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Oser se lancer
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bienvenue sur Chantier Sans Filtre, moi c'est Camille, maître d'oeuvre chez MC Design, une agence d'architecture d'intérieur et de maîtrise d'oeuvre. Aujourd'hui on va parler d'un truc que beaucoup n'osent pas dire, c'est la peur du suivi de chantier. Alors si tu es architecte ou concepteur, tu t'es peut-être déjà dit oui ben moi je préfère rester sur la conception ou alors le chantier c'est trop risqué ou même carrément je suis pas prêt. En fait je trouve ça normal. Parce que le chantier, on va dire que c'est un autre monde, c'est pas juste des plans, des rendus, des idées. Mais là, ça devient concret. Il y a des décisions rapides à prendre, des imprévus, et il y a aussi beaucoup de responsabilités. Mais surtout, c'est des erreurs possibles. Moi aussi, au début, j'avais cette appréhension, et peut-être que ça, c'est quelque chose qui peut en bloquer beaucoup. C'est pas forcément de ne pas savoir faire techniquement. Mais c'est plutôt la peur de devoir gérer des situations réelles, comme par exemple un artisan en retard, savoir comment le planning va être modulé, un client stressé, parce que ça, ça fera le sujet aussi d'un autre épisode, mais la gestion clientèle, ce n'est pas forcément le plus facile, surtout dans le stress du chantier et quand c'est un milieu qu'ils ne maîtrisent pas eux-mêmes, ou même un problème qui n'était pas prévu, parce qu'on ne va pas se le mentir, la rénovation, ce n'est pas une science exacte, et même si on essaie de tout anticiper lors de la préparation d'un chantier, On n'est pas des magiciens et c'est ce que je dis souvent, je n'ai pas les yeux bioniques, donc savoir ce qui se trouve derrière une cloison avant même de l'avoir abattue, c'est un petit peu compliqué. Bref, tout ça c'est juste pour vous dire que personne ne l'apprend vraiment et le problème c'est que beaucoup restent bloqués là-dessus à cause de ça. Ils attendent d'être « prêts » . Sauf que la vérité, c'est que tu ne te sentiras jamais vraiment totalement prêt. Parce qu'un chantier, ça s'apprend sur le terrain. Alors non, ça ne s'apprend pas ni dans les livres, ni en m'écoutant sur des podcasts, les miens ou d'autres d'ailleurs. Il n'y a pas de formation théorique sur le chantier. C'est vraiment, ça s'apprend sur des projets réels et j'ai envie de dire dans la vraie vie, avec les erreurs et les ajustements. Et ça, c'est normal. Le vrai risque pour moi, ce n'est pas de se tromper, mais c'est plutôt de jamais passer à l'action. Parce que rester uniquement côté conception, moi je trouve... que ça limite quand même énormément et bah ton impact, ta visibilité, la compréhension aussi des projets parce que ne jamais être confronté à des problèmes sur un chantier ça fait pas évoluer non plus techniquement parce que il y a des choses que on apprend avec les soucis qu'on rencontre et c'est là en fait pour moi qu'on progresse et aussi ça limite, on va pas se mentir, la rentabilité. Ça on en parlera aussi sur un autre podcast, sur un autre épisode. Pour moi le suivi de chantier c'est vraiment là où tout se joue et c'est là encore une fois où on progresse le plus et le plus vite. Donc si aujourd'hui tu hésites, si tu doutes ou si tu te dis que tu n'es pas prêt, il faut juste se dire une chose c'est que on va pas se le cacher, personne ne l'était au début. Et est-ce qu'on l'est vraiment même en en faisant plusieurs ? Je suis pas sûre mais ça c'est un autre débat. En tout cas je vais essayer de te montrer concrètement comment te lancer, quoi éviter et comment gérer la réalité du chantier. en te plantant un minimum. Aujourd'hui, je voulais vous parler d'un moment clé, c'est le premier chantier. Parce que souvent, le problème, ce n'est pas la compétence, encore une fois, c'est de ne pas savoir par où commencer. Parce qu'on peut être très bon en conception, faire des beaux projets, avoir des idées solides, mais au moment de passer au chantier, c'est là souvent que tout devient un petit peu flou. Qu'est-ce que je dois faire en premier ? Alors la question de est-ce que je suis vraiment prêt peut ressortir à ce moment-là aussi. Est-ce que je ne vais pas oublier quelque chose ? Et c'est là que je ne me rends compte que beaucoup bloquent. Alors on va essayer de simplifier. Ton premier chantier, ce n'est pas une question de tout maîtriser, mais pour moi c'est plutôt une question de cadrage. Avant même de parler artisan ou même planning, pour moi on doit sécuriser trois choses. La première, c'est le périmètre. Qu'est-ce qu'on fait exactement ? Est-ce qu'on gère uniquement le suivi ? Est-ce qu'on fait aussi les consultations ? Donc, je pense que si je vous parle de DCE, dossier de consultation des entreprises, ça parle à beaucoup d'entre vous. On apprend à le faire au cours de nos études. Est-ce qu'on a eu l'occasion de le faire en réel ou pas ? Ça, ça dépend de chacun. Est-ce qu'on prend en charge les détails techniques ? Alors, ce que j'entends par détails techniques, c'est par exemple, si on crée un meuble sur mesure, est-ce qu'on prend la responsabilité de réaliser les plans techniques ? sa mise en œuvre ? Ou est-ce qu'on laisse cette partie au menuisier qui va le réaliser, c'est-à-dire qu'on lui donne l'idée générale du meuble sur mesure et c'est à lui de réaliser les plans techniques pour réussir à le faire. En fait, la frontière, elle est très simple, c'est juste que si on réalise les plans techniques... On prend aussi la responsabilité de la mise en œuvre, c'est-à-dire que si ça ne fonctionne pas, et bien ça sera de notre responsabilité. Ou alors est-ce qu'on prend le parti pris de faire confiance à l'artisan et d'en discuter avec lui ? Ça, ça fera aussi l'objet d'un autre épisode, c'est la relation avec les artisans. En fonction de l'équipe avec qui on travaille, moi je trouve ça hyper important d'être dans la communication. Et là c'est un exemple concret. Moi par exemple, sur les meubles sur mesure, à part si c'est vraiment quelque chose de... C'est simple, on va dire ça comme ça entre guillemets. À partir du moment où il y a de la technicité, je ne suis pas menuisier, comme je ne suis pas plombier ni électricien, donc je sais faire un plan électrique, mais par contre j'ai besoin d'échanger avec l'électricien sur le comment faire, comment réaliser. Parce que lui, il aura certainement les trois quarts du temps des points techniques que je n'aurais pas forcément. Et c'est aussi là-dessus qu'on apprend. Pour ça aussi, pour moi c'est important de faire du suivi, c'est que ça fait aussi évoluer techniquement. Et il faut bien se dire que s'il y a des points qui ne sont pas clairs pour nous, côté client, ça ne le sera forcément pas non plus. Et c'est là souvent que commencent d'ailleurs les problèmes. Le deuxième point pour moi justement en parlant des clients, c'est le cadre avec le client. Tu dois poser des règles dès le départ. Pour moi c'est indispensable. Par exemple la fréquence des visites sur le chantier, le nombre de réunions, est-ce qu'il y est convié ou pas, le mode de communication. Ça aussi, pour moi, c'est important. Est-ce qu'on communique par WhatsApp ? Est-ce qu'on communique par mail, par SMS ? Et pour vous donner un exemple, moi, dans mes conditions générales de vente, j'ai cadré les horaires où je suis disponible. Je sais qu'au début, l'erreur qu'on essaie de faire souvent, c'est d'être peut-être trop disponible, de trop vouloir en faire. Mais en fait, on se laisse vite déborder les messages les dimanches, les messages les week-ends. Ça aussi, je ferai un épisode là-dessus sur comment communiquer avec les clients. Parce qu'au début, je pense qu'on a peur de trop vouloir paraître investi dans le projet. Mais ce n'est pas parce qu'on ne répond pas un dimanche qu'on n'est pas investi dans le projet. On a juste un cadre de travail qui est bien défini. Et pour moi, ça fonctionne mieux quand les règles sont posées dès le départ. Savoir aussi cadrer au niveau des prises de décisions. Est-ce que c'est à nous de prendre absolument toute l'entièreté des décisions ? Je ne suis pas sûre. De mon point de vue, un suivi de chantier, c'est aussi faire équipe avec le client. Les décisions doivent être prises d'un commun accord. Et encore plus s'il y a des décisions qui impactent le budget. Ça aussi, on en reparlera, mais c'est très important pour moi d'investir aussi le client autant que vous dans le projet. Et comment on gère les imprévus. En fait, l'idée, c'est de ne pas subir le chantier. Sinon, si on subit le chantier au lieu de le piloter, c'est là aussi que ça devient compliqué. Et le troisième point, c'est les artisans. Et là, pour moi, l'erreur classique, c'est vouloir tout contrôler. Notre rôle, ce n'est pas de faire à leur place, surtout pas. C'est de coordonner, anticiper et éventuellement de décider, prendre certaines décisions sur place. Mais en fait, c'est d'être dans la communication avec eux, mais surtout pas de jouer leur rôle, pas du tout. Donc au début, tu vas douter et c'est normal. Mais les artisans, pour moi, ils n'attendent pas que tu sois parfait. En fait, ils attendent que tu sois clair et surtout cohérent. Ensuite, il y a un truc que personne ne dit, c'est que ton premier chantier, je suis désolée, mais il ne sera pas parfait. Et peut-être pas le deuxième, et peut-être pas le troisième. On va oublier des choses, on va apprendre, on va ajuster. C'est exactement comme ça d'ailleurs qu'on progresse. Pour moi, le vrai objectif, ce n'est pas de faire un chantier parfait, c'est de faire un chantier que tu comprends, où tu vois ce qui fonctionne et surtout aussi ce qui ne fonctionne pas. Parce que c'est ça qui va te faire monter en niveau. C'est là où on va apprendre, évoluer et progresser. Donc si tu dois retenir une chose, c'est ne pas chercher à tout savoir, mais chercher à bien cadrer. Le reste, ça, ça prend sur le terrain. Donc dans le prochain épisode, on va essayer de voir les erreurs les plus fréquentes quand on débute sur un cheville de chantier. Celles qui coûtent du temps, de l'énergie et parfois même, et on va dire souvent aussi de l'argent. Alors j'espère que cette série d'épisodes va pouvoir t'aider à échanger sur les problématiques qu'on peut rencontrer sur un suivi de chantier, te faire évoluer et surtout t'aider à oser te lancer. Allez, on se retrouve au prochain épisode.
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Bienvenue sur Chantier Sans Filtre, moi c'est Camille, maître d'oeuvre chez MC Design, une agence d'architecture d'intérieur et de maîtrise d'oeuvre. Aujourd'hui on va parler d'un truc que beaucoup n'osent pas dire, c'est la peur du suivi de chantier. Alors si tu es architecte ou concepteur, tu t'es peut-être déjà dit oui ben moi je préfère rester sur la conception ou alors le chantier c'est trop risqué ou même carrément je suis pas prêt. En fait je trouve ça normal. Parce que le chantier, on va dire que c'est un autre monde, c'est pas juste des plans, des rendus, des idées. Mais là, ça devient concret. Il y a des décisions rapides à prendre, des imprévus, et il y a aussi beaucoup de responsabilités. Mais surtout, c'est des erreurs possibles. Moi aussi, au début, j'avais cette appréhension, et peut-être que ça, c'est quelque chose qui peut en bloquer beaucoup. C'est pas forcément de ne pas savoir faire techniquement. Mais c'est plutôt la peur de devoir gérer des situations réelles, comme par exemple un artisan en retard, savoir comment le planning va être modulé, un client stressé, parce que ça, ça fera le sujet aussi d'un autre épisode, mais la gestion clientèle, ce n'est pas forcément le plus facile, surtout dans le stress du chantier et quand c'est un milieu qu'ils ne maîtrisent pas eux-mêmes, ou même un problème qui n'était pas prévu, parce qu'on ne va pas se le mentir, la rénovation, ce n'est pas une science exacte, et même si on essaie de tout anticiper lors de la préparation d'un chantier, On n'est pas des magiciens et c'est ce que je dis souvent, je n'ai pas les yeux bioniques, donc savoir ce qui se trouve derrière une cloison avant même de l'avoir abattue, c'est un petit peu compliqué. Bref, tout ça c'est juste pour vous dire que personne ne l'apprend vraiment et le problème c'est que beaucoup restent bloqués là-dessus à cause de ça. Ils attendent d'être « prêts » . Sauf que la vérité, c'est que tu ne te sentiras jamais vraiment totalement prêt. Parce qu'un chantier, ça s'apprend sur le terrain. Alors non, ça ne s'apprend pas ni dans les livres, ni en m'écoutant sur des podcasts, les miens ou d'autres d'ailleurs. Il n'y a pas de formation théorique sur le chantier. C'est vraiment, ça s'apprend sur des projets réels et j'ai envie de dire dans la vraie vie, avec les erreurs et les ajustements. Et ça, c'est normal. Le vrai risque pour moi, ce n'est pas de se tromper, mais c'est plutôt de jamais passer à l'action. Parce que rester uniquement côté conception, moi je trouve... que ça limite quand même énormément et bah ton impact, ta visibilité, la compréhension aussi des projets parce que ne jamais être confronté à des problèmes sur un chantier ça fait pas évoluer non plus techniquement parce que il y a des choses que on apprend avec les soucis qu'on rencontre et c'est là en fait pour moi qu'on progresse et aussi ça limite, on va pas se mentir, la rentabilité. Ça on en parlera aussi sur un autre podcast, sur un autre épisode. Pour moi le suivi de chantier c'est vraiment là où tout se joue et c'est là encore une fois où on progresse le plus et le plus vite. Donc si aujourd'hui tu hésites, si tu doutes ou si tu te dis que tu n'es pas prêt, il faut juste se dire une chose c'est que on va pas se le cacher, personne ne l'était au début. Et est-ce qu'on l'est vraiment même en en faisant plusieurs ? Je suis pas sûre mais ça c'est un autre débat. En tout cas je vais essayer de te montrer concrètement comment te lancer, quoi éviter et comment gérer la réalité du chantier. en te plantant un minimum. Aujourd'hui, je voulais vous parler d'un moment clé, c'est le premier chantier. Parce que souvent, le problème, ce n'est pas la compétence, encore une fois, c'est de ne pas savoir par où commencer. Parce qu'on peut être très bon en conception, faire des beaux projets, avoir des idées solides, mais au moment de passer au chantier, c'est là souvent que tout devient un petit peu flou. Qu'est-ce que je dois faire en premier ? Alors la question de est-ce que je suis vraiment prêt peut ressortir à ce moment-là aussi. Est-ce que je ne vais pas oublier quelque chose ? Et c'est là que je ne me rends compte que beaucoup bloquent. Alors on va essayer de simplifier. Ton premier chantier, ce n'est pas une question de tout maîtriser, mais pour moi c'est plutôt une question de cadrage. Avant même de parler artisan ou même planning, pour moi on doit sécuriser trois choses. La première, c'est le périmètre. Qu'est-ce qu'on fait exactement ? Est-ce qu'on gère uniquement le suivi ? Est-ce qu'on fait aussi les consultations ? Donc, je pense que si je vous parle de DCE, dossier de consultation des entreprises, ça parle à beaucoup d'entre vous. On apprend à le faire au cours de nos études. Est-ce qu'on a eu l'occasion de le faire en réel ou pas ? Ça, ça dépend de chacun. Est-ce qu'on prend en charge les détails techniques ? Alors, ce que j'entends par détails techniques, c'est par exemple, si on crée un meuble sur mesure, est-ce qu'on prend la responsabilité de réaliser les plans techniques ? sa mise en œuvre ? Ou est-ce qu'on laisse cette partie au menuisier qui va le réaliser, c'est-à-dire qu'on lui donne l'idée générale du meuble sur mesure et c'est à lui de réaliser les plans techniques pour réussir à le faire. En fait, la frontière, elle est très simple, c'est juste que si on réalise les plans techniques... On prend aussi la responsabilité de la mise en œuvre, c'est-à-dire que si ça ne fonctionne pas, et bien ça sera de notre responsabilité. Ou alors est-ce qu'on prend le parti pris de faire confiance à l'artisan et d'en discuter avec lui ? Ça, ça fera aussi l'objet d'un autre épisode, c'est la relation avec les artisans. En fonction de l'équipe avec qui on travaille, moi je trouve ça hyper important d'être dans la communication. Et là c'est un exemple concret. Moi par exemple, sur les meubles sur mesure, à part si c'est vraiment quelque chose de... C'est simple, on va dire ça comme ça entre guillemets. À partir du moment où il y a de la technicité, je ne suis pas menuisier, comme je ne suis pas plombier ni électricien, donc je sais faire un plan électrique, mais par contre j'ai besoin d'échanger avec l'électricien sur le comment faire, comment réaliser. Parce que lui, il aura certainement les trois quarts du temps des points techniques que je n'aurais pas forcément. Et c'est aussi là-dessus qu'on apprend. Pour ça aussi, pour moi c'est important de faire du suivi, c'est que ça fait aussi évoluer techniquement. Et il faut bien se dire que s'il y a des points qui ne sont pas clairs pour nous, côté client, ça ne le sera forcément pas non plus. Et c'est là souvent que commencent d'ailleurs les problèmes. Le deuxième point pour moi justement en parlant des clients, c'est le cadre avec le client. Tu dois poser des règles dès le départ. Pour moi c'est indispensable. Par exemple la fréquence des visites sur le chantier, le nombre de réunions, est-ce qu'il y est convié ou pas, le mode de communication. Ça aussi, pour moi, c'est important. Est-ce qu'on communique par WhatsApp ? Est-ce qu'on communique par mail, par SMS ? Et pour vous donner un exemple, moi, dans mes conditions générales de vente, j'ai cadré les horaires où je suis disponible. Je sais qu'au début, l'erreur qu'on essaie de faire souvent, c'est d'être peut-être trop disponible, de trop vouloir en faire. Mais en fait, on se laisse vite déborder les messages les dimanches, les messages les week-ends. Ça aussi, je ferai un épisode là-dessus sur comment communiquer avec les clients. Parce qu'au début, je pense qu'on a peur de trop vouloir paraître investi dans le projet. Mais ce n'est pas parce qu'on ne répond pas un dimanche qu'on n'est pas investi dans le projet. On a juste un cadre de travail qui est bien défini. Et pour moi, ça fonctionne mieux quand les règles sont posées dès le départ. Savoir aussi cadrer au niveau des prises de décisions. Est-ce que c'est à nous de prendre absolument toute l'entièreté des décisions ? Je ne suis pas sûre. De mon point de vue, un suivi de chantier, c'est aussi faire équipe avec le client. Les décisions doivent être prises d'un commun accord. Et encore plus s'il y a des décisions qui impactent le budget. Ça aussi, on en reparlera, mais c'est très important pour moi d'investir aussi le client autant que vous dans le projet. Et comment on gère les imprévus. En fait, l'idée, c'est de ne pas subir le chantier. Sinon, si on subit le chantier au lieu de le piloter, c'est là aussi que ça devient compliqué. Et le troisième point, c'est les artisans. Et là, pour moi, l'erreur classique, c'est vouloir tout contrôler. Notre rôle, ce n'est pas de faire à leur place, surtout pas. C'est de coordonner, anticiper et éventuellement de décider, prendre certaines décisions sur place. Mais en fait, c'est d'être dans la communication avec eux, mais surtout pas de jouer leur rôle, pas du tout. Donc au début, tu vas douter et c'est normal. Mais les artisans, pour moi, ils n'attendent pas que tu sois parfait. En fait, ils attendent que tu sois clair et surtout cohérent. Ensuite, il y a un truc que personne ne dit, c'est que ton premier chantier, je suis désolée, mais il ne sera pas parfait. Et peut-être pas le deuxième, et peut-être pas le troisième. On va oublier des choses, on va apprendre, on va ajuster. C'est exactement comme ça d'ailleurs qu'on progresse. Pour moi, le vrai objectif, ce n'est pas de faire un chantier parfait, c'est de faire un chantier que tu comprends, où tu vois ce qui fonctionne et surtout aussi ce qui ne fonctionne pas. Parce que c'est ça qui va te faire monter en niveau. C'est là où on va apprendre, évoluer et progresser. Donc si tu dois retenir une chose, c'est ne pas chercher à tout savoir, mais chercher à bien cadrer. Le reste, ça, ça prend sur le terrain. Donc dans le prochain épisode, on va essayer de voir les erreurs les plus fréquentes quand on débute sur un cheville de chantier. Celles qui coûtent du temps, de l'énergie et parfois même, et on va dire souvent aussi de l'argent. Alors j'espère que cette série d'épisodes va pouvoir t'aider à échanger sur les problématiques qu'on peut rencontrer sur un suivi de chantier, te faire évoluer et surtout t'aider à oser te lancer. Allez, on se retrouve au prochain épisode.
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Bienvenue sur Chantier Sans Filtre, moi c'est Camille, maître d'oeuvre chez MC Design, une agence d'architecture d'intérieur et de maîtrise d'oeuvre. Aujourd'hui on va parler d'un truc que beaucoup n'osent pas dire, c'est la peur du suivi de chantier. Alors si tu es architecte ou concepteur, tu t'es peut-être déjà dit oui ben moi je préfère rester sur la conception ou alors le chantier c'est trop risqué ou même carrément je suis pas prêt. En fait je trouve ça normal. Parce que le chantier, on va dire que c'est un autre monde, c'est pas juste des plans, des rendus, des idées. Mais là, ça devient concret. Il y a des décisions rapides à prendre, des imprévus, et il y a aussi beaucoup de responsabilités. Mais surtout, c'est des erreurs possibles. Moi aussi, au début, j'avais cette appréhension, et peut-être que ça, c'est quelque chose qui peut en bloquer beaucoup. C'est pas forcément de ne pas savoir faire techniquement. Mais c'est plutôt la peur de devoir gérer des situations réelles, comme par exemple un artisan en retard, savoir comment le planning va être modulé, un client stressé, parce que ça, ça fera le sujet aussi d'un autre épisode, mais la gestion clientèle, ce n'est pas forcément le plus facile, surtout dans le stress du chantier et quand c'est un milieu qu'ils ne maîtrisent pas eux-mêmes, ou même un problème qui n'était pas prévu, parce qu'on ne va pas se le mentir, la rénovation, ce n'est pas une science exacte, et même si on essaie de tout anticiper lors de la préparation d'un chantier, On n'est pas des magiciens et c'est ce que je dis souvent, je n'ai pas les yeux bioniques, donc savoir ce qui se trouve derrière une cloison avant même de l'avoir abattue, c'est un petit peu compliqué. Bref, tout ça c'est juste pour vous dire que personne ne l'apprend vraiment et le problème c'est que beaucoup restent bloqués là-dessus à cause de ça. Ils attendent d'être « prêts » . Sauf que la vérité, c'est que tu ne te sentiras jamais vraiment totalement prêt. Parce qu'un chantier, ça s'apprend sur le terrain. Alors non, ça ne s'apprend pas ni dans les livres, ni en m'écoutant sur des podcasts, les miens ou d'autres d'ailleurs. Il n'y a pas de formation théorique sur le chantier. C'est vraiment, ça s'apprend sur des projets réels et j'ai envie de dire dans la vraie vie, avec les erreurs et les ajustements. Et ça, c'est normal. Le vrai risque pour moi, ce n'est pas de se tromper, mais c'est plutôt de jamais passer à l'action. Parce que rester uniquement côté conception, moi je trouve... que ça limite quand même énormément et bah ton impact, ta visibilité, la compréhension aussi des projets parce que ne jamais être confronté à des problèmes sur un chantier ça fait pas évoluer non plus techniquement parce que il y a des choses que on apprend avec les soucis qu'on rencontre et c'est là en fait pour moi qu'on progresse et aussi ça limite, on va pas se mentir, la rentabilité. Ça on en parlera aussi sur un autre podcast, sur un autre épisode. Pour moi le suivi de chantier c'est vraiment là où tout se joue et c'est là encore une fois où on progresse le plus et le plus vite. Donc si aujourd'hui tu hésites, si tu doutes ou si tu te dis que tu n'es pas prêt, il faut juste se dire une chose c'est que on va pas se le cacher, personne ne l'était au début. Et est-ce qu'on l'est vraiment même en en faisant plusieurs ? Je suis pas sûre mais ça c'est un autre débat. En tout cas je vais essayer de te montrer concrètement comment te lancer, quoi éviter et comment gérer la réalité du chantier. en te plantant un minimum. Aujourd'hui, je voulais vous parler d'un moment clé, c'est le premier chantier. Parce que souvent, le problème, ce n'est pas la compétence, encore une fois, c'est de ne pas savoir par où commencer. Parce qu'on peut être très bon en conception, faire des beaux projets, avoir des idées solides, mais au moment de passer au chantier, c'est là souvent que tout devient un petit peu flou. Qu'est-ce que je dois faire en premier ? Alors la question de est-ce que je suis vraiment prêt peut ressortir à ce moment-là aussi. Est-ce que je ne vais pas oublier quelque chose ? Et c'est là que je ne me rends compte que beaucoup bloquent. Alors on va essayer de simplifier. Ton premier chantier, ce n'est pas une question de tout maîtriser, mais pour moi c'est plutôt une question de cadrage. Avant même de parler artisan ou même planning, pour moi on doit sécuriser trois choses. La première, c'est le périmètre. Qu'est-ce qu'on fait exactement ? Est-ce qu'on gère uniquement le suivi ? Est-ce qu'on fait aussi les consultations ? Donc, je pense que si je vous parle de DCE, dossier de consultation des entreprises, ça parle à beaucoup d'entre vous. On apprend à le faire au cours de nos études. Est-ce qu'on a eu l'occasion de le faire en réel ou pas ? Ça, ça dépend de chacun. Est-ce qu'on prend en charge les détails techniques ? Alors, ce que j'entends par détails techniques, c'est par exemple, si on crée un meuble sur mesure, est-ce qu'on prend la responsabilité de réaliser les plans techniques ? sa mise en œuvre ? Ou est-ce qu'on laisse cette partie au menuisier qui va le réaliser, c'est-à-dire qu'on lui donne l'idée générale du meuble sur mesure et c'est à lui de réaliser les plans techniques pour réussir à le faire. En fait, la frontière, elle est très simple, c'est juste que si on réalise les plans techniques... On prend aussi la responsabilité de la mise en œuvre, c'est-à-dire que si ça ne fonctionne pas, et bien ça sera de notre responsabilité. Ou alors est-ce qu'on prend le parti pris de faire confiance à l'artisan et d'en discuter avec lui ? Ça, ça fera aussi l'objet d'un autre épisode, c'est la relation avec les artisans. En fonction de l'équipe avec qui on travaille, moi je trouve ça hyper important d'être dans la communication. Et là c'est un exemple concret. Moi par exemple, sur les meubles sur mesure, à part si c'est vraiment quelque chose de... C'est simple, on va dire ça comme ça entre guillemets. À partir du moment où il y a de la technicité, je ne suis pas menuisier, comme je ne suis pas plombier ni électricien, donc je sais faire un plan électrique, mais par contre j'ai besoin d'échanger avec l'électricien sur le comment faire, comment réaliser. Parce que lui, il aura certainement les trois quarts du temps des points techniques que je n'aurais pas forcément. Et c'est aussi là-dessus qu'on apprend. Pour ça aussi, pour moi c'est important de faire du suivi, c'est que ça fait aussi évoluer techniquement. Et il faut bien se dire que s'il y a des points qui ne sont pas clairs pour nous, côté client, ça ne le sera forcément pas non plus. Et c'est là souvent que commencent d'ailleurs les problèmes. Le deuxième point pour moi justement en parlant des clients, c'est le cadre avec le client. Tu dois poser des règles dès le départ. Pour moi c'est indispensable. Par exemple la fréquence des visites sur le chantier, le nombre de réunions, est-ce qu'il y est convié ou pas, le mode de communication. Ça aussi, pour moi, c'est important. Est-ce qu'on communique par WhatsApp ? Est-ce qu'on communique par mail, par SMS ? Et pour vous donner un exemple, moi, dans mes conditions générales de vente, j'ai cadré les horaires où je suis disponible. Je sais qu'au début, l'erreur qu'on essaie de faire souvent, c'est d'être peut-être trop disponible, de trop vouloir en faire. Mais en fait, on se laisse vite déborder les messages les dimanches, les messages les week-ends. Ça aussi, je ferai un épisode là-dessus sur comment communiquer avec les clients. Parce qu'au début, je pense qu'on a peur de trop vouloir paraître investi dans le projet. Mais ce n'est pas parce qu'on ne répond pas un dimanche qu'on n'est pas investi dans le projet. On a juste un cadre de travail qui est bien défini. Et pour moi, ça fonctionne mieux quand les règles sont posées dès le départ. Savoir aussi cadrer au niveau des prises de décisions. Est-ce que c'est à nous de prendre absolument toute l'entièreté des décisions ? Je ne suis pas sûre. De mon point de vue, un suivi de chantier, c'est aussi faire équipe avec le client. Les décisions doivent être prises d'un commun accord. Et encore plus s'il y a des décisions qui impactent le budget. Ça aussi, on en reparlera, mais c'est très important pour moi d'investir aussi le client autant que vous dans le projet. Et comment on gère les imprévus. En fait, l'idée, c'est de ne pas subir le chantier. Sinon, si on subit le chantier au lieu de le piloter, c'est là aussi que ça devient compliqué. Et le troisième point, c'est les artisans. Et là, pour moi, l'erreur classique, c'est vouloir tout contrôler. Notre rôle, ce n'est pas de faire à leur place, surtout pas. C'est de coordonner, anticiper et éventuellement de décider, prendre certaines décisions sur place. Mais en fait, c'est d'être dans la communication avec eux, mais surtout pas de jouer leur rôle, pas du tout. Donc au début, tu vas douter et c'est normal. Mais les artisans, pour moi, ils n'attendent pas que tu sois parfait. En fait, ils attendent que tu sois clair et surtout cohérent. Ensuite, il y a un truc que personne ne dit, c'est que ton premier chantier, je suis désolée, mais il ne sera pas parfait. Et peut-être pas le deuxième, et peut-être pas le troisième. On va oublier des choses, on va apprendre, on va ajuster. C'est exactement comme ça d'ailleurs qu'on progresse. Pour moi, le vrai objectif, ce n'est pas de faire un chantier parfait, c'est de faire un chantier que tu comprends, où tu vois ce qui fonctionne et surtout aussi ce qui ne fonctionne pas. Parce que c'est ça qui va te faire monter en niveau. C'est là où on va apprendre, évoluer et progresser. Donc si tu dois retenir une chose, c'est ne pas chercher à tout savoir, mais chercher à bien cadrer. Le reste, ça, ça prend sur le terrain. Donc dans le prochain épisode, on va essayer de voir les erreurs les plus fréquentes quand on débute sur un cheville de chantier. Celles qui coûtent du temps, de l'énergie et parfois même, et on va dire souvent aussi de l'argent. Alors j'espère que cette série d'épisodes va pouvoir t'aider à échanger sur les problématiques qu'on peut rencontrer sur un suivi de chantier, te faire évoluer et surtout t'aider à oser te lancer. Allez, on se retrouve au prochain épisode.
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Bienvenue sur Chantier Sans Filtre, moi c'est Camille, maître d'oeuvre chez MC Design, une agence d'architecture d'intérieur et de maîtrise d'oeuvre. Aujourd'hui on va parler d'un truc que beaucoup n'osent pas dire, c'est la peur du suivi de chantier. Alors si tu es architecte ou concepteur, tu t'es peut-être déjà dit oui ben moi je préfère rester sur la conception ou alors le chantier c'est trop risqué ou même carrément je suis pas prêt. En fait je trouve ça normal. Parce que le chantier, on va dire que c'est un autre monde, c'est pas juste des plans, des rendus, des idées. Mais là, ça devient concret. Il y a des décisions rapides à prendre, des imprévus, et il y a aussi beaucoup de responsabilités. Mais surtout, c'est des erreurs possibles. Moi aussi, au début, j'avais cette appréhension, et peut-être que ça, c'est quelque chose qui peut en bloquer beaucoup. C'est pas forcément de ne pas savoir faire techniquement. Mais c'est plutôt la peur de devoir gérer des situations réelles, comme par exemple un artisan en retard, savoir comment le planning va être modulé, un client stressé, parce que ça, ça fera le sujet aussi d'un autre épisode, mais la gestion clientèle, ce n'est pas forcément le plus facile, surtout dans le stress du chantier et quand c'est un milieu qu'ils ne maîtrisent pas eux-mêmes, ou même un problème qui n'était pas prévu, parce qu'on ne va pas se le mentir, la rénovation, ce n'est pas une science exacte, et même si on essaie de tout anticiper lors de la préparation d'un chantier, On n'est pas des magiciens et c'est ce que je dis souvent, je n'ai pas les yeux bioniques, donc savoir ce qui se trouve derrière une cloison avant même de l'avoir abattue, c'est un petit peu compliqué. Bref, tout ça c'est juste pour vous dire que personne ne l'apprend vraiment et le problème c'est que beaucoup restent bloqués là-dessus à cause de ça. Ils attendent d'être « prêts » . Sauf que la vérité, c'est que tu ne te sentiras jamais vraiment totalement prêt. Parce qu'un chantier, ça s'apprend sur le terrain. Alors non, ça ne s'apprend pas ni dans les livres, ni en m'écoutant sur des podcasts, les miens ou d'autres d'ailleurs. Il n'y a pas de formation théorique sur le chantier. C'est vraiment, ça s'apprend sur des projets réels et j'ai envie de dire dans la vraie vie, avec les erreurs et les ajustements. Et ça, c'est normal. Le vrai risque pour moi, ce n'est pas de se tromper, mais c'est plutôt de jamais passer à l'action. Parce que rester uniquement côté conception, moi je trouve... que ça limite quand même énormément et bah ton impact, ta visibilité, la compréhension aussi des projets parce que ne jamais être confronté à des problèmes sur un chantier ça fait pas évoluer non plus techniquement parce que il y a des choses que on apprend avec les soucis qu'on rencontre et c'est là en fait pour moi qu'on progresse et aussi ça limite, on va pas se mentir, la rentabilité. Ça on en parlera aussi sur un autre podcast, sur un autre épisode. Pour moi le suivi de chantier c'est vraiment là où tout se joue et c'est là encore une fois où on progresse le plus et le plus vite. Donc si aujourd'hui tu hésites, si tu doutes ou si tu te dis que tu n'es pas prêt, il faut juste se dire une chose c'est que on va pas se le cacher, personne ne l'était au début. Et est-ce qu'on l'est vraiment même en en faisant plusieurs ? Je suis pas sûre mais ça c'est un autre débat. En tout cas je vais essayer de te montrer concrètement comment te lancer, quoi éviter et comment gérer la réalité du chantier. en te plantant un minimum. Aujourd'hui, je voulais vous parler d'un moment clé, c'est le premier chantier. Parce que souvent, le problème, ce n'est pas la compétence, encore une fois, c'est de ne pas savoir par où commencer. Parce qu'on peut être très bon en conception, faire des beaux projets, avoir des idées solides, mais au moment de passer au chantier, c'est là souvent que tout devient un petit peu flou. Qu'est-ce que je dois faire en premier ? Alors la question de est-ce que je suis vraiment prêt peut ressortir à ce moment-là aussi. Est-ce que je ne vais pas oublier quelque chose ? Et c'est là que je ne me rends compte que beaucoup bloquent. Alors on va essayer de simplifier. Ton premier chantier, ce n'est pas une question de tout maîtriser, mais pour moi c'est plutôt une question de cadrage. Avant même de parler artisan ou même planning, pour moi on doit sécuriser trois choses. La première, c'est le périmètre. Qu'est-ce qu'on fait exactement ? Est-ce qu'on gère uniquement le suivi ? Est-ce qu'on fait aussi les consultations ? Donc, je pense que si je vous parle de DCE, dossier de consultation des entreprises, ça parle à beaucoup d'entre vous. On apprend à le faire au cours de nos études. Est-ce qu'on a eu l'occasion de le faire en réel ou pas ? Ça, ça dépend de chacun. Est-ce qu'on prend en charge les détails techniques ? Alors, ce que j'entends par détails techniques, c'est par exemple, si on crée un meuble sur mesure, est-ce qu'on prend la responsabilité de réaliser les plans techniques ? sa mise en œuvre ? Ou est-ce qu'on laisse cette partie au menuisier qui va le réaliser, c'est-à-dire qu'on lui donne l'idée générale du meuble sur mesure et c'est à lui de réaliser les plans techniques pour réussir à le faire. En fait, la frontière, elle est très simple, c'est juste que si on réalise les plans techniques... On prend aussi la responsabilité de la mise en œuvre, c'est-à-dire que si ça ne fonctionne pas, et bien ça sera de notre responsabilité. Ou alors est-ce qu'on prend le parti pris de faire confiance à l'artisan et d'en discuter avec lui ? Ça, ça fera aussi l'objet d'un autre épisode, c'est la relation avec les artisans. En fonction de l'équipe avec qui on travaille, moi je trouve ça hyper important d'être dans la communication. Et là c'est un exemple concret. Moi par exemple, sur les meubles sur mesure, à part si c'est vraiment quelque chose de... C'est simple, on va dire ça comme ça entre guillemets. À partir du moment où il y a de la technicité, je ne suis pas menuisier, comme je ne suis pas plombier ni électricien, donc je sais faire un plan électrique, mais par contre j'ai besoin d'échanger avec l'électricien sur le comment faire, comment réaliser. Parce que lui, il aura certainement les trois quarts du temps des points techniques que je n'aurais pas forcément. Et c'est aussi là-dessus qu'on apprend. Pour ça aussi, pour moi c'est important de faire du suivi, c'est que ça fait aussi évoluer techniquement. Et il faut bien se dire que s'il y a des points qui ne sont pas clairs pour nous, côté client, ça ne le sera forcément pas non plus. Et c'est là souvent que commencent d'ailleurs les problèmes. Le deuxième point pour moi justement en parlant des clients, c'est le cadre avec le client. Tu dois poser des règles dès le départ. Pour moi c'est indispensable. Par exemple la fréquence des visites sur le chantier, le nombre de réunions, est-ce qu'il y est convié ou pas, le mode de communication. Ça aussi, pour moi, c'est important. Est-ce qu'on communique par WhatsApp ? Est-ce qu'on communique par mail, par SMS ? Et pour vous donner un exemple, moi, dans mes conditions générales de vente, j'ai cadré les horaires où je suis disponible. Je sais qu'au début, l'erreur qu'on essaie de faire souvent, c'est d'être peut-être trop disponible, de trop vouloir en faire. Mais en fait, on se laisse vite déborder les messages les dimanches, les messages les week-ends. Ça aussi, je ferai un épisode là-dessus sur comment communiquer avec les clients. Parce qu'au début, je pense qu'on a peur de trop vouloir paraître investi dans le projet. Mais ce n'est pas parce qu'on ne répond pas un dimanche qu'on n'est pas investi dans le projet. On a juste un cadre de travail qui est bien défini. Et pour moi, ça fonctionne mieux quand les règles sont posées dès le départ. Savoir aussi cadrer au niveau des prises de décisions. Est-ce que c'est à nous de prendre absolument toute l'entièreté des décisions ? Je ne suis pas sûre. De mon point de vue, un suivi de chantier, c'est aussi faire équipe avec le client. Les décisions doivent être prises d'un commun accord. Et encore plus s'il y a des décisions qui impactent le budget. Ça aussi, on en reparlera, mais c'est très important pour moi d'investir aussi le client autant que vous dans le projet. Et comment on gère les imprévus. En fait, l'idée, c'est de ne pas subir le chantier. Sinon, si on subit le chantier au lieu de le piloter, c'est là aussi que ça devient compliqué. Et le troisième point, c'est les artisans. Et là, pour moi, l'erreur classique, c'est vouloir tout contrôler. Notre rôle, ce n'est pas de faire à leur place, surtout pas. C'est de coordonner, anticiper et éventuellement de décider, prendre certaines décisions sur place. Mais en fait, c'est d'être dans la communication avec eux, mais surtout pas de jouer leur rôle, pas du tout. Donc au début, tu vas douter et c'est normal. Mais les artisans, pour moi, ils n'attendent pas que tu sois parfait. En fait, ils attendent que tu sois clair et surtout cohérent. Ensuite, il y a un truc que personne ne dit, c'est que ton premier chantier, je suis désolée, mais il ne sera pas parfait. Et peut-être pas le deuxième, et peut-être pas le troisième. On va oublier des choses, on va apprendre, on va ajuster. C'est exactement comme ça d'ailleurs qu'on progresse. Pour moi, le vrai objectif, ce n'est pas de faire un chantier parfait, c'est de faire un chantier que tu comprends, où tu vois ce qui fonctionne et surtout aussi ce qui ne fonctionne pas. Parce que c'est ça qui va te faire monter en niveau. C'est là où on va apprendre, évoluer et progresser. Donc si tu dois retenir une chose, c'est ne pas chercher à tout savoir, mais chercher à bien cadrer. Le reste, ça, ça prend sur le terrain. Donc dans le prochain épisode, on va essayer de voir les erreurs les plus fréquentes quand on débute sur un cheville de chantier. Celles qui coûtent du temps, de l'énergie et parfois même, et on va dire souvent aussi de l'argent. Alors j'espère que cette série d'épisodes va pouvoir t'aider à échanger sur les problématiques qu'on peut rencontrer sur un suivi de chantier, te faire évoluer et surtout t'aider à oser te lancer. Allez, on se retrouve au prochain épisode.
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