Speaker #0Veux-tu retrouver ton énergie sans fuir ce que tu ressens ? Parce que si Fleabag te fait rire, c'est peut-être qu'elle te ressemble un peu trop. Et si on arrêtait enfin de se fuir pour retrouver notre souffle et notre vitalité ? Bienvenue dans Captain Cramée, la quête de l'énergie retrouvée. Dans ce podcast, on explore comment retrouver et maintenir une énergie de feu grâce à des outils concrets, des neurosciences accessibles à toutes et des inspirations tirées des personnages de films et de séries. Ici, on déconstruit ce qui te freine et on décortique ce qui stimule notre cerveau et notre mindset pour que tu puisses atteindre ce niveau de vitalité et d'épanouissement que tu mérites. Je suis Steph et je suis là pour t'aider à allumer ou rallumer cette flamme intérieure qui fait toute la différence. Parce qu'on n'a qu'une seule vie et qu'il est temps de la vivre à fond, bienvenue à bord de Captain Cramée. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. dans lequel on va parler de ce qu'on cache sous nos sourires, nos blagues, nos tout-va-bien perpétuels. On va parler de toi, de moi, de Capitaine Cramée, de Fleabag et de cette épuisante tendance qu'on a toutes, fuir nos émotions jusqu'à l'épuisement. Fleabag, c'est une fille drôle, vive, provoquante, qui te fait éclater de rire tout en te laissant un étrange goût amer. Pourquoi ? Parce qu'au fond, elle te renvoie à ta propre agitation intérieure. Elle parle sans arrêt. Elle séduit à tout va. Elle bouge constamment. Elle remplit le vide avec de l'humour cinglant, des plans foireux, du bruit permanent. Elle fait tout, sauf se poser pour ressentir. Elle court, non pas vers quelque chose, mais loin d'elle-même. Et si on est honnête, deux minutes. On est combien à faire exactement la même chose ? À remplir nos agendas au point de frôler l'AVC pour ne pas sentir notre fatigue ? À papoter sans respirer pour éviter les silences qui nous terrifient ? à dire « je suis crevée » avec un petit rire nerveux pour ne pas admettre qu'on a vraiment mal. Fleabag, ce n'est pas juste un personnage génial, c'est nous. C'est ce miroir un peu flippant qui nous montre à quel point on sait plus à fuir ce qu'on ressent. Et cette fuite perpétuelle, les neurosciences ont beaucoup à nous en dire. Ressentir, c'est quoi exactement ? C'est laisser notre cerveau limbique, cette partie émotionnelle qui adore faire des vagues, s'exprimer librement. Mais notre cerveau rationnel, lui, panique à l'idée de perdre le contrôle. Il a appris au fil des années que ressentir égal danger potentiel. D'où vient cette association toxique ? Probablement de ces phrases entendues depuis l'enfance. Arrête de pleurer, c'est rien. Sois forte, tu n'as pas besoin de montrer ça. Les autres ont bien plus de problèmes que toi, alors relativise. Résultat neurologique ? Notre cerveau a créé des connexions qui associent émotions à faiblesses, hontes, inconforts sociaux. Une programmation neuro-émotionnelle parfaite pour nous épuiser. Et aujourd'hui, dès qu'on ressent quelque chose d'un peu intense, notre cerveau déclenche une alarme. Il libère du cortisol à gogo, nous place en mode survie, et on fuit l'émotion comme s'il s'agissait d'un prédateur prêt à nous dévorer. Mais la réalité scientifique, c'est qu'une émotion, c'est juste une information biochimique. Les recherches montrent qu'elles traversent notre corps en 90 secondes environ, si on ne la bloque pas. 90 secondes, c'est juste le temps d'une pub qu'on déteste. Le vrai problème, ce n'est donc jamais ce qu'on ressent. C'est tout ce qu'on déploie comme énergie pour ne surtout pas ressentir. Et c'est là que l'épuisement s'installe. Dans la série Fleabag, il y a une scène culte où elle reçoit un compliment. On lui dit qu'elle est drôle, belle, rayonnante même. Et que fait-elle ? Elle répond, par une vanne bien placée. Une blague pour détourner l'attention. Un regard caméra complice avec nous, les spectateurs. Mais quand la personne tourne les talons, elle reste là, figée. Son sourire se fige comme du plâtre. Son regard se vide complètement. Pourquoi ? Parce qu'à l'intérieur, elle ne croit pas un mot de ce qu'on lui a dit. Elle ne parvient pas à absorber la bonté qui lui est offerte. Ce n'est pas qu'elle vit ses émotions de façon intense, c'est qu'elle ne les ressent plus du tout. Elle les joue, elle performe. Et quand on vit à côté de ses émotions comme ça, on s'épuise doucement, mais sûrement à jouer un rôle plutôt qu'à être soi. Les neurosciences montrent que cette dissociation constante active les circuits du stress chronique dans notre cerveau. épuisant nos ressources cognitives et émotionnelles. En clair, notre cerveau carbure à plein régime pour maintenir le masque. Imagine que chaque émotion non exprimée est comme un peu d'air supplémentaire dans un ballon. Tu le gonfles chaque jour sans même t'en rendre compte. Un peu de tristesse refoulée devant Netflix, un peu de colère ravalée face à cette remarque passive-agressive, un peu de peur dissimulée derrière un « t'inquiète, je gère » . Et tu continues à le gonfler inlassablement parce que ça va et que tu es forte. Jusqu'au jour où tu exploses pour une chaussette mal rangée ou tu pleures pendant 20 minutes en coupant des oignons. La bonne excuse. Le problème, ce n'était pas la chaussette ni l'oignon. C'était le ballon émotionnel que tu n'as jamais pris le temps de dégonfler progressivement. Les recherches sur le stress montrent que cette accumulation provoque une production excessive de cortisol. Résultat. épuisement des glandes surrénales et fatigue chronique. Imagine maintenant que ta vie est un film magnifique, mais que tu le regardes sans le son. Tu vois les images défiler, tu distingues les gestes, tu comprends l'action, mais tu ne ressens rien de la musique ni des dialogues. Tu avances dans l'histoire, mais tu n'en captes que la moitié. Tu fais, tu agis, tu bouges, mais tu ne vibres pas. C'est exactement ça, vivre en fuyant ses émotions. C'est comme regarder ta propre vie en mode silencieux, déconnecté de la bande-son qui lui donne tout son sens. Cette déconnexion émotionnelle a un impact neurologique mesurable. Elle diminue l'activité dans la région cérébrale essentielle à la conscience corporelle et au bien-être. Tu vis littéralement à côté de toi-même. Avant son effondrement, Captain Cramée avait une spécialité redoutable, minimiser tout ce qu'elle ressentait. « C'est pas si grave, il y a pire dans le monde. Je ne vais pas m'effondrer pour si peu. D'autres vivent des choses bien plus difficiles. » Elle croyait sincèrement que c'était être forte et résiliente. En réalité, elle avait construit un mur de plus en plus épais entre elle et ses émotions. Et ce mur, elle l'avait tellement renforcé qu'un jour, elle ne ressentait littéralement plus rien du tout. Ni la joie devant un succès, ni le plaisir dans les petites choses. ni même la peur face au danger. Juste un immense vide assourdissant. Son cerveau était complètement épuisé. Pas parce qu'elle vivait objectivement, mais par tout ce qu'elle évitait constamment de ressentir. Les neurosciences expliquent ce phénomène. La suppression émotionnelle chronique augmente l'activité du cortex préfrontal, responsable du contrôle, tout en diminuant les connexions avec les centres émotionnels. Le cerveau s'épuise littéralement. à maintenir cette séparation artificielle. On va voir maintenant les signes que tu vis dans l'évitement émotionnel. Tu t'occupes frénétiquement dès que tu es seul. Musique permanente, séries en boucle, scrolls infinis, à peine inutiles. Tu détestes le silence, il te met profondément mal à l'aise. Tu banalises systématiquement tout. C'est pas si grave, je vais m'en remettre, c'est la vie. Tu ris quand tu devrais pleurer, et tu le sais au fond de toi. Tu te sens étrangement vide, sans raison apparente, comme si un petit courant d'air s'était installé à l'intérieur. Tous ces comportements d'évitement activent le circuit de récompense à court terme, mais épuisent les ressources cérébrales sur la durée. Ton cerveau dépense une énergie folle à éviter plutôt qu'à traiter et intégrer. Alors, qu'est-ce que tu peux faire ? Éteins tout, 5 minutes par jour, ou 3 minutes, comme on l'a dit précédemment. Pas de téléphone, pas de bruit, juste toi. Respire et observe ce qui monte en toi, pas ce que tu penses, ce que tu ressens en ton corps. Remplace ça va par quelque chose de vrai. Je suis un peu tendu aujourd'hui, je suis fatiguée, mais ça s'améliore. J'ai vraiment besoin de calme ce soir. C'est simple, mais c'est authentique. Cette pratique renforce les connexions entre ton cortex préfrontal et ton système limbique, améliorant ton intelligence émotionnelle. Et crée ton espace refuge émotionnel, un lieu, un moment, un rituel, où tu peux déposer ton armure, sans jugement, avec un thé, un plaid, un carnet, ou juste toi et ta respiration. Les rituels d'autocompassion réduisent l'activité dans les circuits de stress et augmentent le volume de matière grise dans les régions liées à l'empathie. Les recherches en neurosciences affectives sont formelles. Quand tu ressens pleinement une émotion, tu actives des zones cérébrales qui permettent de libérer de l'ocytocine, l'hormone de la connexion et du calme, de diminuer l'activité excessive de l'amidale, ton centre d'alarme émotionnel, et d'augmenter la neuroplasticité. Cette merveilleuse capacité du cerveau a créé de nouveaux chemins. En termes simples, plus tu te permets de ressentir consciemment, plus tu crées de nouvelles connexions neuronales qui te permettent de guérir, de t'adapter et de te sentir pleinement vivante. L'épuisement ne vient pas de l'intensité de ce que tu ressens. Il vient de l'énergie colossale que tu dépenses à essayer de ne rien ressentir. Encore une fois, le vrai danger pour ton énergie n'est pas dans l'émotion elle-même. Il est dans la résistance constante que tu lui opposes. Fleabag t'a peut-être fait rire, mais elle a surtout mis en lumière cette part de toi qui s'épuise à fuir ce qu'elle ressent pour éviter l'explosion. Et si on arrêtait de croire que ressentir... c'est s'exposer au risque de couler, et si, au contraire, c'était précisément ce qui nous permettait enfin de flotter librement. Parce que la vérité soutenue par toutes les recherches en neurosciences, c'est que ressentir ne t'épuise pas, c'est fuir qui t'épuise. Si tu connais une femme drôle, vive, pleine d'énergie et toujours en mouvement perpétuel, envoie-lui cet épisode. Elle sourira peut-être au début, et elle pleura peut-être un peu. et ça lui fera du bien. Et si toi aussi, tu sens que cet épisode a remué quelque chose en toi, n'hésite pas à me le dire. Tu n'es pas seulement cette reconnexion émotionnelle, on est des milliers à réapprendre à ressentir et on découvre ensemble qu'on n'est pas si fragiles que ça. Prends soin de toi et ose ressentir aujourd'hui. Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout et à très vite pour un nouvel épisode.