avais l'air jeune. Tu sais, c'était comme... Fait que c'est peut-être là que j'ai eu des genres d'échecs quand j'étais jeune. pas mal, qui a fait que j'ai travaillé et que je n'ai peut-être un peu moins.
- Speaker #1
Ça a été un tremplin pour toi ? Pour être meilleur dans plein d'autres affaires ?
- Speaker #0
Oui. Vu que ce n'était pas facile au début, c'était pas facile. Tu as travaillé fort pour éviter que ça arrive encore. Oui. J'en ai sûrement encore des échecs, mais j'essaie de les éviter. Oui.
- Speaker #1
Ben, c'est ça. S'écouter, je pense, c'est comme tirer des leçons. Ça fait que c'est jamais des échecs.
- Speaker #0
C'est ça. Tirer des leçons, c'est l'histoire. C'est ça que je fais. C'est l'histoire de ma vie. À chaque cours de spin, ma femme, ma fille, je me demande toujours si c'était cool. Je fais toujours un résumé. Je le sais que c'était cool. Sauf qu'on dirait que... Puis c'est pas parce que je capote puis je stresse avec ça, c'est juste que je trouve ça cool d'analyser puis de dire Ah ouais, ça, ça c'était cool. Puis là finalement, ça s'en vient de mieux en mieux.
- Speaker #1
Ben, c'est ça, je pense que c'est ça qu'on peut en retirer, c'est que tu y mets du cœur.
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Puis on le sent.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
ouais. C'est pas botché, tu fais pas ça, tu y mets du cœur. Ouais,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Puis on le ressent beaucoup. Hum.
- Speaker #0
Et...
- Speaker #1
Le reste de temps. Je veux juste te dire vraiment un gros,
- Speaker #0
gros, gros, gros,
- Speaker #1
gros merci d'avoir accepté mon invitation, d'avoir accepté de... Vraiment, tu es super. Puis merci pour les cours. Moi, je capote bien raide. Tu m'as donné un piqueur.
- Speaker #0
Ah, bien, je suis content. Puis j'en ai d'autres, là. Ouais. Des petites surprises de musique. Ouais. T'as jamais entendu parler de la petite madame qui danse sur le pont encore, hein ? Non. C'est une légende où il y avait une madame qui dansait. Ça s'appelle l'épidémie dansante.
- Speaker #1
Elle n'était pas capable d'arrêter de danser.
- Speaker #0
Il y a quelqu'un qui a fait une toune là-dessus. Je la mets et je raconte l'histoire. On n'est plus capable d'arrêter de se piner. C'est ça. Ça va être le fun. Merci à toi.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Let's pin it out ! Tu vas venir cette semaine ?
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Je t'amène des amis.
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #1
D'ailleurs, il faut que j'appelle au gym parce que j'ai le droit d'inviter du monde, mais il faut que j'avertisse 24 heures. C'est comme là. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci Geneviève.
- Speaker #1
Je te souhaite de continuer à faire du pinning. Encore, je suis en train de t'habiller là. Oui, moi aussi. Je te souhaite d'avoir un plus gros local. Oui. Il manque de vélo souvent et ça prend un plus gros local.
- Speaker #0
Oui. Oui, c'est ça. L'autre date, ça pourrait...
- Speaker #1
Vraiment ? Est-ce que ça a été transféré dans l'autre gym ?
- Speaker #0
Ça l'avait été un moment donné par la pandémie, mais ils ont rajouté trois vélos récemment. OK. Fait que, peut-être qu'éventuellement, ils vont rajouter d'autres. Mais là, pour le moment, c'est quand même équilibré.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
oui. C'est quand même équilibré. Oui. OK. Merci beaucoup. Merci.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Si vous aimez, parlez-en. Et si vous aimez vraiment, vous pouvez m'encourager en achetant ma marchandise promotionnelle sur mon site web au www.genevièvelaroche.ca Sérieux, ça aide.