- Speaker #0
Ça prendra le temps que ça prendra, mais je vais vous arrêter. Quand j'en aurai assez, j'arrêterai de moi-même. Non, vous n'arrêterez jamais, parce que vous ne faites pas ça pour la vache.
- Speaker #1
Et bienvenue dans un nouvel épisode de Ce n'est que du cinéma, le podcast qui réunit des amoureux de cinéma autour d'une table afin de commenter l'actualité des sorties, vous faire découvrir ou redécouvrir des pépites enfouies dans le passé, ainsi que nos coups de cœur du moment. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être accompagné de Jess, de Sacha et de Nora. Comment ça va les amis ?
- Speaker #2
Mais ça va bien !
- Speaker #0
Moi je vais très très bien, je suis content d'être avec vous les copains
- Speaker #3
Vous êtes au max de l'énergie là Moi je suis à fond, je suis au top Je suis content d'être là,
- Speaker #1
bonjour tout le monde On se l'indice
- Speaker #0
Hyper cadré, alors moi je suis vraiment content d'être là,
- Speaker #3
c'est une période super sympa Ça va être chouette J'ai hâte de parler cinéma Je déborde d'émotions Bonsoir
- Speaker #1
Bon alors très très bien les amis, juste avant de vous présenter le programme de la semaine Vous le connaissez, notre sponsor qu'on adore Sounor, la plateforme Sounor C'est une plateforme de streaming belge qui a été conçue pour et par des amoureux de cinéma Alors, Avec son large catalogue riche et varié, Sooner propose une alternative locale aux plateformes internationales et offre un regard unique sur la richesse du cinéma européen et mondial. Sur la plateforme, on y trouve à la fois des films intemporels, des films primés dans les plus grands festivals, malveu clin d'œil à mes deux acolytes du Festival de Cannes, des trésors cachés, mais aussi les dernières sorties de cinéma à la demande. Vous rappelez aussi que si vous ne voulez rien rater de nos aventures, foncez vous abonner sur Instagram et TikTok, ce n'est que du cinéma. C'est là-bas qu'on vous ouvre les coulisses du podcast et qu'on organise par exemple des concours pour gagner. des places de cinéma. Et puis, si ce podcast vous plaît, n'hésitez pas à lui mettre 5 étoiles sur Spotify, Apple ou quelle que soit la plateforme que vous écoutez, de nous laisser un petit commentaire. Ça nous donne un maximum de force pour vous proposer toujours plus de magie cinéma. Alors, les amis, cette semaine, un épisode avec pas 1, pas 2, pas 3, pas 4, pas 5, pas 6, je sais plus combien. Plein de films. Et pas de pépites pour la première fois depuis très longtemps. Pourquoi ? Eh bien, c'est pas sorcier. C'est parce que les sorties cinéma sont tellement... Je ne sais pas vous, mais excitant dans ce début d'année. Il y a tellement de films à couvrir qu'on n'a pas trop réussi à se mettre d'accord. Donc, on a une sélection Mastakostode. Voilà. Superstein a dit.
- Speaker #3
Mastakos.
- Speaker #1
Mauskos. Voilà,
- Speaker #3
on a bien bossé. On a fait un peu de muscu.
- Speaker #1
On est au match. On a pris des prods.
- Speaker #3
Crossfit tout ça.
- Speaker #1
Et on a pris des prods. Très bien. Alors, on va vous parler de Hamnet, nouveau film de la réalisatrice Chloé Jao. Ensuite, on vous parlera de l'affaire Bojarski, l'histoire oubliée du plus grand faussaire de billets dans la France des années 60. Ensuite, on vous parle d'un sujet léger. Léger, vous allez voir. Nuremberg. Voilà, retour un petit peu romancé sur le procès de Nuremberg, je vous le donne en mille. Le tout avec un casting 5 étoiles. Ensuite, on enchaînera avec un nouveau thriller survival de Sam Raimi qu'on adore. Un petit huis clos sur une île déserte. Ça s'appelle Sand Help. Et puis, enfin, Jessica nous parlera, en bref, de Gourou. Voilà, Gourou, où Pierre Ninet incarne un puissant gourou. poursuivie par une sénatrice qui tente de réguler un petit peu sa profession. Je fais des guillemets radiophoniques de sa profession. Et puis le tout sans oublier nos coups de cœur de la semaine. Est-ce que vous êtes prêts ?
- Speaker #0
Pardon, j'étais super excité,
- Speaker #4
excusez-moi.
- Speaker #1
Alors, Amnette, pour le petit pitch, nous sommes en Angleterre en 1580. Un professeur de latin fauché fait la connaissance d'Agnès, jeune femme à l'esprit libre. Fascinés l'un par l'autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d'avoir trois enfants. Tandis que Will, vous l'aurez compris, William Shakespeare, tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnès Assument seuls les tâches domestiques Lorsqu'un drame se produit, le couple autrefois profondément uni Vacille, mais c'est de leur épreuve commune Que naîtra l'inspiration d'un chef-d'oeuvre Universel Donc nouveau film de Chloé Jao avec Pascal Avec Pascal Mescal Avec Pascal Mescal Avec Paul Mescal, Jesse Beuclay et Emily Watson Petit tour de table rapide, d'abord à chaud Qu'est-ce qu'on a pensé de ce Hamnet ?
- Speaker #2
Magnifique, je pense que ça sera dans mon top De l'année Moi c'est un très grand oui
- Speaker #3
Alors, film sublime, mais un peu trop, pour l'interrogation, déchirant.
- Speaker #0
Ok. Ok, philosophie. C'est énigmatique. C'est énigmatique.
- Speaker #1
Moi, j'ai adoré, voilà. Mais je vois les ficelles pour nous tirer les larmes. Et ça... plus je les vois les énormes cordes de Disney mais voilà on pense que c'est un oh mais qu'est-ce qu'il faut pas en faire potentiellement il a quand même été un petit peu cadenassé pour faire les Oscars pour un peu tirer les larmes et tout et ça j'aime pas quand on me manipule même si j'ai adoré la proposition et que j'ai chialé comme une madeleine.
- Speaker #0
Et c'est ok !
- Speaker #1
50 scènes dans la petite jarre, on a dit, à chaque fois que tu dis ça. Alors, qui veut en comprendre un peu plus dans les détails ? Ah mais je sens que...
- Speaker #0
Non mais ça, tu n'es pas honnête, mais tant le quitte le podcast, donc autant lui laisser 10 minutes. Vas-y, on t'écoute. Désolée,
- Speaker #2
c'est écrit pour moi de toute façon, mais j'avais très très peur de le voir. Allez, on part sur un tunnel.
- Speaker #0
On part sur un tunnel, Nora va parler sentiments.
- Speaker #1
Sacha, t'es toi, laisse Nora parler.
- Speaker #2
Non mais j'avais peur de le voir, donc je me suis préparée psychologiquement. Je conseille d'ailleurs de se préparer à ce qu'on va voir, parce que je pense qu'il y avait des nanas juste à côté de moi qui juste avant la séance disaient Je ne sais pas du tout, je n'ai pas du tout regardé de quoi ça parlait. J'étais là, enjoy, préparez-vous. J'ai entendu des mouchoirs. Donc voilà. Mais donc c'est adapté du roman du même nom de Maggie O'Farrell. Et vraiment, je trouve l'origine littéraire dans le film. C'est un film super fort, physique, très sensoriel. Et en fait, ça part vraiment de, sans spoiler, mais ça part vraiment de deuil d'un enfant et de comment est-ce que les deux personnages vont... vont s'en sortir et vont surmonter cette épreuve. Et c'est un film que j'ai trouvé magnifique, aussi sur la maternité, sur les corps, il y a vraiment un côté un petit peu à la fois poétique, à la fois un petit peu spirituel, qui est très très fort. Les performances sont incroyables, mais c'est vrai que la performance de Jesse Beuclay écrase tout. Même si j'ai beaucoup aimé l'interprétation de Jacobi Jupe, qui joue le fils d'Hamlet, je trouve que ça... parle de l'origine de la pièce Hamlet et de ce qui a conduit ou ce qui aurait mené, c'est imaginé mais donc William Shakespeare a écrit cette pièce mais finalement c'est secondaire le film ne traite pas vraiment de ça je trouve que ça parle vraiment du sentiment de deuil de ce sentiment de maternité tout est vraiment centré sur la performance de Jesse Pugley en tant que la compagne de William Shakespeare donc Agnès et c'est un film en fait très sobre, je retrouve malgré tout, j'entends ce que vous dites de ça nous arrache les larmes, mais à la fois c'est très brut. Tout est très brut, tout est très lié avec la nature, les éléments, etc. Et donc ça crée quelque chose de très, que je trouve assez sobre, tout en amenant évidemment ce rôle de l'art, ce côté... C'est dur comme film, et à la fois j'ai trouvé ça cathartique. Je trouvais qu'il y avait quelque chose d'une puissance, et quelque chose de très beau. qui emporte vers la fin et donc j'étais pas détruite par le film j'avais quand même peur avant de le voir mais au contraire ça m'a plus emportée et je trouvais qu'il y avait une force énorme tu rentres dans le ring Sacha je vais donner la parole à Jess pour la pensée de Hamnet ok
- Speaker #3
moi d'abord j'ai été un peu dur très très brièvement en donnant mon avis en condensé en soi j'ai beaucoup aimé le film vraiment à fond pour moi c'est un des meilleurs films en ce début d'année j'ai trouvé le début sublime leur rencontre est hyper belle les dialogues sont trop beaux il y a vraiment une alchimie entre eux, c'est hyper romantique elle a aussi Agnès le personnage d'Agnès a cette connexion à la forêt c'est un peu une sauvageonne je trouvais que le film était sublime et puis effectivement on les suit avoir cette histoire d'amour, se marier, fondre une famille et on ne spoil pas mais il y a effectivement un drame une paire de armes. leur enfant donc je m'attendais tu as dit que tu ne spoilais pas on ne spoil pas mais il va se passer ça on le sait on ne spoil pas il traverse un deuil terrible non on le sait dès la bande-annonce en général si vous voyez la bande-annonce c'est difficile de parler du film sans débloquer ce qui se passe et donc je ne m'attendais pas effectivement à ce que ce soit aussi triste j'ai aussi beaucoup beaucoup pleuré au milieu du film quand ce drame arrive je trouve qu'on ne nous épargne rien et donc c'est peut-être le mini bémol que j'ai c'est que je me suis dit tiens est-ce que c'est justifié de vraiment tout voir à ce point-là. Et puis, Jesse Buckley qui pleure de toutes les larmes de son corps. Et puis, le petit garçon, il est tout mignon. Enfin, voilà, il y a vraiment des trucs. Tout est calibré pour qu'on pleure comme des madeleines. Donc, je me suis juste demandé à un moment donné, pourquoi ils ont poussé à ce point-là le curseur et la musique est dramatique. Et voilà. Juste pendant un moment donné, dans le film, pendant 10 minutes, je me suis dit, OK, ils y vont vraiment à fond pour nous faire chialer. Mais après ça, j'ai trouvé qu'on suit quand même effectivement comment ils essayent de se réparer, comment ça impacte le couple. En fait, on les voit complètement détruits. et puis À la fin du film, il y a un peu plus d'espoir. Je trouve qu'il y a vraiment une réflexion assez intelligente sur le deuil, sur l'impact que ça a sur le couple. Et c'est vraiment ça. Effectivement, on s'en fout que ce soit William Shakespeare, ça pourrait être n'importe qui d'autre. On les voit vraiment traverser ça et tous les deux, ils jouent super bien. La photo est super belle. L'histoire est extrêmement forte. Donc si, je dois dire que j'ai vraiment bien aimé le film. C'est presque un chef-d'œuvre. Je me suis juste demandé si on devait vraiment... Est-ce qu'on doit parfois voir des films aussi tristes ?
- Speaker #1
Et toi, Sacha ? Tu es peut-être celui qui a le moins aimé un tour de la table. Tu rigoles, moi je pense que c'est celui qui a préféré.
- Speaker #3
Il a adoré.
- Speaker #0
Moi, je pense que je vais faire un peu gaffe et ne pas essayer de dire ce que vous avez déjà dit. Moi, je pense que la force principale de ce film, c'est sa mise en scène. Parce qu'en fait, ce qui marche dans ce film et ce qui vous a touché, selon moi comme moi d'ailleurs, c'est son côté terriblement humain. Comme tu l'as dit très bien, Nora, c'est un film qui est vraiment brut de décoffrage parce qu'en fait, il n'y a pas d'artifice derrière. C'est vraiment, c'est un film que j'appelle tranche de vie. Parce que sur papier, on va suivre un couple d'une année A à une année B. On veut juste filmer ce qui se passe entre. et donc je reviens à cette mise en scène Pour moi, ok, le thème principal de ce film, c'est évidemment le deuil, mais aussi, ce film nous parle, selon moi, de perspective. C'est-à-dire que tout du long de ce film, il utilise une mise en scène pas organique, parce qu'il n'y a pas tant de mouvement que ça, mais c'est à chaque fois, quand il y a une conversation entre un personnage A et un personnage B, le sujet de base, c'est le personnage A, sauf qu'après la conversation, la caméra va suivre comme le bâtonnet de la perspective vers le personnage B. Et grâce à ce procédé de mise en scène, on va en apprendre un peu plus sur... tous les personnages qui font partie de cette famille ce petit village, on va en avoir beaucoup plus sur comment est-ce qu'ils ressentent les choses en fait et c'est comme ça que ce film est terriblement selon moi humain et nous touche à ce point, c'est parce que tout le monde a droit à son petit moment pour dire comment est-ce qu'il voit les choses, comment est-ce qu'il voit la vie pourquoi est-ce qu'il est mal dans sa peau, pourquoi est-ce qu'il a besoin de ça ou ça pour avancer ou pour au contraire revenir à tel endroit et évidemment le tout surplombé d'un Paul Mescal et d'un Jesse Buckley magistral, les deux se complètent ces deux Stradivarius ici pour reprendre les Monsieur Daillé, c'est incroyable Ah non, vraiment, je trouve qu'à deux, ils ont une alchimie de tarés. Non, déplaise, le reste du casting est tout aussi impeccable, selon moi. Ce film est vraiment... C'est pour moi un chef-d'oeuvre. Il est parfait de bout en bout, que ce soit dans sa mise en scène, sa narration. Je l'accorde, il est vraiment over the top. Sur certains points, je l'accorde. Mais après, c'est l'exercice, c'est une tragédie. Ça représente les tragédies de l'époque. donc si tu acceptes le fait que on prend les codes et qu'on les pousse un peu franchement moi je me suis laissé embarquer et qu'est-ce que j'ai adoré franchement et enfin je termine avec ça l'aspect mystique du film qui laisse place à l'interprétation c'est ça le plus beau c'est parce que tu sors de ce film, j'étais avec ma fiancée voilà parce que je voulais le placer, je suis fiancée je suis assez fier de ça, je t'aime mon amour mais bref voilà et parce qu'en fait l'impression c'est que chacun a sa vision de la chose, Chloé donc Chloé Jao la réalisatrice permet une certaine mise en scène libre sur certains points pour que tu puisses se dire Qu'est-ce que ça représente pour toi, selon toi ? Oui,
- Speaker #1
je n'ai pas grand-chose à rajouter, mais il y a un élément que je trouve vraiment sublime, c'est qu'Amlet, en fait, la pièce, j'ai eu la chance de l'étudier quand j'étais à l'UNIF en anglais, il y a quelque chose qui caractérise la pièce, c'est que le père d'Amlet dans la pièce, le roi du Danemark, est assassiné au début. C'est la toute première chose qu'on découvre. Et il n'est pas assassiné de n'importe quelle manière, il est assassiné d'une manière interdite, même dans les codes de la guerre les plus horribles. Il est assassiné dans son sommeil. C'est quelque chose qu'on ne fait jamais quand on assassine quelqu'un. Et en plus, il est assassiné avec du poison, ce qui est aussi extrêmement vil comme façon d'assassiner quelqu'un. Donc, il y a quelqu'un qui dort et parle poison. Et c'est tellement choquant dans la mythologie générale que toute la nature va être bouleversée. C'est-à-dire que toute la pièce d'Hamlet, en plus de la tragédie qui s'y déroule, est marquée par une nature contrariée, renversée, des éclairs, des orages, les océans qui se retournent. tourne la météo qui est complètement atypique parce que c'est comme si la nature a été violée dans quelque chose de très fondamental, dans ce meurtre tout à fait hors nature et en dérespect total du cycle normal de la nature. Et toute la pièce est designée là-dessus et je trouve ça très fort d'avoir fait un film où la nature est présente, l'énergie naturelle est présente en faisant cette femme des forêts, cette femme des bois qui voit les choses avec un œil très différent. avec pas mal de mysticisme, etc. Le premier plan est merveilleux, elle est levée dans cette racine en rouge. Chloé Zhao, c'est aussi une réalisatrice aux origines chinoises, donc la couleur rouge est ultra symbolique pour la Chine. Jusqu'à pas longtemps, on peut encore aujourd'hui se marier en couleur rouge, c'est la couleur de la chance, de l'amour et de toutes les choses positives. Et c'est juste super bien d'avoir réussi à faire à la fois une histoire d'amour, mais de l'avoir vraiment mis à travers le prisme de cette nature contrariée. Et voilà, j'avais très peur du monologue, « To be or not to be » . et je trouve que déjà il apparaît deux fois et je trouve qu'il est deux fois bien fait dans des interprétations totalement différentes par deux personnages différents c'est quand même le truc à ne pas rater quand tu le fais amener voilà moi ça m'a embarqué j'ai été le voir avec mes parents j'ai emmené ma maman je vais pas souvent au cinéma avec ma maman et ça l'a bouleversé aussi donc moi je suis totalement pour voilà même si c'est un peu pathos et en même temps c'est tragique quoi c'est une des plus grandes tragédies de l'histoire donc à un moment donné la pièce est une des plus grandes pièces donc en fait voilà banco à un moment donné on peut se prendre un coup de patosse dans la tronche, c'est ok
- Speaker #0
Ah il l'a dit ! 50 centimes !
- Speaker #2
C'est exactement ce que j'allais dire ça pourrait être un télo mais en fait bien joué d'avoir repris toute une partie aussi de la pièce d'Hamlet dans ce film en en faisant quelque chose de si fort de si touchant vers la fin et de ce lien avec la vie personnelle et en même temps, ce lien entre l'art et nous qui sommes dans la salle de cinéma. Il y a quand même une intelligence dans les dernières scènes qui est vraiment remarquable. Et aussi ce que tu disais par rapport à ce lien à la nature. Moi, j'ai adoré ce truc aussi du corps. Du corps et de la maternité. Cette scène d'accouchement est complètement incroyable. Il y a des choses... tellement bien filmé et qu'on ne voit pas dans d'autres films aussi sur cette ode. Je trouve qu'il y a un peu un truc aussi d'ode au corps féminin et de ce lien entre la maternité, la nature, de ressentir les choses au plus profond.
- Speaker #3
Une petite ode aussi à l'absentéisme paternel comme il faut aux deux. Non, ça va. En fait, lui, il n'est pas là. Il n'est pas là par moments, effectivement.
- Speaker #1
Très très bien, en tout cas, dites-nous ce que vous avez pensé de ce film Amnet et nous, on va passer au deuxième film de notre sélection, L'affaire Bojarski.
- Speaker #5
Comment tu t'appelles ? Ernst Bojarski. Cinq ans si tu es chopé pour des fous bas de lune, trente pour des fous billets.
- Speaker #3
J'avais jamais vu d'aussi réussi.
- Speaker #5
Règle numéro une, ne pas écouler plus d'un billet par boutique.
- Speaker #3
Pour quatre ans sans francs. Il est tout neuf ce billet.
- Speaker #5
Règle numéro deux, rien d'autant pas toi. Tout à fait. Règle numéro trois, la dissolution.
- Speaker #4
On regarde ce que t'as fait. Merci. Oh, oh, il m'est dans le comté ! Ouvrez votre valise !
- Speaker #6
Tu me casse-qui ?
- Speaker #1
Alors pour le petit pitch, nous suivons le personnage de Jan Bojarski, qui est un jeune ingénieur polonais qui se réfugie en France pendant la guerre. Il utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l'occupation allemande. Après la guerre, son absence d'état civil l'empêche de déposer ses brevets, c'est un inventeur, pour ses nombreuses inventions, et les limiter du coup à des petits boulots mal rémunérés. Bon, ça se passe pas très bien, jusqu'au jour où un gangster lui propose d'utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. C'est un film de Jean-Paul Salomé avec Reda Kateb dans le rôle principal, avec Bastien Bouillon dans le rôle du commissaire qui essaie de le poursuivre pendant presque 15 ans, et Sarah Giraudeau qui joue le rôle de la femme de Reda Kateb. Petit tour de table rapide, qu'est-ce qu'on a pensé de ce Affaire Bojarski ?
- Speaker #2
Pour moi c'est oui, divertissant, vraiment sympa à suivre, bien joué, très plaisant.
- Speaker #0
Moi je suis désolé, je ne l'ai pas vu, parce que pour moi ça va avoir une tranche de téléfilm, et j'ai hâte de vous entendre me dire pourquoi ce n'est pas un téléfilm.
- Speaker #1
Très bien, tu joues le rôle
- Speaker #3
Oui, j'ai trouvé le film sympathique Mais pas révolutionnaire Voilà un petit film Ça aurait été sympa, un gout manchoir sur TF1 C'est pas vrai
- Speaker #1
Tu n'as pas lu le film, d'accord ? Tu n'as pas le droit Tu vas au coin Moi j'ai adoré, c'est un de mes meilleurs films Déjà de cette année, je pense qu'il va rester Dans un top 10, ça m'a embarqué de fou Je trouve que c'est hyper bien fait Ça fausse peut-être un peu le jeu Que j'étais en présence du Réal et de Reda Kateb, dont c'était l'anniversaire. Donc on était à l'UGC, on lui a chanté. Ah oui, t'étais à côté de mon billet. J'ai même reçu un des billets, un des faux billets qui a servi dans le film. Ah oui, oui. Mon avis est vendu. Merci. Non, non, non. Mais indépendamment de ça, non, non, vraiment pas, parce que des visions près, j'en fais beaucoup comme ça, et ça me fait pas toujours cet effet-là. Et franchement, si je le pense pas, je le dis pas. J'ai vraiment adoré. Je trouve que c'est hyper bien joué, Red Akateb, moi c'est la première fois que je le vois alors que c'est un acteur qui est quand même déjà un peu plus connu, qui a déjà des performances, même à l'international, exceptionnelles. Je pense qu'il n'a pas déjà, je regarde, sous le contrôle de Jess, un César ou l'autre. En tout cas, nommé, je suis sûr, déjà au César. Comme ça ne va pas dire. Pas de tête.
- Speaker #6
Pas eu pour Hippocrate ?
- Speaker #1
Voilà, Bastien, possible. Bastien Bouillon, j'adore. En fait, voilà, je regarde Nora, on est des aficionados de Bastien Bouillon, même si on est peut-être en train d'entrer dans l'air où il y a le trop de Bastien Bouillon. C'est toujours le problème. J'ai Bastien Bouillon à toutes les séances. Mais ça commence à être un petit peu trop partout, faudra voir génial pour lui d'enfin pouvoir résoudre une enquête aussi Après ne l'avoir jamais résolu Durant la nuit du 12 D'ailleurs j'en ai parlé avec Jean-Paul Salomé Qui dit qu'il lui a fait la même fin Il me dit merci de me donner ce rôle
- Speaker #3
La fin du film
- Speaker #1
Il serait connu Donc oui je suis complètement vendu A ce film mais indépendamment j'ai vraiment adoré Je trouve que Sarah Giraudeau pareil que je n'avais jamais vu M'a soufflé J'ai tout aimé j'aime le rythme J'aime cette poursuite, le bandit et le policier. Et en même temps, cette relation qui se crée entre eux, cette admiration mutuelle qui est basée sur des faits réels. Évidemment, l'histoire est très bien documentée. Ils ont été coachés, j'allais dire conseillés par la fille de Bojarski. Du coup, Anne qui a aidé aussi à tout ça, qui a donné beaucoup d'archives. Enfin voilà, ça a été très fort aussi pour la famille parce que dans la famille, on n'en parlait pas parce que c'était celui qui a fait de la prison. Bref, pour moi, c'était un strike.
- Speaker #2
Non mais c'est chouette, j'allais sans trop d'attente, mais c'est vrai que j'aime bien les films un petit peu de track. Parce qu'en fait c'est ça, à un moment ça devient un film de track, mais aussi on voit comment ce faussaire procède. C'est vraiment un film sur sa technique, sur son art presque. La track de Jean Véniaud,
- Speaker #1
ça que j'adore, c'est génie quoi.
- Speaker #2
Voilà, c'est la track du génie et clairement on n'a pas envie qu'il se fasse coincer quoi, il faut le dire. Donc ça fait un peu un catch-me-fickin, il y a aussi ce côté de jeu avec l'enquêteur. comme dans Hit, avec cette scène où ils prennent un café, il y a un peu ce même truc dans le film aussi, à la française. C'est très très français. Mais moi j'ai beaucoup aimé. C'est vrai que Bastien Bouillon, je trouve qu'il est ultra charismatique. Je trouve qu'il est super convaincant en commissaire, qui va absolument le coincer. Je trouve que le duo d'acteurs fonctionne très bien. Un beau casting aussi, il y a aussi Pierre Lautin dedans. J'ai trouvé ça... Bien sûr, ce n'est pas un film... grandiose,
- Speaker #3
mais c'est très sympa à suivre une sorte d'enquête policière et la traque d'un homme qu'on n'a pas envie qu'il se fasse choper moi j'ai bien aimé moi aussi j'aime beaucoup le sujet de base je trouve ça cool le fait de suivre des histoires vraies et de suivre ce faussaire et de voir la relation entre le flic et lui j'adore ce genre d'histoire un peu comme dans Catch Me If You Can on pense tout de suite à ce film là c'est ce genre de truc que j'adore Je trouve que le film, la reconstitution années 50-60, est assez bien réussi. Je trouve qu'on est bien dans l'époque, ça se passe bien.
- Speaker #1
C'est vrai, on est bien immergé en fait.
- Speaker #3
On est bien immergé dans l'époque. Je trouve qu'effectivement, le film explore aussi un petit peu ce côté zone grise entre éthique individuelle et l'éthique de la loi. Voilà exactement, merci. Donc le film aborde un petit peu ça, plus qu'un faussaire, c'est aussi un artiste qui a peut-être besoin de reconnaissance, le film parle un peu de ça. Mais je trouve que le film aurait pu aller un peu plus loin dans ces thématiques, j'étais un peu frustrée finalement, je trouvais que ça effleurait un petit peu, et je me dis tiens, il aurait pu aller un petit peu plus loin. Et je trouve, oui, Reta Kateb il est vraiment bien, Bastien Bouillon moi je l'adore dans l'absolu, là je trouve que son jeu était parfois un peu théâtral, ou sa façon en tout cas de donner la réplique, je sais pas si c'est l'écriture du texte ou si c'est son jeu. Mais il y a des moments où on a coupé nous balancer une punchline face cam, je trouvais un peu kitsch. Il y a des moments où je trouvais ça un peu moins convaincant. Je ne sais pas pourquoi il m'a un peu moins convaincue. Et justement aussi la relation entre les deux personnages, le flic qui poursuit le faussaire pendant 15 ans. Il y a plein de films, comme tu l'as dit, Hit ou d'autres, qui exploitent ce filon-là. Je trouve qu'ils l'ont un peu raté aussi. Je n'ai pas été à 100% convaincue par le côté ambigu de leur relation, même si c'est sympa. Je trouve qu'on passe un tout petit peu à côté. Je suis un petit peu haute un petit peu. Et je trouve, oui, la mise en scène années 50-60, la reconstitution années 50-60 est crédible. Mais je trouve que la mise en scène est un petit peu trop classique, je trouve, pour l'ambition du sujet. Je trouve qu'effectivement, peut-être que Hollywood réussit mieux ce genre de film que les Français. Donc voilà, j'ai bien accroché à l'histoire. Je me suis laissée prendre par le film, mais après je ne me suis pas dit que c'était... incroyable non plus. Je n'ai pas été prise par le suspense parce qu'on se doute comment ça va finir.
- Speaker #2
Il y a quand même ce truc passionnant dans ce genre de film de quelle est l'erreur qui va faire que. Il y a toujours à un moment une faiblesse qui apparaît. Ici, on ne va pas dire laquelle. Mais il y a une faiblesse qui apparaît qui fait que le gars se fait prendre. C'est un élément passionnant dans les films.
- Speaker #3
C'est vrai que tu as raison. On se demande ce qui va se passer. Et l'autre truc que j'ai bien aimé dans le film, et tu l'as mentionné, c'est qu'il y a beaucoup de scènes consacrées à la fabrication des faux billets. Pour ça, ils ont mis les moyens. On a vraiment les machines, on le voit vraiment faire. Et à chaque fois que l'État ressort des nouveaux billets plus complexes à reproduire, il doit perfectionner sa technique. Et ça, je trouve que c'est cool. Le film prend bien le temps de nous montrer ça et j'ai trouvé ça génial.
- Speaker #1
Le fameux billet Napoléon. J'ai trouvé que sur le billet officiel De la Banque de France, son regard était un peu éteint Donc je lui ai donné un petit pimple Dans la pupille pour que Napoléon ait l'air un petit peu Et alors t'as vraiment bassé un guéris Ouais c'est vrai, il est mieux En fait oui, c'est ça,
- Speaker #3
le faussaire Essaye de faire mieux que l'original C'est comme un challenge,
- Speaker #1
j'ai vraiment adoré Pour pas vous spoiler, on peut pas vous en dire vraiment plus Mais voilà, c'est une histoire vraie Moi ce qui m'a juste donné un peu de contexte Ce qui m'a choqué, c'est qu'on aurait dû faire un sondage avant Il a fait un sondage dans la salle aussi lors de la projection. Personne ne connaît ce nom Bojarski. Alors que c'est le plus grand faussaire de l'époque moderne. Depuis qu'on a des billets dans cette époque moderne. Et d'ailleurs, il a même un surnom, le Cézanne. Qui était ce grand faussaire de peinture. Le Cézanne du billet. Et pourtant, en plus, c'était un inventeur. Il a inventé le stylo à billes. Il a inventé le déodorant à billes. Pour lui, c'était la même invention, juste un peu plus gros. Mais c'était la même chose. Il a déposé tous ses brevets aussi. C'est juste qu'il se laissait faire piquer, parce qu'un brevet ça a une durée peut-être de 10-15 ans, et que du coup, dès que l'invention a bien marché, il y a des intérêts beaucoup plus capitalistes qui ont pu mettre la main dessus, et lui n'était pas très... il était un peu tête en l'air pour ça, il n'a pas vraiment fait attention, il a inventé la chaise à piston hydraulique, des trucs de fous. Dans le film, il y a plein d'inventions, je ne vous les donne pas toutes, qui sont montrées, et d'ailleurs, c'est une question que j'ai pu poser au réel, j'ai dit, mais est-ce que c'est vrai ça ? Est-ce que ce mec a vraiment voté tout ça ? Et il dit, il n'y en a qu'une dans toute celle du film qui n'est pas vraie, et je vous laisse deviner laquelle. du coup, je ne vous dis rien. Et donc, ça, vous pouvez creuser. Mais donc, non, non, c'est fascinant. Cette histoire est fascinante. Et je me suis demandé de pourquoi, pourquoi on n'est pas au courant de cette histoire. Et la raison, c'est parce que Charles de Gaulle, président à l'époque, a vraiment très, très mal vécu cet affront d'avoir un petit migrant polonais dans son atelier qui arrive à faire des billets plus vrais que nature, mieux que ses imprimeurs français. Pendant 15 ans, pépouze. Pendant 15 ans, pépouze. Voilà, ils étaient persuadés ils étaient une armée hyper organisée en fait c'est un mec tout seul Et il a tellement mal vécu qu'il ne lui a même pas proposé un job à la Banque de France après. Il ne lui a pas proposé... D'ailleurs, les Etats-Unis ont essayé de l'expatrier pour qu'il vienne bosser pour eux. Tout le monde voulait bosser avec lui. Non, non, prison, zonzon, tu crouleras là. Et on va faire couler une dalle de béton dans ton atelier pour que plus personne ne puisse étudier même ce que tu as fait. C'est un peu cet outrage qui a été rencontré avec une réaction très virulente. Et du coup, son nom a été enterré aussi, vraiment. Alors que c'est un des personnages les plus romanesques. géniaux des années 60 françaises. Et c'est fou. Et donc rien que pour ça, l'histoire mérite d'être vue. Et je trouve que oui, ça fait peut-être un peu téléfilm, mais c'est un excellent téléfilm.
- Speaker #3
Oui, c'est un excellent téléfilm. Autre petit micro-bénemol, très rapidement. Effectivement, je crois que c'est aussi l'époque, on est dans les années 50-60, donc il n'y a rien à faire. La femme est généralement plutôt au foyer. Mais ça m'a un petit peu énervé quand même. Le rôle de sa femme qui n'est au courant de rien, elle commence à soupçonner un petit peu quelque chose, il ne la met pas dans la confidence. Je trouve qu'on a vu déjà beaucoup ça au cinéma. Je comprends, à l'époque, années 60, c'est difficile de faire autrement. C'était juste pour dire.
- Speaker #1
Non mais tu fais bien, tu fais bien. En tout cas, dites-nous ce que vous avez pensé de l'affaire Bojarski. Au chiffre que j'ai regardé, là, il y a encore tout à l'heure, avant de préparer l'émission, ça avait déjà passé les 800 000 entrées en France. Donc c'est en train de bien cartonner. Et ce qui est chouette, parce qu'ils n'ont pas non plus une publicité, une promotion de fou, c'est que le bouche à oreille fonctionne très bien. En tout cas, le billet à portefeuille fonctionne très bien. En tout cas, nous, on va passer au prochain film de notre sélection. On va passer à Send Help.
- Speaker #7
Just like I was. Of all betting. I'm a much nicer boss than you ever would. Except for maybe this part.
- Speaker #1
Senn help pour le petit pitch Seul rescapé d'un accident d'avion Linda Little et Bradley Preston se retrouvent à présent coincés sur une île déserte Pour ces deux collègues que tout oppose c'était son boss clairement et elle se faisait plier au boulot L'heure est venue de surmonter leur grief du passé et de travailler ensemble pour tenter de s'en sortir Donc film de Sam Raimi avec Rachel McAdams, Dylan O'Brien et Edil Ismail Qu'est-ce qu'on a pensé très rapidement de ce petit Senn help ?
- Speaker #0
Moi j'ai adoré Voilà. C'est incroyable.
- Speaker #2
Moi, je ne l'ai pas vu, je vous laisse en parler. Mais hyper excitée. Je sors du cinéma, je l'ai vu cet après-midi. Et j'en suis encore excitée. Retourner 5 étoiles pour ce style de film-là. D'ailleurs, je ne sais pas très bien dans quel style le mettre. Mais vraiment, un pur plaisir.
- Speaker #0
Un thriller. Je savais être thriller horrifique. Un thriller psychologique.
- Speaker #2
Non, parce que c'est décalé. Il y a beaucoup d'humour.
- Speaker #0
Je ne sais pas, j'ai décidé de faire ses noeuds de voix.
- Speaker #2
Mais vas-y, Sacha, vas-y.
- Speaker #0
c'est à moi de parler moi j'ai adoré j'ai adoré mais j'avais très peur parce qu'il avait vraiment la tronche du film à sensation tu vois ce genre de film où la bande annonce tu peux la décliner en mille petits rails ou mille petits tiktoks et où ça fait juste les moments chocs du film donc j'avais vraiment peur que ce soit un énié film un peu à la Blumhouse et puis j'ai vu le nom j'ai
- Speaker #1
vu le cachet Sam Raimi dessus et là je me dis ça peut être incroyable tu sais ce dont j'ai eu l'impression dans la bande annonce de voir ce film de Shyamalan qui s'appelle Hold une famille sur une plage déserte et ils vieillissent beaucoup trop vite ne regardez pas ce film de tu c'est super nul c'était genre film à concept qui s'épuise quand je vois le trailer je me dis ça va être la même chose mais là je vois comme toi Sam Raimi les réalisateurs d'aujourd'hui excentriques on peut en citer tous 4-5 les
- Speaker #0
réalisateurs excentriques d'aujourd'hui qui sont capables uniquement eux de faire eux-mêmes, il n'y en a pas beaucoup. Je m'explique.
- Speaker #1
Tu veux dire juste sur leur nom ?
- Speaker #0
Non, mais tu vas comprendre. Tim Burton, tout le monde voit ce que c'est. Je dis, voilà, c'est Tim Burton. Le cachet de Tim Burton, aujourd'hui, c'est super simple à refaire. Il y a plein de films qu'on pense que c'est Tim Burton, c'est pas Tim Burton. Donc Tim Burton, ok, c'est un peu dark, c'est un peu gothique. Tout le monde sait faire du Tim Burton.
- Speaker #1
C'est un mal perdu.
- Speaker #0
Voilà, j'aime beaucoup Tim Burton, mais on ne va pas se mentir. Il est devenu une parodie de lui-même. Il est devenu un peu kitsch, tu vois. Sam Raimi, personne n'arrive à le refaire. Tout le monde peut... On peut essayer de le parodier quoi ? personne n'arrive à faire du Sam Raimi comme on pourrait faire un Tim Burton. Et c'est pour ça que j'aime beaucoup ce nom. Parce que moi j'aime beaucoup M. Raimi. J'avais vu à l'époque Evil Dead, premier du nom, pas les remakes qui sont vraiment gores, Evil Dead qui était vraiment drôle et surtout Jusqu'en Enfer qui était aussi un peu hors-tour, source pour lui. Pour moi, quand j'ai vu le cachet Sam Raimi, Rachel McAdam, c'était plié, c'était de bons cours.
- Speaker #1
Et puis il est connu peut-être pour nos auditeurs, la trilogie des Spiderman, le premier du nom avec Tobey Maguire. 2 avec le docteur Octopus, c'est juste une masterpiece, absolument, c'est un de mes films préférés encore aujourd'hui.
- Speaker #2
Je dois faire une parenthèse personne n'aura la ref, mais moi quand j'étais petite, j'ai regardé Xena la guerrière et en fait c'est lui qui a fait la série qui a réalisé... C'est dingue ! C'est génial d'avoir eu l'occasion ! Aujourd'hui, et vraiment ça m'a rendu heureuse !
- Speaker #1
C'est fou, Xena la guerrière ! J'ai vu, j'ai regardé un peu la série,
- Speaker #3
c'est un film aussi complètement...
- Speaker #2
Et ben voilà,
- Speaker #3
bonsoir !
- Speaker #2
Non mais c'était trop bien ce film, franchement C'était un pur... plaisir, j'adore le fait que tu sais pas où le film va aller toutes les 30 minutes à chaque fois tu te demandes, tu penses qu'on te balade d'un moment, t'essayes d'anticiper mais c'est impossible d'anticiper ce qui va se passer donc c'est qu'une surprise bravo, duo d'acteurs génial, enfin moi Rachel McAdams j'étais hyper contente de la retrouver mais alors le duo fonctionne quelqu'un connaissait ce Dylan O'Brien ? mais évidemment, t'as jamais vu ? Teen Wolf ? est-ce que j'ai une tronche à regarder Teen Wolf ? alors ? Non mais tout de suite, t'as des nougats là ! Enfin ! Faut pas avoir des sentiments et des loups-garous ? Let's go !
- Speaker #0
Dylan O'Brien, il commence à se faire tout doucement un nom, parce qu'il fait de plus en plus...
- Speaker #1
Il a fait quoi alors ?
- Speaker #2
De labyrinthe, tu vois la trilogie ? Ou c'est une trilogie ? Oui, je pense.
- Speaker #0
Il a fait labyrinthe, il a fait des films romantiques un peu indés à l'époque, et là il commence à tourner beaucoup avec HBO pour se faire un vrai blaze, et sortir de sa... son image de jeune beau gosse de Teen Wolf, quoi.
- Speaker #2
Ouais, voilà.
- Speaker #1
Il s'adresse dans ce film-là où il est très beau gosse aussi.
- Speaker #2
il y a quelque chose non mais du coup le duo d'acteurs c'est extrêmement bien joué et je trouve que le film est bien écrit aussi franchement ça nous balade donc c'est hyper original très agréable moi je suis pas une vendue de Sam Raimi à la base mais je trouve le pitch de départ génial et on s'en mit pas une seconde on rigole c'est très décalé très second degré j'adore
- Speaker #1
franchement j'adore juste pour le redonner le pitch parce que c'est vrai qu'à le ciné je trouve qu'on rendait pas tout à fait justice c'est vraiment la toute première scène on est dans un bureau ils sont Ils sont là et t'as vraiment ce boss abusif et elle qui en gros est super, elle est hyper balèze, elle qui fait tous les chiffres, qui fait tous les dossiers, mais elle a jamais le droit au chapitre, elle est jamais dans les réunions, elle a jamais son nom qui apparaît. En fait, t'as ces vieux mecs qui s'accaparent son boulot. C'est des jeunes mecs. Ouais, c'est des vieux mecs. C'est des vieux mecs, mais des vieux jeunes mecs qui passent que leur temps à jouer au golf et qui vraiment prennent tous les fruits de son travail à elle. Et puis, ben... Comme ils sont obligés, dans un voyage d'affaires, de l'emmener avec, parce que c'est elle qui va faire le boulot, en fait, il y a l'avion qui se crache au moment du déplacement. Ils se retrouvent juste à deux survivants sur cette île déserte. Et le rapport de force va complètement s'inverser. C'est aussi un élément qu'on n'a pas dit, mais elle, c'est un peu une geek qui est fan de Koh-Lanta, globalement. Aux Etats-Unis, ça s'appelle Survivor, mais c'est Koh-Lanta, donc elle connaît toutes les plantes, toutes les bestioles, mille façons de faire des nœuds. Et du coup, c'est elle qui a le skill sur cette île et ce n'est plus du tout lui le boss. Ça, c'est le pitch parce que le film va beaucoup plus loin que ça. Mais sur papier, ce pitch est incroyable.
- Speaker #2
C'est génial. Et puis, ça commence avec, tu es coincé sur une île avec la meuf du boulot vraiment que tu n'aimes pas du tout. Et c'est elle qui se retrouve à avoir toutes les skills dont tu as besoin. Donc, en fait, le départ est génial. Mais en même temps, la façon dont le film évolue, à chaque fois, ça te prend par surprise. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
On sait que c'est vraiment un film simple, un film qui veut juste jouer sur des petites jeunes skiers par-ci, par-là. Mais non, M. Rémy, il a bien plus d'un tour dans son sac. tout du long tu sais pas du tout où il va aller et il te surprend à quelques jumpscares qui sont vraiment obligés toi c'est chouette parce que c'est des jumpscares rigolos tu sors d'un oh tu m'as eu salope je te jure c'est vrai on est d'accord dans la salle on se marrait il y a des moments les gens ils étaient genre tu vois parce que vraiment t'es content de t'être fait avoir par ça c'est drôle et c'est vraiment sa marque de fabrique c'est la petite horreur un peu grotesque vraiment hyper kitchissime j'adore dans la salle ça rigolait franchement c'est gay quoi
- Speaker #1
C'était généreux quoi Enfin moi ça m'a J'adore C'était génial C'était aussi un de mes top top
- Speaker #2
Mais super C'est vraiment l'opposé d'Amnesty Tu sors de là T'es là J'arrive pas à les choucouler T'es là Eh ben en fait On m'a baladé Du début jusqu'à la fin Surtout que je maintiens Que ce film est beaucoup plus malin Et compliqué qu'il n'y est pas Oui c'est malin C'est bien C'est bon je vais aller le voir Là tout de suite C'est pas ma casse Mais t'es là Jess Jess Qu'est-ce que tu fous là Non mais c'est vrai C'est vrai je pense Qu'on le vend bien franchement Mais il faut aller voir ce cinéma Il est sorti il y a pas très longtemps
- Speaker #1
C'est le moment d'y aller Les amis
- Speaker #0
à fond et en plus on en parle pas il est pas dans une salle je vois pas de pub mais il si mais c'est de la pub des réseaux sociaux moi je suis encore ciblé parce que je suis jeune contrairement à vous ouais mais c'est le cinéma de genre je suis pas sûr c'est ça que j'aime je serais curieux de voir les entrées je suis pas sûr que ça fasse des gros enjeux c'est quand même un nom c'est déjà un nom mais je pense hélas qu'il le cible comme un film d'horreur estival pour les jeunes c'est dommage parce que c'est bien plus ouais c'est pas ça en fait et en plus moi j'ai vu en 3D
- Speaker #1
Parce qu'il y a moyen d'aller le voir en 3D. Le film est en 3D.
- Speaker #2
Ah mais on va pas se le dire.
- Speaker #1
Le film est bien foutu en 3D. C'est-à-dire qu'il a été filmé en 3D. Une île déserte avec des bestioles qui sont parfois au-devant de l'écran. C'est sympathique. Non mais Sam Raimi il aime bien la 3D aussi.
- Speaker #0
Oui c'est ok. C'est 3D.
- Speaker #1
On enchaîne. Est-ce qu'on a encore un petit truc à dire sur ce film ? Non je pense qu'on peut passer au tchou. On l'a super bien vendu. Je pense que ça fait longtemps qu'on a aussi bien vendu un film.
- Speaker #0
Encore il est trop bien.
- Speaker #2
ça fait du bien tu vois c'est ça aussi parce que maintenant tu revois un peu quand je regardais les bandes annonces c'est les reboots de machin c'est les le disque de boomer qui a excuse moi il y avait Scrooge 7 tu vois Silent Hill machin enfin bon t'as compris donc on mit sur des trucs valeur sûre on sait très bien que ça va faire quelques entrées et puis tu vois ce film là vraiment c'est surprise sur surprise ça fait trop plaisir c'est clair en tout cas nous pour ce petit Sen Help on a envie de lui envoyer de l'aide et que les gens
- Speaker #1
aille le voir et lui faire des emplois parce que c'est ce genre de film qu'on a envie de voir récompensé parce que c'est pas compliqué Hollywood regarde les chiffres si ça marche on met plus de sous pour faire des trucs comme ça si tous les sous vont à Zootopie 2 et Avatar on est foutus voilà on est foutus bon alors très très bien on va passer au 4ème film de notre sélection on va passer autre ambiance ça c'est plus rigolo des caméras
- Speaker #4
Nura Bert has ever beaten me you wanna know why it happened here cause people let it happen
- Speaker #5
Rien de moins. La victoire totale sera considérée comme une défaite. Vous devez être flambant. Je vais mettre Herman Goring sur le stand et je vais lui faire dire ce qu'il a fait.
- Speaker #6
Vous allez vous défendre ? Qu'est-ce que vous n'avez pas dit ?
- Speaker #5
La vérité, pour une fois.
- Speaker #6
Je suis un prisonnier parce que vous venez et vous faites perdre.
- Speaker #5
Pas parce que vous êtes moralement supérieur.
- Speaker #6
Je sais plus de ce homme que tout le monde sur la planète. Vous vous êtes emprunté.
- Speaker #1
Alors Nuremberg, pour le petit pitch, l'année c'est 1945, il est temps d'instruire le procès du régime nazi à Nuremberg. Le psychiatre américain Douglas Kelly doit évaluer la santé mentale des dignitaires du Troisième Reich. Face au manipulateur Hermann Göring, il se retrouve pris dans un rapport de force, s'ouvre alors un duel avec le mal absolu. Donc film de James Vanderbilt avec Russell Crowe, un de le rôle de Hermann Göring, Rami Malek, un de le rôle du psychologue, et Michael Shannon qu'on adore, enfin moi c'est un de mes acteurs second couteau préféré. j'attends encore le film où il aura un rôle principal à part Tex Shelter à un moment donné le truc of water il n'a pas un gros rôle quand même c'est pas lui le principal c'est je n'ai plus son nom maintenant Sally Hawkins qui joue le rôle principal là-dedans mais donc petit tour de table qu'est-ce qu'on a pensé de ce Nuremberg les amis ?
- Speaker #0
et bien moi c'est un grand non beaucoup moins chaud là c'est pas comme une porte de prison c'est dommage parce que hélas l'histoire est très intéressante mais ce film est à rater mais complet pour moi Cueille-toi Jess
- Speaker #3
Je ne dirais pas que ça a raté complet, mais parce que oui, la thématique est hyper complexe. Ils ont pris cet angle de s'intéresser plus à la relation entre Goering et son docteur. Donc il y a des vrais défauts, des vraies maladresses, mais je n'ai pas tout détesté, contrairement à vous.
- Speaker #1
Pareil, justement je m'étais un peu spoilé dans le mauvais sens, dans le sens où j'avais entendu beaucoup de critiques en disant « Mais c'est quoi ce nanar absolu ? » Comment j'avais entendu cette formulation ? Comme si quelqu'un qui découvrait la Shoah pour la première fois, mais qui avait six ans d'âge mental, faisait un film en disant « On va aller avec des nazis dans une prison, c'est trop bien ! » Et j'étais genre... J'avais très très peur du coup d'aller voir le film. Et bon, il y a quand même des bonnes choses dedans. À commencer par Russell Crowe, qu'on n'attendait plus vraiment au tournant. Et je trouve que le potentiel cabotinage était élevé, avec cet accent allemand élevé aussi. Et en fait, il le fait bien, il le tient bien. Rami Malek, moi je ne peux pas m'encadrer. Je n'aime pas cet acteur... Qu'il se soit le méchant James Bond ou le chanteur de Queen. Allez écouter notre épisode de Clash entre Bohemian Rhapsody et Rocketman. Vous comprendrez ce que j'avais contre Rémi Malek. Et là, ça va. Je crois que c'est même le rôle que je préfère de lui jusqu'à présent. Moi, ça passe bien. Le film me prend. Les scènes de procès, moi, j'aime bien. On est quand même fans. Pas aussi dur que vous, mais du coup, hâte d'entendre vos... Je commence peut-être par ceux qui ont le moins aimé. Allez-y, sortez vos armes.
- Speaker #0
Tu veux commencer ou je le démonte en premier ? alors écoute moi bien en plus sérieusement le problème de ce film c'est effectivement le mec derrière son réalisateur c'est très simple j'étais voir la biographie du monsieur il a jamais fait un film peut-être un clip pour Bruce Springsteen par contre c'est surprenant le choix de ce réalisateur j'aurais aimé quelqu'un avec un peu plus de caractère ou de bouteille c'est son projet c'est
- Speaker #1
un long article dans la presse et avant même que l'article se soit adapté en roman Il avait déjà fait un script cinéma pour ça. Puis quand le roman est sorti, il a encore ajouté ça à son truc. Mais c'est son projet, du coup, tu ne peux plus l'enlever parce que c'est lui qui a porté tout. Il n'a pas été financé, le film. Personne ne voulait financer parce qu'il y a des mots qui sont démonétisés sur YouTube, on va dire ça comme ça, des gens nazes. Et du coup, il a fait tout seul. Il a pris les sous tout seul, donc il a tout fait tout seul. C'est pour ça que c'est lui. Mais je suis d'accord, il n'a rien fait, ce mec. C'est peut-être le problème du film.
- Speaker #0
Ce n'est pas le problème du film. Ce brave monsieur, en fait, il sent très bien qu'il a le même pédigré qu'un étudiant en cinéma en première année. Non, allez, c'est vraiment très, très mauvais parce qu'il apporte plein de thématiques qui sont vraiment délicates, qui, rien que le fait de l'évoquer, normalement, peut faire plaire un être humain avec un tout petit peu d'empathie. Mais là, je me suis tapé le front. Il y a une scène dans le procès où on met les hauts dignitaires allemands face à l'horreur qui a vraiment été commise pendant la guerre. Et c'est d'un plat, c'est d'un raté, c'est d'une fadeur, c'est fade à crever. C'est vraiment un champ contre champ avec des émotions qui évoluent. Pas crescendo, mais d'un seul coup, ça va très mal. Mais donc du coup, ce qui était censé être la scène du film, la scène forte qu'on verra dans 1000 édits sur YouTube et sur TikTok, ne ressemble selon moi à rien. Et tout le film est comme ça, et l'autre principal problème de film, c'est qu'il ne sait pas où il va. Le film te propose d'abord un thriller psychologique, et puis une espèce de complicité entre deux personnes de toute auto-pose, et puis en fait ça devient un film de procès, et à la fin, il t'enfonce un message à coup de marteau, en mode, au fait, c'est ça le vrai message de mon film. Il passe à côté de son sujet. Parce qu'il essaye d'en traiter plein. Le problème, c'est que rien ne marche. Et surtout, cette mise en scène est d'une fadeur. Oh là là !
- Speaker #2
J'enfonce le clou ? Sacha te passe le marteau,
- Speaker #0
let's go.
- Speaker #2
Ok, j'y vais. Pour moi, c'est raté complet aussi. Je trouve que s'attaquer à ce sujet-là, il faut bien le faire. Surtout que ce n'est pas le premier film qui a, sur ce procès en particulier, mais sur les procès d'Auschwitz, etc. Donc il faut vraiment aller... Il faut vraiment aller à solide. Son idée, c'était l'angle. C'est-à-dire l'angle entre la relation de ce psy et Göring et comment il se fait un petit peu manipuler. Pourquoi pas de prendre cet angle-là ? Mais je trouve que ça ne marche pas du tout. Je trouve que ce n'est pas du tout bien traité. Je trouve que ce qui devrait être intéressant n'est pas mis en avant non plus. Donc en fait, je ne suis pas du tout rentrée dans ce truc-là. J'ai eu un problème dès le départ avec Russell Crowe en Gurin. Enfin, je suis désolée. C'est peut-être le même truc que j'ai avec Joachim Phoenix qui incarne Napoléon. Mais il y a quand même un truc antinomique. Ça ne va pas du tout. Il commence à parler allemand. Alors, je veux bien qu'il parle bien allemand, mais il a quand même un accent américain à couper au couteau. Donc du coup, pour moi, ça ne fonctionne pas. pas, j'ai quand même essayé de me mettre dans le...
- Speaker #0
Moi, j'ai bien aimé. La seule chose que je sauve du film, c'est que Grosso le Gros, j'avais peur qu'il cabotine. Étonnamment, c'est plus juste. C'est plus juste.
- Speaker #2
Il cabotine, mais pour moi, ça marche pas en Hermann Göring. Vraiment, il y a un truc, il a pas le côté allemand, justement. Je trouve que ça correspond pas... C'est un courré,
- Speaker #0
quoi.
- Speaker #2
Et donc, je trouve que le film manque de rythme. Il y a peut-être 20 minutes que j'ai trouvé bien. où on est au début du procès tout ce qui s'approche plus du procès est un petit peu mieux mais sinon c'est à côté et je comprends pas comment on peut passer à côté de ce film là moi j'ai vu un film il y a pas très longtemps enfin si ça fait en fait 2014 pardon Labyrinth of Lies qui était un film dramatique allemand sur justement un jeune procureur qui va en enquêtant sur les crimes de la Shoah va découvrir en fait et il va documenter, il va recueillir les témoignages c'est un film incroyable, magnifique, super bien joué etc. Et en fait quand je voyais Nuremberg je me disais, attends, allez ça va pas du tout la façon dont ce film-là traite le sujet je trouve que c'est trop sensationnaliste pour un sujet qui est très profond, très délicat c'est trop hollywoodien et donc pour moi, le côté dès que ça a commencé en fait, ça m'a sorti je me suis dit, c'est pas comme ça qu'il faut traiter ce sujet-là et c'est pas comme ça qu'il faut traiter ce procès donc pour moi c'est un ratage j'ai quand même j'ai quand même... tenu le coup mais je trouve que même le style du film convient pas et ça m'a pas sorti les émotions donc non
- Speaker #1
Et toi Jess essaye de sauver un petit peu le soldat abattu
- Speaker #2
Pas évident
- Speaker #1
Ils ont été bons dans leur attaque
- Speaker #2
Ils sont en train de me convaincre que j'ai vu un mauvais film Non changez d'avis c'est vraiment nul
- Speaker #3
non je dois avouer que moi j'ai tenu durant toute la vision du film sans me dire que je regardais un chef d'oeuvre mais pas non plus une énorme daube après voilà sujet complexe alors je pense aussi que j'ai jamais vu alors qu'il en existe plusieurs mais j'ai jamais vu de film qui traite du procès de Dürrenberg donc je pense que pour le côté procès historique ça ça m'a captivé entre guillemets intéressé mais je pense que je suis d'accord avec vous dans le sens où le film passe un petit peu à côté de ce qu'il voudrait faire c'est à dire qu'on a à la fois cette relation entre le docteur Rami Malek et donc Egering interprété par Russell Crowe c'est pas inintéressant d'avoir pris ce point de départ là mais je trouve qu'à la fin ça devient un peu trop dramatique et hollywoodien et un peu raté alors qu'au début je me dis ah pourquoi pas et je trouve qu'on effleure aussi de nouveau des trucs qu'on voit pas à fond parce que le film est inspiré du livre de Nadine de Psyche et Pau c'est à dire le schiste Et finalement, il y a ces thématiques qui sont abordées, mais on ne va pas vraiment à fond là-dessus, sur le côté de cette étude qu'a faite le médecin, c'est-à-dire que les nazis n'étaient pas des psychopathes, la question de la responsabilité, le côté sur la culpabilité, la mémoire. Il y a plein de trucs intéressants, mais je trouve qu'on passe vraiment un peu à côté. On démarre sur la relation entre le médecin et Goering, et puis ça devient un procès. Il passe à côté certaines choses et le film est un peu raté à ce niveau-là. Après, j'ai trouvé que le film arrivait à garder une certaine sobriété, même si la mise en scène est très plate. Justement, la scène qui est le climax du film, où on projette les archives des camps, heureusement, il ne nous a pas mis une grosse musique pathos. Il n'a pas mis ça pendant cinq heures non plus. Donc, certaines scènes auraient pu être complètement foirées et ne le sont pas. Donc je trouve que pour le côté historique, le film est intéressant, mais je trouve qu'il aurait pu aller un peu plus loin sur les questions morales de l'origine du mal, la responsabilité individuelle, le poids de l'histoire. Je trouve que c'était intéressant et finalement on aborde ça pas des masses, je trouve. Et je suis pas très convaincue par Rami Malek, je sais pas pourquoi, il m'a apparemment convaincue.
- Speaker #0
Il avait l'air hyper la flemme, genre il était là, il apprenait le rôle juste avant, allez vas-y, envoie la réplique.
- Speaker #3
Ouais c'est ça, il m'a pas trop convaincue dans le rôle du médecin.
- Speaker #1
Moi je crois qu'il est super content d'être là et du coup je pense qu'il est au max.
- Speaker #3
Ah,
- Speaker #1
donc lui c'est pas terrible, parce que Malek n'est pas un bon acteur, mais il est au max, du coup c'est ok, 5 sur 10.
- Speaker #3
C'est ok.
- Speaker #1
Non, non, non, mais ça passe, mais je pense que là il a vraiment envie d'être là, alors qu'avant il n'avait pas envie d'être là, c'est compliqué. Genre le méchant de James Bond ça va pas quoi. C'est compliqué, c'est un des pires méchants de James Bond depuis le début. Oh non, le dernier, il y a le crime. Quoi, dire ça ? Autre sujet.
- Speaker #2
Là, en fait, j'ai oublié un point important qui m'a vraiment gênée, c'est que moi, je n'ai pas senti... En fait, il y a toute une partie qui devrait être sur le jeu psychologique, en effet, de dire qu'est-ce qu'il fait sur la manipulation de ce gars et d'essayer, pas de comprendre, mais d'analyser un petit peu Göring et sa psychologie. Et en fait, il y a une sorte de complaisance par rapport à lui. On voit en effet le psy qui s'attache. On passe énormément de temps sur ça. Sur sa famille aussi. Sur sa famille, etc. Et donc, le caractère finalement, entre guillemets, monstrueux, de ce que cet homme a fait, pourquoi il l'a fait, et de sa mentalité derrière, est absolument... Soutenaité. Soutenaité. Et donc, en fait, on arrive à la fin du film... Je trouve que c'est trop gentil, c'est trop complaisant par rapport à ce meurtrier. On est censé nous présenter un monstre. Et on ne voit pas ça dans le film.
- Speaker #3
Le film justement c'est que ce ne sont pas des monstres les nazis, c'est des personnes entre guillemets.
- Speaker #2
Je ne suis pas d'accord, pour moi c'est faux. Parce qu'en fait Anna Arendt qui a travaillé sur la bataille du mal, elle a travaillé sur quoi ? Elle a travaillé sur les fonctionnaires qui écoutaient les ordres sans se demander plus loin. Ici c'est les hauts dignitaires nazis, c'est ceux qui donnaient les ordres. Donc on n'est pas dans le même truc. Pour moi, le film, il fait un Allemagne hyper dangereux. Un Allemagne-game.
- Speaker #3
Un Allemagne-game. C'est vrai qu'il y a Hannah Arendt et Douglas Kelly qui sont les deux spécialistes à avoir bossé sur la question de la monstruosité supposée des nazis.
- Speaker #2
Mais là, tu vois pas le monstre ? Enfin, un peu.
- Speaker #3
Mais effectivement,
- Speaker #0
on nous vend un personnage fort qui va rester dans les annales du cinéma et on voit un brave monsieur qui n'a pas assez à becquer.
- Speaker #2
Et sa femme lui manque, et sa fille lui manque. Et d'encore.
- Speaker #1
Et pour l'anecdote, je suis d'accord avec toi Nora, pour l'anecdote, le documentaire horrible de 6 minutes, qui est un vrai documentaire qui s'appelle Nazi Concentration Camp, ce qu'il lui montre dans cette scène-là, je suis d'accord aussi avec toi Jess, qu'il a au moins la décence de comprendre de ne pas en faire du pathos avec de la musique de Max Richter par exemple. Et il en... ouais, balle perdue pour lui, référence à Amnet. Non, il fait ça bien, il l'a fait exprès de ne pas le montrer aux acteurs avant. Donc il filme certaines réactions des acteurs dans la... pièce, c'est les 6 minutes uncut de voir ce documentaire il a quand même mis en contexte, il y avait 300 figurants dans le procès aussi donc tous ces gens là il leur a fait un briefing sur ce qu'ils allaient voir et ils ont tous fait une minute de silence après, enfin il y a eu une mise en contexte ça c'était pour comment ça s'est passé sur le plateau mais c'était intéressant de filmer pour la première fois Russell Crowe et les autres tous avec les images pour la première fois et certaines des réactions qui sont gardées dans le film sont des moments un peu où on baisse les yeux, on est pas bien et tout parce que c'est aussi comme ça que c'était passé forcément parce que c'est des documentaires qui ont été filmés après donc eux n'avaient pas toujours vu et aux gens. en fait, n'avait pas vu ces images non plus. Et ce qui était choquant aussi, c'est le manque d'empathie aussi de certains dignitaires qui voient ça et que ça ne change rien du tout. Par contre, ça crée une scène ultra problématique juste après. C'est que t'as un moment donné où t'as Rami Malek qui rentre en furie tout d'un coup. Il est super fâché. Oui,
- Speaker #3
c'est naze ça.
- Speaker #1
C'est très bien le jeu de mots. C'est très naze, ouais. Comme ce film. Non, non, il arrive en furie et là, ça ne marche pas. Genre, comme si Rami Malek lui-même découvrait ce truc-là. Alors oui, techniquement, il n'a pas vu les images. Par contre, le personnel,
- Speaker #3
en tant que médecin, tu ne rentres pas dans la prison en disant « Vous m'avez trahi ! » Enfin, ça, j'ai trouvé...
- Speaker #1
Non, c'est pas ton... pote en fait il t'a pas fait un coup bas c'est le plus gros dignitaire nazi et cette scène marche pas il y a un problème c'est à nouveau Rabi Malek on lui met une pile électrique on lui dit maintenant tu t'énerves et ça va pas le problème c'est que la relation est pas travaillée il va pas cacher le dos d'un seul coup ils sont super copains bref donc
- Speaker #3
oui oui non mais vous êtes en train de nous convaincre que j'ai vu un mauvais film moi 4 sur 10 ça passerait pas à la moyenne c'est vrai que les Etats-Unis aiment bien se donner de nouveau le beau rôle dans le film même si effectivement ils ont eu un meilleur rôle que les nazis de dormir.
- Speaker #2
Pourquoi pas ?
- Speaker #0
Mais même,
- Speaker #2
tu ne traites pas de ce procès-là de cette façon-là.
- Speaker #0
J'ai une comparaison. Vous le dites si je vais trop loin, mais je ne sais pas si vous vous rappelez, je crois que c'était en 2010-2012, ils ont ressorti en France un sac de billes. Le sac de billes original est quand même un film très lourd parce qu'une fois ça parle d'un sujet très délicat et le film de base est très bien mais ils ont ressorti un film et tu sens que tout l'audiovisuel français à ce moment-là voulait faire partie de l'aventure pour se redonner un peu d'image. Donc typiquement on a un Keva Dimes qui essaie de nous faire pleurer. J'ai l'impression que c'est un peu la même chose. Ce casting 5 étoiles a vu une opportunité en or de se redonner une image, de dire j'étais dans un film académique qui montre à quel point on a été des monstres à l'époque mais on peut faire mieux. Mais à la course c'est que ok on a un casting 5 étoiles qui en fait met de la chantilly Mais de base, le réalisateur, ça reste pas bon.
- Speaker #1
Il a chantillé sur du caca, ça fait toujours du caca. Voilà. Et donc, l'Abbé Ritter's Life. Et même Michael Shannon n'a rien à défendre.
- Speaker #0
Il fait de son mieux et il a quand même la scène procès du film.
- Speaker #2
C'est peut-être la bonne scène.
- Speaker #1
Mais parce que Michael Shannon est vraiment le meilleur acteur dans la pièce à ce moment-là. Non,
- Speaker #2
c'est la meilleure scène. Et donc, l'Abbé Ritter's Life. Excellent film sur comment ils ont documenté tout ce qui s'était passé dans les camps et qui va mener aux procès, aux plusieurs procès d'Auschwitz après. Magnifique film. Vraiment mieux que Nuremberg.
- Speaker #1
Vous allez voir aussi la fuite du docteur Mengele. Je me bats tout seul avec ce film, mais ça parle aussi de l'après de la fuite d'un nazi qui, lui, pour le coup, ne s'est pas retrouvé à Nuremberg. Il s'est échappé en Amérique latine. Et on suit cette fuite et cette descente aux enfers pour lui. Il a toujours été en enfer, vu ce qu'il a fait comme profession. Mais c'est très très bien aussi. Allez voir ça, c'est tellement plus intéressant de Cyril Srebrennikov que ce Nuremberg qui ne... Franchement, n'allez pas voir Nuremberg. Voilà, ça ne vend pas trop.
- Speaker #0
Allez voir Senelp. Ça parle pas de nazi.
- Speaker #1
Voilà, ça parle pas de nazi. Et c'est mieux au niveau de la psychologie des personnages.
- Speaker #2
C'est beaucoup mieux.
- Speaker #1
Bon, très très bien. On arrive bientôt à la fin de cet épisode, mais on a encore un petit... C'est pas encore le même... Je t'ai eu ! Je savais que t'allais essayer de l'avoir. On a encore un petit film que je pense seulement Jess a vu, mais quand même, vu le bruit que ça fait, vu le buzz que ça fait, on s'est dit que c'est quand même obligatoire d'en parler. On vous parle de Guru. Merci,
- Speaker #7
Nidami ! Ce que tu veux. Peste que tu es ! Mathieu Vasseur, numéro 1 des coachs français. Je vais vous donner les 12 outils de réussir.
- Speaker #8
Pourriez-vous nous donner votre définition du coaching, s'il vous plaît ? Je suis fière de toi.
- Speaker #7
Écoutez, moi je vois nos vies comme des chemins.
- Speaker #8
Un petit peu moins de métaphores et un peu plus de républiques directes, je vous en donne. Que le coaching soit une porte d'entrée vers des dérives sectaires ?
- Speaker #3
Oui, alors moi j'ai vu effectivement « Gourou » , le nouveau film de Yann Gauzlan, à qui l'on doit un homme idéal ou boîte noire, déjà avec Pierre Ninet. Alors dans ce film, on suit Pierre Ninet dans le rôle d'un coach en développement personnel, au succès incroyable, et donc on peut dire aussi qu'il vit confortablement, il a une grande maison et tout ça. Et dès le début du film, on suit vraiment ses meetings bondés. Il attire les foules, il est très charismatique et du coup il essaie de soigner, de proposer aux gens d'aller mieux. Et le film interroge un petit peu cette frontière un peu floue entre est-ce que c'est vraiment un thérapeute autoproclamé, est-ce que c'est un guide inspirant ou est-ce que c'est plutôt un charlatan qui en veut votre portefeuille. Alors le film démarre plutôt bien, on commence un petit peu comme un thriller politique efficace. Et puis ? Le film va un petit peu dans autre chose. Je vais vous en dire plus juste après. Mais par contre, ce que j'ai trouvé cool, c'est la thématique du gourou. Moi, je trouve ça plutôt cool parce que c'est vraiment un truc qui est un peu à la mode aux Etats-Unis à fond et de plus en plus quand même aussi en France. Donc, je trouve le postulat de base, l'idée de base est plutôt cool d'explorer un petit peu cette figure charismatique et un peu ambiguë. Et aussi, Anne Gosselin, il se fait de nouveau plaise comme dans ses autres films. Il aime bien un petit peu transformer son film en une espèce de thriller un peu à l'américaine pour mettre un petit peu de tension. même si... n'est pas David Fincher qui veut. Donc voilà, mise en scène de temps en temps efficace, mais des moments d'autres scènes sont un peu moins efficaces et un peu plus malaisantes aussi parce que le jeu d'acteur est très inégal. Donc voilà, pour résumer, je dirais qu'après un bon départ, on se dit tiens, on va vers un thriller un peu politique sympa. En fait, le film s'égare et s'éparpille. Le film ouvre plein de portes, mais sans jamais vraiment trouver l'élan initial. Donc au début, ça part un petit peu de la question de l'État. l'Etat va traquer un petit peu Pierre Ninet lui demander des diplômes etc il y a la question de la légitimité du métier qui est évoquée c'est plutôt intéressant mais après on va dans des relations conflictuelles avec son frère et sa femme à Pierre Ninet, puis il y a le rapport aux fans aussi qui est de plus en plus envahissant et inquiétant le personnage de Pierre Ninet en lui-même le gourou aussi on sait pas très bien s'il est gentil, s'il est méchant enfin voilà le film en fait aborde plein de sujets mais s'égare complètement et du coup nous aussi on est un petit peu perdus et on finit par se demander mais... qu'est-ce que Yann Gauzlan veut vraiment nous dire avec ce film. Moi, j'étais un peu perdue sous la fin. Je n'ai pas trop compris ce qu'il voulait nous dire avec ce film. Et parfois, Yann Gauzlan a un petit peu du mal aussi à finir ce film. Je l'ai ressenti un petit peu avec Dalloway ou avec Vision qu'il avait fait récemment. Donc voilà, un petit peu dommage parce que l'idée de départ était clairement séduisante. Mais on a l'impression qu'en voulant trop en faire, Yann Gauzlan passe un petit peu à côté de son film. Et même les cordes vocales très puissantes et très musclées et très tonitruantes de Pierre Ninet ne changent rien. Parce que Pierre Ninet crie beaucoup dans le film pour motiver les foules. Mais ça ne va pas nous motiver, nous, spécialement.
- Speaker #1
Merci pour ce petit retour sur Gourou. N'hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de ce film. Alors nous, on arrive à la fin de cet épisode, mais pas avant de vous parler rapidement de nos coups de cœur de la semaine.
- Speaker #2
Alors cette semaine, j'avais envie de vous parler de Smoke Sona Sisterhood, qui est un documentaire estonien réalisé par Anna Hintz et qui est sorti en 2023. Donc a priori, en fait, un film de 89 minutes avec des femmes dans un sauna, on hésite un peu à y aller, on se dit est-ce que ça va être long, est-ce que ça va être ennuyeux ? En fait, ce documentaire m'a cueilli. On se retrouve dans ce sauna traditionnel, enfumé, presque hors du temps. Et dans ce sauna, ce sont des femmes qui vont simplement se raconter. Donc, elles racontent leur relation à leur mère, aux hommes. Elles racontent la grossesse, le désir, le deuil et la violence. Elles parlent super librement, sans jugement, entourées par cette chaleur et dans un climat de confiance. La caméra est super pudique, mais elle montre aussi ces corps de femmes différents. Et c'est un film très, très brut, très sensoriel. C'est parfois éprouvant, mais c'est vraiment un film qui laisse parler les femmes entre elles. à leur rythme. Et donc, contre toute attente, ça devient un peu un huis clos super touchant et en même temps, un espace de réparation pour ces femmes. Donc moi, j'ai trouvé ça beau, j'ai trouvé ça fort et très touchant. Ça m'a vraiment eu par surprise. Donc je vous conseille Smoke, Sona, Sisterhood et c'est disponible sur Funeur.
- Speaker #7
T'as pas choisi la bonne équipe, mon professeur. Contrôle de police, vous faites quoi là ? On attend le bus.
- Speaker #0
Vous attendez le bus, là ?
- Speaker #7
Ça sent le shit, ça ?
- Speaker #0
Eh, c'est bon, ça va,
- Speaker #7
je gère.
- Speaker #3
Je vous filme, vous n'avez pas le droit de faire ça.
- Speaker #7
Arrête de filmer.
- Speaker #3
Non.
- Speaker #7
T'es contente, hein ?
- Speaker #0
Ici, c'est notre vie. Alors, moi aussi, sous le sapin, j'ai reçu un abonnement soudain et j'ai commencé à faire péter les films. Et un qui a attiré mon attention récemment, c'est Les Misérables, un film sorti en 2019 par Laji... Je ne sais pas comment on prononce, ça a l'air compliqué, mais je pense qu'on dit Laji. Et ce brave monsieur a écrit et réalisé, selon moi, un des meilleurs films critiques de ce qu'est aujourd'hui l'état policier français. Donc c'est clairement un film qui est, selon moi, engagé et qui te laisse une fin et une vision ouverte, propre à l'interprétation de chacun. Mais sous couvert d'un thriller crime politique qu'on peut voir cent fois, il y a vraiment un film profondément intense, profondément angoissant, qui propose une mise en scène très fermée, qui donne un espèce de sentiment de ne pas savoir respirer. tout du long de ce film. C'est pas très long, je crois que c'est 1h30, 1h40 max. On n'a pas le temps de souffler, on n'a pas le temps de s'attacher, on n'a pas le temps de comprendre ce qui se passe vraiment, on se prend une grosse claque. Et donc voilà, je recommande vraiment cette claque qu'est ce film de 2019, Les Misérables, de M. Ladd, je trouverai un jour son nom, porté par Damien Bonnard, disponible sur Sonore également. Et moi, le film dont je vais vous parler, vous l'avez peut-être déjà vu, moi j'ai pris l'occasion de le revoir sur Suneur, c'est le film Carole. de Todd Haynes qui est sorti en 2015 avec Kate Blanchett et Rune Mara au casting. Ce film nous plonge dans le New York des années 50 et on suit Thérèse, une jeune vendeuse dans un grand magasin qui fait la rencontre de Carole, une femme élégante en plein divorce. Et donc une connexion, pour le dire joliment, va naître entre elles. Et leur histoire d'amour va être confrontée aux tabous sociaux et aux obstacles qu'on peut rencontrer évidemment dans l'Amérique conservatrice. de l'époque. Le film explore tout ça, leur relation sublime, leur histoire d'amour sublime, cette histoire d'amour interdite qui est aussi entre passion, incertitude et puis une sorte de libération aussi personnelle, c'est une histoire un peu d'émancipation pour le personnage de Rune et Marat. Le film, clairement, vaut le détour pour les performances absolument magistrales de Kate Blanchett et de Rune et Marat. Je pense que moi aussi, si je vois Kate Blanchett rentrer dans mon magasin de jouets, je tomberais aussi amoureuse d'elle. Le film vaut aussi le détournillement pour la direction hyper subtile de Dot Haynes, pour l'esthétique extrêmement soignée, la reconstitution de l'époque est sublime à voir. Et la soundtrack aussi est vraiment sublime, franchement ça porte le film de bout en bout. Donc voilà, si vous voulez découvrir ou revoir Carole, vous pouvez le découvrir en ce moment sur Sooner.
- Speaker #1
C'est très bien de vous voir, M. Roper.
- Speaker #2
Je suis le manager du soir. Vous allez être si profond, vous serez inquiétés que vous n'allez jamais sortir. Le soir, le coté, le mur, les garçons de votre talent. Jonathan va vous le dire. Bienvenue dans la famille. et que la saison 2 vient de sortir 10 ans plus tard. Mais surtout parce que c'est porté par deux acteurs qui me déglinguent, Tom Hiddleston, évidemment, qu'on adore, et Hugues Laurie, qu'on voit moins, mais qui est le Doctor House, évidemment, hyper connu, mais qui est aussi un chanteur de blues, il a des albums, moi je les avais écoutés longtemps. Et puis Olivia Colman aussi, qui est juste une de mes actrices préférées aussi dans la saison. Alors le petit pitch c'est quoi ? On suit un ancien soldat britannique, Jonathan Pryne, qui est devenu gardien à la réception d'un hôtel de nuit, un petit peu l'homme à tout faire de nuit. Et puis il va croiser la route de Sophie, une proche de Richard Roper. Et Richard Roper, joué par Hugh Laurie, qui joue cette espèce de dealer en armes du marché noir, donc des armes de destruction massive, et tous les trucs les plus crades. Le mec, il finance les guerres, quoi. Trucs chimiques, trucs bazooka, il y va les temps, il vend de tout. Et du coup, Sophie décide, elle sent bien que c'est... Elle joue sa femme, donc elle sent bien que c'est un peu ses derniers jours, et donc elle fournit... à notre Tom Hiddleston préféré, des documents incriminants Roper. Et puis, ça ne manque pas, c'est dans le pilote, elle se fait assigner très rapidement, et Pine va être du coup presque contraint de devenir agent infiltré, pour essayer de coincer Roper. C'est absolument merveilleux. Franchement, je n'ai pas le temps de vous regarder beaucoup de séries, celle-là, vous regardez le pilote, si vous n'êtes pas embarqué, franchement, je ne comprends pas. C'est hyper bien, c'est une espèce de... Franchement, si ça ne prépare pas Tom Hiddleston à être un potentiel James Bond, je ne comprends pas. Il est juste merveilleux. classe, il est beau, ils sont beaux, ils sont classes, ils sont britanniques, franchement ils font ça au max c'est trop trop bien Olivia Colman qui joue la chef du MI6 qui le brief mais en même temps Do you want a cup of tea ? c'est parfait, voilà, j'ai pas encore tout vu donc là, dès que j'ai un petit peu de temps je continuerai à regarder, mais j'ai déjà vu les 3 premiers épisodes et c'est juste incroyable, vraiment cette série de Night Manager, je sais pas si vous vous l'aviez déjà vue mais vraiment allez le regarder, surtout parce qu'il y a cette saison 2 merveilleuse qui vient de sortir
- Speaker #3
Bonsoir aux hondes Merci. Vous n'allez pas me dire comme ça, dis donc. Oh,
- Speaker #4
oh, oh,
- Speaker #3
qu'est-ce que vous faites ? Pourquoi on ne s'installerait pas confortablement ? Venez donc des chips. Venez donc un petit vin, un petit grand cru. Installez-vous confortablement. Il en reste plein d'autres, des épisodes à regarder. Vous voulez aussi des hors-série ? Il n'y a pas de soucis. Abonnez-vous sur Instagram. Abonnez-vous, mettez la cloche et laissez un petit commentaire. Ça fait toujours plaisir. C'est complètement OK. Faites-vous plaisir, faites-vous kiffer et laissez-vous aller. Merci beaucoup. C'était l'équipe de Sonicos du SEMA.
- Speaker #2
Merci, merci Sacha Je ne sais pas d'où j'ai été avec ça C'est un peu tout Franchement, j'ai adoré le ASMR de Chips Ça m'a complètement achevé en cette fin d'épisode Donc franchement Nora, je sens que tu bouillonnes
- Speaker #4
En parlant de plaisir coupable Moi je parle aux femmes Qui sans doute se sont ruées Comme moi sur la dernière saison de Bridgerton Et ça fait vraiment plaisir On attend la dernière partie Si vous avez envie d'échanger sur Bridgerton On est là Contactez Nora sur son Instagram Allez !
- Speaker #3
C'est une fin de podcast, on va parler de John Wick plutôt, ce sera bien plus chouette, on va parler de foot et de choppings.
- Speaker #2
Elle est pas dure. Non mais à fond, la moitié de mes amis j'en poste des stories sur Bridgerton.
- Speaker #4
Bridgerton a compris le fantasme féminin, je pense vraiment, il nous donne tout, il nous donne tout. Et pour les mecs qui ont envie de s'en former.
- Speaker #0
Je me suis arrêtée à la saison 2 parce que pour moi le fantasme féminin c'est peut-être Jonathan Bailey. On n'a rien à foutre des femmes d'ailleurs, de plus on n'a aucun sens. Mais du coup le 4 bien ?
- Speaker #4
Le 4 ils reprennent bien du service je trouve les scènes de sexe sont quand même assez parce que sous ces airs de 1 salaud de rose et tout dans des beaux costumes avec des chansons de salon modernes mais de salon quand même Qu'est-ce qu'on fait on rejette une critique en fait ?
- Speaker #3
Je pensais que c'était un petit mot Ok on est reparti je repasse Avec plaisir mais oui mais let's go
- Speaker #4
Oui, je trouve que ces scènes de sexe sont très orientées plaisir féminin. Voilà, c'est un jeu de recommande.
- Speaker #3
Je note. Eh bien, excellent.
- Speaker #2
Je suis sûr que ça va être la chronique qui va être la plus intéressante de tout ce qu'on vient de faire. Mais si le sexe... Tout le monde regarderait... En fait, on aurait dû le mettre dans l'épisode.
- Speaker #4
Oui, mais je n'ai pas osé parce que voilà, c'est un podcast sérieux. Ça manque de sexe. Ça manque de sexe. Ça manque de sexe. Voilà. On n'arrête pas de le dire.
- Speaker #2
Bon, très très bien les amis. C'est tout pour nous. On espère que ça vous a plu. Et nous, on se retrouve très très bientôt. A bientôt. A ciao, ciao. A bientôt. Salut. Bisous les copains, allez au cinéma. I don't think we should ever leave.