- Speaker #0
Bienvenue chez Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent. Un espace où l'on parle de ce qui façonne une vie, des peurs qu'on dépasse, des mots qui sauvent, des chocs qui révèlent, des valeurs qui tiennent debout. Chaque semaine, je vais chercher la phrase fondatrice d'une personnalité, une phrase qui a construit, brisé, transformé ou sauvé. Parce que certaines paroles deviennent une boussole, parce que tout commence par une crise de conscience, parce que chacun porte en lui une lumière en attente. Et j'ai la chance d'être soutenue pour ce podcast par l'agence de communication SORC. Aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir une femme dont la parole est claire autant qu'elle apaise. Christelle Albaret, psychosociologue, pionnière de la santé mentale intégrative et fondatrice de la clinique e-santé. Christelle, tu es une voix incontournable dès qu'il s'agit de comprendre le mental, les émotions, les blessures invisibles et la façon dont on se reconstruit après les ruptures de la vie. Ce qui te rend unique, ce n'est pas seulement ta maîtrise des mécanismes du cerveau, c'est ta manière de relier la science à l'humain, de faire descendre des notions complexes dans notre quotidien, de donner des outils concrets pour redevenir auteurs de la trajectoire intérieure. Tu as accompagné des milliers de personnes, des parents, des couples, des entrepreneurs, des personnes en pleine tempête, émotionnelles ou en quête d'un nouveau souffle. Tu sais parler du trauma avec délicatesse, de la résilience avec précision, du cerveau avec clarté. Et surtout, tu sais révéler ce qui, en chacun de nous, demanderait à être entendu. Dans tes prises de parole multiples, podcasts, conférences, émissions, on retrouve Merci. toujours ta même signature. Une parole vraie, sensible, ancrée, qui va chercher derrière les mots ce qui se joue réellement. Aujourd'hui, j'avais envie avec toi d'aller au cœur de ce qui t'a façonné. Les phrases qui t'ont porté, les ruptures qui t'ont redirigé, les éclaircies qui t'ont construite. Bienvenue chez Cerveaux Puissants Crétels.
- Speaker #1
Merci Claire. Que de jolis mots, ça me touche, ça me met en... Comment dire ? Oui, ça me touche. Parce que c'est... Je... Je me reconnais, voilà, aujourd'hui.
- Speaker #0
Alors, nous, c'est Chabot-Puissant, on commence tous de la même manière. On dit que chaque vie tient dans une phrase, ou dans plusieurs phrases et plusieurs adages. Quelles seraient les tiennes ?
- Speaker #1
Si j'avais une phrase, en fait, qui me relie à tout, c'est vrai, le mot vrai. Et je pense qu'on va en parler ensemble aujourd'hui. Et avant de préparer cette émission, tu m'avais dit, tiens, Christelle, il y a une chose qui est intéressante, c'est que... j'aimerais pouvoir que tu me donnes trois citations trois citations qui parlent de toi j'ai réfléchi à ça, déjà j'ai trouvé que cette idée était absolument géniale, je tiens à te le dire et donc j'ai réfléchi aux trois citations en fait qui ont jalonné ma vie jusqu'à aujourd'hui et je te propose du coup peut-être de te parler un peu de moi ce que je n'ai peut-être jusqu'à présent que très peu fait parce que je suis plus à écouter les autres, à décrypter la vie des autres et donc me mettre un peu à distance, en retrait, pour laisser la place au rayonnement de l'autre. Et donc, je vais t'expliquer un petit peu ce qui m'a peut-être amenée jusqu'ici aujourd'hui.
- Speaker #0
Merci. Alors, qui es-tu ? Non pas parce que tu fais, mais parce que tu t'animes vraiment.
- Speaker #1
Je crois que ce qui m'anime vraiment, c'est l'autre, bien entendu. Mais au-delà de ça, j'ai envie de dire la vérité de chacun, l'authenticité de chacun, le vrai de chacun. Parce qu'en réalité, depuis des années que j'ai... que j'accompagne, que j'ai décrypté, que j'ai fait des recherches et autres, je me suis rendue compte d'une chose, c'est qu'on passe une vie entière à essayer de se donner des permissions, de se sentir légitime de chaque chose de notre vie. Et donc, on passe plus de temps à s'éviter que à se rencontrer. C'est un peu ça qui m'a animée.
- Speaker #0
Elle est belle cette citation. Elle est venue comme ça. C'était la première ou non ?
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
Alors, quelle est la première citation ?
- Speaker #1
La première citation qui a été une première... partie de ma vie, c'est cette citation de Darwin qui disait, ce ne sont pas les espèces les plus fortes et les plus intelligentes qui survivent, mais celles qui s'adaptent le plus au changement. Et dans cette citation de Darwin, il y a des mots clés qui sont importants. Le premier, c'est survivre. Et les espèces qui survivent, et moi, il y a eu une période de ma vie où il a fallu que je survive. Très jeune. Et en fait, ma façon de survivre, à moi, de m'adapter, ça a été de m'adapter à ce qui, à un moment donné, aurait pu me détruire. Et que c'est à ce moment-là de ma vie que j'ai décidé d'être forte. Donc la première partie de la vie, ça a été de m'adapter et de ne pas sombrer, de ne pas me détruire. J'ai eu, à un petit peu moins de 6 ans, j'ai vécu un abus sexuel. En fait, ce jour-là, je suis morte. Donc comme je suis morte... J'ai envie de te dire, il ne me reste plus qu c'était de savoir comment j'allais revivre. Mais au démarrage, je ne suis pas reparti dans le mode revivre, je suis parti dans le mode survivre. Ma façon à moi, survivre, ça a été d'être forte. Et justement, quand tu repenses à cette phrase de Darwin, c'est avec le temps et en préparant cette émission, je me suis dit, mais c'est vrai cette citation, pourquoi Darwin, cette phrase m'a autant, et toi ça me donne la chair de poule, m'a autant marqué. Mais c'était ce mot, survivre. Ma façon à moi, ça a été en effet... de m'adapter à ce que je venais de traverser. J'ai fait une amnésie pendant un temps de cet événement.
- Speaker #0
Ce qui est l'égal de beaucoup de victimes.
- Speaker #1
Oui, exactement. C'est très classique de faire le déni de la victime. Et souvent, c'est peut-être parfois 5 ans, 10 ans, 15 ans, 30 ans. Moi, c'est revenu vers l'âge des bribes, la première fois vers l'âge de 16 ans. Mais vraiment, c'est revenu au moment où j'ai eu mon premier enfant. et donc au début je me suis construit forte et je me suis dit plus jamais personne ne me détruira et donc le seul moyen c'est d'être forte alors c'est génial j'ai développé des qualités, des compétences sauf qu'en fait ça m'a amputée d'une partie de moi c'est que pour moi la seule chose qu'il fallait dans la vie c'était être forte mais quand t'es forte ça coupe de toi, ça coupe de la relation avec les autres, ça je m'en suis rendu compte dans une deuxième étape de vie
- Speaker #0
Est-ce que tu as eu l'impression justement que tu n'acceptes pas ta vulnérabilité ? Parce que c'est vrai que très souvent, tu as raison, on nous demande d'être fort. Nous, les femmes et même les hommes, d'ailleurs, il faut être fort dans la vie. Mais en fait, finalement, est-ce que la vulnérabilité exposée, comme tu viens de le faire, n'est pas la plus grande forme de fort ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, c'est pour moi, la vraie vie, elle est là. Et avec ce que je vais t'expliquer par la suite, oui, bien entendu. C'est pour ça que je te dis aujourd'hui ce que... j'incarne ce vers quoi j'emmène les gens autour de moi, les gens que j'accompagne, les prises de parole et autres. Comment le fait d'être vrai, c'est déjà ce qui est génial, c'est qu'en fait, on sait tous le faire, ça devrait être naturel. Et c'est l'endroit où on sera le plus juste. Parce que dans la vie, on va dire je suis être vrai. Il y a des gens qui vont m'aimer, il y a des gens qui ne vont pas m'aimer. Mais au moins, ce sera pour ce que je suis. Et moi, je saurai où je vais. Et depuis, je suis ce que je suis. Quelle paix intérieure. Voilà. Et puis, tout est possible. Parce que je pars de moi, en fait. Je suis partie de moi, pas de quelqu'un d'autre.
- Speaker #0
Merci pour cette confidence. Est-ce que tu as l'impression que ce qui t'est arrivé, ce que tu viens de nous confier, c'est pour ça que tu es devenue psychologue ? Parce que tu voulais te réparer, réparer les autres ?
- Speaker #1
Ce n'est pas venu tout de suite. J'ai eu besoin d'un deuxième effet qui se coule, bien entendu. 2007, j'apprends que j'ai un risque important de cancer du col de l'utérus. C'est bizarre, ça fait un petit lien quand même entre les deux. Et je dois subir une colonisation. J'ai eu la chance de ne pas avoir de traitement lourd. Et donc, j'ai envie de dire que j'ai eu la prise de conscience sans des conséquences trop graves. Et donc, je remercie la vie pour ça. Mais ça a été un vrai... bousculement pour moi mais quand je dis ça a été ce jour là c'était là le basculement l'état quel âge là j'ai on est on est en 2007 j'ai un petit peu dans la trentaine à peu près et dans cette année là je bascule quand je dis je bascule c'est un avant et un après et la cristelle avant et la cristelle après par contre cette cristelle elle sait elle a fait une transition mal et une construction ça s'est pas fait du jour au lendemain mais un lavant d'un après Et pour la petite anecdote par rapport à ça, avant 2007, j'avais les cheveux un peu comme toi. Raides. Ou parfois raides.
- Speaker #0
Tu sais que moi, j'étais comme toi, normalement.
- Speaker #1
Et de ce jour-là, j'ai décidé que plus jamais j'aurais des chignons ou des comtéres. J'allais devenir ce que je suis. Donc, j'ai laissé mes cheveux être ce qu'ils sont, frisés et autres. Et aujourd'hui, pour la formation, il ne faut pas qu'on touche à mes cheveux. Parce que quand, par exemple, je suis en télé, on me dit « Ah, tu ne veux pas qu'on te fasse un lissage ou autre ? » C'est vraiment... C'est comme si on m'amputait d'une partie de moi. Voilà, je te donne cette idée.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de femmes qui ont les cheveux ondulés. Alors après, moi, en vrai, c'est parce qu'ils ne sont pas, pardon pour la petite question, ils ne sont pas aussi bien ondulés que toi. Et donc, à choisir, parfois, j'aime les résumés. Mais c'est vrai que c'est un discours que beaucoup, beaucoup de femmes ont en disant qu'on aime lâcher nos cheveux, en fait.
- Speaker #1
Oui, oui. C'est une forme de liberté. Pour moi, c'était me réapproprier. Et donc, en 2007, je lâche tout. Je reprends mes études de psy. donc j'ai eu une vie avant Et à partir de 2007, je reconstruis cette villa qui est la mienne. Donc je reprends mes études. Et là, c'est une première réintégration. de moi. Et la deuxième citation qui arriverait à cet endroit-là, ce serait de dire « En fait, j'ai une émotion, donc je ne vais pas pouvoir la dire tout de suite. Il faut que j'attende 30 secondes. »
- Speaker #0
On attend, évidemment.
- Speaker #1
Il faut que je redescende. Dans ce deuxième basculement, je vais le relier à la deuxième citation que j'avais prévue de te transmettre. C'est celle d'Hélène Keller. qui dit « quand une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre, toujours » . Et cette citation-là, elle m'a éclairée, elle m'a guidée, parce qu'en effet, déjà d'une part, je fermais une porte, cette porte de cet ancien chapitre de ma vie, et j'ai compris que je n'aurais plus besoin seulement d'être un avatar. un personnage qui a besoin de se mettre dans une autoprotection, mais que j'allais m'ouvrir à moi. Ça n'a pas été un chemin aussi facile qu'on l'imagine. J'ai fait tout un gros travail thérapeutique. En même temps, j'ai repris mes études de psy en tant que psychothérapeute en santé intégrative. Et là, ce qui est génial, c'est qu'en fait, je vois tout un nouveau monde qui s'ouvre en réalité. Et il n'y a pas de pression. C'est juste... Mais ce qui est dingue, c'est de se dire qu'on a...
- Speaker #0
Je commence à être à ma juste place.
- Speaker #1
Et là, et quelques années après, d'avoir accepté de fermer une porte pour ouvrir quelque chose, je me suis retrouvée en télé, à faire parler ma voix avec ma particularité, la personne que je suis, parce que j'aime avoir une parole vraie. Là aussi, en psychologie, j'étais la seule psy qui n'aimait pas les psys à l'origine. Parce que je trouvais qu'il y avait un monde entre la façon dont on enseignait la psychologie et qu'il y avait un écart avec notre vrai besoin. Le jargon et puis aussi cette façon de dire, par exemple, parce que j'aimais génial le domaine de la psychologie, si un patient, par exemple, traîne pendant dix ans en thérapie, on dit que c'est lui qui résiste. Toute la responsabilité, je me disais, je trouvais quand même que ça manquait d'outils, de protocoles. Et là, je suis allée donc me former un peu plus avec toutes les techniques nord-américaines que je trouvais beaucoup plus adaptées, notamment au Canada. Je trouvais qu'il y avait vraiment des vraies approches qui me correspondaient. Et j'avais envie d'être dans ce que j'appelle une démarche de santé intégrative, qui n'est pas de dire pas une guerre de chapelle. Il y a des, je me dis, mais c'est quoi cette histoire ? Il y a des Freudiens, des Lacaniens, des Jungiens. Et alors, il fallait choisir... sa case, mais moi je n'avais pas envie de choisir une case et puis je me suis dit mais en fait une personne qui vient chaque personne est singulière et c'est à nous de nous adapter à notre patient pas le contraire donc c'est pour ça que j'avais choisi une école qui pratique la psychothérapie intégrative qui veut ce qui veut dire qu'en fait va y avoir plein de courant qu'on va utiliser plein d'outils plein de protocoles et en fonction du patient on utilisera exactement le bon le même truc qui s'adapte aux patients oui alors Alors, on parle moins de médecine quand on parle de psychologie, mais en effet, même dans la médecine intégrative, notamment celui qui œuvre beaucoup, je trouve, là-dessus, c'est Alain Toledano, l'Institut Ravel, qui travaille et qui vraiment prend le micro pour expliquer vraiment ce que c'est que la médecine intégrative. Parce que, par exemple, dans les protocoles d'accompagnement du cancer, elle était une des premières personnes à dire oui. l'art-thérapie, ça a sa place pour pouvoir réparer quelqu'un. Oui, le fait de, par exemple, prendre soin de sa peau, se maquiller, ça fait partie, en fait, de tout un travail de soi, d'intégration. On me dit souvent, par exemple, Christelle, quelqu'un qui est en dépression. Si j'arrive et que j'ai quelqu'un qui est en dépression ou qui est burn-out, je vais pouvoir lui dire, à un moment donné, dans le cadre, entre guillemets, de l'accompagnement et en parallèle de la thérapie, il n'y a pas... que la thérapie. Par exemple, oui, l'acupuncture, ça va être super efficace. Oui, pour une autre personne, le fait de faire du Reiki va lui permettre d'être efficace. La thérapie, pour quelqu'un qui est drôle dans le mental, ça va être efficace. Voilà. Mais c'est l'expérimentation qui montre ça. Le sport, pour certaines personnes, ça va être efficace. Il n'y a pas qu'une seule façon de pouvoir traverser les choses de la vie. Et c'est ça que j'aime, c'est pouvoir me dire, OK, dis-moi comment tu es, dis-moi comment tu fonctionnes. Je vais te faire une sorte d'ordonnance de santé intégrative. Et dedans, il y a cet accompagnement au travail thérapeutique, mais il y a tellement de choses autour. Et je trouve que ça remet la personne acteur de lui-même et on ne pathologise pas une personne. Ça, pour moi, c'est essentiel.
- Speaker #0
Et en fait, c'est grâce à le fait que tu sois passée par là qui t'a permis de comprendre encore mieux les solutions à apporter à tes patients.
- Speaker #1
Oui, je pense qu'en fait, d'avoir traversé ma vie à ma façon et d'avoir décidé moi-même de ne pas me victimiser, de ne pas me pathologiser dans ce que j'ai fait. Pourtant, aujourd'hui, il y a énormément d'informations. Moi, par exemple, j'ai eu des tocs. J'ai eu de l'anorexie, j'ai eu des gros problèmes d'allergie, de l'asthme. Aujourd'hui, quand j'en ai fait le décodage biologique, plusieurs années plus tard, j'ai compris. Mais à l'époque, il n'y avait pas assez de décodage. Et c'est pour ça qu'en fait, aujourd'hui, quelque part, pourquoi par exemple, j'ai été une des premières psy à me retrouver sur YouTube, avec la plus grosse chaîne qui parle de santé mentale. Aujourd'hui, ça apparaît en évidence quand on dit, mais quand j'ai commencé, on m'a dit, mais Christelle, tu ne vas pas parler de santé mentale sur YouTube. on enlève déjà le mot mental, santé mentale, ça fait maladie. Je vais dire non, je vais l'assumer. Par contre, vous allez voir, je vais l'aborder avec mon humour, avec mon ton. Je veux que ce soit accessible à tous. Je ne veux pas que ce soit un jargon. On a l'impression qu'il y a une asymétrie dans la relation. Ce n'est pas vrai.
- Speaker #0
Alors justement, c'est un sujet qui intéresse beaucoup de personnes et qui touche énormément de personnes. On a déjà fait un sujet ensemble là-dessus, sur la santé mentale. Comment toi, tu définirais le burn-out ? Et deuxièmement, quels sont tes conseils pour en sortir ? Avec toutes les choses que tu enseignes à tes patients.
- Speaker #1
Tu veux dire la santé mentale ou le burn-out ?
- Speaker #0
Le burn-out. Qu'est-ce que le burn-out et comment on peut s'en sortir ?
- Speaker #1
En fait, le burn-out, c'est un épuisement à la fois physique, psychique et émotionnel. C'est-à-dire que c'est un point de rupture. Alors le burn-out, ce n'est pas que professionnel. Burn-out maternel, burn-out scolaire, c'est quand on a le sentiment qu'on se sent en impuissance pour pouvoir... comment dire continuer voilà c'est vraiment un point de rupture et en règle générale le burn out on se dit on ne voit pas arriver mais en fait si il ya eu tous les signaux faibles avant mais comme jusqu'à présent on a tenu on sait pas pourquoi ça tiendrait pas une semaine un jour de plus et en réalité c'est pour ça que ça prévient plus parce que ça a déjà prévenu tellement à franck et c'est donc l'idéal pour traiter le burn out c'est de l'anticiper d'accord ça se guérit une fois que si on a vraiment fait un burn-out, ça se guérit, mais il y a des fois des risques de séquelles, ça prend du temps. Donc tout ce qu'on peut anticiper pour l'éviter, c'est mieux. Donc pour moi, c'est soyons attentifs aux signaux faibles. Quand on commence à devenir, on ne se reconnaît plus, on est irritable, on n'a plus envie de parler avec les gens alors qu'on est sociable, on a des sautes d'humeur ou des instabilités d'humeur, on perd le sens. parce que, par exemple... Quelqu'un qui bosse beaucoup, qui est à fond, ne va pas faire un burn-out. Pas forcément. Ce qui fait que tu vas faire un burn-out, c'est quand déjà tu vas trop loin, mais que tu as un sentiment que tu perds le sens de le faire, et compliqué. Par exemple, un entrepreneur peut tenir hyper longtemps et ne pas dormir la nuit, tout se passe bien. Mais si par exemple, il se retrouve avec… On vient de lui mettre des investisseurs, et qu'on lui demande par exemple d'arrêter la qualité… et puis juste de ne plus respecter son système de valeur, là, il risque le burn-out. Parce qu'il va aller à contre-soi. Donc, en règle générale, j'y retenais une chose. Quand vous commencez à aller à contre-soi, à contre vous, il y a des risques. Burn-out, dépression ou autre, d'ailleurs. J'essaie de schématiser comme ça. Je ne suis pas puriste, mais c'est pour donner des déclics.
- Speaker #0
Alors, autre question qui est aussi liée avec le burn-out. Mais selon toi, aujourd'hui, qu'est-ce qui blesse le plus les êtres humains aujourd'hui ?
- Speaker #1
J'ai envie de te redire que ce qui blesse le plus, en fait, c'est de ne pas être soi.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
en vrai. Tu sais, il y a un truc quand même génial, tout le monde dit « J'adore cette personne, regarde, elle est hyper naturelle » . On a tous envie et c'est à la portée de tous. Mais par contre, en règle générale, on peut passer une vie entière à être dans un avatar. Pour moi, l'essentiel, c'est vraiment de travailler les permissions et la légitimité d'être soi. Tu vois, j'ai une petite anecdote. Je courais avec un ami ce matin il va monter sa boîte et je sais ce que c'est de s'autoriser à ça. Et puis, on parlait d'un sujet, on dit, oui, mais pour faire telle chose, je ne serais pas légitime. Je ne suis pas légitime comme telle personne de faire ça. Je lui dis, attends, je crois qu'on ne s'est pas bien compris. Tu es légitime. Tu es légitime. Pourquoi ? Parce que la légitimité. On se trompe. On va chercher la légitimité en attendant que quelqu'un nous dise, tu as le droit, tu as la permission d'être ça. C'est une erreur. La légitimité, Merci. Elle vient de soi. Je suis légitime de... Tu crées ton podcast et ton podcast, tu attendrais qu'une personne te dise « ça fait, c'est bon, tu as le droit » .
- Speaker #0
On n'a pas besoin de demander les potes.
- Speaker #1
Tu es légitime. La légitimité, c'est la permission d'eux. Donc s'il y avait vraiment ce qui nous éloigne de nous-mêmes et peut faire qu'on passe à côté de sa vie, c'est quand on attend le miroir de l'autre, la légitimité qui viendrait de l'extérieur.
- Speaker #0
Quels sont tes ancrages quand tu vas s'y aujourd'hui ?
- Speaker #1
Mes ancrages quand je vacille, allez je dirais que j'en ai trois. Le premier c'est le running,
- Speaker #0
je cours beaucoup.
- Speaker #1
Comme tu le sais j'adore le try. Alors pas du tout dans la performance, je peux courir 5h, 6h, 7h, 8h, 9h. Mais alors sans pression, juste. C'est une forme un peu presque pour moi, c'est un peu une trance, c'est méditatif. Je m'appartiens, c'est la beauté des paysages, ça monte, ça descend, ça m'amuse, voilà j'adore. Déjà, première chose, le trail. La deuxième chose, je l'ai découvert il y a peut-être deux ans. J'ai traversé une période un peu difficile où, comment dire, avec mon ancienne entreprise, la Clinique e-Santé, j'étais en pleine levée de fond. Il y avait des moments douloureux et tout qui m'éloignaient un peu de moi. Et j'avais besoin de me recentrer. Et chaque jour, je me suis rendue compte, mais c'est maintenant, tu vois, pareil, en préparant le podcast, je me dis ça, c'est marrant ça. Chaque jour, j'avais une sorte de rituel, je prenais le temps pour me maquiller. Alors, je ne suis pas une personne très, comment dire, hyper life team, mais je me suis rendue compte. Et d'ailleurs, c'est plus en plus ailleurs, maintenant, j'aime bien. Soit c'est une nouvelle chose que je n'avais pas avant, mais que j'apprécie maintenant. Et en fait, me maquiller, c'était une façon de... pas du tout de rentrer dans un personnage, tout sauf ça. Mais c'était une façon de me dire, tu as de la valeur. C'est marrant, mais c'était ces étapes. Et je lui dis, OK, je me prépare pour être là, pour prendre la lumière. Ma lumière intérieure, en fait, c'est tout sauf ça. C'est de me dire, voilà. C'est la superficielle. Non, c'était quelque chose pour me faire du bien et me dire, vas-y, tu vas pouvoir traverser. Et ce moment-là, il me donnait de la force.
- Speaker #0
Mais tu sais, c'est de la même manière qu'on prend une douche, on se brosse les dents, on brosse les cheveux. En fait, se maquiller, ce n'est pas super fidèle, c'est s'ancrer à un moment à soi pour capter ou pouvoir se sentir légitime à nouveau, comme tu dis, légitime de capter une lumière qu'on a envie d'avoir sur nous. Et puis, je crois qu'en fait,
- Speaker #1
d'ailleurs, en parlant de ça, je crois que ce qui l'a construit, en réalité, c'est grâce à la télé, le HMC. Le HMC, habillage, maquillage, coiffure, c'est le moment qu'on a avant l'émission. Et en fait, depuis 9 ans que je travaille en télé, Ce moment clé, c'est un moment hyper précieux. Pour moi, il faut savoir que les invités, quand ils viennent, c'est le moment le plus précieux. C'est le moment qui les prépare juste avant l'émission. Et en fait, on s'appartient. C'est un moment cocon. Et en réalité, pour moi, pourquoi le maquillage est devenu, c'est qu'en fait, c'est devenu ce moment cocon, ce moment de préparation. Et ensuite, apprendre à dire, on peut y aller. Je peux engager ma journée.
- Speaker #0
Écoute, moi, j'ai l'immense chance, et tu le sais, d'être accompagnée depuis des années par Bobby Brown. que je remercie qui m'a évidemment maquillée aujourd'hui. Et j'ai longtemps, comme toi, considéré que c'était superficiel d'être maquillée, que c'était être pas forcément justement dans l'authenticité.
- Speaker #1
Tout ça.
- Speaker #0
Et en fait, je te rejoins complètement. Je trouve que c'est un moment plaisir. Enfin, chacun a ses moments. Il y en a, c'est le chocolat. D'autres, c'est le poker. Et bien, moi, je trouve, il faut vraiment le dire aux femmes et aux hommes d'ailleurs aussi, qui nous écoutent, qu'une femme qui se maquille, c'est pas du tout superficiel. C'est quelque chose qui va lui permettre, en fait, de s'ancrer encore plus dans ce qu'elle a envie de faire. Oui sa mission.
- Speaker #1
Et notamment, il y a une chose à faire, tout le monde n'a pas forcément les moyens de se dire, « Ok, il va y avoir quelqu'un qui me maquille, autre. » On peut le faire entre copines.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est un truc, c'est un vrai affaire. Exactement.
- Speaker #0
Et je crois qu'il nous manque une troisième. On a le trail, le maquillage.
- Speaker #1
Oui, le troisième, c'est l'écriture. Écrire, écrire, écrire, écrire. Il faut savoir que j'ai fait des travaux de recherche sur les effets de l'écriture. J'ai travaillé sur ce qu'on appelle la TPERN, thérapie par exposition à la réalité narrative. C'était un des concepts clés que j'ai mis au sein de la clinique e-santé qui était de, on avait son psy dans la poche et tous les jours on pouvait écrire à son psy. Le fait d'écrire est quelque chose qui permet en fait déjà, un, de dire que ce qu'on, de rendre vrai ce qu'on ressent à l'intérieur et ensuite de pouvoir le poser, le mettre à la bonne distance. Et c'est un vrai nettoyage émotionnel. Moi j'écris. quand je ne peux pas parler ou quand j'écris et c'est quelque chose qui me fait du bien, qui m'embrasse.
- Speaker #0
Je suis complètement alignée avec toi, tu le sais. On sait, c'était une magnifique rencontre sur ces valeurs. J'ai une autre question. Est-ce que tu considères que la spiritualité est importante dans ta vie ? Pour surmonter en tout cas les obstacles que tu nous as gentiment partagés.
- Speaker #1
Chacun a sa forme de spiritualité. Pour moi, la spiritualité, il y a la spiritualité laïque, la spiritualité religieuse. En réalité, c'est ce à quoi on croit. Pour certains, c'est la religion. Pour d'autres, ils vont croire en l'univers. Pour d'autres, ils vont croire en la réincarnation. En fait, ça parle de quoi ? De nos croyances et donc de ce qui fait sens pour nous, ce qui nous ancre. Moi, personnellement, par exemple, j'ai eu à un moment donné de ma vie besoin de me dire, en tout cas de m'accrocher à quelque chose qui me disait « En fait, je pars du principe, mais c'est quelque chose qui est pour moi, on est d'accord, je ne dis pas que c'est une vraie, je dis qu'en fait c'est quelque chose qui fait sens, ça m'aide dans la vie. » Donc, je m'en priverais, c'est de me dire que j'ai plusieurs vies et que dans cette vie-là, je suis venue pour vivre ça. Et donc, il faut que je le vive. Donc, dans cette vie-là, je vis ça. Alors, ok, et ça m'aide à donner sens même à des choses qui parfois, sinon, ce serait insensé. Et il faut savoir que quelque chose qui est insensé, sans sens, nous amène souvent à pouvoir sombrer. Donc, c'est ma façon d'avoir du sens et je trouve que la spiritualité, c'est quelque chose qui nous permet de mettre du sens à nous.
- Speaker #0
Alors, c'est amusant parce qu'il y a ce concept. C'est toi l'experte où on te dit que la conscience et l'inconscient, le cerveau ne distingue pas la réalité de notre visualisation. Est-ce que tu peux nous en dire plus là-dessus ? Parce que c'est aussi lié à ça. C'est que si on croit éperdument en quelque chose sans jamais lâcher, notre cerveau considère que c'est réel.
- Speaker #1
Il y a une chose qui est géniale, en effet, et la préparation mentale, d'ailleurs, pour les sportifs de haut niveau, quand je parle de la préparation mentale, ce n'est pas d'ailleurs que pour les sportifs de haut niveau, on peut se l'appliquer à soi. Mais dans le concept de visualisation, l'exemple que je redonne, que tu as peut-être déjà vu et que les personnes qui vont nous écouter ont certainement déjà entendu parler, c'est les personnes qui sont les aviateurs. Les pilotes, en fait, quand par exemple, pour le 14 juillet, ils font toutes leurs figures et tout ça, ils le visualisent, ils le revivent, ils le revivent, ils le revivent mentalement. On est d'accord ? C'est une façon d'ancrer. Et pour le cerveau, ce que l'on visualise, c'est exactement de la même façon que si on y était dans le réel. Donc oui, le cerveau a cette capacité-là. La visualisation, c'est ce qui permet ce que l'on pense et ce que l'on vit en pensée. permet à notre cerveau de se préparer à le faire. C'est d'ailleurs pour ça qu'on dit, si tu veux le vivre, projette vraiment la vie que tu veux avoir, et c'est ce qui te permettra d'aller dans cette direction-là. Walt Disney, avec cette magnifique citation, disait, si tu peux le rêver, tu peux le vivre, mais c'est un peu ça. Il expliquait les concepts des neurosciences sans le savoir, parce que c'est le principe même de la visualisation.
- Speaker #0
Et pourquoi on n'apprend pas ça aux enfants alors ?
- Speaker #1
Alors là, tu prêches une convaincue. Je pense que le monde change. Le monde change vraiment. On y vient de plus en plus. Et je crois que dans ce monde en mutation, il y a... comment dire...
- Speaker #0
une vraie conscience beaucoup plus importante de l'intelligence émotionnelle et des capacités du cerveau. Il y a une chose, par exemple, que je trouvais exceptionnelle, que je partage avec toi, qui est notamment ce que j'appelle l'élagage synaptique dans le cerveau. Ce truc-là est génial, par exemple. Je l'explique. Je l'ai simplifié. Tu vas voir, l'élagage, tu peux penser à quoi ? On élague les branches. L'élagage synaptique, c'est la capacité de notre cerveau tout simplement, en fait, à conserver que ce qui est important. Donc, si je pense à plein de choses négatives, négatives, négatives, ce n'est pas compliqué, elles sont là. Le cerveau pense que, comme on y pense tous les jours, c'est quelque chose de très important. Donc, il faut bien s'en rappeler. Mais si, par contre, on commence à lâcher ces pensées négatives, ce qui nous intoxique à l'intérieur de soi, dans un travail thérapeutique, par exemple, on va commencer à regarder nos croyances différemment, à apporter un nouveau regard sur les choses. Eh bien, notre cerveau va commencer à amorcer une autre façon de penser, un autre comportement, d'autres choses. Et l'élagage synaptique va permettre quoi ? Tout simplement d'épurer l'ancien système pour laisser arriver le nouveau.
- Speaker #1
Les belles branches.
- Speaker #0
C'est génial. Et pour te prouver que ça fonctionne, je vous donne un exemple sur l'élagage synaptique. C'est qu'on a tous des choses où, par exemple, pendant des années, si tu en parles, tu en parles, tu en parles, tu les connais par cœur. Puis un jour, tu ne sais pas pourquoi, tu n'en as pas parlé pendant six mois, tu veux en parler, tu connais par cœur, à l'origine, il y a six mois, tu dis, je n'arrive même plus à en parler. Ça t'est déjà arrivé ? Oui, c'est vrai. Le cerveau, ce que tu n'utilises pas, il est là, il archive.
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
on retient ça et on se dit, en fait, si aujourd'hui, la personne que je veux devenir, comme je dis toujours, comporte-toi aujourd'hui comme la personne que tu veux être demain. Comporte-toi aujourd'hui comme la personne que tu veux être demain. Pense. comme la personne que tu veux être demain, agis comme la personne que tu veux être demain, aies les émotions de la personne que tu veux être demain. Et donc, tu vas déjà l'incarner, et en fait, ça va devenir naturel.
- Speaker #1
Merveilleux. C'est parfait pour cerveau puissant, tout ce que tu viens de nous dire. Quelle femme, pour bientôt terminer, quelle fraise t'accompagne en ce moment et te porte ?
- Speaker #0
Alors, la citation qui m'accompagne en ce moment, c'est, je dirais, celle de Scar Wilde. Sois toi-même, parce que de toute façon, les autres places sont prises.
- Speaker #1
C'est vrai que celle-là, elle est géniale.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Elle devrait être inscrite dans la chale de tout le monde, soit toi-même, parce que les autres places sont prises.
- Speaker #0
C'est ça. Et c'est ce qui incarne le plus que je crois que je suis aujourd'hui dans cette troisième phase de vie. C'est que j'assume pleinement d'être vrai, d'être ce que je suis, dans mon authenticité, dans mon vrai. Et que je suis vraiment convaincue de la puissance du vrai. Et de la qualité des rencontres que ça donne. d'accepter, tu vois, je ne suis plus dans les « ouf » mais dans les « et » . Je peux être forte et vulnérable, je peux être joyeuse, fofolle et en même temps extrêmement rigoureuse et avoir de la profondeur. Je peux à la fois pouvoir dire non et dire oui quand c'est nécessaire. Et cette puissance du vrai, pour moi, c'est la réunification.
- Speaker #1
Écoute, on va se sentir dans tout ce que tu viens de nous raconter. C'est vrai que c'est extrêmement… C'est touchant et inspirant d'entendre les gens se dévoiler. Je te remercie de ta confiance, de nous avoir dévoilés ça dans un cerveau puissant. Je suis sûre que ça va inspirer et faire rayonner tous les gens qui vont nous écouter. Moi-même, j'étais très émue. Tout à l'heure, j'ai émis un petit rire, mais c'était un rire plus d'émotion. Parce que souvent, moi, qui capte aussi beaucoup les énergies, quand quelqu'un se dévoile, c'est vrai que ça crée quand même beaucoup de choses. On doit recevoir ce que l'autre nous dévoile. C'était plus nerveux. que de trouver ça très drôle. Mais c'est vrai que c'est un vrai cadeau que tu nous as fait aujourd'hui. Je te remercie du fond du cœur. J'espère te revoir très prochainement parce que j'ai l'impression que tu as plein de choses à nous dévoiler. C'est absolument passionnant. Et merci Christelle parce que c'est un bonheur de t'écouter.
- Speaker #0
Merci à toi Claire. Et je dois préciser qu'en effet, c'est la première fois que je me livre ainsi. Mais je ne pouvais le faire qu'auprès d'une personne qui est vraie, tout simplement.
- Speaker #1
Merci, ça me touche énormément.