- Speaker #0
Bienvenue dans C'est pas que de la com, le podcast des communicants qui s'engagent. Je suis Laetitia Laurent, communicante et fondatrice de ce podcast. Après deux saisons consacrées à l'impact des enjeux RSE sur la communication des entreprises, place à l'impact de l'intelligence artificielle sur notre métier. Ce qu'elle change, ce qu'elle bouscule, ce qu'elle révèle aussi. Comment les professionnels de la communication intègrent-ils l'IA dans leur quotidien et leurs stratégies ? Quels sont leurs usages, leurs expérimentations ? Les opportunités qu'ils identifient, les arbitrages qu'ils font, mais aussi qu'est-ce que l'IA change dans la construction des récits, la réputation et la visibilité des organisations. Avec eux, je cherche aussi à comprendre ce que nous pouvons vraiment déléguer à l'IA, automatiser, ce qu'elle rend possible, ce qu'elle accélère, mais aussi ce qu'on choisit de ne pas lui confier et ce qui fait la valeur de notre métier de communicant. Je partage avec vous ces conversations autour de leurs expériences, de leurs convictions, de leurs doutes aussi. et avant tout, de ce qu'ils apprennent en chemin. Et n'oubliez pas, si vous aimez c'est pas que de la com', pensez à vous abonner et à laisser 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute pour soutenir le podcast. Merci ! Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Frédéric Libaud, cofondatrice et directrice associée de l'agence FLAG. Depuis près de 30 ans, Fred et son équipe accompagnent des marques, des entrepreneurs et des filières métiers dans leur prise de parole auprès des médias, avec un engagement particulier et... pionnier pour le Made in France, un métier qui se vit sur le terrain au plus près des entreprises et des journalistes. Alors avec Fred, j'ai voulu comprendre comment l'IA transforme les relations avec les médias. Nous explorons ainsi le rôle de l'IA à chaque étape de la relation client, de la prospection à la découverte de l'entreprise et de son dirigeant, de la recommandation à l'exécution. Qu'est-ce que l'IA accélère ? Qu'est-ce qu'elle aide à structurer ? La ligne de conduite de Fred, gagner du temps pour réinvestir dans la relation. sans automatiser ce qui fait la valeur des relations presse pour les entreprises. Et l'ordre est très clair, c'est d'abord l'humain et après l'IA. Car un bon prompt ne suffit pas, il faut d'abord comprendre l'entreprise, son histoire, son environnement et ses ambitions pour nourrir précisément l'IA et guider son travail. Cette compréhension permet aussi de gagner en réactivité. Quand l'actualité appelle une prise de parole, l'IA aide par exemple à préparer plus vite une tribune qui incarne le point de vue du dirigeant. Et Fred défend aussi l'idée que plus l'IA prend de la place, plus nous avons besoin des journalistes pour enquêter, vérifier les faits et produire l'information dont les IA vont se nourrir. A l'heure où être recommandé par les IA devient un enjeu de visibilité, Fred nous explique aussi comment elle commence à travailler l'empreinte de sa propre agence dans les réponses des LLM, avec l'ambition d'accompagner ensuite ses clients qui n'ont pas tous les équipes ni les ressources pour adresser ce nouvel enjeu. La suite avec Fred, bonne écoute ! Bonjour Fred, merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Bonjour Laetitia.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux présenter l'agence FLAG et ton rôle de directrice associée aujourd'hui, qu'on pose un petit peu le décor de ce nouvel épisode ?
- Speaker #1
Alors l'agence FLAG est une agence de relations presse et de relations publiques que j'ai montée il y a 30 ans. On aura 30 ans cette année, j'ai monté ça en 97. Donc c'est une agence multisectorielle, on travaille dans différents univers, mais aujourd'hui on est très reconnus pour un... un pôle qu'on a monté il y a une quinzaine d'années. C'est un pôle sur le Made in France, la réindustrialisation. Donc, on accompagne des marques, des filières, des entrepreneurs. Voilà, on est très engagé sur tous ces sujets qui, aujourd'hui, sont au cœur de l'actualité.
- Speaker #0
Effectivement, et qui placent l'humain aussi vraiment au cœur de ton quotidien. Donc, ça va être très intéressant de faire le lien avec l'IA dans tout ça. Est-ce que tu as connu les RP ? sans le digital, avec le digital et maintenant avec l'IA. À quel moment l'IA est rentrée vraiment dans ta vie ou en tout cas tu as pris conscience que ça allait bouleverser une partie du métier ? Est-ce que tu peux revenir là-dessus ?
- Speaker #1
Ça a vraiment été assez progressif en fait. On s'est rendu compte que l'IA était arrivée il y a à peu près deux ans et aujourd'hui ça s'accélère, on le voit bien. Après notre métier, il a déjà subi plein de chamboulements, ça fait 30 ans. Donc à l'époque, j'imprimais les communiqués de presse, je collais les hectares, je l'envoyais aux journalistes. Internet est arrivé, donc là on a commencé à télécharger les photos, à envoyer en plus grand nombre. Donc à chaque fois, on a réussi à s'adapter et aujourd'hui, on va s'adapter à l'IA et on s'adapte à l'IA d'ailleurs.
- Speaker #0
Et justement, par quoi tu as commencé, soit à titre personnel ou aussi évidemment pour l'agence ? Comment tu as introduit le sujet auprès des équipes ? Est-ce que ce sont certains collaborateurs qui se sont peut-être emparés du sujet avant d'autres ? On voit bien que ce n'est pas un sujet de compétence à la base, ni de génération. C'est un sujet de curiosité, et Dieu sait si c'est une qualité dans nos métiers de communicants, donc les choses se font parfois assez... naturellement dans l'appropriation de l'IA ou les premiers tests, les premiers essais ?
- Speaker #1
Alors au début on a un peu tâtonné, on a fait comme tout le monde, on s'est servi chaque GPT pour tester et voilà. Et au fur et à mesure on s'est dit qu'il fallait qu'on se professionnalise, donc on a fait, moi j'ai fait faire une formation à toutes les équipes, donc on a fait une formation et avant on a identifié tout ce dont on avait besoin. Donc on a fait une formation très très précise sur les outils dont on avait besoin et qui allait nous servir pour gagner du temps. transformer notre métier sans perdre l'essentiel. Donc, voilà, on a fait faire une formation à tout le monde.
- Speaker #0
Et donc, identification des cas d'usage, là où ça pouvait être vraiment utile.
- Speaker #1
C'est marrant parce que hier, j'ai fait une réunion avec un petit jeune qui a monté sa société, justement, dans l'IA et qui avait identifié sur notre agence, précisément, les choses qu'on pouvait automatiser. Donc, il a proposé d'automatiser les comptes rendus. qu'on fait à tous nos clients tous les mois qui sont assez chronophages. La revue de presse qu'on fait tous les matins parce que tous les matins, on a une revue de presse qui scanne tous les sujets qui peuvent être intéressants. Et il nous a proposé d'automatiser les relances des journalistes. Là, j'ai freiné en disant non. Les relances des journalistes, il faut que ça reste de demain. Et pour moi, c'est très important. Se servir de l'IA pour gagner du temps, pour toutes ces tâches qui nous prennent du temps, qui n'ont pas tellement de valeur ajoutée, ça, c'est important. Je pense qu'on va beaucoup plus vite et qu'on revient plus vers l'humain. Mais les automatiser, les relances des journalistes, je ne suis pas encore convaincue et je ne pense pas être convaincue pour le moment.
- Speaker #0
Oui, on sent qu'effectivement, si on s'appuie sur des IA pour créer des communiqués de presse, si on prend ce cas d'usage-là, ça n'empêche pas évidemment de les relire et de sentir aussi…
- Speaker #1
Alors, ça nous aide. C'est vrai qu'on va beaucoup plus vite. On a une idée, on a créé des agents, on a fait une formation, on a créé des agents. Mais aujourd'hui, si tout devient uniforme, on n'aura plus cette valeur ajoutée et donc les clients n'ont plus besoin d'agence. Et je pense justement qu'ils en ont encore plus besoin aujourd'hui parce que c'est l'humain qui va faire la différence.
- Speaker #0
Alors on va y revenir effectivement sur l'évolution du métier. Est-ce que tu peux revenir un peu sur peut-être cette formation ? Tu as proposé une formation à l'équipe, c'était une journée, vous êtes partie déjà des outils, mais on parlait des cas d'usage. Comment les équipes ont réagi ? Quels cas d'usage vous avez pu identifier rapidement ? Quelle résistance peut-être ? Qu'est-ce qui t'a surpris dans ces moments-là ? Comment tu as vécu aussi ce moment de formation, toi à titre personnel et tes équipes, entre enthousiasme et crainte, peur ?
- Speaker #1
Je ne ressens pas la peur, pas du tout. C'est vrai qu'en ce moment on entend tous les étudiants qui ont peur de l'IA, c'est des gros sujets d'actualité. Moi dans mes équipes, je n'ai pas ressenti la peur, j'ai senti justement que ça allait nous permettre d'aller plus vite et que ça allait nous faire gagner du temps. Parce que c'est vrai qu'écrire un communiqué de presse, ce que je te disais tout à l'heure, faire des comptes rendus c'est très chronophage, faire des revues de presse c'est c'est très chronovache, et tout ce temps-là, en fait, on le gagne. Nous, on a fait une formation, c'était sur une journée, mais on l'avait préparée en amont, donc c'était très concret. On avait demandé à ce qu'on crée des agents, que chacun identifie les agents dont il aurait besoin, parce que les agents, après, il va falloir les nourrir. Et on avait tous à peu près le même besoin, donc ça veut dire des agents pour créer des devis, des recommandations, même si les recommandations, après, on a besoin de les personnaliser, des agents pour créer des postes lignes-lignes. On voit que beaucoup de postes... Évidemment, si l'agent nous crée des postes LinkedIn, il va falloir les retravailler parce qu'autrement, ça devient, on a tous les émojis, ça devient, on a tous la même chose. On a créé des agents en fonction de nos besoins pour gagner du temps, en fait. C'est vraiment un gain de temps. Et puis, quand, par exemple, on a un prospect qui nous contacte, avant, on allait fouiller un peu partout sur Internet. pour essayer de trouver son chiffre d'affaires, son ADN, des axes de communication, ses dates clés. Et là, en fait, en une seconde, on a tout. Donc, c'est vrai que tout ce travail… qui nous demandaient beaucoup de temps. C'est une question de vitesse, on va plus vite. Mais ça n'enlève pas, je ne me suis pas dit à un moment donné, ce temps-là qu'on gagne, je vais me séparer d'une attachée de presse. Non, au contraire, je leur ai dit ce temps que vous gagnez, vous retournez vers l'humain, vous décrochez votre téléphone, vous allez déjeuner, vous allez petit déjeuner, vous rencontrez les journalistes. Et ça, ça va être ce qui va faire la différence.
- Speaker #0
Ce qui va permettre de créer une vraie relation, parce que sinon on a des IA. qui préparent des contenus et qui parlent à d'autres IA, puisque les journalistes eux-mêmes aussi ont leurs agents, pour faire le tri et les aider aussi à trier tout ce qu'ils peuvent recevoir par mail. Donc pour revenir sur le sujet de la relance par mail, ça ne fera jamais qu'un mail de plus lu par une IA probablement, et ce n'est pas comme ça qu'on obtient et qu'on construit une relation durable et de qualité.
- Speaker #1
Il ne faut pas oublier que l'IA se nourrit des sujets des journalistes. Donc aujourd'hui les journalistes ils ont encore... plus besoin de nous parce que l'IA va aller chercher du contenu donc le contenu doit être vérifié et l'IA elle n'est pas infaillible pour le moment on verra j'ai pas du tout de boule de cristal ça va tellement vite que je sais pas comment notre métier va évoluer mais en tout cas aujourd'hui les journalistes on doit encore plus les soutenir et on doit encore plus faire équipe avec les journalistes pour donner du vrai contenu et puis de toute manière une IA elle va jamais aller visiter nous on est beaucoup dans les usines à l'agence parce qu'on accompagne beaucoup de clients sur les territoires. Demain, on va chez Pierre Lanné, on va chez Beauvillais, on va chez Duralex, on va chez Unia. Elle ne va pas y aller. Peut-être que bientôt, il y aura des robots qui auront une autre place. C'est fort possible. Mais est-ce que le robot va pouvoir discuter avec l'ouvrière de chez Buye Septile pour savoir son parcours ? combien de temps elle est derrière sa machine, qu'est-ce qu'elle aime dans son métier. Je ne pense pas. Je pense que pour le moment, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
À court terme, en tout cas, on est plutôt préservé de ça. Il y a cette capacité à capter ce qui fait la singularité d'une marque, d'un fondateur, d'un dirigeant, et puis ensuite à le traduire en récits qui soient impactants, qui soient identitaires. Je pense que c'est dans ce sens-là aussi que tu challenges tes équipes à ne pas toujours ou pas trop vite se satisfaire d'un premier projet drafté par une IA. Quel niveau d'exigence tu peux placer sur les contenus, les premières versions créées par les IA, et sur finalement la capacité à tes équipes à challenger leurs propres promptes, puisque si on pose mal une question à une IA, voilà. Si le résultat n'est pas bon, c'est peut-être que la question a été mal posée. Donc, comment vous remettez un petit peu en question aussi par rapport à cette première formation que vous avez faite ?
- Speaker #1
Alors, nous déjà, l'IA, elle arrive dans un deuxième temps. Elle n'arrive pas… Quand on discute avec un client, la première chose qu'on fait dans l'équipe, on a la chance d'avoir… J'ai la chance d'avoir une associée qui est une ancienne journaliste. Ce qu'on fait, c'est qu'on se pose une matinée avec le client, souvent avec les directeurs de communication, de marketing. parfois les dirigeants, et pendant une matinée, on fait une matinée de travail pour connaître l'ADN, les mots-clés, où ils en sont, où ils veulent aller, pour créer une frise dans le temps en disant, si on travaille ensemble, aujourd'hui on est là, où est-ce qu'on va être dans six mois, où est-ce qu'on va être dans un an ? Tout ça, évidemment, est enregistré par une IA, mais c'est l'humain qui fait ce travail-là. On a besoin de faire ce travail-là pour pouvoir, après, nous, se dire, on va faire telle stratégie. à trois mois, à six mois. On va utiliser quel levier de communication ? Et après, l'IA, elle va décortiquer tout ce travail qu'on a fait pendant une demi-journée avec les clients. Et ça, c'est un passage obligatoire chez nous. C'est d'abord l'humain et après l'IA. Après, on présente aux clients, trois semaines, un mois après, la stratégie de communication. En fait, un peu comme à l'ancienne. Sauf que l'IA nous a aidés à aller plus vite pour faire la stratégie de communication. Mais ce travail-là d'une demi-journée qu'on fait avec les équipes, la marque, on va dans l'usine souvent pour comprendre le client. Ça, c'est… Alors, quand il y a une usine, on a des clients qui n'ont pas d'usine forcément, mais on fait vraiment ce travail-là avec les équipes de la marque pour se nourrir et ne pas faire un one-shot et pouvoir avoir une vision de l'entreprise. Donc ça, c'est vraiment un travail important. On ne rentre pas à un prompt en se disant, ben voilà, tes clients, tu me sors une stratégie, va chercher. ce qu'ils font, ça on ne le fait pas. On fait encore avant ce travail d'une demi-journée avec la marque, avec le client, et pour moi ça c'est indispensable. C'est de l'humain encore une fois, je vais vous répéter, mais on a besoin de faire ce travail-là parce qu'autrement on ne va pas avoir une bonne stratégie. L'IA ne va pas nous trouver non plus des idées, on est obligé de la guider. Pour la guider, il faut qu'on se nourrisse nous de l'entreprise, autrement on ne pourra pas la guider. Donc après, une fois qu'on est nourri de l'entreprise, on peut lui demander de nous aider, de nous trouver des idées, des axes de communication en fonction de ce qu'on va pronter. Mais pour faire un bon prompt, il faut qu'on se nourrisse avant. Donc voilà, c'est un peu… En tout cas, c'est la façon dont nous, on travaille encore. Et pour le moment, je ne pense pas revenir là-dessus. rapidement.
- Speaker #0
Je pense que c'est assez sage comme garde-fou, puisqu'on le voit bien, même si on briefe nos IA pour qu'elles n'aillent pas systématiquement dans notre sens, elles ont tendance quand même à faire en sorte d'être plutôt d'accord avec nous. Et je trouve que c'est important de les nourrir et surtout, elles ne vont pas, pour l'instant, de ce que je constate aussi et de ce que j'entends dans les premiers épisodes que j'ai pu enregistrer, vont pas réussir à gratter ce fameux vernis. Et ce que j'entends quand tu décris cette demi-journée de workshop, J'imagine que c'est là que vous allez vraiment aller questionner votre client pour aller chercher ce qu'il a de plus singulier, de plus vrai et probablement d'assez unique, qui fera qu'un même prompt appliqué même à plusieurs clients qui ont des histoires et un vécu et des ambitions différentes, le résultat sera d'autant plus identitaire qu'une IA sera bien nourrie. C'est hyper intéressant et je trouve qu'on voit très bien que le rôle de l'IA est de vous aider à... Attirer l'essentiel ou aller chercher des détails dans ce que vos clients vous auront communiqué.
- Speaker #1
Mais même, tu vois, la société qui nous a contactés hier, la réunion qu'on a faite, elle nous a proposé les relances automatiques des journalistes qui peuvent personnaliser. Donc, ça, j'ai dit que j'étais contre. Et aussi, la prospection de personnaliser que tous les matins, si tu veux, tu avais à valider une quinzaine de clients dans notre ADN. qui pouvaient être contactées avec un message personnalisé. Et là aussi, j'ai dit non, ça je ne veux pas, parce que je veux qu'on puisse contacter les marques, mais avant de les contacter, je veux que les équipes, quand on prospecte, je veux que les équipes puissent identifier la marque, savoir ce qu'elle fait, voir s'il y a des besoins, anticiper en fait, apprendre la marque avant de la contacter, parce qu'autrement ça va être des fichiers qui vont partir. Ça peut marcher, je pense que ça peut marcher, mais je ne suis pas pour. Je ne suis pas pour, on n'est pas des plateformes et je n'ai pas envie qu'on devienne une plateforme. J'ai vraiment envie que quand on a envie de travailler avec une marque, c'est parce que aussi, alors c'est peut-être un peu présomptueux ce que je vais dire, mais nous on a la chance d'avoir des clients qu'on a aujourd'hui depuis 25 ans, ce qui est assez rare. On travaille avec le salon du Made in France depuis 14 ans, avec Origine France Garantie depuis une dizaine d'années. des clients. qui nous sont fidèles. C'est comme si on était en interne chez eux. En fait, on choisit un peu les marques avec lesquelles on veut travailler, avec les clients avec lesquels on partage les mêmes valeurs. Et demander à une IA de balancer sur la toile et de dire, là, il y a une marque, il y a un mot-clé, Made in France, Food, Hotellerie, on va les contacter. Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne solution.
- Speaker #0
Est-ce que c'est quelque chose que vous pouvez faire, mais qui vous serait destiné ? C'est-à-dire finalement une veille plutôt ? des différents secteurs dans lesquels vous travaillez déjà, pour vous dire, ah voilà, cette entreprise est arrivée sur le marché, ou telle entreprise a été rachetée, opère un repositionnement. Est-ce que ça, c'est forcément des choses que vous faisiez déjà, enfin historiquement, et comment l'IA vous accompagne dans cette prospection, cette veille finalement commerciale plutôt ?
- Speaker #1
Là, on est en train de mettre l'outil en place justement.
- Speaker #0
D'accord, c'est intéressant.
- Speaker #1
Je te dirais comment ça marche en quelques temps. On est en train de le mettre justement en place avec des mots-clés pour que chaque matin, on ait justement des… qu'il y a nous pousse des prospects. Et pour le moment, on le fait via link. Moi, je suis beaucoup sur ce réseau. C'est un réseau dont je me sers énormément. Et par l'écosystème. Par l'écosystème, par les événements. Je fais partie des forces françaises de l'industrie, donc je suis dans ces événements. On a monté le club des femmes inspirantes, donc je fais partie. avec des femmes qui sont aussi des prospects potentiels. Voilà, en fait, pour le moment, on a toujours fait avec l'humain et on lit dans la presse aussi les journalistes et puis c'est tout notre réseau de journalistes qui nous disent, tiens, tu devrais aller voir telle société. C'est les clients qui me disent, tiens, j'étais à une soirée, j'ai parlé de toi. Pour le moment, c'est un corps de l'humain et en revanche, je veux mettre cet outil-là en place. prochainement, peut-être pour élargir un peu plus, mais on va voir ce que ça donne. Je n'ai aucun recul là-dessus pour le moment.
- Speaker #0
Non, mais c'est intéressant et c'est une approche nécessaire aujourd'hui. On en profite pour faire un petit coucou à toutes les femmes inspirantes de ce cercle, de ce réseau que tu as créé avec Carole et Séverine, qu'on embrasse aussi. Justement sur l'évolution du métier, dans ta façon peut-être de conseiller tes clients, de travailler avec eux, quels échanges vous avez sur l'IA ? Comment est-ce qu'ils vous challengent peut-être ou pas encore ? sur votre adoption de l'IA et sur le temps que vous pouviez passer avant, que vous ne passez peut-être plus de la même façon. Est-ce que tu sens que ça change un peu le rapport de force ?
- Speaker #1
Pour mes clients, je n'ai jamais eu une question sur l'IA. La seule chose que je peux avoir, c'est quand on a des appels d'offres un peu confidentiels, on ne demande pas... travailler avec l'IA. C'est vraiment la seule chose qui m'est arrivée une ou deux fois sur des gros appels d'offres où l'IA n'est pas autorisée. C'est vraiment ce cas d'usage-là. Pour le moment, je n'ai jamais eu un client qui m'a demandé comment travailler avec l'IA, si les communiqués étaient faits avec l'IA. Non, ils n'ont jamais abordé cette question-là.
- Speaker #0
Et après, finalement, il y a une question qui revient systématiquement. Dans chaque épisode, c'est à l'heure où les IA deviennent des super leaders d'opinion, qu'on n'est plus seulement sur du B2C ou du B2B, mais sur du B2A, A2C ou du B2A, A2B. Comment vous réfléchissez aussi à créer des contenus qui vont parler à des humains, à des journalistes d'abord, ensuite aux audiences, au public des marques, mais aussi à des robots qui finalement vont devenir la grande majorité des visiteurs des sites ? Internet des marques, des contenus qui sont en ligne aujourd'hui. Comment vous réfléchissez à cette Ausha aussi pour que les contenus que vous imaginez soient très lisibles, digestes par les IA ? Et on sait aujourd'hui que tous les contenus corporate, RP, tous les contenus générés par des tiers, font plus autorité et sont partie des sources privilégiées des IA. Est-ce que c'est quelque chose que vous réfléchissez ?
- Speaker #1
Alors justement, c'est le rendez-vous. qu'on a eues hier.
- Speaker #0
On est dedans.
- Speaker #1
Donc, je suis dedans parce qu'on s'est aperçu que justement, tu vois, flag n'était pas encore référencé dans les IA, sauf sur le mot-clé made in France.
- Speaker #0
C'est une première bonne nouvelle.
- Speaker #1
Oui, ce qui est quand même une bonne nouvelle, mais en fait, alors on est très reconnus dans le made in France parce qu'on est arrivés un peu les premiers avec le slip français, avec le salon. Il y a 14 ans, personne ne...
- Speaker #0
me parlait du Made in France comme on en parle aujourd'hui.
- Speaker #1
Et on était un peu l'agence, on était les premiers. Et aujourd'hui, c'est vraiment un cœur de métier où on est reconnu. Mais on n'a pas que ça, parce qu'on ne vient pas du Made in France, on s'est occupé du salon de l'automobile, on a les patates douces de Caroline du Nord, on travaille pour Women in STEM avec Angélique Gérard, justement dans tout ce qui est les femmes et la tech et l'IA. On travaille avec l'Inagora. Donc, dans l'IA. Donc, on a beaucoup d'autres secteurs et on n'est pas assez identifiés sur ces autres secteurs-là. On attend justement le retour de ces sociétés qui va nous aider à mettre en place sur toutes les IA le positionnement de l'agence et créer du contenu pour émerger dans les IA. Je ne peux pas te dire comment ça va se passer parce qu'on l'a vu hier et on a identifié ce problème. En tout cas, on n'était pas référencés dans les IA.
- Speaker #0
Et vous avez identifié les moyens de l'adresser. C'est les premières. À quelle question il est vital que FLAG soit une réponse en termes de positionnement ? Et après, ça vous aidera d'autant plus pertinent pour accompagner aussi vos clients.
- Speaker #1
Ce cas avec nous, on va le dupliquer et on va essayer de mettre en place un webinar avec Lorraine qui va l'animer pour aider nos clients. Parce qu'on a des clients de toutes tailles. on a des clients qui n'ont pas forcément l'idée, les moyens, justement, d'avoir ces outils-là ou de faire ces formations-là. Comme elle fait les webinars, parce qu'on fait des webinars aussi, pour toutes les équipes, quand on a des clients, on leur propose de faire des webinars pour leur expliquer notre métier. Puis, il y en a plein qui ne connaissent pas notre métier. Donc, ils confondent l'achat d'espace, le public rédactionnel, les relations presse. Quand on demande, moi, quels sont vos héroïs, ça me fait… J'ai envie de m'arracher les cheveux parce que je leur dis que je ne suis pas… Je n'achète pas de pub, mais que je parle à des humains, à des journalistes, et que c'est eux qui ont… Même si je suis le passeur d'informations, c'est eux qui décident si l'information, ils vont la passer ou pas. Et que s'ils veulent être sûrs d'avoir, quand on me demande « Est-ce que tu peux t'engager sur combien de passages télé, combien de passages radio ? » Je leur dis « Non, je ne suis pas la bonne agence parce que je ne m'engagerai jamais là-dessus. » Donc ça, c'est sûr, c'est évident.
- Speaker #0
Et là revient tout un travail de pédagogie aussi sur l'impact.
- Speaker #1
On fait ce travail de pédagogie et on va le faire dans l'IA pour pouvoir aider nos clients.
- Speaker #0
Vous allez monter vos clients en compétences aussi ?
- Speaker #1
Aussi, et puis voilà, on va tester pour eux. Voilà, on va tester sur Flag et après on va essayer de dupliquer pour leur expliquer. comment ils peuvent faire pour se servir de ces outils-là.
- Speaker #0
Très intéressant. Écoute, merci en tout cas de nous confier en toute transparence que tu es en chemin, et c'est dans l'introduction aussi de cet épisode. Il y a des choses que certains communicants font déjà très bien, d'autres sur lesquelles ils se questionnent, et d'autres qui testent. Donc on est en plein dedans. Alors Fred, tu parlais du référencement, de flag justement sur les IA. On se disait aussi que les contenus corporels ou générés par les journalistes, les médias finalement font pour l'instant autorité dans les sources auxquelles les IA se fient. Par rapport à ce que tu disais, je trouve que ça rend la relation aux journalistes juste encore plus importante et c'est clairement pas le moment d'automatiser des relances ou des échanges avec des journalistes pour créer des relations de qualité et espérer viser des contenus de qualité qui vont participer au référencement justement de vos clients à travers les IA.
- Speaker #1
Mes seins. C'est un peu un paradoxe parce que plus on a d'intelligence artificielle, plus on a besoin des journalistes, des rédactions, des professionnels. On a besoin de vérifier les faits parce que l'IA va se nourrir de ces faits-là. Il va y avoir quand même toute une mission de vérification. L'information, elle devient plus stratégique. Aujourd'hui, on voit bien, on est saturé de contenus. Donc, avec tous les réseaux sociaux, il y a des contenus et qui ne sont pas forcément vérifiés. C'est vrai qu'un journaliste qui enquête, qui fait des vrais sujets, c'est encore plus important aujourd'hui pour que l'IA se nourrisse de sujets qui soient véridiques, vérifiés. Moi, je pense que les journalistes ont vraiment un rôle à jouer, encore plus aujourd'hui, et que du coup, les agences aussi, et les marques aussi, pour nourrir cette IA de faits vérifiés. Et ça, c'est vraiment le cœur de notre métier. On dit, il y a tous ces réseaux sociaux, alors évidemment, il y a les influenceurs qui ont émergé, il y a les youtubeurs, il y a TikTok, il y a tout ça, mais je le vois bien encore quand j'ai un JT pour un client, quand j'ai une radio, quand j'ai un L'Express, Challenge, voilà, ces magazines, même si les diffusions, le Figaro, même si ces diffusions sont moindres aujourd'hui, elles sont importantes. Parce que les clients vont se servir de ces papiers, justement.
- Speaker #0
pour rebondir sur tous les réseaux sociaux. Et ça va faire un peu boule de neige. Et derrière, on sait que ces informations sont vérifiées, que c'est des journalistes, que ce n'est pas une IA qui a créé l'information. Pour moi, c'est encore important qu'on fasse ce travail-là. Et ça, pour le moment, ce n'est pas remplaçable.
- Speaker #1
Ce n'est pas remplaçable. Et ce qu'on sait aussi, c'est que ce sont des sources, pour les agents comme pour les humains, crédibles et en lesquelles on peut avoir confiance. C'est important et c'est vrai que c'est un point de départ pour amplifier ensuite la portée des messages. Il y a une question qui me vient, c'est sur ces sources d'autorité. Quelle place vous accordez justement aux dirigeants ? Je suis convaincue que l'IA amplifie l'importance de la présence d'un vrai leader, d'une voix incarnée derrière une marque finalement. On le sait sur les réseaux sociaux, les posts ou les contenus, les personnes et les dirigeants fonctionnent beaucoup mieux. que les contenus des marques. Comment vous essayez aussi de travailler avec les patrons, les dirigeants des entreprises que vous accompagnez pour qu'ils choisissent de s'exprimer, ils partagent un point de vue, au-delà de partager uniquement peut-être l'actualité, les temps forts de l'entreprise, qui est de toute façon toujours un début. Mais comment vous fonctionnez plus particulièrement avec eux ?
- Speaker #0
On fait le même travail qu'on fait… Déjà, on les a très souvent avec nos clients, on les a à peu près tous les 15 jours. On fait des points tous les 15 jours sur l'actualité. Donc l'actualité de l'entreprise et l'actualité chaude. On travaille beaucoup avec les dirigeants. On fait ce travail en amont déjà avec eux. On est assez réactifs. Par exemple, il va y avoir un sujet sur le coût de l'énergie. On va proposer à un dirigeant qui en ce moment est un peu compliqué pour son usine parce que les prix montent, parce que le coût de l'énergie augmente, de prendre la parole, de faire des tribunes. On fait beaucoup de tribunes. on en propose à peu près... Il y a des clients, on en fait une tous les 15 jours sur des sujets d'actualité, sur la commande publique qu'on travaille sur. Et alors, on rebondit sur l'actualité ou on anticipe. Donc en fait, on va faire des tribunes, on va prendre la parole pour eux, on va discuter avec eux en disant là, ça serait bien que tu montes sur ce sujet-là. Parce que comme on a une veille tous les matins de ce qui se passe, là, il faut être assez réactif parce qu'on sait qu'une fois que la formation est passée, elle est passée. Donc c'est vraiment dans les quelques heures. qui suivent l'actualité. On rebondit sur l'actualité, on monte une tribune. Alors là, c'est là où l'IA nous aide. On passe sur l'ORÉ, parce qu'elle nous aide à aller un peu plus vite pour être plus réactif. Et après, on va aller proposer la tribune, on choisit les échos, le monde, la tribune. Et là, du coup, c'est le dirigeant qui prend la parole. Une fois que la tribune est sortie, évidemment, le dirigeant s'en sert pour faire rayonner sur les réseaux. Voilà, c'est vraiment des prises de parole incarnées. Et aujourd'hui, il y a beaucoup de dirigeants, surtout dans le secteur de la réindustrialisation, sur la montée des coûts d'énergie, sur les commandes publiques, dans le textile, sur la rive de Chine, de toutes ces plateformes qui sont des concurrents déloyales. Ils montent au créneau là-dessus, sur tous ces sujets un peu polémiques. Avant, c'est vrai que c'était… on montait moins au créneau, en fait. On prenait moins la parole. Les dirigeants prenaient moins la parole. Et je pense que LinkedIn a aidé ces prises de parole. Vraiment, je trouve qu'il y a un vrai changement parce qu'ils ont réussi, les dirigeants, à créer des communautés et à embarquer leurs communautés. Mais encore une fois, pour nourrir ces communautés, ils ont besoin d'avoir du contenu. Donc, pour créer du contenu, il faut qu'on prenne la parole dans les médias. Donc, c'est vraiment un cercle un peu vertueux. Il faut mélanger tout ça et voilà.
- Speaker #1
J'ai quand même une question, on en a un peu parlé, mais sur peut-être les garde-fous que tu aurais posés chez Flag. On a parlé de quelques cas d'usage que tu refuses aujourd'hui pour des raisons évidentes et très justes. Quelles règles de fonctionnement peut-être tu imposes à tes équipes pour éviter des pitchs ou des communiqués 100% IA qui agacent les journalistes comme tes clients ? Est-ce qu'il y a eu des moments où tu t'es dit non, là, on n'est pas... sur les bons sujets ou peut-être le sujet des biais aussi, de genre, de culture, par rapport au Made in France, ne pas tomber trop dans le cliché aussi. Est-ce que c'est des choses auxquelles tu es particulièrement vigilante et qu'elle peut vous embarquer dans des directions ? Est-ce que tu as vu des contenus émergés où tu t'es dit, ah oui, là, voilà, heureusement qu'il y a un humain ?
- Speaker #0
Nous, on est structuré en pôle. Les chefs de pôle vérifient quand même, relisent toutes les communiqués, les tribunes, tout ce qui... La plupart de l'agence, en fait, sont toujours relues par plusieurs personnes. À part quand on fait des pages shopping ou des choses comme ça, où là, c'est vraiment du produit, un prix, la description. Quand c'est des sujets, plus de fonds, c'est relu. Et l'essence de l'agence, du client, on ne crée pas des communiqués de presse avec l'IA. L'IA va nous aider. parce qu'on a créé des agents, va nous aider à faire un plan, va nous donner quelques lignes de direction, mais tout est retravaillé. Ça, pour moi, c'est indispensable. C'est comme les recommandations. Une recommandation, l'IA va nous donner un plan en fonction de ce qu'on a enregistré, en nous disant, voilà, je vous propose ça, Mais évidemment, il faut refaire le timing, il faut refaire les grands moments, il faut arrêter. L'IA a tendance à se répéter énormément quand on, je ne sais pas si tu as remarqué, mais quand on compte, L'IA, elle va nous faire des signes, elle va être un peu en boucle, elle ne va pas aller droit au but. Donc ça, c'est vachement important. Les journalistes aujourd'hui, ils reçoivent, je ne sais pas, 500, 1000 mails. Donc si on n'a pas un bon objet, si on ne va pas droit au but, moi je suis contre, par exemple, les dossiers de presse. Aujourd'hui, plus personne les lit. En fait, ce qu'on veut, c'est de l'information et c'est décrocher son téléphone. Aujourd'hui, si on ne décroche pas son téléphone, si on n'a pas les 06 des journalistes, ça ne marche pas. Ils reçoivent tellement de mails. Donc, en fait, s'il ne te connaît pas, s'il ne voit pas ton nom arriver parce que tu as déjeuné avec lui, parce que tu le connais, parce que tu as un truc bien à lui proposer, ça ne marche plus. C'est là où je dis que l'IA nous fait gagner du temps, mais si on se sert que de l'IA, on perd tout. On perd le lien avec le journaliste. Et les journalistes, c'est pareil. L'IA les a énormément nourris, mais du coup, ils reçoivent encore plus d'informations. Si jamais… Moi, j'envoie beaucoup d'SMS aux journalistes. en leur disant tiens j'ai un sujet pour toi est-ce que ça t'intéresse en fait c'est en trois phrases c'est pas la peine de faire des tonnes de communiqués il faut mieux avoir cinq parutions super bien ciblées que d'arroser c'est ce que j'ai toujours dit à mes équipes déjà je leur dis encore d'aller en kiosque parce que ça c'est important il y a des kiosques dans les gares qui sont super bien fournis donc allez en kiosque, il y a toujours des magazines qui sortent écoutez la radio le matin, regarder la télé, les podcasts, très important. Il y a tous ces nouveaux médias qui sont importants, les podcasts. Nous, on a des outils à l'agence. On a des outils par exemple sur les influenceurs pour voir si l'influenceur est pertinent, voir s'il n'a pas acheté son réseau à l'autre bout du monde. Voilà, on a mis en place tous ces outils pour justement checker qu'on a le bon influenceur. Il est bien dans la lignée du client et qu'il n'a pas été acheté en Roumanie, à Madagascar, ses followers. Et ça, on a ces outils-là aussi. Donc ça, c'est des outils qui sont importants. Ça fait un an qu'on les a mis en place et qui nous permettent justement de proposer aux clients des bons influenceurs. Donc voilà, c'est tout. En fait, je pense que notre métier, si je résumerais, c'est que l'IA nous fait gagner du temps. pour revenir vers l'humain. Et c'est vraiment ça. Peut-être qu'on avait un peu perdu ça, l'humain, parce qu'on avait déjà des outils, on avait déjà du digital, donc les mails et puis les fichiers, les fichiers d'automatisation, on les a, on a Orantane, Augur, on a plein de fichiers. Et donc, en fait, c'est vrai que cette génération qui est arrivée, alors pas la dernière génération qui est avec l'IA, mais la génération entre deux, Peut-être qu'elle a perdu un peu cette curiosité. Je ne vais pas faire de généralité, pas du tout. Parce que c'était plus simple. C'est plus simple d'envoyer. Et comme l'IA n'était pas encore en place, ça marchait d'envoyer avec des outils. On clique, on met le communiqué dedans. On clique, ça part à une cible qu'on a prédéfinie. C'est plus simple que d'aller prendre un petit déjeuner, d'aller déjeuner, d'aller rencontrer, d'aller sur les événements. Et je pense que l'IA, justement, pour le moment, donc je ne sais pas, peut-être que les robots vont nous remplacer, mais pour le moment, nous permet peut-être presque même d'inverser la machine. Parce que comme l'IA nous fait gagner ce temps, et bien ce temps, on peut revenir vers les journalistes. Et comme les journalistes, ils sont moins dans les rédactions, ça c'est sûr, il y a beaucoup de journalistes, pas de journalistes, mais plutôt de tout ce qui est annexe aux journalistes qui ont été remplacés justement par l'IA. les secrétaires de rédaction, les iconographes. Malheureusement, c'est des métiers qui sont en train d'évoluer. Les journalistes ont moins de temps, reçoivent plus d'informations et donc ils sont hyper contents de revenir à l'humain. Là, à cette rentrée, par exemple, j'ai déjeuné avec une dizaine de journalistes pour connaître leur rentrée, pour connaître leur sujet, pour savoir ce qui allait se passer dans les prochains mois, voir comment la rédaction s'était organisée, voir ceux qui sont partis. voir ceux qui sont arrivés. Et en fait, ce moment-là qu'on passe avec un journaliste, ça ne remplacera jamais. Jamais. Pour le moment, je ne veux pas dire parce que ça va tellement vite, mais pour le moment, ça ne remplacera jamais. Tu déjeunes avec un journaliste qui te dit, tiens, tu as quoi en ce moment ? Ah oui, moi, je vais aller sur ce sujet-là, ça m'intéresse, envoie-moi, envoie-moi un communiqué là-dessus. Ça, ça ne remplace pas en fait.
- Speaker #1
La qualité de relation durable et fiable parce que tu amènes des infos vérifiées. et précieuses et qui leur permettent de rebondir sur des sujets d'actualité. Et c'est tout ce travail de consolidation, de rapport à notre environnement, à l'actualité, qui fait effectivement la différence. On arrive à la fin de cet épisode. Qu'est-ce qui t'a le plus surprise jusqu'ici dans l'adoption de l'IA ? Quand je t'écoutais, je me demandais si... Tu disais qu'évidemment, tous les contenus sont relus. L'IA vous aide, mais rien de 100% IA chez Flag. Est-ce que tu as vu quand même la qualité des rendus de l'IA évoluer ? Tu nous disais, et c'est vrai, qu'elle est plutôt en boucle. Est-ce que tu as quand même vu, par effet d'entraînement évidemment, une progression ? Ce qui t'a peut-être le plus surpris. Et puis, la question suivante, ce sera justement une prédiction. Voilà.
- Speaker #0
Par exemple, sur les postes LinkedIn, pour le moment, je ne vois pas tellement d'évolution. Je trouve que c'est assez formaté, c'est assez... Voilà, c'est bien, mais si tu n'insuffles pas un peu du mind, je trouve que ce n'est pas génial. Pour le moment, ce n'est pas génial. Mais en revanche, sur les devis, les stratégies, je trouve qu'on gagne énormément de temps. Et nous, on a des agents pour ça. Et c'est vrai que l'IA, en quelques mois, c'est nourri de notre ADN. Et ça, c'est assez impressionnant, Parce qu'aujourd'hui, j'ai même... plus besoin, si tu veux, de lui dire ce que Flag est. Elle l'a intégré. Et ça, c'est... Tu vois, quand on fait ce travail d'une demi-journée, on enregistre. On a une IA qui enregistre tout le contenu. Et après, quand on passe ce contenu dans notre agent de vie stratégie, t'as beaucoup de choses à hiérarchiser, à retoucher, mais l'ADN de Flag est présent. Et ça, avant, ça y était pas. Et à force de le nourrir, elle sait exactement... comment présenter l'agence. Et ça, c'est assez impressionnant, je trouve. Ça fait flipper même un peu. Mais c'est assez impressionnant.
- Speaker #1
Et alors, ta prédiction ? Tu en as parlé un peu de prédiction, en tout cas, avec l'arrivée des IA, ça remet finalement l'humain au premier plan.
- Speaker #0
Pour moi, je pense que l'humain va être encore plus indispensable, on va encore plus faire de déjeuners, de petits déjeuners, de rencontres.
- Speaker #1
Le lien se crée vraiment et se consolide, on s'entretient.
- Speaker #0
Moi, je propose, je suis moins grosse conférence de presse parce que je trouve que quand il y a des grosses conférences de presse, tous les journalistes ont un peu le même. Alors si quand tu fais un lancement d'un produit, tu veux le montrer et là, tu fais une grosse conférence, tu fais une conférence de presse. OK, mais moi, je suis plutôt maintenant, et les journalistes sont assez friands de ça et ça marche bien, et nos clients aussi, de créer des temps autour de nos clients, de faire des déjeuners. donc des déjeuners entre 5 et 7 journalistes clés et que les journalistes et les clients puissent avoir une vraie conversation et que chacun puisse prendre le contenu qui l'intéresse. Tu ne vas pas parler de la même façon à une journaliste lifestyle, à l'usine nouvelle ou encore à un journaliste de BFM. Mais d'avoir ce moment-là, les journalistes peuvent vraiment avoir ce moment privilégié et créer ce temps. Et moi, j'aime bien faire ça, en fait. Donc... Dans ma prédiction, je pense qu'on va encore plus resserrer les liens entre journalistes, attachés de presse et clients. Parce qu'avant, les attachés de presse et les journalistes, ce n'était pas forcément sur la même lignée. Il y a longtemps, ça a évolué. C'était un peu les journalistes, l'attaché de presse, c'était un peu la caricature. Je ne veux pas faire que des copains, mais ce qui est vrai. Et en fait, ça a vachement évolué. parce que je pense que la vision des journalistes sur les attachés de presse a évolué. Tu vois, dernièrement, j'étais hyper contente parce que j'ai un journaliste, un client qui a fait un podcast et la journaliste lui a dit qu'elle aimait bien travailler avec nous parce qu'on lui poussait la bonne information. C'était rare de le dire. Et Lorraine, mon associée, était journaliste. Elle a travaillé en radio, à la télé. Et en fait, quand elle a switché du métier de journaliste au métier de relations presse, Elle a choisi Flag parce qu'elle travaillait avec nous et elle savait qu'on était une agence qui était assez pertinente et qui proposait du bon contenu. Je ne veux pas nous lancer de fleurs du tout là-dessus, mais je veux dire qu'on n'est pas les seules. Il y a beaucoup d'agences qui sont... énormément d'agences qui sont très efficaces, très pertinentes, mais les journalistes ont besoin de nous. Et ça, c'est très valorisant et on travaille main dans la main et on va encore travailler plus main dans la main pour pouvoir nourrir cette IA de façon pertinente.
- Speaker #1
Ça fait du bien d'entendre ça et je suis plutôt en phase et on verra comment les choses, puisqu'elles changent vite, comment elles évolueront. Mais oui, on va tous se digitaliser. Maintenant, les IA nous mâchent au travail, on dialogue avec les IA, ça fera de plus en plus de bien de continuer à dialoguer avec des humains.
- Speaker #0
Avec toi, c'était sympa ce matin.
- Speaker #1
Bah écoute, merci, plaisir partagé. J'ai une dernière question Fred, parce qu'on a parlé beaucoup d'humains, mais alors c'est quoi ta compétence humaine bien cachée ? Ou bien humaine, peut-être pas cachée d'ailleurs.
- Speaker #0
Non, pas cachée. La céramique. J'adore la terre. Je fais de la céramique, j'ai fait de la sculpture pendant une dizaine d'années, et je fais de la céramique ici. qui manquent. Je parle toute la journée donc là, quand je fais de la céramique, je ne parle pas. Je peux écouter un podcast et encore, pas toujours. Et voilà, j'adore ce travail. J'adore ce travail de la terre.
- Speaker #1
Céramique made in France, on peut retrouver tes créations peut-être sur Instagram ?
- Speaker #0
Sur Fred Libaud. Tu peux retrouver mes créations sur Fred Libaud et dans la presse de temps en temps.
- Speaker #1
Et sinon, pour continuer la conversation avec toi via LinkedIn ou via Instagram aussi, sur le compte Fred Libaud ou le compte de l'agence FLAG.
- Speaker #0
Le compte de l'agence, oui. Moi, je suis assez, sur LinkedIn, je suis assez présente et le compte de l'agence, j'ai une équipe assez formidable qui gère bien. J'ai une petite quai de la bombe.
- Speaker #1
On les embrasse aussi, toute l'équipe de l'agence FLAG. Merci encore Fred pour ton temps et pour le partage, de nous avoir ouvert d'abord les coulisses de l'agence FLAG et puis nous avoir partagé aussi tes convictions. Voilà, on est en 2026 et on verra, on verra. mais l'humain a encore une grande place à occuper on le voit aux femmes inspirantes que de l'humain nécessaire et ça fait beaucoup de bien et c'est comme ça que les idées les partenariats l'histoire continue de s'écrire merci
- Speaker #0
encore Fred merci à toi Laetitia à très bientôt