- Speaker #0
On parle de capital humain comme d'une ressource. Ici, on parle d'abord du travail, tel qu'il est réellement vécu dans les organisations et ses conséquences pour les individus, le capital humain. Bienvenue dans Capital Humain, le podcast qui parle du travail en vrai, pour aider les DRH et les dirigeants à avoir des actions concrètes et à impact dans leurs organisations. Chaque mois, j'échange avec des DRH et des salariés pour comprendre les situations de travail et identifier des actions concrètes qui vont prévenir les risques psychosociaux et améliorer la santé mentale au travail. Pourquoi ces sujets sont devenus centraux ? Parce qu'aujourd'hui, les entreprises ont des obligations fortes en matière de prévention et de santé mentale au travail. Toutes les entreprises. Je suis Magali Sibion, cofondatrice de Lily Facilite la vie, coach, et j'ai été dirigeante opérationnelle dans de grands groupes. J'accompagne les entreprises pour prévenir les risques psychosociaux et les aider à respecter leurs obligations en matière de santé mentale au travail, ce qui améliore aussi la productivité dans l'entreprise. Si ces sujets vous concernent, abonnez-vous au podcast. Et si ça vous intéresse, laissez-nous 5 étoiles, ça permettra de le faire connaître à plus de DRH. Si vous souhaitez échanger avec moi, vous pouvez me contacter directement sur LinkedIn. Bonjour Audrey.
- Speaker #1
Bonjour Agélie.
- Speaker #0
Audrey, est-ce que vous voulez bien vous présenter pour nos auditrices et nos auditeurs ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Audrey Guidez, je suis DRH depuis un peu plus de 20 ans. Je travaille dans différents secteurs d'activité. Dernièrement, j'étais DRH de la direction de l'information du groupe France Télé-Télévisions. Et depuis quelques mois, je suis DRH du groupe Isovali, une entreprise dans le secteur du bâtiment. Je suis également présidente de la NDRH Aquitaine et membre du bureau national de la NDRH.
- Speaker #0
Donc, ce n'est pas pour tout ça que j'ai voulu vous rencontrer. C'est pour autre chose, même si tout ça est déjà assez impressionnant. Vous êtes une DRH qui a parlé d'intelligence artificielle, qui a expliqué qu'elle s'y intéressait, elle s'y intéressait de près. Et donc c'est ça dont je voudrais qu'on parle aujourd'hui dans cet épisode. Alors déjà, on va commencer par… On va essayer d'être un peu temporel ou chronologique. L'intelligence artificielle, vous vous y êtes intéressée quand et pourquoi ? Qu'est-ce qui vous a… Qu'est-ce qui a fait que vous vous êtes dit « il faut quand même que j'aille voir » ?
- Speaker #1
J'ai dit que ça fait à peu près cinq ans que je m'y intéresse, donc il y a un petit moment. Alors, pourquoi je m'y intéresse ? Je suis assez… J'ai pas mal d'appétence pour tout ce qui est nouvelles technologies. Tout simplement, nouvelles technologies et évolution. J'ai des technologies, surtout. Sur le côté RH, une sensibilité sur tout l'axe innovation RH. Et donc, c'est vrai que sur les débuts, c'était plus par curiosité, en se disant qu'est-ce que ça peut changer, qu'est-ce que ça peut… peu apporté et puis petit à petit ça s'est nourri avec effectivement tout ce qu'on a pu lire et voir j'ai fait partie du COMEX du Laboria qui a été créé il y a quelques années par Isabelle Borne lorsqu'elle était ministre pour justement voir ce que l'IA allait changer dans la gouvernance des entreprises au début c'était vraiment le sujet, on se disait ça va changer notre gouvernance d'entreprise, nos modes de travailler les métiers vont disparaître c'est quand même un discours qu'on a entendu Merci. qu'on entend encore en fait moi je parle plutôt de transformation des métiers quand on a connu l'arrivée d'internet pareil ça faisait peur c'était très anxiogène on voit bien aujourd'hui que l'internet fait partie de notre quotidien, que ça fait évoluer effectivement des entreprises, évoluer des modes de travail des métiers ont pu disparaître ou se transformer et d'autres sont apparus Merci. En fait, l'IA, c'est la même chose. C'est une évolution technologique qui fait que dans la courbe du temps, il y aura des métiers nouveaux, des métiers qui se transforment. Je vais dire, c'est l'histoire de la vie. Et sur le côté RH, l'IA, alors je parle plutôt de l'IA globale et pas forcément d'une seule IA, c'est qu'il faut apprendre à cumuler, gérer les moteurs. On parle beaucoup, on va beaucoup nous parler de chat GPT dans l'IA. on peut parler de cloud, on peut parler de vire, je dis en fait, et soyez curieux, allez utiliser, allez tous les utiliser, pour avoir un, celui qui vous correspond le mieux dans votre exercice, et puis surtout, il ne faut pas hésiter à les cumuler, à les challenger sur un même sujet, voilà, c'est ce que j'aime bien faire, alors clairement l'IA, ça fait gagner du temps, on va clairement se le dire en RH, ça fait gagner du temps, soit en recherche, soit en rédaction de documents, mise en page, tous ces axes-là, aussi en compilation de données. Donc ça, c'est l'axe, je dirais, plus-plus sur l'IA. Le risque, c'est un, c'est quelles données on met. Clairement. Exactement. Et donc, il y a à la fois ne pas mettre des données, je dirais, sensibles et des données liées à l'entreprise. C'est pour ça que beaucoup d'entreprises se mettent à faire des chartes IA de l'utilisation de l'IA et je le recommande vivement. C'est comment nos salariés peuvent utiliser l'IA, qu'est-ce qu'ils peuvent effectivement y mettre, quels documents. derrière il y a la question effectivement de l'éthique IA et puis tout ce qui ressemble à IA n'est pas forcément juste ou pas forcément utilisable et c'est pour ça qu'il faut quand même avoir ce regard de connaissance pas forcément d'expertise mais c'est pas parce qu'on demande moi je le vois plus comme un gain effectivement de temps que pour une réponse qui est à prendre en avant comptant je vous donne un exemple, vous rédigez par exemple un programme de formation, vous avez toutes vos grandes lignes, vous allez demander à l'IA de vous mettre en place, renforme ce programme, de le détailler. Votre structure, elle est toujours là en fait.
- Speaker #0
Votre contenu. Ce que vous dites, vous, dans votre utilisation, parce que moi ce que je trouve intéressant en ce moment quand je discute autour de moi, c'est qu'on est tous en train de créer des espèces de… de structure d'utilisation. Moi, par exemple, je demande à l'IA parce que je me dis qu'elle va possiblement avoir des idées que je n'aurais pas eues. Et après, je retraite et je la fais finaliser. Vous, vous me dites, par exemple, sur un programme de formation, je structure mon idée et après, je demande à l'IA de mettre en forme. Donc, vous êtes plutôt dans ce mode d'utilisation où l'IA est l'assistant qui complète ce que votre expertise a défini.
- Speaker #1
Exactement. Moi, je l'utilise vraiment. sur cette façon-là. Il me sert aussi de réponses directes. Avant, on tapait sur Google, en sujet, je cherche l'info. Aujourd'hui, effectivement, on a l'info beaucoup plus facilement et puis compilée et plus claire. Après, c'est pour ça que je dis toute petite vigilance, parce que, par exemple, si on recherche des informations juridiques, il faut soit, effectivement, savoir ce qu'on cherche et ça nous fait gagner du temps, soit quand même vérifier les données. Moi, c'est mon assistant. C'est votre assistant ? Il est très utile pour faire aussi des infographies, des communications. Et là, dans les secteurs qui sont le plus touchés par l'arrivée de l'IA, c'est effectivement le secteur de la communication, parce que l'IA est quand même très en pointe sur ce sujet-là. Et alors, quand je dis secteur touché, ça veut dire... On va avoir tendance à dire que l'IA va remplacer... communication, on en revient à la même chose. Qui a l'idée première ? Qui a la créativité ? C'est pour ça que je nuance beaucoup les propos où on dit que les métiers vont disparaître. Les métiers vont se transformer et en fait, de nouvelles expertises vont soit apparaître, soit se développer. Et l'IA va venir prendre des axes peut-être moins valorisants, on va dire, ou plus administratifs selon les métiers. et effectivement moi je pense que ça développe aussi notre propre créativité parce qu'en fonction de ce qu'on nous propose en réponse qu'on a tapé quelque chose, des fois c'est des choses auxquelles on n'a pas pensé et la fois suivante ça aussi ça nous dit tiens je l'ai vu comme ça la dernière fois est-ce que je le traiterai pas sous cet angle là je le vois aussi comme un élément qui nous ouvre un peu un champ de pensée
- Speaker #0
Alors, si je prends… Alors, moi, je ne suis pas DRH, je ne fais que travailler pour des DRH, mais si je prends ce qui me semblait être les grands sujets que j'ai vus passer sur les six derniers mois. Par exemple, sur un sujet de transparence financière, l'IA, un outil d'IA peut vous servir à quoi ? Ou est-ce que vous, vous l'avez utilisé, par exemple, sur ce sujet-là ?
- Speaker #1
Non. Pas sur ce sujet-là, parce que ça fait partie des données que j'ai faite sensible dans une entreprise.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
À moins de développer son propre, on va dire, sa propre IA au sein de l'entreprise, de l'encadrer.
- Speaker #0
D'avoir un serveur pour héberger. En fait, une des options, effectivement, c'est d'avoir un serveur pour héberger les datas qu'on travaille. Oui, tout à fait. Là, oui.
- Speaker #1
Mais sinon, ça fait partie des sujets où, clairement…
- Speaker #0
Vous n'y allez pas.
- Speaker #1
Non, je n'y vais pas parce que c'est des données sensibles. Donc non, par contre, je peux demander à l'IA quelle est la meilleure méthode pour structurer, mettre en place ce sujet-là.
- Speaker #0
Donc là, parce que tout à l'heure, vous m'avez dit que c'est mon assistant. Moi, j'aurais presque envie de dire, pour utiliser une expression de grand patron anglo-saxon, je trouve que c'est quasiment un chief of staff, c'est-à-dire qu'on est presque au-delà. de la notion d'assistant dans ce qu'il peut apporter comme réponse. Là, par exemple, sur la transparence financière, ce que vous décrivez, c'est plus un expert. C'est-à-dire, vous allez chercher une forme d'expertise pour nourrir la vôtre sur de la méthode O. On est presque plus sur un consultant. Et je pense qu'il y a un champ varié, effectivement, d'utilisation et qui nous demande… Moi, je le dis pour ceux qui nous écoutent et qui demandent à commencer à réfléchir aussi, à structurer l'espace où on travaille. Au début, j'ai fait un peu en vrac. Et là, je vois bien que maintenant, j'ai besoin de structurer en projet, de structurer qu'est-ce que je partage, qu'est-ce que je ne partage pas, parce que j'ai créé un espace pour l'équipe. Donc, qu'est-ce que je mets en contexte ? Mais on est dans une très forte itération. Si je vous donne un autre exemple, la JPEG. Est-ce que pour la JPEG, vous pouvez utiliser l'IA ?
- Speaker #1
Oui, en interne, mais pareil, en structuration et en sécurité des données. La difficulté en RH, c'est que si on prend l'IA pour nous servir d'outil, on va en parler comme ça, si on injecte des données personnelles, C'est là qu'on a un risque, effectivement. Il ne faut pas oublier aussi toutes les règles de RGPD. Donc, moi, je pense que c'est des outils qui sont utiles si les entreprises les encadrent au sein, effectivement, de leur propre utilisation et qui peuvent héberger les datas. Moi, je trouverais ça dangereux qu'un DRH se mette, dangereux et même inconseillable.
- Speaker #0
Je pense même illégal,
- Speaker #1
à mon avis. Voilà, mais oui, il est illégal de mettre des données par cas. Par contre, en disant, j'ai tel métier dans l'entreprise, est-ce qu'on peut faire un peu de prédiction, voir comment le métier peut évoluer ? C'est des choses qu'on peut demander, mais aucune donnée personnelle, quelle qu'elle soit, il n'y a aucune donnée sur l'entreprise. Donc, c'est là que ça a ses limites, en fait. C'est soit une entreprise, quelle que soit sa taille, met en place un système pour, je dirais, contenir, on va appeler comme ça l'IA. et en faire une utilisation effectivement optimale et évolutive. Et là, je dirais que c'est un challenge techno au sein de l'entreprise avec des moyens qui sont mis en place. Soit on en reste à une utilisation accessoire, assistant. Moi, je conseillerais beaucoup de mettre en place quand même une charte pour encadrer l'usage des uns et des autres et sensibiliser surtout à l'usage de l'IA. Parce que pendant très longtemps, on disait non, non, les salariés, ils ne touchent pas. Tout le monde s'en sert en fait. Tout le monde s'en sert, donc autant sensibiliser sur les bonnes pratiques de l'IA et les encadrer au sein de l'entreprise, plutôt que de se dire non, non, je ne fais rien, ils vont quand même l'utiliser. Alors,
- Speaker #0
excusez-moi, je vous interromps. Vous en avez fait une, donc en interne, vous pour les… Alors, déjà, j'ai une première question. Cette charte de l'IA, elle relève de l'ARH ou elle relève de l'équipe informatique ?
- Speaker #1
Des deux.
- Speaker #0
Donc, vous en avez fait une en collaboration avec l'équipe informatique ?
- Speaker #1
Alors, moi, je suis dans une entreprise où je n'ai pas d'équipe informatique. Donc, on est en train, effectivement, d'y travailler, justement. On est au secteur du bâtiment, donc un peu moins sur l'utilisation. Mais quand bien même, on est en train d'y travailler parce que ça concerne aussi tous les personnes administratives. Précédemment, j'étais dans le secteur des médias où c'était le sujet. Et donc, effectivement, on avait mis en place une. Mais là, c'est un travail effectivement conjoint avec le DSI. Et c'est important, ce binôme-là, il est essentiel, alors à la fois sur le sujet de l'IA, mais sur l'évolution des technologies globalement. Aujourd'hui, les RH travaillent de plus en plus, quasiment tous avec un SIRH. Les SIRH évoluent aussi avec un axe IA. Nos deux départements, que ce soit informatique et RH, ils sont liés.
- Speaker #0
Et dans votre charte, s'il y a, je ne sais pas, trois choses qui doivent absolument y figurer, c'est quoi ?
- Speaker #1
La protection des données. Premier point. L'utilisation éthique.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous appelez l'utilisation éthique en dehors de la protection des données ?
- Speaker #1
À quelle fin on utilise les données ?
- Speaker #0
À quelle fin on utilise les données qu'on met ? C'est-à-dire, déjà, on ne met pas de données personnelles, etc. Et quand on met des données, c'est pour quoi faire ?
- Speaker #1
Exactement. Et on reste dans un cadre professionnel. Et trois, je ne sais même pas comment le… En fait, entre guillemets, l'IA n'est pas la réponse.
- Speaker #0
Très bien. Oui, bien sûr. Oui, bien sûr.
- Speaker #1
C'est un outil.
- Speaker #0
C'est un outil.
- Speaker #1
De vraiment le présenter comme un outil à disposition, mais n'est pas le fruit direct. Je veux dire, ça nous arrive les uns et les autres, heureusement, pour les conférences ou autres, des choses qui ont été faites que par l'IA.
- Speaker #0
Et ça se voit.
- Speaker #1
Alors, un, ça se voit. Et deux, ça passe souvent à côté de l'essentiel, c'est-à-dire que la personne, l'humain, ce qu'il y a dedans et les idées qu'elle a pu exprimer. Parce que... Même s'il y a progrès, globalement, il ne résonne pas comme nous. Je l'appelle il. D'ailleurs,
- Speaker #0
il ne résonne pas vraiment. Non, il ne résonne pas.
- Speaker #1
Et donc, on le voit...
- Speaker #0
Du raisonnement probabiliste uniquement.
- Speaker #1
Il n'y a pas de notion d'émotion dedans. C'est pour ça que je dis que c'est un outil qui est utile, parce que ça permet de venir objectiver certains sujets, ça permet de nous accompagner. Mais en fait, c'est un outil. Moi, oui, je veux en parler comme un assistant, un assistant technique, en fait. Il va me faire gagner du temps, il va me faire voir, il y a des moments où je vais dire, oula, c'est n'importe quoi ce qu'il dit. Je vous dis d'ailleurs,
- Speaker #0
moi je dis non mais là, je vais le finir toute seule, on va gagner du temps.
- Speaker #1
C'est ça, mais derrière, en fait, c'est pour ça qu'il faut déjà savoir de quoi on parle. Quand on le consulte, si on ne sait pas forcément ce qu'on lui demande et de quoi on parle, on peut avoir une tendance en biais qui va être de dire, ce qu'il m'a dit c'est juste. Et du coup, de ne pas avoir cette notion de vérifier, d'humaniser, de tout ça. Donc, c'est plutôt sur un usage de l'IA, oui. C'est plus que nécessaire. Par contre, c'est un usage raisonné. Oui, c'est mon outil, mais qu'est-ce que j'en fais ? Ce n'est pas lui qui travaille à ma place. Il est là pour m'aider, pour me faire gagner du temps. Il va me faire gagner du temps sur mes liens pages, des choses comme ça.
- Speaker #0
Il y a une partie dont vous ne parlez pas et que moi, j'ai découvert il y a peu de temps. C'est la capacité. Aujourd'hui, Voilà. Dans mon entreprise, j'ai demandé à ce que tout le monde soit formé. Donc, on a commencé un parcours de formation en septembre de l'année dernière. Il y a un sujet dont j'aimerais bien qu'on parle, parce que vous l'avez peut-être connu dans votre boîte précédente. J'ai eu de la résistance, c'est-à-dire des gens qui ont vraiment traîné des pieds. J'ai eu des winners qui sont partis billes en tête. Et puis, j'en ai eu, ça a été très long. Le dernier, on est une boîte de 10 personnes. le dernier basculé au mois de juillet, vous voyez, on a démarré en septembre, et en fait on a découvert quelque chose qui est encore un peu méconnu peut-être, c'est la capacité qu'Ali a d'automatiser des choses. Donc vraiment, nous le choix qu'on a fait après avoir itéré beaucoup, c'est pour les six prochains mois d'utiliser Cloud, tous, c'est-à-dire à un moment donné, après ce que tout le monde ait fait comme vous, et un peu butiné, j'ai dit, voilà, on prend un truc entreprise, on met tout le monde dessus, vous partagez les projets pour que tout le monde ait accès, et ça sera Cloud pour six mois. Donc, on vient de faire ça et on découvre la beauté de l'automatisation, c'est-à-dire la capacité qu'a Claude de faire régulièrement des tâches, comme par exemple de nous faire une revue de presse. Donc là, on est sur des datas absolument non protégées, bien au contraire. On a bien structuré le truc et toutes les semaines, le lundi, on reçoit une revue de presse sur nos compétiteurs, sur nos grandes thématiques et qui nous a permis par moments de découvrir des informations qu'on n'avait pas vues passer. et une fois qu'on a bien travaillé le truc ça sort toutes les semaines sans qu'on n'y ait à y toucher est-ce que ça c'est des choses que vous avez déjà vu que certains dans vos boîtes ont approché ou pas encore ?
- Speaker #1
Oui c'est des choses que j'ai pu avoir notamment avec une approche du journalisme c'est un grand sujet dans le journalisme alors à la fois Ça peut effectivement permettre d'avoir des revues de presse accélérées, mais la difficulté, c'est tout ce qui est fact-checking, en fait. Et avec des fausses données, des fausses images. C'est vrai qu'on avait une charte d'utilisation de l'IA, mais il y avait aussi une charte pour les journalistes, pour travailler. Et là, c'est des secteurs qui, effectivement, sont un peu plus touchés parce que l'information n'est pas forcément vérifiée. Il faut qu'elle soit vérifiable. Donc oui, ça peut aider pour la presse, mais avec toujours ce petit risque de comment on le retraite derrière. Si c'est pour prendre de l'information, ou de la veille entreprise, oui, c'est utile. Si c'est pour des métiers liés à l'information, il y a cette phase de vérification qui est essentielle. Vous avez parlé de la formation. C'est pour ça que je parlais de sensibilisation tout à l'heure. Soit effectivement, il peut y avoir des cycles de formation pour nos collaborateurs à l'usage et au préalable, au moins faire quelques heures de sensibilisation à l'IA. Il y a plein de webinaires ou de conférences qui peuvent se faire. C'est utile parce qu'à la fois, ça leur sera utile dans leur activité professionnelle, mais aussi dans leur activité personnelle. Bien sûr. Donc ça, c'est des actes qui peuvent se mettre en place. Beaucoup d'opcos peuvent le proposer aussi, même si on est pour ou contre l'IA, peu importe, mais au moins le mettre en place, et ça vient déjà sécuriser des pratiques. On sait qu'il n'y a pas de frontières entre les deux mondes, pro et perso, et l'IA est au milieu de tout ça.
- Speaker #0
Et vous avez travaillé dans un secteur, Alors, c'est une perception très extérieure, mais bon, je suis très fan du podcast Les Pieds sur Terre et Sonia Kronland m'a fait un épisode là, entièrement créé avec de l'IA, et pour montrer ce que ça donnait et justement essayer d'avertir aussi les auditeurs sur ce que ça fait et ce que ça ne fait pas. Je suppose que dans votre entreprise précédente, ça pouvait être un sujet d'anxiété en fait, le développement de l'IA. Oui, oui. Et Sonia Kronland… alors je parle pour elle, mais disait vraiment que c'était plus possible de l'ignorer. Donc, il fallait voir comment l'utiliser et comment devenir un meilleur journaliste. Mais quand on est DRH et qu'on a des gens en face de nous où ça touche vraiment au cœur de la mission, comment on fait ? Parce que ça ne doit pas être facile, ça.
- Speaker #1
Alors, on fait beaucoup de pédagogie. Et en fait, on passe du temps à écouter, à rassurer, à entendre les freins. pour justement les accompagner. Et puis, je précise, ce n'est pas une question d'âge, c'est les anciens qui restent sur ces pêcheuses. Et je pense que c'est important de le préciser parce que c'est une fausse idée. Et en fait, plus on va proposer un cadre rassurant dans l'entreprise, plus on va rassurer.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous appelez un cadre rassurant ?
- Speaker #1
Une charte, un accord d'entreprise.
- Speaker #0
D'accord, qui est structure.
- Speaker #1
il faut qu'il y ait une structure effectivement s'il n'y a pas de structure et s'il n'y a pas de filtre et d'accompagnant c'est très anxiogène pour certains métiers alors que là il faut arriver à faire accepter une utilisation et effectivement je dirais rassurer derrière mais pour ça il faut entendre les freins des uns des autres et c'est en ça qu'il y a Quand on fait notre petit assistant administratif sur certains sujets en RH, il nous libère du temps, on passe du temps à écouter nos salariés et de prendre ce temps-là.
- Speaker #0
En fait, ce que vous êtes en train de me dire, et ça sera peut-être le mot de notre fin, Audrey, c'est que si on veut que l'IA s'implante de façon… je dirais cohérente et éthique dans l'entreprise, il faut donner un cadre et du sens.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est toujours la même chose finalement. Les gens ont besoin de cadre et de sens. Même pour lire. Oui,
- Speaker #1
et même pour lire.
- Speaker #0
Merci beaucoup Audrey.
- Speaker #1
Merci Magali.
- Speaker #0
Merci d'avoir été avec nous aujourd'hui. Si vous avez aimé cet épisode, pensez à le partager avec vos collègues ou avec d'autres dirigeants et à nous laisser une petite note. Ça fait toujours plaisir et ça nous aide beaucoup. Vous souhaitez en savoir plus ? Abonnez-vous pour rester avec nous et sentez-vous libre de nous faire part de vos réflexions en commentaire. J'adore ça ! Et si vous avez envie de partager votre histoire ou vos expériences, n'hésitez pas à me contacter sur mon site. Lily facilite la vie. Info. À bientôt dans Capital Humain, le podcast pour que les salariés soient heureux et productifs.