- Speaker #0
vouloir se taire pour pas être trop ci, trop ça, au lieu d'affirmer vraiment sa singularité. Mais il faut du courage pour ça, il faut de la confiance en soi. Quoi qu'il arrive, prends du temps, même si t'as honte de le montrer, prends du temps pour toi pour cultiver qui tu es, même si tu ne montres pas forcément le temps que la vie te permette d'arriver à t'exposer comme ça au monde. Mais si t'as ta petite zone de génie, ta magie, si t'as peur de la montrer ou que t'oses pas, garde-la pour toi, cultive-la et elle sortira au bon moment. Parler à des copines, en fait des fois tu perds quelqu'un, t'as une maladie, t'as un truc relou qui t'arrive, en fait ça fait partie de la vie aussi et j'ai l'impression que pour que ce soit un équilibre, en en parlant autour de moi, en fait tout dépend de la manière dont toi tu vis les choses, c'est comme quand t'as quelqu'un qui t'énerve, si ça glisse finalement ça va pas vraiment te faire de mal. Et j'ai toujours été vraiment en décalage, ils habitaient à la montagne et moi j'ai toujours été dans mes idées tropicales. Je dessinais des marsupilamines dans ma chambre, ça n'avait rien à voir mais j'étais déjà là quoi.
- Speaker #1
Bienvenue chez Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent. Un espace où l'on parle de ce qui façonne une vie, des peurs qu'on dépasse, des mots qui sauvent, des chocs qui révèlent, des valeurs qui tiennent debout. Chaque semaine, je vais chercher la phrase fondatrice d'une personnalité, une phrase qui a construit, posé, transformé ou sauvé. Parce que certaines paroles deviennent une boussole, parce que tout commence par une crise de conscience, parce que chacun porte en lui une lumière en attente. Et j'ai eu la chance d'être soutenue pour ce podcast par l'agence de communication SORC. Aujourd'hui, je reçois une femme qui a fait de la lumière une matière première, qui peint comme d'autres respirent. Léona Rose est une artiste qui ne raconte pas le monde, elle le réenchante. Ses couleurs sont des portails, ses motifs des mantras, et son travail, une invitation à revenir à la joie, à l'émerveillement, à la vibration du vivant. Visual artist, designer, sandileur, Léona est de celles qui construisent des univers, et qui nous rappelle que nous aussi, nous pouvons colorer la nôtre. Dans son parcours, Il y a eu du courage, de la ténacité, une rupture, et cette manière rare de garder le cœur ouvert, quelles que soient les tempêtes. Bienvenue Léona dans Cerveau Puissant.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
On commence toujours les interviews Cerveau Puissant par la même question. Léona, s'il y avait une phrase, un mantra, une citation qui te définit, celle qui t'a guidée, qui t'a tenue debout, qui raconte quelque chose de toi, laquelle serait-elle ?
- Speaker #0
J'adore les citations de Krishnamurti. Et je dirais, il y en a une qui dit « ce que tu es, le monde est » .
- Speaker #1
Et est-ce que tu peux nous expliquer, mon magnifique, est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'elle reflète de toi, pourquoi elle te porte, à quel moment elle a eu un sens important à tes yeux ou à plusieurs moments dans ta vie ?
- Speaker #0
Elle m'inspire parce que je trouve que ça te ramène à ta propre responsabilité, plutôt que souvent se poser un peu en position de victime ou de dire que la vie est dure. qu'on est impacté par tout ce qui nous entoure, là au moins je trouve que ça recentre. Et en fait c'est très énergétique, ça veut dire que l'énergie que tu dégages, ce que tu es toi-même, en fait tu crées ta réalité et tu impactes le monde de ce que tu es.
- Speaker #1
Alors toi, tu impactes le monde dans tout ce que tu crées, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
- Speaker #0
Alors je suis artiste peinte plasticienne, on peut dire visuel artiste. Mon travail en fait au départ c'était vraiment que sur des fresques. des toiles vraiment très artistiques, un peu classiques on va dire. Et petit à petit, je me suis amusée à décliner ça sur différents supports, notamment à travers des collaborations avec des marques qui m'ont permis d'avoir accès à différents supports. Comme par exemple Club Med, j'ai pu faire toujours des grandes fresques pour eux, mais du coup sur un format un peu plus communicationnel, tournage, etc. Des identités visuelles pour Pokawa notamment aussi. toute une identité visuelle, de la décoration des restaurants à l'habillage des différents packaging et supports. Ça peut être des conférences pour Apple, par exemple. C'est vraiment hyper varié.
- Speaker #1
Toi, tu es vraiment une artiste qui a un univers totalement particulier. Est-ce que tu peux nous le décrire et nous dire pourquoi tu as choisi celui-là ?
- Speaker #0
Mon univers est très bariolé. Je suis allée en Inde un jour en voyage et je me suis dit que je me sens vraiment à la maison. Donc en fait, j'avais vraiment une appétence pour le Mexique. Et je dirais qu'il y a un truc chez moi qui s'inspire de l'Inde. Mes couleurs, c'est rose, violet, jaune, orange. Ça, c'est vraiment ma palette de base. Si je dois enlever des couleurs, je me restreins là-dessus. Après, le vert, le bleu, OK. Mais là, ça, c'est vraiment... Donc c'est l'Inde un petit peu.
- Speaker #1
Et ça a toujours été... Enfin, les couleurs comme ça et ton univers ultra positif, en fait, t'as toujours été comme ça ?
- Speaker #0
Depuis toujours ? Toujours, en fait. Quand j'étais petite, mes parents disaient que j'étais un peu perchée. Et j'ai toujours été vraiment en décalage. ils habitaient à la montagne et moi j'ai toujours été dans mes idées tropicales Je dessinais des marsupilamines dans ma chambre. Ça n'avait rien à voir, mais j'étais déjà là, quoi. Du coup, j'ai continué ce chemin dans les palmiers.
- Speaker #1
Et à quel moment dans ta vie, tu t'es dit que tu voulais en faire vraiment ton métier ?
- Speaker #0
En fait, j'ai toujours été un peu guidée par des crises d'angoisse. Dans ma vie, en fait, mon corps me parlait. Et quand je refusais de voir, à un moment donné, ça me secouait tellement et ça devenait tellement intense que j'étais obligée de bouger, ce qui était très désagréable. Parce que c'est comme si j'arrachais un pansement violemment en 48 heures. vraiment à chaque fois c'est ça qui s'est fait hum Je dirais qu'à nouveau, quand je me suis lancée vraiment, parce que j'ai eu plusieurs rebonds avant ça, en tant qu'artiste, c'est parce que je faisais des crises d'angoisse à nouveau dans le travail, même si elle s'était un peu calmée parce que j'avais bougé plusieurs fois. Et à ce moment-là, en fait, je me suis dit bon, il faut que je fasse quelque chose, c'est plus possible. J'ai jamais voulu prendre d'antidépresseurs, de calmants, de choses comme ça, choses qu'on nous prescrit quand on est dans cet état-là. Et je sentais qu'il y avait vraiment quelque chose qui montait. Et en fait, j'ai utilisé le peu d'énergie qui me restait pour négocier une rupture conventionnelle. Je n'ai pas attendu vraiment d'être dans un état vraiment trop secoué. Et à partir de là, je me suis lancée.
- Speaker #1
Et alors, on peut dire que pour toi, aujourd'hui, tu n'as plus de crise d'angoisse. Et donc, le fait de laisser court totalement à ta créativité et à ton univers, ton univers, il est très... J'allais dire enfantin, mais c'est pas vraiment enfantin. On a l'impression que tu es dans le monde de Peter Pan, en fait, quand on regarde. Complètement. Non, mais c'est vrai, quand on regarde ton Instagram, c'est... C'est tellement, ouais, c'est vraiment le monde des enfants. T'as l'impression qu'aujourd'hui, ça t'a littéralement sauvée ? Je dirais pas encore, parce que quand tu commences à t'intéresser un peu,
- Speaker #0
à creuser, à t'intéresser à toi, ce que t'as à l'intérieur, dont l'art, en fait, moi l'art c'est mon canal, c'est comme un oignon en fait, au plus tu le pelles, au plus t'as des couches qui s'enlèvent, donc je dirais, je suis dessus. Mais je suis pas encore, j'ai pas encore totalement dit tout ce que j'avais à dire, clairement pas du tout.
- Speaker #1
Ouais, t'es en train d'accoucher de quelque chose, t'as de l'éternité en fait.
- Speaker #0
Ouais, en fait je trouve qu'au début quand tu te lances comme artiste, moi j'avais vraiment le sujet de la reconnaissance un petit peu, de par mon éducation, etc. Après c'est la question de la légitimité. Donc en fait j'avais déjà le rapport à l'argent, j'avais toutes ces problématiques à régler. Avant de me dire là un peu mon sujet, c'est maintenant que je suis bien seule avec moi-même, parce que j'ai appris à être seule dans mes démarches spirituelles, etc. Je pense que me retrouver seule face à mes œuvres, Ça va encore être autre chose. Jusqu'à présent, j'avais du mal à créer pendant trop longtemps parce que ça m'isole. Et en fait, je trouve que quand tu es devant une œuvre, tu es vraiment un peu face à toi-même, tu as ton mental qui tourne. Et si tu as des sujets qui ne sont pas réglés quand tu es face à un mur, donc une fresque ou une toile, ça va tourner en boucle. Et c'était assez désagréable pour moi jusqu'à présent. C'est pour ça que je n'arrivais pas à créer sur une trop longue durée parce qu'à la fin, je finissais déprimée. et là je me dis en fait avec toutes les compréhensions que j'ai pu avoir ces derniers temps Je me dis, si je me retrouve face à un mur, une toile ou autre, ça va être complètement différent.
- Speaker #1
Mais en tout cas, je n'ai plus de crise d'angoisse.
- Speaker #0
Non, non, non.
- Speaker #1
C'était déjà une bonne avancée.
- Speaker #0
Oui, c'était déjà pas mal.
- Speaker #1
On va parler de lumière, parce que rien qu'en te regardant, ça te définit énormément. Moi, j'ai eu la chance de te rencontrer à plusieurs reprises et c'est vrai que tu es extrêmement lumineuse, toujours dans ton sens, effectivement, qui a beaucoup de bonté. Toi, tu te définis aussi beaucoup par la lumière. Qu'est-ce que c'est pour toi une femme lumineuse ?
- Speaker #0
Je dirais que c'est une femme qui est alignée, qui est dans sa puissance, qui ne se renie pas, qui est à l'écoute de toutes ses sensations, de toutes ses intuitions. Je pense que les femmes et les hommes sont différents, mais nous les femmes, on a ce côté un peu sorcière, un peu très intuitive. Et en fait, on a besoin de temps et de silence pour se reconnecter à tout ça.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu recommanderais à quelqu'un ? Une femme ou un homme en quête de lumière, quelles sont pour toi les choses qui t'ont le plus aidé ?
- Speaker #0
Pour moi, déjà, la lumière, tout dépend comment tu mets l'ombre. Les deux vont ensemble. C'est comme j'avais fait des cours de dessin. On nous apprenait à dessiner un modèle en faisant d'abord les zones d'ombre. Et en fait, tu as des zones de lumière qui ressortent quand tu exprimes les ombres. Déjà, pour moi, ça passe par aller faire un peu un travail sur soi, appréhender ces ombres et voir où elles sont. Et c'est là que tu peux te mettre en lumière. et je dirais c'est vraiment ne pas hésiter à faire du silence à méditer, à faire le point parce qu'en fait je trouve qu'on est vachement happé par beaucoup de bruit, beaucoup de sollicitations même s'il y a des choses qui sont addictives genre quand tu regardes des réels sur Insta ou des choses comme ça, en fait tu peux vite perdre 2-3 heures dans ta journée et finalement si juste tu prends pas forcément 3 heures mais tu médites une demi-heure tu vas au contact de toi, de tes émotions sans forcément rajouter du mental dessus, juste te reconnecter à ce que tu ressens, c'est déjà énorme Merci.
- Speaker #1
Là où je te rejoins, c'est que souvent, on a besoin de calme et même de noir, en fait, pour revenir à la lumière. C'est-à-dire que le noir, ça peut représenter le calme, comme tu dis, la paix, la solitude. Et en fait, ça nous permet ensuite de mieux prendre la lumière.
- Speaker #0
Ou en fait, dans la vie, moi, je me disais, je ne vais être qu'un arc-en-ciel, je m'en tape. Ça se passe toujours super bien parce qu'en fait, je contrôle tout et je fais en sorte que... Mais en fait, je parlais à des copines et en fait, des fois, tu perds quelqu'un, tu as une maladie, tu as un truc relou qui t'arrive. En fait, ça fait partie de la vie aussi. Et j'ai l'impression que pour que ce soit un équilibre, en en parlant autour de moi, en fait, tout dépend de la manière dont toi, tu vis les choses. C'est comme quand tu as quelqu'un qui t'énerve. Si ça glisse, finalement, ça ne va pas vraiment te faire de mal. Et je pense que dans la vie, tu as des trucs relous et des trucs hyper sympas tout le temps. Et c'est un peu à égalité. Tout dépend, en fait, quand tu as un méga truc relou qui arrive. si t'as trop voulu voir le positif, quand le truc relou arrive il est méga relou parce que ça vient vraiment, je pense que tout ça pique. Le yin et le yang,
- Speaker #1
l'équilibre.
- Speaker #0
Ouais, toujours donc après c'est ta capacité à jongler entre les deux moi je sais que quand j'avais des périodes arc-en-ciel j'étais vraiment euphorique et ça m'épuisait totalement parce que je montais vraiment beaucoup trop haut je précise, je ne prends pas de drogue Non mais ça,
- Speaker #1
arc-en-ciel ça te définit très bien.
- Speaker #0
Ça montait comme ça et dans les périodes de down en fait je ne le supportais pas quoi, je voulais pas que ce soit un petit, même un petit peu relou, c'était...
- Speaker #1
t'acceptes pas que ce soit pas à ton âge ou parfait tel que tu l'imaginais avant et donc en fait ce qui est vrai c'est que c'est une vraie forme de maturité aussi l'acceptation comme tu dis que la vie va nous envoyer beaucoup de messages des positifs des négatifs je te rejoins énormément c'est vrai c'est que si t'acceptes que le négatif c'est ok en fait tu le reçois il te percute moins fort que si tu veux une vie lisse parfaite c'est probablement ça aussi qui nous brusque énormément dans nos vies et on dit souvent que plus on est en résistance Merci. Et plus le message est compliqué pour nous, alors que plus c'est souple et en fait, plus ça rebondit, on peut le renvoyer vite.
- Speaker #0
Ben, Bad Trip, notamment, ça a né de la résistance.
- Speaker #1
Tu peux nous en dire plus que ça pour le coup ? Non, mais c'est très intéressant.
- Speaker #0
C'est un truc que j'ai appris. En fait, on m'a envoyé une vidéo. Et parce que je suis souvent, en fait, quand tu veux tout contrôler, que tu veux tout maîtriser, c'est là qu'arrive le Bad Trip. Parce qu'en fait, tu te crispes. T'as pas l'impression, t'as l'impression d'être méga ouvert, mais t'es ouvert qu'à ce que tu veux, en fait, dans ta tête. Tu sélectionnes. Sauf qu'en fait, la vie, elle te propose un tas de trucs, pas que ce que tu veux. Et en fait, selon le contexte, si tu te crispes trop sur ce que tu veux, c'est là que le batterie parive. Donc après, c'est à différents niveaux. Ça peut être une crise d'angoisse. Tu peux être super en colère. Toute une résistance, en fait, qui fait un vrai blocage parce que tu n'es pas ouverte à tout ce qui va se proposer.
- Speaker #1
Alors justement, tu m'invites à te poser la question. Toi, quels ont été tes blocages ? Est-ce que tu as un moment à nous partager qui a été dur pour toi ? Et des conseils, évidemment, à nous donner sur comment tu as réussi à... À vite t'en mettre sur pied.
- Speaker #0
Souvent, c'est les moments un peu les plus lourds de ma vie qui m'ont aussi fait bouger.
- Speaker #1
Est-ce que tu accepterais de nous en partager un ?
- Speaker #0
Je dirais quand je me suis lancée en tant qu'artiste, par exemple. Pour moi, j'avais fait une école de commerce que j'avais payée une tonne. Donc, je me suis dit, mon chemin, c'est ça. C'était vraiment un truc qui était prédestiné. Et moi, j'avais besoin de l'argent aussi pour me rassurer, pour prouver qui j'étais, prouver ma valeur, un petit peu des choses comme ça. j'avais trouvé un super taf en sortant de l'école j'avais fait une école de commerce et en fait au bout de 2-3 mois j'avais trouvé un travail dans une industrie pharmaceutique j'étais super bien payée sur le papier j'avais réussi à avoir les entretiens parce que je leur avais raconté absolument n'importe quoi donc tout ce qu'ils voulaient entendre pour qu'ils me prennent évidemment toujours le truc dans la séduction mais en fait assez dur t'es pas quittée je plais à tout le monde mais finalement je me retrouve dans des endroits qui ne me correspondent pas du tout Merci. Donc me voilà, super bien payée. Et en fait, j'ai recommencé à faire des crises d'angoisse. Et c'était crescendo. Donc en fait, je couvrais ça par beaucoup de champagne, tous les soirs, en soirée. Donc voilà. Et il y a un moment, en fait, ça couvre plus. Et tu comprends pas, en fait. Il était vraiment très mal. Et c'était vraiment l'escalade. Un matin, je pleurais un peu. Trois jours après, je pleurais beaucoup. Et le quatrième jour, je faisais des crises d'angoisse monumentales, en mode tétanie et tout. Je me disais, mais je suis super bizarre. Et... Et à partir de là, j'ai dû aller poser ma dème de toute urgence parce que mon corps, il ne voulait vraiment plus y aller. J'étais en rejet total. Ça,
- Speaker #1
c'était il y a combien de temps ?
- Speaker #0
Ça, c'était quand j'avais 25 ans, un truc comme ça. Donc, je dirais un peu plus de...
- Speaker #1
Ça avait plus d'une dizaine d'hectares. Oui,
- Speaker #0
oui, oui.
- Speaker #1
Et alors, question, je pense que tout le monde va se poser. Est-ce que tu vis bien ? Parce que je pense que beaucoup de gens ont envie de passer le cap. notamment d'entrepreneuriat. Toi, est-ce que tu peux nous expliquer là pour le coup une partie un peu plus économique ? Je pense que c'est un long chemin quand même de construire. T'as raison, ce rapport à l'argent, ce rapport au service.
- Speaker #0
Moi, au début, j'étais vraiment dans un rapport à l'argent hyper contrôlant. J'avais besoin de... Pour moi, ma réussite, c'était aussi l'argent que je gagnais. C'est être légitime, en fait. Et il y a des gens qui m'avaient dit ça, ça m'avait beaucoup énervée. Mais en fait, finalement, ça venait piquer un peu un truc chez moi. c'est à dire que quand t'as des contrats du coup tu existes on te regarde Et comme tu gagnes de l'argent, ça veut dire que tu as de la valeur en tant qu'artiste sur le marché.
- Speaker #1
Ce qui est vrai, c'est qu'on te regarde une fois que tu as eu des contrats, mais il en faut toujours plusieurs pour qu'on te regarde.
- Speaker #0
Et en fait, les gens te regardent parce que tu en as eu, alors qu'en fait, ça ne définit pas ta valeur. et je pense qu'il y a des artistes incroyables qui... qui ne sont pas forcément là à ce moment-là. Ça ne définit pas du tout leur valeur, mais ils n'ont pas eu le contrat qui les a mis en lumière ou ils n'ont pas gagné beaucoup d'argent. Et du coup, ça vient les questionner parce que notre société, elle est un peu basée là-dessus.
- Speaker #1
Tu as très bien répondu. Tu as dû avoir des contrats pour construire ta vie économique.
- Speaker #0
Oui. Et du coup, le rapport à l'argent, à un moment, tu te crées un train de vie. Et donc, quand tu te crées un train de vie, l'URSSAF ne t'oublie pas. Parce que du coup, en fait, tu fais un chiffre d'affaires, des charges et en fait moi c'était toujours le mais je parle à beaucoup d'entrepreneurs comme ça qui sont hyper talentueux t'as toujours un petit peu ce moment d'ego où te dire je vais m'agrandir vers quoi, comment je vais recruter et sauf qu'en fait quand c'est toi qui as un peu la lumière et la valeur ajoutée, soit tu trouves des gens qui ont une lumière égale, qui vont créer de la valeur autant que toi, soit tu te fais assister en fait il faut vraiment trouver si tu t'entoures les gens avec qui tu bosses, quel rôle ils ont, ils auront pas le même rôle que toi en fait il y a forcément un leader ... Et des gens qui suivent, il ne peut pas y avoir deux leaders. Ou sinon, il y en a forcément un des deux qui dit, ben moi, je me mets un peu plus en retrait que toi. C'est jamais 50-50, c'est impossible. Donc, il faut avoir conscience de ça. Et voilà, moi, j'ai dépensé, mais vraiment, je faisais absolument n'importe quoi. Des trucs dont je n'avais absolument pas besoin. Et du coup, j'avais besoin de gagner beaucoup d'argent. Donc, du coup, quand tu gagnes beaucoup d'argent, tu es souvent en mouvement, tu te fatigues aussi beaucoup. Sauf que c'est toujours moi qui crée la valeur, en fait. Et donc en fait, beaucoup de charges, beaucoup de dépenses et je me suis trouvée dans un gros truc. Et à la fin, genre en 2023, je me suis dit mais en fait, j'ai plus du tout envie de bosser pour mon train de vie, etc. Il fallait que je gagne énormément par mois. Donc en fait, si tu décomposes à la semaine, il fallait que j'ai des semaines énormément payées, donc des projets très rémunérateurs. Et ça me coupait vraiment de tous les projets du cœur, de tout coup de cœur, de toute rencontre, de toute vacances. Un peu imprévu quoi, tout était contrôlé et en fait donc j'ai complètement arrêté de bosser un peu en 2023. Énergétiquement j'avais plus du tout envie, du coup tout le monde me fuyait, je pense que tout le monde a bien senti. Et moi je suis pas du tout dans le genre, je travaille pour de l'argent, oui bien sûr parce que j'ai besoin de payer mon loyer, je suis contente d'être à Paris et ça a un coût c'est sûr. Mais à un moment donné, j'ai pas envie de vendre un truc et de vendre mon âme. À un moment je me suis dit j'ai fait une école de commerce et là j'ai un peu tout vendu. J'ai vendu mon image, mon discours, mes toiles, et qu'est-ce qui me reste ? Et en fait, je n'ai pas envie d'échanger ça et de monétiser ça contre des chèques. Si moi, je perds l'envie et que j'ai l'impression de plaquer des choses sans avoir moi le temps de me ressourcer, d'aller chercher des inspirations ailleurs, ça n'a pas de sens. Donc en vrai, j'ai préféré me mettre en retrait. Et voilà, je n'ai plus vraiment bien gagné ma vie cette année-là. C'était un peu cata. Mais finalement, ça m'a permis de me recentrer, de me dépouiller de tout ça pour renaître après.
- Speaker #1
Génial. Tu parlais de gentillesse, de générosité. C'est vrai que tu es quelqu'un de très engagé, notamment auprès des enfants. Toi, tu places vraiment la gentillesse au centre de tout. Est-ce que tu peux expliquer ce que ça change, toi, dans ta carrière ?
- Speaker #0
Moi, ça m'apporte beaucoup de lumière, de douceur. Ils sont hyper résilients. Je pars souvent à l'étranger pour faire ça. Par exemple, la dernière fois, j'étais en Côte d'Ivoire, dans une association qui opère les enfants qui sont atteints de Noma. C'est une maladie qui vient un peu ronger le visage, avec une association qui s'appelle Sourire un jour. Donc c'est des médecins, des chirurgiens, qui opèrent ces enfants pour qu'ils retrouvent un visage, une dignité. Et disons que ça me permet de relativiser aussi, d'être plus résiliente, parce qu'en fait c'est vraiment des enfants, ils ont vécu des trucs que nous on pourrait qualifier d'infâmes, et en fait eux c'est leur réalité. Et aussi de me dire, mais détends-toi, c'est pas parce que toi tu trouves ça... horrible, choquant, etc. C'est parce que moi, je me situe là, c'est par rapport à mon prisme à moi, mais eux, de leur côté, ils peuvent peut-être me trouver hyper bizarre aussi. En fait, tout dépend de là où on se place, et ça permet vraiment de remettre les choses en perspective. Et encore une fois, je pense qu'au début, quand je faisais des choses comme ça, j'avais un peu peut-être cet égo de me dire je vais les sauver. Il y avait un peu quelque chose comme ça, parce que je pensais que moi, dans ma situation, j'avais un truc qui pouvait les aider pour les sortir d'eux. Alors qu'en fait, ils sont là où ils doivent être. Moi aussi, je suis là où je dois être. Il n'y a personne qui a raison. Donc là, en fait, maintenant, je me dis... C'est plus... Je rencontre des gens, des humains, des enfants qui ont vécu des trucs pas cool comme partout dans le monde. Et je suis au même niveau qu'eux. En fait, c'est un échange. Je viens, je leur propose un truc cool et je leur dis en gros est-ce que vous voulez jouer avec moi et qu'on fasse un truc ensemble ? Et du coup, c'est comme ça que ça se passe.
- Speaker #1
Et donc concrètement, tu viens perdre leurs écoles ? Alors là, oui.
- Speaker #0
Ouais, je leur fais souvent des fresques participatives dans leur lieu de vie. Ce qui du coup, je leur apprends un peu à peindre comme ça. Et souvent, ça révèle un peu des vocations. Il y en a qui s'expriment par rapport à ça parce qu'ils n'ont pas forcément les mots pour exprimer tout ce qu'ils ressentent. Ils ont des choses qui sont peut-être un peu enfouies, des trucs un peu compliqués. Et au moins, ça permet à tout le monde de s'exprimer. Et ça leur donne un nouveau médium aussi.
- Speaker #1
Génial.
- Speaker #0
Je lance mes graines.
- Speaker #1
Ça donne trop envie, en tout cas, quand on voit tout ce que tu fais et tout cet univers que tu leur offres. C'est vrai que c'est beau à regarder. Est-ce que la gentillesse est toujours une force ou peut également être une fragilité ?
- Speaker #0
C'est une fragilité si tu attends quelque chose des autres. Après, si tu es un peu dans l'amour inconditionnel, c'est peut-être bidon de dire ça, mais en fait, je pense déjà pour recevoir, il faut donner. Donc en fait, tu donnes. Et en fait, ce n'est pas forcément la personne à qui tu donnes qui va te rendre. Mais c'est OK, tu le fais parce que tu as envie de donner, que ça te fait plaisir. Et pour moi, c'est un peu un flux. Tu vois, quand on donne, je donne, je n'ai pas envie d'amasser ou je n'ai pas ce besoin-là. Ça me fait du bien de voir les gens sourire. Tout simplement des choses simples. Juste passer un bon moment, une rencontre, rire, avoir une discussion profonde avec quelqu'un, c'est des choses qui m'animent.
- Speaker #1
Est-ce que tu as l'impression que plus tu es gentille, plus des gens... tu arrives à t'entourer de gens gentils ?
- Speaker #0
Après oui, je pense que vibratoirement quand tu es dans une vibe tu attires des gens qui te ressemblent forcément et après des gens qui sont moins dans mon énergie, je pense que de par la vie s'éloignent ou moi je lâche l'affaire eux je pense qu'ils ne comprennent pas ça fait le tri naturellement
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut toi réussir en étant profondément gentil ?
- Speaker #0
Bien sûr Mais je pense qu'on a beaucoup de modèles très masculins de réussite. Et c'est très « Testosterone,
- Speaker #1
on va faire la guerre ! »
- Speaker #0
Mais en fait, ils font ça, ils jouent au camion et aux trucs comme ça, ils font des trous et tout dans la terre dès qu'ils sont petits. On est vraiment différents là-dessus. Et je trouve que ce n'est pas du tout une critique, je ne suis pas féministe ou quoi, mais du coup, l'équilibre dans tout ce qui est direction dans le monde n'existe pas vraiment. Et en fait, du coup, ça manque de femmes aussi qui viennent contrebalancer. Ces petites guerres, c'est sûr que les guerres, c'est OK. C'est un sujet, mais à un moment donné, il y a des raisons pour que ça existe. Ça a toujours fait partie du monde. Mais je pense qu'il manque vraiment la part féminine plus intuitive, des visions plus féminines qui émergent vraiment. Parce que pour moi, c'est un équilibre. Il y a un homme, une femme, et c'est deux visions qui se contrebalancent.
- Speaker #1
On est complètement d'accord avec toi. Une de tes phrases préférées, c'est « chacun a sa zone de génie » .
- Speaker #0
Pour moi, chacun a sa zone de génie. On est tous uniques. On a tous une petite pépite en nous, une histoire à raconter. C'est juste que des fois, il faut avoir les mots pour aller la trouver, la révéler chez quelqu'un. C'est ce que j'adore faire dans des conversations. On a tous des anecdotes et des vies incroyables, des choses qu'on a traversées. Il faut juste la conscientiser, mettre des mots dessus et en faire quelque chose ou pas. C'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Est-ce que tu as l'impression qu'il y a des gens qui ne se rendent pas compte de leur lien de génie ?
- Speaker #0
Bien sûr, oui.
- Speaker #1
Et comment est-ce que, quels conseils tu pourrais leur donner pour la repérer ? Enfin, comment toi est-ce que t'as repéré que t'avais ce côté très artiste ?
- Speaker #0
Bah moi, c'est vraiment par du silence. Arrêter de bouger tout le temps, en fait, de m'agiter, de vouloir tout contrôler, c'est vraiment un peu de silence. Du coup, je faisais du yoga, de la méditation, même si au début, vraiment, ça m'emmerdait royalement. La méditation, c'était vraiment une catastrophe. Je me disais, c'est pas possible, moi j'arrive à un cours de yoga un jour, je m'attendais à mon truc habituel et là il dit c'est le dernier mercredi du mois On va faire des pranayamas, je dis c'est quoi ce truc ? C'est de la respiration, et là j'étais là, oh non.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est très important de rappeler que la méditation, c'est comme beaucoup de choses dans la vie, les débuts, c'est pas toujours très agréable.
- Speaker #0
Ah mais j'étais dégoûtée, j'étais là, mais je vais partir d'ici, j'étais en colère. En fait j'avais un seuil d'agitation tel que je pouvais pas faire de la méditation. en fait tu redescends par créneau tu redescends une marche
- Speaker #1
comme quand tu plonges en fait, tu peux le faire que par palier c'est petit à petit,
- Speaker #0
si tu plonges d'un coup tu vas te sentir mal nauséeux, ça va être une catastrophe, donc je dirais c'est redescendre par palier petit à petit, c'est peut-être des prises de conscience successives sur des sujets qui nous sont accessibles à un moment donné ou quand il y a un truc qui nous met vraiment en colère ou en boule, c'est-à-dire pourquoi ce truc-là m'énerve, peut-être juste prendre les événements dans la vie qui nous mettent dans des états pas cool et se dire pourquoi ça me fait réagir déjà commencer par ça et se faire accompagner pour conscientiser pourquoi ce truc-là va m'énerver ... Et déjà, c'est déjà beaucoup. Au quotidien, sans vouloir forcément raconter ta vie pendant une heure ou coller un tunnel à un psy, tu te dis, là, il y a un petit truc qui m'énerve, est-ce qu'on peut en parler ? Là, il y a eu ce truc-là. Et petit à petit, tu décortiques, parce que si ça ressort à ce moment-là, c'est que ça t'est accessible.
- Speaker #1
Oui, pour toi, presque faire de la méditation et du yoga, moi, je te rejoins, c'est parfois beaucoup plus utile que de parler à des spécialistes. Bien sûr. Parfois, c'est d'accepter d'aller en profondeur et dans nos ténèbres de notre âme. ça va nous aider plus vite que de parler en surface.
- Speaker #0
En fait, tu vis avec toi-même et à un moment, c'est à toi de te gérer aussi. Du coup, tu t'auto-régules tout seul. Quelques fois, les situations, parce que ta psy n'est pas forcément dispo, moi, il y a un mec qui marche sur des chaussures en dents dans le métro, ça va me bénir. Je vais être là, tu vois. Et pourquoi ? Je ne vais pas appeler le psy pour ça et ça va me pourrir la vie. Tu as toujours l'exemple de la personne dans la journée qui va te dire un truc, qui va te faire vriller, mais un tout petit truc. Et tu vas rentrer dans un état de colère et tu ne peux pas appeler ta psy pour un truc pareil. Et ça va vraiment, c'est plus profond que ça.
- Speaker #1
Il faut savoir gérer les petites injustices du quotidien.
- Speaker #0
Parce qu'il y en a tout le temps.
- Speaker #1
Il y en a, ça c'est sûr.
- Speaker #0
Et moi, quand je vois la proportion que j'avais à m'énerver en un quart de seconde tout le temps, je me dis non, mais c'est pas possible. En fait, quand je fais la liste dans la journée, je me dis mais en fait, tout se ressemble quand même. C'est qu'il y a un truc chez moi, c'est pas possible.
- Speaker #1
Alors moi, j'ai un conseil quand quelque chose d'injuste dans notre quotidien, et tu l'as très bien rappelé, dans notre petit quotidien. C'est qu'en fait, moi, automatiquement, je le donne, en fait, aux forces du bien, en disant là, il y a vraiment ça, ça m'a énervé, ou là, j'ai eu un souci dans le boulot, ou là, je n'arrive pas à trouver la solution, ça me dérange toute mon organisation que j'avais mis en place. Ou moi, j'ai deux enfants, donc tu vois, si on touche un peu à l'orgueil des enfants, très vite, ça peut nous déstabiliser. Oui,
- Speaker #0
ça peut nous déranger, c'est ça.
- Speaker #1
Exactement. Et en fait, moi, à chaque fois, je dis OK, donc là, on va trouver une solution. Et surtout, je le donne aux forces du bien. Moi, je suis assez, comme toi, je suis assez spirituelle. et je dis vraiment je te l'offre, je t'offre ma colère je trouve cette instabilité que c'est en train de créer et très vite, montre-moi la lumière. Et je ne sais pas pourquoi, peut-être que c'est dans mon monde aussi à moi, enfantin, mais en tout cas, j'ai l'impression que ça m'aide à solutionner tellement vite. Et qu'en fait, aujourd'hui, c'est vraiment un exercice cérébral que je fais. J'ai musclé mon cerveau à ne pas trop me braquer. Et j'ai l'impression que ça passe, comme tu l'as dit tout à l'heure, que ça passe crème beaucoup plus facilement et que je suis beaucoup plus apte à affronter toutes les petites choses qui vont venir me déranger et qui sont un peu des obstacles. qui viennent perturber notre intérieur posé et aligné.
- Speaker #0
Quand tu prends du recul, moi je vois un peu la vie comme un jeu.
- Speaker #1
Moi pareil.
- Speaker #0
Je me dis finalement...
- Speaker #1
Ce qui parfois n'est pas toujours très drôle, mais c'est un jeu où on peut perdre et parfois on peut gagner. Il faut accepter, tu l'as très bien dit.
- Speaker #0
Dans les périodes pas drôles, t'en profites pour apprendre des choses sur toi. C'est ces périodes-là qui vont vraiment te questionner et faire que tu vas bouger et te faire apprendre des choses. C'est dans les périodes pas drôles que t'apprends le plus, je trouve. Quand t'es complètement dans l'ascension, tu récoltes. Mais après, tu as un truc pas drôle qui te fait redescendre. Et là, tu apprends à nouveau et tu repars et ainsi de suite.
- Speaker #1
Génial, Léonard. Est-ce que si tu pouvais glisser une phrase à la jeune fille qui était à 15 ans, quel serait-elle nom ?
- Speaker #0
Ce serait de ne pas se conformer. Je trouve que tout est fait à l'école pour que tu te conformes. C'est un peu comme un troupeau de moutons. Ça se tire un peu vers le bas. C'est vouloir se taire pour ne pas être trop ci, trop ça. Au lieu d'affirmer vraiment ça. sa singularité, mais il faut du courage pour ça, il faut de la confiance en soi. Et ça, ça vient aussi de la manière dont tu as été éduquée. Je leur ai dit donc bon courage. Non, je leur ai dit continue à apprendre. Quoi qu'il arrive, prends du temps, même si tu as honte de le montrer, prends du temps pour toi pour cultiver qui tu es, même si tu ne le montres pas forcément, le temps que la vie te permette d'arriver à t'exposer comme ça au monde. Si t'as ta petite zone de génie, ta magie, si t'as peur de la montrer ou que t'oses pas, garde-la pour toi, cultive-la et elle sortira au bon moment.
- Speaker #1
Génial. Merci mille fois pour ce témoignage et d'être venue dans ce réo puissant.
- Speaker #0
Merci à toi.