Speaker #0Si vous êtes souvent fatigué, les yeux qui piquent, besoin de boire un café dès les premières heures de la journée pour tenir jusqu'à midi, ou l'impression que vous ne serez plus jamais en forme, j'ai également ce problème, mais j'ai fait des recherches, et je pense que tout ce que j'ai trouvé dans cet épisode vous aidera à aller mieux et à avoir un avenir où la fatigue ne fait plus partie du quotidien. C'est une heureuse coïncidence, ce que nous devons faire pour survivre... est également ce que nous devrions faire pour mieux vivre. Je suis Eve, et ce podcast montre qu'adopter un mode de vie durable est meilleur pour soi, pour les autres, et pour l'environnement. Et déjà, première chose, c'est que c'est pas un épisode qui va parler du sommeil, mais c'est un épisode qui va plus se concentrer sur le repos, et bon, certes, le sommeil fait partie du repos, mais on va voir que ça va bien au-delà de ça, et que c'est un problème que, alors j'ai toujours, j'ai pris ce sujet en me disant Le repos, ça va être facile, enfin pas facile, mais ça va être court. Et puis je cherche, je cherche et je me dis mais il y a tant de choses que ça à dire sur le repos. C'est surtout que je crois que cet épisode arrive bien puisqu'on est, voilà, en ce début de septembre, la reprise des cours, la reprise du travail. Peut-être que vous reprenez rien, mais bon, c'est quand même cette atmosphère de rentrée, quoi, qui, bien souvent... arrivent après des vacances qui n'ont pas été non plus... qui n'ont pas forcément été des plus reposantes. Donc reprendre un quotidien qui est censé... Les vacances repos, elles ne sont pas forcément reposantes, mais alors le quotidien qui n'est pas censé être reposant, c'est dur sur nous, pauvres petits êtres humains. Alors pourquoi faire un épisode sur le sujet du repos dans un podcast qui traite... plutôt d'adopter un mode de vie durable, et bien en fait, c'est une des bases pour arriver à donner de son énergie aux autres et à l'environnement. C'est déjà d'être soi-même dans un état qui n'est pas végétatif. Et qu'aussi, de manière générale, on a tendance à beaucoup accepter sans se questionner, à se dire, c'est la vie, on est fatigué, voilà, il faut avancer et faire. Mais qu'en fait, toutes ces... Dans notre quotidien sont immiscées un peu partout des choses qu'on optimise, toujours vouloir faire un peu plus par-ci par-là, et pour x raisons qu'on délirera un petit peu plus tard. Et en fait c'est très révélateur d'une société où on exploite le plus possible, et du coup qu'est-ce qui se passe en ce moment ? Les ressources diminuent, et c'est peut-être aussi parce qu'on est sans cesse en recherche de plus d'efficacité. de plus optimiser, d'utiliser le plus possible pour consommer le plus possible. Bon, je chémétise un peu, mais c'est ça. Et tout ça ne va pas de pair avec le repos. Donc reposez-vous, la planète pourra se reposer également. Quelques petites définitions pour que nous partions sur de bonnes bases. Le repos, c'est soit l'immobilité, soit le temps correspondant à la cessation d'une activité fatigante. Donc en faisant une autre activité. Donc on ne se repose pas forcément toujours du travail. Et la fatigue, qui est un peu pourquoi on veut en général se reposer, qui est tout simplement la difficulté à continuer un travail physique ou intellectuel. Plus dur à découvrir celui-là. Donc dans une première partie, on va voir que la fatigue est normalisée, puisque la suractivité l'est également. Et cela a des effets délétères sur nous, mais également sur l'environnement. Puis en deuxième partie, nous allons voir qu'en fait il existe différents types de repos, et qu'on ne sait pas vraiment, et du coup on se repose en général mal. D'où la fatigue qui continue de nous accabler chaque jour. Donc je vais tous les expliquer, et comme ça on va voir un peu quel type de fatigue pour quel type de repos. et sortir de ce petit cercle vicieux de la fatigue. Sans plus tarder, passons à la première partie, donc l'état des lieux, ce n'est pas normal d'être fatigué. Déjà, parce que quand on dit ça, quand quelqu'un vous dit « Ah, mais c'est normal d'être fatigué, c'est la vie » , déjà, de quel type de fatigue parles-tu ? Alias, on va voir la seconde partie du podcast de Dave Jacquier sur le repos. Le problème, c'est que... Je pense que les personnes qui disent oui c'est normal d'être fatigué, voient ça comme, bah en fait si t'es fatigué... Tu te reposes, donc tout va bien. Tu te fatigues, puis tu te reposes et tu repars. Et en fait, c'est cette vision-là qui n'est pas bonne parce qu'en fait, on n'arrive pas à s'écouter et on attend d'être trop fatigué pour se reposer. Des niveaux de fatigue que même le repos ne peut pas suffire à régler. Donc c'est pour ça qu'on va voir déjà pourquoi socialement le toujours plus est plébiscité et la fatigue normalisée. Puis ensuite... qu'en réalité, on ne s'écoute pas vraiment sur nos niveaux de fatigue et sur le moment où il faut se reposer. De manière générale, je vais beaucoup me concentrer sur le monde du travail, mais c'est bien vu de sacrifier son temps et son sommeil pour faire toujours plus. Et par alors, il y a des exceptions, parfois il y a des managers qui vont dire « mais non, mais rentre chez toi, machin » , et de plus en plus, mais c'est quand même quelque chose qui, socialement, on se dit « mais... » Ah bah cette personne, elle est trop forte parce qu'elle arrive à faire tant d'heures de travail, à donner sa vie là, et à la fois à gérer d'autres choses, sa vie familiale, etc. Et c'est pas tellement remis en cause, enfin quelqu'un peut s'inquiéter, mais ce sera jamais vu comme, ah bah cette personne travaille mal parce qu'elle travaille trop, ou très rarement. Et ce qui est encore... Et du coup, il y a ce côté-là au niveau du travail, mais il y a aussi ce côté-là au niveau de la consommation. Parce que dans la vie, quelqu'un qui aura acquis beaucoup de biens, qui plus est, chers, parce qu'il aura beaucoup et bien travaillé ou hérité d'une famille riche, mais bon, imaginons, il aura beaucoup travaillé et donné sa vie au travail pour acquérir tous ses objets, il va se susciter de... Pas de l'émerveillement, mais il va susciter... Enfin, les personnes qui vont le voir vont être impressionnées. Donc quand on voit, je sais pas, la voiture de la personne ou des choses comme ça, c'est jamais sous un regard négatif. On se dit, ah oui, c'est tel modèle, ah oui, t'as pu acquérir tel objet d'art, je sais pas, mais c'est... Enfin, il y a des gens qui sont... Enfin, les personnes qui sont ostentatoires, c'est pas pour rien, quoi. C'est pour montrer qu'elles ont gagné. suffisamment pour avoir tous ces objets. C'est vraiment sacrifier de son temps, et du coup souvent de son temps de repos, juste pour avoir les codes du statut social qu'on recherche. Et en fait, ce sacrifice de temps, de faire des heures supplémentaires, quand on est en études, bah oui, tu dors moins, parce qu'après tu pourras accéder à tel tel poste, si là tu fais le sacrifice maintenant, etc. C'est... personne ne se dit « Ah bon, peut-être qu'on pourrait, est-ce qu'on pourrait finalement avoir un mode de vie sain et tout de même apprendre ? » Non, on se dit non, il faut choisir les meilleurs, etc. Et c'est ceux qui survivront à ces études-là et à des premiers jobs assez extrêmes qui resteront après dans le haut du panier pour accéder à des postes à haute responsabilité, des postes à risque. responsabilité, où c'est toujours le même engrenage de ne jamais avoir le temps de rien. Alors je pense qu'il y avait des personnes qui aiment juste le pouvoir et la responsabilité, etc. et que c'est pas juste une question de pouvoir s'acheter telle ou telle chose. Mais déjà ça, à quoi bon ? Parce que faire tous ces sacrifices de temps, du coup après ça va plus loin que juste le repos. Même si on parle que du repos, être toute sa vie fatiguée alors que ce n'est pas forcément nécessaire pour répondre aux besoins, à nos besoins primaires et à nos besoins de sécurité, même de confort ou quoi, où on pourrait avec moins vivre sans souffrir. Et que c'est juste du superflu de consommation, ça fait peur un peu. Enfin, c'est quoi le but dans la vie ? D'imiter, quoi. Ce qui est un peu difficile, c'est qu'au début de notre vie, où on n'a pas de sous, c'est très attrayant des postes comme ça, pour tout de suite mettre le pied à l'étrier et pouvoir consommer, entre guillemets, normalement et envisager, pourquoi pas, d'acheter une maison ou quoi. Mais sauf qu'après, on n'en sort jamais, quoi. En fait, il y aura toujours une bonne raison. pour se dire, il faut bien que j'ai ce travail-là pour obtenir telle ou telle chose. Mais, sauf qu'il y a bien des personnes qui arrivent à avoir un équilibre correct. Enfin, je veux dire, le burnout n'atteint pas tous les Français. Sauf que ces personnes-là qui travaillent de manière raisonnable et qui cherchent à moins travailler pour avoir plus de temps pour faire des activités reposantes, et on va voir plus tard que ça peut être très divers et varié, souvent dans la société c'est vu comme les personnes qui n'ont pas d'ambition ou alors qui sont plus fainéantes ou qui ne sont pas capables d'encaisser beaucoup d'heures de travail. Et c'est dommage parce que finalement de nos jours c'est peut-être ces personnes-là qui sont les plus courageuses de réussir à se dire bah non en fait je veux pas être esclave de ma fatigue. Et sauf que bien souvent, enfin moi par exemple j'ai eu un moment où j'étais vraiment au bout. Et je venais de rattaquer un master en alternance et c'était pas forcément un rythme plus élevé que ce que j'avais avant, mais c'était pas quelque chose qui me plaisait forcément ou quoi, j'étais vraiment à deux doigts du burn-out quoi. Et en fait j'ai attendu d'être vraiment au bout de ma vie, d'avoir des symptômes physiques à n'en plus finir et d'être mal pour comme prouver à mon entourage, alors que personne m'a rien demandé, mais comme pour prouver... que comme j'étais à deux doigts de craquer et de finir en hôpital psychiatrique, non j'exagère, mais comme j'étais à deux doigts de craquer, j'avais le droit d'arrêter, j'avais le droit de souffler, j'avais le droit de changer de voie. Et en fait, c'est toujours ça qui se répète, c'est toujours « Ah bah elle a fait un burn-out, elle a changé d'emploi, c'est bien. » Et c'est normal qu'on se dise « Ok » . Enfin non, on ne se dit pas « C'est normal » sans le coup, mais je veux dire « C'est normalisé » . Sauf que quelqu'un qui... qui sent que ça va pas et qui change de travail, on va plus avoir la petite réflexion de il est pas très courageux, ou alors bon, quand même, ses horaires c'était pas si terrible que ça, pourquoi il y arrive pas et tout, et il y aura toujours un espèce de jugement négatif sur les personnes qui arrivent à s'écouter et qui arrivent à changer avant que ce soit trop tard. Et en vrai, toute la logique aussi de d'avoir les moments où on travaille, où on est à l'école, de se dire qu'on attend les vacances, qu'on attend ... le soir qu'on attend la retraite et qu'il faut tenir jusque-là, je trouve que c'est une vision tellement pessimiste. La société s'est faite comme ça, tout le monde n'a pas un travail qu'il aime, mais en fait, je trouve qu'il y a certaines personnes qui ne veulent même pas de ça. C'est juste pour elles, le travail, ça doit être pénible. C'est un travail, ça doit forcément être pénible et tu dois tenir le coup. et accepter d'être fatigué pour ensuite pouvoir avoir ta pause, c'est hyper décourageant en fait, de se dire bah on est né dans une société où tu dois sacrifier ton sommeil et du coup ta santé et ton repos pour réussir socialement, et on enjolive l'image de la réussite financière et matérielle, alors que la réalité c'est juste des personnes qui n'ont jamais le temps de profiter de ce qu'ils ont, à part les héritiers et tout ça, mais... C'est pas une vie de rêve, quoi. Et pourtant, on nous la vend telle qu'elle, et si on cherche pas à l'atteindre, c'est vu comme un... encore une fois, un manque d'ambition, ou alors une personne qui en est juste pas capable, quoi. Mais franchement, c'est... Je sais pas si vous vous reconnaîtrez dans le fait de... par exemple, devoir boire un café le matin pour tenir la journée, et même après, le midi et tout, mais y en a, vraiment, ils tournent au café parce que la fatigue... Déjà, là, je pense que j'ai une tête de fatiguée, déjà. Alors que je suis pas si fatiguée que ça. Moi, j'ai souvent une tête de fatiguée. Mais alors que la fatigue, il y a terme, bah, juste, ça nous fait mourir plus vite, quoi. Je sais plus qui disait, oui, on dormira quand on sera mort. Mais ceux qui disent ça, bah, juste, ils vont mourir plus vite. Et sauf que, bah, comme ça nous permet, après, d'avoir tel ou tel... Évolution de carrière, et bah ça justifie tout ça. Et je sais plus qui me racontait que quelqu'un dans sa famille avait travaillé toute sa vie, comme j'ai décrit là, fatigué, et qu'en fait quand il est arrivé à la retraite, c'est comme s'il tout relâchait et il est mort très rapidement, genre il a même pas profité quoi, il a travaillé pour mourir. Donc bon, j'ai peut-être envie moi de réussir à trouver un métier où je travaille, mais... en respectant mes rythmes pour déjà apprécier ce que je fais et juste dormir et ne pas mourir tôt. Je ne sais pas si c'est beaucoup demandé en vrai. Je ne veux pas mourir tôt, les gars. Est-ce qu'on peut arrêter de normaliser la machine à café au bureau ? Et aussi, ce que je trouve un peu de plus en plus compliqué, c'est que même au-delà de son temps de travail, tout est un peu regardé. Quand, par exemple, on prend deux semaines de vacances au travail, on va forcément devoir dire ce qu'on a fait. Et il y a des choses... Je ne sais pas si vous voyez, mais il y a des choses qui sont... plus ou moins bien vu sur la manière dont t'alloues ton temps hors entreprise ça va pas être explicite mais il y a ce petit truc de est-ce que t'as fait quelque chose d'enrichissant est-ce que t'es parti quelque part il y a toujours en fait ce regard et même sur LinkedIn les gens commencent à poster aussi des trucs perso pour montrer que même quand t'es dans tes trucs perso T'es une personne intéressée, pas intéressée, mais une personne qui s'intéresse aux choses, qui s'arrête jamais en fait. C'est même les CV, enfin tout ce concept en fait, pour se différencier les uns des autres, de faire le plus possible. Il faut pas de trous sur le CV. Bon, s'il y a des trous, il y a des trous, mais il y a quand même cette mini-impression de comment tu justifies un trou. t'as pas le... c'est... C'est compliqué de se dire, ok, mais du coup, pendant ton année en licence, pourquoi t'as pas fait du bénévolat à côté ? C'est des trucs comme ça, et en fait, c'est des choses qui sont bien, faire du bénévolat, c'est tout à fait honorable. En plus, je vais en parler plus tard, vraiment les bienfaits, donc voilà. Mais c'est, en fait, dans la globalité de la chose, des langues parlées, des loisirs, mais c'est tout pour remplir... Tout pour dire j'ai fait le plus possible et ça m'a impressionné et on va moins rechercher peut-être la qualité de ce que ça a apporté ou vraiment si on a aimé le faire. En fait c'est beaucoup de pression pour rendre tout ce qu'on fait utile aux yeux de l'employabilité. Et du coup ça se retranscrit aussi dans les infos qu'on est censé savoir, les événements auxquels on est censé être allé. et il y a un peu cette peur de... de ne pas avoir été au courant de quelque chose, de ne pas avoir assisté à tel ou tel événement, ce qui met une pression supplémentaire en dehors du travail, dans notre vie, pour rester connecté. Et rester connecté, le repos ne vient pas de là. Pourquoi ? Parce que c'est surtout par pression sociale et pas par réelle envie. Alors parfois si, mais souvent... plus par obligation que par réel désir de faire ces choses-là. Et il y a une citation de Georges Sand que j'aime bien, où elle dit « Le repos est un rêve, la vie est un orage. » Et je me dis, mais si elle disait ça à l'époque, mais que dirait-elle maintenant ? Elle dirait « Mais la vie est un ouragan ! » Vraiment, c'est... Et ça me saoule encore ce truc de se dire que le repos, c'est que dans nos rêves, quoi. Je me dis, mais... Faisons de nos rêves une réalité, soyons reposés. Ça c'est quand même pas de trop demander, je veux juste être reposée au quotidien. Et surtout qu'il y a des études qui ont été menées et qui ont montré qu'en fait, avoir un travail où il y a beaucoup de stress, c'est un beaucoup plus gros facteur de tristesse qu'un travail où on gagne moins. Et pourtant, si on laisse les gens choisir entre un travail où tu gagnes plus et t'es plus stressé et un travail où tu gagnes moins mais t'es moins stressé, Tout le monde, enfin pas tout le monde, mais beaucoup de personnes vont choisir le plus et plus stressé, parce qu'ils se disent oui, bon bah je vais encaisser, mais au moins j'aurai ça, ça, ça. Parce qu'en même temps, la vision de la société de la réussite sociale fait que. Ce que je trouve aussi fou, c'est qu'il y a certaines personnes, et ça j'ai remarqué en fait dans ma vie, c'est qu'il y a certaines personnes qui ne savent pas quoi faire si elles ne travaillent pas sur une longue période. Et en fait, je me dis, mais c'est peut-être le résultat de tant donner dans les cours et après d'en trouver un job. Et à donner tellement, en fait, on oublie ce que nous-mêmes, on aimerait faire. Comme si on n'avait plus d'envie propre. C'est quand même fou de se dire qu'il y a des personnes qui, si elles ne travaillent pas, ne savent pas quoi faire. Il y a des gens qui m'ont mis en garde quand j'ai voulu arrêter mon master et mon... Et mon alternance pour me consacrer à mes projets de podcast qui m'ont dit, bon déjà ils avaient peut-être pas bien compris que je me consacrais à mes projets de podcast, mais du coup pour aller au chômage, qui ont dit mais tu vas voir le chômage c'est pas si facile que ça, tu vas ressentir du vide, t'ennuyer et tout. Mais vraiment, je ne pensais pas. En fait, quand je tombais des nues, je ne pensais pas que c'était possible de s'ennuyer sans le travail. Je me disais, il y a tellement de choses qu'on peut faire dans la vie. Je peux sortir faire une grande tournée trois jours. Je peux m'inscrire dans une association, apprendre à jardiner, aller nager, je ne sais pas. Il y a tellement. Et au-delà de juste rester toute la journée devant une série. Mais même si c'est ça, tu t'ennuies pas, tu regardes une série. Mais peut-être qu'en fait, si il y a des gens qui... Si on leur dit pas quoi faire, il n'y a plus de sens. Et en même temps, ça, c'est vu comme normalisé, du coup. J'ai vu personne jusqu'à présent se dire, à part une amie à moi avec qui j'ai en parlé, mais se dire, bon, c'est quand même bizarre. Mais ça en dit long sur notre libre-arbitre, quoi. Ça veut dire qu'on est là, qu'on est, qu'on nous apprend des trucs, et après, on nous dit quoi faire toute notre vie. Et s'il n'y avait pas les autres, on ne saurait pas quoi faire, on serait juste là. Ben non, s'il n'y avait pas les autres, on apprendrait à nous connaître et à savoir ce qu'on aime faire, quoi. Tu m'étonnes que les gens ne trouvent pas un travail qu'ils apprécient vraiment si en dehors du travail, ils se disent « je ne sais pas quoi faire de ma vie » . C'est quand même... Et c'est pas la faute de ces personnes-là, mais c'est juste le système qui a été fait ainsi qu'au final, on prend jamais le temps de savoir ce qu'on veut vraiment. Tout le monde est choqué en mode « t'as tel âge et tu sais pas quoi faire » , en même temps, à quel moment j'ai pu m'en rendre compte ? Est-ce qu'il y a trois ans de la vie des citoyens qui sont dédiés à tester 15 métiers par an pour savoir ce qu'on aime ? Ben non. Du coup, comment tu veux qu'on sache, on imagine, bon voilà, on a quelques appétences et tout, puis après on prend le truc le moins pire et peut-être qui est plus confortable, mais au final après ça reste sur des choses où on voit pas trop le problème au début, puis on se dit, bah, burn out, voilà. Et pourquoi aussi c'est tourné en ce sens ? Parce que ce que je viens de dire, ce serait peut-être pas la chose la plus efficace à faire pour la croissance infinie de notre pays, et qu'en fait c'est normalisé. J'ai l'impression que toutes ces choses sont normalisées et que la réponse, c'est toujours l'efficacité. De se dire, oui, mais si tu fais ça, ce sera moins efficace. Et je me dis, au bout d'un moment, il faut peut-être arrêter de tout remettre sur l'efficacité. Genre, pourquoi c'est si important d'être efficace ? Surtout que, à trop chercher l'efficacité, au bout d'un moment, juste tu casses les choses et tu ne peux même plus les faire. Les gens qui sont en burn-out, ils ne peuvent pas travailler, c'est impossible. Et là, j'ai écrit un petit truc. Parce que quand j'ai écrit les idées de mon podcast, je me suis dit, l'efficacité, ça me saoule. Donc j'ai dit, au bout d'un moment, il faut se choisir. Choisir l'indépendance à l'efficacité. La création à l'efficacité. L'erreur à l'efficacité. L'apprentissage à l'efficacité. Là, je fais référence à ChatGPT, attention. Le plaisir de faire quelque chose à l'efficacité. C'est-à-dire à son rythme. Et surtout, l'heureux. Repos à l'efficacité. Accepter de prendre des vraies pauses. Mais ça, ça, on en parlera plus tard, mais c'est un vrai défi. Et là, ce petit résumé de tout ce que j'ai dit, qui d'ailleurs est très ressemblant aux différents types de repos après, on se dit, bah... Et je pense que si vous réfléchissez dans les jours qui suivent après avoir écouté le podcast, que d'ailleurs, vous n'êtes pas obligés d'écouter une seule traite. Moi, je ne fais pas ça avec mes podcasts. J'écoute en plusieurs fois. Mais dans les jours qui suivent, peut-être essayez de réaliser ce que vous faites qui est tourné vers l'efficacité et rien d'autre. Et en fait, dans notre vie, on peut s'apercevoir qu'il y a énormément de choses qu'on fait, pas parce que c'est plus amusant ou c'est plus joli ou quoi, mais parce que c'est... Plus optimisé, plus efficace. Et moi, la première, par exemple, là, je pense au transport, souvent, en fait, je vais juste prendre le plus court. Il n'y a pas de... C'est juste le plus court, tout calculé, etc. Et il n'y a pas de... Je vais peut-être essayer d'aller dans une direction et de marcher sans regarder mon téléphone, du coup, pour être sûre d'être au plus court et de ne pas forcément prendre... Peut-être de prendre une station de... de métro en moins ou des choses comme ça pour découvrir d'autres rues. Parfois je le fais. Parce que depuis que je travaille sur cet épisode, je me dis « Hum, et si j'applique mes conseils à moi-même ? » Et ça marche, c'est bien. Et par exemple, je trouve que c'est une idée qui ne peut pas forcément être applicable, mais qui, moi, idéalement, dans un monde utopique, me plairait bien. C'est d'adapter son travail en fonction du temps. Et de se dire que, par exemple, aujourd'hui il pleut, bon bah je suis bien contente de travailler toute la journée et de pas sortir dehors. Mais par exemple, hier, j'étais en première de règle, bon aujourd'hui c'est pas non plus la joie, mais voilà. Et du coup, j'ai pris des pauses plus longues que d'habitude, parce que j'étais vraiment fatiguée et j'étais en première de règle, quoi. Et je me suis dit, bah en vrai j'ai de la chance. de ne pas me mettre une pression sur garder le même rythme en fonction de mes cycles. Et ça, c'est tellement quelque chose de... Alors là, je parle de deux choses, du coup. Le temps, parce que voilà, s'il fait beau, j'aimerais me dire « Ok, de 14h à 15h, je vais marcher et puis au final, je travaillerai un an de plus, de 21h à 22h quand il fera nuit. » Et pareil pour les règles, je me dis « Si le premier jour de règles, je suis à plat, peut-être que du coup je pourrais travailler le samedi et ça me dérangera pas parce que le samedi de toute façon il pleut et que mon premier jour de règle j'étais bien contente d'être sur le balcon à prendre le soleil c'est tout bête ça et puis au moins c'est compliqué je pense de mettre en place quand on est dans une entreprise avec plein de personnes mais c'est pas non plus impossible et il y a déjà des réflexions qui sont faites par rapport à ça de mettre par exemple le congé mensuelles, etc., pour les personnes qui ont leurs règles, mais bon, il faut prouver, etc., que t'as vraiment des problèmes, machin, et vraiment des douleurs. Mais en fait, c'est parce qu'aussi, il y a peu de confiance, mais ce serait... Ça demanderait une organisation en plus de flexibilité et moins d'efficacité, certainement. Quoique, au moins, les gens seraient heureux en revenant au travail, ils auront bien pris le soleil. Et pour parler maintenant un peu du fait qu'on a du mal à connaître nos limites et qu'on cherche à toujours faire plus, c'est que déjà, il y a des personnes qui sont addictes au travail et qui n'arrivent juste jamais à décrocher. Même maintenant qu'en plus, il y a sur le téléphone et toutes les choses de l'entreprise, c'est fini. La limite est trop dure à respecter. Et bien souvent, en fait, on n'a plus cette sensation d'avoir trop de temps et on n'a plus cette sensation de ne pas savoir quoi faire. Tout est... tout le temps très rempli, encore une fois optimisé. Ce qui explique aussi que quand on se retrouve avec beaucoup de temps d'un coup, on se dit mais que faire ? On n'a plus cette habitude-là. Et le problème d'avoir une vie trop remplie comme ça, c'est que notre énergie, elle a une limite. Et à ajouter, ajouter, ajouter sans jamais prendre de pause mentale, ça emmène à des dépressions, etc. Et ensuite, quelque chose pour les limites qui n'aident pas, c'est que même si on prend des pauses, C'est jamais des vraies pauses parce que c'est toujours lié aux distractions. Et par exemple, tu vas prendre ta pause manger mais tu regardes une série en même temps, en fait ton mental il est encore stimulé, même si la série c'est moins pire que ton téléphone avec toutes les notifications et être sur des vidéos courtes, etc. Mais quand même le fait de faire deux choses en même temps, du coup t'es plus en pleine conscience et t'apprécies pas le moment seul de manger. Et ce qui est embêtant et paradoxal, c'est qu'en fait ça coûte aucun effort. et on se dit même, bon ben voilà, je débranche un peu mon cerveau, mais ça le stimule quand même, et du coup, c'est pas quelque chose de reposant. Et les écrans, en général, en fait, c'est pas reposant, et ça continue à stimuler notre cerveau, et du coup, d'où le fait qu'on ne s'arrête jamais, même si on n'est pas sur un sujet, par exemple, du travail. Il y a quelque chose qui est mal compris, du coup, on verra aussi beaucoup en seconde partie, c'est que quand on a le repos... de juste je rentre, je m'assois sur le canapé et je pose mon cerveau et c'est fini en consommant ce qui est sur les écrans. Ça guérit du repos physique, mais pas des autres... Ça guérit de la fatigue physique, mais pas des autres types de fatigue. Et en fait, de nos jours, on est très rarement fatigué physiquement. On peut l'être, il y a plein de gens qui sont fatigués physiquement, plein de métiers et tout. Mais en France, il y a énormément de... de travail tertiaire et on n'est pas fatigué physiquement. On a l'impression d'eux, mais en fait, non. Et pour vous montrer que c'est pas qu'il y a vraiment beaucoup de personnes qui consomment, il y a un tiers des Français qui utilisent Netflix et du coup, de ces Français qui l'utilisent, ils regardent en moyenne 3 heures de contenu par jour. Je sais pas si on se rend compte, mais là, les chiffres disent qu'il y a un tiers des Français qui regardent 3 heures de séries par jour. Et ça, en fait, si t'as un travail, t'as plus aucun moment de repos mental. Tout est pris, quoi. Donc ça confirme ce que je dis. Et surtout qu'on peut se dire, ah oui, mais c'est quand un tiers des Français et tout qui ont Netflix, mais il y a d'autres plateformes de streaming. Un tiers des Français utilisent également Prime Vidéo, mais du coup, je ne sais pas si ça ne fait pas un tiers pour un tiers, parce que certainement des personnes de Netflix utilisent aussi Prime Vidéo, et il y a presque 20% qui utilisent Disney+. Donc sur ces plateformes aussi, ils risquent de beaucoup consommer, et puis sans parler aussi d'autres plateformes encore de streaming plus petites et du streaming illégal. Et puis je pense que du coup vous vous reconnaîtrez, mais on décroche très rarement de tout ça quoi. Et encore une fois, l'addicto distraction de ne pas pouvoir faire quelque chose dans sa vie sans avoir un podcast ou une série ou quelque chose à regarder et écouter en même temps. Et au niveau des réseaux, les français passent en moyenne 53 minutes par jour sur Instagram. Donc les français qui ont Instagram, of course. Donc c'est quand même conséquent aussi. Parce que là, sur Instagram, c'est vraiment de l'abrutissement pur et de la suractivité mentale, même si ça en a pas l'air, et qui montre bien qu'on ne connaît pas nos limites, ou alors on les connaît mais on n'arrive pas à les respecter plutôt. Et je trouve que c'est aussi bien pour se dire, en fait, si on est honnête avec nous-mêmes, est-ce que vraiment on n'a pas le temps de se reposer ? Ou est-ce qu'on privilégie les plaisirs faciles ? Parce qu'on sait très bien que ceux qui ont créé tous ces trucs hyper addictifs, eux, ça rentre pas dans leur maison, quoi. Et du coup, c'est quand même terrible de se dire qu'on subit la création de quelqu'un qui, elle, ne subit même pas ce problème-là. Et ça donne envie d'arrêter. Moi, tous les jours, j'ai envie d'arrêter les réseaux sociaux. Un jour, je le ferai, certainement. Je sais pas comment mon projet de podcast va donner, ou si un jour peut-être que je ferai que des vidéos longues et je ne posterai plus rien sur les réseaux, etc. Ou que j'arrive à trouver un entre-deux et me dire, ok, vraiment, limiter. En fait, si on n'enlève pas, c'est dur de limiter. Mais bon, ça, c'est un tout autre sujet, un tout autre débat. Maintenant, j'ai un petit peu parlé de philosophes, parce que je me suis dit, il y a certainement des philosophes qui ont dit des choses sur le repos. Et ici, je vais regarder ce qu'ils ont dit. Il y a Kant qui dit... qu'il faut travailler pour avoir un bon repos et bien dormir. Car plus on ne fait rien, plus c'est difficile de le faire. Et alors là, je suis d'accord avec lui, alors que ça va à l'encontre de ce que je dis depuis tout à l'heure, mais je suis d'accord avec lui dans le sens du repos physique. De se dire qu'effectivement, quand t'as travaillé à la mine, et que tu remontes, et que tu dors, ben là, t'as un sommeil réparateur. Mais je suis pas d'accord sur les autres types de repos qui eux vont plus te faire cogiter qui eux vont énormément te faire cogiter et rendre difficile le sommeil ou le repos et quand il dit ah oui quand il dit, petit jeu de mots, quand il dit bien dormir quand il dit plus on ne fait rien plus c'est difficile de faire ça je pense qu'on a tous connu ce truc de peut-être pas tous connu en tout cas moi je l'ai connu Ce truc de tu passes ta journée à rien faire, j'ai passé samedi, puis t'as la flemme, il pleut et tout, tu regardes des séries, etc. Bah même s'il fait beau en fin d'après-midi, tu seras déjà fatiguée, enfin l'énergie entraîne l'énergie quoi, là c'est ce qu'il dit. Et je suis plutôt d'accord avec ça, et c'est pour ça que dans mes propos, et on va le voir après dans les différents types de propos, j'ai hâte d'aborder cette partie, que... Que se reposer, ce n'est pas être fainéant, c'est juste choisir de faire les bonnes choses pour nous, et ne pas être fainéant. Se reposer, ça ne veut pas dire du tout ne rien faire, et juste être là. C'est être actif aussi dans un sens, à part quand on dort, mais ce n'est surtout pas forcément consommer des distractions. Là, on est dans un extrême et il ne faut pas aller dans l'autre extrême, mais il faut trouver le juste milieu et savoir s'écouter et faire les activités qui nous permettent de tenir heureux dans la durée. Ensuite, Marx, bon, philosophe comme un autre, dit qu'on voit le repos comme le fait de recharger ses batteries pour encore travailler, rendant flou la frontière entre le travail et ta vie. Et il dit que le repos est intégré à la stratégie professionnelle. Et je trouve que de nos jours, ça, ça résonne pas mal, parce que même moi, en fait, je me suis dit, bah, c'est vrai que j'ai déjà résonné comme ça. Je me disais, bah, ok, là, je travaille de ça à ça, puis là, je pourrais me reposer à tel moment pour pouvoir ensuite de nouveau travailler sur ça, ça, ça, dormir ce minimum d'heures pour être... Enfin, comment dire ? pour ne pas être trop morte le lendemain pour réenchaîner. Et je me dis, mais c'est vrai qu'en fait, je ne me reposais pas parce que c'est moi et c'est la vie, et pour vivre, il faut dormir. Mais c'était intégré dans une logique de réflexion pour que je puisse faire mon travail. Et c'est vrai que c'est souvent qu'on utilise le repos comme le strict minimum pour ne pas craquer. Et parfois, on ne sait pas où est la frontière du strict minimum, du coup, on craque. Mais du coup, ça rend difficile les vraies pauses. Et encore ce problème d'utilité. Genre le repos a une utilité, on se repose pas sans aucune arrière-pensée par rapport à quoi que ce soit, juste pour avoir les bienfaits du repos. Il y a l'utilité derrière de se dire, mais c'est pour après réussir le travail que je veux entreprendre. Ce qui est, après, pas une mauvaise chose en soi, parce que c'est mieux que rien, quoi, que de se dire, oh mais j'ai pas besoin de dormir et tout, oui. Si vous... Si vous raisonnez comme ça, continuez en soi, mais c'est peut-être un peu renverser la chose et se dire « je me repose parce que c'est la vie et je dors parce que j'ai envie de dormir, mais ce n'est pas corrélé au travail, c'est juste pour moi et pas pour être bien au travail. » Même si en soi, c'est aussi pour être bien au travail, mais il ne faut pas que ce soit la chose première qui vient à l'esprit. Et juste pour avoir des chiffres concernant le burn-out, parce que depuis tout à l'heure, j'en parle, mais au final... Qui fait des burn-out ? Est-ce que c'est vraiment quelque chose de global ou est-ce que ça va ? Et bien en 2025, un tiers des français déclarent avoir vécu un burn-out. Mais alors, c'est pas vécu d'un burn-out en 2025, c'est dans leur vie. Et je me dis mais... Est-ce que c'est les un tiers qui regardent Netflix qui sont dis « Ah non, j'en peux plus, j'enchaîne ! » « Je me lève, RER, travail, RER, Netflix ! » « RER, travail, RER, Netflix ! » On n'en peut plus. Non, je ne sais pas. Mais en tout cas, c'est quand même beau fou, quoi. Un tiers. Donc bon, ce podcast est d'utilité publique. Écoutez-moi pour ne plus faire de burn-out. Non, mais burn-out, c'est parce qu'il y a d'ailleurs aussi plein d'autres raisons. Ce n'est pas que le repos. Mais écoutez-moi pour être reposé. Ensuite, j'ai réfléchi un petit peu à... Est-ce qu'il y a une raison valable ? Pour dire que oui, c'est pas grave d'être fatigué et que c'est la vie et qu'on continue ainsi. Et je me suis dit peut-être le fait qu'il faut travailler beaucoup pour nourrir tout le monde. Mais ça, je me dis, peut-être que si c'était le cas, on ne créerait pas les laboubous et du coup, on aurait plus de temps pour nourrir tout le monde. Et je pense qu'en fait, effectivement, c'est ça. On travaille énormément, mais pour aussi faire des trucs de consommation. ou des choses qui ne sont pas utiles et qui même desservent à l'humanité. Donc, je ne sais pas. Je pense qu'on peut travailler tout en aimant faire ce qu'on fait et à notre rythme et répondre aux besoins de base. Et même à toute la pyramide des besoins de Maslow. Mais par contre, j'arrive à voir les problèmes que cela cause. Comme j'ai déjà dit, la fatigue est un frein à tout. Et on n'est pas disponible, du coup, à changer, à se remettre en question, à réfléchir sur les choses ou quoi. On n'a pas l'énergie à accorder à ça, ce qui entraîne une certaine stagnation, que ce soit au niveau politique, social, mode de vie, etc. Et du coup, forcément, ça n'aide pas pour l'environnement parce qu'on reste dans ce qu'on a connu. Et en général, ce qu'on a connu, ce n'est pas forcément le mieux pour l'environnement parce qu'on est tous en train d'évoluer. Il y a le lien entre surconsommation et productivité, et du coup on se crame nous et la planète, et pourtant en plus on le voit, plus de productivité ça veut pas forcément dire plus de bien-être, et après le but c'est pas non plus de régresser, mais juste de grandir dans les zones qui favorisent notre bien-être, et on peut se dire oui mais bon, on produit un produit mais il y a bien des gens qui achètent qui achètent, et en fait ce qui est un peu... Dommage, c'est que la demande sur tout ce qu'on produit au début, elle n'existe pas. Et c'est pour ça que c'est terrible le marketing, parce qu'on nous crée des besoins et ça gâche tout. Parce qu'après, il y a des déchets, de la pollution, etc. à n'en plus finir pour des besoins qu'on n'avait même pas de base. Et je trouve ça hyper... Enfin, on joue contre notre camp, quoi. Et en plus, du coup, paradoxalement, on épuise les ressources et elles seraient là. pas assez vite et que du coup on sait qu'au bout d'un moment on pourra plus suivre les mêmes cadences, en fait on pousse, on pousse, on pousse jusqu'à la rupture et c'est pareil avec les gens on pousse, on pousse, on pousse jusqu'au burnout sauf que du coup dans une société où il y a plein de personnes qui sont en burnout forcément, t'es moins productif et ça coûte déjà des sous pour soigner ces gens-là. Et ça fait juste que ton pays a des personnes qui sont pas en bien-être. Le bonheur national, t'es pas bon. Et dans la société, comme le repos est vu comme quelque chose de pas efficace, il y a plein de choses qui ont été supprimées parce que c'était pas assez productif. Par exemple, la régénération des sols, ça c'est hyper important de laisser le temps au sol de légère chair, tout ça, et puis en fait, ça a beaucoup été supprimé, parce qu'on ne prenait pas en compte, par exemple, tout l'aspect de la biodiversité, tout ça, et qu'on voyait juste un terrain qui ne servait à rien, quoi. Et ensuite, toujours être fatigué et sous l'eau, bah juste sur... alors ça a des impacts au niveau de la santé, etc. Et ça aussi, déjà on le dit, quand t'es malade, faut juste s'en reposer. Peut-être que si on se reposait plus souvent, on tomberait moins malade. Mais ça nous rend aussi moins enclins à aider notre prochain. Et que ce soit quelqu'un d'inconnu ou un proche, on est moins disponible pour donner de notre temps. C'est ok de temps en temps, parce qu'on n'est pas à la disposition de tout le monde, il ne faut pas tomber dans l'extrême inverse. Mais quand c'est 24h sur 24, 7 jours sur 7, Au bout d'un moment, c'est peut-être qu'aussi, et ça fait du bien d'être, de donner de son temps, etc. à quelqu'un d'autre. Et c'est dommage de se dire qu'on a moins de temps pour nos amis parce qu'on est rentrés dans cet engrenage du toujours plus. Mais qui est, encore une fois, très difficile à quitter. Et c'est pour ça que je vais essayer de donner, après, dans la deuxième partie, des astuces qui peuvent être intégrées au quotidien et au-delà du travail parce que vous n'allez pas juste quitter votre travail ou ce que vous faites. mais peut-être aider à côté à ce que ce soit moins terrible. Voilà, ce qu'on veut, c'est un équilibre vie pro-vie perso pour avoir un jour l'espoir de vivre une vie où on n'a pas besoin de café dans notre vie. Déjà, café, mauvais pour l'environnement, mauvais pour nous. On arrête. Passons sans plus entendre à la deuxième partie. Nos actions ont de l'impact, comprendre les différents types de repos. Donc enfin, on rentre dans le vif du sujet. Peu de personnes savent bien se reposer, mais heureusement, ça se pratique. Et heureusement, je suis là pour vous dire les différents types de repos selon les différents types de fatigue. Parce qu'en effet, j'aimerais qu'on aille tous vers une vie pleine d'énergie, de curiosité et de positivité, où la réussite ne se définit pas selon toutes les choses que l'on accomplit, mais selon notre niveau de sérénité. Ce serait, mais, quelque chose de pas si facile à mettre en place. Déjà, petit point sur le sommeil, parce que... Il y a différentes sources de fatigue et le sommeil... Alors, bien que ce soit hyper important de dormir, et de bien dormir et de dormir profondément, ce n'est pas la seule manière de se reposer. Et ce qui est bien, c'est que tout ce qui est à faire pour se reposer est aussi en adéquation avec les choses à faire pour avoir un bon sommeil. Parce qu'avoir un bon sommeil, il y a des règles à respecter qui ne sont pas toujours faciles. Par exemple, avoir une chambre sans lumière, qui soit hyper bien sonorisée, par exemple. Donc moi j'ai ma chambre qui n'est pas du tout insonorisée et quand il y a des personnes qui parlent tard la nuit, ça me réveille et du coup j'ai un mauvais sommeil. Mais bon ça c'est des choses qu'on ne peut pas contrôler mais toutes les autres choses que je peux contrôler, je me dis bon bah je les contrôle. Les rideaux, je les tire, je ne me prends pas de repas trop lourds le soir, je n'utilise pas les écrans une heure avant de dormir etc. Et en vrai mon sommeil en ce moment est... Assez lourd. J'ai eu une semaine où j'ai eu beaucoup de stress et c'est très difficile. Mais là, je retrouve un rythme de vie sain et qui me convient et où je respecte toutes les consignes des docteurs pour le sommeil. Et ça marche. Donc, c'est déjà la base pour un repos physique. Passons sans plus attendre au pro. Donc, il y a cette forme de repos qui nous sont indispensables, le physique. le mental, l'émotionnel, le social, le spirituel, le créatif et le sensoriel. Passons au repos physique. Donc, les symptômes, c'est envie de dormir en pleine journée. Et les solutions, c'est dormir. Mais pas que c'est dormir. Donc, avec toutes les petites astuces que je viens de donner précédemment. Aussi, faire la sieste en journée de 20 minutes. Voilà, ça aide. Hop, hop, hop, on se réveille et ça va un peu mieux. Et c'est aussi tout simplement de s'allonger. Parce qu'en fait, il y a les surrénales, les petites glandes situées juste au-dessus des reins, qui lâchent des hormones très importantes dans le système singuin, comme l'adrénaline et le cortisol. Et en fait, on a besoin d'être à l'horizontale pour récupérer. Donc même si vous, par exemple, faites des insomnies ou quoi... Le fait de rester allongé et d'essayer de dormir en étant allongé, ça fait déjà quelque chose de récupérateur pour le physique. Mais pour le repos physique, il y a aussi paradoxalement le fait de bouger pour récupérer. Déjà, petite lutte contre la sédentarité. Mais de bouger dans des positions qui font du bien, de s'étirer ou de faire du yoga. C'est juste de faire des mouvements qu'on n'a pas forcément le moment de faire dans sa journée ou selon notre travail. Si on fait un travail qui est éreintant physiquement, mais qui est parce qu'on répète un geste ou quoi, faire du yoga, c'est pas plus mal. Et par rapport au repos physique, il y a aussi manger correctement. Pourquoi on a envie de dormir en pleine journée aussi, c'est parce que sans café, c'est parce qu'on en a aussi trop pris. C'est pour ça aussi que les personnes ne font pas prendre des cures où ils mangent très sain pendant quelques jours parce que ça, ça peut rebooster notre système et le rendre plus comme purifié, je sais pas. Mais en tout cas, ça aide à être plus reposé physiquement. Mais bien souvent, nous nous trompons et on se dit, oh je suis fatiguée et du coup on se repose physiquement parce que là, ce que j'ai donné c'est Enfin, personne n'est choqué, c'est les bases du repos, tu es fatigué, tu t'allonges. Mais bien souvent, on utilise ces types de repos-là pour le repos mental, alors qu'il ne faut pas. C'est contre-productif. Parce que les symptômes du repos mental, c'est d'être déconnecté du moment présent. Bon déjà, qui n'est pas, levez la main, qui n'est pas déconnecté du moment présent, si de toute manière, quand on vit... tout le temps, on a des distractions pour nous empêcher de penser au moment présent. Bon, soit. Il y a aussi l'oubli de choses. Difficulté à se concentrer. Alors ça, ça, je ferai un épisode sur la concentration. Et penser qui tourne en boucle et stress. En fait, tous les mauvais trucs, c'est la quoi. Et stress qui est pas très bon pour le sommeil. Et en fait, une des grandes causes, c'est d'avoir juste notre esprit occupé 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Vous savez que... Non mais là c'est grave. L'autre jour, non mais... Je suis retombée dans une période où je me suis trop distraite. Là ça va mieux, là je suis bien. Mais j'étais... En fait j'avais des trucs qui m'étaient arrivés pas sympas et j'étais mal et j'avais pas envie d'y penser. Et du coup je suis devenue accro à la série Gilmore Girls parce que c'est une série toute mignonne où tout se passe bien et c'était mon refuge. Et comme j'étais pas bien, je me suis dit, ce serait trop bien qu'ils inventent un système qui me permette... Et je faisais des cauchemars, en fait. Et je me suis dit, ce serait trop bien qu'ils inventent un système qui me permette de regarder cette série pendant que je dors, comme ça. Genre, je rentre à plus mon temps de sommeil en regardant la série et je fais pas de cauchemars. Bref, que c'est horrible, quoi. Même sur le sommeil, je voulais gratter du... temps et me dire, oh là là, c'est quand même grave d'arriver à un point où je me dis, non mais là, mon esprit déjà est occupé 16h sur 24, qu'il le soit occupé 24h sur 24, je m'en fiche. Mais bon, après, il y a des périodes comme ça, si on a des périodes où on veut pas faire face à notre vie, bon bah c'est comme ça, mais faut pas que ça reste pendant des semaines et des semaines, des mois, des mois et des années, oh là là. Mais du coup, donc, ce qui est important, Pour sortir de la folie de la société de surconsommation et surproduction, et surconsommation, je parle vraiment surtout des distractions, il faut débrancher notre cerveau, mais pour de vrai, régulièrement. Et pour ça, c'est important d'apprendre à se concentrer sur une seule chose à la fois. Donc, par exemple, de bloquer des moments pour une tâche. Pendant ce moment-là, bloquer toutes les notifications, etc. pour être sûr qu'on est focus sur une chose et qu'on ne peut pas retourner ailleurs. Cacher votre téléphone ou je ne sais quoi. Et ce qui est bien là-dedans, c'est que si on se bloque, par exemple, une heure pour écrire une lettre, une grosse lettre, pendant une heure, parce que ça peut être pour le travail, mais ça peut être aussi pour notre vie. Ça fait longtemps que vous vouliez écrire une lettre. Par exemple, de vous à vous-même, dans un an. Vous vouliez écrire une lettre. Vous vous dites, ok, je me bloque une heure là, et j'écris cette lettre. Et si vous l'avez finie au bout de... de 50 minutes, vous avez gagné 10 minutes en soi. Enfin, c'est 10 minutes qui ne sont pas prévues dans votre agenda. Et c'est ces petits moments-là qui sont très importants de ne pas gâcher. Parce que c'est pas si fréquent que ça dans nos vies, d'avoir des moments qui se libèrent comme ça. Et souvent, si on ne bloque pas des temps pour les choses, on va juste automatiquement prendre des pauses, mais de manière diffuse, et du coup elles ne vont pas forcément... se faire ressentir comme des vraies pauses, c'est 5 minutes de téléphone par-ci, par-là, et dans ces 10 minutes-là que, du coup, vous avez gagnées, c'est très important de ne pas tomber dans le... Pardon, très important, du coup, pour votre fatigue mentale, de ne pas tomber dans le réflexe de prendre votre téléphone ou alors de regarder vos mails, de ne pas faire un truc utile, en fait. C'est... C'est dans ces petits moments-là qu'il faut réussir à placer les astuces pour des déconnexions mentales, enfin de débrancher votre cerveau. Ça peut être juste, bah vous avez fini cette lettre, bon déjà cette activité-là d'écrire une lettre pour quelqu'un, c'est déjà en soi très bien pour le repos mental, ça vous permet de décharger des idées ou quoi, mais bon pas forcément, ça se trouve c'est une lettre administrative que vous vouliez faire, bon là ça ne décharge pas vraiment. Et bah dans les dix minutes qui suivent, vous pouvez prendre un carnet par contre, et tchouc, vous écrivez... Ce qui vous passe par la tête pour décharger votre mental. Ou alors juste vous regardez par la fenêtre pendant 10 minutes. Et vous laissez votre esprit gambader. Ou alors ça peut être de bouger son corps, de faire des petits étirements. Même debout, vous êtes là, vous faites des petits étirements. Et vous vous concentrez sur ce moment-là. Mais en fait c'est important de rester, comment dire, de ne pas... forcément tout de suite tourner vers la consommation et d'utiliser ce temps pour rester avec vous-même. Parce qu'en même temps, si on reste jamais avec soi-même, c'est sûr que notre esprit va être trop plein, parce qu'on ressent, on ressent, on ressent, mais on vit jamais. Ça peut être aussi d'écouter une musique apaisante. Ça, j'ai pas... Tout le reste, j'ai testé à prouver. Ça, j'ai pas testé à prouver de juste être là et écouter une musique apaisante. Je sais pas. Ou alors, ça peut être méditer. vous pouvez méditer, ou alors travaillez sur votre respiration, 10 minutes ça paraît long, et tout de suite je trouve que 10 minutes à rester sur TikTok c'est rapide mais 10 minutes à travailler sur notre respiration tout de suite le temps paraît tellement plus long et on se dit, en fait on en a quoi du temps pour se reposer finalement et ce qui est important aussi dans le fait de bloquer du temps, c'est de faire attention de ne pas être en suractivité parce que là, j'ai choisi un exemple de quelque chose qui se finit, écrire une lettre Merci. Mais parfois on peut se dire bon bah là pendant une heure je m'accorde un temps et je joue aux jeux vidéo. Et en fait bien souvent ça va dépasser parce qu'on est addict. Alors que si pendant une heure on se dit ah je joue au piano, bah ça va rarement dépasser autant quoi. Et parce que ça demande, parce que c'est pas quelque chose d'aussi addictif. Ce qui fait qu'en fait souvent on enchaîne les choses et on a jamais le... Déjà on n'a jamais ces petits moments de finir avant parce que juste on le fait jusqu'au bout et même plus. Et ce qui donne cette sensation aussi d'être sous l'eau et de jamais finir les choses et toujours devoir réenchaîner etc. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire parce que moi j'ai un gros problème de bien me rendre compte de combien de temps les choses vont me prendre. Et du coup par exemple je me dis à écrire cette lettre ça va me prendre une heure puis au final ça m'en prend une heure et demie et je suis là bon bah... Non seulement je n'ai pas mes 10 minutes pour regarder les nuages, mais en plus j'ai 30 minutes en plus. Mais ça, c'est en même temps, il n'y a qu'en faisant qu'on apprend. Parfois j'arrive à être plutôt bonne sur ces choses-là. Mais bon, par exemple, je me suis dit, oui, ce podcast, rapide, que nenni. J'enregistre depuis tellement longtemps. Un truc récemment dans cette veine-là qui m'a fait du bien, c'était tout bête. Mais en fait, il y a des choses, je ne sais pas, qu'on ne fait pas forcément, encore une fois pour optimiser, mais qu'on ne fait pas forcément pour la chose en soi. Après, l'idéal, pardon, pour décrocher complètement, c'est une journée entière à le faire. Là, c'est le rêve, quoi. Et du coup, pas trop avec le téléphone. On peut regarder un film parce que bon, voilà. Mais c'est vraiment essayer de limiter. les informations rapides qui arrivent et le surplus d'informations. Et on se rend compte qu'une journée où tu te dis « Bah, tu utilises pas ton téléphone, y'a rien. » Et imaginons que tu vois pas d'amis non plus, bon bah... C'est long, quoi. Et ça fait du bien de se dire, je vais promener deux heures, puis je fais un puzzle. Et puis tu peux te découvrir des passions aussi. Parce que c'est... On est peut-être aussi surchargés mentalement, mais en même temps, c'est rassurant. Parce que t'es pas face au... T'es pas face à toi et tu te dis pas, OK, là, je fais quoi. Si c'est notre travail. qui impose trop, là, il faut se demander si... Est-ce que je ne quitterai pas mon travail ? Mais après, c'est plus facile à dire qu'à faire. C'est un grand pas. Et on peut faire d'autres choses avant ça. Mais c'est quand même bien de se poser la question et de se dire... Est-ce que vraiment, j'ai à subir pour ça ? À subir ça ? Pourquoi je le subis depuis tant d'années ? Alors, c'est parfois long et difficile de changer. Et de trouver quelque chose qui nous correspond mieux. Surtout que les offres, c'est pas forcément ce qu'il y a de plus fréquent. Mais bon, reconnaître, c'est déjà un premier pas. Et peut-être que ça peut aussi changer notre perspective et refuser des choses qu'on n'aurait pas refusées avant ou des choses comme ça. Ensuite, il y a le repos émotionnel. Le symptôme à fleur de peau, la boule au ventre, le nœud à la gorge. Oh là là, c'est le pire. Et le plus mal vu parce que... Tchôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôô C'est quelque chose qui est assez tabou. Parce que qu'on soit jeune ou vieux, il y a toujours ce truc de... Ah, il ne faut pas pleurer. Alors que pleurer, c'est hyper important pour relâcher ses émotions. Mais il y a beaucoup ce truc de... Non, non, mais il ne faut pas que telle personne te voit pleurer. Retiens tes larmes, machin. On m'a souvent dit ça. Et que ce soit dans plein de milieux différents de ma vie. Parce qu'en fait, les gens, ils ne sont pas... Ils ont peur de ça. Personne n'a jamais appris à quiconque, ou alors, c'était spécialisé des études là-dedans, mais à gérer quand quelqu'un pleure. C'est tout le temps, je ne sais pas quoi faire, etc. Ou alors, il y a toujours ce truc, c'est grave, alors parfois c'est grave, mais pleurer, ce n'est pas... Ça peut aussi être relâcher les nerfs, et bon, ça veut dire quelque chose, c'est sûr, mais il y a toujours cette notion d'un peu le cacher, et ce qui est très mauvais pour le repos émotionnel, il faut laisser sortir. Moi j'ai de la chance parce que j'ai un copain qui a très bien compris ça, et du coup quand me console, il dit pas ça va aller, enfin si, il dit ça va aller, mais... Il dit pas ça va aller, il dit non, tout est fini. Non mais enfin, il me dit c'est bien, ça fait du bien d'évacuer, etc. Et en vrai, il n'y a pas tout le monde qui dit ça. On a toujours envie que, quand on dit qu'on veut consoler l'autre, c'est en fait on veut essayer de réussir à la faire arrêter de pleurer, alors qu'il faut juste laisser finir de vider son sac. Et alors c'est dans les milieux familiaux, etc. C'est vrai, mais encore plus en entreprise. de la C. C'est tabou et c'est... Et vraiment, en plus, c'est étonnant, parce qu'il y a quand même le bien-être au travail, c'est plébiscité par beaucoup d'entreprises, mais par contre, pleurer, non, non, non. On veut voir différents signes. Le signe pleurer, non, non. On le met sous le tapis. Et il y a aussi le fait de ne pas savoir imposer ses limites. Et ça, moi aussi, j'ai beaucoup de mal, par peur de léser ou quoi d'autres personnes. Et c'est encore quelque chose qu'on garde et où on ne dit pas forcément les choses vraiment et on prend sur nous, etc. Sauf qu'au bout d'un moment, prendre sur nous, prendre sur nous, ça fatigue. Il vaut mieux être honnête et savoir se choisir et savoir aussi libérer ses émotions. Pas forcément en pleurant, mais en chantant, en riant, en dansant et tout. C'est vraiment des choses qui permettent de... Même en faisant du sport. Moi, il y a des choses, certaines positions, etc., qui libèrent au yoga, par exemple. C'est une bonne chose. Ensuite, quatrième repos, le repos social. Et donc là, le symptôme, c'est l'envie de rester seule. Donc ça, je pense que déjà, on n'est pas tous égaux face au repos social, entre les personnes introverties et extraverties. Et ça, alors, c'est assez lié aussi au fait de dire non. Mais du coup, plutôt non... Aux invitations des personnes qui drainent notre énergie ou qui nous apportent pas forcément de l'énergie. Et privilégier des relations avec d'autres personnes qui sont plus bénéfiques pour nous. Et aussi se connaître et se dire que... qu'en fait, c'est pas forcément même des personnes qui drainent notre énergie, mais à force de dire oui à tout et d'avoir trop de propositions, trop de sollicitations, bah juste, on sature, quoi. Et aussi, quelque chose d'hyper important, et ça, bateau, mais c'est de s'éloigner des personnes toxiques. Ça, bon bah déjà, faut les reconnaître et apprendre à s'écouter. Est-ce que vraiment cette personne est bonne pour moi ? Ou est-ce que j'ai peur quand je suis autour de cette personne ? Ou que ça, vraiment, ça me rend... stressé ou quoi et réfléchir à des solutions pour éviter de côtoyer cette personne c'est pas toujours facile parce que ça peut être par exemple votre patron bon bah voilà là c'est encore on en revient au truc de quitter le travail pas toujours évident mais déjà le reconnaître c'est aussi se détacher un petit peu et du coup prendre moins à coeur certaines choses là comme ça qui peuvent aussi pareil repos social et émotionnel se... Nous enlever une fatigue. Ensuite, le repos sensoriel. Alors là, symptômes de l'irritation, de la colère et de l'agitation. J'ai l'impression que j'ai vraiment tellement de symptômes. Alors pas tout le temps et tous les jours, etc. Mais je me reconnais. Donc effectivement, nos sens sont en fait souvent sollicités. Par exemple, les bruits de moto, les bruits de scooter. Les bruits de motocyclettes, oh là là, non mais j'ai une haine des motos, je n'en peux plus, je sais pas, en plus je connais des gens qui font de la moto et tout et bon bah je les aime bien, mais j'ai une haine de l'engin sur lequel ils sont, vraiment ça fait tellement de bruit, j'en ai vraiment, avant j'étais, bon normal quoi, ça me dérangeait pas plus que ça, j'étais là bon ça fait du bruit mais soit, mais ces dernières semaines... Au dernier mois, vraiment, j'en peux plus. À chaque fois que j'entends un bruit, c'est tellement fort. T'as l'impression qu'ils font exprès de faire plus de bruit à côté de toi encore. Et t'es là, mais qu'est-ce qu'il se passe ? Enfin bref, tous les bruits. Du coup, souvent, quand on habite en ville, même en montagne, il y a des motos partout. Je ne sais pas. Si vous connaissez une ville où les motos sont interdites, dites-le moi, je vais y habiter direct. Et surtout que, bon, là, moi, du coup, je l'entends et ça me gêne, etc. Il y a des personnes qui sont plus dérangées par le bruit. Mais en fait, le corps, ça a le même effet sur le corps. Même si nous, on ne l'entend pas, ça a le même effet sur le corps. Et du coup, il réagit négativement. Il y a aussi les lumières vives. Et du coup, ça, on le retrouve beaucoup dans les magasins fast fashion ou fast food, etc. Et ça, bah... Si on évitait les lumières vives, on éviterait peut-être des choses qui ne sont pas top pour la planète. Donc le silence est important. Et on a de moins en moins ces moments-là. Parce que certes, il y a l'environnement de la ville, mais il y a aussi l'environnement qu'on s'impose chez nous. Et du coup, d'être addict aux distractions, forcément, on a toujours... quelque chose qui nous stimule sensoriellement. Et du coup, chez moi, j'ai un peu instauré la règle du calme du matin et du soir, donc lié au fait que j'ai pas d'écran la première heure de mon lever et la dernière heure avant de me coucher. Et comme ça, j'ai vraiment au moins deux heures dans la journée où je suis au calme. Je peux pas, comment dire, contrôler les bruits de la rue, mais au moins chez moi, je contrôle et je suis au calme. Avant-dernier repos. créatifs, les symptômes de la fatigue créative, c'est qu'on vit notre vie sans réussir à se motiver à faire quelque chose pour nous. Et donc ça, ça rejoignait ce que j'ai dit à un moment dans ce podcast, qu'on fait tout, en fait, pour que tout ce qu'on fait est tourné vers l'utilité. Et c'est aussi logique de se dire qu'on crée moins, et que c'est moins tourné vers ça, avec tout ce qu'on a à consommer dans nos sociétés. Parce qu'avant... En fait, les activités qu'on pouvait faire de consommation, c'était, par exemple, avant la télé, c'était la lecture ou regarder des gens jouer. Enfin, je ne sais pas, c'était... Il y avait moins une multitude de choix. Et du coup, peut-être qu'on avait plus de choses créatives. Peut-être qu'il y avait plus de personnes, je ne sais pas, qui faisaient du crochet ou des choses comme ça. Et ce qui est important avec le repos créatif, c'est qu'en fait, déjà, ça fait du bien de se sentir inspirée. Et ça peut aider au changement parce que ça peut... Ça facilite la mise en place d'un environnement où, de manière générale, on se sent mieux, on se sent plus chez soi et c'est moins impersonnel. Enfin, on vit plus que ce qu'on survit, quoi. Et ça, il n'y a pas de solution miracle, il faut juste le pratiquer, quoi. Il faut trouver une activité qu'on fait. qui n'est pas forcément tourné dans le sens de l'utilité, et surtout quelque chose qui soit créatif ou artistique, ça c'est vraiment mon faible. J'essaye, un petit peu avec la gym, vu que j'ai rempli la gym, c'est un peu artistique, mais bon, ça reste quand même du sport. Mais trouver du temps pour ça, il faut réfléchir peut-être à commencer petit au début, se mettre au coloriage ou des choses comme ça, ça reste quelque chose d'artistique, mais sans que ça paraisse impossible. Mais je trouve que c'est dur aussi dans une génération où on partage tout sur les réseaux, de créer quelque chose de cool et de ne pas se dire « Ah, je vais le montrer à tout le monde » . Sauf que le montrer à tout le monde, ça veut dire « Ah, ça peut peut-être plaire. Ah, peut-être que finalement, je pourrais vivre de ça. » Et on en crée quelque chose et ça a plus cette vocation de juste « C'est pour nous et ça n'a pas d'utilité. » C'est vraiment pour faire parler notre créativité et pas pour s'adapter à quelque chose. Parce que c'est ça, c'est le problème, c'est quand on le partage, etc., et bah c'est pas comme si on l'avait fait simplement pour nous. Par exemple, les podcasts, j'adore faire ça, et même si je le partage, mais c'est pas exactement pareil que si je le gardais pour moi. Bon, après, le podcast, le but, c'est que ce soit écouté, donc c'est peut-être pas le meilleur exemple. Mais qu'est-ce que je pourrais prendre d'autre comme exemple ? Enfin, bon, vous avez compris. Et je remarque en fait que même, que c'est vraiment rare, parce que là je réfléchissais à quelque chose de créatif que j'avais fait ces derniers temps, et je me suis dit ah bah tiens je suis allée faire un atelier de poterie, et en plus je ne l'avais pas posté sur les réseaux et tout, et je me suis dit bon bah ça c'était vraiment dénué de toute utilité, et bah juste je suis allée, j'ai fait mon petit pot et tout, et après je me suis dit bah en fait si c'est utile, genre j'y suis allée et j'ai créé un pot qui va m'être utile quoi, genre après j'ai fait une coupelle pour mes fruits et un bol pour manger. et je sais pas si j'aurais Fais le cours et juste pour le plaisir de créer si j'avais pas pu après avoir ces pots là. Mais bon après bon là c'est peut-être un peu extrême parce que finalement même si j'utilise l'objet à la fin c'était quand même un moment créatif. J'ai pas fait ça que pour l'objet. Oui il faut juste être honnête avec ça parce que vous faites ça que pour l'objet et vous prenez pas de plaisir à la créativité. Ou c'est aussi un moment où vous avez déconnecté votre cerveau et puis tant pis si l'objet est moche quoi. Et quelque chose qui aide à stimuler la créativité, mais bon, il faut quand même trouver un truc sur lequel être créatif, c'est le contact avec la nature. Et ça, bon, c'est un peu dans un podcast de durabilité ou quoi. Mais c'est vrai, en fait, on sous-estime la réponse de notre cerveau quand on... touche, alors pas forcément quand on touche de l'herbe, mais même si on regarde les arbres, etc., le bien-être que ça nous procure est la réponse de notre cerveau qui peut stimuler différentes zones pour être plus créatif. Je trouve que c'est quand même quelque chose d'hyper important, la créativité en soi, et bon déjà c'est remplacé par des outils qui sont vraiment jaunes. Et je dis ça parce que l'IA est de plus en plus jaune. Les images générées par l'IA ont tout un filtre jaune horrible. Et qui prend du plaisir à générer une image par l'IA ? Alors que si tu la dessines, wow. Après, je ne sais pas dessiner. Ça, c'est vraiment un problème. Et dans ma tête, c'est impossible que j'arrive un jour à dessiner. Mais qui sait ? Peut-être que je serai la nouvelle Frida Kahlo. Mais du coup, ça reste aussi dans les petites touches. De se dire, là j'ai 10 minutes, est-ce que je n'irais pas vraiment juste sortir dehors ? Limite, tu n'as pas forcément besoin d'une raison pour sortir dehors, tu peux juste te dégourdir les jambes, même si tu habites au 4ème étage sans ascenseur. Tu descends et tu fais le tour du quartier et tu regardes les quelques arbres qu'il y a autour des immeubles. Et enfin, last but not least... Le repos spirituel. Les symptômes, c'est que normalement on a un alignement entre nos valeurs et nos actions. Ce que j'essaye de montrer là dans ce podcast, que moi aussi vous avez des actions de respect de vous, des autres et de l'environnement, faudrait peut-être se reposer un peu. Et bien on le sait quand on est en dissonance au fond. Et ce qui fait qu'on a... Alors c'est pas la fatigue comme la fatigue physique, tu le ressens pas autant. Mais cette dissonance dans ta vie... C'est pas de tout repos non plus. Et c'est compliqué, je trouve, d'avoir ce sentiment déjà d'alignement, mais même aussi c'est un sentiment d'utilité de voir que ce que tu fais c'est bien aligné à tes valeurs et que tu contribues au bien. Et souvent, on voit pas vraiment le résultat de ce qu'on fait et du coup c'est difficile d'avoir... de se rendre compte du bien qu'on fait. Voilà, je répète, beaucoup qu'on fait. Et quelque chose qui peut aider, facilement à enlever un peu ça, c'est d'aider concrètement les gens, que ce soit à travers son travail ou juste aider une mamie à traverser la rue. Moi, personnellement, j'ai jamais eu l'occasion d'aider une mamie à traverser la rue. Mais bon, peut-être parfois porter les cadres, dit dans le métro. Mais avoir ce lien-là, ça rend un peu concret. le sentiment d'utilité et du coup peut-être d'être moins en dissonance avec ces valeurs, à part si vous avez des valeurs de destruction, etc. Mais ça, j'imagine que vous ne serez pas sur ce podcast-là. Ensuite, j'aimerais parler d'une solution qui regroupe à la fois le repos mental, social, émotionnel et créatif et sensorial. En fait, tout le repos, sauf le repos physique et le dernier repos. Non, en fait, même spirituel. En fait, tous les repos. La solution qui... qui, si vous la faites, ce sera bien, qui reprend un peu des choses que j'ai déjà dites, mais qui est l'importance de prendre son temps et de ralentir. Et ça, c'est quelque chose que j'avais vu il y a très longtemps dans un podcast qui s'appelle The Happiness Lab, qui est dans la lotte du podcast, et le docteur Laurie Santos, qui est une professeure à Yale, une américaine. Et en fait, elle avait interviewé un mec qui s'appelait Tom Hodkinson, qui lui prône, alors qu'il est un écrivain, et qui prône le fait qu'il profite pleinement de la vie parce qu'il se réserve des temps pour flâner, pour réfléchir, pour discuter avec des amis, pour faire la sieste. en fait Tous ces temps qui ne sont pas une activité utile. Et il affirme que le repos est essentiel pour mener une existence heureuse, créative et productive. Et je trouve ça intéressant qu'il utilise le mot productif, qui montre bien qu'on voit trop le repos comme il faut le mériter et ça nous permet de tenir, et pas comme on est peut-être fait pour être sincèrement reposé et sincèrement s'écouter, pour pouvoir ensuite... être productif au travail parce qu'on aime le faire ils pensent vraiment le fait de pas rentabiliser son temps de partout et de si tu pars en voyage essaye de pas travailler dans le train et de regarder par la fenêtre ou en fait de vraiment décorréler les choses que tu fais pour vivre pleinement pour pas que tu sois toujours dans l'attente de la chose suivante et que dès que que t'as fini en avance ou fais quelque chose, tu sautes sur cette opportunité pour faire plus encore. En fait, finalement, se reposer, c'est aussi avoir ces moments-là où on prend notre temps et où, en fait, on prend le temps d'observer notre environnement. Et franchement, moi, c'est dans ces moments-là que je me sens le plus vivre et je me dis que le repos, c'est aussi ces moments où on est tellement dans le présent. On pense tellement pas à la chose suivante ou quoi, tellement décorrélée du stress ou quoi, que ça fait un bien fou, quoi. Et c'est ça, le vrai repos mental, émotionnel, etc. Aussi, c'est d'être... Une fois, j'étais dans un parc, et c'était ma pause midi, et au lieu d'aller direct dans un café pour travailler en même temps, je me suis dit, je vais me poser... Et il faisait beau, bon, ça aide, mais je me suis juste posée dans le parc, et j'ai regardé la vie. J'ai regardé les petites fleurs, les petits papillons, il y avait quelqu'un qui arrosait les plantes, et il y avait un vieux papy à côté de moi qui faisait la même chose, et je me suis dit, mais on a tout compris ! Et c'est tellement rare d'être dans cette situation où nos pensées ne nous font pas peur, où on ne pense pas à 36 000 choses, et juste on pense à ce qu'on voit, et que ça. Ça permet aussi de s'arrêter un peu. Parce que sinon, en fait, on ne voit pas notre vie passer, quoi. Si on est tout le temps la tête dans le guidon à enchaîner les choses, comment on peut se rendre compte qu'on vit ? C'est difficile. Ça me fait penser au film La folle journée de Ferris Butler, qui dit, j'ai déjà dû citer sa citation dans ce podcast, « Life moves pretty fast. If you don't stop and look around once in a while, you might miss it. » Il ne dit peut-être pas ça exactement, mais c'est le... Ce qu'il a voulu dire, en tout cas, c'est ce que je me rappelle de la citation, je pense que ça va être ça, mais en gros, la vie, ça va vite, si tu t'arrêtes pas pour prendre du recul, tu vas la louper. Et bon, c'est hyper cliché, etc., mais en même temps, c'est hyper cliché, mais personne ne le fait, donc c'est ça, en fait, aussi, se reposer, c'est juste parfois, tu t'arrêtes et tu prends le temps. Et ça peut te permettre de te rendre compte où tu es et de te dire « est-ce que je n'irais pas plutôt dans l'autre direction ? Là, je m'enfonce dans un tunnel dont je ne vois pas le bout » . Et ça, c'est très lié au fait de se remettre dans le concret des choses aussi. Parce que tu ne peux pas faire ça à travers un écran ou quoi. C'est d'observer la vie de manière générale. Ça te transporte dans le monde réel. Moi, je suis très évanescente et j'ai du mal à réaliser les choses et à croire qu'elles sont réelles. Enfin, j'ai ce problème-là. Enfin, je sens bien. Ça peut paraître bizarre dit comme ça, mais je comprends que les choses soient réelles. Mais j'ai du mal à me sentir dans le concret, quoi. J'ai du mal facilement à avoir ces moments-là où je pense à rien d'autre et je suis juste dans le concret. J'observe la nature, etc., mais parce que je ne le pratique pas assez. Et ensuite, de manière générale, je pense que c'est important aussi de valoriser le repos autour de soi et de ne pas faire culpabiliser les gens parce qu'il y a machin, machin. Et moi, j'ai de la chance parce que j'ai un entourage qui le fait assez. Et du coup, j'essaie aussi de le faire, mais ce n'est pas toujours le cas. Et c'est important de ne pas juste laisser passer les choses et de dire non, mais... En vrai, on peut aussi voir les choses comme ça, comme ça, comme ça, et peut-être que les gens se diront, ah oui, c'est vrai que le repos, c'est pas final, c'est pas si mal finalement. Surtout que c'est assez honorable finalement de vouloir se reposer, parce que c'est aussi derrière toute la logique de, bah en fait, je veux avoir un rythme qui me permet d'être serein, et sortir un peu de cette folie de toujours plus, et toujours plus consommer, et toujours plus produire, et du coup, bah... Toujours plus exploiter l'appareil. La planète, c'est un peu une logique rapide, mais en même temps, l'inverse ne serait pas vrai. Plus on consomme, plus on exploite. Jusque là, c'est un cercle vertueux de se reposer, parce que c'est dans ce moment-là aussi, en contact avec la nature, qu'on a le plus d'énergie pour continuer à se reposer correctement. Et pour se dire, ok, j'en ai marre de participer à toute cette exploitation, et plus ne m'apporterait pas forcément plus d'activités, plus d'objets, etc. Ne m'apporterait pas forcément plus de bonheur, donc pourquoi est-ce que je... Je passerai pas plus de temps à faire des choses qui sont sincèrement bien pour moi et qui sont sincèrement pas mauvaises pour la planète, parce que là, tout ce que j'ai cité dans les choses pour se reposer, ça exploite pas les ressources planétaires. Donc voilà, c'est un changement qui prend du temps, je ne suis pas la meilleure là-dedans, mais j'ai implémenté déjà plein de choses dans mon quotidien qui m'ont beaucoup aidée. Donc voilà, je vous partage tout ça, j'espère que ça vous sera utile. On va passer à la conclusion. Pour résumer, il faut moins de canapés sans bouger, plus d'activités en pleine conscience, et savoir poser des limites à son travail. et à son entourage. Il faut se reposer avant d'être fatigué. Donc là, apprendre à s'écouter soi et à se dire est-ce que là je me repose parce que vraiment c'est la limite ou est-ce que je pourrais faire un peu plus ou est-ce que là je fais trop parce que le fainéantise entraîne la fainéantise. Et se dire que ce n'est pas être fainéant, à part si vraiment vous êtes fainéant, mais voilà. Mais que c'est un choix, une voie qui nous correspond et qui nous permet d'aimer ce qu'on fait, d'aimer vivre. Je trouve ça important aussi pour sortir du cercle d'être un peu dépressif et de se dire qu'il faut bien travailler parce que je ne sais pas quoi faire autrement. Et puis quand je rentre, je consomme. Il faut sortir de ce cercle et se dire que j'essaie de faire de nouvelles choses. Le sport, c'est tellement une bonne porte d'entrée pour ça. Et ça permet après d'éviter de consommer trop de café. Finalement, j'aurais pu faire juste un podcast sur... Comment arrêter de consommer trop de café ? Et puis en fait, je parle du repos, parce que finalement, on peut... Bon, après, il y a des alternatives au café, mais si on veut arrêter tout court, et enlever cet esclavage, il fallait écouter tout ce podcast. C'est facile de dire aux gens, ouais, arrêter de boire du café, c'est mauvais pour l'environnement. Mais non, il faut dire, vous n'êtes pas assez reposé. Comme ça, après, hop, on arrête le café. Bon. Maintenant, je vais répondre aux trois questions que je poserai s'il y avait un invité, mais bon, j'ai fait cet épisode seule, donc je me les pose à moi-même. Déjà, est-ce que j'ai une recommandation de livre, de film ou de podcast pour le passage des herbes à l'action ? Et je ne peux que vous recommander l'épisode dont j'ai parlé juste avant, qui s'appelle, je le mettrai en description, From... Attends, non, pardon. For... Ah non, mais c'est un titre compliqué. For whom de... The Alarm Clock Tolls Qui veut dire, en gros, pour celui qui a son réveil qui sonne, du podcast The Happiness Lab de Laurie Santos, du docteur Laurie Santos, qui est l'épisode avec le monsieur, mais aussi une autre intervenante, et très intéressant sur notre rapport au temps et aussi notre rapport au repos, mais ce n'est pas la chose centrale, mais aussi notre rapport à l'heure. De se dire qu'en fait, on a de l'heure partout, tout le temps, et que tout est hyper cadré, etc. Enfin voilà, donc très très intéressant. Vous verrez que j'ai pris quelques idées de ce podcast pour ce podcast-là. Les podcasts nourrissent les podcasts. Deuxième question. Selon vous, la chose la plus facile à mettre en place à l'échelle individuelle et ayant le meilleur impact, ou en le voient un impact négatif ? Eh bien là, ce serait vraiment d'arrêter le café. Parce que c'est... En tout point, c'est quelque chose qui est tellement normalisé et qui est tellement mauvais pour le sommeil et le repos. C'est le cercle vicieux, c'est la définition du cercle vicieux. Et enfin, dernière question. Quelle est l'action vers un mode de vie durable qui a augmenté votre bien-être ? Et ça, c'est du coup toujours lié à ces questions de repos. C'est le fait d'avoir enlevé mon réveil. Alors, pas tout. presque, parce que parfois, il faut le mettre. Mais la plupart du temps, je me réveille naturellement. Et ça, c'est un luxe qui ne devrait pas en être un, selon moi. Mais c'est un luxe. Et vraiment, j'insiste. J'ai un peu cette peur de retrouver une vie où je dois mettre un réveil, pour tout dire. Mais je trouve que ne pas avoir le stress du réveil le lendemain, ça permet déjà de s'endormir plus facilement. Et au final, on se réveillerait à la même heure que si on avait un réveil, ou presque. Mais c'est très difficile parce qu'il y a peu de flexibilité dans les entreprises et les cours. Forcément, ce n'est pas toujours évident. Mais je me dis que si on instaurait un tout petit peu plus de flexibilité, ou alors que même nous, dans notre organisation, on prévoyait large, je ne sais pas, mais c'est hyper dur à mettre en place. Et je pense que je suis très chanceuse de pouvoir le faire. Et ça ne veut pas dire que je suis vénérante, je travaille et j'accomplis des choses et je vis, mais je suis moins fatiguée et c'est tellement bénéfique pour mon sommeil. Je sais qu'il y a une application qui existe qui permet de mettre un réveil, qui calcule comment tu dors, etc. Et qui permet de mettre un réveil qui te réveille à la fin d'un cycle. Donc déjà, ça c'est mieux que rien, je la mettrai en description. Mais ne pas en mettre du tout, c'est le rêve. Comme dirait Georges Sand, le repos est un rêve. Mais là, ne pas mettre de réveil, c'est un rêve. Là, je me rends compte de ma chance. Mais pour ça, il faut essayer aussi de... Ça marche aussi parce que j'ai des heures de coucher fixes. Et du coup, je n'ai pas des heures de lever folle. Je ne me réveille pas super tard ou quoi. Il faut réussir à avoir une certaine rigueur pour enlever le réveil et que ce soit vraiment bénéfique. Mais après, si c'est impossible dans le réveil, peut-être essayer de se coucher plus tôt que ce que vous auriez fait pour le mettre. Par exemple, si vous avez besoin de 9h de sommeil, vous le mettez au bout de 9h30 après votre coucher. Comme ça, vous serez réveillé avant normalement. Puis bon, si ce n'est pas le cas, ce n'est pas le cas. Mais peut-être que ça peut éviter de le mettre au cas où, mais en fait, vous vous réveillez naturellement. Ça peut être une solution. Et ensuite, une petite astuce pratique pour se dire, après ce podcast, qu'est-ce que je pourrais mettre en place là maintenant pour m'aider ? Je pense qu'on est tous victimes d'une fatigue mentale, émotionnelle, etc., plus que physique. C'est concrètement, dans son agenda, de se bloquer deux heures par semaine. Ça peut être 30 minutes par-ci, 30 minutes par-là. mais mais que vraiment pendant ces 30 minutes là de faire une activité qui soit libre mais tout en restant qui soit pas de consommer ça peut être n'importe quoi et on peut se dire ouais 2h c'est long mais en fait c'est pas tant que ça et de se dire bah voilà pendant ces 30 minutes là c'est mon temps à moi je fais ce que je veux ça peut être juste appeler une amie ou faire des choses comme ça mais ces 30 minutes Merci. Enfin, c'est ces deux heures où ce sera pas tourné vers... Il faut que ce soit productif, mais juste faire quelque chose dont vous avez envie, si possible créatif ou quoi, pour vous décharger mentalement. Et je pense que c'est important vraiment de le prévoir, parce que souvent, en fait, on se laisse submerger par tout ce qu'on a à faire, et on prévoit même plus de moments pour ne rien faire. Ça peut juste être déambuler dans les rues, mais quelque chose qui ne soit pas tourné vers la productivité et vers faire le plus de choses possible, mais juste être là, quoi. Si ce podcast vous plaît, n'hésitez pas à le partager à vos proches. Si vous connaissez une personne fatiguée, partagez-lui. tous vos proches sont fatigués, partagez-le à tous vos proches c'est la petite technique pour avoir plein de partages ou quoi, j'espère aussi que vous mettrez en place des petites techniques qui ont été mentionnées dans cet épisode et que vous serez moins fatigué et que ça vous a motivé vers une vie un peu plus un peu plus engageante et un peu plus positive parce que même moi je le remarque quand je suis fatigué, je suis irritable etc et du coup irritable c'est la fatigue Merci. C'est la fatigue sensorielle. Donc là, si je suis irritable, je me dis, bon, là, je mets mes écouteurs anti-bruit et je vais m'allonger dans un parc. Sur ce, j'espère qu'après cet épisode, vous prendrez un grand bol d'air frais et que vous irez toucher les branches d'un arbre. Mais faites attention, parce que l'autre jour, non mais ça, je marchais dans les rues de Paris et j'ai vu un monsieur qui finissait de faire ses besoins et qui s'est essuyé sur les feuilles. Donc, ne touchez pas ! toutes les feuilles que vous voyez. Touchez-les des regards parce qu'il y a peut-être du pipi dessus. Voilà, sur ce, à bientôt !