Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans le podcast Les Sens de la Vie. Aujourd'hui, j'ai envie de parler d'un sujet qui, je pense, touche énormément de personnes. La peur d'être trop ou au contraire la peur de ne pas être assez. Trop sensible, trop intense, trop émotive, trop présente ou alors pas assez bien, pas assez intéressant, pas assez légitime ou encore pas assez aimable. Voilà, je voulais justement vous proposer un épisode dans lequel on va parler de cette peur, de l'hyperadaptation, du masque social qui peut s'accompagner avec et surtout de ce que ça change quand on commence à se reconnecter à qui l'on est vraiment. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne et à travers mes accompagnements, j'aide à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit et à retrouver une vie plus alignée. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire. Ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Donc si j'ai voulu vous proposer cet épisode aujourd'hui, c'est parce qu'actuellement je suis en train de travailler un petit peu sur cette notion de cette peur d'être trop ou de ne pas être assez. Parce que cette peur, je la ressens énormément dans mon activité. J'ai toujours cette sur-adaptation à l'autre, que ce soit dans mon travail, que ce soit avec mes échanges aussi, avec mes relations. Je l'ai aussi beaucoup vécu dans mes relations amoureuses, dans mes relations professionnelles, dans ma façon de prendre la parole aussi, de m'exprimer et même, je pense aussi, de prendre ma place. J'ai souvent eu cette impression de devoir m'adapter pour être acceptée pour ne pas être rejetée, pour me sentir aimée. Et avec le temps j'ai vraiment compris que cette peur elle venait pas de moi aujourd'hui, mais plutôt de l'histoire de mon passé, de ce que j'ai pu vivre plus jeune, du regard des autres à ce moment-là, du jugement aussi et du rejet parfois. J'ai compris que ces expériences avaient créé en moi des croyances qui m'ont suivie jusqu'à l'âge adulte et qui ont influencé beaucoup de choses, que ce soit mes choix, mes relations, mes doutes et même mes projets. Et ça fait d'ailleurs un peu lien avec l'épisode que j'ai proposé la semaine dernière avec les répétitions qu'on peut avoir dans notre vie. Je me rends compte que je reproduis un petit peu ce schéma de cette peur de prendre sa place et surtout de se dire qu'on n'est jamais assez et qu'on n'est jamais assez bien, au contraire qu'on prend trop de place et qu'on a cette peur d'être jugée et qu'on nous le fasse remarquer. Et je pense que je ne suis pas la seule à ressentir ce sentiment d'être trop ou ce sentiment justement de ne pas être assez. Et ça peut même être les deux qui s'accompagnent ensemble selon ce qu'on peut vivre. Donc pour ma part, la peur d'être trop, c'est longtemps manifesté par la peur de déranger. Pour moi, c'était vraiment la peur d'être jugée, la peur d'avoir un trop fort caractère, la peur aussi de me faire remarquer, de prendre trop de place. Je me posais beaucoup de questions et je pense que d'ailleurs, je m'en pose toujours, je parle au passé, mais je suis bien évidemment en chemin pour m'en libérer. C'est vraiment des questions où je me dis : est-ce que j'en fais trop ? Est-ce que je parle trop ? Est-ce que je suis trop intense ? Est-ce que je vais déranger par le simple fait d'être moi ? Que ce soit dans certaines amitiés, que ce soit au travail ou dans mes relations en général, j'avais souvent cette sensation de devoir tout le temps faire attention à ce que j'allais faire, à ce que j'allais dire, à mon comportement. Et surtout à l'image que je renvoyais. Pas forcément parce que j'avais envie de jouer un rôle, mais plutôt parce que j'avais vraiment cette peur du jugement, cette peur de créer un malaise aussi, cette peur de ne pas être acceptée telle que j'étais et telle que je suis. Et même si aujourd'hui, comme je vous disais, je suis en chemin pour m'en libérer, je sais que j'ai encore parfois ce réflexe d'hyperadaptation, ce réflexe de vouloir ajuster mes mots, ajuster mes gestes, mon énergie, pour éviter le rejet, pour éviter aussi l'inconfort, pour éviter de me sentir de trop. Donc ouais, je pense que... Enfin, je ne suis pas la seule et je pense qu'à mon avis, on est nombreux et nombreuses à se poser ces questions-là, à être peut-être dans cette suradaptation par peur d'être jugée, par peur d'être rejetée, par peur de ne pas être aimée aussi telle que l'on est. Et je voulais aussi aborder la notion en fait de ne pas être assez parce qu'il y a cette notion de sentir trop, d'avoir peur d'être trop, mais il y a aussi cette notion de ne pas se sentir assez aux yeux des autres. avec des comportements comme par exemple se mettre à l'écart, s'effacer dans nos relations, s'effacer dans les groupes, moins parler. Ça peut être aussi être dans l'observation. On a vraiment cette impression de ne pas être assez pour les autres, de ne pas être par exemple assez intéressant, de ne pas être assez drôle, de ne pas être assez comme il faudrait finalement. Alors on va préférer rester discret, on va préférer prendre le risque d'être jugé. de ne pas prendre notre place plutôt que d'être jugée pour l'avoir prise finalement. Et j'ai vraiment pris conscience que dans le passé, j'avais tendance à vouloir prendre beaucoup de place. Je pense que j'en avais besoin à ce moment-là, je pense que j'avais besoin d'exister, j'avais besoin d'être vue, j'avais besoin aussi d'être reconnue, d'être aimée. Et prendre de la place, parler, m'exprimer, c'était ma façon en moi de dire que j'étais là. Bien souvent, j'ai été jugée pour ça. On m'a renvoyé l'image de quelqu'un qui en faisait trop, de quelqu'un qui était trop intense, qui était trop présente, qui était trop expressive. Et à force d'entendre ça, j'ai commencé à mettre un masque, à mettre le masque de la personne qui en faisait trop. Et avec le temps, je pense que ce masque s'est transformé et au lieu d'être celle qui prend sa place, qui prend trop de place, je pense que je suis devenue celle qui se met en retrait Celle qui observe, celle qui reste dans l'ombre, celle qui va peut-être moins parler, qui va être peut-être plus discrète. Alors je pense que c'est vraiment moi la vision et l'image que j'ai de moi-même par rapport à ce que j'ai pu être dans le passé. Et c'est vraiment comme si pour ne plus être jugée, je préférais ne pas être vue. À la place du masque d'être trop, en fait finalement j'ai mis le masque de ne pas être assez. Et même si ça me protégeait d'une certaine façon, ça m'a éloignée aussi de qui j'étais réellement parce qu'au fond, je ne suis ni trop, ni pas assez et ça, je l'ai vraiment compris. Et si je prends le temps de vous partager tout ça, c'est parce que je pense profondément que nos histoires personnelles, elles peuvent vraiment devenir des miroirs pour les autres. Parler de mon vécu, parler de mes doutes, parler de mes peurs, de mes masques, c'est une façon de dire qu'on n'est pas seul et que je ne suis pas seule parce que derrière mes mots, il y a peut-être des choses que toi aussi tu ressens mais que tu n'as jamais vraiment osé exprimer Et si mon histoire peut aider à mettre des mots sur les vôtres, à vous sentir moins isolés, à peut-être mieux vous comprendre, ça a tout son sens pour moi et c'est vraiment l'objectif de cet épisode. Donc pour revenir à ce que je disais par rapport à, par exemple, nos croyances qui peuvent se construire autour du fait de se surréadapter de cette peur d'être jugée par rapport aux autres, donc que ce soit dans la peur d'être trop ou dans la peur de ne pas être assez. À travers certaines expériences, certains regards et certains reproches aussi, je me jugeais énormément quand j'étais plus jeune. On me revoyait souvent à l'image de quelqu'un qui en faisait trop, qui était trop expressive, trop présente, que ce soit à l'école ou même dans le côté familial. Et à force d'entendre ça, j'ai enregistré à l'intérieur de moi que je n'étais pas assez, qu'il fallait que j'en fasse plus pour être aimée, qu'il fallait que je change pour être acceptée Et c'est à ce moment-là où j'ai commencé à me suradapter, à ajuster mon comportement et à faire attention à qui j'étais, à essayer de comprendre ce que l'on attendait de moi. Et pendant très longtemps, je n'ai pas remis ces croyances en question. Enfin, je n'en avais déjà pas conscience. Et surtout, je pensais vraiment que le problème venait de moi. Et aujourd'hui, j'ai vraiment pris conscience que ce n'était pas moi le problème, que je n'étais ni trop ni pas assez. J'étais simplement une enfant qui était sensible, qui était peut-être expressive, qui était vivante. Et j'ai créé ces croyances à travers les expériences que j'ai pu vivre, à travers le regard des autres, à travers le besoin aussi d'être aimée et reconnue. Et quand on a été mis à l'écart, quand on a été différent, quand on a eu l'impression de ne pas être assez dans notre enfance, on va plutôt avoir tendance à se dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas chez nous. Et cette pensée devient cette croyance. Par exemple « je suis trop » , « je ne suis pas assez » , « je dois changer pour être aimée » . Et ces croyances, elles peuvent nous suivre jusqu'à l'âge adulte, influencer nos relations, influencer nos choix, nos projets et même la confiance que l'on se porte à soi. Et quand on croit profondément qu'on est trop ou qu'on n'est pas assez, ça peut donner le fait de douter de soi en permanence, de s'auto-censurer, d'avoir aussi peur du regard des autres, de se sur-réadapter comme je vous le disais dans nos relations. Ça peut passer par avoir du mal à poser ses limites, à repousser ses projets ou encore de ne pas oser prendre notre place. Et c'est important pour moi de vous le dire parce que peut-être que toi aussi, tu portes encore des croyances qui vont définir la personne que tu penses être, des croyances qui viennent du passé mais qui influencent encore ton présent et surtout qui le faussent. Et la bonne nouvelle, c'est que justement on peut changer ça. Donc la première étape pour moi, pour réussir à déjà commencer à changer mon... notre perception et nos croyances, ce n'est pas de devenir quelqu'un d'autre mais c'est plutôt de prendre conscience de ces croyances, de demander est-ce que cette pensée m'appartient vraiment ou est-ce qu'elle vient de mon passé ? Est-ce qu'elle vient de par exemple mes expériences, de ce que j'ai pu vivre, de faire une petite rétrospection de ce que dans le passé on a pu avoir comme expérience relationnelle, que ce soit avec nos proches, nos parents, même à l'école. et de vraiment se poser aussi la question est-ce que ça me protège ou est-ce que ça me limite ? Parce que bien souvent on l'a appris mais on peut aussi le désapprendre, on peut venir donc prendre... ces croyances qui vont nous limiter et les transformer avec des croyances qui vont plutôt nous aider, qui vont nous pousser à nous respecter et surtout à nous accepter tel que l'on est. Donc pour faire cela je voulais justement vous proposer un petit exercice pour vous aider à reprogrammer vos croyances. Donc c'est de venir prendre un instant lorsque vous ressentez dans une situation que vous êtes trop ou que vous n'êtes pas assez ou que vous vous émettez un jugement par rapport à qui vous êtes, que ce soit dans vos relations affectives, dans n'importe quel schéma de doute et de vous demander qui m'a fait croire ça et est-ce que c'est une vérité ou est-ce que c'est une ancienne protection ? C'est de venir analyser quel a été l'élément qui a créé vos croyances, qui a créé cette peur dans le passé. Et l'objectif, c'est de venir penser. parler à votre enfant intérieur, à ce qu'il a pu vivre sur le moment et surtout de reformuler intérieurement la croyance que vous vous dites vis-à-vis de vous-même. Donc c'est peut-être de vous dire que vous vous acceptez tel que vous êtes, que vous n'avez pas besoin de transformer la personne que vous êtes pour mériter l'amour. Alors là, c'est vraiment de trouver ce qui vous correspond et surtout de venir parler à cet enfant qui a été jugé, qui est en souffrance à l'heure d'aujourd'hui croyances. Donc voilà, l'objectif c'est vraiment d'aller vers plus d'authenticité, c'est d'arrêter en fait de se trahir tout simplement, c'est s'écouter, c'est se respecter et c'est surtout se choisir et arrêter de continuer à vivre avec ces croyances qui nous limitent et qui nous font croire qu'on est trop ou qu'on n'est pas assez. Voilà donc pour conclure, si tu t'es reconnu dans ce que j'ai partagé aujourd'hui, sache que tu n'es pas seul, que la peur d'être trop ou pas assez... c'est quelque chose qui va toucher beaucoup de personnes. Ce sont des mécanismes qu'on a mis en place pour se protéger, pour être accepté, pour se sentir aimé et que ce n'est pas quelque chose de figé, qu'on peut s'en sortir. En prenant conscience de nos croyances, en s'écoutant davantage, en se respectant, on peut se rapprocher de plus d'authenticité et surtout de nous accepter tel que l'on est réellement. Voilà, en tout cas j'espère que cet épisode vous aura plu. Merci pour votre écoute, merci pour votre présence et surtout prenez soin de vous et je vous dis à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode.