undefined cover
undefined cover
Stéphane Macé : un Planet Champion pour Cerland Group cover
Stéphane Macé : un Planet Champion pour Cerland Group cover
CAP SUR LE DURABLE

Stéphane Macé : un Planet Champion pour Cerland Group

Stéphane Macé : un Planet Champion pour Cerland Group

26min |07/06/2025
Play
undefined cover
undefined cover
Stéphane Macé : un Planet Champion pour Cerland Group cover
Stéphane Macé : un Planet Champion pour Cerland Group cover
CAP SUR LE DURABLE

Stéphane Macé : un Planet Champion pour Cerland Group

Stéphane Macé : un Planet Champion pour Cerland Group

26min |07/06/2025
Play

Description

Dans ce nouvel épisode, je vous partage un échange passionnant avec Stéphane Mace, Responsable R&D, RSE & Qualité chez Cerland Group.


💡 Découvrez comment Cerland, ETI familiale spécialisée dans l’aménagement extérieur en bois, structure depuis 2021 son engagement RSE. En 24 minutes, Stéphane retrace l’évolution de cette prise de conscience au sein du groupe, jusqu’à sa reconnaissance en tant que Planet Champion CEC Hauts-de-France.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Moi, ce que je dirais, c'est que quand on veut, on peut. Et d'une contrainte, qui au début était finalement, entre guillemets, une demande, une contrainte de client, on en a fait une sacrée opportunité. La deuxième chose, c'est que ça peut sembler prendre du temps, mais ça bouge. C'est vrai au niveau interne, c'est vrai au niveau externe. En France, il faut quand même l'avouer, il y a beaucoup de choses qui sont faites. Ce n'est pas parfait, mais ça bouge. Et de plus en plus vite. Et puis je crois qu'il faut aussi se dire que c'est pas en se disant je bougerai quand... D'autres pays, par exemple, bougeront parce qu'ils vont bouger beaucoup plus vite que nous. Il faut prendre le sujet dès maintenant, être dans le bon train et avancer. Il y a plein de belles choses à faire. C'est générateur d'expériences positives, c'est générateur de business. Et je pense vraiment que des entreprises qui ne s'y sont pas encore mises ou qui ne veulent même pas s'y mettre, risquent d'avoir des difficultés dans les années qui viennent pour perdurer.

  • Speaker #1

    Bonjour à tous, je suis Caroline Josset, fondatrice du cabinet de conseil Elsa CSR. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Cap sur le durable, le podcast qui donne la parole à celles et ceux qui façonnent l'avenir en réconciliant performance économique et respect de l'environnement. Pour ce nouvel épisode de CSLD, je suis à Vembrechy, au siège du groupe Serland, en compagnie de Stéphane Massé, qui est le responsable RSE et qualité du groupe. Bonjour Stéphane.

  • Speaker #0

    Bonjour.

  • Speaker #1

    Ravi de te revoir et de te recevoir dans ce nouvel épisode. Tu es planète champion CEC Hauts-de-France, tu nous en diras davantage sur ce titre un peu plus tard quand nous aborderons le sujet de la CEC. Est-ce que je peux te demander de te présenter pour nos auditeurs et nous expliquer à quel moment dans ton parcours professionnel s'est opéré le virage RSE ?

  • Speaker #0

    Stéphane Massé, je suis ingénieur de formation. Dans mon parcours, j'ai commencé classiquement ma carrière dans l'industrie sur des fonctions qualité R&D et direction de production. Et en 2019, j'ai rejoint le groupe Serland, qui est une ETI familiale spécialisée dans les produits d'aménagement extérieur, où j'ai commencé en tant que responsable développement produit et qualité. Et c'est en 2021 qu'est apparue la fonction RSE, une fonction qui ne me quitte plus.

  • Speaker #1

    Merci pour cette présentation. Alors, le groupe Serland, tu l'as dit, est un groupe familial fondé en 1999, si je me suis bien renseignée. En 2025, aujourd'hui, Serland s'impose comme un acteur incontournable dans le domaine du bois, en alliant tradition, innovation, engagement et co-responsable. Une des marques très connues du groupe est la marque Soulet, leader dans le domaine de la cabane de jardin pour les enfants. Alors j'ai eu l'occasion de me rendre sur le site de la Châtaigneraie l'an dernier. qui est le hub logistique de tout ce groupe. J'aimerais bien que tu nous expliques, pour finir de planter le décor, où sont les implantations principales du groupe Serland et comment les différentes entités interagissent entre elles.

  • Speaker #0

    Donc effectivement, comme tu l'as dit, le groupe Serland a été créé en 1999. Historiquement, le siège est basé à Vembrochy, près de Lille. Et historiquement, on était sur les produits d'aménagement extérieur, majoritairement en bois. nos implantations Nous sommes en Europe, plus précisément en Pologne, qui est un pays qui maîtrise parfaitement la gestion forestière, où on a nos usines et plateformes logistiques pour l'aménagement extérieur. Et depuis 2017, on a acquis la marque Souley, donc les jeux de plein air pour enfants, avec effectivement une production de composants qui vient d'Europe et pour certains d'Asie, et un hub qui est actuellement à la Châtaigneraie. et qui se déplacera dans quelques temps dans le centre de la France.

  • Speaker #1

    Alors, chez Serland, on travaille le bois. C'est à travers votre rapport au bois que s'exprime votre premier engagement RSE, n'est-ce pas ?

  • Speaker #0

    Alors, tout à fait. Indirectement, finalement, et avec plein de bon sens, on utilise le bois qui est, tant qu'il n'est pas brûlé, un puits de carbone. Donc, effectivement, c'est une bonne chose pour la planète de conserver ce carbone. L'autre chose aussi, c'est qu'on travaille du bois. qui vient de forêts gérées durablement via les labels FSC et PEFC, ce qui garantit une pérennité dans le replantage de bois et de forêts.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu peux m'expliquer quand et comment s'est faite cette prise de conscience de la nécessité d'intégrer la responsabilité sociale et environnementale au cœur de tous vos process ? Tu m'as dit que le poste est apparu en 2021. J'aimerais bien qu'on s'intéresse pour comprendre aux grandes étapes de la structuration de votre démarche RSE.

  • Speaker #0

    Effectivement, en 2021, suite à un nombre important de demandes de nos principaux clients sur la RSE, on a cherché à comprendre ce que voulait dire la RSE, qu'est-ce que ça recouvrait. Et pour cela, on a pris une stagiaire qui, il faut le dire, a fait un travail formidable et nous a fait comprendre ce qu'était la RSE, en quoi c'était une opportunité et en quoi c'était très orienté business. Quand on a décidé de prendre une stagiaire ou un stagiaire pour découvrir... et défricher l'ARSE, il s'est passé lors des entretiens, le premier point d'accroche très important, c'est que la plupart des stagiaires qui se présentaient à l'époque en 2021 résumaient l'ARSE, soit de l'environnement, soit du social, et j'irais presque à résumer la méthode baby-foot. Quand j'ai eu cette stagiaire en entretien, la première chose qu'elle m'a dit, c'est l'ARSE, c'est du business. Et là, j'ai compris qu'on tenait une perle. Puis elle est arrivée dans l'entreprise, elle a défriché les sujets, et elle a surtout su les apporter avec une positivité. incroyable. Elle a été capable de vulgariser et d'expliquer les sujets RSE pour que tout un chacun d'entreprise, qu'il soit président fondateur, directeur général ou autre responsable, etc., comprennent les enjeux et en quoi la démarche devenait importante. Et ça, ça a été un point d'ancrage extrêmement important parce que derrière, ça a déclenché la volonté de poursuivre avec des stagiaires ou des apprentis, puis maintenant un CDI sur la RSE. Au fur et à mesure que l'on a travaillé sur le sujet, on a compris toute l'importance, bien évidemment, et tous les bénéfices à faire cette démarche. A la fois parce que c'est des actions qui ont beaucoup de sens et qui sont un vecteur de business, le business de demain. Mais aussi parce que c'était aussi en ligne avec les fondations, entre guillemets, du groupe, que l'on faisait avec plein de bon sens, mais sans forcément les nommer.

  • Speaker #1

    D'accord, donc les plusieurs étapes, l'arrivée de cette stagiaire qui vous a un petit peu ouvert les yeux. et puis ensuite s'en est suivi tout. une série d'accompagnements extérieurs. Peut-être, maintenant, tu peux rentrer dans l'explication de ces accompagnements et ce qu'ils vous ont apporté.

  • Speaker #0

    Donc, effectivement, dans la création de cette démarche, il y a eu beaucoup de points clés que je vais situer dans les grandes lignes. Déjà, avant cette demande, le groupe avait entamé un travail sur la raison d'être et les valeurs du groupe, les principes de management, qui, finalement, et un peu sans le savoir, a servi de base. pour la démarche RSE suivante. Donc en 2021, effectivement, ça a été le recrutement de la stagiaire qui nous a permis de poser les premiers jalons et puis de commencer à structurer une démarche. Cette démarche, on l'a structurée selon six piliers qui sont en lien avec les objectifs de développement durable de l'ONU et qui nous correspondaient à nous, Serlande. Donc à savoir la gouvernance et le légal, l'environnement, le social, les produits et la satisfaction client et le sourcing. On a fait ensuite assez classiquement la définition des parties prenantes, on a créé nos premiers comités RSE. Et puis pour aller plus loin, on a eu le besoin d'être accompagnés, notamment pour le bilan carbone, où on l'a fait via une association de professionnels qui s'appelle Ausha, qui eux-mêmes avaient mandaté Touvalou pour réaliser ce bilan carbone. Notre objectif à nous, parce que des offres, il y en a beaucoup de bilans carbone, c'était de pouvoir se rapprocher d'une offre qui soit à la fois souple, pour la prise en main d'un logiciel que l'on puisse faire par nous-mêmes les bilans carbone des années suivantes et puis d'avoir une méthode reconnue par nos principaux clients pour ne pas démultiplier les outils ou les méthodes. On a aussi par nous-mêmes fait une approche bilan carbone de l'offre produit, donc là de manière très simpliste. On a construit un plan à 5 ans pour toujours pareil guider notre stratégie et on a continué notre accompagnement extérieur. à la fois sur les emballages via Elsa CSR, et c'est là où on s'est connus, qui nous a permis là aussi de prendre connaissance et conscience avant que des éléments de loi arrivent ou de réglementation, que le packaging, qui n'est pas toujours jugé comme étant le développement le plus intéressant, était aussi un filon extrêmement intéressant pour diminuer notre impact carbone. Et puis aussi pour avoir la quantité d'emballage nécessaire aux besoins et pas plus. Et enfin, on a continué aussi des engagements et des accompagnements extérieurs sur la CSRD. Donc comment faire un rapport de durabilité ? On a commencé ça en décembre. Le revirement au niveau européen de l'arrivée de la CSRD a fait que nous avons continué une partie et puis on a mis en stand-by une autre. Mais en gros, en résumé, pour avancer sur une démarche RSE, il y a des choses de bon sens que l'on peut faire par soi-même. et puis il y a des choses où à un moment il faut trouver le bon moment. bon accompagnement qui permet de vraiment gagner du temps.

  • Speaker #1

    Alors, il y a un accompagnement dont je voudrais qu'on parle ensemble, que tu n'as pas encore évoqué, mais je sais que vous l'avez fait et que c'est un accompagnement qui a été assez structurant. J'aimerais que tu nous parles de la CEC et de ce parcours que vous venez de terminer il y a un ou deux mois à peine. Donc, un petit bilan à chaud de ce parcours d'accompagnement de la CEC.

  • Speaker #0

    Alors effectivement, on a eu la chance de participer à la CEC, Convention Entreprises Climats, qui s'est déroulée de mai 2024 à mars 2025. C'était la CEC Hauts-de-France. La mission de la CEC, c'est de placer les entreprises au cœur de la transition écologique, de mobiliser les dirigeants pour imaginer, faire émerger et mettre en œuvre collectivement de nouveaux modèles économiques soutenables et respectueux du vivant, Et puis rendre finalement... irrésistible la bascule de l'économie extractive vers l'économie régénérative. En gros, c'est repenser les modèles d'affaires dans le cadre des limites planétaires. Pour ça, c'est un programme de six sessions de deux jours qui commence par poser l'état des lieux, des constats scientifiques, comprendre l'urgence climatique de manière factuelle. On a eu la chance pendant deux jours et demi de vivre cet événement comme 54 autres entreprises. Toujours, chaque entreprise a un dirigeant et une personne. Planet Champion, donc en l'occurrence moi pour Serland. Et c'est vrai que cette première session, c'est vraiment posé à des lieux, on en prend plein la figure sur tous les constats, des constats factuels avec des scientifiques d'un niveau incroyable et d'une connaissance formidable.

  • Speaker #1

    Alors c'est pas la première fois que je l'entends ça, on en a pris plein les yeux et j'aimerais bien comprendre, est-ce qu'on peut rentrer dans l'intimité de ce qui s'est passé dans ces deux premiers jours ?

  • Speaker #0

    Alors c'est bien évidemment, et c'est assez difficile de décrire finalement ce qui se passe parce que je crois qu'il faut le vivre. Je crois en la nature humaine, je crois que l'homme est bon et que quand il prend conscience de ce qui va ou ce qui ne va pas, forcément il réagit. Et là pendant deux jours, on nous a exposé factuellement ce qui allait et ce qui n'allait pas. On nous a exposé factuellement que la biodiversité s'effondrait à une vitesse jamais atteinte. On nous a exposé que l'augmentation de température moyenne de la planète allait à une vitesse jamais atteinte. C'était stable, ça a mis des années et des années à se stabiliser, c'était stable depuis peut-être 10 000, 20 000, 30 000 ans. ce qui a permis l'émergence de la civilisation humaine telle qu'on la connaît, et d'un seul coup ça déraille. Et ça, c'est l'impact direct quand même de l'humanité. Donc on ressort de ces deux jours avec plein d'avis sur tout, plein de constats sur beaucoup de choses, et de se dire, bah oui, on peut pas rester comme ça. Maintenant que l'on sait, qu'est-ce qu'on fait ? Comment on le fait ?

  • Speaker #1

    Donc ça c'est les deux premiers jours, donc après il y a des groupes de travail qui se mettent en place, comment on avance à partir de ce constat, qui peut être aussi un petit peu tétanisant. Face à l'urgence de devoir agir, j'imagine que c'est électrochoc. Avant de pouvoir agir, il faut pouvoir prendre du recul et puis mettre en ordre ses idées. Donc j'imagine qu'on vous aide ensuite dans cette étape-là.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Effectivement, il faut déjà encaisser. C'est la première chose, prendre le recul. Et selon les émotions que l'on peut avoir, qui peuvent être de la colère, qui peuvent être de la tristesse, qui peuvent être peut-être de la résignation, se dire comment on se mobilise, se remobilise pour avancer. Effectivement aussi... La CEC a développé une méthode qui permet, session par session, de bâtir un nouveau cap, de nouveaux horizons. Donc la deuxième partie, ça va être déjà de questionner son business model. Qu'est-ce que l'on fait actuellement et qu'est-ce qui semble en cohérence et pas en cohérence ? Et puis de déterminer la question générative. Et nous, finalement, en disant qu'est-ce que l'on veut être. Puis de travailler sur ces leviers de redirection. Les objectifs d'impact mesurables. Quelle est notre ambition ? Vers quoi on veut aller ? d'aller jusqu'au plan d'action. Et l'objectif est de coopérer avec les écosystèmes dans nos métiers, mais aussi transentreprises.

  • Speaker #1

    Donc, vous avez questionné votre business model, vous avez déterminé les questions régénératives pour Serlinde et identifié des leviers de redirection. Est-ce que vous avez déjà communiqué ce changement de modèle économique à vos équipes pour le conconstruire avec eux ? Comment s'est passée cette phase de partage de l'expérience en interne ?

  • Speaker #0

    La construction s'est faite petit à petit, le partage s'est fait aussi petit à petit, avec certains éléments. Alors c'est vrai que nous, pendant deux jours, du moins à chaque session, on apprenait beaucoup de choses, on avait beaucoup de choses et on devait redistribuer à des gens qui n'avaient pas la même chose sur le même moment. C'était comment distribuer et entraîner. Ce qui était bien, c'est qu'étant donné qu'en 2020, le groupe avait travaillé sur sa raison d'être, qui est permettre à tous de profiter de la vie au jardin, et que notre question générative finalement a été Permettre à tous de profiter de la vie au jardin tout en contribuant au vivant, on avait déjà une partie du chemin qui était faite. Un des moyens de partager et de communiquer avec l'entreprise, ça a été de s'appuyer sur un film qui est à disposition sur Netflix, qui s'appelle Breaking Boundaries, et qui explique ce que sont les limites planétaires, où on en est actuellement, factuellement. Et quand chacun a vu ce film, On a pu provoquer une discussion avec les différents groupes. On avait des groupes de 15 personnes à peu près. Et c'était formidable de voir que chacun avait des réactions différentes, mais tout le monde était touché. Et finalement, tout le monde avait envie d'agir.

  • Speaker #1

    Oui, alors Breaking Boundaries, tu m'en as parlé quand on a préparé cet entretien. Et donc, j'ai regardé le film et on est dans cet électrochoc, cette vraiment sensibilisation instantanée où on ne peut pas sortir de là sans se dire qu'on continue à vivre de la même manière. C'est un film, je crois que ça a été vraiment pour vous une action dans le plan d'action. Ça a été votre action de sensibilisation première et ça vous a... permis d'identifier dans votre équipe des ambassadeurs qui ont ensuite mené des groupes de travail et j'aimerais qu'on explique ça à nos auditeurs.

  • Speaker #0

    Ce premier pas de projeter ce film, de créer la discussion, derrière ça a été de dire maintenant que chacun a vu ça, a pris conscience de ça, est-ce qu'il y a des volontaires pour nous aider à continuer la démarche RSE, à la rendre plus riche et puis à pouvoir y aller plus vite. La bonne surprise c'est d'avoir réussi à avoir 15 ambassadeurs. sur à peu près 60 personnes sur le siège. Donc ça c'était une grande joie, qui ont tous eu à cœur de prendre des projets qui n'étaient pas encore portés par l'entreprise pour développer des actions RSE, telles que par exemple, faire un vide-grenier social et solidaire, c'est-à-dire chacun apportait des habits ou des livres qu'il ne souhaitait plus avoir, ou qu'il souhaitait partager. Il y avait une vente, l'argent de la vente a été... a été donné à une association en lien avec nos métiers. Et ce qui n'avait pas été vendu a été donné à une association type Emmaüs. Ou alors, tout simplement, un potager communautaire, ce qui tombe très bien en plus avec nos métiers. Et puis, il y a d'autres projets qui sont en gestation, qui vont arriver. Donc, la joie, c'est d'avoir 15 ambassadeurs, 10 projets en dehors de tout le plan d'action que l'on a déjà et qui fédèrent et entraînent une équipe qui, elle-même, entraîne d'autres personnes.

  • Speaker #1

    Oui, c'est effectivement un sujet qui me tient à cœur de vraiment clairement expliquer qu'une stratégie RSE qui fonctionne, c'est une stratégie qui est co-construite. Ce n'est pas une stratégie qui découle d'une décision. Alors il y a deux composantes essentielles. Il faut que la stratégie soit portée par la direction pour que les actions soient impactées. et pour que la voix soit entendue, mais ensuite il faut aussi que la stratégie vive et soit animée par toute une équipe. Tu viens de nous l'expliquer avec l'engagement des ambassadeurs à déployer des projets qu'ils ont initiés au cœur de l'entreprise. Pour finir de clarifier un petit peu cette image de votre stratégie, est-ce que tu peux nous détailler un petit peu votre plan d'action à 10 ans, les grands axes stratégiques au niveau de l'environnement et au niveau social, qu'on ait cette vision un petit peu globale de votre stratégie RSE sur les 10 prochaines années ?

  • Speaker #0

    Effectivement, issue de la CEC, l'enjeu a été d'écrire un cap à 10 ans. et des leviers de redirection. Notre cap à 10 ans, c'est qu'on souhaite, dans 10 ans, être devenu l'acteur de référence qui accompagne ses clients à générer du vivant dans leur jardin, en commercialisant des produits durables, ayant un impact minimum sur le climat et la biodiversité, tout en prenant soin des écosystèmes de sa chaîne de valeur. Alors pour ça, c'est déjà compter ce qui compte, prendre connaissance de ce que l'on fait. Par exemple, jusqu'à présent, dans notre métier, pour faire des produits en bois, on doit forcément couper des arbres. Et finalement, on connaissait très bien le nombre de mètres cubes que l'on vendait, mais on ne savait pas forcément très bien le nombre d'arbres que l'on coupait. C'est désormais chose faite. Ça va nous permettre d'engager des actions pour continuer à replanter, sans forcément qu'il y ait de la coupe derrière par rapport à ces forêts replantées. On a identifié... Là encore, via la CEC, cinq leviers de redirection. Le premier, c'est augmenter la durée de vie de nos produits. Le deuxième, c'est diminuer au seuil incompressible notre impact sur le climat et sur la biodiversité. Toute activité humaine a un impact. Le zéro impact, ça n'existe pas, ou alors avec compensation, mais bon. Donc toute activité a un impact. Comment nous... Du début de la chaîne jusqu'à la fin, on le diminue à un seuil le plus minimum possible. Troisième objectif, c'est régénérer du vivant. C'est en lien avec compter ce qui compte, savoir le nombre d'arbres que l'on coupe et combien on en replante via des projets ici ou ailleurs. Quatrième, c'est prendre soin de l'humain tout au long de notre chaîne de valeur. C'est à la fois en interne avec nos collaborateurs, mais c'est aussi en externe avec nos prestataires, nos fournisseurs, nos clients. qui forment finalement un écosystème global, notre écosystème. Et enfin, c'est d'embarquer tout notre écosystème dans la construction et la coopération au service du vivant, encore une fois.

  • Speaker #1

    Très bien, donc les leviers de redirection sont clairement identifiés. Comment vous mesurez votre progression ? Comment vous avez choisi vos indicateurs de mesure sur ces leviers de redirection ?

  • Speaker #0

    C'est une excellente question. Les deux sujets majeurs dans une démarche RSE, selon moi, c'est d'une part, quels sont les indicateurs factuels ? Qu'est-ce qui compte vraiment ? Et donc, du coup, il faut que c'est identifié. On sait où on en est et comment on avance. Et la deuxième chose, c'est comment embarquer ses collaborateurs. Et pour embarquer des collaborateurs, il faut aussi qu'ils aient des points de repère. Et ces points de repère, finalement, c'est pas si... Enfin, du moins, il y a des choses simples sur des consommations d'énergie que l'on met en place. Il y a du bilan carbone, effectivement, qui met en place, mais qui finalement ne sont pas toujours très parlants. C'est vrai que dans notre métier, quand on a compris, et ça, ça a été le déclic avec mon directeur général, quand on a compris finalement de se dire, mais combien d'arbres on coupe ? Ça, ça a été un indicateur clé pour nous. Parce que ça va générer des actions clés pour le vivant. Et effectivement, demain, notre enjeu va être d'emmener des indicateurs qui étaient parfois très économiques. Business. as usual, vers des indicateurs qui seront économiques, et sociales, et environnementales. Ça ne veut pas dire qu'on va faire que des choses sociales qui auraient un coût exorbitant, parce que c'est au moins aussi une mauvaise idée que des choses qui seraient que de l'économie, sans penser à l'environnement.

  • Speaker #1

    Donc si je ne comprends rien, ces indicateurs, ils sont encore en cours de création, en cours de développement, parce que c'est tout à fait nouveau. Et puis, rappelons-le, la CEC, vous l'avez terminée il y a deux mois à peine. Je voudrais qu'on aborde en dernier point de cette... entretien et on l'a peut-être déjà un petit peu abordé. C'est la question des freins qui vous restent à lever. On est à chaud, là, quelques mois après la CEC, donc c'est peut-être un peu tôt pour avoir déjà identifié les sujets sur lesquels travailler pour rendre cette démarche fluide, comprise de tous, et incarnée. Moi, je te pose quand même la question.

  • Speaker #0

    Là aussi, c'est une très bonne question. C'est vrai que dans une nouvelle démarche, forcément, il y a toujours des freins parce que ça nécessite de se poser des questions et parfois de changer les manières de faire. Et ça, ça peut être toujours un premier frein. La deuxième chose qui est très importante, c'est de faire comprendre que cette démarche, elle peut non seulement être positive, c'est pas uniquement une lubie de diminuer un équivalent carbone, par exemple. C'est au contraire toute une démarche positive qui permet de se poser des questions, d'avancer, de faire différemment pour faire mieux pour un ensemble de choses et qui est très porteur de sens. Ça, c'est extrêmement important. L'autre chose, c'est aussi de continuer à bien communiquer sur ce qui est fait en interne et en externe, parce que finalement, les gens s'associent à ces choses-là. C'est aussi assez tendance, et puis c'est quand même dans l'air du temps de faire ces actions RSE. Moi, je suis persuadé à titre personnel que les entreprises qui ne commencent pas une démarche RSE, dans une dizaine d'années, probablement, elles auront du mal à exister encore. Et enfin, c'est trouver les actions et les mots pour que ça soit une démarche positive, poétique, joyeuse, et non pas générée par la contrainte. Quand on dit qu'il faut diminuer les consommations, on a l'impression de perdre quelque chose. Quand on dit qu'on peut faire différemment pour consommer moins, tout en ayant un niveau de confort similaire, là on a une contrainte positive. Un des freins pour nous aussi, c'est qu'on est un groupe international avec des implantations en France et en Pologne. On reste un petit groupe. Il n'empêche, selon les pays, selon les cultures, selon les étapes de développement, on sent bien que la question de l'ARSE est... plus ou moins importantes, que dans les RSE, qui est un sujet extrêmement large, il y a des sujets qui peuvent être plus parlants pour certains, moins pour d'autres. Je prendrais par exemple l'exemple des déchets, où en France, on a de plus en plus de filières, que c'est de plus en plus taxé, éco-taxé, et dans d'autres pays, on n'en est pas encore là. J'espère qu'un jour, ça s'uniformisera au niveau Europe, j'en suis quasiment sûr, mais ça prendra un peu de temps, et aussi dans la culture.

  • Speaker #1

    C'est en bonne voie. Je pense que l'uniformisation européenne en ce qui concerne la gestion des déchets et des emballages avec le PPWR montre quand même que l'uniformisation est vraiment en train de s'accélérer. Donc, je crois qu'on arrive à la fin de notre entretien et je voudrais, Stéphane, te laisser le mot de la fin. Peut-être l'idée, c'est que dans ce mot de la fin, tu t'adresses à toutes celles et ceux qui ont envie de se lancer, mais qui ne savent pas peut-être encore comment ou pourquoi. Et voilà, à toi de les convaincre.

  • Speaker #0

    Quelle mission ! Alors moi, ce que je dirais, c'est que quand on veut, on peut. Et d'une contrainte, qui au début était finalement, entre guillemets, une demande, une contrainte de clients, on en a fait une sacrée opportunité. La deuxième chose, c'est que... Ça peut sembler prendre du temps, mais ça bouge. C'est vrai au niveau interne, c'est vrai au niveau externe. En France, il faut quand même l'avouer, il y a beaucoup de choses qui sont faites. C'est pas parfait, mais ça bouge. Et de plus en plus vite. Et puis je crois qu'il faut aussi se dire que c'est pas en se disant je bougerai quand d'autres pays, par exemple, bougeront. Parce qu'ils vont bouger beaucoup plus vite que nous. Il faut prendre le sujet dès maintenant, être dans le bon train et avancer. Il y a plein de belles choses à faire. C'est générateur d'expériences positives, c'est générateur de business. Et je pense vraiment que des entreprises qui ne s'y sont pas encore mises ou qui ne veulent même pas s'y mettre, risquent d'avoir des difficultés dans les années qui viennent pour perdurer. Enfin, ma plus grande satisfaction sur ces quelques années de parcours RSE, c'est que On est quand même passé d'un sujet à « t'es gentil avec l'ARSE mais tu me casses un peu les pieds » à un sujet où les actions ont bougé et où les gens ont maintenant de la fierté de dire « tiens, j'ai fait ça et j'ai réussi » . Je suis persuadé que tout le monde est sensible aux sujets environnementaux et sociaux. Il faut les amener de manière positive. Il y a un besoin d'éveiller les consciences. C'est aussi notre rôle à tous et à toutes de le faire auprès des futures générations, mais qui sont déjà bien éveillées. Comme des générations que l'on croise dans les entreprises, quand on voit les constats scientifiques, quand on sait, c'est impossible de rester indifférent. Et je suis persuadé que tout le monde a envie de bouger dans ces cas-là.

  • Speaker #1

    Merci Stéphane pour ton témoignage inspirant et puis pour cette envie que tu nous donnes à tous de nous transformer. À bientôt !

  • Speaker #0

    Merci à toi, à bientôt !

  • Speaker #1

    Merci d'avoir écouté cet épisode de Cap sur le durable, podcast positif qui inspire et guide la transformation durable des entreprises. Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner et à laisser un avis. Chaque partage permet de diffuser ces témoignages et d'encourager d'autres acteurs à passer à l'action. Ensemble, nous pouvons amplifier ce mouvement vers une industrie plus responsable et résiliente. Les entreprises ont le potentiel de relever les défis environnementaux et sociétaux de notre époque. Alors, continuons d'explorer ces transformations inspirantes et de mettre le cap sur un avenir plus durable. Rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode de Cap sur le durable. D'ici là Prenez soin de vous et de vos idées.

Description

Dans ce nouvel épisode, je vous partage un échange passionnant avec Stéphane Mace, Responsable R&D, RSE & Qualité chez Cerland Group.


💡 Découvrez comment Cerland, ETI familiale spécialisée dans l’aménagement extérieur en bois, structure depuis 2021 son engagement RSE. En 24 minutes, Stéphane retrace l’évolution de cette prise de conscience au sein du groupe, jusqu’à sa reconnaissance en tant que Planet Champion CEC Hauts-de-France.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Moi, ce que je dirais, c'est que quand on veut, on peut. Et d'une contrainte, qui au début était finalement, entre guillemets, une demande, une contrainte de client, on en a fait une sacrée opportunité. La deuxième chose, c'est que ça peut sembler prendre du temps, mais ça bouge. C'est vrai au niveau interne, c'est vrai au niveau externe. En France, il faut quand même l'avouer, il y a beaucoup de choses qui sont faites. Ce n'est pas parfait, mais ça bouge. Et de plus en plus vite. Et puis je crois qu'il faut aussi se dire que c'est pas en se disant je bougerai quand... D'autres pays, par exemple, bougeront parce qu'ils vont bouger beaucoup plus vite que nous. Il faut prendre le sujet dès maintenant, être dans le bon train et avancer. Il y a plein de belles choses à faire. C'est générateur d'expériences positives, c'est générateur de business. Et je pense vraiment que des entreprises qui ne s'y sont pas encore mises ou qui ne veulent même pas s'y mettre, risquent d'avoir des difficultés dans les années qui viennent pour perdurer.

  • Speaker #1

    Bonjour à tous, je suis Caroline Josset, fondatrice du cabinet de conseil Elsa CSR. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Cap sur le durable, le podcast qui donne la parole à celles et ceux qui façonnent l'avenir en réconciliant performance économique et respect de l'environnement. Pour ce nouvel épisode de CSLD, je suis à Vembrechy, au siège du groupe Serland, en compagnie de Stéphane Massé, qui est le responsable RSE et qualité du groupe. Bonjour Stéphane.

  • Speaker #0

    Bonjour.

  • Speaker #1

    Ravi de te revoir et de te recevoir dans ce nouvel épisode. Tu es planète champion CEC Hauts-de-France, tu nous en diras davantage sur ce titre un peu plus tard quand nous aborderons le sujet de la CEC. Est-ce que je peux te demander de te présenter pour nos auditeurs et nous expliquer à quel moment dans ton parcours professionnel s'est opéré le virage RSE ?

  • Speaker #0

    Stéphane Massé, je suis ingénieur de formation. Dans mon parcours, j'ai commencé classiquement ma carrière dans l'industrie sur des fonctions qualité R&D et direction de production. Et en 2019, j'ai rejoint le groupe Serland, qui est une ETI familiale spécialisée dans les produits d'aménagement extérieur, où j'ai commencé en tant que responsable développement produit et qualité. Et c'est en 2021 qu'est apparue la fonction RSE, une fonction qui ne me quitte plus.

  • Speaker #1

    Merci pour cette présentation. Alors, le groupe Serland, tu l'as dit, est un groupe familial fondé en 1999, si je me suis bien renseignée. En 2025, aujourd'hui, Serland s'impose comme un acteur incontournable dans le domaine du bois, en alliant tradition, innovation, engagement et co-responsable. Une des marques très connues du groupe est la marque Soulet, leader dans le domaine de la cabane de jardin pour les enfants. Alors j'ai eu l'occasion de me rendre sur le site de la Châtaigneraie l'an dernier. qui est le hub logistique de tout ce groupe. J'aimerais bien que tu nous expliques, pour finir de planter le décor, où sont les implantations principales du groupe Serland et comment les différentes entités interagissent entre elles.

  • Speaker #0

    Donc effectivement, comme tu l'as dit, le groupe Serland a été créé en 1999. Historiquement, le siège est basé à Vembrochy, près de Lille. Et historiquement, on était sur les produits d'aménagement extérieur, majoritairement en bois. nos implantations Nous sommes en Europe, plus précisément en Pologne, qui est un pays qui maîtrise parfaitement la gestion forestière, où on a nos usines et plateformes logistiques pour l'aménagement extérieur. Et depuis 2017, on a acquis la marque Souley, donc les jeux de plein air pour enfants, avec effectivement une production de composants qui vient d'Europe et pour certains d'Asie, et un hub qui est actuellement à la Châtaigneraie. et qui se déplacera dans quelques temps dans le centre de la France.

  • Speaker #1

    Alors, chez Serland, on travaille le bois. C'est à travers votre rapport au bois que s'exprime votre premier engagement RSE, n'est-ce pas ?

  • Speaker #0

    Alors, tout à fait. Indirectement, finalement, et avec plein de bon sens, on utilise le bois qui est, tant qu'il n'est pas brûlé, un puits de carbone. Donc, effectivement, c'est une bonne chose pour la planète de conserver ce carbone. L'autre chose aussi, c'est qu'on travaille du bois. qui vient de forêts gérées durablement via les labels FSC et PEFC, ce qui garantit une pérennité dans le replantage de bois et de forêts.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu peux m'expliquer quand et comment s'est faite cette prise de conscience de la nécessité d'intégrer la responsabilité sociale et environnementale au cœur de tous vos process ? Tu m'as dit que le poste est apparu en 2021. J'aimerais bien qu'on s'intéresse pour comprendre aux grandes étapes de la structuration de votre démarche RSE.

  • Speaker #0

    Effectivement, en 2021, suite à un nombre important de demandes de nos principaux clients sur la RSE, on a cherché à comprendre ce que voulait dire la RSE, qu'est-ce que ça recouvrait. Et pour cela, on a pris une stagiaire qui, il faut le dire, a fait un travail formidable et nous a fait comprendre ce qu'était la RSE, en quoi c'était une opportunité et en quoi c'était très orienté business. Quand on a décidé de prendre une stagiaire ou un stagiaire pour découvrir... et défricher l'ARSE, il s'est passé lors des entretiens, le premier point d'accroche très important, c'est que la plupart des stagiaires qui se présentaient à l'époque en 2021 résumaient l'ARSE, soit de l'environnement, soit du social, et j'irais presque à résumer la méthode baby-foot. Quand j'ai eu cette stagiaire en entretien, la première chose qu'elle m'a dit, c'est l'ARSE, c'est du business. Et là, j'ai compris qu'on tenait une perle. Puis elle est arrivée dans l'entreprise, elle a défriché les sujets, et elle a surtout su les apporter avec une positivité. incroyable. Elle a été capable de vulgariser et d'expliquer les sujets RSE pour que tout un chacun d'entreprise, qu'il soit président fondateur, directeur général ou autre responsable, etc., comprennent les enjeux et en quoi la démarche devenait importante. Et ça, ça a été un point d'ancrage extrêmement important parce que derrière, ça a déclenché la volonté de poursuivre avec des stagiaires ou des apprentis, puis maintenant un CDI sur la RSE. Au fur et à mesure que l'on a travaillé sur le sujet, on a compris toute l'importance, bien évidemment, et tous les bénéfices à faire cette démarche. A la fois parce que c'est des actions qui ont beaucoup de sens et qui sont un vecteur de business, le business de demain. Mais aussi parce que c'était aussi en ligne avec les fondations, entre guillemets, du groupe, que l'on faisait avec plein de bon sens, mais sans forcément les nommer.

  • Speaker #1

    D'accord, donc les plusieurs étapes, l'arrivée de cette stagiaire qui vous a un petit peu ouvert les yeux. et puis ensuite s'en est suivi tout. une série d'accompagnements extérieurs. Peut-être, maintenant, tu peux rentrer dans l'explication de ces accompagnements et ce qu'ils vous ont apporté.

  • Speaker #0

    Donc, effectivement, dans la création de cette démarche, il y a eu beaucoup de points clés que je vais situer dans les grandes lignes. Déjà, avant cette demande, le groupe avait entamé un travail sur la raison d'être et les valeurs du groupe, les principes de management, qui, finalement, et un peu sans le savoir, a servi de base. pour la démarche RSE suivante. Donc en 2021, effectivement, ça a été le recrutement de la stagiaire qui nous a permis de poser les premiers jalons et puis de commencer à structurer une démarche. Cette démarche, on l'a structurée selon six piliers qui sont en lien avec les objectifs de développement durable de l'ONU et qui nous correspondaient à nous, Serlande. Donc à savoir la gouvernance et le légal, l'environnement, le social, les produits et la satisfaction client et le sourcing. On a fait ensuite assez classiquement la définition des parties prenantes, on a créé nos premiers comités RSE. Et puis pour aller plus loin, on a eu le besoin d'être accompagnés, notamment pour le bilan carbone, où on l'a fait via une association de professionnels qui s'appelle Ausha, qui eux-mêmes avaient mandaté Touvalou pour réaliser ce bilan carbone. Notre objectif à nous, parce que des offres, il y en a beaucoup de bilans carbone, c'était de pouvoir se rapprocher d'une offre qui soit à la fois souple, pour la prise en main d'un logiciel que l'on puisse faire par nous-mêmes les bilans carbone des années suivantes et puis d'avoir une méthode reconnue par nos principaux clients pour ne pas démultiplier les outils ou les méthodes. On a aussi par nous-mêmes fait une approche bilan carbone de l'offre produit, donc là de manière très simpliste. On a construit un plan à 5 ans pour toujours pareil guider notre stratégie et on a continué notre accompagnement extérieur. à la fois sur les emballages via Elsa CSR, et c'est là où on s'est connus, qui nous a permis là aussi de prendre connaissance et conscience avant que des éléments de loi arrivent ou de réglementation, que le packaging, qui n'est pas toujours jugé comme étant le développement le plus intéressant, était aussi un filon extrêmement intéressant pour diminuer notre impact carbone. Et puis aussi pour avoir la quantité d'emballage nécessaire aux besoins et pas plus. Et enfin, on a continué aussi des engagements et des accompagnements extérieurs sur la CSRD. Donc comment faire un rapport de durabilité ? On a commencé ça en décembre. Le revirement au niveau européen de l'arrivée de la CSRD a fait que nous avons continué une partie et puis on a mis en stand-by une autre. Mais en gros, en résumé, pour avancer sur une démarche RSE, il y a des choses de bon sens que l'on peut faire par soi-même. et puis il y a des choses où à un moment il faut trouver le bon moment. bon accompagnement qui permet de vraiment gagner du temps.

  • Speaker #1

    Alors, il y a un accompagnement dont je voudrais qu'on parle ensemble, que tu n'as pas encore évoqué, mais je sais que vous l'avez fait et que c'est un accompagnement qui a été assez structurant. J'aimerais que tu nous parles de la CEC et de ce parcours que vous venez de terminer il y a un ou deux mois à peine. Donc, un petit bilan à chaud de ce parcours d'accompagnement de la CEC.

  • Speaker #0

    Alors effectivement, on a eu la chance de participer à la CEC, Convention Entreprises Climats, qui s'est déroulée de mai 2024 à mars 2025. C'était la CEC Hauts-de-France. La mission de la CEC, c'est de placer les entreprises au cœur de la transition écologique, de mobiliser les dirigeants pour imaginer, faire émerger et mettre en œuvre collectivement de nouveaux modèles économiques soutenables et respectueux du vivant, Et puis rendre finalement... irrésistible la bascule de l'économie extractive vers l'économie régénérative. En gros, c'est repenser les modèles d'affaires dans le cadre des limites planétaires. Pour ça, c'est un programme de six sessions de deux jours qui commence par poser l'état des lieux, des constats scientifiques, comprendre l'urgence climatique de manière factuelle. On a eu la chance pendant deux jours et demi de vivre cet événement comme 54 autres entreprises. Toujours, chaque entreprise a un dirigeant et une personne. Planet Champion, donc en l'occurrence moi pour Serland. Et c'est vrai que cette première session, c'est vraiment posé à des lieux, on en prend plein la figure sur tous les constats, des constats factuels avec des scientifiques d'un niveau incroyable et d'une connaissance formidable.

  • Speaker #1

    Alors c'est pas la première fois que je l'entends ça, on en a pris plein les yeux et j'aimerais bien comprendre, est-ce qu'on peut rentrer dans l'intimité de ce qui s'est passé dans ces deux premiers jours ?

  • Speaker #0

    Alors c'est bien évidemment, et c'est assez difficile de décrire finalement ce qui se passe parce que je crois qu'il faut le vivre. Je crois en la nature humaine, je crois que l'homme est bon et que quand il prend conscience de ce qui va ou ce qui ne va pas, forcément il réagit. Et là pendant deux jours, on nous a exposé factuellement ce qui allait et ce qui n'allait pas. On nous a exposé factuellement que la biodiversité s'effondrait à une vitesse jamais atteinte. On nous a exposé que l'augmentation de température moyenne de la planète allait à une vitesse jamais atteinte. C'était stable, ça a mis des années et des années à se stabiliser, c'était stable depuis peut-être 10 000, 20 000, 30 000 ans. ce qui a permis l'émergence de la civilisation humaine telle qu'on la connaît, et d'un seul coup ça déraille. Et ça, c'est l'impact direct quand même de l'humanité. Donc on ressort de ces deux jours avec plein d'avis sur tout, plein de constats sur beaucoup de choses, et de se dire, bah oui, on peut pas rester comme ça. Maintenant que l'on sait, qu'est-ce qu'on fait ? Comment on le fait ?

  • Speaker #1

    Donc ça c'est les deux premiers jours, donc après il y a des groupes de travail qui se mettent en place, comment on avance à partir de ce constat, qui peut être aussi un petit peu tétanisant. Face à l'urgence de devoir agir, j'imagine que c'est électrochoc. Avant de pouvoir agir, il faut pouvoir prendre du recul et puis mettre en ordre ses idées. Donc j'imagine qu'on vous aide ensuite dans cette étape-là.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Effectivement, il faut déjà encaisser. C'est la première chose, prendre le recul. Et selon les émotions que l'on peut avoir, qui peuvent être de la colère, qui peuvent être de la tristesse, qui peuvent être peut-être de la résignation, se dire comment on se mobilise, se remobilise pour avancer. Effectivement aussi... La CEC a développé une méthode qui permet, session par session, de bâtir un nouveau cap, de nouveaux horizons. Donc la deuxième partie, ça va être déjà de questionner son business model. Qu'est-ce que l'on fait actuellement et qu'est-ce qui semble en cohérence et pas en cohérence ? Et puis de déterminer la question générative. Et nous, finalement, en disant qu'est-ce que l'on veut être. Puis de travailler sur ces leviers de redirection. Les objectifs d'impact mesurables. Quelle est notre ambition ? Vers quoi on veut aller ? d'aller jusqu'au plan d'action. Et l'objectif est de coopérer avec les écosystèmes dans nos métiers, mais aussi transentreprises.

  • Speaker #1

    Donc, vous avez questionné votre business model, vous avez déterminé les questions régénératives pour Serlinde et identifié des leviers de redirection. Est-ce que vous avez déjà communiqué ce changement de modèle économique à vos équipes pour le conconstruire avec eux ? Comment s'est passée cette phase de partage de l'expérience en interne ?

  • Speaker #0

    La construction s'est faite petit à petit, le partage s'est fait aussi petit à petit, avec certains éléments. Alors c'est vrai que nous, pendant deux jours, du moins à chaque session, on apprenait beaucoup de choses, on avait beaucoup de choses et on devait redistribuer à des gens qui n'avaient pas la même chose sur le même moment. C'était comment distribuer et entraîner. Ce qui était bien, c'est qu'étant donné qu'en 2020, le groupe avait travaillé sur sa raison d'être, qui est permettre à tous de profiter de la vie au jardin, et que notre question générative finalement a été Permettre à tous de profiter de la vie au jardin tout en contribuant au vivant, on avait déjà une partie du chemin qui était faite. Un des moyens de partager et de communiquer avec l'entreprise, ça a été de s'appuyer sur un film qui est à disposition sur Netflix, qui s'appelle Breaking Boundaries, et qui explique ce que sont les limites planétaires, où on en est actuellement, factuellement. Et quand chacun a vu ce film, On a pu provoquer une discussion avec les différents groupes. On avait des groupes de 15 personnes à peu près. Et c'était formidable de voir que chacun avait des réactions différentes, mais tout le monde était touché. Et finalement, tout le monde avait envie d'agir.

  • Speaker #1

    Oui, alors Breaking Boundaries, tu m'en as parlé quand on a préparé cet entretien. Et donc, j'ai regardé le film et on est dans cet électrochoc, cette vraiment sensibilisation instantanée où on ne peut pas sortir de là sans se dire qu'on continue à vivre de la même manière. C'est un film, je crois que ça a été vraiment pour vous une action dans le plan d'action. Ça a été votre action de sensibilisation première et ça vous a... permis d'identifier dans votre équipe des ambassadeurs qui ont ensuite mené des groupes de travail et j'aimerais qu'on explique ça à nos auditeurs.

  • Speaker #0

    Ce premier pas de projeter ce film, de créer la discussion, derrière ça a été de dire maintenant que chacun a vu ça, a pris conscience de ça, est-ce qu'il y a des volontaires pour nous aider à continuer la démarche RSE, à la rendre plus riche et puis à pouvoir y aller plus vite. La bonne surprise c'est d'avoir réussi à avoir 15 ambassadeurs. sur à peu près 60 personnes sur le siège. Donc ça c'était une grande joie, qui ont tous eu à cœur de prendre des projets qui n'étaient pas encore portés par l'entreprise pour développer des actions RSE, telles que par exemple, faire un vide-grenier social et solidaire, c'est-à-dire chacun apportait des habits ou des livres qu'il ne souhaitait plus avoir, ou qu'il souhaitait partager. Il y avait une vente, l'argent de la vente a été... a été donné à une association en lien avec nos métiers. Et ce qui n'avait pas été vendu a été donné à une association type Emmaüs. Ou alors, tout simplement, un potager communautaire, ce qui tombe très bien en plus avec nos métiers. Et puis, il y a d'autres projets qui sont en gestation, qui vont arriver. Donc, la joie, c'est d'avoir 15 ambassadeurs, 10 projets en dehors de tout le plan d'action que l'on a déjà et qui fédèrent et entraînent une équipe qui, elle-même, entraîne d'autres personnes.

  • Speaker #1

    Oui, c'est effectivement un sujet qui me tient à cœur de vraiment clairement expliquer qu'une stratégie RSE qui fonctionne, c'est une stratégie qui est co-construite. Ce n'est pas une stratégie qui découle d'une décision. Alors il y a deux composantes essentielles. Il faut que la stratégie soit portée par la direction pour que les actions soient impactées. et pour que la voix soit entendue, mais ensuite il faut aussi que la stratégie vive et soit animée par toute une équipe. Tu viens de nous l'expliquer avec l'engagement des ambassadeurs à déployer des projets qu'ils ont initiés au cœur de l'entreprise. Pour finir de clarifier un petit peu cette image de votre stratégie, est-ce que tu peux nous détailler un petit peu votre plan d'action à 10 ans, les grands axes stratégiques au niveau de l'environnement et au niveau social, qu'on ait cette vision un petit peu globale de votre stratégie RSE sur les 10 prochaines années ?

  • Speaker #0

    Effectivement, issue de la CEC, l'enjeu a été d'écrire un cap à 10 ans. et des leviers de redirection. Notre cap à 10 ans, c'est qu'on souhaite, dans 10 ans, être devenu l'acteur de référence qui accompagne ses clients à générer du vivant dans leur jardin, en commercialisant des produits durables, ayant un impact minimum sur le climat et la biodiversité, tout en prenant soin des écosystèmes de sa chaîne de valeur. Alors pour ça, c'est déjà compter ce qui compte, prendre connaissance de ce que l'on fait. Par exemple, jusqu'à présent, dans notre métier, pour faire des produits en bois, on doit forcément couper des arbres. Et finalement, on connaissait très bien le nombre de mètres cubes que l'on vendait, mais on ne savait pas forcément très bien le nombre d'arbres que l'on coupait. C'est désormais chose faite. Ça va nous permettre d'engager des actions pour continuer à replanter, sans forcément qu'il y ait de la coupe derrière par rapport à ces forêts replantées. On a identifié... Là encore, via la CEC, cinq leviers de redirection. Le premier, c'est augmenter la durée de vie de nos produits. Le deuxième, c'est diminuer au seuil incompressible notre impact sur le climat et sur la biodiversité. Toute activité humaine a un impact. Le zéro impact, ça n'existe pas, ou alors avec compensation, mais bon. Donc toute activité a un impact. Comment nous... Du début de la chaîne jusqu'à la fin, on le diminue à un seuil le plus minimum possible. Troisième objectif, c'est régénérer du vivant. C'est en lien avec compter ce qui compte, savoir le nombre d'arbres que l'on coupe et combien on en replante via des projets ici ou ailleurs. Quatrième, c'est prendre soin de l'humain tout au long de notre chaîne de valeur. C'est à la fois en interne avec nos collaborateurs, mais c'est aussi en externe avec nos prestataires, nos fournisseurs, nos clients. qui forment finalement un écosystème global, notre écosystème. Et enfin, c'est d'embarquer tout notre écosystème dans la construction et la coopération au service du vivant, encore une fois.

  • Speaker #1

    Très bien, donc les leviers de redirection sont clairement identifiés. Comment vous mesurez votre progression ? Comment vous avez choisi vos indicateurs de mesure sur ces leviers de redirection ?

  • Speaker #0

    C'est une excellente question. Les deux sujets majeurs dans une démarche RSE, selon moi, c'est d'une part, quels sont les indicateurs factuels ? Qu'est-ce qui compte vraiment ? Et donc, du coup, il faut que c'est identifié. On sait où on en est et comment on avance. Et la deuxième chose, c'est comment embarquer ses collaborateurs. Et pour embarquer des collaborateurs, il faut aussi qu'ils aient des points de repère. Et ces points de repère, finalement, c'est pas si... Enfin, du moins, il y a des choses simples sur des consommations d'énergie que l'on met en place. Il y a du bilan carbone, effectivement, qui met en place, mais qui finalement ne sont pas toujours très parlants. C'est vrai que dans notre métier, quand on a compris, et ça, ça a été le déclic avec mon directeur général, quand on a compris finalement de se dire, mais combien d'arbres on coupe ? Ça, ça a été un indicateur clé pour nous. Parce que ça va générer des actions clés pour le vivant. Et effectivement, demain, notre enjeu va être d'emmener des indicateurs qui étaient parfois très économiques. Business. as usual, vers des indicateurs qui seront économiques, et sociales, et environnementales. Ça ne veut pas dire qu'on va faire que des choses sociales qui auraient un coût exorbitant, parce que c'est au moins aussi une mauvaise idée que des choses qui seraient que de l'économie, sans penser à l'environnement.

  • Speaker #1

    Donc si je ne comprends rien, ces indicateurs, ils sont encore en cours de création, en cours de développement, parce que c'est tout à fait nouveau. Et puis, rappelons-le, la CEC, vous l'avez terminée il y a deux mois à peine. Je voudrais qu'on aborde en dernier point de cette... entretien et on l'a peut-être déjà un petit peu abordé. C'est la question des freins qui vous restent à lever. On est à chaud, là, quelques mois après la CEC, donc c'est peut-être un peu tôt pour avoir déjà identifié les sujets sur lesquels travailler pour rendre cette démarche fluide, comprise de tous, et incarnée. Moi, je te pose quand même la question.

  • Speaker #0

    Là aussi, c'est une très bonne question. C'est vrai que dans une nouvelle démarche, forcément, il y a toujours des freins parce que ça nécessite de se poser des questions et parfois de changer les manières de faire. Et ça, ça peut être toujours un premier frein. La deuxième chose qui est très importante, c'est de faire comprendre que cette démarche, elle peut non seulement être positive, c'est pas uniquement une lubie de diminuer un équivalent carbone, par exemple. C'est au contraire toute une démarche positive qui permet de se poser des questions, d'avancer, de faire différemment pour faire mieux pour un ensemble de choses et qui est très porteur de sens. Ça, c'est extrêmement important. L'autre chose, c'est aussi de continuer à bien communiquer sur ce qui est fait en interne et en externe, parce que finalement, les gens s'associent à ces choses-là. C'est aussi assez tendance, et puis c'est quand même dans l'air du temps de faire ces actions RSE. Moi, je suis persuadé à titre personnel que les entreprises qui ne commencent pas une démarche RSE, dans une dizaine d'années, probablement, elles auront du mal à exister encore. Et enfin, c'est trouver les actions et les mots pour que ça soit une démarche positive, poétique, joyeuse, et non pas générée par la contrainte. Quand on dit qu'il faut diminuer les consommations, on a l'impression de perdre quelque chose. Quand on dit qu'on peut faire différemment pour consommer moins, tout en ayant un niveau de confort similaire, là on a une contrainte positive. Un des freins pour nous aussi, c'est qu'on est un groupe international avec des implantations en France et en Pologne. On reste un petit groupe. Il n'empêche, selon les pays, selon les cultures, selon les étapes de développement, on sent bien que la question de l'ARSE est... plus ou moins importantes, que dans les RSE, qui est un sujet extrêmement large, il y a des sujets qui peuvent être plus parlants pour certains, moins pour d'autres. Je prendrais par exemple l'exemple des déchets, où en France, on a de plus en plus de filières, que c'est de plus en plus taxé, éco-taxé, et dans d'autres pays, on n'en est pas encore là. J'espère qu'un jour, ça s'uniformisera au niveau Europe, j'en suis quasiment sûr, mais ça prendra un peu de temps, et aussi dans la culture.

  • Speaker #1

    C'est en bonne voie. Je pense que l'uniformisation européenne en ce qui concerne la gestion des déchets et des emballages avec le PPWR montre quand même que l'uniformisation est vraiment en train de s'accélérer. Donc, je crois qu'on arrive à la fin de notre entretien et je voudrais, Stéphane, te laisser le mot de la fin. Peut-être l'idée, c'est que dans ce mot de la fin, tu t'adresses à toutes celles et ceux qui ont envie de se lancer, mais qui ne savent pas peut-être encore comment ou pourquoi. Et voilà, à toi de les convaincre.

  • Speaker #0

    Quelle mission ! Alors moi, ce que je dirais, c'est que quand on veut, on peut. Et d'une contrainte, qui au début était finalement, entre guillemets, une demande, une contrainte de clients, on en a fait une sacrée opportunité. La deuxième chose, c'est que... Ça peut sembler prendre du temps, mais ça bouge. C'est vrai au niveau interne, c'est vrai au niveau externe. En France, il faut quand même l'avouer, il y a beaucoup de choses qui sont faites. C'est pas parfait, mais ça bouge. Et de plus en plus vite. Et puis je crois qu'il faut aussi se dire que c'est pas en se disant je bougerai quand d'autres pays, par exemple, bougeront. Parce qu'ils vont bouger beaucoup plus vite que nous. Il faut prendre le sujet dès maintenant, être dans le bon train et avancer. Il y a plein de belles choses à faire. C'est générateur d'expériences positives, c'est générateur de business. Et je pense vraiment que des entreprises qui ne s'y sont pas encore mises ou qui ne veulent même pas s'y mettre, risquent d'avoir des difficultés dans les années qui viennent pour perdurer. Enfin, ma plus grande satisfaction sur ces quelques années de parcours RSE, c'est que On est quand même passé d'un sujet à « t'es gentil avec l'ARSE mais tu me casses un peu les pieds » à un sujet où les actions ont bougé et où les gens ont maintenant de la fierté de dire « tiens, j'ai fait ça et j'ai réussi » . Je suis persuadé que tout le monde est sensible aux sujets environnementaux et sociaux. Il faut les amener de manière positive. Il y a un besoin d'éveiller les consciences. C'est aussi notre rôle à tous et à toutes de le faire auprès des futures générations, mais qui sont déjà bien éveillées. Comme des générations que l'on croise dans les entreprises, quand on voit les constats scientifiques, quand on sait, c'est impossible de rester indifférent. Et je suis persuadé que tout le monde a envie de bouger dans ces cas-là.

  • Speaker #1

    Merci Stéphane pour ton témoignage inspirant et puis pour cette envie que tu nous donnes à tous de nous transformer. À bientôt !

  • Speaker #0

    Merci à toi, à bientôt !

  • Speaker #1

    Merci d'avoir écouté cet épisode de Cap sur le durable, podcast positif qui inspire et guide la transformation durable des entreprises. Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner et à laisser un avis. Chaque partage permet de diffuser ces témoignages et d'encourager d'autres acteurs à passer à l'action. Ensemble, nous pouvons amplifier ce mouvement vers une industrie plus responsable et résiliente. Les entreprises ont le potentiel de relever les défis environnementaux et sociétaux de notre époque. Alors, continuons d'explorer ces transformations inspirantes et de mettre le cap sur un avenir plus durable. Rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode de Cap sur le durable. D'ici là Prenez soin de vous et de vos idées.

Share

Embed

You may also like

Description

Dans ce nouvel épisode, je vous partage un échange passionnant avec Stéphane Mace, Responsable R&D, RSE & Qualité chez Cerland Group.


💡 Découvrez comment Cerland, ETI familiale spécialisée dans l’aménagement extérieur en bois, structure depuis 2021 son engagement RSE. En 24 minutes, Stéphane retrace l’évolution de cette prise de conscience au sein du groupe, jusqu’à sa reconnaissance en tant que Planet Champion CEC Hauts-de-France.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Moi, ce que je dirais, c'est que quand on veut, on peut. Et d'une contrainte, qui au début était finalement, entre guillemets, une demande, une contrainte de client, on en a fait une sacrée opportunité. La deuxième chose, c'est que ça peut sembler prendre du temps, mais ça bouge. C'est vrai au niveau interne, c'est vrai au niveau externe. En France, il faut quand même l'avouer, il y a beaucoup de choses qui sont faites. Ce n'est pas parfait, mais ça bouge. Et de plus en plus vite. Et puis je crois qu'il faut aussi se dire que c'est pas en se disant je bougerai quand... D'autres pays, par exemple, bougeront parce qu'ils vont bouger beaucoup plus vite que nous. Il faut prendre le sujet dès maintenant, être dans le bon train et avancer. Il y a plein de belles choses à faire. C'est générateur d'expériences positives, c'est générateur de business. Et je pense vraiment que des entreprises qui ne s'y sont pas encore mises ou qui ne veulent même pas s'y mettre, risquent d'avoir des difficultés dans les années qui viennent pour perdurer.

  • Speaker #1

    Bonjour à tous, je suis Caroline Josset, fondatrice du cabinet de conseil Elsa CSR. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Cap sur le durable, le podcast qui donne la parole à celles et ceux qui façonnent l'avenir en réconciliant performance économique et respect de l'environnement. Pour ce nouvel épisode de CSLD, je suis à Vembrechy, au siège du groupe Serland, en compagnie de Stéphane Massé, qui est le responsable RSE et qualité du groupe. Bonjour Stéphane.

  • Speaker #0

    Bonjour.

  • Speaker #1

    Ravi de te revoir et de te recevoir dans ce nouvel épisode. Tu es planète champion CEC Hauts-de-France, tu nous en diras davantage sur ce titre un peu plus tard quand nous aborderons le sujet de la CEC. Est-ce que je peux te demander de te présenter pour nos auditeurs et nous expliquer à quel moment dans ton parcours professionnel s'est opéré le virage RSE ?

  • Speaker #0

    Stéphane Massé, je suis ingénieur de formation. Dans mon parcours, j'ai commencé classiquement ma carrière dans l'industrie sur des fonctions qualité R&D et direction de production. Et en 2019, j'ai rejoint le groupe Serland, qui est une ETI familiale spécialisée dans les produits d'aménagement extérieur, où j'ai commencé en tant que responsable développement produit et qualité. Et c'est en 2021 qu'est apparue la fonction RSE, une fonction qui ne me quitte plus.

  • Speaker #1

    Merci pour cette présentation. Alors, le groupe Serland, tu l'as dit, est un groupe familial fondé en 1999, si je me suis bien renseignée. En 2025, aujourd'hui, Serland s'impose comme un acteur incontournable dans le domaine du bois, en alliant tradition, innovation, engagement et co-responsable. Une des marques très connues du groupe est la marque Soulet, leader dans le domaine de la cabane de jardin pour les enfants. Alors j'ai eu l'occasion de me rendre sur le site de la Châtaigneraie l'an dernier. qui est le hub logistique de tout ce groupe. J'aimerais bien que tu nous expliques, pour finir de planter le décor, où sont les implantations principales du groupe Serland et comment les différentes entités interagissent entre elles.

  • Speaker #0

    Donc effectivement, comme tu l'as dit, le groupe Serland a été créé en 1999. Historiquement, le siège est basé à Vembrochy, près de Lille. Et historiquement, on était sur les produits d'aménagement extérieur, majoritairement en bois. nos implantations Nous sommes en Europe, plus précisément en Pologne, qui est un pays qui maîtrise parfaitement la gestion forestière, où on a nos usines et plateformes logistiques pour l'aménagement extérieur. Et depuis 2017, on a acquis la marque Souley, donc les jeux de plein air pour enfants, avec effectivement une production de composants qui vient d'Europe et pour certains d'Asie, et un hub qui est actuellement à la Châtaigneraie. et qui se déplacera dans quelques temps dans le centre de la France.

  • Speaker #1

    Alors, chez Serland, on travaille le bois. C'est à travers votre rapport au bois que s'exprime votre premier engagement RSE, n'est-ce pas ?

  • Speaker #0

    Alors, tout à fait. Indirectement, finalement, et avec plein de bon sens, on utilise le bois qui est, tant qu'il n'est pas brûlé, un puits de carbone. Donc, effectivement, c'est une bonne chose pour la planète de conserver ce carbone. L'autre chose aussi, c'est qu'on travaille du bois. qui vient de forêts gérées durablement via les labels FSC et PEFC, ce qui garantit une pérennité dans le replantage de bois et de forêts.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu peux m'expliquer quand et comment s'est faite cette prise de conscience de la nécessité d'intégrer la responsabilité sociale et environnementale au cœur de tous vos process ? Tu m'as dit que le poste est apparu en 2021. J'aimerais bien qu'on s'intéresse pour comprendre aux grandes étapes de la structuration de votre démarche RSE.

  • Speaker #0

    Effectivement, en 2021, suite à un nombre important de demandes de nos principaux clients sur la RSE, on a cherché à comprendre ce que voulait dire la RSE, qu'est-ce que ça recouvrait. Et pour cela, on a pris une stagiaire qui, il faut le dire, a fait un travail formidable et nous a fait comprendre ce qu'était la RSE, en quoi c'était une opportunité et en quoi c'était très orienté business. Quand on a décidé de prendre une stagiaire ou un stagiaire pour découvrir... et défricher l'ARSE, il s'est passé lors des entretiens, le premier point d'accroche très important, c'est que la plupart des stagiaires qui se présentaient à l'époque en 2021 résumaient l'ARSE, soit de l'environnement, soit du social, et j'irais presque à résumer la méthode baby-foot. Quand j'ai eu cette stagiaire en entretien, la première chose qu'elle m'a dit, c'est l'ARSE, c'est du business. Et là, j'ai compris qu'on tenait une perle. Puis elle est arrivée dans l'entreprise, elle a défriché les sujets, et elle a surtout su les apporter avec une positivité. incroyable. Elle a été capable de vulgariser et d'expliquer les sujets RSE pour que tout un chacun d'entreprise, qu'il soit président fondateur, directeur général ou autre responsable, etc., comprennent les enjeux et en quoi la démarche devenait importante. Et ça, ça a été un point d'ancrage extrêmement important parce que derrière, ça a déclenché la volonté de poursuivre avec des stagiaires ou des apprentis, puis maintenant un CDI sur la RSE. Au fur et à mesure que l'on a travaillé sur le sujet, on a compris toute l'importance, bien évidemment, et tous les bénéfices à faire cette démarche. A la fois parce que c'est des actions qui ont beaucoup de sens et qui sont un vecteur de business, le business de demain. Mais aussi parce que c'était aussi en ligne avec les fondations, entre guillemets, du groupe, que l'on faisait avec plein de bon sens, mais sans forcément les nommer.

  • Speaker #1

    D'accord, donc les plusieurs étapes, l'arrivée de cette stagiaire qui vous a un petit peu ouvert les yeux. et puis ensuite s'en est suivi tout. une série d'accompagnements extérieurs. Peut-être, maintenant, tu peux rentrer dans l'explication de ces accompagnements et ce qu'ils vous ont apporté.

  • Speaker #0

    Donc, effectivement, dans la création de cette démarche, il y a eu beaucoup de points clés que je vais situer dans les grandes lignes. Déjà, avant cette demande, le groupe avait entamé un travail sur la raison d'être et les valeurs du groupe, les principes de management, qui, finalement, et un peu sans le savoir, a servi de base. pour la démarche RSE suivante. Donc en 2021, effectivement, ça a été le recrutement de la stagiaire qui nous a permis de poser les premiers jalons et puis de commencer à structurer une démarche. Cette démarche, on l'a structurée selon six piliers qui sont en lien avec les objectifs de développement durable de l'ONU et qui nous correspondaient à nous, Serlande. Donc à savoir la gouvernance et le légal, l'environnement, le social, les produits et la satisfaction client et le sourcing. On a fait ensuite assez classiquement la définition des parties prenantes, on a créé nos premiers comités RSE. Et puis pour aller plus loin, on a eu le besoin d'être accompagnés, notamment pour le bilan carbone, où on l'a fait via une association de professionnels qui s'appelle Ausha, qui eux-mêmes avaient mandaté Touvalou pour réaliser ce bilan carbone. Notre objectif à nous, parce que des offres, il y en a beaucoup de bilans carbone, c'était de pouvoir se rapprocher d'une offre qui soit à la fois souple, pour la prise en main d'un logiciel que l'on puisse faire par nous-mêmes les bilans carbone des années suivantes et puis d'avoir une méthode reconnue par nos principaux clients pour ne pas démultiplier les outils ou les méthodes. On a aussi par nous-mêmes fait une approche bilan carbone de l'offre produit, donc là de manière très simpliste. On a construit un plan à 5 ans pour toujours pareil guider notre stratégie et on a continué notre accompagnement extérieur. à la fois sur les emballages via Elsa CSR, et c'est là où on s'est connus, qui nous a permis là aussi de prendre connaissance et conscience avant que des éléments de loi arrivent ou de réglementation, que le packaging, qui n'est pas toujours jugé comme étant le développement le plus intéressant, était aussi un filon extrêmement intéressant pour diminuer notre impact carbone. Et puis aussi pour avoir la quantité d'emballage nécessaire aux besoins et pas plus. Et enfin, on a continué aussi des engagements et des accompagnements extérieurs sur la CSRD. Donc comment faire un rapport de durabilité ? On a commencé ça en décembre. Le revirement au niveau européen de l'arrivée de la CSRD a fait que nous avons continué une partie et puis on a mis en stand-by une autre. Mais en gros, en résumé, pour avancer sur une démarche RSE, il y a des choses de bon sens que l'on peut faire par soi-même. et puis il y a des choses où à un moment il faut trouver le bon moment. bon accompagnement qui permet de vraiment gagner du temps.

  • Speaker #1

    Alors, il y a un accompagnement dont je voudrais qu'on parle ensemble, que tu n'as pas encore évoqué, mais je sais que vous l'avez fait et que c'est un accompagnement qui a été assez structurant. J'aimerais que tu nous parles de la CEC et de ce parcours que vous venez de terminer il y a un ou deux mois à peine. Donc, un petit bilan à chaud de ce parcours d'accompagnement de la CEC.

  • Speaker #0

    Alors effectivement, on a eu la chance de participer à la CEC, Convention Entreprises Climats, qui s'est déroulée de mai 2024 à mars 2025. C'était la CEC Hauts-de-France. La mission de la CEC, c'est de placer les entreprises au cœur de la transition écologique, de mobiliser les dirigeants pour imaginer, faire émerger et mettre en œuvre collectivement de nouveaux modèles économiques soutenables et respectueux du vivant, Et puis rendre finalement... irrésistible la bascule de l'économie extractive vers l'économie régénérative. En gros, c'est repenser les modèles d'affaires dans le cadre des limites planétaires. Pour ça, c'est un programme de six sessions de deux jours qui commence par poser l'état des lieux, des constats scientifiques, comprendre l'urgence climatique de manière factuelle. On a eu la chance pendant deux jours et demi de vivre cet événement comme 54 autres entreprises. Toujours, chaque entreprise a un dirigeant et une personne. Planet Champion, donc en l'occurrence moi pour Serland. Et c'est vrai que cette première session, c'est vraiment posé à des lieux, on en prend plein la figure sur tous les constats, des constats factuels avec des scientifiques d'un niveau incroyable et d'une connaissance formidable.

  • Speaker #1

    Alors c'est pas la première fois que je l'entends ça, on en a pris plein les yeux et j'aimerais bien comprendre, est-ce qu'on peut rentrer dans l'intimité de ce qui s'est passé dans ces deux premiers jours ?

  • Speaker #0

    Alors c'est bien évidemment, et c'est assez difficile de décrire finalement ce qui se passe parce que je crois qu'il faut le vivre. Je crois en la nature humaine, je crois que l'homme est bon et que quand il prend conscience de ce qui va ou ce qui ne va pas, forcément il réagit. Et là pendant deux jours, on nous a exposé factuellement ce qui allait et ce qui n'allait pas. On nous a exposé factuellement que la biodiversité s'effondrait à une vitesse jamais atteinte. On nous a exposé que l'augmentation de température moyenne de la planète allait à une vitesse jamais atteinte. C'était stable, ça a mis des années et des années à se stabiliser, c'était stable depuis peut-être 10 000, 20 000, 30 000 ans. ce qui a permis l'émergence de la civilisation humaine telle qu'on la connaît, et d'un seul coup ça déraille. Et ça, c'est l'impact direct quand même de l'humanité. Donc on ressort de ces deux jours avec plein d'avis sur tout, plein de constats sur beaucoup de choses, et de se dire, bah oui, on peut pas rester comme ça. Maintenant que l'on sait, qu'est-ce qu'on fait ? Comment on le fait ?

  • Speaker #1

    Donc ça c'est les deux premiers jours, donc après il y a des groupes de travail qui se mettent en place, comment on avance à partir de ce constat, qui peut être aussi un petit peu tétanisant. Face à l'urgence de devoir agir, j'imagine que c'est électrochoc. Avant de pouvoir agir, il faut pouvoir prendre du recul et puis mettre en ordre ses idées. Donc j'imagine qu'on vous aide ensuite dans cette étape-là.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Effectivement, il faut déjà encaisser. C'est la première chose, prendre le recul. Et selon les émotions que l'on peut avoir, qui peuvent être de la colère, qui peuvent être de la tristesse, qui peuvent être peut-être de la résignation, se dire comment on se mobilise, se remobilise pour avancer. Effectivement aussi... La CEC a développé une méthode qui permet, session par session, de bâtir un nouveau cap, de nouveaux horizons. Donc la deuxième partie, ça va être déjà de questionner son business model. Qu'est-ce que l'on fait actuellement et qu'est-ce qui semble en cohérence et pas en cohérence ? Et puis de déterminer la question générative. Et nous, finalement, en disant qu'est-ce que l'on veut être. Puis de travailler sur ces leviers de redirection. Les objectifs d'impact mesurables. Quelle est notre ambition ? Vers quoi on veut aller ? d'aller jusqu'au plan d'action. Et l'objectif est de coopérer avec les écosystèmes dans nos métiers, mais aussi transentreprises.

  • Speaker #1

    Donc, vous avez questionné votre business model, vous avez déterminé les questions régénératives pour Serlinde et identifié des leviers de redirection. Est-ce que vous avez déjà communiqué ce changement de modèle économique à vos équipes pour le conconstruire avec eux ? Comment s'est passée cette phase de partage de l'expérience en interne ?

  • Speaker #0

    La construction s'est faite petit à petit, le partage s'est fait aussi petit à petit, avec certains éléments. Alors c'est vrai que nous, pendant deux jours, du moins à chaque session, on apprenait beaucoup de choses, on avait beaucoup de choses et on devait redistribuer à des gens qui n'avaient pas la même chose sur le même moment. C'était comment distribuer et entraîner. Ce qui était bien, c'est qu'étant donné qu'en 2020, le groupe avait travaillé sur sa raison d'être, qui est permettre à tous de profiter de la vie au jardin, et que notre question générative finalement a été Permettre à tous de profiter de la vie au jardin tout en contribuant au vivant, on avait déjà une partie du chemin qui était faite. Un des moyens de partager et de communiquer avec l'entreprise, ça a été de s'appuyer sur un film qui est à disposition sur Netflix, qui s'appelle Breaking Boundaries, et qui explique ce que sont les limites planétaires, où on en est actuellement, factuellement. Et quand chacun a vu ce film, On a pu provoquer une discussion avec les différents groupes. On avait des groupes de 15 personnes à peu près. Et c'était formidable de voir que chacun avait des réactions différentes, mais tout le monde était touché. Et finalement, tout le monde avait envie d'agir.

  • Speaker #1

    Oui, alors Breaking Boundaries, tu m'en as parlé quand on a préparé cet entretien. Et donc, j'ai regardé le film et on est dans cet électrochoc, cette vraiment sensibilisation instantanée où on ne peut pas sortir de là sans se dire qu'on continue à vivre de la même manière. C'est un film, je crois que ça a été vraiment pour vous une action dans le plan d'action. Ça a été votre action de sensibilisation première et ça vous a... permis d'identifier dans votre équipe des ambassadeurs qui ont ensuite mené des groupes de travail et j'aimerais qu'on explique ça à nos auditeurs.

  • Speaker #0

    Ce premier pas de projeter ce film, de créer la discussion, derrière ça a été de dire maintenant que chacun a vu ça, a pris conscience de ça, est-ce qu'il y a des volontaires pour nous aider à continuer la démarche RSE, à la rendre plus riche et puis à pouvoir y aller plus vite. La bonne surprise c'est d'avoir réussi à avoir 15 ambassadeurs. sur à peu près 60 personnes sur le siège. Donc ça c'était une grande joie, qui ont tous eu à cœur de prendre des projets qui n'étaient pas encore portés par l'entreprise pour développer des actions RSE, telles que par exemple, faire un vide-grenier social et solidaire, c'est-à-dire chacun apportait des habits ou des livres qu'il ne souhaitait plus avoir, ou qu'il souhaitait partager. Il y avait une vente, l'argent de la vente a été... a été donné à une association en lien avec nos métiers. Et ce qui n'avait pas été vendu a été donné à une association type Emmaüs. Ou alors, tout simplement, un potager communautaire, ce qui tombe très bien en plus avec nos métiers. Et puis, il y a d'autres projets qui sont en gestation, qui vont arriver. Donc, la joie, c'est d'avoir 15 ambassadeurs, 10 projets en dehors de tout le plan d'action que l'on a déjà et qui fédèrent et entraînent une équipe qui, elle-même, entraîne d'autres personnes.

  • Speaker #1

    Oui, c'est effectivement un sujet qui me tient à cœur de vraiment clairement expliquer qu'une stratégie RSE qui fonctionne, c'est une stratégie qui est co-construite. Ce n'est pas une stratégie qui découle d'une décision. Alors il y a deux composantes essentielles. Il faut que la stratégie soit portée par la direction pour que les actions soient impactées. et pour que la voix soit entendue, mais ensuite il faut aussi que la stratégie vive et soit animée par toute une équipe. Tu viens de nous l'expliquer avec l'engagement des ambassadeurs à déployer des projets qu'ils ont initiés au cœur de l'entreprise. Pour finir de clarifier un petit peu cette image de votre stratégie, est-ce que tu peux nous détailler un petit peu votre plan d'action à 10 ans, les grands axes stratégiques au niveau de l'environnement et au niveau social, qu'on ait cette vision un petit peu globale de votre stratégie RSE sur les 10 prochaines années ?

  • Speaker #0

    Effectivement, issue de la CEC, l'enjeu a été d'écrire un cap à 10 ans. et des leviers de redirection. Notre cap à 10 ans, c'est qu'on souhaite, dans 10 ans, être devenu l'acteur de référence qui accompagne ses clients à générer du vivant dans leur jardin, en commercialisant des produits durables, ayant un impact minimum sur le climat et la biodiversité, tout en prenant soin des écosystèmes de sa chaîne de valeur. Alors pour ça, c'est déjà compter ce qui compte, prendre connaissance de ce que l'on fait. Par exemple, jusqu'à présent, dans notre métier, pour faire des produits en bois, on doit forcément couper des arbres. Et finalement, on connaissait très bien le nombre de mètres cubes que l'on vendait, mais on ne savait pas forcément très bien le nombre d'arbres que l'on coupait. C'est désormais chose faite. Ça va nous permettre d'engager des actions pour continuer à replanter, sans forcément qu'il y ait de la coupe derrière par rapport à ces forêts replantées. On a identifié... Là encore, via la CEC, cinq leviers de redirection. Le premier, c'est augmenter la durée de vie de nos produits. Le deuxième, c'est diminuer au seuil incompressible notre impact sur le climat et sur la biodiversité. Toute activité humaine a un impact. Le zéro impact, ça n'existe pas, ou alors avec compensation, mais bon. Donc toute activité a un impact. Comment nous... Du début de la chaîne jusqu'à la fin, on le diminue à un seuil le plus minimum possible. Troisième objectif, c'est régénérer du vivant. C'est en lien avec compter ce qui compte, savoir le nombre d'arbres que l'on coupe et combien on en replante via des projets ici ou ailleurs. Quatrième, c'est prendre soin de l'humain tout au long de notre chaîne de valeur. C'est à la fois en interne avec nos collaborateurs, mais c'est aussi en externe avec nos prestataires, nos fournisseurs, nos clients. qui forment finalement un écosystème global, notre écosystème. Et enfin, c'est d'embarquer tout notre écosystème dans la construction et la coopération au service du vivant, encore une fois.

  • Speaker #1

    Très bien, donc les leviers de redirection sont clairement identifiés. Comment vous mesurez votre progression ? Comment vous avez choisi vos indicateurs de mesure sur ces leviers de redirection ?

  • Speaker #0

    C'est une excellente question. Les deux sujets majeurs dans une démarche RSE, selon moi, c'est d'une part, quels sont les indicateurs factuels ? Qu'est-ce qui compte vraiment ? Et donc, du coup, il faut que c'est identifié. On sait où on en est et comment on avance. Et la deuxième chose, c'est comment embarquer ses collaborateurs. Et pour embarquer des collaborateurs, il faut aussi qu'ils aient des points de repère. Et ces points de repère, finalement, c'est pas si... Enfin, du moins, il y a des choses simples sur des consommations d'énergie que l'on met en place. Il y a du bilan carbone, effectivement, qui met en place, mais qui finalement ne sont pas toujours très parlants. C'est vrai que dans notre métier, quand on a compris, et ça, ça a été le déclic avec mon directeur général, quand on a compris finalement de se dire, mais combien d'arbres on coupe ? Ça, ça a été un indicateur clé pour nous. Parce que ça va générer des actions clés pour le vivant. Et effectivement, demain, notre enjeu va être d'emmener des indicateurs qui étaient parfois très économiques. Business. as usual, vers des indicateurs qui seront économiques, et sociales, et environnementales. Ça ne veut pas dire qu'on va faire que des choses sociales qui auraient un coût exorbitant, parce que c'est au moins aussi une mauvaise idée que des choses qui seraient que de l'économie, sans penser à l'environnement.

  • Speaker #1

    Donc si je ne comprends rien, ces indicateurs, ils sont encore en cours de création, en cours de développement, parce que c'est tout à fait nouveau. Et puis, rappelons-le, la CEC, vous l'avez terminée il y a deux mois à peine. Je voudrais qu'on aborde en dernier point de cette... entretien et on l'a peut-être déjà un petit peu abordé. C'est la question des freins qui vous restent à lever. On est à chaud, là, quelques mois après la CEC, donc c'est peut-être un peu tôt pour avoir déjà identifié les sujets sur lesquels travailler pour rendre cette démarche fluide, comprise de tous, et incarnée. Moi, je te pose quand même la question.

  • Speaker #0

    Là aussi, c'est une très bonne question. C'est vrai que dans une nouvelle démarche, forcément, il y a toujours des freins parce que ça nécessite de se poser des questions et parfois de changer les manières de faire. Et ça, ça peut être toujours un premier frein. La deuxième chose qui est très importante, c'est de faire comprendre que cette démarche, elle peut non seulement être positive, c'est pas uniquement une lubie de diminuer un équivalent carbone, par exemple. C'est au contraire toute une démarche positive qui permet de se poser des questions, d'avancer, de faire différemment pour faire mieux pour un ensemble de choses et qui est très porteur de sens. Ça, c'est extrêmement important. L'autre chose, c'est aussi de continuer à bien communiquer sur ce qui est fait en interne et en externe, parce que finalement, les gens s'associent à ces choses-là. C'est aussi assez tendance, et puis c'est quand même dans l'air du temps de faire ces actions RSE. Moi, je suis persuadé à titre personnel que les entreprises qui ne commencent pas une démarche RSE, dans une dizaine d'années, probablement, elles auront du mal à exister encore. Et enfin, c'est trouver les actions et les mots pour que ça soit une démarche positive, poétique, joyeuse, et non pas générée par la contrainte. Quand on dit qu'il faut diminuer les consommations, on a l'impression de perdre quelque chose. Quand on dit qu'on peut faire différemment pour consommer moins, tout en ayant un niveau de confort similaire, là on a une contrainte positive. Un des freins pour nous aussi, c'est qu'on est un groupe international avec des implantations en France et en Pologne. On reste un petit groupe. Il n'empêche, selon les pays, selon les cultures, selon les étapes de développement, on sent bien que la question de l'ARSE est... plus ou moins importantes, que dans les RSE, qui est un sujet extrêmement large, il y a des sujets qui peuvent être plus parlants pour certains, moins pour d'autres. Je prendrais par exemple l'exemple des déchets, où en France, on a de plus en plus de filières, que c'est de plus en plus taxé, éco-taxé, et dans d'autres pays, on n'en est pas encore là. J'espère qu'un jour, ça s'uniformisera au niveau Europe, j'en suis quasiment sûr, mais ça prendra un peu de temps, et aussi dans la culture.

  • Speaker #1

    C'est en bonne voie. Je pense que l'uniformisation européenne en ce qui concerne la gestion des déchets et des emballages avec le PPWR montre quand même que l'uniformisation est vraiment en train de s'accélérer. Donc, je crois qu'on arrive à la fin de notre entretien et je voudrais, Stéphane, te laisser le mot de la fin. Peut-être l'idée, c'est que dans ce mot de la fin, tu t'adresses à toutes celles et ceux qui ont envie de se lancer, mais qui ne savent pas peut-être encore comment ou pourquoi. Et voilà, à toi de les convaincre.

  • Speaker #0

    Quelle mission ! Alors moi, ce que je dirais, c'est que quand on veut, on peut. Et d'une contrainte, qui au début était finalement, entre guillemets, une demande, une contrainte de clients, on en a fait une sacrée opportunité. La deuxième chose, c'est que... Ça peut sembler prendre du temps, mais ça bouge. C'est vrai au niveau interne, c'est vrai au niveau externe. En France, il faut quand même l'avouer, il y a beaucoup de choses qui sont faites. C'est pas parfait, mais ça bouge. Et de plus en plus vite. Et puis je crois qu'il faut aussi se dire que c'est pas en se disant je bougerai quand d'autres pays, par exemple, bougeront. Parce qu'ils vont bouger beaucoup plus vite que nous. Il faut prendre le sujet dès maintenant, être dans le bon train et avancer. Il y a plein de belles choses à faire. C'est générateur d'expériences positives, c'est générateur de business. Et je pense vraiment que des entreprises qui ne s'y sont pas encore mises ou qui ne veulent même pas s'y mettre, risquent d'avoir des difficultés dans les années qui viennent pour perdurer. Enfin, ma plus grande satisfaction sur ces quelques années de parcours RSE, c'est que On est quand même passé d'un sujet à « t'es gentil avec l'ARSE mais tu me casses un peu les pieds » à un sujet où les actions ont bougé et où les gens ont maintenant de la fierté de dire « tiens, j'ai fait ça et j'ai réussi » . Je suis persuadé que tout le monde est sensible aux sujets environnementaux et sociaux. Il faut les amener de manière positive. Il y a un besoin d'éveiller les consciences. C'est aussi notre rôle à tous et à toutes de le faire auprès des futures générations, mais qui sont déjà bien éveillées. Comme des générations que l'on croise dans les entreprises, quand on voit les constats scientifiques, quand on sait, c'est impossible de rester indifférent. Et je suis persuadé que tout le monde a envie de bouger dans ces cas-là.

  • Speaker #1

    Merci Stéphane pour ton témoignage inspirant et puis pour cette envie que tu nous donnes à tous de nous transformer. À bientôt !

  • Speaker #0

    Merci à toi, à bientôt !

  • Speaker #1

    Merci d'avoir écouté cet épisode de Cap sur le durable, podcast positif qui inspire et guide la transformation durable des entreprises. Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner et à laisser un avis. Chaque partage permet de diffuser ces témoignages et d'encourager d'autres acteurs à passer à l'action. Ensemble, nous pouvons amplifier ce mouvement vers une industrie plus responsable et résiliente. Les entreprises ont le potentiel de relever les défis environnementaux et sociétaux de notre époque. Alors, continuons d'explorer ces transformations inspirantes et de mettre le cap sur un avenir plus durable. Rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode de Cap sur le durable. D'ici là Prenez soin de vous et de vos idées.

Description

Dans ce nouvel épisode, je vous partage un échange passionnant avec Stéphane Mace, Responsable R&D, RSE & Qualité chez Cerland Group.


💡 Découvrez comment Cerland, ETI familiale spécialisée dans l’aménagement extérieur en bois, structure depuis 2021 son engagement RSE. En 24 minutes, Stéphane retrace l’évolution de cette prise de conscience au sein du groupe, jusqu’à sa reconnaissance en tant que Planet Champion CEC Hauts-de-France.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Moi, ce que je dirais, c'est que quand on veut, on peut. Et d'une contrainte, qui au début était finalement, entre guillemets, une demande, une contrainte de client, on en a fait une sacrée opportunité. La deuxième chose, c'est que ça peut sembler prendre du temps, mais ça bouge. C'est vrai au niveau interne, c'est vrai au niveau externe. En France, il faut quand même l'avouer, il y a beaucoup de choses qui sont faites. Ce n'est pas parfait, mais ça bouge. Et de plus en plus vite. Et puis je crois qu'il faut aussi se dire que c'est pas en se disant je bougerai quand... D'autres pays, par exemple, bougeront parce qu'ils vont bouger beaucoup plus vite que nous. Il faut prendre le sujet dès maintenant, être dans le bon train et avancer. Il y a plein de belles choses à faire. C'est générateur d'expériences positives, c'est générateur de business. Et je pense vraiment que des entreprises qui ne s'y sont pas encore mises ou qui ne veulent même pas s'y mettre, risquent d'avoir des difficultés dans les années qui viennent pour perdurer.

  • Speaker #1

    Bonjour à tous, je suis Caroline Josset, fondatrice du cabinet de conseil Elsa CSR. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Cap sur le durable, le podcast qui donne la parole à celles et ceux qui façonnent l'avenir en réconciliant performance économique et respect de l'environnement. Pour ce nouvel épisode de CSLD, je suis à Vembrechy, au siège du groupe Serland, en compagnie de Stéphane Massé, qui est le responsable RSE et qualité du groupe. Bonjour Stéphane.

  • Speaker #0

    Bonjour.

  • Speaker #1

    Ravi de te revoir et de te recevoir dans ce nouvel épisode. Tu es planète champion CEC Hauts-de-France, tu nous en diras davantage sur ce titre un peu plus tard quand nous aborderons le sujet de la CEC. Est-ce que je peux te demander de te présenter pour nos auditeurs et nous expliquer à quel moment dans ton parcours professionnel s'est opéré le virage RSE ?

  • Speaker #0

    Stéphane Massé, je suis ingénieur de formation. Dans mon parcours, j'ai commencé classiquement ma carrière dans l'industrie sur des fonctions qualité R&D et direction de production. Et en 2019, j'ai rejoint le groupe Serland, qui est une ETI familiale spécialisée dans les produits d'aménagement extérieur, où j'ai commencé en tant que responsable développement produit et qualité. Et c'est en 2021 qu'est apparue la fonction RSE, une fonction qui ne me quitte plus.

  • Speaker #1

    Merci pour cette présentation. Alors, le groupe Serland, tu l'as dit, est un groupe familial fondé en 1999, si je me suis bien renseignée. En 2025, aujourd'hui, Serland s'impose comme un acteur incontournable dans le domaine du bois, en alliant tradition, innovation, engagement et co-responsable. Une des marques très connues du groupe est la marque Soulet, leader dans le domaine de la cabane de jardin pour les enfants. Alors j'ai eu l'occasion de me rendre sur le site de la Châtaigneraie l'an dernier. qui est le hub logistique de tout ce groupe. J'aimerais bien que tu nous expliques, pour finir de planter le décor, où sont les implantations principales du groupe Serland et comment les différentes entités interagissent entre elles.

  • Speaker #0

    Donc effectivement, comme tu l'as dit, le groupe Serland a été créé en 1999. Historiquement, le siège est basé à Vembrochy, près de Lille. Et historiquement, on était sur les produits d'aménagement extérieur, majoritairement en bois. nos implantations Nous sommes en Europe, plus précisément en Pologne, qui est un pays qui maîtrise parfaitement la gestion forestière, où on a nos usines et plateformes logistiques pour l'aménagement extérieur. Et depuis 2017, on a acquis la marque Souley, donc les jeux de plein air pour enfants, avec effectivement une production de composants qui vient d'Europe et pour certains d'Asie, et un hub qui est actuellement à la Châtaigneraie. et qui se déplacera dans quelques temps dans le centre de la France.

  • Speaker #1

    Alors, chez Serland, on travaille le bois. C'est à travers votre rapport au bois que s'exprime votre premier engagement RSE, n'est-ce pas ?

  • Speaker #0

    Alors, tout à fait. Indirectement, finalement, et avec plein de bon sens, on utilise le bois qui est, tant qu'il n'est pas brûlé, un puits de carbone. Donc, effectivement, c'est une bonne chose pour la planète de conserver ce carbone. L'autre chose aussi, c'est qu'on travaille du bois. qui vient de forêts gérées durablement via les labels FSC et PEFC, ce qui garantit une pérennité dans le replantage de bois et de forêts.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu peux m'expliquer quand et comment s'est faite cette prise de conscience de la nécessité d'intégrer la responsabilité sociale et environnementale au cœur de tous vos process ? Tu m'as dit que le poste est apparu en 2021. J'aimerais bien qu'on s'intéresse pour comprendre aux grandes étapes de la structuration de votre démarche RSE.

  • Speaker #0

    Effectivement, en 2021, suite à un nombre important de demandes de nos principaux clients sur la RSE, on a cherché à comprendre ce que voulait dire la RSE, qu'est-ce que ça recouvrait. Et pour cela, on a pris une stagiaire qui, il faut le dire, a fait un travail formidable et nous a fait comprendre ce qu'était la RSE, en quoi c'était une opportunité et en quoi c'était très orienté business. Quand on a décidé de prendre une stagiaire ou un stagiaire pour découvrir... et défricher l'ARSE, il s'est passé lors des entretiens, le premier point d'accroche très important, c'est que la plupart des stagiaires qui se présentaient à l'époque en 2021 résumaient l'ARSE, soit de l'environnement, soit du social, et j'irais presque à résumer la méthode baby-foot. Quand j'ai eu cette stagiaire en entretien, la première chose qu'elle m'a dit, c'est l'ARSE, c'est du business. Et là, j'ai compris qu'on tenait une perle. Puis elle est arrivée dans l'entreprise, elle a défriché les sujets, et elle a surtout su les apporter avec une positivité. incroyable. Elle a été capable de vulgariser et d'expliquer les sujets RSE pour que tout un chacun d'entreprise, qu'il soit président fondateur, directeur général ou autre responsable, etc., comprennent les enjeux et en quoi la démarche devenait importante. Et ça, ça a été un point d'ancrage extrêmement important parce que derrière, ça a déclenché la volonté de poursuivre avec des stagiaires ou des apprentis, puis maintenant un CDI sur la RSE. Au fur et à mesure que l'on a travaillé sur le sujet, on a compris toute l'importance, bien évidemment, et tous les bénéfices à faire cette démarche. A la fois parce que c'est des actions qui ont beaucoup de sens et qui sont un vecteur de business, le business de demain. Mais aussi parce que c'était aussi en ligne avec les fondations, entre guillemets, du groupe, que l'on faisait avec plein de bon sens, mais sans forcément les nommer.

  • Speaker #1

    D'accord, donc les plusieurs étapes, l'arrivée de cette stagiaire qui vous a un petit peu ouvert les yeux. et puis ensuite s'en est suivi tout. une série d'accompagnements extérieurs. Peut-être, maintenant, tu peux rentrer dans l'explication de ces accompagnements et ce qu'ils vous ont apporté.

  • Speaker #0

    Donc, effectivement, dans la création de cette démarche, il y a eu beaucoup de points clés que je vais situer dans les grandes lignes. Déjà, avant cette demande, le groupe avait entamé un travail sur la raison d'être et les valeurs du groupe, les principes de management, qui, finalement, et un peu sans le savoir, a servi de base. pour la démarche RSE suivante. Donc en 2021, effectivement, ça a été le recrutement de la stagiaire qui nous a permis de poser les premiers jalons et puis de commencer à structurer une démarche. Cette démarche, on l'a structurée selon six piliers qui sont en lien avec les objectifs de développement durable de l'ONU et qui nous correspondaient à nous, Serlande. Donc à savoir la gouvernance et le légal, l'environnement, le social, les produits et la satisfaction client et le sourcing. On a fait ensuite assez classiquement la définition des parties prenantes, on a créé nos premiers comités RSE. Et puis pour aller plus loin, on a eu le besoin d'être accompagnés, notamment pour le bilan carbone, où on l'a fait via une association de professionnels qui s'appelle Ausha, qui eux-mêmes avaient mandaté Touvalou pour réaliser ce bilan carbone. Notre objectif à nous, parce que des offres, il y en a beaucoup de bilans carbone, c'était de pouvoir se rapprocher d'une offre qui soit à la fois souple, pour la prise en main d'un logiciel que l'on puisse faire par nous-mêmes les bilans carbone des années suivantes et puis d'avoir une méthode reconnue par nos principaux clients pour ne pas démultiplier les outils ou les méthodes. On a aussi par nous-mêmes fait une approche bilan carbone de l'offre produit, donc là de manière très simpliste. On a construit un plan à 5 ans pour toujours pareil guider notre stratégie et on a continué notre accompagnement extérieur. à la fois sur les emballages via Elsa CSR, et c'est là où on s'est connus, qui nous a permis là aussi de prendre connaissance et conscience avant que des éléments de loi arrivent ou de réglementation, que le packaging, qui n'est pas toujours jugé comme étant le développement le plus intéressant, était aussi un filon extrêmement intéressant pour diminuer notre impact carbone. Et puis aussi pour avoir la quantité d'emballage nécessaire aux besoins et pas plus. Et enfin, on a continué aussi des engagements et des accompagnements extérieurs sur la CSRD. Donc comment faire un rapport de durabilité ? On a commencé ça en décembre. Le revirement au niveau européen de l'arrivée de la CSRD a fait que nous avons continué une partie et puis on a mis en stand-by une autre. Mais en gros, en résumé, pour avancer sur une démarche RSE, il y a des choses de bon sens que l'on peut faire par soi-même. et puis il y a des choses où à un moment il faut trouver le bon moment. bon accompagnement qui permet de vraiment gagner du temps.

  • Speaker #1

    Alors, il y a un accompagnement dont je voudrais qu'on parle ensemble, que tu n'as pas encore évoqué, mais je sais que vous l'avez fait et que c'est un accompagnement qui a été assez structurant. J'aimerais que tu nous parles de la CEC et de ce parcours que vous venez de terminer il y a un ou deux mois à peine. Donc, un petit bilan à chaud de ce parcours d'accompagnement de la CEC.

  • Speaker #0

    Alors effectivement, on a eu la chance de participer à la CEC, Convention Entreprises Climats, qui s'est déroulée de mai 2024 à mars 2025. C'était la CEC Hauts-de-France. La mission de la CEC, c'est de placer les entreprises au cœur de la transition écologique, de mobiliser les dirigeants pour imaginer, faire émerger et mettre en œuvre collectivement de nouveaux modèles économiques soutenables et respectueux du vivant, Et puis rendre finalement... irrésistible la bascule de l'économie extractive vers l'économie régénérative. En gros, c'est repenser les modèles d'affaires dans le cadre des limites planétaires. Pour ça, c'est un programme de six sessions de deux jours qui commence par poser l'état des lieux, des constats scientifiques, comprendre l'urgence climatique de manière factuelle. On a eu la chance pendant deux jours et demi de vivre cet événement comme 54 autres entreprises. Toujours, chaque entreprise a un dirigeant et une personne. Planet Champion, donc en l'occurrence moi pour Serland. Et c'est vrai que cette première session, c'est vraiment posé à des lieux, on en prend plein la figure sur tous les constats, des constats factuels avec des scientifiques d'un niveau incroyable et d'une connaissance formidable.

  • Speaker #1

    Alors c'est pas la première fois que je l'entends ça, on en a pris plein les yeux et j'aimerais bien comprendre, est-ce qu'on peut rentrer dans l'intimité de ce qui s'est passé dans ces deux premiers jours ?

  • Speaker #0

    Alors c'est bien évidemment, et c'est assez difficile de décrire finalement ce qui se passe parce que je crois qu'il faut le vivre. Je crois en la nature humaine, je crois que l'homme est bon et que quand il prend conscience de ce qui va ou ce qui ne va pas, forcément il réagit. Et là pendant deux jours, on nous a exposé factuellement ce qui allait et ce qui n'allait pas. On nous a exposé factuellement que la biodiversité s'effondrait à une vitesse jamais atteinte. On nous a exposé que l'augmentation de température moyenne de la planète allait à une vitesse jamais atteinte. C'était stable, ça a mis des années et des années à se stabiliser, c'était stable depuis peut-être 10 000, 20 000, 30 000 ans. ce qui a permis l'émergence de la civilisation humaine telle qu'on la connaît, et d'un seul coup ça déraille. Et ça, c'est l'impact direct quand même de l'humanité. Donc on ressort de ces deux jours avec plein d'avis sur tout, plein de constats sur beaucoup de choses, et de se dire, bah oui, on peut pas rester comme ça. Maintenant que l'on sait, qu'est-ce qu'on fait ? Comment on le fait ?

  • Speaker #1

    Donc ça c'est les deux premiers jours, donc après il y a des groupes de travail qui se mettent en place, comment on avance à partir de ce constat, qui peut être aussi un petit peu tétanisant. Face à l'urgence de devoir agir, j'imagine que c'est électrochoc. Avant de pouvoir agir, il faut pouvoir prendre du recul et puis mettre en ordre ses idées. Donc j'imagine qu'on vous aide ensuite dans cette étape-là.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Effectivement, il faut déjà encaisser. C'est la première chose, prendre le recul. Et selon les émotions que l'on peut avoir, qui peuvent être de la colère, qui peuvent être de la tristesse, qui peuvent être peut-être de la résignation, se dire comment on se mobilise, se remobilise pour avancer. Effectivement aussi... La CEC a développé une méthode qui permet, session par session, de bâtir un nouveau cap, de nouveaux horizons. Donc la deuxième partie, ça va être déjà de questionner son business model. Qu'est-ce que l'on fait actuellement et qu'est-ce qui semble en cohérence et pas en cohérence ? Et puis de déterminer la question générative. Et nous, finalement, en disant qu'est-ce que l'on veut être. Puis de travailler sur ces leviers de redirection. Les objectifs d'impact mesurables. Quelle est notre ambition ? Vers quoi on veut aller ? d'aller jusqu'au plan d'action. Et l'objectif est de coopérer avec les écosystèmes dans nos métiers, mais aussi transentreprises.

  • Speaker #1

    Donc, vous avez questionné votre business model, vous avez déterminé les questions régénératives pour Serlinde et identifié des leviers de redirection. Est-ce que vous avez déjà communiqué ce changement de modèle économique à vos équipes pour le conconstruire avec eux ? Comment s'est passée cette phase de partage de l'expérience en interne ?

  • Speaker #0

    La construction s'est faite petit à petit, le partage s'est fait aussi petit à petit, avec certains éléments. Alors c'est vrai que nous, pendant deux jours, du moins à chaque session, on apprenait beaucoup de choses, on avait beaucoup de choses et on devait redistribuer à des gens qui n'avaient pas la même chose sur le même moment. C'était comment distribuer et entraîner. Ce qui était bien, c'est qu'étant donné qu'en 2020, le groupe avait travaillé sur sa raison d'être, qui est permettre à tous de profiter de la vie au jardin, et que notre question générative finalement a été Permettre à tous de profiter de la vie au jardin tout en contribuant au vivant, on avait déjà une partie du chemin qui était faite. Un des moyens de partager et de communiquer avec l'entreprise, ça a été de s'appuyer sur un film qui est à disposition sur Netflix, qui s'appelle Breaking Boundaries, et qui explique ce que sont les limites planétaires, où on en est actuellement, factuellement. Et quand chacun a vu ce film, On a pu provoquer une discussion avec les différents groupes. On avait des groupes de 15 personnes à peu près. Et c'était formidable de voir que chacun avait des réactions différentes, mais tout le monde était touché. Et finalement, tout le monde avait envie d'agir.

  • Speaker #1

    Oui, alors Breaking Boundaries, tu m'en as parlé quand on a préparé cet entretien. Et donc, j'ai regardé le film et on est dans cet électrochoc, cette vraiment sensibilisation instantanée où on ne peut pas sortir de là sans se dire qu'on continue à vivre de la même manière. C'est un film, je crois que ça a été vraiment pour vous une action dans le plan d'action. Ça a été votre action de sensibilisation première et ça vous a... permis d'identifier dans votre équipe des ambassadeurs qui ont ensuite mené des groupes de travail et j'aimerais qu'on explique ça à nos auditeurs.

  • Speaker #0

    Ce premier pas de projeter ce film, de créer la discussion, derrière ça a été de dire maintenant que chacun a vu ça, a pris conscience de ça, est-ce qu'il y a des volontaires pour nous aider à continuer la démarche RSE, à la rendre plus riche et puis à pouvoir y aller plus vite. La bonne surprise c'est d'avoir réussi à avoir 15 ambassadeurs. sur à peu près 60 personnes sur le siège. Donc ça c'était une grande joie, qui ont tous eu à cœur de prendre des projets qui n'étaient pas encore portés par l'entreprise pour développer des actions RSE, telles que par exemple, faire un vide-grenier social et solidaire, c'est-à-dire chacun apportait des habits ou des livres qu'il ne souhaitait plus avoir, ou qu'il souhaitait partager. Il y avait une vente, l'argent de la vente a été... a été donné à une association en lien avec nos métiers. Et ce qui n'avait pas été vendu a été donné à une association type Emmaüs. Ou alors, tout simplement, un potager communautaire, ce qui tombe très bien en plus avec nos métiers. Et puis, il y a d'autres projets qui sont en gestation, qui vont arriver. Donc, la joie, c'est d'avoir 15 ambassadeurs, 10 projets en dehors de tout le plan d'action que l'on a déjà et qui fédèrent et entraînent une équipe qui, elle-même, entraîne d'autres personnes.

  • Speaker #1

    Oui, c'est effectivement un sujet qui me tient à cœur de vraiment clairement expliquer qu'une stratégie RSE qui fonctionne, c'est une stratégie qui est co-construite. Ce n'est pas une stratégie qui découle d'une décision. Alors il y a deux composantes essentielles. Il faut que la stratégie soit portée par la direction pour que les actions soient impactées. et pour que la voix soit entendue, mais ensuite il faut aussi que la stratégie vive et soit animée par toute une équipe. Tu viens de nous l'expliquer avec l'engagement des ambassadeurs à déployer des projets qu'ils ont initiés au cœur de l'entreprise. Pour finir de clarifier un petit peu cette image de votre stratégie, est-ce que tu peux nous détailler un petit peu votre plan d'action à 10 ans, les grands axes stratégiques au niveau de l'environnement et au niveau social, qu'on ait cette vision un petit peu globale de votre stratégie RSE sur les 10 prochaines années ?

  • Speaker #0

    Effectivement, issue de la CEC, l'enjeu a été d'écrire un cap à 10 ans. et des leviers de redirection. Notre cap à 10 ans, c'est qu'on souhaite, dans 10 ans, être devenu l'acteur de référence qui accompagne ses clients à générer du vivant dans leur jardin, en commercialisant des produits durables, ayant un impact minimum sur le climat et la biodiversité, tout en prenant soin des écosystèmes de sa chaîne de valeur. Alors pour ça, c'est déjà compter ce qui compte, prendre connaissance de ce que l'on fait. Par exemple, jusqu'à présent, dans notre métier, pour faire des produits en bois, on doit forcément couper des arbres. Et finalement, on connaissait très bien le nombre de mètres cubes que l'on vendait, mais on ne savait pas forcément très bien le nombre d'arbres que l'on coupait. C'est désormais chose faite. Ça va nous permettre d'engager des actions pour continuer à replanter, sans forcément qu'il y ait de la coupe derrière par rapport à ces forêts replantées. On a identifié... Là encore, via la CEC, cinq leviers de redirection. Le premier, c'est augmenter la durée de vie de nos produits. Le deuxième, c'est diminuer au seuil incompressible notre impact sur le climat et sur la biodiversité. Toute activité humaine a un impact. Le zéro impact, ça n'existe pas, ou alors avec compensation, mais bon. Donc toute activité a un impact. Comment nous... Du début de la chaîne jusqu'à la fin, on le diminue à un seuil le plus minimum possible. Troisième objectif, c'est régénérer du vivant. C'est en lien avec compter ce qui compte, savoir le nombre d'arbres que l'on coupe et combien on en replante via des projets ici ou ailleurs. Quatrième, c'est prendre soin de l'humain tout au long de notre chaîne de valeur. C'est à la fois en interne avec nos collaborateurs, mais c'est aussi en externe avec nos prestataires, nos fournisseurs, nos clients. qui forment finalement un écosystème global, notre écosystème. Et enfin, c'est d'embarquer tout notre écosystème dans la construction et la coopération au service du vivant, encore une fois.

  • Speaker #1

    Très bien, donc les leviers de redirection sont clairement identifiés. Comment vous mesurez votre progression ? Comment vous avez choisi vos indicateurs de mesure sur ces leviers de redirection ?

  • Speaker #0

    C'est une excellente question. Les deux sujets majeurs dans une démarche RSE, selon moi, c'est d'une part, quels sont les indicateurs factuels ? Qu'est-ce qui compte vraiment ? Et donc, du coup, il faut que c'est identifié. On sait où on en est et comment on avance. Et la deuxième chose, c'est comment embarquer ses collaborateurs. Et pour embarquer des collaborateurs, il faut aussi qu'ils aient des points de repère. Et ces points de repère, finalement, c'est pas si... Enfin, du moins, il y a des choses simples sur des consommations d'énergie que l'on met en place. Il y a du bilan carbone, effectivement, qui met en place, mais qui finalement ne sont pas toujours très parlants. C'est vrai que dans notre métier, quand on a compris, et ça, ça a été le déclic avec mon directeur général, quand on a compris finalement de se dire, mais combien d'arbres on coupe ? Ça, ça a été un indicateur clé pour nous. Parce que ça va générer des actions clés pour le vivant. Et effectivement, demain, notre enjeu va être d'emmener des indicateurs qui étaient parfois très économiques. Business. as usual, vers des indicateurs qui seront économiques, et sociales, et environnementales. Ça ne veut pas dire qu'on va faire que des choses sociales qui auraient un coût exorbitant, parce que c'est au moins aussi une mauvaise idée que des choses qui seraient que de l'économie, sans penser à l'environnement.

  • Speaker #1

    Donc si je ne comprends rien, ces indicateurs, ils sont encore en cours de création, en cours de développement, parce que c'est tout à fait nouveau. Et puis, rappelons-le, la CEC, vous l'avez terminée il y a deux mois à peine. Je voudrais qu'on aborde en dernier point de cette... entretien et on l'a peut-être déjà un petit peu abordé. C'est la question des freins qui vous restent à lever. On est à chaud, là, quelques mois après la CEC, donc c'est peut-être un peu tôt pour avoir déjà identifié les sujets sur lesquels travailler pour rendre cette démarche fluide, comprise de tous, et incarnée. Moi, je te pose quand même la question.

  • Speaker #0

    Là aussi, c'est une très bonne question. C'est vrai que dans une nouvelle démarche, forcément, il y a toujours des freins parce que ça nécessite de se poser des questions et parfois de changer les manières de faire. Et ça, ça peut être toujours un premier frein. La deuxième chose qui est très importante, c'est de faire comprendre que cette démarche, elle peut non seulement être positive, c'est pas uniquement une lubie de diminuer un équivalent carbone, par exemple. C'est au contraire toute une démarche positive qui permet de se poser des questions, d'avancer, de faire différemment pour faire mieux pour un ensemble de choses et qui est très porteur de sens. Ça, c'est extrêmement important. L'autre chose, c'est aussi de continuer à bien communiquer sur ce qui est fait en interne et en externe, parce que finalement, les gens s'associent à ces choses-là. C'est aussi assez tendance, et puis c'est quand même dans l'air du temps de faire ces actions RSE. Moi, je suis persuadé à titre personnel que les entreprises qui ne commencent pas une démarche RSE, dans une dizaine d'années, probablement, elles auront du mal à exister encore. Et enfin, c'est trouver les actions et les mots pour que ça soit une démarche positive, poétique, joyeuse, et non pas générée par la contrainte. Quand on dit qu'il faut diminuer les consommations, on a l'impression de perdre quelque chose. Quand on dit qu'on peut faire différemment pour consommer moins, tout en ayant un niveau de confort similaire, là on a une contrainte positive. Un des freins pour nous aussi, c'est qu'on est un groupe international avec des implantations en France et en Pologne. On reste un petit groupe. Il n'empêche, selon les pays, selon les cultures, selon les étapes de développement, on sent bien que la question de l'ARSE est... plus ou moins importantes, que dans les RSE, qui est un sujet extrêmement large, il y a des sujets qui peuvent être plus parlants pour certains, moins pour d'autres. Je prendrais par exemple l'exemple des déchets, où en France, on a de plus en plus de filières, que c'est de plus en plus taxé, éco-taxé, et dans d'autres pays, on n'en est pas encore là. J'espère qu'un jour, ça s'uniformisera au niveau Europe, j'en suis quasiment sûr, mais ça prendra un peu de temps, et aussi dans la culture.

  • Speaker #1

    C'est en bonne voie. Je pense que l'uniformisation européenne en ce qui concerne la gestion des déchets et des emballages avec le PPWR montre quand même que l'uniformisation est vraiment en train de s'accélérer. Donc, je crois qu'on arrive à la fin de notre entretien et je voudrais, Stéphane, te laisser le mot de la fin. Peut-être l'idée, c'est que dans ce mot de la fin, tu t'adresses à toutes celles et ceux qui ont envie de se lancer, mais qui ne savent pas peut-être encore comment ou pourquoi. Et voilà, à toi de les convaincre.

  • Speaker #0

    Quelle mission ! Alors moi, ce que je dirais, c'est que quand on veut, on peut. Et d'une contrainte, qui au début était finalement, entre guillemets, une demande, une contrainte de clients, on en a fait une sacrée opportunité. La deuxième chose, c'est que... Ça peut sembler prendre du temps, mais ça bouge. C'est vrai au niveau interne, c'est vrai au niveau externe. En France, il faut quand même l'avouer, il y a beaucoup de choses qui sont faites. C'est pas parfait, mais ça bouge. Et de plus en plus vite. Et puis je crois qu'il faut aussi se dire que c'est pas en se disant je bougerai quand d'autres pays, par exemple, bougeront. Parce qu'ils vont bouger beaucoup plus vite que nous. Il faut prendre le sujet dès maintenant, être dans le bon train et avancer. Il y a plein de belles choses à faire. C'est générateur d'expériences positives, c'est générateur de business. Et je pense vraiment que des entreprises qui ne s'y sont pas encore mises ou qui ne veulent même pas s'y mettre, risquent d'avoir des difficultés dans les années qui viennent pour perdurer. Enfin, ma plus grande satisfaction sur ces quelques années de parcours RSE, c'est que On est quand même passé d'un sujet à « t'es gentil avec l'ARSE mais tu me casses un peu les pieds » à un sujet où les actions ont bougé et où les gens ont maintenant de la fierté de dire « tiens, j'ai fait ça et j'ai réussi » . Je suis persuadé que tout le monde est sensible aux sujets environnementaux et sociaux. Il faut les amener de manière positive. Il y a un besoin d'éveiller les consciences. C'est aussi notre rôle à tous et à toutes de le faire auprès des futures générations, mais qui sont déjà bien éveillées. Comme des générations que l'on croise dans les entreprises, quand on voit les constats scientifiques, quand on sait, c'est impossible de rester indifférent. Et je suis persuadé que tout le monde a envie de bouger dans ces cas-là.

  • Speaker #1

    Merci Stéphane pour ton témoignage inspirant et puis pour cette envie que tu nous donnes à tous de nous transformer. À bientôt !

  • Speaker #0

    Merci à toi, à bientôt !

  • Speaker #1

    Merci d'avoir écouté cet épisode de Cap sur le durable, podcast positif qui inspire et guide la transformation durable des entreprises. Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner et à laisser un avis. Chaque partage permet de diffuser ces témoignages et d'encourager d'autres acteurs à passer à l'action. Ensemble, nous pouvons amplifier ce mouvement vers une industrie plus responsable et résiliente. Les entreprises ont le potentiel de relever les défis environnementaux et sociétaux de notre époque. Alors, continuons d'explorer ces transformations inspirantes et de mettre le cap sur un avenir plus durable. Rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode de Cap sur le durable. D'ici là Prenez soin de vous et de vos idées.

Share

Embed

You may also like