Speaker #0Salut, moi c'est Marie, je suis prof depuis 10 ans et j'ai créé ce podcast pour toi qui est en STMG et qui va apprendre autrement, sans stress et sans jugement. Ici on parle de management, d'éco, de droit ou encore de marketing avec des mots simples, des exemples concrets et surtout beaucoup de bienveillance. Parce que je sais que tu peux réussir même quand tu doutes, bienvenue dans Cap sur la STMG. Hey ! Salut à tous ! On se retrouve aujourd'hui en MSGN. Et aujourd'hui, on va parler d'un sujet essentiel pour comprendre la vie d'une entreprise. On va s'interroger à savoir comment elle trouve l'argent pour fonctionner et se développer. Parce que produire des biens et des services, ça ne se fait pas tout seul. Il faut acheter, stocker, fabriquer, vendre et surtout, il faut financer tout ça. Mais attention, on ne finance pas de la même manière selon la finalité. En MSGN cette année, il existera deux grands types de financement. le financement du cycle d'exploitation pour faire tourner l'entreprise au quotidien et le financement du cycle d'investissement pour préparer son avenir. Allez, on commence par le cycle d'exploitation. Le cycle d'exploitation, c'est tout ce que l'entreprise fait pour fonctionner tous les jours. Si on prend l'exemple d'une boulangerie, elle va acheter sa farine, la stocker, elle va acheter différentes matières premières comme le beurre, le sucre, elle va transformer ses matières premières, fabriquer ses gâteaux, et la vendre à ses clients. On a donc une espèce de boucle. J'achète, je transforme, je vends. Ou j'achète, je stocke et je vends. Mais à chaque étape, il y a du mouvement. Il y a du mouvement d'un point de vue pécunier, d'un point de vue argent. Parce qu'il faut qu'elle achète et donc qu'elle paye ses fournisseurs. Il faut qu'elle finance ses stocks ou qu'elle transforme ses matières premières. Et elle va attendre d'être payée par ses clients. Le problème, c'est que toutes ces opérations ne se font pas toujours au même moment. Les fournisseurs... veulent être payés tout de suite alors que les clients parfois payent un peu plus tard et ne payent pas forcément comptant. Résultat, il y a un décalage entre les rentrées et les sorties d'argent. Ce décalage, on va alors le mesurer avec ce que l'on appelle le BFR, le besoin en fonds de roulement. C'est un peu comme le carburant de l'entreprise. Plus il est élevé, plus elle a besoin de trésorerie pour tourner. On le calcule en comparant. Ce que l'entreprise a en stock plus ce que ses clients lui doivent avec ce qu'elle doit à ses clients. De fait, la formule, on va avoir une addition en premier où on va additionner les stocks et les créances clients, ce qui va former un premier calcul et on va soustraire ce qu'on doit au fournisseur. Si le BFR est positif, l'entreprise a besoin d'argent pour financer son activité. Si le BFR est négatif, c'est l'inverse. elle a une ressource car ses clients payent plus vite. qu'elle ne paye ses fournisseurs. Exemple avec la boulangerie où les clients payent comptant, pas besoin d'attendre. Du coup, le BFR est faible ou négatif. Une entreprise de meubles qui vend à des magasins, payant à 60 jours, le BFR risque d'être très élevé car elle attend longtemps son argent. Finalement, on va s'interroger de savoir comment on va le financer ce cycle d'exploitation. L'entreprise va utiliser un autre indicateur, ce qu'on appelle le FRNG, le Fonds de roulement net global, ce qui lui permet normalement de couvrir son BFR. Si le FRNG est supérieur au BFR, tout va bien, elle dégage une trésorerie positive. Si le FRNG est inférieur au BFR, elle a un manque d'argent et sa trésorerie devient négative. Dans ce cas, il y a deux solutions. Pour diminuer son BFR, on va essayer de réduire ses stocks, ou on va demander au client de payer plus vite, ou on va demander au fournisseur de payer plus tard, et trouver un financement du coup à court terme, comme par exemple un découvert bancaire ou un crédit à court terme. pour passer un cap un peu difficile. Si on reprend un exemple, on va prendre une boutique de vêtements qui doit payer sa nouvelle collection avant les soldes. Elle va demander un découvert autorisé à sa banque le temps que les ventes arrivent. On a donc travaillé sur le cycle d'exploitation. En deuxième lieu, il est important d'aller regarder ce qui se passe d'un point de vue du cycle d'investissement. Ici, on ne parle plus du quotidien, mais on parle de l'avenir de l'entreprise. Un investissement, c'est tout ce que l'entreprise achète pour durer plusieurs années. Alors on parle d'immobilisation. On va évoquer les immobilisations corporelles, ce sont les biens concrets qu'on peut toucher comme le matériel, des machines, des ordinateurs, des véhicules. Et les immobilisations incorporelles, ce sont des biens immatériels comme un brevet, un logo, un logiciel ou des frais de recherche de développement. Par exemple, une entreprise de livraison qui achète 5 nouveaux scooters pour ses livreurs, il va y avoir un investissement corporel. et une startup qui crée une application mobile et dépose un logo, on parle plutôt d'un investissement incorporel. On distingue deux grands types de financement. On va parler du financement interne, c'est l'argent qui vient de l'entreprise elle-même, c'est-à-dire qu'on parle souvent d'autofinancement elle puise dans sa trésorerie ou il va y avoir une augmentation de capital, les associés mettent plus d'argent dans l'entreprise. Par exemple, une salle de sport qui veut acheter des nouveaux équipements grâce à ses bénéfices, on va parler d'autofinancement. Ou alors, on a un financement externe, c'est l'argent qui vient de l'extérieur. Par exemple, un emprunt bancaire pour financer un matériel, un credit buy où elle va louer le matériel avec une option d'achat, des subventions quand la mairie ou la région aide à financer un projet. ou encore le financement participatif via une plateforme en ligne. On parle réellement de financement externe. Une entreprise par exemple de glace artisanale qui veut acheter une machine écologique, elle va potentiellement se lancer dans une campagne de crowdfunding où les internautes, les parties prenantes vont pouvoir investir et soutenir le projet. En résumé, on a vu aujourd'hui en MSGN qu'il était possible de travailler sur le cycle d'exploitation, c'est le fonctionnement quotidien. Il se finance à court terme, à contrario. Le cycle d'investissement, c'est la préparation de l'avenir. Il se finance à long terme avec des capitaux propres, des emprunts et des aires. Une entreprise en bonne santé, c'est celle qui trouve le bon équilibre entre les deux. Si tu as aimé ce qui s'est dit aujourd'hui, n'hésite pas à me rejoindre sur TikTok, Instagram ou LinkedIn. Cap sur la STMG. Et on s'est dit à très vite pour un nouvel épisode. Merci d'avoir écouté cet épisode de Cap sur la STMG. On se retrouve très vite pour un nouveau coup de pouce en management, éco, droit ou marketing. Et n'oublie pas, la STMG, c'est pas du blabla, c'est du concret. A bientôt !