Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans le podcast Les Sens de la Vie. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui est la dissonance cognitive. Donc pour les personnes qui ne savent pas vraiment ce que c'est, ça va être ce moment où on sent qu'il y a quelque chose qui ne va pas, on sent mal sans vraiment comprendre pourquoi. C'est un peu comme s'il y avait une partie de nous qui savait qu'il y avait quelque chose qui clochait mais qu'on n'arrivait pas vraiment à mettre de mots dessus. Et donc aujourd'hui, j'ai justement vous expliqué ce que c'est la dissonance cognitive, pourquoi elle se met en place, d'où ça vient, et surtout comment réussir à comprendre un peu plus ce que c'est et comment s'en libérer. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne, et à travers mes accompagnements, j'aide à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit, et à retrouver une vie plus alignée. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire. Ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Aujourd'hui, j'ai voulu vous expliquer ce que c'était la dissonance cognitive parce que je pense que c'est quelque chose qui va parler à beaucoup de personnes. C'est quelque chose, je pense, qu'on traverse tous à un moment donné. Et surtout, on va voir comment on peut résoudre ça pour justement pouvoir l'utiliser à notre avantage et non pas que ce soit quelque chose qui soit contre nous et qui nous fatigue justement encore plus. Donc la dissonance cognitive, c'est quoi exactement ? La dissonance cognitive, c'est un état de tension qui va survenir quand il y a un conflit entre nos valeurs, nos pensées et nos actions. Donc ça va vraiment venir d'un décalage entre les choses qu'on croit et la manière dont on va agir. Et être en dissonance, c'est justement penser une chose et agir d'une autre manière. Et ce qui est important dans la dissonance, c'est que ce décalage, il va vraiment créer une sorte de douleur et une tension psychologique. Parce que quand il y a un écart non résolu entre nos pensées et nos actions, on va ressentir de l'anxiété, on peut ressentir de la tristesse, on peut ressentir de la culpabilité. Enfin voilà, on peut vraiment ressentir des choses qui ne sont pas agréables et qu'on n'a pas forcément envie de ressentir. Un des exemples les plus parlants de la dissonance cognitive, ça va être le fait d'avoir une personne qui fume et qui sait pertinemment que fumer, c'est mauvais pour sa santé. L'action, ça va être le fait de fumer et la croyance, ça va être le fait de savoir que fumer est mauvais pour la santé. Donc là, justement, il va y avoir une dissonance cognitive. Autre exemple aussi qu'on peut souvent voir, c'est le fait d'avoir des projets, d'avoir de l'ambition, mais qu'on va continuer à... passer notre temps sur les jeux vidéo ou sur les réseaux. Et quand on a justement cette dissonance, ça va venir justement nous ronger à l'intérieur parce qu'on sait personnellement qu'on est en train de faire quelque chose qui n'est pas forcément bon pour nous. Ça peut être aussi dans nos relations, le fait d'être dans des relations, de rester avec des personnes tout en sachant qu'on n'est pas vraiment heureux. Enfin voilà, ça peut vraiment se jouer dans beaucoup de situations et on peut vraiment le retrouver finalement au quotidien. Et en fait, finalement, la dissonance cognitive, c'est... d'agir à l'encontre de ce qu'on veut réellement. Alors maintenant, j'aimerais vous expliquer un petit peu pourquoi on fait ça, d'où vient cette dissonance cognitive justement. En réalité, ça vient de quelque chose d'assez simple, c'est que notre cerveau n'aime pas l'incohérence et qu'il va avoir besoin que tout soit logique, que tout soit cohérent et que tout soit aligné. Donc quand il va y avoir un écart entre ce que l'on pense, ce que l'on ressent et ce que l'on va faire, ça va créer une forme d'inconfort à l'intérieur. Un peu comme une tension, comme je vous le disais, et cette tension, notre cerveau va vouloir la faire disparaître le plus vite possible. Mais c'est là où ça va être intéressant, c'est que notre cerveau ne va pas forcément chercher la vérité, il va chercher le confort. Il va chercher à ce que, justement, on se sente ok à l'intérieur, parce que les sensations d'inconfort, de tension, la culpabilité et toutes ces choses-là, elles ne vont pas être agréables. Et donc plutôt que de te pousser à changer la situation, ce qui peut être compliqué et justement inconfortable, il va préférer un petit peu changer ton interprétation. Donc te faire voir les choses autrement, te raconter une version plus acceptable. Quand je dis « il » , je parle du cerveau parce que bien souvent ça va être des mécanismes inconscients. Donc c'est pas quelque chose qu'on va faire consciemment, c'est plutôt des choses qu'on va pas forcément se rendre compte. Ça peut aussi être relié à quelque chose de plus profond, notre identité, parce qu'on a tous besoin de voir et de savoir qu'on est cohérent, qu'on est logique. Par exemple, si tu te vois comme quelqu'un de fort, ça va être difficile d'accepter que tu restes dans une situation qui ne te convient pas. Ou si tu te vois comme quelqu'un qui fait les bons choix, ça va être difficile d'admettre que tu es dans une situation où tu t'es trompé. Donc inconsciemment, tu vas adapter ton discours pour que ça colle avec l'image. que tu as de toi-même. Il peut y avoir aussi autre chose, c'est la peur. Parce que bien souvent, derrière la dissonance cognitive, il y a la peur de changer, il y a la peur de perdre, il y a la peur de regretter. Il peut y avoir aussi la peur de ne pas être à la hauteur. Et donc, notre cerveau, lui, va faire un compromis, garder la situation, mais adapter la façon dont on va l'apercevoir. Par exemple, avec la cigarette, on va savoir que ce n'est pas bon pour notre santé, mais en même temps, on va se dire que ça nous détend. Et puis, on va se dire qu'on n'en fume pas tant que ça, qu'on peut arrêter. Avec le travail, ça va être le fait de se dire qu'on n'aime pas vraiment ce qu'on fait, mais bon, il faut bien travailler. Et puis, au moins, on a une sécurité et on sait qu'on n'est pas trop exigeant. Avec nos relations, ça peut être le fait de se dire que voilà, il y a plein de choses qui ne nous conviennent pas, mais qu'on l'aime quand même. Et puis que l'amour, en fait, il faut faire des concessions. Enfin voilà, ça va vraiment être des discours qu'on va se dire à l'intérieur. qui vont être complètement en incohérence, mais finalement qui vont venir nous rassurer. Et donc, pourquoi on peut avoir tendance à justement se sentir mal sans raison ? Et bien justement, on a tendance à se sentir mal parce qu'il y a des choses qu'on sait au fond de nous qu'on doit faire, mais qu'on ne fait pas vraiment. Et donc, si c'est ton cas, plus tu vas continuer de repousser ce qui est important pour toi, plus justement tu vas ressentir ce stress, cette frustration, le fait d'être malheureux. Et si tu te sens mal, c'est sûrement parce qu'il y a des choses que tu sais que tu dois faire, mais que tu ne fais pas. Et donc la question qu'on peut venir se poser, c'est comment on fait pour réussir à se sortir de cette dissonance ? Eh bien, j'ai envie de dire quelque chose d'important, c'est déjà pas en se forçant, c'est pas en se brusquant, c'est pas non plus en culpabilisant que les choses vont changer, c'est pas non plus en voulant tout changer d'un coup, parce que la dissonance cognitive, elle est là pour justement nous protéger, comme je vous le disais. Donc si on la casse trop brutalement, ça peut vraiment créer encore plus de résistance, encore plus de tension. La première étape, ça va être assez simple, entre guillemets, c'est déjà de voir, de reconnaître qu'il y a peut-être un décalage, sans chercher tout de suite à le résoudre, mais déjà d'observer. Donc par exemple, tu peux te surprendre à te dire, ok, là je sens que ça ne me convient pas, mais en même temps, je suis en train de me dire que ça va. Et rien que ça, déjà, rien de se remettre en question, de remettre un peu de conscience sur ce qu'on vit, ça va déjà être une première étape. Ensuite, il y a quelque chose d'assez important aussi, c'est de revenir au ressenti. Parce que le mental peut raconter beaucoup de choses, mais notre ressenti, lui, il va souvent être beaucoup plus juste. C'est pour ça aussi qu'on dit que le ressenti va être beaucoup relié à notre intuition. Donc c'est peut-être de se poser une question assez simple, c'est si j'enlève toutes les justifications, parce que bien souvent, quand il y a dissonance cognitive, il y a des justifications qui vont se mettre en place. Si on enlève toutes ces justifications, qu'est-ce qu'on ressent vraiment ? Et parfois la réponse, elle va se retrouver là, ça va être assez simple, mais c'est pas toujours confortable parce que parfois on n'a pas envie justement d'accéder à cette vérité-là. Et justement, la troisième étape, c'est de remettre un peu d'honnêteté avec soi-même, mais pas de l'honnêteté dure ou jugeante, c'est vraiment une honnêteté assez douce. Parce que justement, quand on remet un petit peu en question ce que l'on pense, et bien parfois on va avoir un discours assez dur. Donc c'est de se dire, ok, peut-être que ça ne me convient pas forcément, peut-être que dans cette situation-là, j'ai un peu peur, peut-être que je m'accroche à quelque chose qui me rassure, mais en fait, dans le fond, je sais que ce n'est pas forcément ce qu'il me faut. Et ensuite, l'idée, ce n'est pas de tout remettre en question, mais ça va juste être de créer de petits décalages, de créer de petites actions plus alignées et d'essayer tout simplement de mettre en place des choses qui vont être beaucoup plus alignées avec ce que l'on veut. Ce qui est important aussi, c'est d'arrêter de lutter contre toi-même, parce que bien souvent, il y a une partie de toi qui sait et une autre partie qui a peur. Et le but, ce n'est pas d'en faire taire une, c'est vraiment de venir les écouter toutes les deux. Et justement, petit à petit, plus on va mettre de la conscience, plus on va se reconnecter à ce ressenti-là. Et moins tu vas avoir besoin de te raconter des histoires pour tenir. Et parfois, le vrai changement, il va vraiment commencer là, dans un moment où tu vas commencer à dire « Ok, là, je suis honnête avec moi-même. Et c'est déjà énorme. Ce qui peut aussi vraiment aider quand on est justement face à cette dissonance, c'est de venir poser des mots sur ce que l'on vit. Parce que bien souvent, c'est flou. Le mental, lui, va vraiment venir continuer à essayer d'arranger les choses. On va vraiment être un petit peu dans ce moment où on sait que notre intuition est présente, on sait que ce n'est pas forcément bon, mais on va quand même écouter ce mental et on va écouter cette histoire qu'il va nous raconter. Venir justement poser des mots, donc ça peut passer par l'écriture ou ça peut vraiment passer par parler avec quelqu'un, et bien quand on va justement nommer ce que l'on vit, ce que l'on ressent, et bien ça va déjà venir beaucoup plus réel et souvent ça va remettre de la clarté. Ce que j'ai aussi remarqué, et un point d'ailleurs important, c'est d'essayer aussi d'accepter que ce soit inconfortable, parce que souvent on reste dans la dissonance pour justement éviter cet inconfort. Mais l'inconfort, il fait partie du processus et c'est le moment où, justement, on va voir les choses telles qu'elles sont. Ce qui peut aussi être important, c'est de ne pas vouloir aller trop vite. Parce que parfois, on voit et on veut tout changer d'un coup, mais ce n'est pas nécessaire. Parce qu'on peut très bien voir que quelque chose ne nous convient pas sans forcément encore être prêt à agir. Et c'est OK. Je pense que l'important, c'est de rester connecté à cette vérité-là et de ne pas venir culpabiliser. Donc voilà, au final, si tu dois retenir quelque chose de cet épisode, c'est peut-être simplement ça, qu'on se raconte tous des histoires à un moment donné. Pas parce qu'on est dans le déni, pas parce qu'on est faible, mais parce qu'on essaye de se protéger. Et la dissonance cognitive, elle est là justement pour ça. Pour t'aider à tenir quand quelque chose n'est pas très confortable. Quand tu n'es pas encore prêt ou prête à voir ou à changer quelque chose. Il n'y a rien de mal avec ça, mais ça peut justement vous permettre de comprendre un peu plus pourquoi on a tendance... à des fois se sentir mal sans vraiment comprendre pourquoi. Le vrai changement ne commence pas par une action, il va commencer par une prise de conscience. Et ça, c'est déjà énorme, je pense. Et c'est justement pour ça que j'ai voulu vous proposer cet épisode aujourd'hui. Parce que ce qui te reconnecte à toi, à ton ressenti, à ce qui est juste pour toi, c'est justement ce qui va te permettre de pouvoir être mieux et d'être beaucoup plus aligné. Et pour conclure cet épisode, j'aimerais aussi... si vous vous reconnaissez dans ce que j'ai dit, peut-être vous poser cette question, où est-ce que je suis en train de m'adapter alors qu'au fond de moi, je ressens autre chose, et juste de laisser venir la réponse, parce que ça peut vraiment changer beaucoup de choses. Merci beaucoup d'avoir pris ce temps pour vous et si vous avez envie de me partager ce que ça vous a fait d'écouter cet épisode, n'hésitez pas, j'aime toujours vous lire et voir ce que ça vient toucher chez vous. Merci beaucoup pour votre écoute. J'espère en tout cas que cet épisode vous a apporté des compréhensions et peut-être une prise de conscience. Je vous dis merci beaucoup et à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode.