Description
Structurer son chantier
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Structurer son chantier
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bienvenue sur Chantier sans filtre, moi c'est Camille, architecte d'intérieur et maître d'oeuvre à l'agence MC Design et aujourd'hui on va parler structure d'un chantier en maîtrise d'oeuvre, les bases d'un suivi efficace. Donc un chantier bien structuré, ça commence déjà par la première étape, c'est-à-dire la préparation. Donc bien évidemment vous avez fait toute l'étape de plan, étude projet qui a été validée par client. L'étape suivante. c'est bien préparer le dossier de consultation des entreprises, le DCE. C'est un dossier qui va récapituler tout ce que vous souhaitez faire chiffrer aux artisans. Ça récapitule les plans actuels, les plans projetés, et un détail de chaque lot bien défini. Par exemple, pour le lot électricité, je joins toujours un premier plan électrique. Alors bien évidemment, on pourra apporter des modulations par la suite avec le client, mais ça permet de balayer. toutes les étapes du chantier et toutes les phases que je souhaite faire chiffrer. Donc ça demande une bonne compréhension du projet en général, et surtout une définition précise des rôles de chacun. Qui fait quoi ? Qui valide quoi ? Qui coordonne ? Par exemple, si vous avez de la démolition, à qui est-ce qu'on la confie ? Si on a de la maçonnerie, est-ce que c'est aux maçons ? Si on a du placo, est-ce que c'est notre plaquiste qui va s'occuper de la partie démolition ? Si on a un sol à retirer, est-ce que c'est le plaquiste également ? Qui le retire en même temps que les cloisons qu'il a à démolir ? Ou est-ce qu'on laisse ça au peintre ? Tout ça, c'est une phase qui est quand même importante, parce qu'il faut bien définir les rôles de chacun. En gros, en maîtrise d'œuvre, on est un peu le chef d'orchestre. Et sans cadre clair, le chantier devient rapidement une vraie cacophonie. Ensuite, il faut planifier intelligemment. C'est le deuxième plié, la planification. Un planning travaux bien construit est indispensable. Qu'est-ce qu'on doit y retrouver dans votre planning chantier ? Les phases clés, intégrer les délais d'approvisionnement, il ne faut pas oublier ça parce que ça peut vite créer un décalage, anticiper les interfaces entre corps d'état. Moi, personnellement, dans mon process, j'ai pour habitude de réunir tous les artisans en réunion, juste entre nous, pour poser les dates du planning. Parce que bien évidemment, je n'ai pas vu sur leur planning global, ils ne travaillent pas avec moi, et pour qu'on puisse sortir un planning. qui correspondent à l'ensemble des corps d'État, c'est beaucoup plus simple de les réunir. On sort tous nos agendas et on voit à quelle date on cale tout ça et comment est-ce qu'on peut enchaîner au mieux. Alors attention, ça reste un planning prévisionnel. Le planning n'est pas figé. Il va évoluer et être mis à jour régulièrement en fonction des aléas du chantier. L'erreur classique, c'est de faire un planning et de plus jamais le regarder. Il faut systématiquement le remettre à jour. Ensuite, la phase importante, c'est structurer la communication. Un chantier, c'est, j'ai envie de dire, une aventure collective. Et sans communication structurée, les problèmes s'accumulent. Concrètement, ça passe par quoi ? Par des réunions de chantier régulières. Moi, personnellement, c'est souvent hebdomadaire. Après, en fonction de la complexité du projet, si c'est un projet particulier, si c'est un projet pro, ça dépend vraiment de comment est-ce que se structure votre chantier. Ça peut être une fois toutes les deux semaines. Là, c'est vraiment à vous de voir comment vous souhaitez organiser ça, mais moi, généralement, c'est hebdomadaire. Par contre, ce qui est hebdomadaire, et ça, c'est non négociable, c'est les comptes rendus précis, écrits et diffusés rapidement, donc à l'ensemble des artisans qui interviennent sur votre chantier, mais également aux maîtres d'ouvrage, aux clients, pour qu'ils puissent aussi suivre l'évolution de son chantier s'ils ne participent pas forcément à toutes les réunions. C'est des circuits de validation clairs. Et chaque décision doit être tracée, chaque modification doit être formalisée. Ce qui n'est pas écrit, en gros, n'existe pas. Alors bien sûr, on n'est pas des machines, mais je peux vous assurer par expérience que si une information n'a pas été écrite, vous pouvez être certain que c'est celle-ci qui va poser un problème à un moment donné. Ça, c'est systématique, j'ai envie de vous dire. Là, pour expérience, à chaque fois que j'ai eu des questionnements ou des interrogations sur un chantier, ou même des soucis qui ont pu remonter, vous pouvez être sûr que c'est l'information que j'avais évidemment oublié d'écrire. On n'est pas des machines, mais on fait attention, on essaye quand même de noter un maximum de choses, surtout s'il y a des modifications, c'est là-dessus que je suis très vigilante. Après, on peut passer à côté de certains points, mais le but, c'est d'en éviter un maximum et de retranscrire un maximum d'éléments. Aujourd'hui, impossible de piloter un chantier efficacement sans outils clairs. Un suivi financier des travaux, un planning partagé. L'objectif, c'est simple, c'est avoir une communication claire et en temps réel de l'avancement. Moi personnellement, les comptes rendus de chantier, c'est ce qui me permet de garder un lien et que tout le monde ait les mêmes informations au même moment. Ensuite, il faut gérer les aléas. Sur un chantier, les imprévus ne sont pas une exception, mais c'est la règle. Retard, erreurs, des contraintes techniques, la météo aussi, ça peut rentrer en compte suivant votre projet. La vraie conséquence en maîtrise d'œuvre, ce n'est pas d'éviter les problèmes, mais c'est de savoir les gérer rapidement. Et ça implique de réagir vite, de proposer des solutions et de maintenir le cap du projet. Je fais un petit parallèle parce que ça peut souvent... C'est un petit peu le métier de l'ombre et ça peut être un petit peu frustrant des fois parce que moi, je ne suis pas à appeler mes clients toutes les cinq minutes pour leur dire « Voilà, là, j'ai appelé l'artisan, j'ai appelé un tel, j'ai vu ça avec un tel. » Non, parce que justement, je pars du principe que mon rôle, c'est aussi d'absorber tout ça. Et j'ai envie de dire, entre guillemets, presque que ça ne se voit pas tout ce que je fais. Mais c'est ce qui est très frustrant parce que des fois, on peut avoir l'impression que, pas que je ne fais rien, c'est peut-être un petit peu fort comme terme, mais les clients n'ont pas forcément la dimension de tout ce qui implique. Très sincèrement, si je sortais mon relevé téléphonique, je pense que ça serait assez impressionnant parce que je fais une cinquantaine d'appels par jour. Les artisans, je les ai 5, 6 fois, 7 fois, 8 fois par jour au téléphone, couplés avec les SMS. Alors, c'est des SMS rapides et c'est des appels rapides. Des fois, c'est une minute, deux minutes. Mais tout ça cumulé sur la journée, en fait, on ne se rend pas forcément compte de la somme de travail au niveau communication que ça demande. Alors, c'est notre rôle. Et c'est aussi pour ça qu'on est là, pour absorber. Mais des fois, les clients peuvent avoir aussi l'impression, enfin, pas prendre la dimension des choses et pas se rendre compte un petit peu de tout ce que ça implique comme communication et comme temps de présence et comme investissement. Mais ça c'est important. La communication je trouve ça hyper important et ça n'empêche que même si le client ne s'en rend pas compte, il faut le faire. Assurer le suivi de qualité, donc structurer un chantier c'est aussi garantir effectivement la qualité. Ça passe par des visites régulières sur site, ça c'est sûr que si vous ne passez pas régulièrement sur vos chantiers, vous ne pouvez pas vous rendre compte de ce qui se passe. Généralement j'y passe deux à trois fois par semaine, ça dépend vraiment des fois. Et là encore une fois pareil, je ne dis pas aux clients à chaque fois que j'y passe, des fois je passe 5 minutes, 10 minutes, quand un artisan a une question, je ne suis pas loin, je fais un détour. En plus de la réunion de chantier hebdomadaire, mais ça c'est des points que je n'aborde pas forcément avec les clients, je ne pointe pas en fait mes passages sur chantier. Mais c'est important de faire des visites régulières sur site, de contrôler les exécutions et d'avoir une vigilance constante sur la conformité des plans. Le suivi de qualité, il ne se fait pas à la fin, mais il se fait tout au long du chantier. Enfin, il y a un point important aussi, c'est anticiper la réception. Un chantier bien structuré, il se termine en douceur. La réception ne doit pas être une surprise, elle doit être préparée en avant. Avec des pré-réceptions, la levée progressive des réserves et une vérification complète des ouvrages. En fait, plus on anticipe cette phase, plus elle sera fluide. Si on arrive à la réception de chantier et qu'on n'a pas relevé des points qui peuvent s'apparenter à des réserves, déjà ça fait perdre du temps à tout le monde, ça met du stress. Et puis vis-à-vis du client, ça peut aussi lui donner l'impression d'un chantier qui n'est pas fini, qui n'est pas abouti. Alors que si on anticipe en amont, la réception est indispensable parce que pour rappel, ça fait le lancement des garanties. Garantie de parfait achèvement, parfait fonctionnement et des garanties décennales. Donc c'est indispensable de la faire. Mais pour qu'elle se fasse au mieux et qu'elle soit le plus fluide possible, d'avoir anticipé les réserves qu'il pourrait y avoir. C'est important et ça fait gagner du temps à tout le monde. Et puis surtout, ça donne une image positive de la fin du chantier, parce que même s'il y a toujours des petits points à ajuster, si c'est du détail, ce n'est pas pareil que si c'est vraiment une grosse réserve à lever. Donc pour conclure, structurer un chantier en maîtrise d'œuvre, ce n'est pas seulement organiser des tâches, c'est créer un cadre, une méthode, et j'ai même envie de dire une dynamique collective. Pour vous résumer tout ça, il faut préparer, planifier, communiquer, suivre et anticiper. Et c'est cette rigueur qui transforme un chantier complexe en un projet maîtrisé. J'espère vous avoir ouvert des questionnements éventuels. En tout cas, n'hésitez pas si vous avez des questions, je vais rentrer dans les prochains épisodes, dans les phases un petit peu plus détaillées. Je vous retrouve au prochain.
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Bienvenue sur Chantier sans filtre, moi c'est Camille, architecte d'intérieur et maître d'oeuvre à l'agence MC Design et aujourd'hui on va parler structure d'un chantier en maîtrise d'oeuvre, les bases d'un suivi efficace. Donc un chantier bien structuré, ça commence déjà par la première étape, c'est-à-dire la préparation. Donc bien évidemment vous avez fait toute l'étape de plan, étude projet qui a été validée par client. L'étape suivante. c'est bien préparer le dossier de consultation des entreprises, le DCE. C'est un dossier qui va récapituler tout ce que vous souhaitez faire chiffrer aux artisans. Ça récapitule les plans actuels, les plans projetés, et un détail de chaque lot bien défini. Par exemple, pour le lot électricité, je joins toujours un premier plan électrique. Alors bien évidemment, on pourra apporter des modulations par la suite avec le client, mais ça permet de balayer. toutes les étapes du chantier et toutes les phases que je souhaite faire chiffrer. Donc ça demande une bonne compréhension du projet en général, et surtout une définition précise des rôles de chacun. Qui fait quoi ? Qui valide quoi ? Qui coordonne ? Par exemple, si vous avez de la démolition, à qui est-ce qu'on la confie ? Si on a de la maçonnerie, est-ce que c'est aux maçons ? Si on a du placo, est-ce que c'est notre plaquiste qui va s'occuper de la partie démolition ? Si on a un sol à retirer, est-ce que c'est le plaquiste également ? Qui le retire en même temps que les cloisons qu'il a à démolir ? Ou est-ce qu'on laisse ça au peintre ? Tout ça, c'est une phase qui est quand même importante, parce qu'il faut bien définir les rôles de chacun. En gros, en maîtrise d'œuvre, on est un peu le chef d'orchestre. Et sans cadre clair, le chantier devient rapidement une vraie cacophonie. Ensuite, il faut planifier intelligemment. C'est le deuxième plié, la planification. Un planning travaux bien construit est indispensable. Qu'est-ce qu'on doit y retrouver dans votre planning chantier ? Les phases clés, intégrer les délais d'approvisionnement, il ne faut pas oublier ça parce que ça peut vite créer un décalage, anticiper les interfaces entre corps d'état. Moi, personnellement, dans mon process, j'ai pour habitude de réunir tous les artisans en réunion, juste entre nous, pour poser les dates du planning. Parce que bien évidemment, je n'ai pas vu sur leur planning global, ils ne travaillent pas avec moi, et pour qu'on puisse sortir un planning. qui correspondent à l'ensemble des corps d'État, c'est beaucoup plus simple de les réunir. On sort tous nos agendas et on voit à quelle date on cale tout ça et comment est-ce qu'on peut enchaîner au mieux. Alors attention, ça reste un planning prévisionnel. Le planning n'est pas figé. Il va évoluer et être mis à jour régulièrement en fonction des aléas du chantier. L'erreur classique, c'est de faire un planning et de plus jamais le regarder. Il faut systématiquement le remettre à jour. Ensuite, la phase importante, c'est structurer la communication. Un chantier, c'est, j'ai envie de dire, une aventure collective. Et sans communication structurée, les problèmes s'accumulent. Concrètement, ça passe par quoi ? Par des réunions de chantier régulières. Moi, personnellement, c'est souvent hebdomadaire. Après, en fonction de la complexité du projet, si c'est un projet particulier, si c'est un projet pro, ça dépend vraiment de comment est-ce que se structure votre chantier. Ça peut être une fois toutes les deux semaines. Là, c'est vraiment à vous de voir comment vous souhaitez organiser ça, mais moi, généralement, c'est hebdomadaire. Par contre, ce qui est hebdomadaire, et ça, c'est non négociable, c'est les comptes rendus précis, écrits et diffusés rapidement, donc à l'ensemble des artisans qui interviennent sur votre chantier, mais également aux maîtres d'ouvrage, aux clients, pour qu'ils puissent aussi suivre l'évolution de son chantier s'ils ne participent pas forcément à toutes les réunions. C'est des circuits de validation clairs. Et chaque décision doit être tracée, chaque modification doit être formalisée. Ce qui n'est pas écrit, en gros, n'existe pas. Alors bien sûr, on n'est pas des machines, mais je peux vous assurer par expérience que si une information n'a pas été écrite, vous pouvez être certain que c'est celle-ci qui va poser un problème à un moment donné. Ça, c'est systématique, j'ai envie de vous dire. Là, pour expérience, à chaque fois que j'ai eu des questionnements ou des interrogations sur un chantier, ou même des soucis qui ont pu remonter, vous pouvez être sûr que c'est l'information que j'avais évidemment oublié d'écrire. On n'est pas des machines, mais on fait attention, on essaye quand même de noter un maximum de choses, surtout s'il y a des modifications, c'est là-dessus que je suis très vigilante. Après, on peut passer à côté de certains points, mais le but, c'est d'en éviter un maximum et de retranscrire un maximum d'éléments. Aujourd'hui, impossible de piloter un chantier efficacement sans outils clairs. Un suivi financier des travaux, un planning partagé. L'objectif, c'est simple, c'est avoir une communication claire et en temps réel de l'avancement. Moi personnellement, les comptes rendus de chantier, c'est ce qui me permet de garder un lien et que tout le monde ait les mêmes informations au même moment. Ensuite, il faut gérer les aléas. Sur un chantier, les imprévus ne sont pas une exception, mais c'est la règle. Retard, erreurs, des contraintes techniques, la météo aussi, ça peut rentrer en compte suivant votre projet. La vraie conséquence en maîtrise d'œuvre, ce n'est pas d'éviter les problèmes, mais c'est de savoir les gérer rapidement. Et ça implique de réagir vite, de proposer des solutions et de maintenir le cap du projet. Je fais un petit parallèle parce que ça peut souvent... C'est un petit peu le métier de l'ombre et ça peut être un petit peu frustrant des fois parce que moi, je ne suis pas à appeler mes clients toutes les cinq minutes pour leur dire « Voilà, là, j'ai appelé l'artisan, j'ai appelé un tel, j'ai vu ça avec un tel. » Non, parce que justement, je pars du principe que mon rôle, c'est aussi d'absorber tout ça. Et j'ai envie de dire, entre guillemets, presque que ça ne se voit pas tout ce que je fais. Mais c'est ce qui est très frustrant parce que des fois, on peut avoir l'impression que, pas que je ne fais rien, c'est peut-être un petit peu fort comme terme, mais les clients n'ont pas forcément la dimension de tout ce qui implique. Très sincèrement, si je sortais mon relevé téléphonique, je pense que ça serait assez impressionnant parce que je fais une cinquantaine d'appels par jour. Les artisans, je les ai 5, 6 fois, 7 fois, 8 fois par jour au téléphone, couplés avec les SMS. Alors, c'est des SMS rapides et c'est des appels rapides. Des fois, c'est une minute, deux minutes. Mais tout ça cumulé sur la journée, en fait, on ne se rend pas forcément compte de la somme de travail au niveau communication que ça demande. Alors, c'est notre rôle. Et c'est aussi pour ça qu'on est là, pour absorber. Mais des fois, les clients peuvent avoir aussi l'impression, enfin, pas prendre la dimension des choses et pas se rendre compte un petit peu de tout ce que ça implique comme communication et comme temps de présence et comme investissement. Mais ça c'est important. La communication je trouve ça hyper important et ça n'empêche que même si le client ne s'en rend pas compte, il faut le faire. Assurer le suivi de qualité, donc structurer un chantier c'est aussi garantir effectivement la qualité. Ça passe par des visites régulières sur site, ça c'est sûr que si vous ne passez pas régulièrement sur vos chantiers, vous ne pouvez pas vous rendre compte de ce qui se passe. Généralement j'y passe deux à trois fois par semaine, ça dépend vraiment des fois. Et là encore une fois pareil, je ne dis pas aux clients à chaque fois que j'y passe, des fois je passe 5 minutes, 10 minutes, quand un artisan a une question, je ne suis pas loin, je fais un détour. En plus de la réunion de chantier hebdomadaire, mais ça c'est des points que je n'aborde pas forcément avec les clients, je ne pointe pas en fait mes passages sur chantier. Mais c'est important de faire des visites régulières sur site, de contrôler les exécutions et d'avoir une vigilance constante sur la conformité des plans. Le suivi de qualité, il ne se fait pas à la fin, mais il se fait tout au long du chantier. Enfin, il y a un point important aussi, c'est anticiper la réception. Un chantier bien structuré, il se termine en douceur. La réception ne doit pas être une surprise, elle doit être préparée en avant. Avec des pré-réceptions, la levée progressive des réserves et une vérification complète des ouvrages. En fait, plus on anticipe cette phase, plus elle sera fluide. Si on arrive à la réception de chantier et qu'on n'a pas relevé des points qui peuvent s'apparenter à des réserves, déjà ça fait perdre du temps à tout le monde, ça met du stress. Et puis vis-à-vis du client, ça peut aussi lui donner l'impression d'un chantier qui n'est pas fini, qui n'est pas abouti. Alors que si on anticipe en amont, la réception est indispensable parce que pour rappel, ça fait le lancement des garanties. Garantie de parfait achèvement, parfait fonctionnement et des garanties décennales. Donc c'est indispensable de la faire. Mais pour qu'elle se fasse au mieux et qu'elle soit le plus fluide possible, d'avoir anticipé les réserves qu'il pourrait y avoir. C'est important et ça fait gagner du temps à tout le monde. Et puis surtout, ça donne une image positive de la fin du chantier, parce que même s'il y a toujours des petits points à ajuster, si c'est du détail, ce n'est pas pareil que si c'est vraiment une grosse réserve à lever. Donc pour conclure, structurer un chantier en maîtrise d'œuvre, ce n'est pas seulement organiser des tâches, c'est créer un cadre, une méthode, et j'ai même envie de dire une dynamique collective. Pour vous résumer tout ça, il faut préparer, planifier, communiquer, suivre et anticiper. Et c'est cette rigueur qui transforme un chantier complexe en un projet maîtrisé. J'espère vous avoir ouvert des questionnements éventuels. En tout cas, n'hésitez pas si vous avez des questions, je vais rentrer dans les prochains épisodes, dans les phases un petit peu plus détaillées. Je vous retrouve au prochain.
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Bienvenue sur Chantier sans filtre, moi c'est Camille, architecte d'intérieur et maître d'oeuvre à l'agence MC Design et aujourd'hui on va parler structure d'un chantier en maîtrise d'oeuvre, les bases d'un suivi efficace. Donc un chantier bien structuré, ça commence déjà par la première étape, c'est-à-dire la préparation. Donc bien évidemment vous avez fait toute l'étape de plan, étude projet qui a été validée par client. L'étape suivante. c'est bien préparer le dossier de consultation des entreprises, le DCE. C'est un dossier qui va récapituler tout ce que vous souhaitez faire chiffrer aux artisans. Ça récapitule les plans actuels, les plans projetés, et un détail de chaque lot bien défini. Par exemple, pour le lot électricité, je joins toujours un premier plan électrique. Alors bien évidemment, on pourra apporter des modulations par la suite avec le client, mais ça permet de balayer. toutes les étapes du chantier et toutes les phases que je souhaite faire chiffrer. Donc ça demande une bonne compréhension du projet en général, et surtout une définition précise des rôles de chacun. Qui fait quoi ? Qui valide quoi ? Qui coordonne ? Par exemple, si vous avez de la démolition, à qui est-ce qu'on la confie ? Si on a de la maçonnerie, est-ce que c'est aux maçons ? Si on a du placo, est-ce que c'est notre plaquiste qui va s'occuper de la partie démolition ? Si on a un sol à retirer, est-ce que c'est le plaquiste également ? Qui le retire en même temps que les cloisons qu'il a à démolir ? Ou est-ce qu'on laisse ça au peintre ? Tout ça, c'est une phase qui est quand même importante, parce qu'il faut bien définir les rôles de chacun. En gros, en maîtrise d'œuvre, on est un peu le chef d'orchestre. Et sans cadre clair, le chantier devient rapidement une vraie cacophonie. Ensuite, il faut planifier intelligemment. C'est le deuxième plié, la planification. Un planning travaux bien construit est indispensable. Qu'est-ce qu'on doit y retrouver dans votre planning chantier ? Les phases clés, intégrer les délais d'approvisionnement, il ne faut pas oublier ça parce que ça peut vite créer un décalage, anticiper les interfaces entre corps d'état. Moi, personnellement, dans mon process, j'ai pour habitude de réunir tous les artisans en réunion, juste entre nous, pour poser les dates du planning. Parce que bien évidemment, je n'ai pas vu sur leur planning global, ils ne travaillent pas avec moi, et pour qu'on puisse sortir un planning. qui correspondent à l'ensemble des corps d'État, c'est beaucoup plus simple de les réunir. On sort tous nos agendas et on voit à quelle date on cale tout ça et comment est-ce qu'on peut enchaîner au mieux. Alors attention, ça reste un planning prévisionnel. Le planning n'est pas figé. Il va évoluer et être mis à jour régulièrement en fonction des aléas du chantier. L'erreur classique, c'est de faire un planning et de plus jamais le regarder. Il faut systématiquement le remettre à jour. Ensuite, la phase importante, c'est structurer la communication. Un chantier, c'est, j'ai envie de dire, une aventure collective. Et sans communication structurée, les problèmes s'accumulent. Concrètement, ça passe par quoi ? Par des réunions de chantier régulières. Moi, personnellement, c'est souvent hebdomadaire. Après, en fonction de la complexité du projet, si c'est un projet particulier, si c'est un projet pro, ça dépend vraiment de comment est-ce que se structure votre chantier. Ça peut être une fois toutes les deux semaines. Là, c'est vraiment à vous de voir comment vous souhaitez organiser ça, mais moi, généralement, c'est hebdomadaire. Par contre, ce qui est hebdomadaire, et ça, c'est non négociable, c'est les comptes rendus précis, écrits et diffusés rapidement, donc à l'ensemble des artisans qui interviennent sur votre chantier, mais également aux maîtres d'ouvrage, aux clients, pour qu'ils puissent aussi suivre l'évolution de son chantier s'ils ne participent pas forcément à toutes les réunions. C'est des circuits de validation clairs. Et chaque décision doit être tracée, chaque modification doit être formalisée. Ce qui n'est pas écrit, en gros, n'existe pas. Alors bien sûr, on n'est pas des machines, mais je peux vous assurer par expérience que si une information n'a pas été écrite, vous pouvez être certain que c'est celle-ci qui va poser un problème à un moment donné. Ça, c'est systématique, j'ai envie de vous dire. Là, pour expérience, à chaque fois que j'ai eu des questionnements ou des interrogations sur un chantier, ou même des soucis qui ont pu remonter, vous pouvez être sûr que c'est l'information que j'avais évidemment oublié d'écrire. On n'est pas des machines, mais on fait attention, on essaye quand même de noter un maximum de choses, surtout s'il y a des modifications, c'est là-dessus que je suis très vigilante. Après, on peut passer à côté de certains points, mais le but, c'est d'en éviter un maximum et de retranscrire un maximum d'éléments. Aujourd'hui, impossible de piloter un chantier efficacement sans outils clairs. Un suivi financier des travaux, un planning partagé. L'objectif, c'est simple, c'est avoir une communication claire et en temps réel de l'avancement. Moi personnellement, les comptes rendus de chantier, c'est ce qui me permet de garder un lien et que tout le monde ait les mêmes informations au même moment. Ensuite, il faut gérer les aléas. Sur un chantier, les imprévus ne sont pas une exception, mais c'est la règle. Retard, erreurs, des contraintes techniques, la météo aussi, ça peut rentrer en compte suivant votre projet. La vraie conséquence en maîtrise d'œuvre, ce n'est pas d'éviter les problèmes, mais c'est de savoir les gérer rapidement. Et ça implique de réagir vite, de proposer des solutions et de maintenir le cap du projet. Je fais un petit parallèle parce que ça peut souvent... C'est un petit peu le métier de l'ombre et ça peut être un petit peu frustrant des fois parce que moi, je ne suis pas à appeler mes clients toutes les cinq minutes pour leur dire « Voilà, là, j'ai appelé l'artisan, j'ai appelé un tel, j'ai vu ça avec un tel. » Non, parce que justement, je pars du principe que mon rôle, c'est aussi d'absorber tout ça. Et j'ai envie de dire, entre guillemets, presque que ça ne se voit pas tout ce que je fais. Mais c'est ce qui est très frustrant parce que des fois, on peut avoir l'impression que, pas que je ne fais rien, c'est peut-être un petit peu fort comme terme, mais les clients n'ont pas forcément la dimension de tout ce qui implique. Très sincèrement, si je sortais mon relevé téléphonique, je pense que ça serait assez impressionnant parce que je fais une cinquantaine d'appels par jour. Les artisans, je les ai 5, 6 fois, 7 fois, 8 fois par jour au téléphone, couplés avec les SMS. Alors, c'est des SMS rapides et c'est des appels rapides. Des fois, c'est une minute, deux minutes. Mais tout ça cumulé sur la journée, en fait, on ne se rend pas forcément compte de la somme de travail au niveau communication que ça demande. Alors, c'est notre rôle. Et c'est aussi pour ça qu'on est là, pour absorber. Mais des fois, les clients peuvent avoir aussi l'impression, enfin, pas prendre la dimension des choses et pas se rendre compte un petit peu de tout ce que ça implique comme communication et comme temps de présence et comme investissement. Mais ça c'est important. La communication je trouve ça hyper important et ça n'empêche que même si le client ne s'en rend pas compte, il faut le faire. Assurer le suivi de qualité, donc structurer un chantier c'est aussi garantir effectivement la qualité. Ça passe par des visites régulières sur site, ça c'est sûr que si vous ne passez pas régulièrement sur vos chantiers, vous ne pouvez pas vous rendre compte de ce qui se passe. Généralement j'y passe deux à trois fois par semaine, ça dépend vraiment des fois. Et là encore une fois pareil, je ne dis pas aux clients à chaque fois que j'y passe, des fois je passe 5 minutes, 10 minutes, quand un artisan a une question, je ne suis pas loin, je fais un détour. En plus de la réunion de chantier hebdomadaire, mais ça c'est des points que je n'aborde pas forcément avec les clients, je ne pointe pas en fait mes passages sur chantier. Mais c'est important de faire des visites régulières sur site, de contrôler les exécutions et d'avoir une vigilance constante sur la conformité des plans. Le suivi de qualité, il ne se fait pas à la fin, mais il se fait tout au long du chantier. Enfin, il y a un point important aussi, c'est anticiper la réception. Un chantier bien structuré, il se termine en douceur. La réception ne doit pas être une surprise, elle doit être préparée en avant. Avec des pré-réceptions, la levée progressive des réserves et une vérification complète des ouvrages. En fait, plus on anticipe cette phase, plus elle sera fluide. Si on arrive à la réception de chantier et qu'on n'a pas relevé des points qui peuvent s'apparenter à des réserves, déjà ça fait perdre du temps à tout le monde, ça met du stress. Et puis vis-à-vis du client, ça peut aussi lui donner l'impression d'un chantier qui n'est pas fini, qui n'est pas abouti. Alors que si on anticipe en amont, la réception est indispensable parce que pour rappel, ça fait le lancement des garanties. Garantie de parfait achèvement, parfait fonctionnement et des garanties décennales. Donc c'est indispensable de la faire. Mais pour qu'elle se fasse au mieux et qu'elle soit le plus fluide possible, d'avoir anticipé les réserves qu'il pourrait y avoir. C'est important et ça fait gagner du temps à tout le monde. Et puis surtout, ça donne une image positive de la fin du chantier, parce que même s'il y a toujours des petits points à ajuster, si c'est du détail, ce n'est pas pareil que si c'est vraiment une grosse réserve à lever. Donc pour conclure, structurer un chantier en maîtrise d'œuvre, ce n'est pas seulement organiser des tâches, c'est créer un cadre, une méthode, et j'ai même envie de dire une dynamique collective. Pour vous résumer tout ça, il faut préparer, planifier, communiquer, suivre et anticiper. Et c'est cette rigueur qui transforme un chantier complexe en un projet maîtrisé. J'espère vous avoir ouvert des questionnements éventuels. En tout cas, n'hésitez pas si vous avez des questions, je vais rentrer dans les prochains épisodes, dans les phases un petit peu plus détaillées. Je vous retrouve au prochain.
Description
Structurer son chantier
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bienvenue sur Chantier sans filtre, moi c'est Camille, architecte d'intérieur et maître d'oeuvre à l'agence MC Design et aujourd'hui on va parler structure d'un chantier en maîtrise d'oeuvre, les bases d'un suivi efficace. Donc un chantier bien structuré, ça commence déjà par la première étape, c'est-à-dire la préparation. Donc bien évidemment vous avez fait toute l'étape de plan, étude projet qui a été validée par client. L'étape suivante. c'est bien préparer le dossier de consultation des entreprises, le DCE. C'est un dossier qui va récapituler tout ce que vous souhaitez faire chiffrer aux artisans. Ça récapitule les plans actuels, les plans projetés, et un détail de chaque lot bien défini. Par exemple, pour le lot électricité, je joins toujours un premier plan électrique. Alors bien évidemment, on pourra apporter des modulations par la suite avec le client, mais ça permet de balayer. toutes les étapes du chantier et toutes les phases que je souhaite faire chiffrer. Donc ça demande une bonne compréhension du projet en général, et surtout une définition précise des rôles de chacun. Qui fait quoi ? Qui valide quoi ? Qui coordonne ? Par exemple, si vous avez de la démolition, à qui est-ce qu'on la confie ? Si on a de la maçonnerie, est-ce que c'est aux maçons ? Si on a du placo, est-ce que c'est notre plaquiste qui va s'occuper de la partie démolition ? Si on a un sol à retirer, est-ce que c'est le plaquiste également ? Qui le retire en même temps que les cloisons qu'il a à démolir ? Ou est-ce qu'on laisse ça au peintre ? Tout ça, c'est une phase qui est quand même importante, parce qu'il faut bien définir les rôles de chacun. En gros, en maîtrise d'œuvre, on est un peu le chef d'orchestre. Et sans cadre clair, le chantier devient rapidement une vraie cacophonie. Ensuite, il faut planifier intelligemment. C'est le deuxième plié, la planification. Un planning travaux bien construit est indispensable. Qu'est-ce qu'on doit y retrouver dans votre planning chantier ? Les phases clés, intégrer les délais d'approvisionnement, il ne faut pas oublier ça parce que ça peut vite créer un décalage, anticiper les interfaces entre corps d'état. Moi, personnellement, dans mon process, j'ai pour habitude de réunir tous les artisans en réunion, juste entre nous, pour poser les dates du planning. Parce que bien évidemment, je n'ai pas vu sur leur planning global, ils ne travaillent pas avec moi, et pour qu'on puisse sortir un planning. qui correspondent à l'ensemble des corps d'État, c'est beaucoup plus simple de les réunir. On sort tous nos agendas et on voit à quelle date on cale tout ça et comment est-ce qu'on peut enchaîner au mieux. Alors attention, ça reste un planning prévisionnel. Le planning n'est pas figé. Il va évoluer et être mis à jour régulièrement en fonction des aléas du chantier. L'erreur classique, c'est de faire un planning et de plus jamais le regarder. Il faut systématiquement le remettre à jour. Ensuite, la phase importante, c'est structurer la communication. Un chantier, c'est, j'ai envie de dire, une aventure collective. Et sans communication structurée, les problèmes s'accumulent. Concrètement, ça passe par quoi ? Par des réunions de chantier régulières. Moi, personnellement, c'est souvent hebdomadaire. Après, en fonction de la complexité du projet, si c'est un projet particulier, si c'est un projet pro, ça dépend vraiment de comment est-ce que se structure votre chantier. Ça peut être une fois toutes les deux semaines. Là, c'est vraiment à vous de voir comment vous souhaitez organiser ça, mais moi, généralement, c'est hebdomadaire. Par contre, ce qui est hebdomadaire, et ça, c'est non négociable, c'est les comptes rendus précis, écrits et diffusés rapidement, donc à l'ensemble des artisans qui interviennent sur votre chantier, mais également aux maîtres d'ouvrage, aux clients, pour qu'ils puissent aussi suivre l'évolution de son chantier s'ils ne participent pas forcément à toutes les réunions. C'est des circuits de validation clairs. Et chaque décision doit être tracée, chaque modification doit être formalisée. Ce qui n'est pas écrit, en gros, n'existe pas. Alors bien sûr, on n'est pas des machines, mais je peux vous assurer par expérience que si une information n'a pas été écrite, vous pouvez être certain que c'est celle-ci qui va poser un problème à un moment donné. Ça, c'est systématique, j'ai envie de vous dire. Là, pour expérience, à chaque fois que j'ai eu des questionnements ou des interrogations sur un chantier, ou même des soucis qui ont pu remonter, vous pouvez être sûr que c'est l'information que j'avais évidemment oublié d'écrire. On n'est pas des machines, mais on fait attention, on essaye quand même de noter un maximum de choses, surtout s'il y a des modifications, c'est là-dessus que je suis très vigilante. Après, on peut passer à côté de certains points, mais le but, c'est d'en éviter un maximum et de retranscrire un maximum d'éléments. Aujourd'hui, impossible de piloter un chantier efficacement sans outils clairs. Un suivi financier des travaux, un planning partagé. L'objectif, c'est simple, c'est avoir une communication claire et en temps réel de l'avancement. Moi personnellement, les comptes rendus de chantier, c'est ce qui me permet de garder un lien et que tout le monde ait les mêmes informations au même moment. Ensuite, il faut gérer les aléas. Sur un chantier, les imprévus ne sont pas une exception, mais c'est la règle. Retard, erreurs, des contraintes techniques, la météo aussi, ça peut rentrer en compte suivant votre projet. La vraie conséquence en maîtrise d'œuvre, ce n'est pas d'éviter les problèmes, mais c'est de savoir les gérer rapidement. Et ça implique de réagir vite, de proposer des solutions et de maintenir le cap du projet. Je fais un petit parallèle parce que ça peut souvent... C'est un petit peu le métier de l'ombre et ça peut être un petit peu frustrant des fois parce que moi, je ne suis pas à appeler mes clients toutes les cinq minutes pour leur dire « Voilà, là, j'ai appelé l'artisan, j'ai appelé un tel, j'ai vu ça avec un tel. » Non, parce que justement, je pars du principe que mon rôle, c'est aussi d'absorber tout ça. Et j'ai envie de dire, entre guillemets, presque que ça ne se voit pas tout ce que je fais. Mais c'est ce qui est très frustrant parce que des fois, on peut avoir l'impression que, pas que je ne fais rien, c'est peut-être un petit peu fort comme terme, mais les clients n'ont pas forcément la dimension de tout ce qui implique. Très sincèrement, si je sortais mon relevé téléphonique, je pense que ça serait assez impressionnant parce que je fais une cinquantaine d'appels par jour. Les artisans, je les ai 5, 6 fois, 7 fois, 8 fois par jour au téléphone, couplés avec les SMS. Alors, c'est des SMS rapides et c'est des appels rapides. Des fois, c'est une minute, deux minutes. Mais tout ça cumulé sur la journée, en fait, on ne se rend pas forcément compte de la somme de travail au niveau communication que ça demande. Alors, c'est notre rôle. Et c'est aussi pour ça qu'on est là, pour absorber. Mais des fois, les clients peuvent avoir aussi l'impression, enfin, pas prendre la dimension des choses et pas se rendre compte un petit peu de tout ce que ça implique comme communication et comme temps de présence et comme investissement. Mais ça c'est important. La communication je trouve ça hyper important et ça n'empêche que même si le client ne s'en rend pas compte, il faut le faire. Assurer le suivi de qualité, donc structurer un chantier c'est aussi garantir effectivement la qualité. Ça passe par des visites régulières sur site, ça c'est sûr que si vous ne passez pas régulièrement sur vos chantiers, vous ne pouvez pas vous rendre compte de ce qui se passe. Généralement j'y passe deux à trois fois par semaine, ça dépend vraiment des fois. Et là encore une fois pareil, je ne dis pas aux clients à chaque fois que j'y passe, des fois je passe 5 minutes, 10 minutes, quand un artisan a une question, je ne suis pas loin, je fais un détour. En plus de la réunion de chantier hebdomadaire, mais ça c'est des points que je n'aborde pas forcément avec les clients, je ne pointe pas en fait mes passages sur chantier. Mais c'est important de faire des visites régulières sur site, de contrôler les exécutions et d'avoir une vigilance constante sur la conformité des plans. Le suivi de qualité, il ne se fait pas à la fin, mais il se fait tout au long du chantier. Enfin, il y a un point important aussi, c'est anticiper la réception. Un chantier bien structuré, il se termine en douceur. La réception ne doit pas être une surprise, elle doit être préparée en avant. Avec des pré-réceptions, la levée progressive des réserves et une vérification complète des ouvrages. En fait, plus on anticipe cette phase, plus elle sera fluide. Si on arrive à la réception de chantier et qu'on n'a pas relevé des points qui peuvent s'apparenter à des réserves, déjà ça fait perdre du temps à tout le monde, ça met du stress. Et puis vis-à-vis du client, ça peut aussi lui donner l'impression d'un chantier qui n'est pas fini, qui n'est pas abouti. Alors que si on anticipe en amont, la réception est indispensable parce que pour rappel, ça fait le lancement des garanties. Garantie de parfait achèvement, parfait fonctionnement et des garanties décennales. Donc c'est indispensable de la faire. Mais pour qu'elle se fasse au mieux et qu'elle soit le plus fluide possible, d'avoir anticipé les réserves qu'il pourrait y avoir. C'est important et ça fait gagner du temps à tout le monde. Et puis surtout, ça donne une image positive de la fin du chantier, parce que même s'il y a toujours des petits points à ajuster, si c'est du détail, ce n'est pas pareil que si c'est vraiment une grosse réserve à lever. Donc pour conclure, structurer un chantier en maîtrise d'œuvre, ce n'est pas seulement organiser des tâches, c'est créer un cadre, une méthode, et j'ai même envie de dire une dynamique collective. Pour vous résumer tout ça, il faut préparer, planifier, communiquer, suivre et anticiper. Et c'est cette rigueur qui transforme un chantier complexe en un projet maîtrisé. J'espère vous avoir ouvert des questionnements éventuels. En tout cas, n'hésitez pas si vous avez des questions, je vais rentrer dans les prochains épisodes, dans les phases un petit peu plus détaillées. Je vous retrouve au prochain.
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