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Les erreurs typiques
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Les erreurs typiques
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bienvenue sur Chantier sans filtre, je suis Camille, maître d'oeuvre chez MC Design, agence d'architecture d'intérieur et de maîtrise d'oeuvre. Aujourd'hui, je vais aborder le sujet des erreurs typiques en début de suivi de chantier. On va parler de ce sujet essentiel pour tous ceux qui travaillent dans le bâtiment, dans la maîtrise d'oeuvre et qui, encore une fois, n'osent pas forcément se lancer ou en tout cas qui ont peur des erreurs qui peuvent arriver. Que vous soyez conducteur de travaux, architecte, maître d'ouvrage, Vous allez sûrement vous reconnaître dans certaines situations. Et l'objectif ici, c'est de vous aider justement à les éviter. D'abord, je vais vous parler de la préparation en amont. Négliger la préparation en amont, pour moi, c'est probablement l'erreur numéro un. On pense souvent que le chantier, il commence une fois que les travaux sont lancés. Mais en réalité, tout se joue avant. Si vous n'avez pas de plan assez détaillé, des dossiers techniques incomplets ou une absence de planning clair, La finalité, ça va être que les décisions prises dans l'urgence, les incompréhensions et pas forcément les travaux à refaire, c'est ce qui risque d'arriver. Mon conseil, c'est de prendre le temps de tout verrouiller avant le premier coup de pelle sur le chantier. Les plans, on passe beaucoup de temps sur la conception des plans, avec les modifications clientes. Mais il faut être certain que le plan soit bien cadré une fois que vous lancez votre chantier. J'ai même envie de dire, pour ma part, je cadre vraiment les plans avant même de rédiger le dossier de consultation des entreprises. Puisque dans votre DCE, il va y avoir les plans actuels, les plans projetés et le détail des travaux à chiffrer pour vos artisans. Donc si déjà là, vos plans sont incertains ou qu'on se dit, il y aura peut-être des modifications à ce niveau-là, ça risque d'être compliqué en termes de gestion par la suite. Donc mon conseil numéro 1, c'est vraiment, ce n'est pas une perte de temps de refaire les plans. mais vraiment qu'il soit acté, validé, essentiellement évidemment par votre client, mais que vous aussi vous soyez sûr de toute la technicité de votre plan. Moi, pour vous donner un exemple, je fais toujours une visite technique avec les artisans sur place. Alors j'ai déjà préconçu le plan, j'ai déjà un plan projeté de réaliser pour pouvoir en échanger avec eux. Mais je trouve ça hyper important de pouvoir échanger sur place avec les artisans parce qu'avec leur expertise de leur métier propre, peut-être qu'il y a des modifications qui vont s'apporter en amont, des petits changements. Ou si vous n'êtes pas sûr, sur le plan structurel, ça fera partie aussi d'un autre épisode, mais le fait de faire intervenir un bureau d'études techniques, c'est non négociable. Je vais vous donner un exemple. Par exemple... les clients qui vous demandent d'aménager un grenier, ce n'est pas parce que vous avez des comptes qui sont aménageables. Il y a peut-être des problèmes de structure. Est-ce que le plancher va pouvoir supporter les travaux que vous allez vouloir y réaliser ? Tout ça, c'est des points techniques qu'il faut valider bien évidemment en amont et pas au moment où on commence le chantier. Donc ça, c'est un premier point. La préparation en amont, elle est hyper importante. Le deuxième point pour moi, c'est avoir un planning flou, voire irréaliste. Parce qu'un chantier sans planning précis, c'est un peu comme partir en voyage sans carte ou sans avoir pris ses billets ou réserver ses hôtels en amont. Alors, vous allez me dire, des fois, ça peut se faire, mais en termes de gestion, ça risque d'être quand même très compliqué. Donc, qu'est-ce qui peut se passer ? Des délais sous-estimés, des interventions qui ne sont pas bien coordonnées et des marges de sécurité qui sont existantes. Et très vite, les retards s'accumulent. Donc, mon conseil, c'est construire un planning réaliste avec des marges. et surtout partagé avec tous les intervenants. Pour vous donner un tip, moi je fonctionne de la façon suivante, c'est-à-dire qu'avant même de rédiger le planning, je réunis les artisans qui ont été validés en termes de devis par le client, donc les entreprises qui ont été retenues pour faire le chantier, je les réunis à l'agence et on construit le planning ensemble. Parce que, encore une fois, les artisans, ce ne sont évidemment pas mes employés, je n'ai pas vu sur leur planning global. donc ils travaillent aussi avec d'autres personnes que moi, heureusement pour eux, mais tout ça pour dire que je ne peux pas leur dire qu'on démarre dans trois semaines sans savoir si ça peut être ok pour eux. Trois semaines évidemment c'est utopique, on est bien d'accord que je ne démarre jamais un chantier dans les trois semaines qui viennent, mais c'est pour vous donner un exemple. Donc dans mon process, en fait je les réunis et on se met ok sur un planning global pour que tout puisse s'enchaîner sans avoir de trou dans le planning. Et ça permet comme ça que tout le monde soit OK et que tout le monde valide les dates ensemble. Ensuite, pour moi, la troisième erreur, c'est une mauvaise communication entre les acteurs. Alors, vous allez me dire que c'est un grand classique, mais entre les artisans, le maître d'œuvre, le client, il y a souvent des informations qui circulent, mais pas toujours correctement. Donc, il peut y avoir des consignes mal transmises, des modifications non validées, une mauvaise compréhension des plans. Donc, tout ça, ça peut faire partie… la mauvaise communication, ça peut engendrer des erreurs et des soucis derrière. Donc moi, mon conseil, c'est de mettre en place des outils très simples, c'est-à-dire des comptes rendus de chantier. Donc pour ma part, c'est des réunions de chantier hebdomadaires, donc une fois par semaine. Et de toute façon, qu'il y ait réunion ou pas, je rédige un compte rendu de chantier de tout ce qui s'est passé dans la semaine, que j'envoie aux artisans et aux clients. Comme ça, chacun est au courant de tout ce qui s'est passé dans la semaine et éventuellement des échéances à venir. Mais au moins, ça permet une lecture claire et un suivi fluide du chantier. Donc ça m'amène au quatrième point qui peut être une quatrième erreur, c'est de ne pas faire des visites régulières. Donc au début, sur certains chantiers, on peut penser que tout va se dérouler comme prévu et qu'il n'y a pas besoin de venir forcément régulièrement. Pour moi, ça c'est une grosse erreur parce qu'un chantier, ça évolue vite et un petit problème, il peut devenir énorme en quelques jours. Donc mon conseil, c'est d'être présent dès le départ et encore plus sur des phases critiques du type les implantations des cloisons par exemple. Voilà, faire valider au client l'implantation parce que même des fois entre votre plan et puis le réel, il peut y avoir aussi des modulations même de quelques centimètres, mais ça peut jouer quand même sur le reste du chantier. Si vous avez une extension, être présent au moment des fondations, au moment du gros œuvre, enfin sur toutes les phases qui peuvent être importantes. Pour moi, il faut être présent régulièrement sur le chantier. Donc faire des visites régulières. Ce qui peut aussi jouer dans les erreurs, c'est ignorer les détails administratifs. On pense souvent que le terrain est prioritaire, mais l'administratif ça peut vite rattraper aussi. Donc des autorisations non vérifiées, des assurances incomplètes, des documents non signés, c'est là que les ennuis peuvent être sérieux. Donc moi mon conseil c'est vraiment s'assurer que tout est conforme avant et pendant le chantier. Donc on parlait d'assurance, mais les assurances décennales de tous les artisans. C'est non négociable, il faut les avoir avant le début du chantier. Ce n'est pas en plein milieu du chantier qu'on se rend compte qu'un artisan n'est pas assuré décennal. Ça, c'est quelque chose qui est très important. Ça fera aussi l'objet d'un autre épisode, c'est les assurances décennales. C'est non négociable. Et enfin, sous-estimer l'importance des premières impressions. Parce qu'en effet, pour moi, les premiers jours, ils donnent le ton au niveau de la coordination, savoir si ça va être fluide et au niveau de l'attention des équipes. Démarrer proprement avec une organisation claire et professionnelle, pour moi c'est l'essentiel. Donc si je pouvais faire un résumé de tout ça, pour moi le début d'un switch entier c'est un peu la phase critique. Donc les erreurs les plus fréquentes, elles sont souvent liées pour résumer à un manque de préparation, une communication insuffisante et une organisation trop légère. Mais avec un peu de rigueur et de l'anticipation, Pour le coup, bonne nouvelle, elles sont quand même facilement évitables. Tout ça, toutes ces erreurs-là, c'est vraiment des erreurs à éviter dès le départ pour être plus serein, pour avoir un suite chantier qui se fait plus dans la fluidité. On va rentrer très certainement dans le détail de chacune d'elles dans chaque épisode, mais en tout cas, je voulais vous donner pour moi une liste des erreurs typiques quand on commence le suite chantier qui sont à éviter. Donc si vous, vous avez déjà rencontré des erreurs comme ça, ou que vous avez eu un retour précis d'erreurs que vous avez pu faire sur vos premiers suivis de chantier, n'hésitez pas à me le partager. Et on se retrouve dans le prochain épisode.
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Bienvenue sur Chantier sans filtre, je suis Camille, maître d'oeuvre chez MC Design, agence d'architecture d'intérieur et de maîtrise d'oeuvre. Aujourd'hui, je vais aborder le sujet des erreurs typiques en début de suivi de chantier. On va parler de ce sujet essentiel pour tous ceux qui travaillent dans le bâtiment, dans la maîtrise d'oeuvre et qui, encore une fois, n'osent pas forcément se lancer ou en tout cas qui ont peur des erreurs qui peuvent arriver. Que vous soyez conducteur de travaux, architecte, maître d'ouvrage, Vous allez sûrement vous reconnaître dans certaines situations. Et l'objectif ici, c'est de vous aider justement à les éviter. D'abord, je vais vous parler de la préparation en amont. Négliger la préparation en amont, pour moi, c'est probablement l'erreur numéro un. On pense souvent que le chantier, il commence une fois que les travaux sont lancés. Mais en réalité, tout se joue avant. Si vous n'avez pas de plan assez détaillé, des dossiers techniques incomplets ou une absence de planning clair, La finalité, ça va être que les décisions prises dans l'urgence, les incompréhensions et pas forcément les travaux à refaire, c'est ce qui risque d'arriver. Mon conseil, c'est de prendre le temps de tout verrouiller avant le premier coup de pelle sur le chantier. Les plans, on passe beaucoup de temps sur la conception des plans, avec les modifications clientes. Mais il faut être certain que le plan soit bien cadré une fois que vous lancez votre chantier. J'ai même envie de dire, pour ma part, je cadre vraiment les plans avant même de rédiger le dossier de consultation des entreprises. Puisque dans votre DCE, il va y avoir les plans actuels, les plans projetés et le détail des travaux à chiffrer pour vos artisans. Donc si déjà là, vos plans sont incertains ou qu'on se dit, il y aura peut-être des modifications à ce niveau-là, ça risque d'être compliqué en termes de gestion par la suite. Donc mon conseil numéro 1, c'est vraiment, ce n'est pas une perte de temps de refaire les plans. mais vraiment qu'il soit acté, validé, essentiellement évidemment par votre client, mais que vous aussi vous soyez sûr de toute la technicité de votre plan. Moi, pour vous donner un exemple, je fais toujours une visite technique avec les artisans sur place. Alors j'ai déjà préconçu le plan, j'ai déjà un plan projeté de réaliser pour pouvoir en échanger avec eux. Mais je trouve ça hyper important de pouvoir échanger sur place avec les artisans parce qu'avec leur expertise de leur métier propre, peut-être qu'il y a des modifications qui vont s'apporter en amont, des petits changements. Ou si vous n'êtes pas sûr, sur le plan structurel, ça fera partie aussi d'un autre épisode, mais le fait de faire intervenir un bureau d'études techniques, c'est non négociable. Je vais vous donner un exemple. Par exemple... les clients qui vous demandent d'aménager un grenier, ce n'est pas parce que vous avez des comptes qui sont aménageables. Il y a peut-être des problèmes de structure. Est-ce que le plancher va pouvoir supporter les travaux que vous allez vouloir y réaliser ? Tout ça, c'est des points techniques qu'il faut valider bien évidemment en amont et pas au moment où on commence le chantier. Donc ça, c'est un premier point. La préparation en amont, elle est hyper importante. Le deuxième point pour moi, c'est avoir un planning flou, voire irréaliste. Parce qu'un chantier sans planning précis, c'est un peu comme partir en voyage sans carte ou sans avoir pris ses billets ou réserver ses hôtels en amont. Alors, vous allez me dire, des fois, ça peut se faire, mais en termes de gestion, ça risque d'être quand même très compliqué. Donc, qu'est-ce qui peut se passer ? Des délais sous-estimés, des interventions qui ne sont pas bien coordonnées et des marges de sécurité qui sont existantes. Et très vite, les retards s'accumulent. Donc, mon conseil, c'est construire un planning réaliste avec des marges. et surtout partagé avec tous les intervenants. Pour vous donner un tip, moi je fonctionne de la façon suivante, c'est-à-dire qu'avant même de rédiger le planning, je réunis les artisans qui ont été validés en termes de devis par le client, donc les entreprises qui ont été retenues pour faire le chantier, je les réunis à l'agence et on construit le planning ensemble. Parce que, encore une fois, les artisans, ce ne sont évidemment pas mes employés, je n'ai pas vu sur leur planning global. donc ils travaillent aussi avec d'autres personnes que moi, heureusement pour eux, mais tout ça pour dire que je ne peux pas leur dire qu'on démarre dans trois semaines sans savoir si ça peut être ok pour eux. Trois semaines évidemment c'est utopique, on est bien d'accord que je ne démarre jamais un chantier dans les trois semaines qui viennent, mais c'est pour vous donner un exemple. Donc dans mon process, en fait je les réunis et on se met ok sur un planning global pour que tout puisse s'enchaîner sans avoir de trou dans le planning. Et ça permet comme ça que tout le monde soit OK et que tout le monde valide les dates ensemble. Ensuite, pour moi, la troisième erreur, c'est une mauvaise communication entre les acteurs. Alors, vous allez me dire que c'est un grand classique, mais entre les artisans, le maître d'œuvre, le client, il y a souvent des informations qui circulent, mais pas toujours correctement. Donc, il peut y avoir des consignes mal transmises, des modifications non validées, une mauvaise compréhension des plans. Donc, tout ça, ça peut faire partie… la mauvaise communication, ça peut engendrer des erreurs et des soucis derrière. Donc moi, mon conseil, c'est de mettre en place des outils très simples, c'est-à-dire des comptes rendus de chantier. Donc pour ma part, c'est des réunions de chantier hebdomadaires, donc une fois par semaine. Et de toute façon, qu'il y ait réunion ou pas, je rédige un compte rendu de chantier de tout ce qui s'est passé dans la semaine, que j'envoie aux artisans et aux clients. Comme ça, chacun est au courant de tout ce qui s'est passé dans la semaine et éventuellement des échéances à venir. Mais au moins, ça permet une lecture claire et un suivi fluide du chantier. Donc ça m'amène au quatrième point qui peut être une quatrième erreur, c'est de ne pas faire des visites régulières. Donc au début, sur certains chantiers, on peut penser que tout va se dérouler comme prévu et qu'il n'y a pas besoin de venir forcément régulièrement. Pour moi, ça c'est une grosse erreur parce qu'un chantier, ça évolue vite et un petit problème, il peut devenir énorme en quelques jours. Donc mon conseil, c'est d'être présent dès le départ et encore plus sur des phases critiques du type les implantations des cloisons par exemple. Voilà, faire valider au client l'implantation parce que même des fois entre votre plan et puis le réel, il peut y avoir aussi des modulations même de quelques centimètres, mais ça peut jouer quand même sur le reste du chantier. Si vous avez une extension, être présent au moment des fondations, au moment du gros œuvre, enfin sur toutes les phases qui peuvent être importantes. Pour moi, il faut être présent régulièrement sur le chantier. Donc faire des visites régulières. Ce qui peut aussi jouer dans les erreurs, c'est ignorer les détails administratifs. On pense souvent que le terrain est prioritaire, mais l'administratif ça peut vite rattraper aussi. Donc des autorisations non vérifiées, des assurances incomplètes, des documents non signés, c'est là que les ennuis peuvent être sérieux. Donc moi mon conseil c'est vraiment s'assurer que tout est conforme avant et pendant le chantier. Donc on parlait d'assurance, mais les assurances décennales de tous les artisans. C'est non négociable, il faut les avoir avant le début du chantier. Ce n'est pas en plein milieu du chantier qu'on se rend compte qu'un artisan n'est pas assuré décennal. Ça, c'est quelque chose qui est très important. Ça fera aussi l'objet d'un autre épisode, c'est les assurances décennales. C'est non négociable. Et enfin, sous-estimer l'importance des premières impressions. Parce qu'en effet, pour moi, les premiers jours, ils donnent le ton au niveau de la coordination, savoir si ça va être fluide et au niveau de l'attention des équipes. Démarrer proprement avec une organisation claire et professionnelle, pour moi c'est l'essentiel. Donc si je pouvais faire un résumé de tout ça, pour moi le début d'un switch entier c'est un peu la phase critique. Donc les erreurs les plus fréquentes, elles sont souvent liées pour résumer à un manque de préparation, une communication insuffisante et une organisation trop légère. Mais avec un peu de rigueur et de l'anticipation, Pour le coup, bonne nouvelle, elles sont quand même facilement évitables. Tout ça, toutes ces erreurs-là, c'est vraiment des erreurs à éviter dès le départ pour être plus serein, pour avoir un suite chantier qui se fait plus dans la fluidité. On va rentrer très certainement dans le détail de chacune d'elles dans chaque épisode, mais en tout cas, je voulais vous donner pour moi une liste des erreurs typiques quand on commence le suite chantier qui sont à éviter. Donc si vous, vous avez déjà rencontré des erreurs comme ça, ou que vous avez eu un retour précis d'erreurs que vous avez pu faire sur vos premiers suivis de chantier, n'hésitez pas à me le partager. Et on se retrouve dans le prochain épisode.
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Si vous n'avez pas de plan assez détaillé, des dossiers techniques incomplets ou une absence de planning clair, La finalité, ça va être que les décisions prises dans l'urgence, les incompréhensions et pas forcément les travaux à refaire, c'est ce qui risque d'arriver. Mon conseil, c'est de prendre le temps de tout verrouiller avant le premier coup de pelle sur le chantier. Les plans, on passe beaucoup de temps sur la conception des plans, avec les modifications clientes. Mais il faut être certain que le plan soit bien cadré une fois que vous lancez votre chantier. J'ai même envie de dire, pour ma part, je cadre vraiment les plans avant même de rédiger le dossier de consultation des entreprises. Puisque dans votre DCE, il va y avoir les plans actuels, les plans projetés et le détail des travaux à chiffrer pour vos artisans. Donc si déjà là, vos plans sont incertains ou qu'on se dit, il y aura peut-être des modifications à ce niveau-là, ça risque d'être compliqué en termes de gestion par la suite. Donc mon conseil numéro 1, c'est vraiment, ce n'est pas une perte de temps de refaire les plans. mais vraiment qu'il soit acté, validé, essentiellement évidemment par votre client, mais que vous aussi vous soyez sûr de toute la technicité de votre plan. Moi, pour vous donner un exemple, je fais toujours une visite technique avec les artisans sur place. Alors j'ai déjà préconçu le plan, j'ai déjà un plan projeté de réaliser pour pouvoir en échanger avec eux. Mais je trouve ça hyper important de pouvoir échanger sur place avec les artisans parce qu'avec leur expertise de leur métier propre, peut-être qu'il y a des modifications qui vont s'apporter en amont, des petits changements. Ou si vous n'êtes pas sûr, sur le plan structurel, ça fera partie aussi d'un autre épisode, mais le fait de faire intervenir un bureau d'études techniques, c'est non négociable. Je vais vous donner un exemple. Par exemple... les clients qui vous demandent d'aménager un grenier, ce n'est pas parce que vous avez des comptes qui sont aménageables. Il y a peut-être des problèmes de structure. Est-ce que le plancher va pouvoir supporter les travaux que vous allez vouloir y réaliser ? Tout ça, c'est des points techniques qu'il faut valider bien évidemment en amont et pas au moment où on commence le chantier. Donc ça, c'est un premier point. La préparation en amont, elle est hyper importante. Le deuxième point pour moi, c'est avoir un planning flou, voire irréaliste. Parce qu'un chantier sans planning précis, c'est un peu comme partir en voyage sans carte ou sans avoir pris ses billets ou réserver ses hôtels en amont. Alors, vous allez me dire, des fois, ça peut se faire, mais en termes de gestion, ça risque d'être quand même très compliqué. Donc, qu'est-ce qui peut se passer ? Des délais sous-estimés, des interventions qui ne sont pas bien coordonnées et des marges de sécurité qui sont existantes. Et très vite, les retards s'accumulent. Donc, mon conseil, c'est construire un planning réaliste avec des marges. et surtout partagé avec tous les intervenants. Pour vous donner un tip, moi je fonctionne de la façon suivante, c'est-à-dire qu'avant même de rédiger le planning, je réunis les artisans qui ont été validés en termes de devis par le client, donc les entreprises qui ont été retenues pour faire le chantier, je les réunis à l'agence et on construit le planning ensemble. Parce que, encore une fois, les artisans, ce ne sont évidemment pas mes employés, je n'ai pas vu sur leur planning global. donc ils travaillent aussi avec d'autres personnes que moi, heureusement pour eux, mais tout ça pour dire que je ne peux pas leur dire qu'on démarre dans trois semaines sans savoir si ça peut être ok pour eux. Trois semaines évidemment c'est utopique, on est bien d'accord que je ne démarre jamais un chantier dans les trois semaines qui viennent, mais c'est pour vous donner un exemple. Donc dans mon process, en fait je les réunis et on se met ok sur un planning global pour que tout puisse s'enchaîner sans avoir de trou dans le planning. Et ça permet comme ça que tout le monde soit OK et que tout le monde valide les dates ensemble. Ensuite, pour moi, la troisième erreur, c'est une mauvaise communication entre les acteurs. Alors, vous allez me dire que c'est un grand classique, mais entre les artisans, le maître d'œuvre, le client, il y a souvent des informations qui circulent, mais pas toujours correctement. Donc, il peut y avoir des consignes mal transmises, des modifications non validées, une mauvaise compréhension des plans. Donc, tout ça, ça peut faire partie… la mauvaise communication, ça peut engendrer des erreurs et des soucis derrière. Donc moi, mon conseil, c'est de mettre en place des outils très simples, c'est-à-dire des comptes rendus de chantier. Donc pour ma part, c'est des réunions de chantier hebdomadaires, donc une fois par semaine. Et de toute façon, qu'il y ait réunion ou pas, je rédige un compte rendu de chantier de tout ce qui s'est passé dans la semaine, que j'envoie aux artisans et aux clients. Comme ça, chacun est au courant de tout ce qui s'est passé dans la semaine et éventuellement des échéances à venir. Mais au moins, ça permet une lecture claire et un suivi fluide du chantier. Donc ça m'amène au quatrième point qui peut être une quatrième erreur, c'est de ne pas faire des visites régulières. Donc au début, sur certains chantiers, on peut penser que tout va se dérouler comme prévu et qu'il n'y a pas besoin de venir forcément régulièrement. Pour moi, ça c'est une grosse erreur parce qu'un chantier, ça évolue vite et un petit problème, il peut devenir énorme en quelques jours. Donc mon conseil, c'est d'être présent dès le départ et encore plus sur des phases critiques du type les implantations des cloisons par exemple. Voilà, faire valider au client l'implantation parce que même des fois entre votre plan et puis le réel, il peut y avoir aussi des modulations même de quelques centimètres, mais ça peut jouer quand même sur le reste du chantier. Si vous avez une extension, être présent au moment des fondations, au moment du gros œuvre, enfin sur toutes les phases qui peuvent être importantes. Pour moi, il faut être présent régulièrement sur le chantier. Donc faire des visites régulières. Ce qui peut aussi jouer dans les erreurs, c'est ignorer les détails administratifs. On pense souvent que le terrain est prioritaire, mais l'administratif ça peut vite rattraper aussi. Donc des autorisations non vérifiées, des assurances incomplètes, des documents non signés, c'est là que les ennuis peuvent être sérieux. Donc moi mon conseil c'est vraiment s'assurer que tout est conforme avant et pendant le chantier. Donc on parlait d'assurance, mais les assurances décennales de tous les artisans. C'est non négociable, il faut les avoir avant le début du chantier. Ce n'est pas en plein milieu du chantier qu'on se rend compte qu'un artisan n'est pas assuré décennal. Ça, c'est quelque chose qui est très important. Ça fera aussi l'objet d'un autre épisode, c'est les assurances décennales. C'est non négociable. Et enfin, sous-estimer l'importance des premières impressions. Parce qu'en effet, pour moi, les premiers jours, ils donnent le ton au niveau de la coordination, savoir si ça va être fluide et au niveau de l'attention des équipes. Démarrer proprement avec une organisation claire et professionnelle, pour moi c'est l'essentiel. Donc si je pouvais faire un résumé de tout ça, pour moi le début d'un switch entier c'est un peu la phase critique. Donc les erreurs les plus fréquentes, elles sont souvent liées pour résumer à un manque de préparation, une communication insuffisante et une organisation trop légère. Mais avec un peu de rigueur et de l'anticipation, Pour le coup, bonne nouvelle, elles sont quand même facilement évitables. Tout ça, toutes ces erreurs-là, c'est vraiment des erreurs à éviter dès le départ pour être plus serein, pour avoir un suite chantier qui se fait plus dans la fluidité. On va rentrer très certainement dans le détail de chacune d'elles dans chaque épisode, mais en tout cas, je voulais vous donner pour moi une liste des erreurs typiques quand on commence le suite chantier qui sont à éviter. Donc si vous, vous avez déjà rencontré des erreurs comme ça, ou que vous avez eu un retour précis d'erreurs que vous avez pu faire sur vos premiers suivis de chantier, n'hésitez pas à me le partager. Et on se retrouve dans le prochain épisode.
Description
Les erreurs typiques
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bienvenue sur Chantier sans filtre, je suis Camille, maître d'oeuvre chez MC Design, agence d'architecture d'intérieur et de maîtrise d'oeuvre. Aujourd'hui, je vais aborder le sujet des erreurs typiques en début de suivi de chantier. On va parler de ce sujet essentiel pour tous ceux qui travaillent dans le bâtiment, dans la maîtrise d'oeuvre et qui, encore une fois, n'osent pas forcément se lancer ou en tout cas qui ont peur des erreurs qui peuvent arriver. Que vous soyez conducteur de travaux, architecte, maître d'ouvrage, Vous allez sûrement vous reconnaître dans certaines situations. Et l'objectif ici, c'est de vous aider justement à les éviter. D'abord, je vais vous parler de la préparation en amont. Négliger la préparation en amont, pour moi, c'est probablement l'erreur numéro un. On pense souvent que le chantier, il commence une fois que les travaux sont lancés. Mais en réalité, tout se joue avant. Si vous n'avez pas de plan assez détaillé, des dossiers techniques incomplets ou une absence de planning clair, La finalité, ça va être que les décisions prises dans l'urgence, les incompréhensions et pas forcément les travaux à refaire, c'est ce qui risque d'arriver. Mon conseil, c'est de prendre le temps de tout verrouiller avant le premier coup de pelle sur le chantier. Les plans, on passe beaucoup de temps sur la conception des plans, avec les modifications clientes. Mais il faut être certain que le plan soit bien cadré une fois que vous lancez votre chantier. J'ai même envie de dire, pour ma part, je cadre vraiment les plans avant même de rédiger le dossier de consultation des entreprises. Puisque dans votre DCE, il va y avoir les plans actuels, les plans projetés et le détail des travaux à chiffrer pour vos artisans. Donc si déjà là, vos plans sont incertains ou qu'on se dit, il y aura peut-être des modifications à ce niveau-là, ça risque d'être compliqué en termes de gestion par la suite. Donc mon conseil numéro 1, c'est vraiment, ce n'est pas une perte de temps de refaire les plans. mais vraiment qu'il soit acté, validé, essentiellement évidemment par votre client, mais que vous aussi vous soyez sûr de toute la technicité de votre plan. Moi, pour vous donner un exemple, je fais toujours une visite technique avec les artisans sur place. Alors j'ai déjà préconçu le plan, j'ai déjà un plan projeté de réaliser pour pouvoir en échanger avec eux. Mais je trouve ça hyper important de pouvoir échanger sur place avec les artisans parce qu'avec leur expertise de leur métier propre, peut-être qu'il y a des modifications qui vont s'apporter en amont, des petits changements. Ou si vous n'êtes pas sûr, sur le plan structurel, ça fera partie aussi d'un autre épisode, mais le fait de faire intervenir un bureau d'études techniques, c'est non négociable. Je vais vous donner un exemple. Par exemple... les clients qui vous demandent d'aménager un grenier, ce n'est pas parce que vous avez des comptes qui sont aménageables. Il y a peut-être des problèmes de structure. Est-ce que le plancher va pouvoir supporter les travaux que vous allez vouloir y réaliser ? Tout ça, c'est des points techniques qu'il faut valider bien évidemment en amont et pas au moment où on commence le chantier. Donc ça, c'est un premier point. La préparation en amont, elle est hyper importante. Le deuxième point pour moi, c'est avoir un planning flou, voire irréaliste. Parce qu'un chantier sans planning précis, c'est un peu comme partir en voyage sans carte ou sans avoir pris ses billets ou réserver ses hôtels en amont. Alors, vous allez me dire, des fois, ça peut se faire, mais en termes de gestion, ça risque d'être quand même très compliqué. Donc, qu'est-ce qui peut se passer ? Des délais sous-estimés, des interventions qui ne sont pas bien coordonnées et des marges de sécurité qui sont existantes. Et très vite, les retards s'accumulent. Donc, mon conseil, c'est construire un planning réaliste avec des marges. et surtout partagé avec tous les intervenants. Pour vous donner un tip, moi je fonctionne de la façon suivante, c'est-à-dire qu'avant même de rédiger le planning, je réunis les artisans qui ont été validés en termes de devis par le client, donc les entreprises qui ont été retenues pour faire le chantier, je les réunis à l'agence et on construit le planning ensemble. Parce que, encore une fois, les artisans, ce ne sont évidemment pas mes employés, je n'ai pas vu sur leur planning global. donc ils travaillent aussi avec d'autres personnes que moi, heureusement pour eux, mais tout ça pour dire que je ne peux pas leur dire qu'on démarre dans trois semaines sans savoir si ça peut être ok pour eux. Trois semaines évidemment c'est utopique, on est bien d'accord que je ne démarre jamais un chantier dans les trois semaines qui viennent, mais c'est pour vous donner un exemple. Donc dans mon process, en fait je les réunis et on se met ok sur un planning global pour que tout puisse s'enchaîner sans avoir de trou dans le planning. Et ça permet comme ça que tout le monde soit OK et que tout le monde valide les dates ensemble. Ensuite, pour moi, la troisième erreur, c'est une mauvaise communication entre les acteurs. Alors, vous allez me dire que c'est un grand classique, mais entre les artisans, le maître d'œuvre, le client, il y a souvent des informations qui circulent, mais pas toujours correctement. Donc, il peut y avoir des consignes mal transmises, des modifications non validées, une mauvaise compréhension des plans. Donc, tout ça, ça peut faire partie… la mauvaise communication, ça peut engendrer des erreurs et des soucis derrière. Donc moi, mon conseil, c'est de mettre en place des outils très simples, c'est-à-dire des comptes rendus de chantier. Donc pour ma part, c'est des réunions de chantier hebdomadaires, donc une fois par semaine. Et de toute façon, qu'il y ait réunion ou pas, je rédige un compte rendu de chantier de tout ce qui s'est passé dans la semaine, que j'envoie aux artisans et aux clients. Comme ça, chacun est au courant de tout ce qui s'est passé dans la semaine et éventuellement des échéances à venir. Mais au moins, ça permet une lecture claire et un suivi fluide du chantier. Donc ça m'amène au quatrième point qui peut être une quatrième erreur, c'est de ne pas faire des visites régulières. Donc au début, sur certains chantiers, on peut penser que tout va se dérouler comme prévu et qu'il n'y a pas besoin de venir forcément régulièrement. Pour moi, ça c'est une grosse erreur parce qu'un chantier, ça évolue vite et un petit problème, il peut devenir énorme en quelques jours. Donc mon conseil, c'est d'être présent dès le départ et encore plus sur des phases critiques du type les implantations des cloisons par exemple. Voilà, faire valider au client l'implantation parce que même des fois entre votre plan et puis le réel, il peut y avoir aussi des modulations même de quelques centimètres, mais ça peut jouer quand même sur le reste du chantier. Si vous avez une extension, être présent au moment des fondations, au moment du gros œuvre, enfin sur toutes les phases qui peuvent être importantes. Pour moi, il faut être présent régulièrement sur le chantier. Donc faire des visites régulières. Ce qui peut aussi jouer dans les erreurs, c'est ignorer les détails administratifs. On pense souvent que le terrain est prioritaire, mais l'administratif ça peut vite rattraper aussi. Donc des autorisations non vérifiées, des assurances incomplètes, des documents non signés, c'est là que les ennuis peuvent être sérieux. Donc moi mon conseil c'est vraiment s'assurer que tout est conforme avant et pendant le chantier. Donc on parlait d'assurance, mais les assurances décennales de tous les artisans. C'est non négociable, il faut les avoir avant le début du chantier. Ce n'est pas en plein milieu du chantier qu'on se rend compte qu'un artisan n'est pas assuré décennal. Ça, c'est quelque chose qui est très important. Ça fera aussi l'objet d'un autre épisode, c'est les assurances décennales. C'est non négociable. Et enfin, sous-estimer l'importance des premières impressions. Parce qu'en effet, pour moi, les premiers jours, ils donnent le ton au niveau de la coordination, savoir si ça va être fluide et au niveau de l'attention des équipes. Démarrer proprement avec une organisation claire et professionnelle, pour moi c'est l'essentiel. Donc si je pouvais faire un résumé de tout ça, pour moi le début d'un switch entier c'est un peu la phase critique. Donc les erreurs les plus fréquentes, elles sont souvent liées pour résumer à un manque de préparation, une communication insuffisante et une organisation trop légère. Mais avec un peu de rigueur et de l'anticipation, Pour le coup, bonne nouvelle, elles sont quand même facilement évitables. Tout ça, toutes ces erreurs-là, c'est vraiment des erreurs à éviter dès le départ pour être plus serein, pour avoir un suite chantier qui se fait plus dans la fluidité. On va rentrer très certainement dans le détail de chacune d'elles dans chaque épisode, mais en tout cas, je voulais vous donner pour moi une liste des erreurs typiques quand on commence le suite chantier qui sont à éviter. Donc si vous, vous avez déjà rencontré des erreurs comme ça, ou que vous avez eu un retour précis d'erreurs que vous avez pu faire sur vos premiers suivis de chantier, n'hésitez pas à me le partager. Et on se retrouve dans le prochain épisode.
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