Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce tout nouvel épisode. Aujourd'hui, j'avais envie de parler avec vous des crises d'angoisse, de ce que c'est vraiment, de ce qu'on ressent quand ça arrive, et surtout de tout ce qu'il y a derrière, que ce soit les déclencheurs, l'origine dans l'enfance, le manque de sécurité ou encore la déréalisation, et comment on peut réellement s'en sortir. Je vais aussi vous partager mon expérience, ce que j'ai vécu lors de mes premières crises et surtout les outils qui m'ont vraiment aidé à retrouver de l'apaisement durable. Si vous traversez des crises d'angoisse ou si vous souhaitez comprendre quelqu'un qui en vit, cet épisode devrait vous parler. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne et à travers mes accompagnements, j'aide à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit et à retrouver une vie plus alignée. Ici, je vous partage des clés, des réflexions, des pratiques concrètes pour mieux vous comprendre, vous apaiser et cultiver une vie qui vous ressemble. Chaque semaine, je vous retrouve pour un nouvel épisode où nous explorons ensemble un thème en lien avec nos émotions, nos pensées et notre bien-être. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire, ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Je suis très contente de pouvoir vous retrouver aujourd'hui dans cet épisode sur les crises d'angoisse. Dans cet épisode, j'avais vraiment envie de pouvoir vous raconter un petit peu de mon expérience, mon vécu avec les crises, et surtout vous montrer qu'on peut vraiment s'en sortir parce qu'à l'heure d'aujourd'hui, j'en suis sortie. Et je sais que c'est quelque chose qui est très compliqué, les crises d'angoisse. c'est Pas facile à gérer, c'est pas facile à comprendre, c'est pas facile à s'en libérer. Et c'est pour ça que j'avais envie de vous donner, vous partager du moins mon expérience pour peut-être vous aider. Avant de vivre ma première crise d'angoisse, je ne comprenais pas vraiment ce que c'était. Je pensais que c'était juste un gros stress en fait, quelque chose qu'on pouvait contrôler avec de la volonté, avec de la respiration, avec des méditations. Et comme beaucoup de personnes, tant que je n'en avais jamais fait, je ne pouvais pas. comprendre ce que les personnes qui en faisaient vivaient, en fait, tout simplement. Mais le jour où j'ai traversé ma première vraie crise d'angoisse, tout a changé. J'ai compris que ce n'était pas du stress, que ce n'était pas une réaction normale, et que c'était vraiment un tsunami intérieur. Et je n'étais absolument pas préparée à ça. Donc mes premières crises sont arrivées il y a à peu près deux ans, pendant un festival. J'étais déjà quelqu'un de base qui était assez angoissée, quelqu'un qui anticipait beaucoup, qui était beaucoup dans le contrôle. Mais j'avais jamais vraiment vécu quelque chose d'aussi intense. Même si j'étais passée par des phases de gros stress, j'avais jamais vécu vraiment les crises que j'ai pu vivre. C'était donc le mélange de fatigue, de chaleur. d'alcool, de bruit, de foule qui a complètement saturé mon système nerveux à l'époque. Et en fait, ce qu'il faut déjà comprendre, c'est quand le système nerveux, il est saturé, le corps et le système, en fait, ils vont tout simplement se mettre en mode alerte maximale. Et je me souviens d'ailleurs avoir vraiment pensé que j'allais mourir. Je le ressentais vraiment. Je voyais plus la réalité de la même façon. Tout devenait flou, tout devenait dangereux, tout devenait sombre. J'avais plus du tout la même... perception de mes sens. Et c'est pour moi vraiment ça, une crise d'angoisse, c'est le moment où le cerveau perd complètement ses repères, et où le corps va paniquer parce qu'il va vraiment croire qu'il est en danger de mort, tout simplement. Et pour moi, ce qui a été le plus dur, c'est pas ce festival, même si ça a été très éprouvant quand j'ai fait ma première crise, parce que je ne comprenais absolument pas ce qui se passait, mais c'est plutôt la semaine qui a suivi. Parce que ça ne s'est pas arrêté à une crise, ça a vraiment déclenché pendant toute une semaine des crises permanentes. Je n'arrivais plus à revenir à la réalité, j'avais l'impression d'être complètement bloquée dans mon corps, dans ma tête, dans mes peurs. Et j'avais vraiment cette phrase qui revenait en boucle de « je ne vais jamais m'en sortir, toute ma vie je vais être condamnée à vivre des crises d'angoisse » . Et en fait, dans ces moments-là, je me sentais très seule. Il n'y avait personne autour de moi qui comprenait ce que je vivais. Et je n'avais surtout pas les mots pour l'expliquer, parce que je trouve que quand on vit des crises d'angoisse, c'est hyper complexe d'expliquer ce qu'on vit, qu'on ressent, parce qu'expliquer un ressenti, c'est déjà compliqué. Mais quand on vit des crises, je trouve que c'est encore plus dur de l'exprimer, en fait. Et surtout que, dans cette période-là, j'ai aussi vécu quelque chose que beaucoup de personnes vivent sans comprendre. C'est la déréalisation. Et la dépersonnalisation qui vient souvent s'accompagner aux crises d'angoisse. Donc la déréalisation, c'est quand le monde autour de nous semble irréel. Comme dans un rêve, comme dans un film. Vous regardez vraiment votre environnement, mais vous n'êtes plus vraiment là en fait. Et la dépersonnalisation, c'est quand vous-même vous semblez étranger. Comme si vous étiez détaché de vous, de votre corps, de vos pensées. Et ces deux choses, elles rendent les crises d'angoisse encore plus intenses. pour moi. Je perdais tous mes repères et je ne savais pas quoi faire dans ces moments-là. J'avais beau respirer, j'avais beau essayer de me calmer, rien ne m'aidait. Et en fait, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, les crises d'angoisse, c'est vraiment quelque chose où on a l'impression qu'on ne va jamais s'en sortir, qu'on est condamné à vivre des crises d'angoisse, qu'on est vraiment dans un monde hyper dangereux et on voit enfin tout devient danger, tout devient sombre et on n'a plus du tout de... En fait, de joie, on n'a plus d'envie, en fait, on est vraiment coincé et bloqué dans quelque chose d'hyper intense. D'ailleurs, ce qu'il y a d'intense aussi, c'est les symptômes physiques qui sont présents quand on fait une crise d'angoisse. Pour moi, ça a été en tout cas l'hyperventilation. Donc l'hyperventilation, ça va être le souffle qui va s'emballer, qui va devenir trop rapide. Et en fait, ce qui se passe dans ces moments-là, enfin du moins, moi, ce qui se passait, c'était vraiment l'impression de faire une crise de tétanie. Merci. Et c'était surtout avec mes mains. J'avais vraiment l'impression, en fait, c'était même pas une impression, c'était ce qui se passait. J'avais les doigts crispés dus au manque de CO2 parce qu'il y avait une hyperventilation qui enchaîne. En fait, pour moi, la crise d'angoisse, c'est vraiment plusieurs sensations qui vont venir ancrer d'autres. Parce qu'après, il y a la sensation d'étouffement, il y a l'oppression thoracique, il va y avoir les palpitations, les vertiges. Cette impression... de s'évanouir aussi. On peut avoir la boule dans la gorge. Moi, j'avais une sensation quand j'avalais, j'avais l'impression que vraiment, je n'arrivais pas à avaler. Ça peut être des fourmillements dans le corps, les jambes qui lâchent, la vision trouble et ça peut être une sensation d'être hors de son corps. Ça peut faire partie de la déréalisation et la dépersonnalisation, enfin plutôt de la déréalisation. En fait, pour moi, ça va être tous ces symptômes qui vont créer une impression de faim. en fait tout simplement et je pense que c'est pour ça que les crises ne se terminent pas parce qu'on a un symptôme qui vient accompagner un autre. Par exemple quand on respire trop fort trop vite, le CO2 baisse dans le sang et ce déséquilibre va créer ces symptômes qui sont impressionnants et qui vont créer la peur de mourir et en fait c'est finalement un cercle vicieux de je vais mourir donc la crise continue, on accélère et les symptômes sont plus forts. Donc voilà. C'est cette boucle-là, en fait, qui est interminable et qui, quand on fait des crises d'angoisse, nous condamne, clairement. Pour moi, ce qui m'a le plus aidée, c'est de comprendre que mes crises d'angoisse, elles ne venaient pas de Candice adulte. Elles venaient plus d'une partie plus ancienne en moi, d'une petite fille qui avait appris à vivre dans l'insécurité, dans l'hypervigilance, dans la peur de mal faire ou dans la peur de ne pas être assez. Et les crises d'angoisse, dans la plupart des cas... ça va venir d'un manque de sécurité intérieure, d'émotions bloquées depuis longtemps. Ça peut aussi venir d'un système nerveux qui a trop porté et de blessures d'enfance non reconnues. Et comprendre ça, ça a pour moi tout changé. Je n'avais plus un problème. J'étais plus défaillante et surtout, j'étais plus folle parce qu'à des moments, je me demandais si je n'allais pas devenir schizophrène. Et en fait, ça rentre dans des peurs. Et dans des phobies, je pense, qui vont encore plus nous angoisser. Et j'étais dans ce moment où je me suis rendue compte que j'étais juste une adulte en train de porter les peurs qu'une enfant n'avait jamais vraiment apaisées. Et je pense que ça a vraiment été le point de départ qui m'a permise de comprendre, déjà d'avoir ce côté compréhension de mes crises. Et de commencer un travail sur moi. Et ce qui est important aussi de comprendre, c'est qu'après une crise d'angoisse, on développe souvent un choc post-traumatique. On a tellement peur que tout ce qui ressemble de près ou de loin à la première crise, donc par exemple pour moi c'était la fatigue, c'était le stress, c'était l'alcool, c'était la chaleur, c'était la foule, et bien ça va vraiment venir réactiver la peur. Et le cerveau ne va pas comprendre que l'événement est passé. Et en fait, il va croire qu'il revit exactement ce qui s'est produit. Et c'est pour ça, en fait, que les crises d'angoisse arrivent dans des moments, des fois, où on ne comprend pas, où il n'y a pas forcément d'explication rationnelle. Et comprendre ça, je pense que ça va vraiment permettre d'apaiser énormément la culpabilité de certains. Parce que pour moi, je pense que c'est important de comprendre que la crise d'angoisse, ce n'est pas un choix, que ce n'est pas une faiblesse, que ce n'est pas être trop sensible. Et que ce n'est pas un manque de volonté, c'est simplement un mécanisme de survie. Et quand on vit un moment hyper traumatisant, comme une première crise d'angoisse violente, le cerveau va tout simplement enregistrer cette expérience comme un danger vital. Et tant qu'il n'a pas été réinformé, il va continuer de croire que la menace est toujours présente, même si l'événement est terminé depuis longtemps. Donc quand une nouvelle crise arrive, il faut vraiment prendre conscience que ce n'est pas nous qui exagérons. Pardon que c'est pas nous qui dramatisons, que c'est pas nous qui perdons le contrôle. C'est juste notre cerveau qui fait son travail, qui nous protège, même si la protection, elle n'est plus forcément nécessaire. Pour moi, on va aussi arrêter de croire que c'est de notre faute. que c'est pas nous et que c'est notre système qui réagit, on va arrêter de se juger, on va arrêter de se sentir faible, pas normal, et on va surtout retrouver un peu de pouvoir parce qu'on comprend enfin sur quoi agir. Pas sur la crise en elle-même, mais plutôt sur la mémoire traumatique qui la déclenche. Donc ce qui m'a réellement, enfin du moins concrètement aidée à sortir de ces crises d'angoisse, ça a été déjà de prendre conscience de tout ce que je viens de vous dire. Et ensuite, ça a vraiment été un travail thérapeutique. J'ai réussi à sortir des crises d'angoisse sans prise d'anxiolithique. Je ne juge absolument pas les personnes qui en prennent, mais pour moi, c'est essentiel d'aller à la cause et pas juste aux symptômes. Ce qui m'a aidée, ça a été l'EFT pour apaiser le système nerveux et libérer les émotions. Ça a été aussi le travail sur mon enfant intérieur. C'est ce qui m'a, je pense, le plus transformée. comprendre que ce n'était pas la candice adulte qui paniquait, mais plutôt la petite fille intérieure qui avait besoin d'être rassurée. Le MDR, ça a été aussi une technique révolutionnaire, que j'ai adoré pour reprogrammer mon cerveau et lui faire comprendre que c'était terminé et que maintenant, il était en sécurité. Ce qui peut aider aussi, c'est les techniques corporelles, donc la reconnexion au souffle, l'ancrage, parce que les crises d'angoisse, elles se vivent dans le corps et elles se guérissent aussi pour moi à travers le corps. Reconnaître mes déclencheurs, ça a été quelque chose aussi qui m'a vachement aidée à sortir de ces crises. La fatigue, l'alcool, la chaleur, la foule, l'anxiété accumulée, la surcharge émotionnelle. J'ai appris en fait à me respecter et à surtout reconnaître les déclencheurs. J'ai appris à écouter ce qui se passait, j'ai appris à écouter les signaux, les nuances dans mon corps, les émotions qui se réveillent. Parce que quand on apprend à s'écouter, on n'est plus en réaction et on reprend le... pouvoir quand on va venir identifier les déclencheurs on va identifier en réalité ce qui nous manque donc de la sécurité du repos la limite de l'écouté de la stabilité de la douceur de la respiration et plus on comprend ce qui nous déclenche plus on va comprendre ce que notre enfant antérieur va chercher à éviter ou exprimer pour moi c'est ultra important que tu t'écoutes Parce que quand tu vas t'écouter, tu vas sentir quand ton système nerveux, il est saturé. Tu vas ajuster ton environnement, tu vas poser tes limites, tu vas ralentir. Tu vas t'éloigner, par exemple, des endroits bruyants ou des endroits où tu ne te sens pas forcément en sécurité. Tu vas respirer différemment. Tu vas vraiment, pour moi, adapter toutes ces choses-là et s'écouter. C'est vraiment ça qui va nous sécuriser. Et ce qui va permettre aux crises de diminuer et parfois même de les faire complètement disparaître. tout, à mon avis. Moi, c'est ce qui m'a vraiment permise de pouvoir m'en sortir. C'est l'accompagnement thérapeutique que j'ai eu, mais c'est pas que. C'est aussi tout ce que j'ai pu mettre en place derrière qui m'a permise de me sécuriser. Le message que j'aimerais vraiment transmettre à ceux qui vivent des crises d'angoisse aujourd'hui, c'est que vous puissiez entendre qu'on peut s'en sortir. Vraiment, que c'est pas une fatalité, que c'est pas dans notre tête. que ce n'est pas un défaut et que ce n'est pas une faiblesse, que c'est votre corps qui vient vous exprimer des choses parce que vous avez trop longtemps porté seul. Et il existe des solutions, que ce soit le travail thérapeutique, la régulation du système nerveux, la compréhension de votre enfance, les techniques émotionnelles ou encore l'accompagnement. C'est même grâce à toutes ces expériences et à tout ce que vous avez pu traverser que j'ai décidé d'en faire mon métier, d'accompagner justement les autres. et de comprendre profondément l'humain, de pouvoir dire avec certitude « Je sais ce que vous vivez, je suis passée par là et je sais que vous pouvez vraiment vous en sortir. » Aujourd'hui, je ne fais plus de crise d'angoisse, j'ai réussi à m'en libérer. Et si vous m'écoutez, je veux vraiment que vous sachiez que c'est possible pour vous aussi, que les crises ne vont pas disparaître par hasard. Elles s'apaisent quand on retrouve la sécurité intérieure qui nous a manqué. Et ce chemin-là, vous pouvez, à votre rythme... petit à petit vous en sortir. Merci du fond du cœur d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode aujourd'hui. J'espère que mon témoignage, mes explications et tout ce que j'ai pu vous partager, vous ont parlé, vous ont peut-être rassuré ou vous ont donné un début de compréhension sur ce que vous vivez peut-être en ce moment. Si vous traversez des crises d'angoisse, sachez vraiment que vous n'êtes pas seul, qu'il y a des solutions, qu'il y a des outils et surtout qu'il y a de l'espoir. On peut vraiment s'en sortir. petit à petit en apprenant à s'écouter, à se sécuriser, à prendre soin de soi autrement. Et si cet épisode vous a parlé, si vous êtes reconnu dans ce que j'ai partagé, n'hésitez pas à me le dire, à partager autour de vous ou même à venir échanger avec moi. Vous avez le lien de mes réseaux dans la description de l'épisode. J'espère en tout cas que ce que j'ai traversé pourra peut-être servir à quelqu'un d'autre. Je vous remercie encore pour votre écoute, pour votre présence. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode.