- Speaker #0
Bonjour, bienvenue chez Cerveau Puissant, un podcast né d'une intuition. Rien ne commence jamais comme on l'imagine. Ni par une réussite, ni même par une décision, mais plus souvent par une faille. Et aussi, et heureusement, des prises de conscience qui transforment. Ici, les trajectoires de nos invités ne sont pas là pour nous impressionner, non pas du tout. Elles sont là pour comprendre et pour se rappeler surtout que tout peut se transformer, Et tout peut toujours tout changer. Bonjour, aujourd'hui, dans Cerveau Puissant, je reçois quelqu'un qui a co-créé une application qui m'a aidée à vivre pendant plus de dix ans, à me sentir mieux, à lâcher prise, à respirer, à méditer, à dépasser des doutes, à dépasser des peurs. a dépassé plein de choses qui me sont arrivées. Donc j'ai en même temps envie de vous dire, je suis contente de vous, j'ai envie de vous dire merci. J'ai envie de vous dire plein de choses. Ludovic Dujardin, bonjour déjà.
- Speaker #1
Bonjour Aïza.
- Speaker #0
Donc vous êtes le créateur de l'application Petit Bonvou.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Alors je ne suis pas la seule à l'écouter puisque nous sommes 12 millions aujourd'hui. Là en même temps je ne savais pas très bien, il y avait marqué 7 millions, 9 millions, 12 millions.
- Speaker #1
Alors le vrai chiffre c'est 12.
- Speaker #0
12.
- Speaker #1
7 millions c'est le nombre de français.
- Speaker #0
De français oui.
- Speaker #1
Et 9 millions c'est le nombre de francophones.
- Speaker #0
D'accord. C'est traduit en 6 langues, 6-7 langues, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, 6 langues, c'est ça.
- Speaker #0
6 langues et c'est dans plus de 40 pays.
- Speaker #1
Alors, ça dépend comment on considère que c'est utilisé. En fait, c'est utilisé dans 187 pays, je ne sais plus. Mais parce que, oui, il y a des pays un peu exotiques dans lesquels il y a une personne qui l'a utilisé. Mais quand on a regardé où on a été utilisé, c'est presque dans le monde entier.
- Speaker #0
Bref, c'est un énorme succès, Petit Bambou.
- Speaker #1
C'est un succès qui me réjouit énormément, oui.
- Speaker #0
Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que c'est exactement Petit Bambou ? Vous allez le faire mieux que moi. Même si moi, ça m'a sauvée pendant des années.
- Speaker #1
Donc, Petit Van Roux, c'est une entreprise, en fait. J'aime bien dire que c'est aussi un énorme kiff, parce qu'au-delà d'une entreprise, c'est un projet qui est sous-tendu par une mission. Et cette mission, c'est d'aider les gens à réhabiter leurs espaces.
- Speaker #0
Ça, c'est votre nouveau truc.
- Speaker #1
Oui, ça fait...
- Speaker #0
C'est marrant parce que j'ai vu beaucoup de vidéos sur vous.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et ça, c'est un... Vous dites ça depuis pas longtemps, mais vous ne disiez pas ça avant.
- Speaker #1
Oui. En fait, c'était très difficile de trouver les mots sur ce qui m'animait profondément, intimement. Au début, c'était aider les gens à cheminer vers leur bonheur depuis leur intériorité. Ouh là ! Oui, je trouvais que la phrase était un peu complexe. Et puis au final, cette quête de comment exprimer cette mission s'est imposée à moi un matin où je me suis dit qu'en fait, c'était aider les gens à réhabiter leur espace.
- Speaker #0
Et ça veut dire quoi ? Aider les gens à réhabiter leur espace ?
- Speaker #1
Réhabiter leurs espaces. Déjà, il faut définir ce que sont les espaces. L'espace, pour moi, le premier, c'est l'espace attentionnel. Notre attention est très convoitée, il y a une prédation de notre temps, de notre attention tout simplement.
- Speaker #0
Vous parlez des réseaux sociaux ?
- Speaker #1
Que j'aime appeler les réseaux asociaux d'ailleurs, parce que je trouve qu'ils n'ont pas grand chose de sociaux. Mais oui, c'est ceux-là même qui font une prédation de notre attention pour nous exposer à des publicités. C'est leur modèle, c'est écrit dessus, c'est officiel. Et donc en fait, ça nous perturbe dans notre capacité attentionnelle. Et réhabiter son attention a plein de conséquences positives. Donc c'est le premier espace sur lequel je veux aider les gens. J'aime bien aussi cette notion de temps. Je trouve que tout le monde dit, moi j'ai 50 ans, tout le monde dit on n'a pas le temps, on court partout, on n'a pas vu nos enfants grandir. Et moi j'ai le coutume de dire que nos enfants, ils ont grandi d'une heure par heure, d'un jour par jour. En fait, ce n'est pas le temps qui est allé trop vite, c'est peut-être notre qualité de présence au temps qui n'était pas là en fait. Donc réhabiter ça.
- Speaker #0
Vous l'avez dit aussi, vous avez dit, justement vous avez donné cet exemple souvent en parlant de votre fils, Qu'est-ce que c'est ? que justement pour vous, la méditation, ça a servi à ça aussi, c'est de vous rendre compte que parfois vous étiez avec votre fils et puis vous vous dépêchiez et vous ne vous regardiez pas. Et puis tout d'un coup, vous disiez, mais en fait, c'était génial ce moment avec lui.
- Speaker #1
Oui, et il vaut mieux trouver que c'est génial au moment où on le vit plutôt que génial après. Parce qu'en fait, je pense que ça nous est tous arrivé, même de faire un trajet et puis de ne plus savoir par où on est passé ou si le feu était rouge ou vert à ce moment-là ou ce qui s'est passé parce qu'on active un mode pilote automatique. Je trouve qu'activer notre mode pilote automatique quand on est en relation avec des gens, c'est terrible parce qu'on passe à côté de la beauté de cette relation ou de la beauté des moments. Donc, aider les gens à réhabiter cette qualité de présence dans le temps qui nous est imparti.
- Speaker #0
Tout ça, c'est en résumé, c'est une application.
- Speaker #1
Je peux le définir comme ça aussi.
- Speaker #0
Je vous ramène à mon petit sujet, à ma petite question.
- Speaker #1
Oui, alors en fait, pour tous ces espaces, je n'ai pas parlé des lieux et des liens, mais si je commence à en parler, on va aller très loin, on va en parler après. Mais en fait, on crée des applications. Parce qu'on a plusieurs applications maintenant pour chacun de ces espaces. Donc, Méditer avec Petit Bambou est une application qu'on retrouve sur les stores. Je ne sais pas si je dois faire la publicité, mais c'est gratuit à télécharger. Il y a tous des programmes de découverte, tout ça. Donc, il n'y a pas vraiment de raison de ne pas y aller si vous sentez l'envie de méditer. Si vous n'avez pas envie de méditer, ne le faites pas. Donc, on a Méditer avec Petit Bambou. On a Sommeil avec Petit Bambou, justement, pour essayer de reprendre la possession.
- Speaker #0
C'est assez nouveau.
- Speaker #1
Oui, c'est sorti en janvier.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et il y en a une qui est sortie qui s'appelle Mouvement avec Petit Bambou.
- Speaker #0
C'est tout nouveau.
- Speaker #1
C'est tout nouveau, tout nouveau. Et j'ai encore un peu de mal à en parler parce qu'avant qu'une application soit mature, ça prend un peu de temps. Donc, elle est sur les stores, vous pouvez l'utiliser. Mais n'ayez pas trop d'attente dessus. On est en train de l'améliorer énormément pour qu'on sache quand elle soit prête.
- Speaker #0
Mais ça veut dire quoi, Mouvement ?
- Speaker #1
Mouvement, c'est... En fait, on s'est rendu compte que... Enfin, on s'est rendu compte, ça a commencé un peu partout dans les médias, que la sédentarité... nous causent des problèmes physiques. Et il y a un livre qui est sorti qui s'appelle « La chaise, tu ? » J'ai entendu aussi « Sitting is the new smoking » . Et on s'est dit, comment on peut faire pour équilibrer les gens dans cette vie qui est devenue sédentaire, pour que physiquement, ils se sentent bien ? Et pas physiquement au sens esthétique, pas au sens musculaire, au sens fitness, mais au sens juste en harmonie avec son corps. Et donc, on a développé toute une série de mouvements. Donc, c'est des mouvements... En fait, chaque articulation a plusieurs mouvements. L'épaule bouge comme ça, comme ça, comme ça, dans tous les sens. Et donc, on a filmé un ostéopathe avec des petites pastilles partout pour le mapper sur un avatar qui fait tous les mouvements qui nous permettent de maintenir nos articulations dans une fluidité qui fait qu'on se sent bien dans son corps.
- Speaker #0
Ah, donc maintenant, il va y avoir des vidéos.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça, c'est très nouveau.
- Speaker #1
Ça, c'est très nouveau. D'ailleurs, on s'est amusé comme des fous à faire ça, parce que ce n'était pas notre métier. Donc, on est descendu dans des studios où on avait l'impression de tourner Avatar. Et oui, on s'est amusé comme des fous à faire ça. Et on espère que ce ne sera pas leur plan. Ça, c'est beau déjà, mais c'est vrai que mon attente sur cette application, elle est un peu plus élevée que celle de là où on est maintenant.
- Speaker #0
Et quand vous avez créé, ce qui m'a étonnée, c'est quand vous avez co-créé Petit Bambou, vous n'étiez pas du tout... Enfin, c'est votre ami. En fait, qui méditaient, qui vous a dit, tu vas voir, ça va être génial, je suis sûre que ça va prendre. Ça peut être une idée géniale, mais vous, ce n'était pas trop votre truc.
- Speaker #1
Non, moi, ce n'était pas trop mon truc. Moi, je viens du monde du rock'n'roll, je viens du monde du rugby.
- Speaker #0
Vous êtes un punk ou un punk ?
- Speaker #1
Oui, j'aime bien me définir comme ça, mais je trouve que c'est ma psy qui me dit, bon, tu es un punk dans le carton quand même. Il y a punk et punk. J'ai un punk avec une maison, une voiture, deux enfants et une entreprise. Il y a des punks qui sont plus punks que moi. Mais dans l'esprit, ce que j'associe à punk, c'est libre. Ça veut dire quoi,
- Speaker #0
libre ?
- Speaker #1
Libre, ça veut dire ne pas se conformer au dogme de ce qu'on se... Ma formulation va être un peu alendiquée. Je vais plutôt l'illustrer. C'est que quand on crée une entreprise comme moi, ou une start-up, on se doit, je ne sais pas, de faire une levée de fonds, d'apparaître dans des médias comme ci, comme ça, de lire trois livres de Steve Jobs, blablabla. Moi, tout ça, je balaye tout ça. Ma liberté, c'est justement d'exercer ce métier comme moi j'ai envie de l'exercer, avec mes sources d'inspiration, mais pas pour se conformer à un modèle qui viendrait à l'extérieur.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est ça ma liberté.
- Speaker #0
Et c'est quoi votre modèle à vous alors ?
- Speaker #1
J'en ai plein, j'en ai plein, mais je n'ai pas de figure emblématique à qui j'essaierais de ressembler. Comme dirait l'autre, je ne sais plus qui, mais soyez vous-même, tous les autres sont pris. Donc en fait, j'essaie d'écrire mon chemin avec mes... Avec ce que je trouve beau, avec ce que je trouve juste, avec ce qui crée de l'harmonie, avec ce qui crée de la joie, ce qui déclenche du bonheur. Donc j'essaie de créer comme ça. Et Steve Jobs est mort, pareil. Mort malheureux. Donc en fait, si j'essaie d'être comme lui et que j'y arrive, c'est contre mon con parce que je risque quand même de mourir malheureux. Et en plus, il n'y a aucune chance que j'y arrive parce que je ne suis pas lui. Donc autant se libérer de tous ces modèles. Oui, libérer de tout ça.
- Speaker #0
Et alors, ce qui m'a fait rire, c'est quand j'ai voulu, j'ai cherché à vous recevoir aujourd'hui sur Cerveau Puissant, j'ai reçu un mail de quelqu'un qui travaille pour la communication chez vous, chez Petit Bambou. Et donc, dans ce mail, il y a marqué, alors je grossis un peu, mais c'était un peu, attention, attention Elsa, son moteur n'est plus le business pour le business, mais l'impact positif et concret qu'il peut laisser sur le monde. Et là, je me suis dit, waouh ! est-ce que c'est vraiment un mec génial ou est-ce qu'il a un égo démesuré ?
- Speaker #1
C'est une bonne question ça c'est une bonne question j'aime pas trop ces formulations en fait l'énergie qui me sous-tend j'allais pas en parlant parce que j'avais lu une étude sur quels sont les grands regrets des gens à la fin de leur vie quand ils ont la chance d'avoir des regrets, parce que c'est pas accidentel. Il n'y a personne qui s'est dit, j'aurais dû gagner plus d'argent juste avant de mourir, ou j'aurais dû plus bosser, ou j'aurais dû plus je sais pas quoi. Le plus grand regret de fin de vie, c'est je n'ai pas assez consacré de ma vie à aimer. Et donc en fait, moi quand j'ai lu ça, ça me fait des frissons un peu partout, je me suis dit, bah, on a le mode d'emploi. En fait, il faut consacrer sa vie à aimer. En fait, c'est ça le... et je suis pas religieux, je suis pas tout ça. J'émence ma spiritualité, mais ce n'est pas sur ce canal-là que je m'exprime. Je me suis dit, qu'est-ce qui peut correspondre au mot aimer dans le monde professionnel ? Et ça, ce n'est pas simple, parce que le mot amour, il n'existe pas trop dans le monde professionnel. On est plutôt dans des vocabulaires guerriers.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Attaquer des cibles, conquérir des marchés, faire du défenseur. Donc là, pour moi, il n'y a pas d'amour. Et le mot qui s'est imposé à moi, c'est le mot contribuer. D'accord. passer suffisamment du temps de ma vie professionnelle à contribuer à quelque chose que je sens juste.
- Speaker #0
Et Petit Bambou, c'est une manière de contribuer, justement ?
- Speaker #1
J'essaie de contribuer à l'équilibre des gens. Alors, je ne me substitue pas à eux. C'est eux qui croient leur équilibre. Mais j'essaie de leur apporter les outils qui sont le plus adaptés, selon moi, selon mes sources d'inspiration et selon les gens qui m'aident, à notre vie qu'on appelle moderne. C'est-à-dire que si on est trop dispersé attentionnellement, on finit par perdre le fil. On va essayer de trouver un moyen de rééquilibrer. Si on tombe malade parce qu'on est trop sédentaire, on va trouver un moyen de rééquilibrer. Si on ne dort plus parce que Netflix fait la prédation de notre sommeil, on va tenter d'équilibrer les gens là-dedans. On va tenter de donner les outils pour que les gens qui veulent s'équilibrer puissent y arriver. Et donc, ce qui m'intéresse, effectivement, c'est l'impact. Mais l'impact, déjà, c'est un mot tarte à la crème. Ce n'est pas un mot punk. Tout le monde veut avoir de l'impact. La façon dont je le conçois, c'est d'essayer de le faire du mieux que je peux. Et est-ce que mon impact, il est grand ou petit ? Ce n'est pas très grave, ça. Mais pour autant, il faut que je sois à mon plein potentiel. Si je peux avoir un grand impact, surtout ne nous en privons pas. Si mon impact, il est limité, il est limité, mais il faut que je le fasse, en fait. Parce que je m'endormirais comme ça au seuil de ma vie en me disant, j'ai contribué à ça et je suis assez heureux de ça.
- Speaker #0
Et le développement personnel et la méditation et tout ça, est-ce qu'il n'y a pas eu un... Est-ce que ça a quand même beaucoup changé ces dix dernières années ? Est-ce que vous avez su évoluer ? Est-ce que Petit Bambou a su évoluer avec ces changements ?
- Speaker #1
Oui, alors on tente d'évoluer. Enfin, on tente d'évoluer. En fait, évidemment, sur la présentation de Petit Bambou, je vais vous dire oui, grand oui, on a évolué et tout ça. Mais en fait, le... Est-ce que vous,
- Speaker #0
vous ressentez ce changement ?
- Speaker #1
Moi, ce que je ressens dans le changement du développement personnel, c'est quelque chose qui est devenu assez nauséabond. Oui, c'est ça. C'est que les gens, cette notion d'être la meilleure version de soi-même, de se développer et tout ça, finit par être hyper égotique.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, c'est ça, des injonctions.
- Speaker #1
Et non au service des liens entre nous, sociétaux, où finalement on vit ensemble sur cette planète. Et donc le développement personnel peut avoir comme conséquence négative quand il est mal compris, quand il n'est pas fait au service du lien entre nous, comme quelque chose qui finalement nous sépare des autres et qui nous crée des troubles, à mon avis, qui sont dangereux pour nous. Parce qu'on est des animaux sociaux. On n'est pas fait pour être dans un canapé, regarder un écran. ou à caresser un morceau de verre toute la journée, en se disant que c'est là où on va trouver notre bonheur. Enfin,
- Speaker #0
ceci dit, ok, je suis d'accord, mais enfin, Petit Bambou, c'est sur un écran, et moi, j'ai passé ma nuit encore à écouter Petit Bambou, et j'étais quand même là, à essayer, déjà, de s'en mes lunettes, à regarder, à me dire, bon, alors, qu'est-ce que je vais écouter ? Sommeil, sophrologie, bon, allez, Christophe André, hop !
- Speaker #1
Si vous avez passé votre nuit... Toucher beaucoup votre morceau de verre qu'on appelle écran, c'est qu'on a mal fait notre boulot. Parce que l'idée de Petit Bambou, c'est qu'on ouvre l'application, donc on touche une fois un morceau de verre. Ensuite, normalement, si on doit créer son compte, on touche un petit peu plus pour son email, tout ça. Et ensuite, normalement, on clique sur une méditation. Donc on a touché deux fois le morceau de verre. On pose le téléphone qui s'éteint. Et donc on ne joue pas avec notre téléphone, en fait. Le niveau d'interaction qu'il y a entre nous et l'écran quand on médite avec Petit Bambou, normalement, c'est vraiment réduit à minimum. Et l'application est faite pour ça. Et à la fin de la méditation, le téléphone ne se rallume pas.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Il y a le gong.
- Speaker #1
Il y a le gong, le téléphone est éteint, il n'y a pas de rétention de votre attention. Plein de gens m'ont dit que ce serait chouette qu'il y ait à la fin de la méditation, que je puisse noter comment je me sens, pour avoir un espèce de mapping de toutes les... de mon année de méditation. J'ai refusé parce que ça, en fait, c'est faire de la gamification qui remet la personne dans un écran. Alors que moi, mon but, à l'instar des guignols de l'info qui est notre génération, qui disait, maintenant, vous pouvez éteindre votre téléviseur et reprendre une activité normale. Après Petit Bambou, vous pouvez laisser votre téléphone et reprendre une activité normale. Normal, c'est dormir, aller voir des gens, contribuer à quelque chose, créer, cuisiner, faire ce que vous voulez, mais une activité normale. Et les guignols, pour moi, avaient tout compris. J'étais jeune à l'époque, je ne comprenais pas ça, mais ça, quand on parle de punk, c'est incroyable. Sur une émission de télé qui est là pour faire de l'audience, qui est l'émission phare, le personnage principal de cette émission phare demande aux gens d'éteindre la télé. ceux qui produisaient l'émission d'après n'étaient pas super contents et pour autant ils avaient éminemment raison la télé, les guignols, le téléphone n'est pas un ennemi mais l'idée de restreindre son utilisation à ce qui nous fait du bien puis de l'éteindre et de reprendre l'activité normale me paraît être un enjeu sociétal aujourd'hui hyper important et vous n'avez pas répondu à ma question est-ce que vous êtes un homme bien ou est-ce que vous avez un énorme ego ? Vous voulez que je réponde à ça ?
- Speaker #0
Parce qu'en fait, je suis très troublée avec vous. Parce qu'il y a quand même le businessman. Je sais, vous faites de la sculpture, vous faites de la musique. Je vois bien que vous défendez. En plus, je vous taquine.
- Speaker #1
Je ne peux pas répondre à ça, parce que si je vous dis que je n'ai pas d'ego, mais que ça veut dire, est-ce que je suis un homme bien ? Mais ce n'est pas moi de dire, je ne peux pas dire ça. Est-ce que certaines personnes me trouvent que je suis un homme bien ? Oui. Est-ce que d'autres personnes trouvent que je ne suis pas ? Enfin, c'est compliqué de répondre à ça. Parce que peut-être une façon de ne pas répondre, mais d'alimenter, en tout cas sur ce côté business, c'est que j'ai compris assez vite qu'il fallait refuser la bataille du toujours plus.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
C'est toujours plus, on ne peut pas gagner, en fait. C'est-à-dire que quand est-ce que c'est assez ? Et moi, je trouve que Petit Bambou, aujourd'hui, en termes de ce qu'on appelle business, donc le monétaire et tout ça, c'est assez. D'accord. C'est assez. Donc, je ne cherche pas à tout prix. Donc, de ce côté-là, je ne suis vraiment pas un businessman. D'accord. Maintenant, si Petit Bambou peut aider 100 millions de personnes de plus, évidemment que je vais être heureux. C'est-à-dire que c'est pour moi le... Pour moi, c'est aussi une façon de raisonner qui est un peu différente des gens. Je n'ai pas d'objectif de croissance. J'ai un objectif de faire bien notre boulot. Et que la conséquence de faire bien notre boulot au service d'une mission qui correspond à des attentes des gens, crée de la croissance, tant mieux. Mais la croissance, c'est la conséquence de bien faire son taf, de bien servir, de bien contribuer, de bien... Donc, en ce sens-là, je ne suis pas un businessman. Mais en même temps, évidemment que s'il y a de la croissance, je suis... Bon, en fait, en vrai, ça me réjouit. Ça me réjouit. Mais ce n'est pas... Comment je dis ça ?
- Speaker #0
Ce n'est pas une quête. Et vous avez créé, je me demandais ce que c'était, la fondation Petit Bambou.
- Speaker #1
Ah ! J'avais envie d'avoir... Justement, j'avais envie d'avoir un véhicule qui soit dénué de tout business. C'est un fonds de dotation qui s'appelle Petit Banco Foundation et qui a pour vocation d'aider les enfants dans le développement de leurs compétences psychosociales. C'est un peu compliqué comme terme, mais c'est les aider à aller bien dans ces espaces. Les enfants,
- Speaker #0
ça veut dire à quel âge ?
- Speaker #1
On a créé ça pour que les profs, les instituteurs, puissent avoir des outils mis à disposition gratuitement qu'ils puissent utiliser en classe avec des méthodes pédagogiques. Et pour que le... pour que les enfants re-rêvent d'aller à l'école et soient hyper contents de s'instruire et d'apprendre dans cette magnifique institution qu'est l'école. Et évidemment, il n'est pas question d'essayer de faire de la croissance monétaire avec ça. Donc, on a créé un fonds de dotation. Et par contre, si je relis ça avec la croissance, plus il y a d'enfants qui utilisent, qui sont amenés à s'équilibrer et qui utilisent cette solution, plus on est content. En fait, on l'a fait pour ça. Avec quelques dogmes. Je ne veux pas que les enfants soient exposés à notre logo. Je ne veux pas que les enfants soient exposés à notre nom. On est vraiment dehors de toute stratégie ou de toute démarche marketing.
- Speaker #0
Je ne comprends pas. C'est quoi ? C'est un fascicule ?
- Speaker #1
On a plein de choses. On a des jeux de cartes sur les forces de caractère. On a des choses en ligne, des outils de respiration, de cohérence cardiaque, des outils d'aide à la concentration, à l'attention. C'est génial. Donc on met ça à disposition des professeurs.
- Speaker #0
D'accord. Et ça, vous vous êtes inspiré de ça parce que vous, je sais que vous avez adoré.
- Speaker #1
Ah ouais, j'ai adoré l'école, moi.
- Speaker #0
Vous avez adoré.
- Speaker #1
J'ai adoré l'école.
- Speaker #0
Vous étiez à Montessori.
- Speaker #1
Ouais, c'est une chance incroyable. Mes parents m'ont mis dans une école Montessori. Alors Montessori, je me sens à chaque fois obligée de faire un disque. Moi aussi j'étais à Montessori.
- Speaker #0
C'est vrai ? Ce que je me souviens, c'est que je faisais griller des marshmallows. C'est le souvenir que j'ai.
- Speaker #1
On fait aussi des maths du français de l'histoire.
- Speaker #0
Non mais je ne suis pas restée longtemps en fait. Après j'ai été ailleurs.
- Speaker #1
Et Montessori, c'est toujours une connotation très très bourgeoise, très très riche, privée. Ce qui est assez vrai, moi j'étais dans une école Montessori à Roubaix, qui n'est pas réputée pour être la ville la plus riche de France. Dans une école qui est sous contrat d'État. Et donc, en fait, c'était une école qui était quand même assez mixte. Donc, ce n'était pas la petite école new-yorkaise. Ce n'était pas du tout ça. Et moi, j'ai adoré l'école. Effectivement, on apprend à manipuler en Montessori. On apprend à apprendre. Et j'ai adoré cette notion de... Dans Montessori, ce n'est pas l'enseignant qui remplit la tête vide d'un élève. C'est l'élève qui développe son potentiel d'apprentissage et qui est accompagné par un enseignant. En fait, il y a quelque chose qui est un peu renversé. Et donc moi, j'allais à l'école en cours tous les jours. J'allais à l'école en me disant, tiens, aujourd'hui, je vais faire du français. Tiens, aujourd'hui, je vais faire des maths. Tiens, aujourd'hui, je vais faire que sais-je, un apprentissage. Et j'ai adoré, j'ai dévoré. D'ailleurs, pour moi, c'est toujours une énigme. Parce que les enfants, généralement, n'aiment pas l'école.
- Speaker #0
Moi, j'ai détesté.
- Speaker #1
Moi, je trouve que c'est une énigme pour moi.
- Speaker #0
Enfin, j'ai adoré apprendre, mais j'étais malheureuse à l'école.
- Speaker #1
Parce que pour moi, c'est quand même un contexte où les enfants n'ont pas grand-chose d'autre à faire. que d'apprendre des trucs, se faire des potes. Et tout est organisé pour qu'ils aient à manger, que la salle soit propre. C'est pas comme ça partout. Et pour autant, il y a tout un ensemble de choses qui sont au service de l'enfant où au final, l'enfant n'a plus qu'à aller là pour dévorer. Et je dirais, moi, en tant qu'adulte, aujourd'hui, si on me disait, je ne sais pas, je suis musicien, on me disait, va dans un endroit où il y a plein de musiciens qui ont le même âge que toi. Tu n'as rien d'autre à faire que d'écouter des musiciens qui vont t'apprendre à faire de la musique, pratiquer la musique. Et tu n'as même pas à faire à manger. Et la salle est propre quand tu arrives. C'est le rêve. Ça n'existe pas.
- Speaker #0
Alors, il y a beaucoup d'écoles très vétustes.
- Speaker #1
Je ne veux pas cacher les problèmes. Mais je trouve que réapprendre aux enfants que ce qui est mis à disposition pour eux est complètement incroyable. C'est complètement incroyable. On est dans un pays magnifique pour ça. avec tout Tous les effets de bord, évidemment. On peut toujours regarder ce qui ne va pas dans notre biais de négativité qui marche très bien dans le cerveau, notamment français.
- Speaker #0
En tout cas, chez moi, très bien. J'ai toujours mon biais de négativité en permanence.
- Speaker #1
Oui, tout le monde, en fait. C'est tout le monde. C'est pour ça qu'il faut méditer.
- Speaker #0
Vous méditez ?
- Speaker #1
J'ai beaucoup médité. J'ai un peu perdu le rythme. En fait, c'est par phase. C'est par phase. Ce qui est sûr, c'est que je médite de manière informelle plusieurs fois par jour. Ça veut dire quoi ? De manière informelle, ça veut dire de temps en temps m'arrêter. Arrêter le faux de mes pensées, de m'arrêter de travailler, m'arrêter dans mon pilote automatique, respirer et me rappeler ce que je suis en train de faire. C'est-à-dire que là, je suis en train de parler avec toi. Et donc, quelques respirations avant d'arriver. Genre, je m'arrête. Je m'arrête. Un petit stop. Et je fais ça quand je joue au tennis. Je passe sur le banc, j'ai plein de pensées qui me traversent. Pourquoi j'ai raté cette balle ? Pourquoi ? Je ne sais pas. Je suis là, je vais au tennis. Donc juste respirer. Et puis j'ai choisi d'être là, je suis content. Ou quand je suis avec mon groupe de musiciens, c'est pareil. Quand je fais de la sculpture, c'est pareil. Quand je suis au boulot, c'est pareil. Donc s'arrêter de temps en temps pour ne pas se laisser complètement submergé par ce pilote automatique qui finalement nous... dessert notre qualité de présence au moment présent.
- Speaker #0
Et vous, effectivement, vous venez de le dire, vous êtes sculpteur, vous êtes musicien. Vous allez vraiment... Vous faites tout, j'ai l'impression, pour justement... Vous épanouir en tout cas. Épanouir, n'êtes pas que ce businessman, surtout pas que cet homme qui a créé des sociétés.
- Speaker #1
Oui, surtout pas. Surtout pas. Surtout pas. Moi, c'est un besoin. C'est un besoin. La musique, je ne suis pas un grand musicien, mais je joue dans deux groupes de musique. Et en fait, c'est cette envie d'être en lien avec des gens pour créer quelque chose. Et donc, j'ai trouvé ça dans la musique. Et puis, il y a un côté qui est génial quand on est sur scène avec des spots. Moi, je ne sais pas, il y a un truc, je suis très attiré par ça. Je crois que c'est... Là, on pourrait parler d'ego. On pourrait parler d'ego. Et en fait, j'ai rêvé devant ces musiciens, quels qu'ils soient, dans les concerts. Je me suis dit, ça doit être des personnes incroyables, ça doit être fantastique d'être là. Et donc, pouvoir à mon niveau y être aussi, il y a un côté qui est très exaltant. Et la sculpture, c'est une autre démarche. C'est une démarche qui est très profonde, personnelle, seule avec la terre. Et c'est la pratique que j'ai découvert qui me met le plus rapidement dans ce qu'on appelle l'état de flot. L'état où, pour le coup, c'est très différent de l'état de pleine présence, parce que là, c'est un état où, justement, le temps s'efface. Et je suis complètement immergé.
- Speaker #0
Est-ce que vous pouvez définir, pour les gens qui ne savent pas, ce que c'est l'état de pleine présence et l'état de flot ? Alors moi, l'état de flot, je ne l'ai que deux secondes, ou après avoir fait l'amour, ou après avoir fait du sport. Mais sinon, je ne l'ai pas.
- Speaker #1
Ce qui, parfois, est la même chose, d'ailleurs. Effectivement. Je suis obligé de faire une digression comme ça. J'étais l'autre jour dans un groupe qui parlait de mouvement. justement pour les articulations et tout ça, ils se disaient, mais qu'est-ce qu'on pourrait faire pour aller mieux dans le mouvement ? Faites l'amour ! Non mais faites l'amour en fait, en vrai. Faites l'amour, il n'y a rien de plus beau. Faites l'amour ! Enfin bref, si j'ai un message, faites l'amour. Encore une fois, notre plus grand regret à la fin de la vie, c'est de ne pas s'y consacrer de temps à aimer. Donc si vous aimez, faites l'amour. C'est complètement con de se priver ça. Donc attends, pardon. Le flot.
- Speaker #0
L'état de présence.
- Speaker #1
L'état de présence, c'est d'être conscient à chaque instant qu'on est là. C'est-à-dire que c'est vraiment l'état de là où je suis en pleine présence. Je suis avec toi, dans ce fauteuil, ici, avec ces lumières, ces caméras. Je suis là. Je ne suis pas en train de penser à ce que je vais faire tout à l'heure.
- Speaker #0
Et l'état de flot ?
- Speaker #1
Et l'état de flot, au contraire, c'est un état où le temps s'efface un peu. C'est-à-dire qu'on est tellement bien qu'en fait, tout coule et tout passe. Et en fait, on n'a plus de notion du temps. On est en train de réaliser quelque chose avec... probablement le maximum de potentiel de ce qu'on a. C'est-à-dire que c'est... Quand je sculpte, ça m'arrive très souvent des instances de flots. Je ne dis pas que je sculpte bien, mais je dis que je suis vraiment à mon prime à moi. Mon prime à moi qui est un niveau très bas ou très haut selon les pratiques, mais je suis à mon prime à moi. Et là, il faut qu'on me tape sur l'épaule pour me dire d'aller manger parce qu'il est 16h et tu as oublié d'aller manger parce qu'en fait, là, le temps s'est effacé. Mais ce n'est pas un temps qu'on regrette. Ce n'est pas un temps où on se dit, oh, j'aurais dû être plus présent. C'est un temps où justement on est ultra bien après en se disant c'était incroyable ce que j'ai expérimenté là dans cette pratique. Et puis dans la sculpture il y a un petit côté, moi j'appelle ça un côté alchimiste. On commence avec un bloc de terrain fort mais on essaie de créer quelque chose qui vient toucher quelque chose de l'ordre de la beauté. Encore une fois sans prétention, c'est de la beauté pour soi. Et donc transformer une masse inerte en quelque chose qui potentiellement est beau, moi me fascine.
- Speaker #0
Il y a une question que je ne vous ai pas posée, c'est comment vous allez, vraiment ?
- Speaker #1
Ah, c'est une question qui est très très difficile. Je crois que je suis plutôt heureux.
- Speaker #0
C'est quand même une jolie réponse.
- Speaker #1
Oui, je crois et plutôt dans la réponse. Donc en fait, il y a un peu d'autopassion.
- Speaker #0
Mais il y a heureux.
- Speaker #1
Il y a heureux, oui. Je ne sais pas si je suis né d'un naturel heureux. ou si c'est arrivé quand je suis arrivé sur Terre, ou si c'est arrivé par l'éducation des parents, ou par ce que j'ai construit. Je crois que je suis quelqu'un d'heureux. Je suis quelqu'un aussi qui a 10 000 chantiers. Je suis quelqu'un qui vit une séparation, qui me traumatise, qui me tord, qui me... Donc j'ai ça, mais en même temps... Je suis un peu perturbé de répondre à ça.
- Speaker #0
Vous êtes dans une faith place.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
mais c'est vrai. Mais je crois que fondamentalement, je suis heureux. Voilà, je crois que fondamentalement, je suis heureux. Parce que j'ai presque envie de dire parce que c'est mieux comme ça.
- Speaker #0
Et c'est joli quand même parce que vous nous racontez, par exemple, je suis en pleine séparation. Vous parlez facilement de vous.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on me questionne. Donc, en fait, c'est un peu... C'est étonnant, ça. Parce que comme je suis interviewé, comme maintenant... Tout d'un coup, il y a une partie de moi qui est questionnée, sur laquelle je veux répondre, et moi je veux répondre avec sincérité. Donc si on me pose la question, est-ce que... Enfin, je ne vais pas vous faire la question, je réponds avec sincérité. Mais en même temps, ça va toucher ma pudeur, parce qu'en fait, un, ce n'est pas public, deux, tout le monde s'en fout, trois, je n'ai pas envie d'utiliser les gens comme des psys...
- Speaker #0
Attends, moi je ne m'en fiche pas que vous soyez heureux ou malheureux, enfin je ne m'en fiche pas.
- Speaker #1
Mais par contre... Mais par contre, ce que je n'aime plus du tout, c'est justement ces gens qui présentent une version d'eux-mêmes marketée. Je ne sais pas dans quel but. Dans le but peut-être d'être admiré ou d'être... Moi, je suis assez fatigué de ça, en fait. Je suis assez fatigué de ça parce qu'en fait, on est tous des êtres humains. Donc en fait, on se ressemble tous. On a tous notre main, nos parts d'ombre. nos beautés, nos joies, nos puissances, nos faiblesses. On a tous tout ça. Évidemment, je pourrais choisir d'écrire ma vie, de raconter ma vie juste dans la puissance, mais en fait, ce n'est pas juste, ce n'est pas vrai. Et si en plus, ça sert un jour de modèle à quelqu'un qui se dit, modestement, mais qui se dit, j'aimerais bien être... Non, je suis déjà pris, en fait. Et puis, peut-être que je ne vous ai pas raconté tout. Et qu'en fait, Steve Jobs est un bon exemple pour ça, parce qu'il était admiré. Et puis quand il meurt, il dit, moi, en fait, c'était pas si top que ça. C'était pas si top que ça.
- Speaker #0
Et vous, c'est top comment ? Ben, genre, ouais, c'est top. Penser que la vie est facile, et sera facile, et est facile tout au long du chemin, est faux, et intrinsèquement faux. Donc, en fait, il faut accepter que cette vie, elle bouge, et que le simple fait d'être vivant, de se réveiller le matin, de vivre, de respirer, de pouvoir contribuer à quelque chose, moi, me rend heureux. Voilà, donc, en fait, je suis facilement, je suis un mec facile, heureux, heureux facilement.
- Speaker #1
Non, mais est-ce que vous vous dites ça aussi parce que... quand vous parliez de votre séparation, parce qu'en fait, ça vous a mis un peu un pain et que vous vous attendiez pas à ça. Et tout d'un coup, ça a fait basculer quelque chose chez vous ?
- Speaker #0
J'avais déjà ces trucs-là avant, parce que une séparation aussi, c'est jamais... Enfin, si, ça peut être brutal, mais c'est un long process aussi de désengagement de l'amour qui est assez long, en fait. Donc, ça faisait 3-4 ans que quand on me disait comment ça va, je disais, je suis un peu en chantier, parce que c'est pas... Sur ce point-là, c'est pas... Sur le point de l'amour qui, pour moi, est central dans la vie, c'était de la souffrance, en fait. Et j'ai perdu la question, parce que ce que je réponds est un peu...
- Speaker #1
On parlait de la séparation,
- Speaker #0
ça vous avait... Oui, je trouve que ce qui nous amène, ce qui m'est proposé, là, en fait, c'est de reconstruire un rêve. C'est merveilleux. Oui, ce n'était pas le plan. Je n'avais pas du tout envie de reconstruire un rêve, en fait. J'avais envie de ce rêve-là. Donc, ce n'est pas le plan. Maintenant, il faut reconstruire un rêve. Et pas sur les décombres. Il faut reconstruire un rêve. Reconstruire un rêve. Et retrouver ce qui nous fait rêver, ce qui fait rêver à 50 ans, ce qui n'est pas du tout la même chose qu'à 25. C'est retrouver cette énergie, cette pulsion de vie, cette pulsion de quelque chose qui fait qu'on se sent éminemment vivant. Et le bon barrière, c'est ce qu'il m'a proposé. Donc, let's go.
- Speaker #1
Et... Pour Petit Bambou, c'est ça aussi que vous avez envie d'impulser ?
- Speaker #0
Petit Bambou, oui. Petit Bambou, c'est une entreprise. Moi, j'aime bien comparer les entreprises à des êtres vivants, pas des êtres conscients. C'est-à-dire que c'est une entreprise, ça naît, ça croît, ça vit. Des fois, ça vieillit. Des fois, il va falloir redonner une seconde jeunesse. Des fois, ça meurt. Une société meurt. Ça existe aussi. Et donc, en fait, là où on en est avec Petit Bambou, on est en phase de post-adolescence. C'est-à-dire qu'on a eu notre jeunesse, on a couru dans la cour de récré, on s'est amusé comme des fous, on a vécu cette adolescence. Tout d'un coup, on est devenu, on est sur cette transition d'adulte, on commence à parler de sujets sociétaux, on commence à parler d'impact, de choses comme ça. Et donc, maintenant, il s'agit de transformer Petit Bambou, d'en trouver les clés pour qu'est-ce que c'est que la maturité de Petit Bambou. Oui, c'est ça. Et donc, c'est une quête. C'est une quête. Est-ce que je peux répondre à ça ? Je n'en sais rien. Si je savais, je serais sur des rails. Mais le petit bambou, c'est toujours vivant, ça bouge.
- Speaker #1
Oui, ça bouge. Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on peut me souhaiter ? Du point de vue du petit bambou ou du point de vue perso ?
- Speaker #1
Les deux.
- Speaker #0
Du point de vue du petit bambou, qu'est-ce qu'on peut me souhaiter ? On peut me souhaiter... Je n'en sais rien. J'en sais rien. J'en sais rien. Et je n'ai pas envie de faire une réponse tarte à la crème. Donc, je...
- Speaker #1
Ben, parlez de vous.
- Speaker #0
Ouais, j'en sais rien. Petit bambou, peut-être. Retrouver cette énergie hyper collective.
- Speaker #1
Si vous voulez, je peux vous dire un truc. Changez les gongs.
- Speaker #0
Ouais, on peut changer les gongs.
- Speaker #1
Moi qui suis conne de l'application par cœur, retravaillez certains petits trucs.
- Speaker #0
Ben, ça fait corréler ce que je dis. C'est-à-dire qu'on a terminé notre adolescence. Maintenant, il faut devenir adulte. Et donc, reprendre tout ce qu'on a fait, tout ce qu'on a construit pendant notre jeunesse et notre adolescence. Pour maintenant, on le rend mature. Et en fait, il y a plein de petits détails et une foultitude. Donc en fait, arriver à trouver l'énergie collective de faire ça. Ce qui n'est pas simple. Parce qu'on est plutôt des créateurs, on est plutôt des gens qui aimons le nouveau et reprendre l'ancien pour le maturer. Enfin bref, vous avez compris. C'est pas si simple. Donc trouver cette énergie collective, c'est ça qu'on peut souhaiter à petit bon bout. Et à moi, c'est de...
- Speaker #1
De faire l'amour.
- Speaker #0
Ouais, je ne peux pas trop parler de mon intimité, ça n'intéresse personne. Ben non,
- Speaker #1
bien sûr. C'est ce que vous avez souhaité tout à l'heure.
- Speaker #0
Oui, on peut me souhaiter de faire beaucoup l'amour, effectivement. On peut me souhaiter d'être joyeux sur le chemin de sa reconstruction du rêve.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. On vous le souhaite.
- Speaker #0
Merci, c'est trop bien.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Ludovic.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
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