- Speaker #0
Bienvenue à cet épisode. Je tenais à faire cet épisode sur le don de cellules souches parce qu'au travail, c'était la première fois que je me que je rencontrais une personne. qui était aux prises dans sa famille avec un enfant en attente de dons de cellules souches. C'est venu me bouleverser. Cet enfant-là a 18 ans aujourd'hui. Il a appris sa maladie, je pense que c'était à son anniversaire. Ça fait peut-être un an, mais en tout cas, je vous passe les détails. C'est quand même terrible. Je me demandais, mais comment ça ? Comment .. Je pensais, moi, que c'était comme le sang, qu'on pouvait faire un don, comme un rein, qu'on pouvait facilement aller faire. Oui, bien, moi, moi, je vais y aller. Puis quand je posais la question à cette personne-là, j'étais comme, OK, bien, je vais aller voir. Je vais... Mais non, je suis trop vieille. J'ai 48 ans, puis je suis trop vieille. Trop vieille pour faire un don de cellules souches. Mais qui peut faire un don de cellules souches ? J'avais tellement de questions. que je me suis dit, First of all, cette Ausha pourrait vraiment lui sauver la vie. La générosité de quelqu'un qui décide de faire, Hey, ben moi, je veux faire un don de cellules souches, je peux vraiment sauver la vie. de sortir cette famille-là de la tragédie qui est de perdre quelqu'un qui veut vivre. C'est quand même fabuleux qu'on soit rendu là dans notre société, qu'on soit rendus capables de faire ça. C'est assez miraculeux, je trouve. C'est ma contribution, étant donné que je ne peux pas faire de dons de cellules souches. Je tenais à faire cet épisode pour encourager n'importe qui qui a le temps, le courage, l'envie de faire ce petit cadeau énorme qu'est la vie à un être humain. Et à qui s'adressent les dons de cellules souches ? En fait, c'est plusieurs maladies. Apparemment, il y en a 80 et plus. On parle du cancer du sang. de maladies graves et de maladies de système immunitaire. Et ce qu'on m'a dit aussi, c'est que c'est une intervention de dernier recours. Donc, les gens qui ont besoin de ça en ont réellement besoin et c'est vraiment porteur d'espoir. Je vous encourage à écouter cet épisode et découvrir avec moi comment, qui, pourquoi passer le mot dans les fêtes. Joyeuses fêtes à tout le monde. Je vous souhaite de passer notre temps des fêtes merveilleux. Et je tenais à faire cet épisode aujourd'hui pour vous encourager à aller voir si vous n'êtes pas éligible à vous ajouter au registre des donneurs de cellules souches. Cette année, si vous êtes riche en santé, faites comme moi. Allez valider. Vous pourrez peut-être donner le plus beau cadeau qu'il n'y a pas sur la Terre. Faire cadeau de la vie à quelqu'un qui a envie de la vivre. C'est pas beau ça ? Bon épisode. Excellent. Alors, bonjour. Aujourd'hui, j'ai avec moi Corinne Grefford. Non, je l'ai redit encore. Grefford. C'est ça. Corinne Grefford. Là, je vais lire parce que c'est vraiment un beau long titre. Elle est conseillère en recrutement des donneurs pour le registre. Et elle a été aussi conseillère en accompagnement des donneurs de cellules souches pour ÉMA Québec. Donc, merci tout d'abord d'être avec moi aujourd'hui. Je suis vraiment, vraiment contente que tu sois là. J'ai vraiment la meilleure personne au monde pour venir me parler du don de cellules de souche parce que c'est vraiment quelque chose qu'on connaît peu, pas. J'imagine que les gens sont encore curieux quand vous faites des...
- Speaker #1
Oui, définitivement.
- Speaker #0
Il y a encore... Les gens se posent beaucoup de questions.
- Speaker #1
C'est pas assez connu.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
On aurait avantage à pouvoir en parler plus, le voir plus à la télé, dans les médias, peu importe, en parler.
- Speaker #0
Ben oui, complètement. Là, toi, qu'est-ce qui t'a amenée à travailler dans ce domaine-là ? Tu sais, j'imagine que ça doit être vraiment valorisant, vous sauver des vies, concrètement.
- Speaker #1
C'est sûr qu'on est du bon côté. Si on veut travailler chez Emma Québec, c'est un avantage certain à ce niveau-là. C'est d'être témoin de belles histoires, d'être témoin de réussite, de donneur, de gens généreux à tous les jours qu'on côtoie des gens généreux. Ce qui fait un peu opposition à quand... Parce que moi, je travaillais en santé avant d'être chez Emma Québec. Je travaillais à Sainte-Justine en néonatologie.
- Speaker #0
Oh, OK, avec les bébés, les nouveaux-nés.
- Speaker #1
Les bébés prématurés, en soins intensifs. Donc, tu vois des belles histoires aussi, mais reste que tu es quand même témoin de choses plus difficiles. Quand tu te retrouves du côté des donneurs chez Emma Québec, là, tu vois pratiquement que le beau, que les belles histoires, tu vois plus, tu sais, ça, c'est certain. Wow ! Au départ, je travaillais à la banque de lait maternel. Ça faisait un petit peu le pont avec... Oui,
- Speaker #0
c'est ça que j'ai vu. Je ne savais pas qu'on pouvait aussi donner du lait maternel. Là, en tout cas, j'ai vraiment envie d'embarquer là-dedans aussi, mais ça, n'importe quelle maman pourrait décider d'aller...
- Speaker #1
Oui, une maman qui est en santé, vraiment, qui habite dans une région participante, il faut juste s'assurer que c'est possible là où on habite parce qu'il y a une logistique de transport, tout ça pour la qualité du lait, pour qu'il demeure congelé.
- Speaker #0
OK, donc ce n'est pas dans les régions genre Éloigné ? Dans les régions éloignées,
- Speaker #1
c'est possible. Si on a un PlasmaVie, comme par exemple St-Agné, Trois-Rivières, Sherbrooke, si on habite à une heure et moins du PlasmaVie, c'est possible pour la maman d'aller le porter. Elle habite à Montréal ou à Québec. Le Grand Montréal et le Grand Québec. Quand je dis grand, c'est grand. C'est vraiment une grande zone autour. On va le chercher chez la mère.
- Speaker #0
Puis ça, la clientèle pour le lait maternel, ce serait quel bébé qui aurait ?
- Speaker #1
Droit à ça. C'est vraiment destiné uniquement aux bébés de 32 semaines et moins qui sont hospitalisés, dont la situation médicale le nécessite. Parce que pour eux, ce n'est pas considéré comme de l'alimentation. On est vraiment au traitement médical. L'internel va vraiment faire une différence pour eux au niveau de l'inflammation de l'intestin, la prise de poids, le développement de leur système immunitaire. Donc, pour eux, c'est majeur de pouvoir avoir accès à ça. Ah,
- Speaker #0
c'est tellement hot. Mais là, c'est OK. Wow ! C'est ça, parce que là, on va commencer la première question. Là, on dit pour le registre. C'est quoi exactement le registre de cellules souches ?
- Speaker #1
Le registre de donneurs de cellules souches. Je te raconte avant pourquoi je me suis retrouvée là. Oui, oui. En travaillant à la banque de lait maternelle. L'autre côté du paravent, j'avais un collègue, il s'appelait Gilles à l'époque, et lui était conseiller en accompagnement des donneurs du registre des donneurs de cellules souches. Et je l'entendais, évidemment, parler. Je voyais son travail, je le voyais aller accompagner les donneurs. C'est là que je me suis dit, j'ai eu un coup de coeur, je tombe en amour avec ce type de don là. Je me suis dit, c'est ce que je veux faire. Quelques années plus tard, j'ai eu accès à un poste, donc j'ai pu accompagner ces donneurs-là. Le nom le dit, c'est un registre. Donc, ce n'est pas un don qu'on fait aujourd'hui. C'est un registre sur lequel on s'inscrit pour peut-être faire un don de cellules souches un jour. Ça peut être dans cinq ans, ça peut être dans dix ans, ça peut être jamais non plus. C'est très, très rare. C'est comme gagner à la loterie.
- Speaker #0
De pouvoir donner des cellules souches ?
- Speaker #1
Oui, d'être appelé, d'être identifié comme un match, parce que je vais te l'expliquer un peu plus tard, il faut vraiment une compatibilité pour pouvoir faire un don de cellules souches à quelqu'un.
- Speaker #0
Comme avec le sang ?
- Speaker #1
Qui est beaucoup plus complexe, par contre.
- Speaker #0
Ah oui, OK.
- Speaker #1
C'est plus compliqué que le groupe sanguin. On parle vraiment, je vais te le dire, ça va être un contexte quand même.
- Speaker #0
Je suis trop désormais.
- Speaker #1
C'est intéressant, c'est un sujet particulier quand même. Oui. Bon, c'est ça, les groupes sanguins, il y en a quatre. majeurs, principaux, si on veut. Puis là, si on manque d'un certain type de sang, on va faire un appel à la population. Les Québécois sont hyper généreux, vont répondre, on va rétablir ça, puis ça va bien aller. Quand on parle d'un patient qui est en attente d'une grève de cellules souches, lui, il faut lui trouver quelqu'un qui est compatible au niveau du typage HLA. Ça, c'est le human leukocyte antigène. C'est un nom un peu compliqué. On peut le simplifier en disant profil génétique.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
C'est un chiffre qui est très, très, très, très long, de chiffres et de lettres mélangés, si on veut. On analyse quelque chose dans le chromosome 6. Ça, c'est le système immunitaire. Ça peut paraître un peu complexe, c'est des allèles, c'est particulier. Bref, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a des millions de combinaisons possibles et que ce chiffre-là doit être identique, cette combinaison de chiffres et de lettres-là doit être identique, ou presque, avec celle du donneur. Le patient et le donneur doivent être... pratiquement des jumeaux cosmiques, quelque part dans l'univers. Et ça peut être n'importe où à travers le monde, parce que c'est un registre qui est international.
- Speaker #0
Est-ce que les personnes se ressemblent physiquement ? Ils peuvent avoir le même code, mais...
- Speaker #1
Pas se ressembler. Par contre, l'éthicité va avoir un lien. Il y a un rapport avec ça parce que c'est hérité. Le type à jachet là, tu reçois la moitié de celui de ton père et la moitié de celui de ta mère, mais pas au complet. Tes frères et tes sœurs reçoivent aussi. la moitié de ce fameux profil génétique-là de ton père, notamment si vous avez les mêmes parents biologiques, mais pas nécessairement la même moitié que toi tu as eue.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
dans tes propres frères et sœurs biologiques, des mêmes parents, il est possible qu'il y ait quelqu'un de compatible, mais pas nécessairement. C'est moins d'une chance sur quatre de trouver une compatibilité au sein de la même famille.
- Speaker #0
Bien, voyons donc. Exact. OK.
- Speaker #1
C'est toujours le premier réflexe, le même. Bien oui. On va toujours vérifier dans la famille tout d'abord s'il y a des frères et sœurs. Si on ne trouve pas, c'est là qu'on va se tourner vers le registre.
- Speaker #0
OK, c'est pour ça que quand je parlais à la personne qui a fait en sorte que je voulais vous rencontrer aujourd'hui, c'est pour ça que quand je lui disais Ah, bien, je vais aller voir si je peux son regard était...
- Speaker #1
Ça sera pour toi. Bien, oui.
- Speaker #0
Mais là, moi, avec mon petit rêve de... Wow, OK. OK, fait que c'est vraiment compliqué,
- Speaker #1
là. C'est complexe. À l'heure actuelle, 56 000 Québécois sont inscrits sur le registre québécois chez MaQuébec. OK. De façon internationale, parce qu'une fois que t'es inscrit, tu te retrouves au registre international. OK. Ça s'appelle le WMDA, World Marrow Donor Association.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Là, on parle de 42 millions. Wow. Mais ici, au Québec, c'est une vingtaine de donneurs qu'on appelle environ par année pour faire un don. Puis c'est pas toujours pour donner ici, là. La majeure partie du temps, en fait, c'est pour envoyer les cellules souches ailleurs dans le monde. Et pour nos patients qui sont ici au Québec, qui sont malades, on reçoit des centaines de dossiers par année chez MaQuébec. Pour qui on doit chercher un donneur qui est compatible ? Bien, on va les faire venir, d'ailleurs. On va trouver des donneurs ailleurs dans le monde. On trouve pas toujours. La moyenne, c'est environ 50 des patients qui vont trouver un donneur. Oh,
- Speaker #0
bien, quand même ! OK, il y a quand même... Il y a quand même une... J'allais dire une chance sur deux, mais... Non, c'est pas de même que ça marque.
- Speaker #1
Reste en même temps, pas deux, pas trouvé non plus. C'est ça,
- Speaker #0
c'est ça. Wow, OK, fait que c'est vraiment...
- Speaker #1
Plus il y aura de gens inscrits, plus il y a de gens qui vont faire le petit geste de faire l'inscription en ligne, d'aller sur le site Internet, de compléter le questionnaire médical, de recevoir la petite trousse de frottis buccales, ces quatre cotons-tiges que tu sors pas de dans ta joue, tout simplement. Tu retournes ça chez MaQuébec au laboratoire et boum, tu es inscrit au registre des donneurs de cellules sous.
- Speaker #0
Wow ! OK, mais là, pour commencer, c'est que la salive, mais après ?
- Speaker #1
Après. Comment on fait ça, ce don-là ?
- Speaker #0
Comment on fait ce don-là ? J'imagine, on est-tu hospitalisé ? Est-ce que...
- Speaker #1
Je t'explique en détail.
- Speaker #0
Go girl !
- Speaker #1
Je commence par juste préciser pour l'inscription qu'il faut absolument être âge entre 18 et 35 ans. OK. Je vais t'expliquer pourquoi tout à l'heure. OK. Pour pouvoir s'inscrire. Pourrais juste être en bonne santé, évidemment, parce que si on t'appelle dans 10 ans, tout ça peut avoir changé, donc de façon générale. Si, justement, dans 5 ans, tu gagnes à la loterie et que je t'appelle, que tu es libre...
- Speaker #0
C'est toi qui appelles ?
- Speaker #1
J'appelais, je n'appelle plus quand j'accompagne les donneurs, oui, mais c'est les gens avec qui je parle. Ah,
- Speaker #0
ça doit être quelque chose, les gens doivent être... Hein ? Pour vrai ? OK. Oui,
- Speaker #1
c'est un grand moment. Bien oui. Personne ne le vit différemment. C'est toujours un moment particulier, effectivement. Donc, la personne a gagné la loterie. Il y a deux façons de faire un don de cellules souches. Il y a deux méthodes qui sont utilisées. La première méthode, qui est utilisée beaucoup plus fréquemment, c'est un don par affairase, donc un don de cellules souches périphériques. C'est qu'on va aller chercher les cellules souches dans la circulation sanguine.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Pour faire un don de cette façon-là... On prend un stimulant, c'est un médicament qui va stimuler les cellules souches pour s'assurer qu'il va en avoir assez dans la circulation sanguine. Il y en a en ce moment, des cellules souches dans le sang. Il faut savoir que les cellules souches qui nous intéressent, ce sont les cellules souches hématopoïétiques. Ça, c'est les cellules souches du sang. C'est une cellule mère qui va pouvoir devenir soit une plaquette, les plaquettes vont servir à cicatriser et contrôler les segments, un globule blanc qui va nous protéger contre les virus, c'est ça, c'est comme pour le système immunitaire, et les globules rouges. qui vont transporter l'oxygène. Donc, la cellule souche mère peut devenir une de ces cellules-là, donc les cellules du sang. Il y en a encore en ce moment qui sont à l'état de cellules souche-souche. C'est celles-là qui nous intéressent pour le reste. Les cellules souche,
- Speaker #0
dans le fond, c'est des cellules potentielles.
- Speaker #1
Exactement. OK. Qui vont pouvoir se transformer ensuite. Elles sont à la base fabriquées dans la moelle osseuse. Elle est là,
- Speaker #0
l'usine, les cellules souches.
- Speaker #1
Ça s'en va dans la circulation après. Donc, comme il y en a une petite quantité en ce moment, pour avoir un produit suffisant pour un patient, je vais avoir besoin de les stimuler un petit peu.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
On va donner au donneur, quatre jours avant son don, ce fameux médicament-là, qui va stimuler les cellules souches. Les cellules souches vont se multiplier, vont aller dans la circulation, donc en plus grande quantité.
- Speaker #0
Juste... Moi, je voulais augmenter mon nombre de cellules souches de façon naturelle. Pour le fun. Qu'est-ce qu'il faudrait que je fasse ? Faudrait-tu que je sois comme en danger ? Non,
- Speaker #1
c'est pas du tout l'adrénaline. On parle, c'est du filasgrim. C'est vraiment, c'est un produit que tu peux pas recréer par toi-même.
- Speaker #0
On peut pas de façon naturelle augmenter son nombre de cellules souches.
- Speaker #1
Si ça se peut, je ne sais pas comment. Honnêtement, j'avais jamais réfléchi à ça.
- Speaker #0
Ok, excuse-moi.
- Speaker #1
Mais c'est correct. Dans le but de faire un don de cellules souches, ça va absolument prendre ce médicament-là. C'est un médicament qui est utilisé depuis plus de 25 ans. Pour exactement cette utilisation-là, il y a des gens aussi qui ont des problèmes de santé graves, comme certains cancers, qui vont le prendre à tous les jours. Dans le cas d'un don. Quatre jours avant, tu prends ça, l'effet secondaire que ça a, c'est que tu as un peu l'impression d'avoir une grippe musculaire, un peu des courbatures. C'est rien qui empêche de fonctionner, de travailler, d'aller à l'école, mais c'est là, c'est un inconfort. C'est normal, c'est même souhaitable au final, ça veut dire que ça fonctionne. On est en train d'avoir un bon résultat, les cellules souches s'en vont dans la circulation. Le jour du don, c'est vraiment un don paraphérèse qui va ressembler à un don de plasma. Le don de plasma ou le don de cellules souches par affairage, c'est fait avec un appareil, c'est un appareil d'affaire, qui va filtrer le sang. Donc, il y a deux tubulures installées. OK. Ça, ça fait pas mal. T'es assis confortablement dans une chaise. Une fois qu'il est installé, il n'y a pas d'inconfort du tout. Le sang sort d'un côté, il est filtré dans l'appareil. On va garder juste les cellules souches, puis on va redonner toutes les autres composantes du sang au donneur par la deuxième tubulure. Ça peut durer entre 3 à 5 heures. On va se dire que c'est long, mais quand on y pense, qui n'a pas passé trois heures sur TikTok à faire absolument rien ? Là, je suis tough. Trois heures sur TikTok pour sauver une vie en échange.
- Speaker #0
Wow ! J'aimerais tellement ça. Ah non, je ne peux pas.
- Speaker #1
T'es inscrite ?
- Speaker #0
Mais non, c'est ça. Parce que c'est ça, je suis trop vieille. Parce que là, c'est ça. Il y a des critères pour avoir la chance de sauver une vie comme ça. Exact.
- Speaker #1
Je vous l'explique. avant de vous expliquer la deuxième méthode.
- Speaker #0
OK, parfait.
- Speaker #1
Pourquoi on inscrit les gens ? Les gens entre 18 et 35 ans. Quand on dit 35 ans, c'est jusqu'au 36e anniversaire. Donc, jusqu'à la veille de ta fête de 36 ans, tu peux encore aller inscrire sur le site. C'est vraiment le jour du 36 ans. C'est une ligne qui a été tracée, si on veut, et c'est pas mal la même ligne directrice que tous les registres à travers le monde vont suivre. C'est similaire. C'est parce que plus le donneur est jeune, plus les chances de survie du receveur sont grandes. Donc, c'est sûr que nous, notre souhait, c'est de rajeunir le registre le plus possible.
- Speaker #0
Ça veut dire que nos cellules souches vieillissent ?
- Speaker #1
Oui. Le résultat final va changer. C'est sûr qu'un donneur de 20 ans, en pleine santé... Un grand génome en pleine forme, on va avoir probablement un meilleur résultat. Donc, c'est pour ça qu'on cherche à rajeunir le registre. Une fois que tout ça est fait, une fois que le typage HLA a été fait en laboratoire, c'est beaucoup d'étapes, c'est beaucoup d'investissements, c'est beaucoup de ressources aussi. Une fois que tout ça est fait, le typage HLA dont on parlait tantôt, le profil génétique, le grand, grand chiffre, il va demeurer au registre international jusqu'à ce que le donneur ait 60 ans. Ce jour-là, ça va être sorti automatiquement. C'est possible qu'on appelle quelqu'un de 50 ans. Ce serait très, très rare. Ce serait très, très, très surprenant. Mais dans le cas où il n'y aurait pas d'autres options, il n'y en aurait aucune autre option ou possibilité, on irait quand même à ce moment-là chercher ce donneur-là.
- Speaker #0
Comme les praraisseurs aussi, j'imagine. Ça, c'est les moments où vous faites des exceptions.
- Speaker #1
Oui. Ça va être possible de donner. Mais on n'ira pas investir ressources, argent et temps. à faire une inscription de base à quelqu'un de 50 ans. Il faut se dire aussi, si tu appelles quelqu'un de 55 ans, tu as beaucoup plus de chances aussi que la personne n'ait plus nécessairement la santé nécessaire ou a développé peut-être des problèmes de santé qui fera en sorte qu'elle ne pourrait peut-être pas donner. À ce moment-là, il faut être en bonne santé. Le donneur, on veut le protéger. On ne voudrait pas que ça ne généreuse pas lui. Ça, c'est en premier lieu. Il y a une conseillère pour le donneur qui s'occupe du donneur. Elle, son rôle, c'est de protéger le donneur. Il y a quelqu'un d'autre qui s'occupe du patient.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
On ne mettra jamais quelqu'un en danger pour sauver une autre personne.
- Speaker #0
Parce que le fait d'enlever des cellules souches à une personne, ça peut avoir un impact ? Non.
- Speaker #1
Quelqu'un qui est en santé, il n'y a aucun impact. Il n'y a pas d'effet de profondeur à long terme parce que ça va se régénérer de façon naturelle. Mais si quelqu'un a un problème de santé, bien là, évidemment, qu'en un stimulant ou autre chose, on ne va pas imposer ça à quelqu'un qui aurait déjà des problèmes.
- Speaker #0
OK, bien oui. Parce qu'il n'y a pas de... Moi, je pensais qu'il y avait comme une opération puis qu'il y avait comme...
- Speaker #1
Deuxième méthode. Ah, on est rendus là.
- Speaker #0
T'es fière ou qu'est-ce que tu es ?
- Speaker #1
On y va. Donc, deuxième façon de donner des cellules souches, c'est un don de moelle osseuse. Les cellules souches sont fabriquées dans la moelle osseuse, donc il y en a énormément. Ça, c'est dans les os, la moelle osseuse. Si on peut se rémémorer un os qui est coupé qu'on aurait pu le voir en épicerie, on le voit à l'intérieur. Qu'est-ce que c'est, la moelle ? Les cellules souches sont là, les cellules souches hématopoïétiques. On va être sous anesthésie générale. Ça va se faire avec une aiguille. Juste au-dessus de la fesse, dans l'os du bassin. Je te le montre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est un gros os plat, donc il y en a beaucoup, beaucoup. La personne, elle est endormie, donc il n'y a pas de douleur. Elle ne sent rien. On n'aura pas pris de stimulant avant non plus, donc aucun inconfort avant le don.
- Speaker #0
Ce n'est pas comme une ponction lombaire ? Non,
- Speaker #1
ce n'est pas du tout dans la colonne. Si on veut le dire, ça n'a rien à voir avec la moelle épinière.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
À part le mot moelle, la moelle épinière, ça a rapport avec le système nerveux.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Puis la moelle osseuse, ça a rapport avec les os.
- Speaker #0
Avec les os.
- Speaker #1
Oui, exactement. Il n'y a pas de chance de rester pareille. De quoi que ce soit, c'est vraiment juste au-dessus de la veste. Oui. Côté, dans la hanche.
- Speaker #0
OK, OK. Dans le gros os.
- Speaker #1
Dans le gros os. Là, c'est un coup de moelle. Quand on se réveille, on va avoir un petit peu l'impression qu'on est tombé sur une patinoire. En patin, en hiver. On se relève comme une équimose dans le bas du dos, et c'est normal. Il y a quand même eu quelque chose qui s'est passé. On va être hospitalisé 24 heures, il y a un pansement compressif, il y a une surveillance. Il n'y a pas de point de suture, c'est des petites incisions. Il y a un inconfort qui va durer quelques jours, mais encore une fois, on a sauvé une vie en échange.
- Speaker #0
C'est rien.
- Speaker #1
Exactement. Si un donneur disait, moi, telle ou telle méthode, c'est hors de question. Je ne veux pas ci ou je ne veux pas ça. Peu importe ce que la personne aura comme décision ou comme contrainte, on va le respecter. C'est toujours le donneur qui aura le dernier mot.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Je dirais que de façon générale, la ferraise va être la méthode la plus utilisée. Il peut arriver que dans certains cas, principalement des cancers pédiatriques, on pourrait recevoir une demande précisant qu'on aimerait avoir une moelle. Mais est-ce que c'est quand même le donneur, au final, qui va avoir le dernier mot d'accepter ou non la méthode ?
- Speaker #0
Il n'y a personne qui va se faire Tom,
- Speaker #1
il t'en a un nom ! Non, jamais. Si tu dis oui aujourd'hui parce que tu es convaincu que tu veux faire un don, quand tu te dis de t'inscrire, il faut que tu laisses cette envie-là. je vais dire oui, on ne s'inscrit pas en disant au pire, je dirais non. Mais ça se peut que dans 10 ans, évidemment, là, finalement, ce n'est plus un bon moment. La personne, elle est enceinte, la personne, elle n'est plus en santé ou elle vit des choses dans sa vie qui ne lui permettent pas. On comprend ça, là. Il y a une personne qui est forcée à faire le don quand on arrive là.
- Speaker #0
Puis tu sais, c'est quand même... Tu le fais pendant que tu es vivant, tu le fais pendant que tu es conscient, alors qu'un don d'organe, tu sais, ce n'est pas la même affaire.
- Speaker #1
Le don d'organe est de dessus. Oui. suite au décès, qui est une autre personne. Aussi de donner à quelqu'un qui en aurait besoin.
- Speaker #0
Puis, comme... Fait que dans le fond, il y a aucun impact pour la personne qui donne, là. C'est dans le fond, à part de perdre un 3 heures dans une salle, avoir une petite douleur à la hanche, il y a pas vraiment ingéré quelque chose. Tu ne mets pas vraiment ta vie en péril de faire ce don-là.
- Speaker #1
Il y a un examen médical. Peu importe la méthode utilisée, il y a un examen médical qui va être effectué avant de faire le don pour s'assurer qu'il n'y a vraiment aucun risque pour la personne. Puis oui, il peut y avoir des effets secondaires à court terme qui sont à court terme pendant que tu prends ton médicament ou quand tu te réveilles de condom de moelle osseuse. Tu peux ressentir une douleur, un inconfort, tout ça. Par contre, à long terme, les effets secondaires, il n'y en a pas. Il y aurait été fatal. Il n'y a rien de fatal. Tu vas te régénérer. Tu vas avoir sauvé une vie en échange. Je pense qu'il y a là l'effet secondaire principal. C'est que ça change la vie des donneurs. C'est un grand geste. Ce n'est pas anodin. Je ne connais aucun donneur de ma carrière personnelle qui a regretté d'avoir fait ce geste-là. Au contraire.
- Speaker #0
Je comprends. J'aurais tellement aimé ça. Je suis tellement déçue d'avoir appris ça trop tard. Mais bon, moi, c'est ça. Je pensais que... Je pensais que les dons de... Je pensais que c'était dans le placenta ou dans le cordon ombilical. Le don de cellules souches, je pensais que c'était même pas les êtres humains...
- Speaker #1
Qui pouvaient le faire.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est une autre source. C'est sûr que c'est pas...
- Speaker #0
Ah, ça existe ?
- Speaker #1
Absolument. C'est pas une méthode de don d'un donneur qu'on appelle demain matin, pourrais-tu faire ce don-là ? Par contre, les femmes enceintes, elles accouchent dans un de nos centres partenaires. parce qu'il faut que notre centre soit un des centres hospitaliers où c'est possible de le faire. Si quelqu'un veut vérifier sur le site Internet, c'est à jour les centres où les médecins sont formés pour pouvoir faire ce type de dons-là. Le centre cordon ombilical... est rempli de cellules souches. Donc, si la maman accepte de faire ce don-là au moment de la naissance du bébé, ça se fait juste après que le bébé soit venu au monde, donc il est sur maman, juste avant que le placenta soit expulsé, le médecin qui est là, dans la salle d'accouchement, va pouvoir aller prélever le sang qui se trouve dans le cordon médical.
- Speaker #0
Puis ça, c'est assez comme quantité, juste un petit...
- Speaker #1
pas toujours.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
C'est là que... OK. Tu sais, une poche de sang de cordon, à l'heure actuelle, ça peut servir à quelqu'un qui est de petite. taille ou encore à un enfant, s'il se qualifie. C'est-à-dire qu'il y en a assez, justement, dans la poche quand on le retrouve au laboratoire d'Éma-Québec. On va tout de suite vérifier. Évidemment, la quantité, c'est le premier critère pour pouvoir le qualifier ou non. S'il ne se qualifie pas, c'est quand même utilisé pour la recherche, donc c'est quand même très utile. Elle est nécessaire, cette recherche-là, parce qu'on teste actuellement, c'est un projet de recherche, si on veut faire l'expansion. du centre cordon, c'est-à-dire qu'on pourrait le rendre suffisant. L'expansion serait faite avant qu'il soit administré à un patient qui a besoin de sa grève. Donc, finalement, le produit pourrait être disponible aussi pour quelqu'un qui est plus grand.
- Speaker #0
Juste pour être là, que je comprends bien, l'expansion, on parle de faire en sorte qu'il se multiplie et qu'il y en ait une dose satisfaisante.
- Speaker #1
Pour quelqu'un qui serait plus grand ou plus gros qu'il y a à l'heure actuelle, ce n'est pas nécessairement administré et c'est prometteur. Ça va bien. Mais ce n'est pas utilisé en ce moment. C'est vraiment encore à l'état de recherche. Mais c'est quand même prometteur. Donc, les cordons qui sont donnés à la recherche sont quand même importants. Et les cordons qu'on met en banque sont aussi utilisés comme un produit. Quand un patient recherche des cellules souches, On va aussi chercher à travers les banques de sang de cordon. Ça fait aussi partie du registre international. C'est une autre source, une source additionnelle de cellules souches.
- Speaker #0
Wow ! C'est bien cool, ça. Oui. Mais là, ça veut dire que s'ils sont capables d'expandre, ils seraient capables même de reproduire. Donc, la personne qui donne éventuellement n'aurait plus à donner autant. Puis qu'ils seraient capables, à partir du moment où il y a un certain profil, ils seraient capables de le...
- Speaker #1
Je n'ai pas la réponse. Je ne pense pas que ça irait jusque-là parce que ça se passe vite. Le casque donneur va faire un don de cellules souches, disons qu'il donne ici au Québec. C'est à Maisonneuve-Rosemont que ça peut se faire ou à Québec, au CIC, Centre intégré de cancérologie, juste à côté d'Enfant-Jésus.
- Speaker #0
Ok, il ne faut pas ça n'importe où. Non.
- Speaker #1
Deux seuls centres au Québec où c'est possible de faire la collecte de cellules souches, des donneurs des Mâts-Québec, des donneurs de... d'apparenter, c'est eux, ils sont accrédités. On a des normes, des normes internationales sur lesquelles on réagit, donc ces deux centres-là peuvent le faire. Une fois que le prélèvement est fait, les cellules souches flyent rapidement. Il faut que ce soit administré le plus rapidement possible parce que déjà, il y a une dégradation qui va commencer. D'après moi, on ne pourrait pas se permettre d'aller essayer de manipuler le corps. Il faut vraiment... Tandis qu'un sang de cordon, il est cryopréservé. Dès que la maman accouche, après avoir un transport, ça va être amené au laboratoire des maquillages. On va faire tout ce qu'on a à faire. Puis on va le cryopréserver à une température extrêmement basse. C'est des grosses, grosses cuves, quand aussi, de la pecanne qui sort. C'est passionnant. Puis c'est comme ça qu'on le conserve. Donc c'est différent. Le souche d'un donneur, c'est... pour la majorité du temps, administré frais, à part dans quelques cas de figure où, par exemple, ce serait en Australie et qu'il y aurait des risques avec les vols et tout ça, puis que le dégât serait trop long, peut arriver...
- Speaker #0
Ou pour le système immunitaire, de voyager longtemps puis d'avoir des risques. Il ne faut pas voyager le patient. Ah non ?
- Speaker #1
Non, le patient va se préparer dans son pays. C'est les cellules souches qui voyagent. On a des gens qui s'occupent du transport des cellules souches.
- Speaker #0
Ah, mais il y a un voyage ! d'honneur gagne pas de voyage les restes à montréal ou à caen et je pensais que lui allait non non non non non non non non non non non non non non non non non non non ok ok il ya un transporteur qui arrive du pays où est le patient ok
- Speaker #1
c'est quelqu'un du québec qui attend il est là déjà quand le donneur est en train de faire son don le transporteur est déjà là Il y a déjà plusieurs plans de vol d'organisés.
- Speaker #0
Il y a du monde, c'est ça leur job, de transporter des dons.
- Speaker #1
Des produits biologiques humains, c'est des compagnies qui se spécialisent dans ce type de transport-là parce que c'est très particulier. Ça prend une vigilance importante. Le dédouanage de ces produits-là, ce n'est pas simple. Quand tu y penses...
- Speaker #0
du moment où le donneur s'inscrit. Oui. C'est quoi le déclic qui a amené quelqu'un à s'inscrire ? Dans ton cas, tu n'as pas pu le faire, mais le déclic, ça a quand même été une histoire. Une histoire proche. Tu en as entendu parler, tu as décidé de t'inscrire. À partir de ce moment-là, tout ce qui va devoir se mettre en place et fonctionner, puis que tout marche au même moment, c'est-à-dire que le donneur est disponible, son examen médical est correct, le patient est dans le bon moment, il faut qu'il y ait une certaine... rémission, un certain stade dans sa maladie où il peut recevoir sa greffe, que lui soit prêt à ce moment-là, que le transporteur vienne le chercher, les examens médicaux, le nombre de personnes qui vont être autour de ça, que le donneur ne tombe pas malade avant son don, qu'il n'arrive pas un accident, je sais, quelques jours avant son don. Oui,
- Speaker #1
qui est tellement impondérable.
- Speaker #0
Que l'avion se rende, que les cellules souches se rendent dans la chambre d'hôpital de ce patient-là dans l'autre pays. Là, lui va recevoir son infusion. puis il va survivre.
- Speaker #1
Ah, c'est vraiment magique !
- Speaker #0
Et le nombre de personnes qui ont été impliquées dans tout ce processus-là, moi, à mes yeux, oui, il y a de la science en arrière, mais moi, je vois plus que ça. C'est une machine à mes rangs, ce niveau-là.
- Speaker #1
Wow ! Puis il y en a... Tu l'as dit tantôt, il y en a combien par année, à peu près, qui arrivent à recevoir au Québec ?
- Speaker #0
Au Québec, on peut aller, ça va dépendre des arrêts, mais c'est entre 100 et 300 dossiers de patients qu'on peut recevoir. Wow ! On peut faire des calculs. Au Canada, environ 1000 patients par année vont avoir besoin d'une greffe de cellules souches.
- Speaker #1
Mais qui arrivent au bout et qui la reçoivent.
- Speaker #0
Ça fonctionne. Oui. Je n'ai pas de chiffres à te donner, honnêtement, mais j'ai été témoin de beaucoup de patients, par exemple. Il y en a énormément. Il y en a beaucoup chaque année. Il y a du beau. Il y en a énormément.
- Speaker #1
Ça doit être tellement... touchant de voir... C'est ça, toi, t'étais à ta compagnie de...
- Speaker #0
Les donneurs, les appeler, leur annoncer, tout faire le bout de chemin avec eux pendant le don. Tu sais pas à qui tu donnes, c'est confidentiel. Quand on appelle quelqu'un, il saura pas si c'est un enfant, si c'est un adulte, si c'est un Québécois, si c'est un Allemand, si c'est un Italien, il sait pas. Ça se passe tout de façon confidentielle la première année.
- Speaker #1
C'est vraiment curieux, justement. On a-tu des raciocités ? Tes ressemblances, y'a-tu quelque chose qu'on a en commun ? On est-tu...
- Speaker #0
wow ! De vouloir le savoir, j'ai eu la chance il y a quelques mois d'assister à la rencontre d'une receveuse québécoise avec son donneur québécois. J'étais sur place. C'est un tournage. Pour une entrevue à la télé. C'est un reportage. Ok,
- Speaker #1
non, j'ai pas vu. Non.
- Speaker #0
Je t'enverrai le lien si tu veux, ça vaut la peine. Puis évidemment, on ne me voit pas. On me voit pendant qu'il y a... Pendant la rencontre, on ne me voit pas, mais j'étais derrière les caméras. Puis ça m'a vraiment touchée de voir devant moi se matérialiser le fruit des efforts d'un travail. Tu sais, tu as le patient receveur qui a survécu, qui peut remercier son donneur. Puis ça, ça arrive quand même régulièrement qu'on les voit, ces histoires-là.
- Speaker #1
C'est des frissons. Puis, on le voit-tu comme dans le temps des fêtes, plus de gens qui donnent ? Y a-tu comme une hausse ? Y a-tu des saisons basses, des saisons hautes par rapport aux dons ? Y a-tu une fluctuation ?
- Speaker #0
Non, parce que la demande, recevoir une demande d'honneur en particulier, ça,
- Speaker #1
c'est tout l'année.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. C'est pas Noël, y a pas de vacances. Non, non. C'est Bernard de Souches, y a pas d'arrêt. C'est un pont sinueux. Y a quelqu'un qui est de garde, jour, soir, fin de semaine, en tout temps. Oui. Donc, non, il n'y aura pas de recrudescence, mais je dirais que comme notre recrutement se passe principalement dans les milieux scolaires, pas que, mais principalement, bien évidemment qu'il y a une plus grande quantité à l'automne et au printemps, qui sont deux saisons bien chargées. Tu sais, tu en es fait que les écoles, c'est plus tranquille, l'été, c'est plus tranquille aussi. Ça n'arrête pas.
- Speaker #1
Non, non, ça ralentit.
- Speaker #0
Un petit peu au niveau de l'inscription. On parle juste pour l'inscription.
- Speaker #1
C'est un bon moment, là, guys. C'est un bon moment. C'est le temps des fêtes. C'est toujours un bon moment. Wow, OK. Dans le fond, le processus, il dure combien de temps à peu près du moment où on donne ? Comme ta chaîne, tu la nommais, c'est quand même assez...
- Speaker #0
Ta chaîne au compte. Le moment où on s'inscrit et le moment où on a un appel, c'est extrêmement variable. On peut parler d'un an, de cinq ans, de dix ans, mais je l'ai nommé tantôt. C'est plus souvent jamais que cinq ans, dix ans. 20 par année au Québec, c'est une moyenne, c'est sûr. Ça peut être 15 une année et 30 l'année après, mais environ. Sur 56 000... On calcule qu'il y a plus de chances de ne pas être appelé. Par contre, si on est appelé, entre le moment de l'appel, il peut se passer un trois mois. Parce qu'on va commencer par faire une confirmation de typage. Au début, on fait le typage HLA. Le profil génétique, on le fait avec un coton-tige. Au moment où on décide d'aller vraiment de l'avant, on va vouloir faire un petit prélèvement sanguin. Pour vraiment s'assurer que c'est la bonne personne. Ce n'était pas deux amis qui ont fait le test côte à côte ce jour-là. Ils s'amusaient. Ils ont été en train de se donner des protibucales. finalement, on n'a pas le bon d'heure. C'est ça. Normalement, ça n'arrive pas, mais les donneurs qui s'inscrivent chez eux sont dans leur salon, ils font leur chose. On n'est pas là pour vérifier.
- Speaker #1
Avant de le faire, est-ce que les fumeurs peuvent ? Ah oui ! Ça ne vient pas modifier le...
- Speaker #0
Le résultat sur le fait que tu ne peux pas fumer ta cigarette en le faisant. Dans les instructions, c'est quand même écrit d'aller se brosser les dents 30 minutes avant, de ne pas boire, de ne pas manger. C'est pas qu'il n'a pas fumé, mais bon, c'est un peu vite. Oui, allô ? Juste avant, pour ne pas nécessairement rendre ton coton-tige tout brun. Oui. Mais un fumeur, c'est pas une raison de ne pas pouvoir faire un don de cellules souches.
- Speaker #1
OK. Qui ne peut pas faire de don de cellules souches à part les plus âgés que 36 ans ?
- Speaker #0
Quelqu'un qui aurait une maladie grave. C'est sûr que la liste, je ne pourrais pas te la nommer. C'est changeant aussi,
- Speaker #1
d'ailleurs. Ah oui ?
- Speaker #0
Oui, ça peut changer. Des fois, c'est des critères qui vont être pour protéger le receveur, mais reste qu'avec les années, l'expérience, on peut décider éventuellement de retirer certains critères. Ce ne sont pas des choses qui sont figées dans le béton. À part si ça représente vraiment un risque, quelqu'un qui a eu le cancer. On ne parle pas d'un cancer basocellulaire ou de cellules anormales au col. Ça, c'est autre chose. Quelqu'un qui aurait eu un vrai cancer ne pourra pas s'inscrire au registre des donneurs de cellules souches ou quelqu'un qui aurait une maladie dégénérative là, maintenant, en ce moment.
- Speaker #1
Dans le fond, c'est pour protéger le donneur.
- Speaker #0
Oui, oui, absolument. On est moins dans la protection du receveur. On l'est, c'est sûr qu'on a la protection du receveur, mais reste que ce sont des informations qu'on va donner au médecin-transplanteur. Ensuite, le médecin, avec son patient, va prendre la décision. C'est la dernière chance de survie. de ce receveur-là. Donc, c'est à lui de décider si le donneur a voyagé dans une zone à risque pour la malaria, par exemple, il y a trois mois, il n'a pas la malaria, mais il a voyagé dans une zone à risque, mais pour un don de sang, peut-être qu'on va attendre, mais pour un don de cellules souches, peut-être qu'ils vont décider quand même d'aller de l'avant, parce qu'on n'a pas dit qu'il y avait la malaria. Même chose pour des comportements... Plus à risque dans la vie, encore une fois, c'est le médecin transplanteur et le patient qui vont décider.
- Speaker #1
Quelqu'un qui a des tattoos, qui s'est fait tatouer la semaine d'avant, c'est pas comme pour le sang.
- Speaker #0
C'est pas comme pour le sang. C'est sûr qu'au moment où on appelle le donneur et qu'on lui dit, écoute, t'es compatible, t'as été trouvé compatible, il est possible qu'on aille en danse. C'est pas confirmé tout de suite. On fait le questionnaire médical, on fait le prélèvement sanguin. On demande au donneur de cesser tout comportement à risque et de ne pas aller sauter en bonne gil. là, là. C'est pas le temps. Les drogues dures, c'est pas aujourd'hui qu'on demande tout ça.
- Speaker #1
Oui, s'il te plaît.
- Speaker #0
Je veux juste demander à la pension, finalement, parce que ça devient précieux. On est toujours précieux, mais là,
- Speaker #1
on est bien à platin. Miraculeux. C'est quand même fou que la science soit rendue là. La médecine, on est rendu à pouvoir utiliser ce qui est bon dans quelqu'un. Pour remplacer le système. C'est extraordinaire, oui. Je suis vraiment fascinée. Je suis vraiment fascinée. Puis toi, dans le fond, tu ne changerais pas de job demain, j'imagine ? Qu'est-ce qu'il pourrait... Il n'y a rien qui pourrait accoter ça.
- Speaker #0
Pas pour l'instant, en tout cas, parce que, je l'ai dit tantôt, le recrutement, c'est là que ça commence. S'il n'y a pas de recrutement, il n'y a pas de don. S'il n'y a pas de don, il n'y a pas de patient sauvé. Donc, pour moi, je disais tantôt, bon, j'entendais mon collègue parler de l'autre côté des cellules souches, je suis tombée en amour, je suis devenue conseillère en accompagnement des donneurs de cellules souches. Mais suite à ça, éventuellement, il y a un poste au niveau du recrutement qui s'est libéré et j'ai décidé de faire le saut dans un milieu que je connaissais moins, qui est plus au niveau du marketing. On est moins dans les scènes, on est moins dans la science. Ici, vendre, je dirais plus l'éducation, parce que c'est des produits que je vends, vraiment, c'est de l'information,
- Speaker #1
c'est de la stabilisation,
- Speaker #0
c'est de l'information. C'est plus comme ça que je le vois. Mais c'est le début de l'histoire. Il faut qu'il y en ait un, le début de l'histoire. Mais j'ai senti que je pouvais faire la différence à ce niveau-là.
- Speaker #1
Mais je te trouve tellement bonne, puis belle, puis claire. Je te trouve vraiment parfaite pour faire ça. Non, mais c'est vrai. Ça ressemble à quoi tes journées ? Dans le fond, toi, tu...
- Speaker #0
C'est ça qui est bien. C'est une journée qui se ressemble. Une journée, je peux être dans un cégep en train de faire un kia juste avant. Spinwheel, on attire les jeunes, on jouait à des jeux, on donne des sustos. Et là, on les informe, on les sensibilise, on leur explique ce que c'est. Et s'ils le souhaitent, ils peuvent faire le frottis buccal sur place. C'est là que c'est intéressant.
- Speaker #1
Pourquoi dis-tu ça ? On garde les sous-sommes.
- Speaker #0
Parce que ça les attire. Venez me voir.
- Speaker #1
Là,
- Speaker #0
je peux leur donner l'information. C'est attractif. Les kiosques sont intéressants. Ils sont beaux, nos kiosques. On a des belles bannières. On a tous des t-shirts. On est attirant, si on veut, pour eux. Donc, ça leur donne envie de venir chercher l'information. Puis, on a une belle réponse. Franchement, ça me donne beaucoup d'espoir en la suite.
- Speaker #1
Ah oui, je suis contente.
- Speaker #0
Les gens qui répondent présents vont s'inscrire. C'est bien parce qu'à la maison, quand les gens décident d'aller s'inscrire, ils voient une publication à la télévision, ou un reportage, ils vont décider de s'inscrire, ils vont recevoir leur trousse. La moitié ne vont pas la retourner.
- Speaker #1
Oh non !
- Speaker #0
C'est loin sur leur tout doux. C'est pas qu'ils ne veulent pas. C'est vraiment... est là sur le comptoir, il faut faire le move d'aller le porter à Postes Canada, ils ne le feront pas tandis que là je suis là, je suis au qui complète leur questionnaire en ligne ils font leur petite trousse de frottis buccales c'est réglé, ils sont inscrits ça fonctionne bien ça peut être une journée, le lendemain je vais être en train de donner une conférence dans une entreprise le surlendemain je vais être dans un centre hospitalier mère-enfant en train de parler à des mamans enceintes pour leur parler du don sans cordon pour les inviter à s'inscrire. Là, sur le lendemain, je vais être chez moi, derrière mon ordinateur, à préparer ces journées-là de recrutement. Puis à soutenir, on a beaucoup de bénévoles chez Ma-Québec qui font des kiosques comme ça de sensibilisation aux dons de cellules souches aussi. Il n'y a pas que moi. J'ai des équipes un peu partout à travers la province qui font partie de l'association des bénévoles aux dons du sang de Ma-Québec qui sont des mentors cellules souches. Ils sont spécialisés.
- Speaker #1
C'est des pire vols.
- Speaker #0
Ils vont nous faire, eux aussi, des événements comme ça que je vais organiser pour eux, mais c'est eux qui vont les tenir. Je me multiplie.
- Speaker #1
Bravo, tu as comme des petits mini-you. Je me demandais, dans le fond, est-ce que c'est les établissements qui vous invitent ou c'est des gens qui organisent ? Dans le fond, est-ce que n'importe qui pourrait décider de vous inviter ?
- Speaker #0
C'est les deux. On est ouvert aux invitations, on va provoquer les choses aussi.
- Speaker #1
Les festivals, vous pourriez...
- Speaker #0
On pourrait. Je dirais, on est une équipe nouvelle. Au niveau du marketing, on y a passé déjà l'été passé. C'était peut-être un peu trop avancé, mais c'est dans les projets. Mais tu sais,
- Speaker #1
il ne faut pas faire de yoga. Il y a quand même des festivals qui sont plus… Ça prend des festivals,
- Speaker #0
parce que ça prend un concertement éclairé. On ne fait pas des gens qui sont un peu trop sur le party, qui pourraient les informer. tu ne pourrais pas les inscrire, disons. Je préfère quelqu'un qui est vraiment en train de choisir. Je suis en train de dire mon festival,
- Speaker #1
je me suis dit. Je ne sais pas, là.
- Speaker #0
C'est des associations qui peuvent être intéressantes, puis il n'y a pas que l'activation terrain, il y a aussi la publicité, il y a le marketing, il y a toutes les campagnes publicitaires qu'on va lancer à l'automne et en hiver. Ça, c'est mes collègues qui vont travailler là-dessus, qui vont déployer ça, puis on va jumeler le tout. l'activation terrain que moi, je vais faire à tout ça.
- Speaker #1
Ah, c'est tellement magnifique. Ça doit vraiment être le fun et très valorisant de faire le travail que tu fais.
- Speaker #0
Quand tu te couches le soir, tu te dis que tu as accompli ce que tu avais à accomplir. Oui,
- Speaker #1
c'est concret. Ce que tu fais est concret. Tu n'es pas en train de pelleter des nuages. On est vraiment dans du vrai...
- Speaker #0
On fait la différence. Oui. Ce qui est valorisant, c'est de faire la différence.
- Speaker #1
Wow, bien, merci beaucoup. beaucoup. J'ai d'autres questions. J'ai comme peur d'oublier des questions. Y'a-tu quelque chose qu'on n'a pas couvert ?
- Speaker #0
Réchir, on a bien dit, ça fait 18 et 35 ans, être en bonne santé générale, évidemment. On s'inscrit sur le site web. Un protibical qu'on reçoit par la poste qu'on retourne ensuite. Les deux méthodes de dons, on en a parlé aussi.
- Speaker #1
On peut organiser, comme moi, des rencontres, des événements.
- Speaker #0
Absolument, c'est possible. C'est possible. C'est possible de me contacter aussi, mon collègue, sur le site.
- Speaker #1
Je pourrais le mettre. Je pourrais le mettre. Je vais le mettre. Tout à fait.
- Speaker #0
On peut organiser un événement de sensibilisation ou une conférence. C'est toujours intéressant.
- Speaker #1
Ah, vous faites des conférences. Oui. C'est extraordinaire. Corinne, merci. Merci, merci de tout cœur d'avoir démystifié, en tout cas pour moi, puis sûrement plusieurs personnes, parce que ça reste quand même quelque chose de très nébuleux. Oui. Merci de tout cœur pour ton travail magique.
- Speaker #0
Merci à toi pour l'invitation. Ça s'apprécie.
- Speaker #1
T'es magnifique. J'adore ce que tu fais. Bravo. Bonne suite. C'est Noël. Allez donner. C'est le bon moment. T'as pas d'argent, t'as la santé. Donne la vie. Wow. Merci beaucoup.
- Speaker #0
De rien.
- Speaker #1
Blablabla