- Speaker #0
Et bienvenue dans un nouvel épisode de Ce n'est que du cinéma, le podcast qui réunit des amoureux de cinéma autour d'une table afin de commenter l'actualité des sorties, vous faire découvrir ou redécouvrir des pépites enfouies dans le passé ainsi que nos coups de coeur du moment. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être accompagné de Edouard, Gabriel et moi-même. Voilà, nous sommes à trois. Comment ça va les amis ?
- Speaker #1
Le trio.
- Speaker #2
Salut,
- Speaker #1
ça va très bien et toi ? Ça va très bien.
- Speaker #0
Il nous a fait Johnny à nouveau, il ne peut pas s'en empêcher.
- Speaker #2
Oh la merde, il y a un chèque-mère qui vient.
- Speaker #0
Il ne peut plus rien dire.
- Speaker #2
C'est pas vrai.
- Speaker #0
Bon les amis, avant de vous présenter le programme de la semaine, évidemment vous le connaissez, notre sponsor qu'on remercie chaleureusement, Suneur. Suneur, c'est une plateforme de streaming belge conçue par et pour les amoureux de cinéma. Avec son large catalogue riche et varié, Suneur propose une alternative locale aux plateformes internationales. Sur la plateforme, on y trouve des films intemporels, des films primés dans les plus grands festivals. des trésors cachés, mais aussi les toutes dernières sorties cinéma à la demande. Vous rappelez aussi que si vous ne voulez rien rater de nos aventures, foncez vous abonner sur Instagram et TikTok, ce n'est que du cinéma. C'est là-bas qu'on vous ouvre les coulisses du podcast et qu'on organise par exemple des concours pour gagner des places de cinéma. Et puis si ce podcast vous plaît surtout, n'hésitez pas à lui mettre 5 étoiles sur Spotify, sur Apple ou quelle que soit la plateforme sur laquelle vous nous écoutez, de nous laisser un petit commentaire, ça nous donne toujours un maximum de force pour vous proposer toujours plus de magie cinéma. Alors cette semaine marque notre 69e épisode et qui dit 69 dit épisode un petit peu plus épicé qu'à l'habitude. Alors on commencera avec Bride, nouveau film de Maggie Gyllenhaal qui revisite le conte de la fiancée de Frankenstein incarnée par la merveilleuse et désormais oscarisée Jessie Buckley. Alors bon ça c'était pas la partie la plus épicée mais attendez, attendez, attendez, on enchaîne avec Pillion. Film avec Harry Melling, donc Dudley, pour ceux qui ne font pas le lien, Dudley qui a perdu du poids, voilà on va dire ça. Et le très très grand et très très beau Alexander Skarsgård, qui nous propose une plongée tout en cuir et en chêne dans le milieu des motardguets d'une petite ville anglaise dans les années 75. Et pour la pépite du passé, Certains L'Aiment Chaud, Voyage en 1959, un des films les plus cultes de Billy Wilder.
- Speaker #1
Pompidou.
- Speaker #0
Pompidou, Certains L'Aiment Chaud, Some Like It Hot. le temps. tout sans oublier nos coups de cœur de la semaine. Est-ce que vous êtes prêts ?
- Speaker #1
C'est parti !
- Speaker #0
Hop hop hop, on interrompt ce programme pour une petite surprise. On me dit dans l'oreillette qu'on vient de célébrer la septante... Non, pardon, la nonante-huitième édition des Oscars et les résultats sont tout fresh, voilà. Pour vous dire tout, on est lundi quand on enregistre. Donc en fait, c'était de dimanche à lundi la nuit, heure américaine. Et je vois Edouard qui trépigne dans son siège parce qu'il a vu la cérémonie qui était diffusée sur Disney+. Exactement,
- Speaker #2
c'est là que je l'ai regardée.
- Speaker #0
Et déjà, première chose à dire, on avait eu pas mal tout bon dans nos pronostics, à part quelques petits trucs. Mais toi, qu'est-ce que t'as pensé de cette cérémonie au global ?
- Speaker #2
En fait, moi, figure-toi que j'avais déjà vu la cérémonie des Césars cette année-ci. C'est la première fois de ma life où je... Je ne la fais pas le lendemain ou le surlendemain. Là, j'ai vraiment tout regardé en live, les deux. Et pour être tout à fait honnête, les Césars ont éteint les Oscars cette année. Mais grave. Conan, je l'ai trouvé... C'est le maître de cérémonie, Conan O'Brien, évidemment, on le connaît. En deçà, j'ai l'impression qu'il est venu prendre son chèque.
- Speaker #0
C'est un peu sensuel aussi.
- Speaker #2
Ça m'embête un peu de dire ça, parce que j'aime bien Conan. Mais là, c'est... Il est très sur lui, très centré sur lui. C'est très étrange comme cérémonie. Bref, je n'ai pas trop kiffé. Et les résultats n'ont plus vire. Il y avait quelques trucs pour lesquels j'étais content. Je suis content que Frankenstein ait eu ce qu'il méritait. Beaucoup plus de prix que ce qu'on avait parié.
- Speaker #0
On avait parié costumes, mais il a eu maquillage,
- Speaker #2
décor, maquillage. Logique, j'ai envie de te dire. Les prix techniques, mais c'est bien.
- Speaker #0
C'est vraiment bien.
- Speaker #1
Avatar qui chope le VFX. Elle compte sur le sac.
- Speaker #0
Ça, c'était tous des prix attendus.
- Speaker #1
Et après, il y a eu les bas qui blessent. on fait chacun son tour le peu que j'ai vu il y avait quand même l'acteur de Sinner ceci qui a eu un prix bonjour Gabriel oui tout à fait j'ai vu une story qui fêtait ça dans un Burger King dans le In-N-Out c'est
- Speaker #0
le fameux endroit où tu prends ton burger après l'Oscar pour vous donner un peu de contexte on a dit à Gabriel est-ce que tu te rejoins à nous dans le petit débrief des Oscars il a dit non j'ai rien vu J'ai même pas ouvert mon téléphone, c'est que j'ai pas vu le résultat. Mais du coup, c'est marrant. J'ai cru voir que 6h... Oui, Gabriel.
- Speaker #1
C'est tout. Ce sera ma seule intervention.
- Speaker #0
Peut-être que je te donne toute la parole, Edouard. L'éléphant dans la pièce, c'est ça. C'est ce fameux... Les fameux bookmakers qui se sont arrachés. C'était 50-50, juste avant. Vraiment ça. Alors qu'avant, on était sur 80-20. On était sûr que Timothée Chalamet allait avoir l'Oscar du meilleur acteur. C'était tout cuit dans le bec. Mais c'était sans compter...
- Speaker #2
Sans compter... Est-ce que tu parles de l'interview de Variety ?
- Speaker #0
Tout à fait. Je parle d'opéra et de ballet.
- Speaker #2
D'ailleurs, il a eu dans la tronche.
- Speaker #0
On s'en balaie couilles.
- Speaker #2
Exactement. C'est un très beau jeu de mots. Et il l'a pris dans la tronche.
- Speaker #0
Il a perdu 1 million d'abonnés sur son Insta. Tu savais ça ? Il est passé de 23 millions à 22 millions à la sortie du truc. Les gens étaient vraiment en colère.
- Speaker #2
On ne va pas trop le plaindre un million de moins.
- Speaker #0
Le jour où on aura notre premier million, ce sera le mec de l'issue.
- Speaker #2
Moi j'étais à fond pour Tim Ouais franchement Parce que je suis pas non plus dans Le ballet etc Je suis pas pour dénigrer ça Mais c'est une petite sortie de route Ça vaut pas le tollé que ça a pris je trouve Bref Très dommage vraiment, c'est la stratégie, c'est très très dommage. Le plan était presque parfait. Le timing, c'est terrible quoi.
- Speaker #0
C'était 5 jours avant que les votes soient clôturés. Ouais,
- Speaker #2
pas 5 jours avant, terminé. Il y a 11 000 qui votent.
- Speaker #0
Terminado.
- Speaker #2
Mais moi je ne pensais honnêtement pas qu'ils allaient le souhaiter à Michael B. Jordan, parce que, et même, tu vois, j'ai regardé la série de Minutes au Disney+, et le gars qui présentait en France, je ne sais plus son nom.
- Speaker #0
C'était Benjamin Lavergne. Pour les Césars Ah oui le présentateur français pour les Oscars Tu sais qu'il est entre les pubs J'ai pas entendu
- Speaker #2
C'est pas bien grave Lui avait dit que la performance de Michael B. Jordan N'était pas forcément Incroyable Même s'il joue deux rôles C'est pas parce que tu joues deux, trois, quatre rôles Que ça va te faire mieux jouer En tout cas aux yeux des gens Alors que Timothée J'adore le défendre Mais Je pense que de manière objective, si on regarde vraiment en termes de jeu, même si ça reste un peu subjectif évidemment, tu ne peux pas ne pas lui donner. D'accord. Ça franchement, je me suis dit que ce n'est pas normal, honnêtement. Et d'ailleurs que Marty Supreme, qui je pense va rester, parce que pour moi c'est vraiment un grand film, sérieusement. Dominé, 9 fois 0 Oscar. C'est gravissime. Darius Kongi à la photo, il n'a même pas eu ça. C'est gravissime, franchement. Et c'est là où moi ça... Ça m'a un peu touché, ça m'a vraiment énervé, parce que Marty Supreme m'a beaucoup plus parlé que certains autres films. Sinner, je suis content par exemple. C'était un chouette film. Pour ce qu'il a apporté aux Etats-Unis, ça me fait plaisir. C'est-à-dire que c'est le genre qui s'immisce chez tout le monde. Donc très très cool pour un mec qui adore les films de genre comme moi.
- Speaker #0
C'est un film de genre, mais qui arrive du coup à être assez mainstream pour être dans tous les foyers.
- Speaker #2
C'est là où je suis content qu'ils aient eu autant de missions et de prix. Frankenstein, content aussi.
- Speaker #0
c'est vrai qu'on l'a pas dit parce que peut-être que les auditeurs n'ont pas tout le palmarès en tête mais donc quand même le grand gagnant ça a été One Battle After Another qui a eu donc meilleur film meilleur réel meilleur scénario meilleur casting aussi donc il a eu 6 nominations enfin 6 Oscars et du coup ça équilibre quand même pas mal moi je trouve que c'était assez équilibré donc Simmer ne chope pas tout il est quand même nommé 16 fois mais par contre ce qui est drôle c'est qu'il y a les grands perdants
- Speaker #2
Panessi ils ont distribué relativement Côte d'Omchou Mais il y a les grands perdants, genre Train Dreams, Blue Moon et Marquis du Prime. C'est là que ça me coûte de le dire. Blue Moon, personne ne l'a vu, personne n'a entendu parler. Train Dreams, très très vite.
- Speaker #0
C'était la vague.
- Speaker #2
Le cinéma de Stan Lee. Ils n'ont rien eu. Franchement, je suis dégoûté pour ça.
- Speaker #0
je pense que c'est aussi un peu politique il y a eu une autre polémique dont on a moins parlé sur le frère Safdie même si pour le moment c'est de la fumée on n'a pas encore vu le feu donc il faut attendre un petit peu les conclusions de cette histoire là mais je pense que Hollywood ça plus l'opéra je ne suis même pas si sûr que ce soit la sortie de Chalamet qui le plombe je crois vraiment c'est l'académie qui veut se distancer du projet de Safdie et de ce Marty Supreme c'est ça qui lui coûte cher je suis content pour Michael B. Jordan enfin Un popular opinion, mais les films Creed sont exceptionnels. 1 et 2 notamment sont parfaits, le 3 est un petit peu plus discutable, mais 1 et 2 Creed, c'est vraiment ma Madeleine.
- Speaker #2
Moi j'ai jamais vu, donc je n'en dirais pas plus.
- Speaker #0
C'est exceptionnel.
- Speaker #2
Mais non, je comprends, ça ne me dérange pas qu'ils l'aient, pour être tout à fait honnête, ça m'aurait dérangé si ça avait été quelqu'un d'autre je pense. Mais c'était évidemment les deux contenders. Je pense que Ethan Hawke c'était pour le plaisir.
- Speaker #0
Il était déjà content d'être nommé je pense.
- Speaker #2
Ouais je crois, je pense que c'est leur botte. Bah non sérieux, le film a fait 20 000 entrées, ah ouais sérieux. c'est assez rigolo et donc du coup on peut en conclure que les frères qui se séparent ce n'est jamais bon arrêtez de vous séparer, je parle au Cohen je parle au Safdi,
- Speaker #0
ne vous séparez pas remettez-vous ensemble j'ai envie de parler au Sir Wachowski aussi remettez-vous ensemble parce que Matrix 4 même si on le défend ici dans ce podcast on sent qu'il manquait un des deux hémisphères du même cerveau parce que vraiment ça m'a fait du mal il faut arrêter de se séparer bon très très bien
- Speaker #2
globalement les autres voilà moi je suis un peu j'étais pas trop fan moi de
- Speaker #0
One Battle After One Other ouais on se dispute il faut savoir qu'on a un petit groupe Whatsapp ça balance sur le groupe Whatsapp entre nous je l'ai pas vu moi dans le reste de l'équipe on est très content mais toi t'es plus circonspect sur One Battle en fait même tout Paul Thomas Anderson moi ce que j'en ai vu j'en ai pas vu non plus beaucoup j'avais commencé avec Lickorish Pizza que j'avais pas trouvé top celui-ci
- Speaker #2
en deuxième non voilà mais je pense que c'est son pire d'ailleurs je crois que si je le regarde moins bon je dirais ouais moins bon c'est plus juste je pense Merci. et One by the afternoon m'avait plu à beaucoup de gens et je m'étais dit c'est quand même pas très je sais pas il y a une dissonance il y a deux films dans le film ça m'avait pas trop plu je trouvais ça correct c'était un bon divertissement c'est clair mais de là à un grand film et en plus un Oscar du meilleur film quand ils ont annoncé le meilleur film j'ai dit franchement arrêtez si ils avaient annoncé ça en premier Je serais parti, j'aurais arrêté de regarder tout de suite.
- Speaker #0
Mais est-ce qu'on n'est pas un peu content pour Sean Penn quand même ?
- Speaker #2
Ah Sean Penn par contre ? Ah ça c'est le... Il n'y a aucun problème. S'il devait prendre un Oscar, juste un, ça m'aurait fait plaisir et c'est celui-là. Clairement mérité, surtout qu'il était en grand prince, pas là en plus.
- Speaker #0
Oui, c'est un grand boudeur. Tu sais qu'apparemment la raison officielle c'est parce qu'il veut absolument fumer dans la pièce. Et que les organisateurs lui disent non tu ne fumeras pas. Et du coup il fait allez vous faire voir. Parce qu'il y avait une autre cérémonie où il était là. Et là ils l'ont laissé fumer dedans.
- Speaker #2
Ah mais t'imagines. L'image était formidable, juste la caméra qui passe et il est là à la table en train de se faire un club.
- Speaker #0
Mais d'ailleurs avec ce prix là ça le fait rentrer dans un club très fermé d'acteurs qui ont eu trois statuettes pour performances d'acteurs. Donc il y a Walter Bernan, je ne connais pas mais il a eu trois fois dans le second rôle l'Oscar. Jack Nicholson, deux fois meilleur acteur et une fois second rôle. Comme Sean Penn du coup. Voilà comme Sean Penn, deux fois meilleur acteur et une fois second rôle. Et alors le goate des goates, Daniel Day-Lewis. Mais aussi, dans des films de Thomas Anderson, trois fois meilleur acteur, et ça c'est le record absolu. Je n'ai pas vu,
- Speaker #2
et ça tu vois, c'est un petit peu, je n'ai pas envie de te le dire, mais d'habitude j'ai des films classiques, cultes, que je me garde. Là j'ai un acteur que je me garde. Je n'ai jamais vu...
- Speaker #0
Aucun film avec lui ? Jamais.
- Speaker #2
Je me le garde. Il y a un jour je vais plonger dans Gangs of New York, dans My Life...
- Speaker #0
Commence par Gangs of New York, je dirais. Parce que There Will Be Blood, c'est quand même rugueux de rentrer dedans. comme de rentrer dans du goudron et du pétrole, ça parle de pétrole et je trouve que c'est un peu huileux de rentrer dans le film j'ai un peu du mal, il faut le regarder en tout cas dans d'excellentes qualités avec un très grand écran parce que c'est très sombre, il ne faut pas regarder ça sur un petit écran d'El Will Be Blast je dis que je me le garde,
- Speaker #2
je me le garde quand je serai dans les meilleures conditions
- Speaker #0
Gangs of New York c'est tellement bien je l'ai revu récemment on en avait reparlé dans un des épisodes d'ailleurs,
- Speaker #2
c'était vraiment très très bien je fais d'ailleurs un petit coucou à mon frère Louis à qui j'avais donné un énorme collector que j'avais chopé chez Pelmel bref Merci.
- Speaker #0
le Gangs of New York donc j'espère qu'il en a bien profité en tout cas bon très très bien en tout cas merci pour cette petite parenthèse Oscar on s'est dit que c'était quand même important de débriefer après notre épisode poulpesque des Oscars en tout cas on avait plutôt eu le nez fin sur nos pronostics au global alors sans plus attendre on va passer au premier film de notre sélection The Bride
- Speaker #3
Il n'y avait pas de chute. Tout ce que nous avons fait, nous l'avons fait pour un but.
- Speaker #0
Alors, De Bride pour le petit pitch, rongé par la solitude, Frank, vous avez bien compris, Frankenstein, se rend à Chicago dans les années 30 et demande au docteur Ofronius de lui créer une compagne. Alors Frank, si vous êtes assidus, vous vous souvenez que c'est pas le Frankenstein, c'est le nom du créateur et pas de la créature. Mais là, comme on est en 1930, il explique que ça fait une centaine d'années qu'il est en vie, qu'il a été créé, il est immortel évidemment, Frankenstein. Et entre temps, son maître et son créateur est mort depuis bien longtemps et donc lui a décidé de se faire appeler lui-même Frankenstein. alias Frank. Donc dans le film, on parle de Frank. Alors, c'est un film de Maggie Gyllenhaal, qui est donc la sœur de Jay Gyllenhaal, et surtout qui y avait déjà joué, notamment de Dark Knight avec Christian Bale, qu'elle retrouve d'ailleurs dans ce film-là, c'était tout juste il y a 20 ans, dans Donnie Darko. Il m'a fait des signes, il porte son hoodie Donnie Darko. Donc film avec Jesse Buckley, avec Christian Bale et Jay Gyllenhaal aussi, qui a un petit rôle dedans. Petit tour de table les amis, toi, mon bon Gabriel, qu'as-tu pensé de The Bride ?
- Speaker #1
J'ai bien aimé, j'ai passé un bon moment, c'était sympa. Franchement, j'ai bien aimé. Je n'en dirai plus après, mais voilà.
- Speaker #0
Depuis que tu es rentré... Je suis un homme nouveau. Tu as laissé le grincheux en Thaïlande.
- Speaker #2
Mais attends, il repart bientôt au Vietnam.
- Speaker #0
Peut-être qu'il va aller chercher son grincheux.
- Speaker #1
Derrière ce côté grincheux, il y a une grande sensibilité.
- Speaker #2
Je n'en doute pas.
- Speaker #0
Et toi, mon bon Édouard, il va pas.
- Speaker #2
Alors moi je suis vraiment entre les deux C'est à dire que J'ai à moitié adoré et à moitié détesté J'ai expiré pourquoi En fait c'est très ciblé Cette fois-ci j'ai pas eu de mal à analyser Le film que j'ai vu Je savais pourquoi j'aimais pas et je savais pourquoi j'aimais bien Donc on va débriefer Moi j'ai plutôt bien aimé Mais j'essaye toujours de comprendre
- Speaker #0
Le duo d'enquêteurs qui suivent dans le film Personne ne dit mais il y a quand même Penelope Cruz qui joue dedans Elle est dans un autre film on a collé dans Southgard et je ne comprends pas voilà mais à part ça je pense qu'on pourra en parler un petit peu de ce film qui est un peu recousu lui-même avec la créature de Frankenstein je commence avec toi peut-être Gabriel qui est le plus aimé autour de la table ce Bride tu lui as tenté quelque chose ça fait plaisir de voir Christian comment ça s'est mis ?
- Speaker #1
j'ai l'impression que les acteurs s'amusent déjà beaucoup déjà Christian Bale qui s'amuse beaucoup l'actrice principale j'ai oublié son nom Jesse Boclet, il n'a vraiment pas suivi les Oscars. Elle a une voix très agréable aussi, elle a une très belle voix, tu vois qu'il s'éclate en jouant. Et d'ailleurs, Frankenstein, le livre a été écrit par une femme, et là je pense que c'est la première fois qu'une femme adapte Frankenstein, je ne sais pas, peut-être que ça a été fait à l'époque, mais je trouve qu'il y a une fraîcheur, quelque chose de nouveau. On n'est pas parti, j'ai peut-être même un peu plus préféré que celui d'El Toro en fait.
- Speaker #0
C'est intéressant de les voir back to back un petit peu parce que c'est l'année Frankenstein.
- Speaker #1
Il y avait des questions féministes chouettes et je trouve que c'est une vraie adaptation parce que là c'était plongé dans les années 30 et donc c'est vraiment complètement différent de ce que j'ai vu sur Frankenstein à l'époque.
- Speaker #0
Avec une petite vibe Bonnie and Clyde.
- Speaker #1
Côté gangster, prohibition comme ça qui est très sympa.
- Speaker #0
À fond. Et d'ailleurs, c'est Jessie Buckley, j'étais pas sûr parce qu'on la reconnaît pas tout à fait, mais qui joue aussi Mary Shelley en noir et blanc qui apparaît. Ah oui, oui. C'est une chronologue complètement possédée. Donc elle joue les deux rôles, mais je trouve qu'on la reconnaît pas dans les plans noir et blanc très très proches du visage.
- Speaker #1
Je l'avais reconnue, mais c'était sympa ses effets de style aussi, je trouve, avec la possession et tout ça. C'est pas mal du tout.
- Speaker #0
Et toi, mon bon Edouard ?
- Speaker #2
Moi, du coup, par exemple, ce que vous venez de citer là, c'est ça qui me dérangeait le plus. En fait, j'ai envie de dire, au début, je me disais, c'est vraiment relou parce que... Ce que je n'aime pas dans The Bride, c'est The Bride. Tu vois, quand j'ai commencé à voir jouer Jessie Buckley, tu as ce premier plan, grande avancée, un lent travelling où elle est en train de cloper, elle regarde quelque chose au loin, je me suis dit, magnifique, on va encore avoir une super performance de Jessie Buckley. Et après, elle commençait à avoir la tourette, et je me suis dit, mais quelle saison ! qu'est-ce qu'ils ont foutu ?
- Speaker #0
Une tourette poétique, c'est-à-dire qu'elle dit plein de mots. Elle n'est pas désertée, mais elle est possédée. Une tourette poétique. En fait, elle est possédée par une écrivaine, Marie Shelley, et du coup, il y a plein de mots comme ça, mais c'est assez joli, tu vois.
- Speaker #2
Alors ça, moi, j'ai trouvé que c'était une horrible idée. C'était une horrible idée. J'ai haï de voir ça vraiment beaucoup. Et je me disais, mais en fait, quand elle parle normal, quand elle joue normal, je me suis dit, c'est magnifique. Pourquoi vous avez foutu la tourette dedans ? J'apprécie la tentative. La tentative est correcte, tu vois, mais je veux dire, Il y a des moments où elle part et elle ne s'arrête plus.
- Speaker #0
Reste bien près du micro, on est en train de le perdre.
- Speaker #2
C'est quelque chose qui m'a vraiment posé problème et ça m'a déplu beaucoup, franchement. Mais j'ai réussi à me recentrer et à me dire, pendant le film, parce qu'il y a des manques de respiration quand même. C'est là où il est plutôt bien fait, il y a beaucoup d'adrénaline à certains moments et beaucoup de respiration à d'autres moments.
- Speaker #0
Quand même 100 millions de dollars, il faut le dire.
- Speaker #2
un petit pifton pour le produire et on voit quand même que ça bouge un peu à l'image de Hurlevent je t'attends sur la compagnie c'est que je l'ai trouvé moi extrêmement inégal il y a des plans que je trouve magnifiques et puis après t'as des plans de danse,
- Speaker #1
déjà les danses moi j'adore des côtés comiques des fois t'as fait un peu Famille Adams tu dis que Frankenstein c'est le majordome de la Famille Adams C'est ça.
- Speaker #2
dans la danse et tu vois la main qui va arriver je l'ai pas noté mais il y a vraiment un moment on dirait qu'il danse la mamouchka c'est ça quoi c'est le public qui danse la mamouchka bref non du coup vous ne l'entendez que dans ce post-cal mais c'est là que j'ai trouvé ça très inégal d'un côté t'as une belle romance un truc vraiment vraiment joli qui se construit même dans le mensonge etc et puis même quand le mensonge ça n'a pas d'importance c'est beau c'est vraiment beau tout en légèreté on va dire
- Speaker #0
là où il y a plein de fois où c'est trop c'est trop c'est grotesque c'est ça le mot que je cherchais c'est grotesque et ça m'a un peu embêté alors que je trouve que Christian Bale il est parfait dans le rôle vous avez l'impression que je ne l'avais plus vu aussi bon il a vraiment l'air d'être là j'ai rien à dire moi sur son rôle je le trouve incroyable
- Speaker #2
et le fait qu'il puisse exister par le cinéma en plus Je trouve ça encore plus chouette.
- Speaker #0
C'est un fan de ciné en fait. En plus c'est un passionné d'aller dans les salles voir les films.
- Speaker #2
Frankenstein est fan de ciné donc c'est cool. Et Jesse Beucler avec sa tourrête. Ce truc là, je n'ai vraiment pas compris la proposition. Et j'aurais préféré qu'elle soit plus ou moins comme Frankenstein. Mais je comprends qu'il y a un truc de... Il faut la dénoter, il ne faut pas que les personnages soient les mêmes évidemment. Sinon ça n'a pas d'intérêt.
- Speaker #1
J'étais surpris aussi Moi je m'attendais que ça allait partir un peu en mode Barbie et Ken Où elle allait complètement s'émanciper Comme Barbie s'émancipe de Ken Elle allait s'émanciper de Frankenstein Et en fait ça commence comme ça Et puis à un moment ils sont très amoureux C'est une histoire d'amour Et je trouve que dans le propos il y a quelque chose qui est inégal aussi C'est un peu un récit d'émancipation Mais en fait elle est dépendante de Frankenstein aussi Je ne sais pas si elle est dépendante Je crois que ça reste une histoire d'amour
- Speaker #0
Finalement ils se choisissent Mais ce qui est justement important c'est que c'est elle qui choisit Parce que le pitch de l'histoire depuis la création du conte en 35, c'est que c'est lui qui fabrique sa femme. Il y a quelque chose de l'ordre de l'objet où il se fabrique une femme.
- Speaker #1
C'est un côté très biblique.
- Speaker #0
C'est un peu pour combler sa solitude, mais là, elle dit c'est moi qui ai choisi. Et le point d'exclamation dans le titre que Maggie Gillan-Holm met, c'est ça. C'est vraiment, elle le dit, I choose. Après, elle fait le choix quand même de tomber, enfin elle est quand même amoureuse de ce franc-champion, donc c'est beau, ils ont une belle relation, mais au moins, elle est équilibrée dans la décision.
- Speaker #1
parce qu'à la base c'est lui qui se fait une femme ouais mais c'est un côté très Adam et Eve où Adam s'ennuie,
- Speaker #0
il demande à Dieu de lui créer une femme parce qu'il s'ennuie quoi c'est un peu cet archétype là ça c'était dans l'objet de base et donc c'est pour ça que comme tu dis c'est une belle adaptation avec quelque chose de moderne en fait il y a beaucoup de moments aussi où je me posais la question de pourquoi raconter cette histoire sous le prisme Frankenstein alors
- Speaker #2
que t'aurais clairement pu faire un Bonnie & Clyde parce que c'est vraiment très ça la cavale c'est un hommage et C'est plus qu'un hommage, j'ai presque un... Une russeté. Pas tellement, mais ça c'est très fort calqué là-dessus, en plus des éléments fantastiques qu'implique Frankenstein. Mais je trouve que le but n'est pas clair. Après, c'est peut-être ça que j'ai aimé aussi, je pense, d'un côté un peu bizarre, c'est que ça que j'aime pas et ça que j'ai aimé, c'est que le film va un peu partout. D'habitude, ça me dérange vraiment fort. Et là, pour le coup, ça m'a moins dérangé. Vu que c'est une cavale, tu sais, tu peux te dire un peu, tout peut t'arriver. Le fait d'avoir fait une cavale fait que tu peux faire ça et que ça ait un minimum d'intérêt, on va dire, que tu puisses te retrouver à des endroits et d'autres. Ouais,
- Speaker #1
non, je trouvais qu'il y avait des propos féministes intéressants aussi. Il y a un peu cet archétype où au début, c'est la prostituée qu'elle est vraiment escorte dans un milieu de gangsters. Et petit à petit, elle devient un peu une sainte ou une héroïne parce qu'elle va aussi défendre des femmes plusieurs fois dans le film. C'est un peu cet archétype-là, l'astreille, la prostituée. C'est aussi très biblique tout ça.
- Speaker #0
Et elle lance un mouvement en plus avec cette fameuse... Ça c'est très beau au niveau de la déco, vraiment l'encre qui au moment de la réincarnation vient se greffer sur sa joue et du coup il y a un style comme ça. Moi je pense qu'à Halloween cette année, on n'est pas à l'abri. Le film est peut-être sorti trop tôt pour ça. Il serait sorti en octobre, je pense que t'as la moitié des filles à Halloween qui te font le maquillage comme ça. C'est plutôt classe en vrai.
- Speaker #2
C'est une très belle idée de D.A. quoi. La longue mort, etc. en tout cas ça m'a marqué on peut dire ce qu'on veut sur le film la DA est relativement impeccable c'est étonnant je trouve ça m'a surpris j'ai pas l'habitude de voir ça ce que je voulais dire aussi au niveau de la lumière c'est que t'as des moments où c'est merveilleux et il y a d'autres moments c'est Batman et Robin de Joel Schumacher c'est terrible les deux en même temps ça fait un film vraiment bordel du coup c'est ça qui est trop bizarre c'était vraiment des séquences de danse mamouchka et juste après poignante avec un gun et l'acteur préféré du coup de Frankenstein et tu te dis, ok on est vraiment passé de ça à ça,
- Speaker #0
c'est assez dingue mais le film a été vraiment charcuté donc il y a eu des gros gros conflits créatifs entre les studios et la vision de Maggie Gyllenhaal, il y a eu des visions presse, enfin des visions presse, des visions techniques comme on dit ça, de test un petit peu et qui n'ont pas convaincu, les studios ont un peu paniqué, peut-être qu'ils se sont dit aussi avec le Frankenstein est-ce qu'il reste encore de l'intérêt pour Frankenstein qui venait de sortir de Guillermo donc Il y a eu tout ça, et du coup, ils lui ont forcé la main à vachement retravailler. Je crois qu'ils ont injecté à la truelle des scènes, qui à la base ne collaient pas ensemble. Et donc, ça donne un résultat un peu cousu, recousu. C'est très méta, du coup. C'est très méta pour Frankenstein, mais je trouve que, notamment, je l'ai dit au début, cette apparition, cette espèce de chasse des deux enquêteurs, et notamment cette Penelope Cruz, elle est dans un autre film. Ou alors, c'est Maggie qui adore Almodovar, et qui s'est dit, je vais me faire un gros kiff. Je la mets là, mais elle a l'air d'être... dans un film d'Almodovar, elle est dans un autre film et elle à part une scène finale qu'on n'a pas révélée il n'y a quasi aucun contact aucune friction avec les personnages ces deux films n'existent pas en ce moment c'est super bizarre ça m'a fait un truc bizarre également mais d'un autre côté je me suis dit ah cool il y a une enquête quand même j'ai l'impression que c'est ça qui a été collé peut-être
- Speaker #2
tu vois mais d'un autre côté j'ai bien aimé ces personnages là parce que Ils sont anti-clichés, tu vois ce que je veux dire ? Ou genre, Peter Sarsgaard, il est vraiment ultra-touchant parce qu'il a connu The Bride, etc. Et du coup, c'est un flic qui n'est pas pourri pour une fois comme tous les flics de tous les films dans ce genre-là, tu vois ?
- Speaker #0
C'est que dans ce monde-là, ils sont tous corrompus, les flics. Voilà,
- Speaker #2
et dans des films noirs comme ça, c'est très rare de voir un flic émotionnel, on va dire, qui défend en main, mais qui est plus genre l'ami d'une femme qui veut percer aussi, ce qui renforce toute la féminité, tout le féminisme dans le film, tu vois ?
- Speaker #0
Donc les producteurs se sont dit, bon, Peter, ça se garde.
- Speaker #1
Apparemment, il fait un gros bide aux Etats-Unis. C'est un crash, il ne passionne pas du tout. C'est dommage parce que je trouvais ça frais, assez frais. Là,
- Speaker #2
ils ne sont même pas un quart du budget, je crois.
- Speaker #0
Oui, ça a l'air d'être un crash.
- Speaker #2
Ça va être un crash immense.
- Speaker #0
Chez nous, ça ne se regarde pas non plus. Pourtant, c'est pas mal. J'ai été le voir,
- Speaker #2
pour être tout à fait honnête, je l'ai vu tout à l'heure. Il y a 3-4 heures, je pense. Dans la salle, on était 4 ans.
- Speaker #0
Ouais, ça va pas.
- Speaker #1
Moi aussi, on était 4, mais c'est la séance de 22h.
- Speaker #0
Mais je me demande, je pense que la fenêtre de diffusion est pas bonne, de sortir ça maintenant. Parce que tout le monde est en train de recélébrer les films qui étaient aux Oscars, de tourner à la fin des cérémonies. Donc,
- Speaker #2
Franck Einstein, et même pas à octobre. C'est terrible,
- Speaker #0
ça sort, ça sera du coup éligible pour l'année prochaine, mais personne aura... C'est bizarre, c'est trop près du Guillermo, je comprends pas cette envie de le sortir aussi près.
- Speaker #2
Le mur commence à faire beau, donc c'est pas... On est dans le... pire setting possible pour ce film-là, je pense.
- Speaker #0
Alors que Christian Bale, normalement, tout seul doit faire rentrer des gens en salle, au minimum. Parce que Jesse Buckley n'est pas encore connu du grand public, en vrai. Mais non, avec Amnette, ça fait quand même un petit peu. Mais Christian Bale, ça devrait tout seul déjà amener des gens. Et puis, Gyllenhaal, ceux qui ont regardé Marvel, ils connaissent comme eux aussi un petit peu le personnage. Souvenez-vous de Prince of Persia avec Gyllenhaal ?
- Speaker #2
Gyllenhaal, il a fait...
- Speaker #0
Il a fait beaucoup d'autres films aussi.
- Speaker #2
Prisoner,
- Speaker #0
Zodiac...
- Speaker #2
Denis Darko, que des classiques Tout à fait,
- Speaker #0
bon, très très bien Est-ce que vous avez encore un petit truc à dire sur ce film ? Sinon on va passer à notre deuxième sélection Oui on y va, on avance On va passer à Piliot Alors, pilions pour le petit pitch. Colin, un jeune homme introverti, rencontre Ray, le séduisant, charismatique leader d'un club de motards. Ray l'introduit dans sa communauté et fait de lui son soumis. Voilà donc le film de Harry Linton-Lighton avec Harry Melling, Alexander Skagard, Douglas Hodge. D'ailleurs, film qui a eu le prix un certain regard à Cannes quand on y était l'année passée. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #0
Je vous amène des petites trivia. Non, non, ça avait vraiment fait parler, ça avait été une très très belle découverte du Festival de Cannes. Tout le monde se demandait un petit peu, c'est quoi ce truc ? Et donc, petit tour de table, qu'est-ce qu'on a pensé de ce pilion ?
- Speaker #2
Moi, carrément oui.
- Speaker #1
J'ai bien aimé, mais il a mal fini, Dodley. Il ne s'est pas remis du harcèlement d'Harry Potter, je pense. Il se soumet.
- Speaker #0
Moi, pareil, franchement, j'ai vraiment bien aimé. Je savais que ça allait être un truc un peu étrange. J'en avais entendu parler à Cannes, mais on n'avait pas pu le voir à ce moment-là. Donc, ça faisait un an que ça traînait un petit peu dans ma tête. Et puis, enfin, c'était le moment d'en parler. C'est bien, c'est bien. En fait, moi, Alexander Skaggard, partout où il est, j'aime déjà bien. Même dans Tarzan, ça marche. L'adaptation de Disney, il joue Tarzan avec Margot Robbie en Jane Sober.
- Speaker #1
Le Norseman aussi.
- Speaker #0
Le Norseman, c'est un excellent film. Je le défendrais sur ma tombe jusqu'à la fin des temps. Je sais que les gens ne sont pas d'accord avec ça. Trop bien. Écoutez notre épisode de Norseman avec mon ami Thomas. Ok, mais qui veut commencer plus en détail ? Ce pilion, qu'est-ce qui, toi, te touche ? Plus en particulier.
- Speaker #2
Écoute, au début, j'avoue, j'allais un peu à reculons me disant, est-ce que ça va être pour moi ? Est-ce que je vais m'en sortir avec ce film ? Est-ce que ça va pas être trop drame ? J'avais beaucoup d'a priori, pour être tout à fait honnête. Et en fait, je...
- Speaker #0
Le film m'a eu totalement dans sa démarche, dans comment il raconte cette histoire qui est un...
- Speaker #1
Est-ce que tu peux résumer un petit peu ?
- Speaker #0
C'est un microcosme extrêmement précis quand même.
- Speaker #1
Les motardiers dans les années 70, les bourgades en Angleterre.
- Speaker #0
Et puis qui ne sont pas fâchés avec la nudité, on va le dire comme ça.
- Speaker #1
Et qui côtoient des gars qui chantent avec des chapeaux. On n'a pas ça en Belgique. cette bourgade est d'ailleurs historiquement le bastion de la création du mouvement punk au UK ça part aussi de là,
- Speaker #0
de cette communauté un peu queer aussi et complètement rebelle à la marge de la société qui est en moto et qui n'a rien à faire de rien le film m'intéressait de le voir j'allais à reculons parce que il y a des films comme ça que j'ai vécu et que je me suis dit c'est dommage c'est raté ou ça va trop loin et là je trouve qu'on est parfaitement sur la ligne c'est C'est à la fois edgy, tu vois, donc il y a quelque chose de vraiment particulier dans ce genre de relais.
- Speaker #1
C'est un peu comme la tournée,
- Speaker #0
voilà. Oui,
- Speaker #1
c'est des SM un petit peu dominants, dominés, le Tommy, voilà. Le tapis original. Il y a une peine pendant tout le film, Marie-Méline, il y a cette chaîne, ou quasi tout le film, cette chaîne avec un cadenas qui ne peut jamais enlever, qui doit porter en permanence, alors qu'il est flic à ses heures perdues. Il est agent de la pli. Il est agent de la pli, bien évidemment. Et Skaggard a un collier.
- Speaker #0
avec la clé c'est son boss c'est vraiment le délire de soumission et donc ça c'est pas forcément pour tout le monde ça peut surprendre d'abord en tout cas c'est très compliqué je trouve à ne pas tomber dans le pathos il faut être juste et là je trouve que c'est juste mais à un point où je n'aurais jamais imaginé une justice pareille vous connaissez d'ailleurs mon désamour pour les scènes de masturbation et de sexe souvent mais je trouve que là-dedans voilà enfin des scènes par exemple de sexe qui disent quelque chose, qui racontent vraiment vraiment beaucoup moi personnellement ça ne m'a dérangé à aucun moment là où d'habitude je me dis à quoi ça sert réellement là j'ai trouvé que toutes les scènes un peu corsées un peu hot elles passaient formidablement bien et que c'était en fait les deux performances aussi sont vraiment formidables Pour le coup, les deux sont d'une justesse que j'ai rarement vue.
- Speaker #1
Je trouve Harry Melling encore pas des rôles faciles. Je suis extrêmement fan d'Harry Melling.
- Speaker #0
Vous commencez à me connaître dans le podcast. Énorme fan d'Harry Potter, évidemment. Et je trouve que Dudley est un personnage qui n'a pas eu assez de temps d'écran. Alors qu'il était déjà génial, même dans les premiers. Ensuite, je l'ai revu, Harry Melling, dans un des segments de The Ballad of Buster Scruggs. Du coup, des frères Cohen, quand ils étaient encore séparés. Le dernier bon film. Et... Et ensuite, on l'a revu dans Le jeu de la dame, dans lequel il a un super rôle aussi. Et je n'arrive pas à comprendre encore à ce jour pourquoi il n'a pas plus de travail. Et là, de le voir dans un rôle comme ça, où je pense qu'il va rafler des prix, où il a probablement déjà raflé des prix pour son interprétation, je le trouve formidable. Formidable. Je veux dire, il rayonne dans le film. Le rôle, il va ravir. Il l'interprète avec perfection. Je ne peux pas être aussi content et fier de ce gars-là, parce qu'il a fait un long parcours quand même, et d'arriver dans des films comme ça, qui plus est vraiment pas évident à jouer, parce que le rôle est fou quand même. D'oser demander ça à un acteur en plus, et qu'un acteur l'accepte et qu'il le fasse vraiment aussi bien, grand bravo, vraiment, c'est formidable.
- Speaker #1
D'ailleurs, juste avant de te donner la parole, Gabriel, est-ce que tu avais vu Pale Blue Eye ?
- Speaker #0
Ça ne me dit rien.
- Speaker #1
Pale Blue Eye, c'est avec Christian Bale et Harry Melling, film sur Netflix dont on avait parlé. qui est dans le monde d'Edgar Allan Poe donc c'est une enquête un petit peu noire, autique, etc et Harry Melling c'est la première fois que je l'avais revu je l'avais envoyé depuis Harry Potter et il y a Christian Bale dedans, c'est un tout petit film qui est communauté Netflix ça a été zéro distribué et plus personne n'en parle il faudra qu'on le mette dans nos pépites Netflix dans un prochain épisode mais Pale Blue Eyes c'était vraiment pas mal aussi donc ça fonce dessus, tu vas sûr kiffer avec les deux bon Gabriel je te voyais un petit peu te dandiner T'étais moins convaincu et les scènes de cul tombent peut-être ? Non, non.
- Speaker #2
Moi aussi, le film m'a eu, en fait. Parce qu'au début, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans. Et j'avais pas compris que c'était un délire soumis comme ça. Donc au début, je me disais, mais pourquoi il se soumet autant ? Pourquoi il se laisse autant faire ? Et puis après, j'ai compris qu'il était vraiment dans ce délire-là sexuel. Et le film m'a bien eu parce qu'au début, je me suis dit, là, est-ce que j'ai vraiment besoin de voir des scènes de sexe explicites comme ça aussi longtemps ? Enfin, ça faisait un peu l'effet La vie d'Adèle sans faire des reprochements. est-ce que j'ai besoin de voir une scène de sexe qui dure 15 minutes et on peut le suggérer et ça aura beaucoup plus d'impact, on peut voir le début et après il y a mon imagination qui va travailler il le force à faire ça ou machin que de vraiment tout montrer du début à la fin tout n'est pas non plus montré c'est pas suggéré il y a quand même de l'explicite et voilà moi Je préfère l'imagination, je préfère laisser faire travailler l'imagination, un peu comme dans les dents de la mer de Spielberg. Là, on ne voit pas le requin, mais ici, je trouve qu'on voit trop le requin.
- Speaker #1
On ne voit pas trop le requin. Et le requin, il a un Prince Albert dans le narine.
- Speaker #2
On le voit beaucoup, mais après, petit à petit, j'ai compris où ils voulaient m'emmener. Parce qu'au début, ça commence très hard entre les deux. Et leur relation s'adoucit, sans spoiler, et il y a un renversement à un moment. Et du coup, il y a une montée en puissance quand tu vois d'où ils partaient. Et la tendresse vers où ils vont ? On part du hard vers du tendre et là j'ai un peu mieux compris pourquoi ils faisaient ça et à quoi ça servait, ces scènes explicites.
- Speaker #1
C'est assez touchant vraiment. Il y a un climax à un moment donné, sans mauvais jeu de mots, il y a une scène où vous voyez tous dans un parc et je trouve ça très très fort. Très très beau, très très fort, vraiment top quoi. Mais voilà, on voit bien que ça a pris de la fin mais c'est très très beau.
- Speaker #0
Il y a une rupture même de rythme, le day off.
- Speaker #1
On va appeler ça le déoff C'est vrai que je m'en souviens très bien de cette scène C'est fou,
- Speaker #0
elle m'a marqué C'est dur, c'est très dur Tu t'attendais pas à être pris par une histoire pareille Parce que c'est
- Speaker #1
A priori on est pas pris par la target De base
- Speaker #0
Et en fait au delà d'une histoire Homosexuelle on voit une belle histoire D'amour Je pense qu'on peut dire ça Ça évolue comme on l'a dit Et surtout aussi D'un jeune gars Merci. perdu qui presque trouve sa voie ou en tout cas une façon de se sentir vivre de s'affirmer c'est formidable je trouve qu'il n'y a pas beaucoup de personnages dans ce film d'ailleurs on ne l'a pas beaucoup dit mais il y en a très peu
- Speaker #1
5 vraiment identifiables et dont les parents ils sont assez touchants les parents la scène de l'inné qui sont vraiment parlantes bref moi je suis très content ce film là était très bien à...
- Speaker #0
tous les niveaux, j'ai envie de dire. C'est fin, c'est ce que tu attends d'un drame, en gros, mais d'un autre côté, il arrive à te faire passer un sujet qui n'est vraiment pas évident, et pourtant tu adhères à tout ce qui t'est montré, tellement les performances sont formidables. Grand bravo, ça ne doit pas être facile de faire un truc comme ça et de demander des choses pareilles à des acteurs, et voilà, GG.
- Speaker #2
Il y a des très belles scènes dans la campagne anglaise aussi, où il y a des scènes sur l'autoroute, avec les motos et tout, qui sont assez belles, assez oniriques.
- Speaker #1
il m'a eu le film c'est un peu un ovni ce film mais ça fait du bien de voir des films comme ça pas du tout calibrés comme on a l'habitude pas du tout prémâchés est-ce que vous voulez une petite anecdote ? qu'est-ce que ça veut dire pilion ? poulet ? non pas poulet, c'est pas un pilion de poulet pilion c'est en anglais le mot qui désigne la place du passager sur une moto Donc pillion c'est la place du passager sur une moto mais du coup dans le monde des motards c'est un terme qui va être utilisé pour utiliser la personne qui est à l'arrière mais chez les motards gays il y a cette connotation en plus d'être le soumis en fait. Donc le pillion c'est ça, le mot dans la communauté est reconnu tout de suite évidemment, moi je ne le savais pas j'ai dû faire des petites recherches.
- Speaker #0
Il a aussi trois tatouages, il a trois mots tatoués qui sont je pense les degrés de soumission. Je sais que le premier mot c'est pillion sur son torse.
- Speaker #2
et les deux autres je ne sais plus ce que c'est par contre mais c'est un petit rêve à mon avis mais très bien ça nous a bien plu juste un dernier truc aussi j'avais du mal à avoir de l'empathie pour Alexander Skarsgård parce qu'au début il est toujours froid comme ça il débarque à poil il est
- Speaker #1
très froid il dit rien donc c'était très difficile d'avoir de l'empathie pour lui mais après ça évolue et tu commences à en avoir la première fois il y a une scène où il est avec son petit bouquin et ses petites lunettes de fragile un petit peu comme ça et il est tout attendris genre attends et le film est trop fort pour ça des quotidiens qui sont juste décontenancentes mais dans le bon sens quoi de ouf ça nous a bien convaincu nous en tout cas ce pilion on vous encourage vraiment à aller le voir parce que je sais pas exactement s'il est en train de très bien marcher en salle mais avec son prix à Cannes peut-être que quand même il va avoir un petit peu de visibilité en tout cas foncez et dites-nous ce que vous en avez pensé nous on va sans plus attendre s'attaquer à la pépite du passé Alors, certains l'aiment chaud, sortis en 1959 pour le petit pitch. Deux musiciens de jazz au chômage mêlés involontairement à un règlement de compte entre gangsters se transforment en musiciennes pour leur échapper. Film de Blee Wilder, on l'a dit, avec Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon notamment. C'est un film qui a été bardé de prix. Dans l'édition des Golden Globes de 1960, il a été le grand gagnant de trois prix. Donc meilleure actrice pour Marilyn, meilleur acteur pour Jack Lemmon, prix de la meilleure comédie. Mais aussi aux Oscars, juste un petit peu après, un prix, cinq nominations, l'Oscar des meilleurs costumes noir et blanc aussi. Bien, le dire tout de suite, c'est que c'est en noir et blanc, mais pas parce que... Pas parce qu'on fait des films en noir et blanc en 59, ça fait déjà un moment qu'on a la couleur, en 53, 55, vous avez déjà plein de films en couleur. Pourquoi noir et blanc ? Parce que le grimage, c'est une vraie histoire, le grimage des deux comédiens en femme, c'était avec du fard blanc, et en fait ça donnait une espèce de grain vert un petit peu à la péloche, très moche, et puis surtout ça faisait un peu bizarre, et du coup le noir et blanc permettait vraiment de ne plus avoir ce problème de couleur, et de pouvoir créer une illusion beaucoup plus grande pour ces deux personnages travestis. Voilà, je vous donne tout de suite une anecdote, je l'avais écrite pour la fin, mais je vous la donne tout de suite. Voilà.
- Speaker #2
les petits amis qu'est-ce qu'on a pensé de ce certain M-Show alors c'est ma pépite évidemment mais qu'est-ce que vous en aviez vous l'aviez déjà vu qui veut commencer je peux commencer moi je mettrais une condition pour la suite du podcast c'est que je ne regarde plus de films plus vieux que Taxi Driver en fait quand c'est avant les années 70 j'ai quand même beaucoup de mal de rentrer dedans et je trouve ça très intéressant comme objet filmique à étudier dans un cours d'histoire mais le regarder pendant 2h pour moi ça a été un petit peu difficile ok bon bah désolé et toi Edouard moi je me rappelle je l'avais vu en cours figurez-vous en cinéma etc
- Speaker #0
C'est... Je pense qu'il faut y passer, ce film-là en tout cas, parce que... ça met bien en avant les comédies de l'époque, ce qui n'était pas du tout... Enfin, encore aujourd'hui, les comédies, c'est toujours un genre bizarre, on va dire. Un peu bâtard, malheureusement. Et donc, moi, j'avais beaucoup apprécié, pour être tout à fait honnête. Et je trouve ça bien aussi de mettre des mots, un visage sur une icône que nous, on n'a pas vraiment connue, tu vois ce que je veux dire ? Tu vois, cette Marilyn Monroe qui est très mystérieuse et qui, à chaque fois, avec sa mort, etc., on a beaucoup de questions. Et de la voir à l'écran jouer, je me suis dit, génial, enfin une icône sur laquelle je vais pouvoir mettre un vrai visage et vraiment me faire un avis de ce qu'elle pouvait donner en tant qu'artiste. Ça, ça m'a plu aussi beaucoup.
- Speaker #1
C'était ton premier film avec Marilyn Monroe. Ah ouais,
- Speaker #0
j'ai jamais vu rien d'autre d'elle.
- Speaker #2
C'est vrai que tu vois à quel point elle a pu être une icône à l'époque. Elle a quand même un charisme. l'archétype de la femme fatale qui a été repris beaucoup après dans Le Masque ou dans Roger Rabbit j'avais l'impression d'être des fois dans Roger Rabbit j'ai un peu du mal avec le côté très traditionnel dans la culture américaine, les gangsters mais bon,
- Speaker #1
c'est un film très classique mais oui mais en fait le film il arrive vraiment à un moment très charnière de l'histoire américaine, donc on est vraiment dans les dernières années de la censure, vraiment, qu'on appelle le Code Ace, et c'est quelque chose qui a finalement disparu en 66 mais qui était en gros, vous aviez un petit groupe, enfin surtout une personnalité qui décidait un peu, il s'appelait je ne sais plus, M. Sherlock, quelque chose comme ça, mais surtout c'était un petit comité comme ça qui chaque fois devait recevoir, exigeait de recevoir tous les scénarios avant de leur donner le feu vert, et les passer au crible, et avait vraiment pouvoir de vie ou de mort sur ces scénarios, parce que voilà, et alors typiquement, autant vous dire qu'il y a un film sur deux acteurs qui se travestissent, qui se font passer pour des femmes avec en plus des... vers la fin du film, un des deux personnages qui tombe quand même assez amoureux alors le film ne peut pas aller jusqu'au bout mais en réalité c'est ça il tombe amoureux d'un homme c'était absolument interdit alors du coup Billy Wilder qui a toujours été un bon rebelle qui a déjà plusieurs fois claqué la porte de ces studios tout puissants a quand même fait son film et a réussi à s'entourer alors il fallait y avoir, à la base il voulait Frank Sinatra, il n'a pas pu, évidemment il n'a pas pu avoir tout le monde mais il a pris des acteurs qui ont accepté de le suivre dans cet acte un peu de rébellion et de pouvoir parler de ce qu'il voulait faire, évidemment, à travers la comédie. Mais quand même, si vous analysez, il y a pas mal de répliques, il y a pas mal de moments qui sont quand même bourrés de sous-entendus et de combats. Et en 59, c'était assez bolsy de sortir un film comme ça, avec ces deux acteurs.
- Speaker #2
Il y a beaucoup de double sens sexuel à un moment quand sur le quai il y a Marilyn Monroe qui passe et elle se fait asperger de fumée de la locomotive donc t'as plein de double sens comme ça
- Speaker #1
J'ai une vraie histoire sur celle-là juste avant que tu donnes la deuxième à la base ils avaient filmé son entrée c'est sa première scène dans le film la scène où elle apparaît dans le film et elle avait regardé les rushs et elle était genre c'est pas possible, elle avait quand même un ego aussi elle était genre je veux une vraie entrée je veux vraiment un truc, elle a exigé qu'on retourne la scène et alors il y a eu cette idée que même que les objets Tu vois, il y a la soupape des objets qui pète un cap tellement elle est tout malade. Et donc, elle a adoré cette idée de la locomotive qui est... Et t'as une espèce de grosse fumée blanche qui passe et tout. Mais ça, c'était vraiment... C'est elle qui a exigé de faire cette entrée-là. Parce qu'elle était en fait... Il faut savoir que de son côté aussi, elle, elle rejoint le projet parce qu'elle est aussi en bisbrouille avec les studios. Qu'on ne lui propose que des scénarios de pain de bêche complètement débiles, en rose, bonbons tutus, et qui fait trois répliques toutes nulles. Et elle a voulu faire ce film-là justement parce qu'il y a beaucoup plus de matière à l'intérieur du film. Mais tout en, évidemment, elle était tout à fait consciente du pouvoir iconique qu'elle avait et de sex-appeal qu'elle avait. C'est un hybride intéressant, Marilyn Monroe.
- Speaker #2
Mais ça m'a étonné à quel point elle parle de façon explicite de sexe aussi pour l'époque, avec toute la censure du codex et tout ça. Et même des scènes de baiser qui sont assez longues aussi.
- Speaker #0
C'est vraiment très osé pour l'époque. C'est un beau coup de pied dans la fourmilière, j'ai envie de te dire. Et je pense qu'à mon avis, ça a dû aussi marquer, non pas seulement pour la comédie, mais pour... pour tout ce qu'il y a derrière, pour tous les sujets que ça aborde. Oui, ça a fait sauter des verrous. Parce que ça a super bien marché. Ah bah oui, évidemment.
- Speaker #1
Les gros producteurs sans soeur se sont bouffés les doigts.
- Speaker #0
C'est sûr, et je pense aussi qu'il y a un truc où je voulais revenir sur l'entrée de l'actrice, tu vois. A l'époque, il y a vraiment ce truc-là. C'est ça qui est drôle quand tu revois des films comme ça, c'est que tu sens que quand t'as une contre-plongée d'un acteur qui débarque, il y a genre 2-3 secondes sur lui, tu sais que c'est pour les applaudissements dans la salle, que ça va crier, etc. C'est vrai que ça crée l'événement. Quand tu as une star comme elle, qui était probablement une des plus grandes stars de son époque, c'est le mot qu'on a utilisé, c'est le bon mot, je pense. Du coup, il lui fallait bien son entrée. C'est clair qu'elle a eu raison là-dessus. Et je pense que le film en a bénéficié.
- Speaker #2
Et ce qu'ils utilisaient pas mal à l'époque aussi, ça s'appelle le Mickey Mouseing, parce qu'ils utilisaient ça dans Disney. En fait c'est la musique qui accompagne le mouvement des personnages, dans les vieux disques. Et là il y avait beaucoup ça, je l'ai retrouvé, quand il court, c'est vraiment une technique de l'époque, le Mickey Mousing. C'était la minute culture.
- Speaker #1
Et alors autre chose qui est quand même assez osée et qui était vachement rafraîchissant à l'époque, c'est qu'en réalité comme à la base ces deux musiciens de jazz fauchés que personne ne veut embaucher au début, sont obligés de se travestir pour pouvoir rentrer dans cette troupe de femmes. pour pouvoir échapper à ces gangsters qui les ont reconnus et qui ont bien failli terminer le boulot on va dire ce qui est beau c'est que comme elles sont en femmes pendant la majorité du film elles sont traitées comme des femmes c'est à dire qu'il y a toutes ces scènes où on voit les autres hommes qui leur mettent une main aux fesses qui les jugent qui commentent leur physique qui les draguent, qui sont lourds, qui font plein de choses et donc il y a un truc où mine de rien ça aussi c'était pas du tout évident en 59 de faire une espèce de miroir de la la misogynie, de pointer ça, et de voir ces deux acteurs, les deux personnages qui, de temps en temps, se retrouvent à deux dans une chambre d'hôtel, donc reprennent leur voix de garçon en disant « on a bien échappé belle, personne n'a encore vu notre subterfuge » , mais du coup aussi de débriefer leur expérience de vie tout au long de la journée, avec tous ces abus, tous ces regards, tous ces gestes déplacés, ces commentaires libidineux, et ça... pareil, boum en 59, faut quand même le faire et c'est assez fort quoi en revoyant ce film, moi j'avais la cassette mes parents me l'avaient acheté quand j'étais petit donc je regardais un petit peu, enfin pas petit petit mais bon jeune ado je regardais ça et ça se regardait déjà très bien j'avais apprécié,
- Speaker #2
j'adorais mais le voir en tant qu'adulte là maintenant 20 ans plus tard ça a été tellement bien tu vois à quel point ça a influencé la culture américaine et mondiale là je me suis rendu compte que le poum poum
- Speaker #1
ça vient de là en fait il y a plein d'hommages après derrière il y a plein de films qui n'auraient pas existé sous cette forme là s'il n'y avait pas eu ça notamment sur la liberté de se traverser à la limite Madame Doddfire tu ne la peux être que pas parce qu'il n'y a pas un Oscar qui tombe en 60 ou pour que non il n'y aurait pas
- Speaker #2
Big Mama non plus
- Speaker #0
Non je dis pas que tout est possible comme ça Mais il y a quand même vraiment un avant et un après Il a vraiment réussi à faire sauter les verrous Un autre bon Billy White Et puis après tu vois les films justement Quand t'as un grand acteur Ou un acteur qui est vachement apprécié Qui ose le faire Ça donne toujours des grands films Deux de Feuillard c'est un grand film Tootsie c'est vraiment un grand film Pour le coup si si... Si vous ne l'avez pas vu chez vous, vraiment, Tootsie, c'est dingue. C'est vraiment dingue, en fait. C'est aussi années 70, il me semble. Et c'est un peu le premier grand rôle. Enfin, grand rôle. C'est un rôle qui a vraiment fait beaucoup parler de Sin of Man. Et qui, du coup, est formidable dans presque tout ce qu'il joue, évidemment. Et celui-là n'en fait pas exception. Et puis, ça parle vraiment aussi de la place de la femme. Et puis même de la différence. Surtout homme-femme, où lui galère en tant qu'homme. à avoir un bête rôle, et puis il se traverse ici, boum, il a un rôle direct. Ça raconte plein de choses qui sont différentes que Somme Like It Hot, par exemple, mais qui, je pense, comme tu l'as dit, n'auraient jamais pu arriver sans le pied. C'est un pied qui a bloqué une porte, et la porte, elle fait ouverte, jusqu'à Pillion, par exemple, ou ce genre de choses qui n'auraient jamais pu exister s'il n'y avait pas des petits... pas après des petits pas donc merci à tout le monde du cinéma qui a bossé pour ça et alors il y a une anecdote,
- Speaker #1
c'est probablement l'anecdote la plus connue du film, c'est la toute dernière réplique du film sur le bateau, quand deux personnages s'échappent on peut le dire là, c'est l'une des deux, Daphné du coup et qui avec son nouveau mari a priori enfin en tout cas tout ça n'est pas dit mais on voit bien que c'est une histoire un petit peu qui se passe bien et c'était une phrase à la base qui était dans le script mais avec toujours la décision de le changer tu sais souvent on fait des Merci. des temps quoi ça n'appelle pas comme ça c'est des trucs temporaire qu'on met parce qu'on se dit qu'on trouvera soit un meilleur titre soit une meilleure musique un endroit par an les tout le monde est conscient qu'on va changer mais en fait comme tu travailles pendant des mois sur le projet avec ce thème qui est là tu finis par adapté finit par ressort tout le trouver que c'est pas mal en fait et ne jamais changer puis jamais réussi à trouver vraiment mieux et la réplique c'est vraiment à la fin parce que ce monsieur n'arrête pas de la draguer et puis dans la fin elle est agacée pieds en l'air cette perruque et dit mais non mais à même On se dit, bah oui, enfin, la subterfuge ! et puis il se retourne, il fait un sourire et il fait nobody's perfect et c'est vraiment une phrase qui avait été écrite qui devait être changée à la base et qui en fait est devenue une des répliques les plus cultes du cinéma ce truc genre personne n'est parfait et alors là du coup le regard de l'acteur et puis
- Speaker #0
et t'as vraiment le dernier plan et c'est rideau c'est devenu une des répliques les plus cultes du cinéma des vraies fins de comédie qui non seulement disaient vraiment quelque chose de pour l'avancer, on va dire, et qui en plus te laisse sur un... Tu peux être vexé de la fin, tu peux être content de la fin. Et en fait, le film ne te laisse pas le temps de la juger cette fin. Tu t'offres à ton propre avis et c'est tout. Ça, c'est vraiment très bien vu.
- Speaker #2
Tu voyais qu'à l'époque, ils aimaient bien... C'est ça qui est cool de voir l'évolution. Ils aimaient bien montrer les scènes du début jusqu'à la fin. Quand ils font une rue, ils font toute la rue de A à Z. S'ils descendent des escaliers, ils vont montrer tous les escaliers. Ça, ça t'a choqué,
- Speaker #1
ça ?
- Speaker #2
Oui, mais ils le font plus à l'époque. Il y avait un espèce de réalisme comme ça. Et maintenant, tu vois qu'on coupe beaucoup plus et on va avoir un montage beaucoup plus haché.
- Speaker #1
c'est peut-être lié au...
- Speaker #2
au support aussi aussi particulier mais ça c'est intéressant de le voir comme un outil historique tu vois aussi qu'ils n'avaient pas d'esthétique à mettre tout ça à l'époque donc tu as beaucoup maximum un travelling parce que les caméras étaient hyper lourdes donc ils doivent peut-être maximiser des plans très longs comme ça je ne sais pas c'est quasiment la même année que l'ascenseur pour l'échafaud c'est ça que je regardais qui était une pépite il n'y a pas longtemps et c'est marrant que ces deux films là coexistent
- Speaker #0
dans les années bref je trouve ça dingue
- Speaker #1
Et bien c'est parfait que tu dis ça parce que justement si vous vous intéressez, vous devriez vous intéresser au cinéma de Billy Wilder on avait fait un petit épisode hors série avec mon ami Thomas qui était revenu enfin qui est un ami belge mais qui habite en Hongrie qui était revenu exceptionnellement pour ça et qui nous avait parlé de La Garçonnière, The Apartment qui est aussi un film en noir et blanc avec Jack Lemmon et c'était vraiment très très très bien celui-là, je crois que c'était en 61 il a été nommé aux Oscars en 62 ou c'est 60-61, on est aussi dans un mouchoir de poche avec l'échafaud, c'était vraiment un tournant des années 60, c'était vraiment fou Et donc ça aussi, la garçonnière, c'était aussi un sujet pas du tout commun. Le pitch, je vous le donne en deux petites secondes, mais c'est une grosse boîte dans laquelle vous avez cet employé, qui n'est pas un mec très haut dans la boîte, mais qui du coup offre les services de son appartement pour que des riches patrons qui sont au-dessus de lui dans la hiérarchie puissent ramener leur maîtresse le soir. Et donc il a la garçonnière, ça s'appelle comme ça, sauf qu'il habite là. Donc en fait, t'as vraiment les patrons qui l'appellent au dernier moment, bourré en fin de soirée. Ouais, je suis sur un coup. du coup, je vais ramener telle madame et tout. Tu veux bien te barrer ? Et du coup, le gars se barrait. En échange, il était payé en plus. Bref, jusqu'à ce qu'il se rebelle un petit peu de ça. Le pitch, à nouveau, on est dans les années 60. Tu parles de ça ouvertement. Des tromperies, des adultes, de l'alcool. Il fallait le faire, ce Billy Wilder.
- Speaker #2
C'est une époque d'émancipation.
- Speaker #1
C'est quand même... Il y a quand même une vraie phrase aussi. Hitchcock a dit une phrase. Les deux mots les plus importants du cinéma, c'est Billy et Wilder. Il a quand même dit ça à un moment donné dans une prise parole. C'est ouf. Oui, mais ce n'est pas n'importe qui.
- Speaker #0
Je pense, en même temps, que c'est dingue. Quand tu vois la liste des films, tu te dis... Même si tu ne les as jamais vus, tu connais le titre.
- Speaker #2
Oui, ça a imprégné l'inconscient collectif.
- Speaker #1
Bon, très bien. En tout cas, n'hésitez pas à aller rattraper ce certain Lemsho, si ce n'est pas déjà fait. Et nous, on arrive à la fin de cet épisode, mais pas avant de vous parler de nos coups de cœur de la semaine.
- Speaker #3
Il y a un pédature de balle, le monde transalé. On croit que c'est une sorte de capacité naturelle.
- Speaker #4
Mon nom est Tina,
- Speaker #3
je peux t'aider ? Est-ce que tout va bien avec la lampe ? C'est un grand service de client. Es-tu comme un AI ou quelque chose ? Je parle avec une femme au téléphone depuis quelque temps. On a de très belles conversations.
- Speaker #0
C'est bizarre.
- Speaker #3
On va installer des choses qu'on ne peut même pas imaginer. Il y a des gaz similes pour les ressources. Nos systèmes vont s'effondrer. C'est déjà commencé là.
- Speaker #0
Eh bien moi, cette semaine, je vais vous parler d'un film qui me fait beaucoup plaisir. Je suis très content d'en parler. C'est un film qui s'appelle Amour Apocalypse. Peak Everything, il a été appelé ici mais par respect pour mes chers amis québécois, je le dis en français, Amour Apocalypse de Anne Emond j'ai un petit lien particulier avec cette réalisatrice parce que grâce à elle j'ai failli avoir un stage mon premier stage au Québec mais malheureusement le Covid m'en a empêché à l'époque bref, je lui fais un bisou et à Cédric également qui est l'assistant réalisateur de ce film, pour le petit pitch avant que je ne me perde Adam est un propriétaire d'un chenil souffrant de dépression et d'éco-anxiété Merci. Après avoir acheté un appareil de luminothérapie pour contrer ses symptômes, il tombe amoureux de Tina, la représentante du service à la clientèle qui l'aide à installer l'appareil par téléphone, et il entreprend ensuite un voyage pour la retrouver dans les intempéries. Donc voilà, c'est une romance un peu pré-apocalyptique j'ai envie de dire, donc beaucoup de tempêtes, beaucoup de vent, les éléments qui se déchaînent, etc. Et du coup ce personnage qui se sent impuissant face à ça et qui est du coup extrêmement anxieux, et qui a peur du coup pour le monde et pour ses chiens pour tout ce que ça entrevoit et notamment il a pas beaucoup de liens sociaux et donc arrive cette voix au téléphone un jour avec du coup cette lampe qui est censée faire de la immunothérapie et le faire aller mieux mais je pense que c'est pas la lampe c'est plutôt elle et s'en suit du coup une épopée formidable pour aller la retrouver pour la mettre en sécurité et nouer des liens bref un film vraiment extraordinaire ou... que je vous recommande à toutes et tous de trouver, d'aller voir. Si Sounor nous écoute, n'hésitez pas. Bref, c'était Amour Apocalypse de Anne et Mon.
- Speaker #1
Nino Paradis. Les gens me demandent toujours si c'est mon vrai nom. Comme si ce nom ne collait pas vraiment à ma gueule.
- Speaker #2
Alors, moi ce soir je vais vous parler d'un film qu'on a eu la chance de voir en avant-première au cinéma des galeries. Donc c'est Nino dans la nuit. C'était vraiment une très bonne surprise. Donc en fait de quoi ça parle ? En fait c'est Nino Paradis qui est en fait un jeune qui vit dans une certaine forme de précarité parce qu'il fait croire à son père en fait qu'il fait des études à Paris alors que pas du tout. Et il se fait recaler de la légion étrangère et en fait il vit dans une certaine précarité avec sa copine qui est interprétée par la sublime Marataka. Et voilà c'est un film qui parle de précarité, de l'entourage aussi, de qui tu choisis de rencontrer ou pas, les choix que tu vas faire. Et je trouve que vraiment c'est un film très poignant parce qu'il a une bande d'amis et il y a une certaine tendresse de cette amitié qui contraste en fait avec tout le milieu malsain, de la drogue, de la nuit dans lequel il peut tomber. et je trouve qu'on ne tombe jamais dans le cliché. En fait, on va parler des milieux de la nuit, des milieux cuir, mais toujours en étant très juste. Il y a quasi un réalisme documentaire. Et il y a aussi Bilal Hassani dedans, qu'on avait vu dans Deux Voix Kids, et qui a représenté la France à l'Eurovision, je pense. Donc, Nido dans la nuit, c'est un film de Laurent Micheli, et donc aller foncer le voir en salle, c'est une très bonne surprise.
- Speaker #1
C'est difficile de se rendre compte de la nature violente. C'est incroyable. C'est un essai de la vie. dans le rôle de Kingpin, j'adore Daredevil. C'est juste vraiment, pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, c'est ce super-héros qui a perdu la vue quand il était petit garçon à 10 ans suite à une projection d'acide sur ses yeux, mais qui va développer tous ses autres sens, mais vraiment de façon presque super naturelle. Donc il est presque un sens du radar, etc. Il arrive à sentir les coups, à éviter les balles. Enfin vraiment, il est très très très très fort. Et puis en même temps, c'est un héros torturé qui aime bien prendre des punches, qui n'a pas... pas peur d'aller à la bagarre, évidemment ça reste un homme, donc il s'en prend plein la tronche il affronte les plus gros mafieux du coin et y compris Kingpin qui est vraiment joué merveilleux par cette présence de Vincent Donofrio et donc j'avais un peu oublié ça, j'avais un très bon souvenir de cette saison de 15 à 18 et là il y a Born Again qui est sorti il y a un an maintenant et la saison 2 va sortir très prochainement ou si vous nous écoutez elle est peut-être déjà sortie sur Disney et c'était trop bien c'est trop bien parce que même si vous avez énormément de personnages et d'intrigues, ça reste un duel au sommet entre Daredevil et Kingpin. Ces deux acteurs sont exceptionnels. Et quand vous avez des villains, des méchants qui apparaissent dans les épisodes, en fait, ils sont des pieds sur l'échiquier de cet affrontement entre les deux. C'est une relation hyper bien écrite entre ces deux personnages et deux antagonistes d'une même pièce. Vraiment, Daredevil, c'est beau. Et puis, je parle même pas des chorégraphies de baston qui sont exceptionnellement bien réalisées. Charlie Cox, il se donne pour le rôle. Ils se donnent tous pour le rôle. Franchement, une fois n'est pas coutume, je vous recommande d'aller sur Disney Plus pour regarder Daredevil.
- Speaker #2
Alors voilà, c'était Scénic du cinéma. On espère que ça vous a plu. Et n'oubliez pas d'aller liker, poster et repartager. Ça nous aide beaucoup pour le référencement.
- Speaker #1
C'était court et straight to the point. Pour être sûr.
- Speaker #0
Il y a tout ce qu'il faut là où il faut.
- Speaker #1
En tout cas, merci de nous avoir écoutés dans cet épisode. On espère que ça vous a plu. Et nous, on se retrouve très très bientôt pour un prochain épisode. Ciao, ciao.
- Speaker #0
Ciao, ciao. Bonne soirée.