Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans cet épisode. Aujourd'hui j'avais envie de parler d'une croyance qu'on entend souvent que s'intéresser au développement personnel c'est trop réfléchir, c'est se prendre la tête, c'est analyser chaque détail au lieu de vivre et justement j'aimerais nuancer ça en parlant de différentes façons de vivre ses émotions. On va parler de l'hypersensibilité et de ce que ça change de comprendre son fonctionnement au lieu de se juger ou de juste laisser tomber. On va aussi parler de l'inverse, ces moments où on ne ressent presque plus rien, où on est déconnecté de soi et en quoi le fait de se questionner peut justement aider à remettre du lien intérieur. Et puis on va aussi parler des personnes qui réfléchissent beaucoup, qui analysent tout parfois jusqu'à s'enfermer dans leur tête. Pas pour dire que ce n'est pas utile, au contraire, mais pour comprendre comment l'introspection nous aide vraiment quand elle devient un moyen de garder le contrôle ou d'éviter ce que l'on ressent. Le but de cet épisode, ce n'est pas de dire qu'il faut arrêter de réfléchir, c'est de déconstruire cette idée, cette croyance que derrière le développement personnel, se questionner nous complique la vie. Et c'est aussi de voir comment l'analyse peut nous aider à avancer sans nous empêcher de vivre. C'est ce que je te propose de découvrir aujourd'hui dans cet épisode. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne et à travers mes accompagnements, j'aide à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit et à retrouver une vie plus alignée. Ici, je vous partage des clés, des réflexions, des pratiques concrètes pour mieux vous comprendre, vous apaiser et cultiver une vie qui vous ressemble. Chaque semaine, je vous retrouve pour un nouvel épisode. où nous explorons ensemble un thème en lien avec nos émotions, nos pensées et notre bien-être. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire. Ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Donc aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un sujet qu'on entend vraiment souvent dès qu'on commence. à s'intéresser au développement personnel. Cette phrase qu'on nous balance parfois, comme si c'était une vérité générale. Tu te poses trop de questions. Depuis que tu t'intéresses à tout ça, tu te prends trop la tête. Il faut arrêter de réfléchir et juste vivre ta vie. Et c'est drôle parce qu'au début, j'y ai cru. Je me suis même demandé si je ne me créais pas justement des problèmes en cherchant à comprendre ce que je vivais. Puis j'ai compris quelque chose, c'est que de se questionner, ce n'est pas créer des problèmes, c'est révéler. ce qui était déjà là. Et parfois, mettre de la conscience, c'est ce qui va permettre justement d'être plus en paix. On vit dans une culture, pour moi, qui valorise l'action, la performance, le passe à autre chose aussi, le sois fort. Donc forcément, tout ce qui touche à l'introspection, ça peut être vu comme une fragilité ou comme un truc inutile. Mais comprendre son monde intérieur, ça ne veut pas dire se compliquer la vie. Pour moi, c'est plutôt arrêter de la subir. Je vais vous donner plusieurs exemples très différents parce que tout le monde ne vit pas les mêmes choses et je voulais justement essayer d'être au maximum le plus large possible. Donc je voulais vous prendre l'exemple de l'hypersensibilité parce que c'est un sujet qui me touche particulièrement et dont j'en ai fait de l'expérience aussi. Avec l'hypersensibilité, on dit souvent tu réagis trop, arrête de te poser trop de questions, alors qu'en réalité, comprendre qu'on est hypersensible... C'est mettre des mots sur un fonctionnement neuronal différent. On va arrêter de se culpabiliser, de tout ressentir fort. On va comprendre qu'on a besoin de limites énergétiques, qu'on va s'autoriser à dire non. On va se préserver au lieu de se juger. Et ce n'est pas se prendre la tête, c'est plutôt se respecter. C'est surtout réaliser qu'on est juste plus perméable aux stimuli émotionnels et sensoriels que d'autres personnes. C'est pour moi apprendre à identifier des situations qui déclenchent. C'est adapter ton environnement, c'est modifier tes habitudes, c'est t'écouter avant l'étouffement. C'est aussi ne plus culpabiliser d'avoir besoin, par exemple, de temps seul. C'est de respecter, en fait, tout simplement son rythme, au lieu de se juger et au lieu surtout de subir les situations. Et parfois, on critique le fait de se questionner parce qu'on ne voit pas vraiment ce que ça permet. Ou au contraire, parce qu'on utilise la réflexion pour éviter de ressentir. Parce que là où certaines personnes vivent tout intensément et doivent justement apprendre à se protéger de la surcharge émotionnelle, d'autres au contraire se sentent presque coupées de leurs émotions ou n'arrivent pas vraiment à savoir ce qu'elles ressentent vraiment. Et ce n'est pas un manque d'intérêt ou un manque de profondeur comme beaucoup de personnes peuvent penser. Ce n'est pas être froid ou ne rien avoir à dire sur soi. C'est souvent une mise en pause à l'intérieur. C'est des personnes qui peuvent sembler stables, calmes, posées, fortes dans le contrôle. Mais en réalité, il y a vraiment une forme de distance émotionnelle. Et là, l'introspection peut être vraiment aidante. Pas pour analyser, mais plutôt pour commencer à se reconnecter justement. à ses ressentis, à ses émotions. Je pense que je ferai d'ailleurs un épisode de podcast sur ce sujet-là, parce qu'il y a tellement à explorer autour de cette déconnexion intérieure et de la manière dont on peut se reconnecter progressivement à soi. Donc pour en revenir à mes moutons, dans cette dynamique-là, se poser des questions, ce n'est pas se prendre la tête, c'est une façon de ramener du lien entre la tête, les émotions et le corps. Et ça peut permettre énormément de choses. dans un premier temps d'identifier ce qui a coupé la connexion, de remettre du mouvement là où c'était figé, de reconnaître des sensations très subtiles qui étaient ignorées. Ça peut aussi permettre de se redécouvrir à travers l'écoute plutôt que la performance. Et ce n'est pas forcément ressentir plus, c'est ressentir en sécurité. Et puis, il va y avoir une manière de fonctionner. Ce n'est pas justement trop ressentir ni plus ressentir. C'est être dans le mental en permanence, dans l'anticipation, dans la maîtrise. Ce sont souvent des personnes à qui l'on va dire qu'elles réfléchissent trop, qu'elles se prennent trop la tête, qu'elles devraient lâcher prise. Et parfois quand ces personnes commencent à s'intéresser au développement personnel, c'est encore plus frappant. Elles vont analyser chaque émotion, chaque réaction, chaque situation, comme s'il fallait absolument comprendre le pourquoi du pourquoi. Et ça, c'est vraiment par quoi je suis. passer personnellement. Et j'ai surtout fini par comprendre que ça n'est pas du tout m'apaiser, mais c'était surtout pour que je puisse garder le contrôle. Et parfois, justement, on va se mettre à analyser tout ce qu'on va vivre. Et c'est là que certaines personnes vont souvent avoir tendance à nous dire « Pourquoi tu te prends autant la tête ? » Et je peux comprendre, parce que vu de l'extérieur, ça peut ressembler à ça. Mais le problème, c'est pas de se poser des questions, c'est de comprendre pourquoi on se les pose. Est-ce que je me questionne pour me comprendre ou est-ce que je me questionne pour tout maîtriser ? pour ne jamais être déstabilisé, pour éviter de ressentir. Et c'est vraiment pour moi là la nuance, parce qu'à ce moment-là, oui, le développement personnel peut devenir quelque chose de lourd, quelque chose qui va nous enfermer, quelque chose qui va nous couper de l'instant présent. Je sais que ça peut arriver dans des moments où on s'empêche, par exemple, de vivre une émotion qui ne va pas être très très agréable. Ça peut passer par une analyse où on va se dire, si je ressens ça, c'est parce qu'il y a ce schéma, c'est logique, c'est mon passé. Mais dans le fond, on ne la vit pas vraiment, cette émotion. Ça va être aussi dans des relations où on va avoir tendance à tout analyser. Analyser les réactions, les mots, les silences. Et quand on prend du recul, on se rend compte qu'on va surtout rechercher à se rassurer. Et c'était vraiment ça que j'avais envie d'exprimer aujourd'hui. C'est que se questionner, ça peut aider à avancer. Mais ça peut aussi devenir une stratégie pour ne rien ressentir. Et dans ce cas-là, c'est plutôt du contrôle. Et c'est la nuance que je vais maintenant vous expliquer. Donc comme je vous le disais au départ, certaines personnes critiquent le développement personnel parce que vu de l'extérieur, quand on commence à mettre de la conscience sur ce que l'on va vivre, ça peut vraiment donner cette impression qu'on se complique la vie, qu'on se prend la tête, qu'on cherche des problèmes là où il n'y en a pas. Et je comprends cette perception parce que tout le monde n'a pas la même vision des choses. et n'a pas le même rapport à l'introspection. Mais justement, c'est là que j'avais envie d'apporter une nuance qui est importante. Parce que pour moi, le développement personnel, ce n'est pas juste réfléchir sur soi. C'est beaucoup plus vaste que ça. C'est analyser, comprendre, décortiquer ses schémas, ses relations, ses réactions, pour choisir une vie plus alignée et surtout une vie qui nous correspond. La vraie nuance pour moi, elle est ici, c'est vraiment l'analyse. Elle est aidante tant qu'elle nous ouvre. tant qu'elle nous fait avancer. Et elle peut devenir un frein quand elle remplace le vécu, quand elle nous coupe de nos ressentis et quand elle devient une stratégie de contrôle. Ce n'est pas penser le problème, pour moi c'est plutôt pourquoi on pense, pourquoi on vient analyser, pourquoi on vient se poser des questions. Donc voilà, au final, est-ce que le développement personnel, c'est se prendre la tête ? Pour moi, je pense que c'est quelque chose de beaucoup plus vaste et que pour certaines personnes, ça va être une porte pour enfin mettre du sens là où il y avait du flou, là où il y avait du silence ou des schémas répétitifs. Et pour d'autres, oui, ça peut devenir un frein, ça peut devenir aussi une façon de tout contrôler, de tout analyser, de ne plus vivre, de se protéger. Mais pour moi, ce n'est pas l'outil en lui-même qui en est la cause, c'est plutôt la manière dont on va s'en servir. Se questionner peut être un moyen de se libérer et ça peut aussi être un moyen d'éviter ce qui nous traverse vraiment. Voilà, pour conclure, je pense que la vraie clé, c'est de chercher des réponses quand elles nous élèvent. C'est aussi mettre du sens là où on souffre, mais de laisser aussi de la place au mouvement, à la spontanéité et à l'inconnu. Parce que pour moi, le développement personnel, ce n'est pas se compliquer la vie, c'est plutôt apprendre à la traverser plus consciemment. Merci beaucoup d'avoir passé ce moment avec moi et d'avoir écouté ce podcast. J'espère que cet épisode t'aura apporté de la clarté. Peut-être un autre angle de réflexion ou juste un petit déclic intérieur. Et si cet épisode t'a parlé, n'hésite pas à noter le podcast Les Sens de la Vie. Voilà, je te souhaite une très belle journée et je te dis à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode.