- Alexandre FRANCO
Bienvenue sur Capté podcast. Je suis Alexandre Franco. À travers ce podcast, je pars à la rencontre de femmes et d'hommes qui ont osé entreprendre. Ils partagent leur parcours, leurs réussites, leurs galères et surtout les petites étincelles qui ont fait la différence dans leur aventure. Si tu aimes découvrir des trajectoires inspirantes et des récits authentiques qui mêlent business, créativité et humain, tu es au bon endroit. T'as capté !
- Maximiliann Sillans
Ouais, ça fait peur. On va pas se mentir. On se lance comme ça, tu vois, un peu à contresens. C'est pas ce que font les gens de manière générale. Donc je me suis dit, je vais essayer de court-circuiter le truc aussi de mon côté. Pourquoi pas tenter dès maintenant de voir si ça peut prendre. L'idée c'était de créer mon truc à 100%, d'avoir ma propre vision. à moi. Et l'idée, c'est de valoriser à travers des vidéos, qu'on puisse ressentir les personnes qui sont derrière, les émotions, les énergies. Moi, j'aime beaucoup le côté naturel quand même, qui passe aussi par la lumière, comme on le disait, parce que il n'y a pas de filtre, tout est vrai. Mais d'un autre côté, en travaillant notamment, encore une fois, la lumière, il y a un vrai plus qui est apporté. Il y a un univers qui se crée, une ambiance. Il n'y a pas d'autre manière de recréer ça. Vraiment, la lumière apporte un plus.
- Alexandre FRANCO
Salut et bienvenue dans Capté, mon invité du jour s'appelle Maximiliann Sillans. Il est vidéaste à Vienne et tout juste sorti de ses études, il a créé Sileance. Il se présente comme vidéartiste et il filme le quotidien des entrepreneurs, la nature, les gens, avec un regard bien à lui. Il apprécie les moments calmes et en même temps il est à fond dans son club, le CS Vienne Rugby. Et dans cet épisode, on va parler des motivations qui l'ont poussé à devenir son propre patron dès 21 ans, mais aussi comment on fait vivre ensemble l'artiste et l'entrepreneur et comment on regarde le monde quand on a grandi au milieu des écrans. Installe-toi, on va capter des choses ensemble. Salut Maximiliann, je suis ravi de te recevoir aujourd'hui sur Capté.
- Maximiliann Sillans
Salut Alex, merci à toi de me recevoir, c'est très cool.
- Alexandre FRANCO
Avec plaisir. Tu es le plus jeune que j'ai eu sur le podcast et tu as peut-être la plus grosse voix aussi.
- Maximiliann Sillans
Oui, c'est ça, on me le remarque souvent. On me dit souvent, tu devrais faire de la radio. Ça fait plusieurs années, donc peut-être qu'un jour, ça sera aussi une possibilité.
- Alexandre FRANCO
Écoute, c'est un bon test aujourd'hui en tout cas.
- Maximiliann Sillans
C'est ça.
- Alexandre FRANCO
Et sur ton site, en fait, tu te présentes comme vidéartiste. Qu'est-ce que ça veut dire pour toi derrière ce terme-là ?
- Maximiliann Sillans
L'idée, c'était de présenter une vision, d'avoir un truc un peu différent. Je me suis longtemps cherché. En me lançant, j'avais commencé avec le titre d'artisan vidéaste. Ça a fait son temps, etc. Mais je n'étais pas complètement satisfait. Et du coup, un jour, je ne sais plus comment, mais j'ai ces deux idées-là qui sont venues, vidéaste et artiste. Je me suis dit, je vais les mélanger. Et l'idée, c'était de créer mon truc à 100%, d'avoir ma propre vision à moi. Et en regardant un peu à droite à gauche, j'ai vu que ce terme-là, vidéartiste, n'était visiblement pas utilisé. Donc je me suis dit, allez, on part à fond là-dedans et ce sera mon propre truc à moi.
- Alexandre FRANCO
C'est bien comme ça, justement, ça te fait sortir du lot, ça te donne une identité. Et puis ça donne aussi un ton, j'imagine, à tes productions.
- Maximiliann Sillans
Oui, c'est ça, exact. Pour le coup, je ne me mets pas de barrière, du coup. C'est ça aussi l'avantage. L'idée, c'était d'allier la technique du côté vidéaste et le côté un peu récit, narration, côté artiste. Et d'arriver à faire cohabiter les deux. Ce n'est pas toujours évident, pas forcément toujours le cas, mais l'idée c'est ça, que les deux se nourrissent et qu'on puisse avoir une vraie proposition unique derrière.
- Alexandre FRANCO
Génial. Et sileance, ça vient de ton nom de famille ?
- Maximiliann Sillans
C'est ça, exact.
- Alexandre FRANCO
Le nom de ta marque, de ton entreprise. Et ça a quelle signification pour toi ?
- Maximiliann Sillans
Du coup, ça vient, comme tu l'as dit, de mon nom de famille. À côté de ça, je suis quand même une personne assez discrète. Je ne suis pas du genre à beaucoup parler, je ne suis pas très extraverti. donc voilà il y avait aussi cette notion là un peu de silencieux on m'entend pas beaucoup Il y avait beaucoup de sens dans ce choix-là. Et donc, je suis parti de silence, le mot, l'inverse du bruit, dans lequel j'ai ajouté le A de mon nom de famille. Et l'idée, c'était un petit peu que les deux cohabitent justement aussi, que ce soit ma vraie trace à moi et qu'elle soit unique. Encore une fois.
- Alexandre FRANCO
Ça s'appelle S-I-L-E-A-N-C-E. C'est ça, exactement. De toute façon, on mettra des liens, etc. Moi, je vais mettre des liens dans la description de l'épisode s'ils veulent te retrouver en ligne, etc. Mais voilà, histoire que... de bien poser le tableau aussi.
- Maximiliann Sillans
Ce qui était intéressant, c'est que le E et le A sont inversés. Si tu mets un miroir, c'est un peu la même chose. C'est le reflet un petit peu. Il y avait cette idée-là. Il y a plein d'idées.
- Alexandre FRANCO
Il y a aussi une partie graphique. Un petit jeu,
- Maximiliann Sillans
c'est ça. Et puis, d'où ça vient aussi, c'est que du coup, j'ai baigné dans le rap quand j'étais jeune. Et là, ces dernières années, il y a un monsieur qui s'appelle Souffrance. J'ai trouvé le mot assez percutant. Je me suis dit... J'aimerais bien être un peu dans la même veine et du coup moi qui suis très silencieux etc ce mot là il me parlait bon ça fait résonance un petit peu avec Souffrance aussi mais du coup ça voilà je me suis dit petit clin d'oeil aussi Il y a souffrance c'est ça ?
- Alexandre FRANCO
C'est ça oui il me semble si je dis pas de bêtises Ouais c'est ça et toi tu te souviens des premières images que tu as créées ou captées c'était présent dans ton quotidien assez jeune ou ?
- Maximiliann Sillans
C'est venu assez tard pour le coup c'est ça je suis vers la vingtaine à peu près et pour le coup j'ai jamais vraiment fait d'image De temps en temps, je devais peut-être faire quelques photos, mais c'était l'histoire des vacances, des trucs comme ça. Mais je n'ai pas baigné vraiment dans cette culture-là, de créer de la vidéo, en tout cas. Et c'est venu assez tard, effectivement. J'ai piqué le boîtier photo de ma maman et je m'en suis servi pour me bricoler un petit peu. Notamment, j'allais autour de chez moi, j'habite à la campagne et du coup, j'aime bien me balader un petit peu, etc. Et donc, ça a commencé par là, l'environnement autour de chez moi .
- Alexandre FRANCO
Ça marche. Et en même temps, tu avais aussi cette esthétique justement des clips de rap, etc. qui te trottait un petit peu dans le fond de la tête , c'est ça ?
- Maximiliann Sillans
Bien sûr, c'est de là où ça vient aussi. J'ai baigné dans ça depuis que j'ai dû avoir 14-15 ans. Je suis arrivé dans le rap et du coup, c'est vraiment un truc qui m'a plu. Je me suis mis à 100% dedans et effectivement, du coup, il y a eu plein de clips de rap, notamment dernièrement. En plus, le milieu est en pleine évolution, ça se développe de plus en plus. Avant les années 2020, il y en a qui prétendent que c'était un peu l'âge d'or du rap, le renouveau du rap. Du coup, j'ai eu la chance aussi de baigner dans cette époque-là. où il y a eu plein d'artistes, plein de propositions différentes. Et du coup, ça se retrouvait aussi dans les créations visuelles et des clips, etc.
- Alexandre FRANCO
Ok. Tu as des références en tête ?
- Maximiliann Sillans
Oui, j'ai quelques références. Il y a notamment Kekra, qui est côté courbe à voix, plutôt si je ne dis pas de bêtises, de 92, et qui a des visuels franchement impressionnants. Il y avait à l'époque Freebase Vol. 4, si je ne dis pas de bêtises, un projet qui sortait. Et il y a des visuels qui sont futuristes. C'est vraiment un univers particulier. Il a tout un univers comme ça. Lui, il est masqué, du coup. Et ça lui permet, justement, je pense aussi de se libérer et de se dire, je peux faire des trucs à fond, tester, des trucs comme ça. Après, il faut aussi que ça me parle. Moi, l'artiste en lui-même, pour que le clip me parle, je pense, il y a des artistes, Slayer Slay, s'il s'appelle. Il ne fait plus de musique actuellement, il est parti sur autre chose, mais moi, ça me parlait. Son discours me parlait beaucoup. Du coup, je me retrouvais aussi dans ses clips, qui étaient très imagés. Il y avait beaucoup de... C'était du son très punchy, on va dire. et du coup les clips aussi étaient un peu pareil ça bougeait dans tous les sens et du coup il y a beaucoup d'inspiration comme ça après un peu tout ça je suis pas fermé non plus, je regarde ce qui se passe à droite à gauche
- Alexandre FRANCO
Ouais bien sûr et donc tout ça ça se matérialise au moment où tu fais tes études des études de design c'est ça ?
- Maximiliann Sillans
c'est ça exact, du coup plutôt côté graphisme et numérique mais c'est ça plutôt côté design, création ouais,
- Alexandre FRANCO
c'était où ? à Villefontaine c'est ça ?
- Maximiliann Sillans
Villefontaine exact.
- Alexandre FRANCO
Et justement, pendant ces études de design, tu commences à toucher à la vidéo ou peut-être au motion design, j'imaginea peut-être aussi ?
- Maximiliann Sillans
C'était ça exactement. La part d'entrée, c'était le motion design. Donc, on avait quelques modules par-ci par-là pour apprendre ça. Et donc, c'est venu de là.
- Alexandre FRANCO
Et là, tu te dis, ça, c'est un déclic, justement ?
- Maximiliann Sillans
Oui, il y a une part de déclic. C'est de là où, encore une fois, ça vient, je me dis. Il y a vraiment une piste à creuser, c'est intéressant. Moi qui suis très... Je suis un gros bosseur aussi, ça demande beaucoup de boulot. Et du coup là, il y a toute une palette qui s'ouvre à moi, tout un univers. Je me suis dit j'ai envie de creuser le truc à fond et découvrir ce que ça peut donner.
- Alexandre FRANCO
Et c'est quoi, c'est dans la façon de raconter, juste avec le montage, etc. C'est ça qui t'a un petit peu...
- Maximiliann Sillans
Je trouve que là où le graphisme, sans le dénigrer ou quoi, mais ça reste statique, il ne se passe pas forcément grand chose entre guillemets. Alors que là, on avait vraiment... Enfin ça bouge, il y a du mouvement. Et dans l'air du temps, effectivement, c'est quelque chose qui prend une place assez importante aujourd'hui. Et je me suis dit, c'est peut-être le futur, ce truc-là. Que ça bouge, qu'il y ait des images en mouvement , du son.
- Alexandre FRANCO
Ouais, tu m'étonnes. Enfin, ouais, ça reste hyper pertinent.
- Maximiliann Sillans
Pour passer un message, c'est ce qu'il y a de mieux quasiment, je veux dire.
- Alexandre FRANCO
Exactement. Et donc, tu fais ces études-là, tu passes ton diplôme et tu crées sileance. À quel moment, toi, tu te dis, je vais être à mon compte ?
- Maximiliann Sillans
Déjà, j'ai failli rater mon diplôme, si tu veux toute l'info, donc je ne suis pas passé loin. Mais finalement, tout s'est bien passé, j'ai eu mon diplôme, c'était une licence, c'est ça, en trois ans. Et à la fin, il s'est posé la question de continuer sur un master ou pas. Je vais être très honnête avec toi, je t'avoue que le master, j'ai connu quelques personnes qui ont fait un master et qui n'étaient pas forcément qualifiées. Donc je me suis dit, est-ce que ça vaut le coup de faire deux ans de master, de sortir et d'avoir aucune certitude, entre guillemets ? Ou alors est-ce que je tente le coup, je me dis j'ai deux ans à cramer et je teste le truc, je vois si ça peut prendre, je me lance à mon compte. On teste des trucs, on va sur le terrain et on apprend avec des erreurs, sur le terrain encore une fois, en voyant ce qui se passe, quelle est la réalité.
- Alexandre FRANCO
Ok, mais tu voulais monter à Paris, non ? Il me semble au début.
- Maximiliann Sillans
C'était une possibilité. Au cours de ma licence, la troisième année se faisait en alternance. Et pour le coup, j'avais postulé à différentes offres. Et il y en a une sur laquelle j'avais été retenu dans un média qui parlait de rap. Et donc, ça devait se faire, etc. Mais finalement, au mois de juillet, j'ai eu la mauvaise nouvelle comme quoi ça ne pouvait pas se faire. Et donc, ça devait être sur Paris, effectivement. Mais j'ai bifurqué sur d'autres voies qui m'ont mené aussi jusqu'à aujourd'hui.
- Alexandre FRANCO
Tu envisages encore un poste en agence ou en studio en ce moment ?
- Maximiliann Sillans
Je t'avoue que vu le contexte, des fois je serais content d'avoir un salaire qui tombe sans trop se poser de questions. Mais d'un côté, j'en discutais rien que la semaine dernière avec un collègue à moi qui est graphiste aussi. On ne se voit pas revenir dans un cadre où on est fermé. On a quand même cette liberté-là, aujourd'hui en tant qu'indépendant, de choisir ce qu'on fait aussi, les projets sur lesquels on veut bosser. Et ça, ça n'a quasiment pas de prix. Donc la question se pose, mais d'un côté, ça serait embêtant, je pense.
- Alexandre FRANCO
Donc ça, c'est vraiment les motivations qui t'ont amené à dire je vais me mettre en indépendant assez vite.
- Maximiliann Sillans
C'est ça, la liberté. Moi, dans ma vision aussi des choses, je voyais beaucoup de personnes qui, à 30 ans, 40 ans ou plus, faisaient une reconversion. Donc ils étaient partis dans une voie. Et finalement, ils avaient toujours eu un désir au fond d'eux de se dire dans ma vie, j'aimerais bien faire ça. Donc je me suis dit, je vais essayer de court-circuiter le truc aussi de mon côté. Pourquoi pas tenter dès maintenant de voir si ça peut prendre et si ça peut après continuer sur toute la lignée pour après mes 30 ans, 40 ans, voire plus.
- Alexandre FRANCO
C'est l'avantage aussi d'être indépendant, c'est que tu peux te former et rebondir sur des choses que tu n'avais pas forcément prévues au départ. J'imagine que ce qui fait tourner la boîte, ce n'est pas forcément l'univers rap, c'est un peu plus le tissu économique local. Justement, avoir ton âge face à un commerçant ou un dirigeant d'entreprise qui a plus d'une cinquantaine d'années, toi tu le vois comme un atout, comme un frein ? Peut-être les deux, justement.
- Maximiliann Sillans
C'est compliqué, je dirais plus un frein pour le coup. Après, physiquement, je fais un peu plus âgé. Il y a une personne qui m'a donné 30 ans, alors qu'actuellement, j'en ai 24. Donc ça m'aide un petit peu, on va dire. Mais du coup, oui, c'est ça, quand je leur dis que j'ai 24 ans, ils me prennent pour un bébé, clairement. Et du coup, c'est vrai que face à des dirigeants, des fois, qui ont 50 ans, qui ont de la bouteille, qui ont des marques qui font des fois du chiffre d'affaires de plus d'un million, etc. C'est pas évident de se faire sa place. Et puis d'avoir une légitimité aussi, de se dire, OK, je côtoie ces personnes-là. C'est pas pour rien non plus, c'est aussi parce que je travaille, etc. Mais c'est vrai que c'est parfois un peu un frein, mais c'est aussi un avantage. Parce que du coup, j'apporte aussi un peu ce vent de fraîcheur-là, un peu différent. Je vois pas les choses de la même manière.
- Alexandre FRANCO
C'est ça, c'est ce que je me dis, moi, c'est que... Ok, peut-être que la personne en face, elle se dit, bon, ok, il est peut-être un peu jeune, il a peut-être pas tout intégré de ce que je lui raconte, mais en même temps, toi, t'amènes aussi un autre regard et une vision auquel il avait pas pensé, justement, qui va toucher peut-être un autre public, quoi.
- Maximiliann Sillans
Oui, c'est exactement ça. Mais du coup, il faut aussi que les gens l'intègrent. C'est quelque chose d'assez nouveau, la vidéo, etc. Le fait de communiquer aussi sur ces réseaux. J'avais la discussion avec quelqu'un qui est issu du tissu viennois qui me disait, par exemple, que les gens sont encore sur l'agenda papier et du coup, leur faire comprendre que c'est possible de faire des vidéos pour mettre en avant leurs activités, etc. Il y a encore un cap à passer.
- Alexandre FRANCO
Oui, le digital, il y a encore du boulot. On est à l'heure de l'IA, mais le digital, il y a encore du boulot.
- Maximiliann Sillans
Je ne t'apprends rien, mais c'est ça, effectivement. Donc, tu vois, c'est aussi un pari un peu sur l'avenir en me disant... Là où demain, peut-être des gens de ma génération intégreront des postes à responsabilité, moi, je pourrais derrière me valoriser en me disant, moi, ça fait un moment que je suis dans le milieu, je sais comment ça se passe. Si jamais il y a besoin de faire quelque chose sur un projet, je peux être là.
- Alexandre FRANCO
Très, très bien. Moi, j'ai l'impression que tu es quelqu'un aussi qui aime bien, on va dire, être seul, des moments calmes, un peu de solitude. C'est exact ?
- Maximiliann Sillans
Bien sûr, moi, j'adore ça. C'est particulier, mais j'adore me balader par exemple dans la forêt tout seul, écouter les bruits, le silence aussi ça vient de là, profiter des instants, vraiment pouvoir être seul aussi face à soi-même, apprendre à se connaître, et ça pour moi aussi ça n'a pas de valeur aussi.
- Alexandre FRANCO
Ça t'inspire ?
- Maximiliann Sillans
Bien sûr, c'est des moments dans la génération actuelle, dès qu'il y a un petit moment de flottement, on a tendance à sortir son téléphone, aller sur les réseaux, etc. Et on dit que, mine de rien, quand même, l'ennui, c'est aussi la manière de travailler la créativité. Et moi, c'est comme ça que je le vois aussi, d'avoir des moments de coupure où tout se pose. On est un peu plus lent et c'est là où l'esprit commence un peu à divaguer. Et il y a des choses qui se passent. On a des réflexions, des choses qu'on n'aurait pas si on était tout le temps occupé.
- Alexandre FRANCO
Très bien. Et en même temps, tu es quand même bien impliqué au niveau rugby à Vienne. C'est ça. Tu filmes pas mal des rencontres, je crois sur le CS Vienne c'est ça
- Maximiliann Sillans
Exact mais du coup je te parlais tout à l'heure de l'alternance qui devait se faire à Paris finalement ça n'a pas pu se faire et j'ai eu la chance de pouvoir rebondir du côté du CS Vienne donc super expérience j'étais de manière globale on va dire en charge de la com mais il y avait également cette partie là où je filmais les matchs pour l'entraîneur donc qu'il puisse avoir un retour derrière savoir ce qui marchait et ce qui ne marchait pas ok donc au départ vraiment une captation plus technique pour analyser le jeu c'est ça mais du coup moi en parallèle je faisais aussi des lives bon c'était du bricolage clairement mais bon ça faisait le job c'était sympa aussi. Et donc ça c'était il y a 3-4 ans maintenant. En plus c'était incroyable, le club monte dans un nouveau championnat, la Nationale 2 qui se crée, donc c'était tout nouveau. il y avait tout à construire cette année là on fait un parcours exceptionnel on finit 6ème de la poule ce qui nous qualifie en phase finale on se dit bon c'est sympa on va faire un petit voyage en phase finale et finalement l'aventure est super belle on arrive jusqu'en finale malheureusement qu'on perd mais c'est des émotions des choses que j'ai vécues c'est incroyable j'ai joué à une époque je suis notamment parti à Bourg-en-Bresse en sport études etc mais à 18 ans il y a eu l'année du Covid Et donc, moi, j'avais de mon côté l'envie d'arrêter. Et du coup, il y a eu le Covid qui est arrivé en plein milieu de la saison, en mars. Et ça a coupé un peu les derniers élans. Et j'ai arrêté ma carrière sur une défaite à domicile. Donc, pour le moment, je n'ai pas le choix de reprendre. Mais je suis bien aussi au bord des terrains, justement, à travailler. Oui,
- Alexandre FRANCO
tu arrives à concilier les deux. Tu gardes le contact avec ce milieu-là.
- Maximiliann Sillans
C'est ça qui est marrant. C'est que du coup, j'avais quitté le monde du rugby pour faire mes études. Et que finalement, les deux se sont retrouvés quelques années après.
- Alexandre FRANCO
Ce que je trouve assez intéressant. Tu as ce côté dont on parlait, peut-être un peu solitaire, pour se ressourcer, pour t'inspirer, etc. En même temps, il y a le côté rugby où au niveau contact, c'est quand même un des sports où tu as forcément de la fraternité, beaucoup de contacts, etc. Les deux, ça te fait du bien ?
- Maximiliann Sillans
Bien sûr, le rugby, j'adore ça. Justement, cette idée qu'on soit tous ensemble dans le même bateau, on a le même projet, on veut tous aller dans la même direction. C'est incroyable. Et puis, je trouve que ça se ressent beaucoup au CS Vienne aussi. Il y a cet esprit familial qui est important. Je trouve qu'on ne le ressent pas dans d'autres clubs. Et visiblement, il y en a qui nous envient ça.
- Alexandre FRANCO
Ah oui, il y a des très belles valeurs dans le rugby. C'est évident. Moi, j'ai vu que tu filmais aussi avec des drones. Enfin, avec un drone.
- Maximiliann Sillans
C'est ça. C'est particulier un petit peu. Mais j'essaye en tout cas. C'est pour le loisir, on va dire, pour le moment.
- Alexandre FRANCO
Ouais, OK.
- Maximiliann Sillans
Mais pareil, j'essaie de travailler. Moi qui viens du monde du graphisme, je garde toujours ça d'un côté. Je le travaille de manière générale sur de la vidéo au sol, mais j'essaye aussi de me développer sur différentes compétences pour tout faire monter, et que le niveau global augmente et pas forcément d'être spécialiste que d'un truc. Le drone fait partie de ces choses-là.
- Alexandre FRANCO
Et qu'est-ce que ça apporte les prises de vue avec le drone ?
- Maximiliann Sillans
Ça n'a rien à voir, il y a une perspective qui est incroyable, on a un point de vue qu'on n'a pas depuis le sol, tu racontes l'histoire un peu différemment, et après même dans le drone il y a différentes sections, il y a le drone classique comme l'hélicoptère un petit peu qui offre des... des prises de vue intéressantes, mais il y a aussi du drone FPV. Et là, c'est plus comme si on était un oiseau un petit peu. Donc, on survole les choses en délicatesse, avec un mouvement fluide. Je trouve que le rendu est super beau.
- Alexandre FRANCO
Sur ton site, en tout cas, tu proposes 4-5 courts-métrages, il me semble ?
- Maximiliann Sillans
C'est ça, oui. J'essaie de limiter, pas trop en mettre non plus. Ce n'est pas tout le temps évident à créer. Il faut le temps aussi pour faire ça.
- Alexandre FRANCO
J'imagine, oui. De ce qu'on voit, ça passe des lumières de la ville aux crêtes du Pilat. Toi, tu as cette ambivalence-là, ville et campagne, ou tu as une préférence ?
- Maximiliann Sillans
Moi, j'ai grandi à la campagne, pour le coup, et c'est vrai que j'y suis quand même attaché. Justement, il y a ce sentiment, je trouve, de calme, de silence, qui est différent, alors que la ville est très oppressante pour moi. Il y a du bruit de partout, il se passe des choses, ça bouge tout le temps. Pour moi, c'est un peu obscur, la ville. c'est pas forcément l'endroit où je me sens le mieux mais d'un autre côté justement c'est ça qui est beau c'est que ça vit, qu'il se passe des choses et du coup je m'en inspire un peu et c'est ça il y a cette ambivalence comme tu dis je me nourris des deux qui sont pour moi des opposés pas le même style de vie mais qui ont chacun leurs avantages
- Alexandre FRANCO
Moi ce que j'ai remarqué c'est que quand tu filmes un peu la nature tu rajoutes pas forcément d'effets et puis en ville tu vas plutôt forcer le trait sur des effets sur du grain, sur des choses comme ça
- Maximiliann Sillans
C'est ça, pour moi, comme je te disais, la campagne, c'est le calme. Donc, c'est plutôt un aspect posé, un montage qui est simple. Vraiment mettre en valeur la scène qui est calme. C'est ça, on sent une sorte de zénitude. Tandis qu'en ville, ça va très vite, encore une fois, comme je te l'ai dit. Et là, j'avais écouté un sketch de Raymond Devos, qui justement parle, il évoque ce fait-là, que la ville va très vite, qu'on n'a pas le temps de réfléchir à ce qui se passe. Et j'ai écouté ce truc-là, je me suis dit, il faut que j'arrive à mettre des images dessus. C'est trop parlant. Et donc, c'est ça. Encore une fois, j'essaye de me nourrir. C'est ça qui est cool.
- Alexandre FRANCO
Tu les penses pour qui, en général, ces courts-métrages ? Tu as une idée en tête ?
- Maximiliann Sillans
Il n'y a pas de cible. C'est juste vraiment pour moi, me faire plaisir en fonction de ce qui m'inspire. Ça m'est arrivé une fois. Du coup, on parlait tout à l'heure des balades, etc. Une fois, je me balade et je vois un cadavre de voiture. Un truc découpé et tout. Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Et du coup, je continue ma balade et tout. En rentrant chez moi, je me dis, je ne peux pas rater ce truc-là. Il y a une vidéo à faire. Donc, je m'étais amusé à aller retrouver cette voiture-là et à faire une petite vidéo à partir de ça. Donc, non, c'est vraiment, tu vois, plus pour moi, pour le coup, m'exprimer. Avoir mon propre truc, me dire, allez, je me lâche. Je n'ai pas d'attente, en fait, c'est ça. C'est mon truc à moi. Je n'attends rien de personne, je me fais juste plaisir. Et j'ai envie de retranscrire un truc qui me passe par la tête.
- Alexandre FRANCO
Oui, liberté de ton, de réalisation, etc.
- Maximiliann Sillans
C'est exactement ça.
- Alexandre FRANCO
Mais du coup, à ce moment-là, tu n'avais pas la caméra sur toi. C'est-à-dire que tu te balades vraiment pour, on va dire, t'inspirer ou te vider la tête, etc. Et tu n'avais pas... T'as pas ce truc de vidéaste obsessionnel où t'es tout le temps avec ta caméra ou téléphone ? Parce que maintenant, en fait, on a tout.
- Maximiliann Sillans
Ça dépend. Des fois, il y a des trucs, justement, je me balade dans Lyon et je me dis, ah oui, ça y est, j'ai une idée, je filme un truc, etc. Ça dépend des moments, mais j'essaie justement aussi de me libérer des temps où je suis sans caméra pour ne pas être tout le temps en train de créer des trucs et toujours avoir la tête à droite à gauche. Tu te perds aussi.
- Alexandre FRANCO
Et toi, concrètement, sileance au quotidien, ton activité ? tu peux nous en parler tu travailles avec qui en général c'est quoi en fait ton quotidien
- Maximiliann Sillans
bah du coup pour le coup le côté d'artiste s'efface un petit peu plus c'est le côté vidéaste qui reprend le dessus avec la partie technique mais l'artiste n'est jamais vraiment effacé non plus j'essaye d'apporter mon regard sur le discours le récit etc de mon côté j'accompagne les entreprises essentiellement donc c'est du B2B et l'idée c'est de valoriser pas seulement les produits ou les services qui sont mis en avant, mais aussi les personnes qui sont derrière. Si je prends l'exemple du boucher, par exemple, il peut y en avoir plusieurs dans la ville, mais on y va chez certains, parce qu'on a une affinité avec lui. On l'aime bien, on se raconte des histoires, on le côtoie, pourquoi pas au rugby, par exemple, dans des choses extérieures. Du coup, on se reconnaît aussi dans lui. L'idée, c'est de retranscrire ça à travers des vidéos. qu'on puisse ressentir les personnes qui sont derrière, les émotions, les énergies.
- Alexandre FRANCO
Enfin, retrouver de l'humain, en fait.
- Maximiliann Sillans
C'est exactement ça. Aujourd'hui, tout à l'heure, on évoquait un petit peu l'IA. Pour moi, il y a cet aspect-là très robotique, ça manque de lien. Là où la vidéo permet de recréer un petit peu ça, on a une proximité un petit peu avec la réalité quand même. On retranscrit, encore une fois, en plus on mélange du son et de l'image. Donc, il y a double effet. Et je trouve ça vraiment intéressant. Pour moi, c'est une rampe de lancement incroyable. Ça permet aux gens de... de se dupliquer, je dis souvent que c'est un clone numérique la vidéo des gens, parce qu'on est capable de les recréer de manière synthétique sur une vidéo.
- Alexandre FRANCO
Et d'ailleurs, je crois que c'est sur ton site, à un moment, il me semble que tu dis, on ne se rappelle pas forcément d'un service ou d'un produit, mais on se rappelle plutôt d'un visage.
- Maximiliann Sillans
C'est exactement ça, ça résume toute l'idée finalement. C'est que pour moi, il y a un vrai plus de la proximité qu'on peut apporter aux gens, de contact, d'être aussi une référence. Si on a des questions, on sait qu'on peut se référer à quelqu'un. Et pour moi, je travaille, j'aime bien travailler localement. Par exemple, il y a des projets, imaginons que demain, quelqu'un m'appelle en Bretagne. Ce n'est pas forcément d'intérêt ni pour moi, ni pour la personne, parce que derrière, je ne pourrais pas parler de ce projet-là à des gens autour de chez moi. Donc, ce côté aussi, vraiment très local, pour moi, est important.
- Alexandre FRANCO
Ok. Tu as cet ancrage, ouais, au niveau local, quoi.
- Maximiliann Sillans
C'est ça.
- Alexandre FRANCO
Et justement, un commerçant, un patron qui n'a jamais fait de vidéo, tu arrives, comment tu l'embarques ? Comment ça se passe ?
- Maximiliann Sillans
Du coup, forcément, c'est très visuel. Donc, il lui faut des fois des exemples pour comprendre ce que ça peut apporter, etc. Et il y a un travail d'éducation aussi, où j'explique qu'il y a un vrai intérêt à la vidéo. L'idée globale, c'est de créer de la confiance chez les gens et qu'ils puissent vous faire confiance sans se poser de questions, qu'ils aient déjà un petit peu le travail qui soit fait en amont et que le jour où ils viennent vous rencontrer ou qu'ils ont besoin de vous, ils savent déjà quoi s'en tenir.
- Alexandre FRANCO
Ce qu'ils vont avoir comme image, oui.
- Maximiliann Sillans
C'est ça.
- Alexandre FRANCO
Et comment... Ils viennent à toi ? Comment tu trouves tes clients ?
- Maximiliann Sillans
Beaucoup de rencontres pour moi. Ça passe par du physique, du vrai, du réel. Du réseau, quoi. Essentiellement du réseau. La partie qu'il faut que je travaille, c'est peut-être la faiblesse de ma jeunesse. Je n'ai pas toutes les bases techniques du côté commercial, en tout cas. J'apprends ça aussi sur le terrain. C'est ça qui est cool. Du coup, ça progresse. Au fil de l'aventure, j'apprends ça. Mais du coup, par exemple, prospection, c'est un truc que je ne fais pas forcément. Je vais me faire taper sur les doigts, je pense, par certains. Mais moi, j'ai besoin aussi de ce contact, la physique, de ressentir les gens. Et c'est aussi ce que les gens me disent en retour, c'est qu'ils trouvent que j'ai une énergie particulière, que je suis aussi à l'écoute, que je suis capable de m'imprégner d'eux, pour aussi comprendre quel est leur projet derrière et ce que je peux leur apporter.
- Alexandre FRANCO
C'est important, et puis c'est une part de prospection.
- Maximiliann Sillans
C'est ça, ça fait partie du job, ça prend plus de temps, c'est différent, mais pour moi c'est...
- Alexandre FRANCO
Et côté digital ? C 'est des choses que enfin t'as quand même ton site t'as quand même des réseaux etc tu vois des choses arriver par ce biais là ou c'est quelque chose que tu laisses un peu
- Maximiliann Sillans
Bah je travaille aussi beaucoup sur les réseaux effectivement j'essaie de partager un petit peu ce que je fais mais il y a aussi cette ambivalence là du vidéaste et de l'artiste qui cohabitent donc c'est pas toujours évident de faire comprendre aux gens qu'il y a deux visions un peu différentes donc des fois les gens ont du mal à se demander qu'est-ce qu'il fait celui-là en fait est-ce qu'il fait de la vidéo est-ce qu'il fait des créations des courts-métrages. Mais du coup, j'essaie de rééquilibrer les deux. Mais c'est plus une vitrine un petit peu, c'est ça. C'est les gens que je rencontre en vrai, qui voient ensuite ce que je peux faire sur les réseaux et qui me suivent. Et du coup, la fois où on se revoit après, ils me disent « Ah ouais, j'ai vu que t'as fait ça, t'as fait ça, t'as fait ça. » Et du coup, c'est plus un rebond, on va dire. les gens, encore une fois, voient mon travail et quand on se voit, ils me disent j'ai vu ton truc trop génial, l'idée que t'as et tout, c'est plus une passerelle c'est le mot que je cherchais un petit peu ça ne m'apporte pas forcément directement mais indirectement, ça contribue à l'image globale de Sileance
- Alexandre FRANCO
ça vient renforcer un peu ton ton autorité, on va dire là-dessus je sais que tu travailles avec plusieurs caméras mais tu restes tu es tout seul en général Comment tu bosses justement là-dessus ?
- Maximiliann Sillans
Ça va dépendre des projets. Essentiellement, j'essaie de travailler tout seul parce que c'était aussi le but en en sentant qu'indépendant, avoir la main un peu sur tout, de pouvoir tout maîtriser. Demain, si tu as un projet à faire pour la semaine prochaine, tu peux m'appeler et on peut se débrouiller pour arriver à faire un truc parce que je sais que j'ai la main sur tout. S'il faut bosser de 7h à 22h, je suis en capacité de le faire. Donc voilà, je peux m'adapter, je n'ai pas de contraintes. De mon côté, je gère toute la technique de A à Z, que ce soit pour écrire le récit, se poser. se poser les bonnes questions au début, faire le tournage, le montage, etc. Je suis en capacité de tout faire. Et du coup, ça me permet de tout rassembler et d'avoir la maîtrise de A à Z, de ne pas se poser de questions et d'aller feu, on y va, on fait le truc.
- Alexandre FRANCO
Génial.
- Maximiliann Sillans
Mais du coup, effectivement, il y a quand même des collaborations sur quelques projets. On évoquait tout à l'heure Rugby. Là, cette année, on est sollicité pour faire des retransmissions en live. Et du coup, là, pour le coup, c'est cool d'avoir une équipe quand même aussi sur laquelle on peut s'appuyer. On sait qu'on bosse bien ensemble et tout. Et que voilà, ça roule, quoi.
- Alexandre FRANCO
Ouais. Tu bosses pas mal en lumière naturelle, non ?
- Maximiliann Sillans
Ça dépend. Ça dépend ? C'est pas évident, oui. Après, c'est les débuts, donc on va dire que j'ai pas forcément du matos de haute qualité, comme des grosses boites de prod qui font du cinéma, etc. Donc il y a quand même un travail à amener un petit peu en lumière et tout, mais justement, c'est là aussi l'intérêt d'être seul, indépendant. Ça me nourrit, c'est que du coup, je suis obligé de me former, de trouver des astuces, c'est ça, de comprendre aussi comment les choses fonctionnent, pour que le global soit cohérent. Et du coup, ça travaille aussi, par exemple, par un... de la lumière que j'essaie de travailler de plus en plus. Et aussi, ça nourrit l'artiste. Parce que la lumière, c'est un métier. Ça apporte aussi un vrai plus dans l'image, dans ce que ça représente.
- Alexandre FRANCO
Et tu as envie d'aller justement vers des productions où tu as plus de matériel, plus de mise en scène de lumière ou de garder aussi ce côté en prise avec le réel, avec de la lumière naturelle ? Tu as une orientation en tête ?
- Maximiliann Sillans
Ça dépend. J'aime beaucoup le côté naturel qui passe aussi par la lumière, comme on le disait. Il n'y a pas de filtre, tout est vrai. Mais d'un autre côté, en travaillant notamment la lumière, il y a un vrai plus qui est apporté. Il y a un univers qui se crée, une ambiance. Et je trouve que il n'y a pas d'autre manière de recréer ça. Vraiment, la lumière apporte un plus. Et après, ça passe aussi par l'habillage sonore, par exemple. Ça, c'est un truc que j'essaie de travailler aussi. Mais tout ce qu'on ne voit pas, en fait, ça apporte quelque chose.
- Alexandre FRANCO
Ça apporte du confort.
- Maximiliann Sillans
Moi,
- Alexandre FRANCO
je parle surtout de, en tout cas, au niveau son, c'est plus ma partie. Et ça apporte beaucoup de confort, en fait, en plus de l'image.
- Maximiliann Sillans
Bien sûr.
- Alexandre FRANCO
De confort et de narration aussi.
- Maximiliann Sillans
J'entends souvent qu'on peut avoir une image de mauvaise qualité, mais un bon son, les gens vont rester. Alors que si c'est l'inverse, si on a une bonne image, mais un mauvais son, les gens ne vont pas rester. Donc, c'est vraiment la base, le son pour tout.
- Alexandre FRANCO
Je confirme.
- Maximiliann Sillans
Ouais, je t'apprends rien.
- Alexandre FRANCO
Ouais. Et justement, un petit parallèle avec le rap qui justement raconte le quotidien de façon brute avec une certaine écriture, des rimes, un flow qui vient habiller justement ce côté réel. Toi, c'est ce que tu recherches aussi dans tes images ? Enfin, de prendre le quotidien, le réel et puis de lui donner une certaine esthétique.
- Maximiliann Sillans
Ouais, ça me nourrit carrément aussi. Il y a un artiste que j'ai beaucoup écouté, Eden Dillinger, il s'appelle. et pareil, lui il a arrêté sa carrière parce que lui il avait envie de raconter des choses mais l'industrie de la musique et les gens attendaient autre chose de lui et je regardais justement une vidéo de lui hier qui expliquait pourquoi il arrêtait de faire de la musique et il disait en fait, on nous fixe des objectifs et on nous vend comme artistes mais on n'a pas la liberté de s'exprimer comme on veut on est rattachés au chiffre, au stream et du coup on est coincé dans ça on ne peut pas vraiment être soi-même On a toujours des attentes qui sont différentes de nous, ce qu'on voudrait. Et du coup, ça crée un décalage. On appelle ça des artistes, mais en fait, ils sont bloqués.
- Alexandre FRANCO
C'est la difficulté de ce positionnement, justement. Les artistes sont aussi des produits, quelque part. D'une certaine manière, pour réussir, pour pouvoir en vivre, c'est aussi ça.
- Maximiliann Sillans
Du coup, c'est ce que j'aime beaucoup dans ce monsieur aussi. C'est que c'était un rookie, on appelle ça. Une future star du milieu. Il a vraiment explosé au début de sa carrière. On lui promettait un avenir radieux. Et finalement, il s'est un peu brûlé les ailes. Donc finalement, il est retombé dans autre chose, mais ça lui a permis de se décompresser.
- Alexandre FRANCO
De revenir à ses valeurs à lui aussi.
- Maximiliann Sillans
C'est ça, de revenir à ce qu'il aimait. Et du coup, ça lui a permis de proposer des choses qui, moi, me parlent encore plus finalement. Parce qu'il parle à cœur ouvert. Pour moi, il a une vision unique, mais ça fait qu'il n'est pas connu du coup, parce qu'il n'est pas dans les codes qu'on attend actuellement dans la musique. Et c'est ce qu'il évoquait dans cette vidéo-là, c'est que la partie musique, pour lui, il a abandonné. Il a bifurqué justement sur la vidéo parce que, c'est ce qu'il disait, il a un esprit créatif. Et pour lui, c'est juste un outil, que ce soit la musique ou la vidéo. Le but, c'est d'arriver à raconter une histoire et dire quelque chose.
- Alexandre FRANCO
Tu fais partie d'une génération qui a grandi avec, déjà, Internet, avec les écrans, un flot d'images un peu continu. Toi, comment tu regardes ce flot d'images maintenant que tu en fabriques aussi ? Qu'est-ce que tu en penses ?
- Maximiliann Sillans
C'est un peu particulier, c'est le paradoxe aussi. Des fois, je me remets un peu en question, je me dis qu'est-ce que je propose aux gens ? Est-ce que ça va leur apporter quelque chose aussi ? Parce que des fois, j'ai l'impression qu'on produit du contenu pour produire du contenu. Il y a toujours cette logique de business aussi, de mettre en avant des choses, etc. Mais moi, j'essaie dans la manière dont je présente les choses aussi, que ça a un vrai intérêt et que la vidéo ait du sens, ait une intention et qu'elle raconte quelque chose. Et du coup, des fois, effectivement, on se pose la question de se dire... Est-ce que moi aussi je contribue à ce gros nuage global qui n'est pas forcément une bonne chose ? Moi par exemple au collège j'avais un téléphone, mais là hier en me baladant j'ai croisé des petits qui sont à l'école primaire chez moi qui ont aussi un téléphone et du coup ça descend de plus en plus. Et c'est vrai qu'effectivement on s'enferme des fois dans les écrans alors que c'est pour ça aussi que je te dis que j'aime bien me balader.
- Alexandre FRANCO
Après il y a le fait d'avoir des écrans mais en fait c'est aussi le choix de ce que tu visionnes sur ces écrans.
- Maximiliann Sillans
Bah t'as pas forcément le choix aussi, c'est ça qui est particulier.
- Alexandre FRANCO
Là-dessus, si, tu as le choix. Je veux dire, Internet, c'est vaste, tu as tout, etc. Mais c'est assez troublant. Moi, je trouve que finalement, on choisit la facilité alors qu'on a accès à une base de connaissances qui est énorme. Mais on a tendance à un peu trop facilement choisir la facilité dans ce qu'on regarde. Et j'en fais partie. Je me prends des tunnels aussi sur Instagram. comme tout le monde enfin instagram ou les autres ou youtube je veux dire je vais pas faire la morale mais on est quand même on est quand même assez comment touché par ça en général toutes les générations quoi et de toute manière c'est les mécaniques qui ont été pensés comme ça pour qu'on soit aussi addict à ce genre de choses les dark pattern on appelle ça tout
- Maximiliann Sillans
est calculé c'est pas pour rien qu'ils ont lancé ça et que ça colle aussi chez les gens mais du coup il y a aussi ce côté très apparence je trouve où tout est faux, il faut montrer ses vacances, où tout se passe bien. Mais moi, par exemple, je me suis mis à voyager en van depuis quelques temps, quelques mois. Et du coup, quand on parle du van, on imagine la liberté. Voilà, c'est le rêve presque du voyage. Mais tu vois que la réalité est différente. Mais ça, on ne le montre pas sur les réseaux non plus. Et c'est là aussi où moi, j'essaie d'apporter autre chose. Pourquoi pas mettre un peu plus en avant des défauts, en fait, finalement aussi. Qui représentent la vraie vie, pas que tout soit idéalisé parfait.
- Alexandre FRANCO
d'avoir une petite prise sur le réel en fait quoi. Ouais, c'est intéressant. Il y a des, justement, il y a des, t'as des choses que tu vois qui te paraissent refléter vraiment le monde moderne, le monde réel, comme tu l'entends en ce moment. Ou pas, parce que, enfin, moi je sais que je regarde aussi des trucs complètement générés par l'IA et que je trouve hyper modernes parce que c'est... C'est aussi l'air du temps, quoi.
- Maximiliann Sillans
On entend beaucoup ce retour avec les IA, notamment les affiches, par exemple. Les affiches qui sont proposées avec l'IA, c'est toujours plus ou moins la même bouillie. Ça,
- Alexandre FRANCO
c'est quand même catastrophique.
- Maximiliann Sillans
Du coup, les gens disent qu'on a besoin de revenir à ça, à l'humain, à des choses qui sont uniques, qui sont peut-être parfois plus simples dans la manière dont c'est fait, mais qui sont plus parlantes, où il y a une intention, un esprit derrière. On sent que l'humain réfléchit, et je disais notamment sur les livres. Il y a maintenant beaucoup de livres, visiblement, qui seraient écrits par des IA. ou alors des boîtes d'édition qui sont spécialisées dans ça, qui font que des livres en IA. Et du coup, ils analysent le milieu, ils se disent « Ok, ça, ça marche, les gens le lisent, ça, ça peut plaire, etc. » Et du coup, ils créent des livres 100% à partir d'IA. Mais du coup, il n'y a plus l'intention de la personne derrière, tout le temps de réflexion qu'il y a eu, toutes les questions qu'il a pu se poser, quel mot il a choisi pour retranscrire ce qu'il avait en tête. Et du coup, les gens ont besoin de se rattacher aussi à ça, je trouve.
- Alexandre FRANCO
Oui, on tombe sur les dark patterns dont tu parlais tout à l'heure, mais justement sur... Sur le milieu littéraire, ouais. Sur ton site, il y a cette phrase, le silence fait parler les mots. Ça veut dire quoi pour toi ?
- Maximiliann Sillans
Ça rejoint un peu ce qu'on disait sur les réseaux sociaux, où des fois tu te prends des tunnels, t'es bloqué pendant plusieurs minutes et tu te rends pas compte que le temps passe. Et pour moi, c'est comme dans un discours. Tu écoutes les personnes qui ont une belle rhétorique, qui savent parler. Il débite pas des choses continuellement. Il y a des pauses, il y a de la ponctuation. Il marque des temps de pause. Et pour moi, c'est aussi le but dans la manière de mettre en avant les choses. Faut pas que ça soit que ça s'enchaîne tout le temps. Il faut des petits temps de calme pour poser le truc. Pour après, derrière, mieux préparer si on veut relancer quelque chose de plus dynamique. Et l'idée, c'est de jongler avec les rythmes pour pas qu'on s'ennuie.
- Alexandre FRANCO
Parfait. Moi, je voulais revenir peut-être un petit peu euh... En fait, à ton travail un peu au quotidien, qu'est-ce que ça change pour un commerçant ou une petite entreprise d'avoir une vidéo ?
- Maximiliann Sillans
Ça permet de savoir ce qui se cache derrière, de voir les coulisses potentiellement, de ne pas voir que la façade de la personne ou du commerçant.
- Alexandre FRANCO
Ouais, et tu as un exemple de client pour qui une vidéo a eu un impact en particulier ?
- Maximiliann Sillans
Ouais, il y en a plusieurs, il y en a plusieurs. Qu'est-ce que je peux te dire ? Il y a une personne qui répare des vélos par exemple. Du coup, il vient chez les personnes, il a un camion, il se déplace chez les gens. Et donc, il y a quand même une certaine proximité. Tu ne viens pas à l'atelier, tu poses ton vélo et tu rentres chez toi. Lui, il vient chez les gens, il discute avec eux, etc. Et donc, il imagine ça comme une grande famille, un petit peu tous dans le même bateau. Il avait envie de retranscrire ça, donc on s'est fait une petite vidéo. où les gens s'entraident, ils disent « Ah ouais, toi tu connais ce mec-là et tout ? Bah ouais, trop bien ! » Et du coup, ça crée un lien. Et on avait fait une petite vidéo comme ça et ça retrace parfaitement lui ce qu'il avait en tête. Et voilà. Si ça n'avait pas été une vidéo, je pense qu'il ne serait pas arrivé à le retranscrire. Du coup, il y a plein de possibilités. L'avantage de la vidéo aussi, c'est qu'il y a plein d'objectifs, on peut faire plein de choses avec. Et donc, en fonction du projet, des besoins, des cibles, tu peux t'exprimer de manière totalement différente d'un projet à l'autre.
- Alexandre FRANCO
Génial. Et aujourd'hui, tu as beaucoup de clients, j'imagine, qui te demandent des formats très courts pour les réseaux sociaux.
- Maximiliann Sillans
Exact.
- Alexandre FRANCO
C'est des choses que tu trouves toujours pertinentes, efficaces, ou tu as envie de développer un peu d'autres formats ?
- Maximiliann Sillans
Moi, dans le futur, si vraiment j'avais un rêve idéal, ce serait de pouvoir bosser sur du documentaire. Pourquoi pas de l'animalier, des choses comme ça. Mais on verra si un jour j'arrive jusque là. Mais oui, effectivement, pour le moment, il y a beaucoup de demandes sur des formats courts. Et j'essaye moi d'apporter ma vision aussi du truc en disant, enfin je te le disais un petit peu tout à l'heure, l'idée c'est pas de créer du contenu pour créer du contenu, il faut qu'il y ait une cohérence, que ce soit intéressant, que ce soit intéressant pour les personnes qui regardent, ou pour la personne qui crée la vidéo, enfin qui va faire la vidéo avec moi, que ça lui apporte vraiment quelque chose, et pas juste que ce soit faire rigoler la galerie, ça je pense qu'il peut le faire tout seul, mais moi l'idée c'est de...
- Alexandre FRANCO
Bon ça dépend ouais, mais c'est surtout, moi je trouve qu'il y a aussi un côté éphémère un peu dans les réseaux sociaux, où des fois tu passes pas mal de temps. à proposer du contenu, une vidéo ou autre chose. Et puis finalement, selon les réseaux, c'est presque instantanément passé, enfin les gens passent à autre chose. Donc des fois, je pense qu'il faut réfléchir aussi à des formats qui sont un peu plus pérennes.
- Maximiliann Sillans
C'est ça, mais du coup, c'est moi aussi ce que j'essaie de travailler, de faire en sorte que la vidéo soit puisse être réutilisée, soit qu'elle ait vraiment un intérêt, c'est ça. Pas juste, encore une fois, créer du contenu. Si on prend le parallèle avec la musique, souvent les gens viennent me voir en me disant « je veux faire je ne sais pas combien de millions de vues » . Je dis « ok c'est bien, mais qu'est-ce que ça va t'apporter concrètement ? Est-ce qu'il y a des clients qui vont venir à toi ? Est-ce qu'il y a des gens qui vont te suivre pour ce que tu fais ? » Alors c'est juste parce que tu amuses à la galerie. Et si on fait le parallèle avec la musique, par exemple demain je fais de la trompette, je vais commander la salle à côté de chez moi où il y a 100 places, et je vais essayer de remplir les 100 places. Je ne vais pas commander directement un stade de France en me disant « allez, c'est bon, on fait tout péter, et s'il y a une personne dans le stade, ça n'a pas vraiment d'intérêt. » C'est un peu comme ça que je le vois aussi. Il faut arriver à toucher les bonnes personnes et pas forcément toucher une audience large. L'idée, c'est de cibler, vraiment de se dire c'est tel type de personnes qui peuvent être intéressées par ce que tu fais, on va essayer de les cibler et de leur parler.
- Alexandre FRANCO
C'est intéressant, c'est hyper concret comme exemple.
- Maximiliann Sillans
J'essaie de mettre un peu des images sur comment j'explique. Comme je te disais, c'est de l'éducation. Il faut arriver à faire comprendre comment on fait une bonne vidéo pour le coup et pas juste créer du contenu.
- Alexandre FRANCO
Du coup, j'imagine que c'est des problématiques que tu retrouves aussi toi en tant que personne, parce que tu as ce côté artiste, tu as ce côté aussi où tu dois faire tourner une entreprise. Et comment tu fais vivre les deux ? C'est-à-dire, j'imagine qu'il y a des concessions de temps en temps,
- Maximiliann Sillans
etc. Beaucoup de concessions, oui, bien sûr. Si on prend l'aspect économique qui est le cœur de l'activité d'une entreprise. Les gens généralement viennent vers moi en me disant est-ce que tu peux me faire un truc mais pour pas trop cher ? Et du coup ce côté, artiste qui demande plus de réflexion, plus de temps, il est un peu effacé et c'est vraiment de la technique pure pour créer une vidéo qui soit simple, qui fonctionne et dans laquelle les personnes derrière peuvent trouver un intérêt. Du coup il y a des concessions qui sont faites sur l'aspect qu'on pourrait développer avec le côté artiste, vraiment travailler là.
- Alexandre FRANCO
Et tu as déjà des entreprises qui viennent justement vers toi pour avoir ton style en particulier ? Oui.
- Maximiliann Sillans
Et ce que je trouve trop cool, c'est que dès le début, il y a des gens qui sont venus vers moi en me disant « Je connais plein de vidéastes, mais toi, t'as vraiment un truc en particulier, il y a un esprit qu'on ne ressent pas ailleurs, et c'est avec toi que j'ai envie de bosser. » Donc ça, c'est trop valorisant aussi. Ça,
- Alexandre FRANCO
c'est cool, ouais. Donc ça marche ce positionnement aussi, quoi. Il y a un intérêt.
- Maximiliann Sillans
Bien sûr.
- Alexandre FRANCO
Il y a un écho, en tout cas, ouais.
- Maximiliann Sillans
Mais pareil, quand je me suis lancé, moi, l'idée, c'était vraiment sur du long terme. L'idée, c'était pas que ça monte d'un coup, que ça fasse l'effet feu de paille un peu, et que ça redescende l'année d'après. Vraiment, c'est de construire sur du long terme. prendre le temps de bien faire les choses, de construire des bases solides. Et pareil, je fais souvent le parallèle avec l'arbre. L'arbre, pour qu'il puisse grandir et se développer, il faut qu'il ait des bonnes racines. Et du coup, pour moi, ça passe par là. Je suis encore dans le développement de mes racines avant de pouvoir éventuellement aller chercher plus loin.
- Alexandre FRANCO
C'est une super stratégie. Écoute, je crois qu'on a déjà beaucoup de choses. Est-ce que tu as un message pour quelqu'un qui a envie de se lancer comme ça dans l'image ou dans la vidéo ? Est-ce que tu as quelque chose à transmettre là-dessus ? Ouais,
- Maximiliann Sillans
ça fait peur. On va pas se mentir. Tu te lances comme ça, tu vois, un peu à contresens. C'est pas ce que font les gens de manière générale. Soit ils continuent les études, soit ils vont rentrer dans une boîte, chercher un contrat, etc. Donc, c'est pas évident de tester ce truc-là. Mais quand bien même, cette voie est prise là, du CDI, par exemple, des choses comme ça, pour moi, il faut développer un truc en parallèle. Faire son propre travail, tester des trucs. Si c'était à refaire, je pense que je le referais, franchement. Tu vois, en trois ans d'études, j'ai appris des choses. Parce que du coup, moi, je ne venais pas du milieu du design. Il y avait déjà des formations au lycée, etc. Mais moi, je n'avais pas fait ça. Donc, j'ai pris le design à 18 ans. Et sur ces trois ans d'études-là, j'ai appris des choses, comme je te disais. Mais là, ça va faire trois ans maintenant que je me suis lancé. Et j'ai tellement plus appris sur le terrain en rencontrant des gens, en me nourrissant aussi des expériences des gens. C'est ça qui est cool, en rencontrant des gens qui sont déjà sur le terrain, qui ont déjà vécu des choses. Je m'imprègne de ce qu'ils ont vécu, même dans tous les milieux, quoi. Dans l'assurance, dans la banque, dans... mécaniciens, plein de trucs tous ont déjà rien que la vision de l'entrepreneuriat ça t'apprend beaucoup de choses aussi parce que c'est pas forcément ce qu'on apprend à l'école et dans les expériences qu'ils ont vécues dans la manière dont ils voient les choses leurs perspectives etc c'est super enrichissant donc ouais c'est ça, si l'opportunité se présente de pouvoir se lancer, d'être serein moi je conseille de foncer, de tester le truc après je comprends aussi que ça soit pas évident quand on commence à construire sa vie
- Alexandre FRANCO
Oui, ça vient peut-être à un autre moment, peut-être pas tout de suite, etc. Non, c'est évident. Et il y a quelqu'un qui t'a aidé, accompagné, peut-être un mentor dans ce parcours-là ou c'est finalement ce chemin que tu as réussi à le tracer tout seul ?
- Maximiliann Sillans
Après, j'ai mes parents qui m'ont toujours suivi, qui m'ont dit, fais ce qui te plaît. Si tu sens le truc, on est derrière toi à fond. Donc ça, c'est très cool aussi, franchement, je les remercie. Et donc, non, après, pour le coup, c'était vraiment ma volonté à moi de me lancer, de me dire, allez, on tente le truc. On verra ce que ça donne, ce sera une expérience auquel cas, que ça marche ou pas.
- Alexandre FRANCO
Et pour l'instant, ça se passe bien ?
- Maximiliann Sillans
Écoute, pour le moment, je suis super content, encore une fois, des beaux projets, ça se passe bien. Après, on veut toujours plus, forcément.
- Alexandre FRANCO
Des beaux projets, tu travailles sur quoi en ce moment ?
- Maximiliann Sillans
Là, beaucoup de sollicitations, beaucoup de personnes qui veulent faire de l'interview. Donc justement, on disait remettre des personnes, des visages un petit peu sur des activités, des choses comme ça. Beaucoup de choses comme ça. Et après, sur quoi ? Là, j'ai un suivi de chantier. Donc, il y a une personne qui a acheté une vieille bâtisse au sud de Vienne et qui a tout retravaillé depuis novembre de l'année dernière. Là, le chantier doit être livré cette semaine. Donc, il va falloir que j'y retourne, faire la fin. Mais du coup, l'idée, c'est de raconter un petit peu l'histoire de ce lieu. Quel est l'objectif ? Qu'est-ce que les personnes ont voulu faire de ce lieu ? Et du coup, c'est super intéressant. Oui,
- Alexandre FRANCO
ça doit être sympa parce que là, forcément, il y a une histoire derrière, etc. Une histoire, une dimension temps qui est intéressante aussi.
- Maximiliann Sillans
Une vision aussi de comment on se projette dans le lieu, etc. Parce que du coup, c'est une transformation littéralement. Ça n'a plus rien à voir. C'était un corps de ferme à l'abandon, etc. Et là, ça va devenir plus une salle de réception, une chose comme ça. Du coup, c'est vrai qu'il faut se projeter, mais le projet est beau, justement.
- Alexandre FRANCO
Cool. Tu peux nous dire où est-ce qu'on retrouve un petit peu tes vidéos, comment on peut te contacter, etc.
- Maximiliann Sillans
Tout est centralisé sur mon site après, sileance.com. c'est là d'où tout part. Là où les gens me contactent aussi généralement, mais après sinon je suis présent sur les réseaux sociaux, Instagram, Facebook, LinkedIn aussi, où j'essaie de communiquer un petit peu, parce que c'est ma cible aussi les entreprises ou les associations. Et après sinon la plateforme royale, c'est YouTube quoi, pour de la vidéo. Donc ça dépend, des fois j'essaie de tester des trucs un peu et tout. Tout à l'heure je parlais de van, et donc là je me suis fait un petit voyage, j'étais dans le Jura, je suis en train de... de finir de monter le vlog, donc je m'amuse aussi sur des trucs un peu différents. C'est là où je poste mes courts-métrages généralement.
- Alexandre FRANCO
T'as deux plateformes, je crois, sur YouTube.
- Maximiliann Sillans
Ouais, c'est ça. Donc il y a une plateforme, on va dire, plutôt orientée pro, où c'est vraiment les créations que je peux faire dans le cadre professionnel, et l'autre compte où je m'éclate, je fais mes trucs, et c'est là où je diffuse mes courts-métrages. Tu vois, j'ai du mal à diffuser, par exemple, sur Instagram, en me disant que les gens vont me juger un petit peu. Voilà, c'est difficile de s'ouvrir, alors que sur YouTube, pour moi, c'est plus ouvert. Enfin, tu peux envoyer des trucs, que ça prenne ou pas. Y'a pas d'intérêt à comprendre, c'est que du plus.
- Speaker
T'as capté ou pas ? T'as capté ?
- Maximiliann Sillans
Exercice pas facile de parler de soi de se mettre en avant mais c'est très cool
- Alexandre FRANCO
Je vous mettrai tous les liens pour retrouver ton site les plateformes etc sur la description et puis nous on se retrouve le mois prochain pour un nouvel épisode merci d'avoir écouté cet épisode de Capté Podcast si ça vous a plu abonnez-vous c'est le meilleur moyen de soutenir le podcast et de ne rien manquer de la suite Capté est disponible sur Apple podcast Spotify, Deezer et sur toutes les plateformes d'écoute. On se retrouve le mois prochain pour une nouvelle conversation, un nouveau parcours, un nouveau déclic. A très vite ! T'as capté !