- Speaker #0
Tu as décidé de te lancer dans la construction d'une maison neuve pour faire un projet pour toi. Et puis l'écologie, franchement, c'est pas ta priorité numéro un, parce que bon, une maison ça coûte déjà cher et il faut que tu tiennes ton budget et tu veux faire des choix en cohérence avec tes envies, tes besoins et tes inspirations. Et quand on parle d'éco-construction, on pense assez vite à maison en paille, budget qui explose ou une déco un peu vieillotte. C'est souvent effectivement la première image qui nous vient à l'esprit et pour cet épisode j'ai choisi de recevoir Marine. Marine elle est architecte, elle est fondatrice de Habitat Heureux, elle a son agence d'architecture, elle a créé un jeu aussi pour mieux comprendre la construction écologique et bioclimatique et j'ai eu envie de l'inviter parce que même si la plupart du temps quand on construit sa maison On va sur des matériaux classiques, relativement traditionnels, et que finalement, sur la construction neuve en France, tout ce qui est maison passive ou écologique ne représente pas la majorité des bâtiments qui sortent. Je trouvais que c'était intéressant de recevoir quelqu'un comme Marine pour justement dédramatiser un petit peu ce côté maison écologique, te donner des pistes de réflexion pour nourrir ton projet sont forcément faire une maison 100% écologique, mais je trouve qu'on manque d'informations sur ce sujet et c'est tout le but de l'épisode du jour. Les conconstructions, Marine, elle va t'expliquer sa vision des choses, elle va te parler de confort, de santé et finalement, est-ce que ce n'est pas quand même important quand on construit sa maison et les matériaux qu'on choisit ont forcément un impact sur la vie dans la future maison, dans les 5, 10... 15, 20 prochaines années et plus encore. Donc qu'on soit sensible à l'écologie ou pas, finalement ça nous concerne, on fait attention à ce qu'on mange, on fait attention à ce qu'on achète peut-être en vêtements, pas de jugement dans ce que je dis, on peut faire ce qu'on veut, mais c'est bien aussi de le faire en connaissance de cause et dans cet épisode on va parler isolation, matériaux, un peu greenwashing aussi, et Marine va nous partager sa vision des choses. Comme d'habitude, si l'épisode te plaît, ou que tu es un auditeur ou une auditrice fidèle de cette émission, je t'invite à aller laisser 5 étoiles sur Apple Podcast, même laisser un commentaire sur Spotify, parce que ça m'encourage et ça permet à d'autres de découvrir le podcast pour ceux qui sont en train de construire et pour les aider à préparer leur projet de construction. Voilà, j'ai terminé pour l'introduction et je te laisse avec l'épisode du jour. Bonjour, c'est Gwenola. Bienvenue sur le podcast où on parle Maisonneuve. Construction, projet de vie. J'ai créé Chéri en construit pour toi qui veux faire construire ta maison. Entre les contrats, le choix du terrain, les plans, le budget, le timing et tout ce que tu entends, tu te sens perdu ? Je te comprends. Tous les 15 jours, je te partage ici mes conseils concrets et des réflexions pour te permettre de bien préparer ton projet. Je reçois aussi des professionnels qui t'apportent leur expertise et des propriétaires qui ont déjà vécu l'aventure pour qu'ils te partagent leur expérience. Mon objectif ? que tu vives ton projet sereinement en sachant exactement où tu vas. Prêt à construire ? Je te laisse avec l'épisode du jour. Bonne écoute ! Bonjour Marine, bienvenue sur le podcast Chéri on construit, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Très bien, bonjour Gwennola, merci pour ton invitation. Et oui, je veux très bien, et toi ?
- Speaker #0
Ça va aussi, je suis ravie que tu aies accepté mon invitation et je suis ravie de t'accueillir parce que du coup tu as créé Habitat Heureux, c'est la page Instagram sur laquelle on peut te retrouver. Et je voulais parler avec toi de construction écologique. Mais avant que ceux que ça n'intéresse pas forcément partent en courant en écoutant cet épisode. Enfin, moi, j'ai invité Marlène sur le podcast parce que j'aime sa vision des choses. J'aime les actions que tu fais pour partager ta vision des choses et j'ai hâte que tu la fasses découvrir. Et c'est ce que je te disais juste avant qu'on commence l'enregistrement. Quand on parle maison écologique, on a toujours tendance à penser maison de trois petits cochons en paille, tout ça, tout ça. et ça fait plus peur et on a l'impression que ça coûte cher et puis on n'est pas forcément écolo, enfin voilà, on n'a pas envie d'auto-construire forcément sa maison, mais habiter écologiquement sa maison, ce n'est pas forcément tout ça, il y a des gens qui y vont all-in et c'est très bien, mais il y a aussi des choses plus petites qu'on peut peut-être faire et c'est ça que j'avais envie d'explorer avec toi aujourd'hui. Donc avant qu'on commence, j'aimerais que tu me parles un petit peu de toi, c'est quoi ton parcours ? Donc tu es architecte ? Mais comment tu en es venu à créer ? Habitat heureux et à travailler la manière dont tu travailles, puisque tu es basée en Auvergne, c'est ça ? C'est ça. On vient d'en parler, Clermont-Ferrand, où il n'y a pas beaucoup de neige comparée au reste de la France aujourd'hui. Exactement. Mais voilà, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton parcours ?
- Speaker #1
Oui, juste avant, je vais rebondir sur ce que tu as dit, parce qu'effectivement, non seulement il y a plusieurs curseurs dans la construction écologique, mais surtout il y a plusieurs prismes sur lesquels on peut le prendre. Et en général... quand on ne connaît pas, on se dit construction écologique, c'est l'impact sur l'environnement. Mais ça, c'est une seule des données. C'est l'impact aussi sur la santé et sur le confort. Et donc, en fait, même si on n'est pas écolo, même si on n'est pas sensible à ça, juste se dire, OK, il y a des choix qui vont être faits, qui vont avoir un impact bien plus intéressant sur mon confort, thermique notamment, sur mes consommations, sur l'impact des matériaux que je vais mettre sur la santé, et bien ça fait que ça doit parler à tout le monde. Enfin, c'est sûr que ça parle à tout le monde. Et après, pour mon parcours, alors, je vais essayer tant bien mal à tout le résumer. Je vais faire au mieux. Donc, moi, je suis architecte. J'étais diplômée en 2019 en Belgique. Sauf qu'en sortant des études, j'ai un peu rejeté le métier d'architecte. Pas l'architecture, mais le métier d'architecte. Au vu de comment on nous enseignait le métier. Ok. On vendait, entre guillemets. Je me suis dit, mais non, mais ce n'est pas ce que je veux faire. Donc, je suis partie en maîtrise d'ouvrage pendant trois ans. J'ai travaillé en maîtrise d'ouvrage, où là, je travaillais avec ma casquette architecte, je travaillais avec plein de métiers différents, et je pilotais les projets de A à Z, donc jusqu'à la remise des clés, donc dès l'obtention du terrain jusqu'à la remise des clés du chantier, en France.
- Speaker #0
En France, du coup ?
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ok, donc plutôt maîtrise, c'est maître d'oeuvre.
- Speaker #1
Donc maître d'ouvrage, j'étais dans tout ce qui est ERP, donc établissement concernant du public, et pour une ancienne nationale. Et en fait, c'était vraiment... C'est très chouette parce que ça me donnait une autre vision aussi du métier. Et j'ai pu m'éclater pendant trois ans, même si je me disais, mais il y a forcément une autre façon quand même de construire et d'autres matériaux à utiliser. Parce que là, on utilisait du parpaing, de la laine de roche, structure métallique, mais ça, on ne pouvait pas faire grand-chose d'autre par rapport à la dimension des bâtiments. Mais même au niveau des bureaux, on ne cherchait pas à ce qui apportait du confort par les matériaux. Et je me disais que j'avais un peu carte blanche pour proposer des choses, mais je ne savais pas du tout par où partir, par où commencer. Et donc, je me suis dit, si c'est comme ça, à un moment, il va falloir prendre le taureau par les cornes. J'ai quitté mon travail, j'ai aménagé un camion.
- Speaker #0
Simone, tout à fait.
- Speaker #1
J'ai aménagé Simone, qui a été ma première expérience de construction d'aménagement écologique, parce que j'aime bien être mon premier cobaye. Donc, c'est grâce à ça que j'ai pu poser les questions sur le lien entre ce que j'allais mettre à l'intérieur de ce camion et mon confort. Et je suis partie un an aider des personnes qui faisaient des auto-constructions, des auto-rénovations, partout en France, donc en chantier participatif. Ce qui fait que j'ai fait une quinzaine de chantiers, j'ai vu plein de matériaux différents. J'ai pu questionner aussi parce que je trouve que quand on voit le matériau d'une manière théorique, soit c'est vite lourd, soit derrière, on ne sait pas les problèmes qu'il peut y avoir. Et je trouve que c'est bien de savoir aussi les problèmes qu'il peut y avoir pour les éviter. Au retour de ça, j'ai créé le jeu Habitat Heureux. Donc c'est un jeu de cartes, un jeu de questions qui permet en fait d'aborder plein de sujets autour de la construction écologique. et de la rénovation écologique, mais de manière très large. Justement, par rapport à ce qu'on s'est dit au tout début de l'épisode, le but c'est de montrer que ça a des rapports, oui, avec l'environnement, mais avec plein plein d'autres sujets. Et c'était pour moi en fait quelque chose d'évident dans la transmission de tout ce que j'avais vu, pour que ça puisse semer des petites graines, que ce soit au sein des familles, parce que ça se joue en famille, entre amis ou entre collègues, parce qu'il y a plusieurs niveaux de compréhension du jeu qui fait qu'on peut aller toujours plus loin sur la question. Et donc ça me tenait à cœur. de créer ce jeu, qui est donc le jeu Habitat Heureux. Et maintenant, j'exerce en tant qu'architecte sur des petits projets de préférence, parce que j'aime bien pouvoir accompagner plus de monde. Donc, quand j'accompagne un projet de A à Z, c'est vraiment sur les petits projets. Et sinon, ponctuellement, sur tout type de projet, même des professionnels.
- Speaker #0
Ok. Quand tu dis petit projet, c'est l'échelle ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est l'échelle des projets. Et après, sinon, je suis plutôt du conseil, en fait. Quand c'est des plus gros projets ou Je trouve que déjà, par une session, on travaille sur le bâtiment, on voit les matériaux qui ont été utilisés, on essaye de se projeter au niveau du confort, ce qui se passe, etc. On peut déjà faire bien progresser le bâtiment, que ce soit une maison, que ce soit des bureaux, peu importe. Et après, moi, ce que j'apprécie, ce que j'aime énormément faire, c'est accompagner des architectes et des personnes en maîtrise d'ouvrage ou autre, qui, en fait, je me dis, autant accompagner. ces professionnels qui vont pouvoir à leur tour semer plein de graines. Et c'est ça qui m'intéresse aussi, plutôt que de me dire, voilà, maintenant que j'ai cette connaissance, je vais faire mes propres projets, puis le reste, on s'en moque. C'est ce que j'adore aussi dans la construction écologique, c'est qu'il y a un réseau qui est très chouette et qui est beaucoup sur l'entraide et sur le partage de connaissances.
- Speaker #0
Oui, il y a une vraie communauté autour de ce sujet-là, effectivement. Donc, études d'archi, tu rejettes, comme tu dis, un peu tout. Tu rentres dans le collaboratif pour tout découvrir ça, en t'étant posé des choses, en construisant un camion, enfin en construisant le camion. Il était déjà construit, mais en l'aménageant, on va dire. C'est vrai qu'aménager un camion, c'est aménager une maison. Enfin, voilà, quand on aménage un van, etc., c'est pour y vivre. Donc, il y a plein de réflexions qui se greffent là-dessus. Et toi, tu as gardé, du coup, ce côté collaboratif tout au long. Je vais revenir un peu plus tard, tout à l'heure, dans mes questions sur le jeu et sur les ateliers. Et avant, je voulais revenir avec toi sur l'éco-construction. Comme je disais au tout début, il y a beaucoup de gens, quand on leur parle de ça, ils décrochent complètement parce que déjà, je pense qu'il y a beaucoup de méconnaissances. On a vite l'impression que ça va nous coûter nos deux bras, alors que déjà, on sait que la construction dans laquelle on va se lancer va nous coûter relativement cher pendant longtemps. Et du coup, je voulais parler avec toi de éco-construction. Qu'est-ce que ça veut dire au-delà de construire sa maison en paille ? Revenir sur les deux sujets dont tu parlais tout à l'heure. C'est habiter aussi différemment, le confort. Est-ce que tu peux nous donner ta définition à toi d'éco-construction ?
- Speaker #1
Alors, ma définition de l'éco-construction, ça va être effectivement créer un bâtiment où on va respecter la personne, donc son confort, sa santé et l'environnement. C'est vraiment une question de respect et de chercher à recréer un lien entre le bâtiment et les personnes qui vont vivre dedans.
- Speaker #0
Tout simplement, je dirais. Ouais, c'est une jolie définition, ça. Est-ce que tu dirais que l'éco-construction aujourd'hui souffre d'un problème d'image ? Alors toi, tu es dedans et tu es dans une communauté qui est convaincue par ça. Qu'est-ce que tu remarques dans la perception de ça, peut-être via ton compte Instagram ou des échanges de gens qui n'y sont pas du tout familiers ? Quelle est l'impression que tu as sur l'image de l'éco-construction ?
- Speaker #1
Alors, il y en a deux. Il y a deux types d'éco-construction. Il y a celle qui est la plus visible, qui va être ce qu'on va plutôt appeler du greenwashing, mais qui est sur l'infrastructure et la technologie. C'est-à-dire, il va falloir ajouter une couche supplémentaire, une couche verte en fait à votre bâtiment, puis une autre, puis une autre, puis une autre, ce qui va faire gonfler en fait l'enveloppe. Ou à la fin, je ne suis pas sûre qu'il y aura grand-chose d'écologique à part le fait qu'on va réduire les consommations une fois qu'on a pris possession du bâtiment. C'est-à-dire que déjà sur ça, si on regarde que les consommations à partir du moment où on est arrivé dans le bâtiment et qu'on oublie toutes les consommations nécessaires à créer ces infrastructures supplémentaires, ces technologies supplémentaires, déjà c'est incohérent. Il y a la deuxième vision, la deuxième partie éco-construction qui peut avoir une image de c'est des personnes qui vont sortir un petit peu de la société, qui vont être un petit peu... Tu sais, j'ai eu un moment, je devais intervenir sur ce sujet, il y a un maire d'une ville qui m'a dit non mais ça va attirer que les gens avec des dreads et des claquettes, tu vois. Donc on en est malheureusement encore là.
- Speaker #0
On n'est pas dans le larsac ici, on ne veut pas des hippies partout.
- Speaker #1
Et j'avais été très surprise de me dire ça. Et je pense que sur ça, j'ai adoré pouvoir me faire mon idée et aller voir justement les personnes qui autoconstruisaient. Parce que j'ai vu à quel point les profils étaient d'une variété impressionnante. Et que les raisons pour lesquelles ils y allaient étaient différentes. Il y a des personnes, c'était pour des raisons économiques. Il y a des personnes, c'était pour des raisons de leur santé et des choix, des valeurs qu'ils avaient. Et qu'en fait, ce qui était drôle, c'est que toutes les personnes, là où on se dit oui, mais... même en autoconstruction, cette façon de construire sa petite maison en paille en plein milieu de la forêt. Ils vont être complètement sortis de la société et puis faire société. Mais c'est tellement l'inverse. Le nombre de personnes qui mettent en place des choses à côté, au niveau associatif, au niveau du quartier, au niveau du village. C'était vraiment incroyable. Moi, je vois aussi la maison qui peut un peu plus répondre à ces clichés-là. C'était sur un chantier participatif en Corrèze. Donc une maison, une paille ourte, une maison ronde en paille porteuse, où chaque élément, il pouvait me dire, ça c'est la paille de telle personne. Et il me donnait un prénom derrière. Ça, c'est la charpente de telle personne. Parce qu'en fait, il avait créé un tel lien avec le village qu'il y a des personnes qui ont dit, attends, j'ai des pierres pour toi, attends, j'ai des arbres. Donc on va pouvoir sélectionner ensemble les arbres qui vont être nécessaires pour ta charpente. Et lui, il prenait du temps pour aller dans l'école qu'il y avait en face. pour partager toutes ces connaissances. C'était incroyable, il y avait des étudiants et étudiantes, quand ils avaient une heure, ils venaient aider sur le chantier. Donc en fait, même cette vision pour moi n'est pas vraie. Donc j'ai envie de dire peut-être que les deux façons de voir l'architecture écologique, la construction écologique, ça peut être celle-là. C'est effectivement pas du tout ma vision, mais je peux comprendre qu'on puisse avoir cette image-là. Et moi c'est toujours ce que je dis aussi, si une personne me dit en fait non je ne vais pas mettre plus d'argent, par exemple dans un isolant écologique, pour que ça ait un impact positif sur la planète, je ne vais jamais aller en contre de ça. Parce que personnellement je le comprends. Je comprends quand il dit, ce n'est pas à moi de faire un effort, c'est aux entreprises, c'est à l'État, peu importe. Je peux complètement entendre ça et ce n'est pas le but. Le but, c'est de voir l'impact que vont avoir ces choix-là sur la santé, sur le confort. Déjà, si on parle d'isolant sur le confort,
- Speaker #0
c'est gigantesque.
- Speaker #1
Le gap entre un isolant classique, une laine minérale et un isolant de sourcée, sur le confort d'été notamment, ça va être gigantesque. Voilà, c'est là où on peut regarder aussi des choses. Et ça peut être, tu disais que ça peut être des petits éléments, mais rien que la peinture, faire un choix de peinture écologique, quand on voit la quantité de COV, donc de composants organiques volatiles, qu'il y a dans une peinture, et on va la respirer, on va la faire respirer à nos enfants. Donc, même sur ces choses-là, ça va avoir une évidence, en fait, ça va être une évidence de faire ces choix-là.
- Speaker #0
Oui, je trouve ça hyper intéressant parce que... Déjà, j'avais reçu tout ce que tu dis me parle beaucoup. Parce que comme je te disais avant aussi, quand je vendais des maisons, j'ai accompagné quelques projets ou des clients pour leur confort, pour leur santé. On fait des choix. Tu parles de la peinture. J'ai une maison où le choix de peinture a été hyper important. Donc, j'avais fait la recherche parce que chez un constructeur, ce n'était quand même pas la peinture de base. Donc, j'avais fait la recherche, un devis spécifique, etc. Les isolants, c'était quelque chose auquel, là où je travaillais, ils étaient quand même déjà sensibles. Donc, c'était des choses qu'on pouvait proposer. Mais dans le podcast, l'année dernière, j'ai reçu Sabrina. Je ne sais pas si tu la suis. Sabrina, elle a autoconstruit avec son mari leur compte Instagram. C'est Notre Cocon de Bois. Et dans l'épisode, c'est intéressant parce qu'elle raconte pourquoi ils ont créé. C'était leur deuxième maison qu'ils ont autoconstruit en bois avec du fermet-sel que tu dois connaître, des peintures où ils ont fait attention Ausha qu'ils ont pris. de l'isolant en bois, etc. Ils ont fait bien attention. Mais quand tu regardes leur maison, effectivement, elle est en bardage bois, mais quand tu suis son compte Instagram, tu ne vois pas que c'est une maison écologique. C'est-à-dire que si tu ne le sais pas, si tu ne connais pas l'histoire de Sabrina et de sa famille, c'est une maison contemporaine comme plein d'autres. Et c'est ça que je trouve intéressant, parce que souvent, on a l'impression qu'on va tomber dans des maisons avec des enduits un peu orange, un petit peu en terre cuite, des choses comme ça qu'on n'a pas envie d'avoir parce qu'on veut avoir le look contemporain. ou pas contemporain, enfin bref, un loup quelconque qui nous plaît à nous. Il faut que ça parte de nous et ça, je trouve ça intéressant dans ce que tu expliques. Donc, je t'invite à aller écouter l'épisode de Sabrina, si ça peut te parler ou à ceux qui nous écoutent d'aller le redécouvrir.
- Speaker #1
Mais ça, c'est sûr, c'est sûr, c'est pas ce qui est visible, même, j'ai envie de dire au contraire, une construction écologique, si elle est vraiment écologique et qu'on n'est pas dans le windrushing, comme on disait, tu ne vas pas le voir, en fait. Tu vas voir effectivement qu'elle n'a pas un enduissiment à l'extérieur. Bon. ok ça évidemment et encore des personnes tu vois qui ne sont pas habituées à distinguer un enduit ciment et un enduit à la chaux ne vont pas forcément voir la différence mais les choix qui vont être faits ne vont pas forcément être mis en avant c'est une fois que tu vas vivre dedans où tu vas dire ok là je comprends qu'il y a quelque chose de différent oui ou quand on t'explique ce qu'on a choisi parce que si on regarde par exemple la chaux qui peut donner une texture etc et
- Speaker #0
Il y a des moyens aujourd'hui, on en voit partout sur les réseaux sociaux, de recréer cet effet-là sans pour autant mettre de la chaux. Chimiquement parlant, je pense que... Écologiquement parlant, je pense que ce n'est pas hyper bon, mais on va chercher un look. Et ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est que pour le coup, dans les tendances esthétiques et déco, on revient à ces matériaux-là. On revient à des matériaux hyper naturels. On revient à la terre cuite. On a les pierres qui reviennent beaucoup. La terre cuite qui va, à mon avis, assez... Enfin, revenir en force. On l'aperçoit. de manière ponctuelle dans certaines maisons aujourd'hui, mais dans quelques années, pour moi, ça va repercer. Ces textures sur les murs, les bétons cirés, etc. C'est ça, en fait. Je dois faire un épisode. Je ne sais pas si je vais réussir à trouver le bon angle, mais je prends le style Ibiza, parce que je suis allée à Ibiza l'été dernier. J'ai la famille là-bas, donc je suis allée faire un saut. Et moi, je n'en pouvais plus de voir sur Pinterest, tu vois, tout ce... Le style Ibiza sur Pinterest, c'est les villas que tu trouves partout dans le monde à partir du moment où tu as des grandes baies que ça a vu mer. Et en fait, c'est fait avec beaucoup de béton et tout. Sauf que la construction initiale à Ibizanco, c'est vraiment des matériaux locaux déjà. Et tu as toute cette matière parce qu'ils n'avaient pas de mobilier. Donc, c'était créé, construit, tout ce qu'on fait aujourd'hui en béton cellulaire et qu'on habille de béton ciré. C'était fait en chaux. parce que fait par des paysans à Ibiza, etc. Et le style ibizanko, il est vraiment issu de l'île et avec beaucoup de matière. Et ça, c'est quelque chose qui est très gommé par les réseaux sociaux, les algorithmes, etc. Et je trouve que c'est ça qu'on va retrouver dans des maisons dites plus écologiques où on a fait attention parce qu'on garde la trace un peu des matières. Je ne sais pas si je suis très claire dans ce que tu dis.
- Speaker #1
Je sais ce que tu veux dire. Et puis plus que la trace, je dirais qu'on le ressent aussi. Si tu mets un plastique... Imagine un mur en plastique, je vais loin, et un mur en marbre et un mur en bois. Il y en a un qui va t'apporter plus de chaleur. Tu vas le sentir en plus de le voir. Ces matériaux-là vont t'amener. C'est pour ça que le faux, visuellement, t'aura ça. Mais à côté, ça ne va pas du tout t'apporter les mêmes qualités, les mêmes caractéristiques.
- Speaker #0
Les mêmes ressentis. Les mêmes ressentis, effectivement. C'était intéressant parce que j'avais une question qui était est-ce qu'on peut faire de l'éco-construction sans s'en... rendre compte sans que notre maison ait l'air écolo ? Peut-être qu'on a envie de faire attention, mais on a peur de tomber dans une esthétique qui ne correspond pas, parce qu'on veut garder des traits très contemporains ou des choses comme ça. Est-ce qu'on peut faire de l'éco-construction sans s'en rendre compte ? Tu as déjà un petit peu répondu, mais concrètement, qu'est-ce qu'on pourrait faire pour que ça ne se voit pas, si on ne voulait pas que ça se voit, mais qu'on veut faire attention à notre santé et à notre confort ?
- Speaker #1
Alors, je pense que tu ne peux pas le faire sans t'en rendre compte, parce que C'est une logique, une cohérence de choix des matériaux, où si on ne t'explique pas ce qu'il va y avoir derrière, par exemple, un choix écologique, ça ne va pas juste comparer un matériau A non écologique à un matériau B écologique, parce que dans ces cas-là, tu prends le non écologique, il est moins cher, tu l'as sur celui-là. Par contre, si tu as une compréhension écologique, pour t'expliquer pourquoi, de manière globale, ça va être plus intéressant, Je vais te donner un exemple, je travaillais sur un exemple il n'y a pas longtemps sur la comparaison entre une laine de verre, celle qu'on trouve facilement, donc avec la densité qu'on trouve facilement, et une laine de bois, celle qu'on trouve facilement, la densité qu'on trouve facilement. Ce qui va amener un déphasage, donc pour expliquer très rapidement, c'est le nombre d'heures qu'il va falloir à la chaleur pour traverser la paroi avec cet isolant-là. Sur une même épaisseur, tu vas voir que ton isolant en laine de bois, même s'il est quasiment, je crois qu'à ce niveau-là, c'est quasiment deux fois plus cher. Oui, c'était deux fois et demi plus cher, tu vois, par rapport à l'isolant en laine de verre. Deux fois et demi plus cher, sauf qu'au niveau de la densité, de la comparaison de la densité, donc au niveau de la différence de déphasage, ça fait qu'il y en a un où tu vas te sentir hyper bien l'été, et il y en a un où clairement tu vas finir avec une climatisation. Donc, j'ai mis le prix, la différence de prix sur une maison de... Je suis partie sur une maison de 4,20 m², je crois, pour faire cette comparaison. J'ai montré que... ok, on part sur l'anneau vert, donc un coût moindre, sauf qu'on va rajouter au bout d'un moment la climatisation monospite ou même avec peut-être plusieurs pièces à rafraîchir, la consommation d'énergie et ce qui fait qu'en fait, tu vas exploser ton budget. Et si ça, on ne te l'a pas dit, tu te dis, bon, il n'y a pas vraiment d'intérêt et ça, c'est un des avantages qui pourrait y avoir, il y en a d'autres. Et donc, tu ne peux pas le faire sans faire exprès, parce que si tu ne sais pas, tu regardes deux peintures. Tu vas regarder la plus chère, la moins chère et tu vas partir sur ça. Deux peintures blanches, tu y vas. Si tu vois deux matériaux différents qui ont le même rendu, comme tu disais, avec la chaux ou autre, tu vas partir sur l'autre parce que la chaux est plus chère. Donc, effectivement, sur ça, non. Par contre, oui, qui ne se voit pas, même si personnellement, je trouve ça dommage.
- Speaker #0
C'était plutôt ça le sens de ma question.
- Speaker #1
Ça, c'est totalement possible. Tu peux avoir un habitat où, comme tu le disais avec la personne dont tu parlais, tu... Tu ne te rends pas forcément compte que les choix sont écologiques, que tu es chez monsieur et même tout le monde. Je pense que c'est dommage parce que, justement, aujourd'hui, on vend plus une esthétique qui est liée à une mode et qu'une mode, c'est une image qui ne va pas vieillir, mais dont on va se lasser et à un moment, on va vouloir la jeter et en prendre une autre. Donc, je pense que c'est dommage que ça ne se voit pas. Maintenant, je pense que sur cette idée-là, si on a la même image, la même mode, la même esthétique, avec des matériaux écologiques et une avec des matériaux non écologiques, on va beaucoup moins se lasser de seuls avec des matériaux écologiques, étant donné qu'on se sentira beaucoup mieux, qu'on ne va pas avoir ces parois froides qui donnent une sensation d'inconfort, qu'on ne va pas avoir cette surchauffe l'été, qu'on va avoir mis les ouvertures au bon endroit, qui fait qu'on aura ce soleil qui va nous réchauffer, et en même temps, on sait qu'il ne va pas rentrer l'été. Pareil, pour la peinture, ça peut être... Tu vois, moi, je ne dis jamais, ok, on a un projet, on ne va pas partir avec. d'un côté la peinture non écologique partout et d'un côté la peinture écologique partout. Le tout, c'est de réfléchir où est-ce qu'elle a besoin d'être lessivable pour qu'elle soit durable et donc un peu moins écologique. Et à d'autres endroits, par exemple une chambre, il n'y a aucune raison qu'on ne parle pas sur une peinture écologique avec le moins de COV possible.
- Speaker #0
C'est intéressant.
- Speaker #1
Il y a tous ces éléments qui font que je suis persuadée que non seulement, effectivement, tu peux ne pas le voir, mais tu garderais ton intérieur bien plus longtemps. Les meubles aussi. Les meubles, ils ne sont pas pleins de vernis. Ils vont accepter... Tu vas prendre des matériaux qui vont accepter le vieillissement. Tu vois qu'ils vont se patiner avec le temps, qu'ils vont être avec des matériaux plus bruts. Tandis que de l'autre côté, tu vas facilement avoir des matériaux qui vont rester identiques et d'un coup, ils ne vont pas tomber en lambeaux, mais ils vont être... C'est comme quand tu prends un meuble d'une grande marque de fast design. En fait, tu vas l'avoir quelques temps et après, il ne sera pas remodifiable. Tu ne pourras pas le réutiliser. Et ce qui est intéressant aussi, c'est que quand tu pars sur l'écologie, comme tu vas chercher des choses avec moins de vernis, moins de COV encore une fois, tu vas souvent retomber sur des meubles qui vont pouvoir être réutilisés après, que tu vas pouvoir reponcer. On va partir sur du bois ou autre. Si ça te fait plaisir à un moment d'avoir ton fonteuil ultra design, pas forcément terrible au niveau des CV, mais il faut y aller en fait. C'est une cohérence globale. Il ne faut pas se dire je vais mettre tous les curseurs ouverts à 100%. Ça n'existe pas. D'ailleurs, moi je dis toujours, si on te dit que c'est la meilleure solution, c'est que c'est du brainwashing. Parce que la meilleure solution n'existe pas. C'est une cohérence par rapport à toi, ton budget, ce qu'il y a autour, tes possibilités, tout ça.
- Speaker #0
Et ces priorités aussi, c'est-à-dire que, est-ce que tu veux un extérieur ? Est-ce que l'extérieur de l'importance pour toi, est-ce que tu veux un extérieur très simple ? Est-ce que tu veux effectivement amener du bois ? Tu parlais du mur en bois, tout à l'heure, ça, ça donne du cachet. Donc, est-ce que tu vas mettre des panneaux décoratifs à acheter en grande surface de bricolage ou est-ce que tu le fais de manière structurelle presque pour venir concevoir ta maison de cette manière-là ? Mais tu vois, quand je disais sans s'en rendre compte, la laine de bois et tous les isolants écologiques, je ne sais pas ce que tu en penses, mais pour moi, c'est un des premiers pas qui est assez, entre guillemets, facile à faire. Tu parlais du coût. Effectivement, c'est plus cher de mettre de la ouate, de cellulose ou de la laine de bois dans de la construction traditionnelle. Mais la laine de bois, elle fonctionne avec du parpaing, qui reste une structure, certes, pas si écologique, mais la plus abordable aujourd'hui en structure de maison au final. Tu peux la mettre avec de la brique, avec du béton, je suis un peu moins sûre, mais tu peux la mettre sur plusieurs supports. Mais une fois que tu as fermé tes murs, avec ton plâtre, avec ton placo, avec ton fermacelle, tu ne le verras pas. Par contre, comme tu dis, le confort va tout changer. Et je ne sais pas si c'est la première marche que tu dirais. Moi, c'est un peu celle que je vois, mais je suis moins spécialiste que toi en éco-construction. Est-ce que c'est le premier curseur dont tu parles avec tes clients quand ils te posent des questions ?
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas le premier curseur parce que c'est celui qui a un impact économique important pour moi. Par contre, tu as raison, je pense que c'est le... Là, si tu veux voir une différence dans ton bâtiment, avec très peu de choix, il faut partir sur l'isolation. La différence, le pas, il est gigantesque. Et donc, tu vois, ça dépend sous quel regard on prend. Si c'est la chose assez simple à mettre en place, je dirais qu'il y a des choses peut-être avant où tu te dis, bon, je ne suis pas en train de mettre... d'augmenter mon budget ou de varier considérablement mon budget. Pour autant, oui, c'est tellement impactant. Et pareil, tu disais par rapport à la structure qu'on va mettre en place, le fait de remettre du sens, ça permet de faire des choix et d'avoir plusieurs choix possibles. Alors, il y en a qu'on élimine. Les voiles en béton, clairement, on élimine. Mais ce n'est pas parce que le produit est écologiquement très impactant. C'est le cas pour la santé, pour l'environnement, il est très mauvais. mais si on l'élimine, c'est qu'il n'est pas perspirant. C'est que la vapeur d'eau qui va être créée à l'intérieur, elle ne pourra pas sortir. Et donc, il y a toute une logique qui va être mise en place pour justement éviter qu'il y ait la moindre humidité dans tes murs, éviter tous les désordres qu'il peut y avoir avec ce choix-là. Mais sinon, à partir de ça, on peut choisir plein d'autres choix avant d'arriver à la structure bois, qui est effectivement l'une des plus écologiques. On va plutôt être dans des choix qu'on élimine. Et en isolant, c'est pareil. Ja. plein de choix possibles, mais on va éliminer des choix parce qu'il y en a qui en fait, effectivement, même on a parlé tout à l'heure d'une comparaison de deux isolants, mais quand on parle de durabilité, on va mettre un isolant qui va se tasser, il va créer des ponts thermiques au bout de 10-15 ans et donc il n'y aura plus qu'à le changer. Là, effectivement, c'est quand même cohérent de se dire, alors je me repose deux petites secondes, c'est peut-être aujourd'hui où je vais mettre un budget supplémentaire là-dedans, où je vais avoir un confort d'été supplémentaire. où je sais qu'il va y avoir une durabilité bien plus grande, et donc des inconforts qui seront évités. Et à ce moment-là, je sais que, dans tous les cas, je ne vais pas revenir cinq ans après en disant, « Moi, là, je vais mettre plus de budget, je vais rechanger mon isolation. » Donc, peut-être qu'il y a un budget un petit peu abaissé sur l'intérieur, parce qu'on peut y revenir après facilement, et se dire, « Comment est-ce que dans les murs, on n'y touche plus ? » Et on sait qu'on sera bien et qu'on aura fait le bon choix.
- Speaker #0
Et du coup, c'est quoi ton premier curseur ? C'est sur quoi que tu fais réfléchir en premier lorsque quelqu'un qui construit une maison plutôt ? de manière classique, qui ne s'est pas dit « je vais construire de manière écologique » , mais qui veut faire un effort pour sa santé et son confort. C'est quoi les questionnements que tu apportes, ou que tu peux, aux gens qui nous écoutent, comme tu disais, forcément, personne ne veut une maison mauvaise pour sa santé, personne ne veut une maison inconfortable. C'est quoi, toi, le premier pas pour réfléchir de manière consciente ? Parce qu'aucun choix ne se fait de manière inconsciente, sauf... quand on ne se pose aucune question. Mais j'imagine que si on écoute ce podcast, c'est qu'on a envie de se poser des questions quand on fait son projet. Donc, est-ce que tu peux me dire c'est quoi les premières questions à se poser quand on démarre son projet si on veut prendre en compte ce confort dans sa maison ?
- Speaker #1
Alors, je dirais qu'en premier, c'est la partie bioclimatique. Donc, comment orienter sa maison ? Où est-ce que je vais mettre mes ouvertures ? Où est le sud ? Comment je vais travailler par rapport à ça ? Je dirais... Que c'est vraiment ça. Ce qui est intéressant aussi dans une réflexion écologique, c'est qu'on ne va pas dissocier l'extérieur de l'intérieur. On a une compréhension globale. Et donc, on sait que par rapport à la course du soleil, par rapport à la végétation qu'il peut y avoir dehors, avec ou sans jardin, c'est-à-dire que dans tous les cas, il peut y avoir des choses à l'extérieur, même si ça ne nous appartient pas, même si c'est dans la rue. Donc, tous ces éléments-là, pour moi, ça va être le premier élément à regarder. Et en positionnant bien son bâtiment, en le protégeant au maximum des vents qu'il peut y avoir, en faisant rentrer le maximum de lumière l'hiver et en protégeant de la surchauffe l'été, déjà ça peut avoir un impact gigantesque et qui en fait n'est pas entre guillemets complexe, puisque c'est juste, tu as plusieurs possibilités et tu vas, en connaissant justement de ces règles bioclimatiques, faire des choix sur ton logement.
- Speaker #0
Oui, la construction bioclimatique, c'est ça. En plus, la construction bioclimatique, c'est construire en fonction de son environnement. Ce n'est pas dire, tiens, j'ai cette maison-là, je la pose ici, merci, bonsoir. C'est montrer, il est comme ça, comment j'implante une maison, quelle vue j'ai ? Parce que ça peut être ça, la vue. L'autre jour, j'ai reçu un questionnaire de quelqu'un qui se pose la question pour qu'on travaille son plan. Et il me dit, voilà, on a une vue nord, on veut en profiter. Sauf que tout le monde te dit de jamais mettre de fenêtre au nord. Ouais, mais si ton environnement est méga beau au nord, t'as pas envie de le cacher si c'est ta seule vue. Et ça, c'est pas une question que j'avais prévue, mais je vais te la poser maintenant. J'y pensais tout à l'heure et je l'ai pas notée. Parce que la RE 2020, j'ai fait un épisode avec Amélie qui travaille dans un bureau d'études. C'est vrai. Et j'ai trouvé ça intéressant parce qu'il y a beaucoup de mauvaises compréhensions de la RE 2020. c'est ça ? yep Parce que l'aéro 2020, comme on disait dans cet épisode-là, il n'y a pas de règle méga précise en fait. C'est plein de curseurs à pousser ou pas pousser. Il y a beaucoup de gens qui disent non mais l'aéro 2020, on est obligé d'avoir que des baies au sud, on ne peut pas avoir de fenêtres au nord. Ça n'a jamais été écrit nulle part. Et donc bioclimatique, c'est construire en fonction de son environnement. L'aéro 2020 est complètement décorrélé du côté écologique ou éco-construction finalement, parce qu'une maison complètement traditionnelle peut venir. Pardon, je suis en train de me perdre parce que j'ai mis l'idée à la minute qui est en train d'arriver dans ma tête. Je vais finir sur le côté bioclimatique et je vais revenir sur la RE 2020. Donc, bioclimatique, ça veut dire construire en fonction de son environnement, orientation, pente de terrain, etc. Donc, des choses qui sont finalement du bon sens et qui ne vont pas te faire sauter dans une maison 100% écologique si tu ne veux pas y aller. C'est juste du bon sens, le fonctionnement, par où tu arrives, etc. Donc, Oui, la conception dans ce sens-là, c'est la base avant de choisir quel matériau tu vas mettre. Tu voulais rebondir de coup dessus ?
- Speaker #1
C'est marrant de ce que tu dis. Donc, la construction peut être bioclimatique sans être écologique. Mais en fait, il ne faut pas avoir peur du mot écologique. Si elle est bioclimatique, elle est déjà écologique. Et je pense qu'effectivement, ça ne veut pas dire qu'elle va être ultra respectueuse de l'environnement et au plus plus plus de l'écologie. Mais en fait, c'est déjà écologique si le bâtiment est caché. à son environnement. C'est juste ça. Et tu parlais des ouvertures au nord par rapport à la vue, je suis totalement d'accord avec toi. En fait, le but, si on fait de la construction écologique, je trouve qu'il y a une proximité avec les personnes qui est hyper intéressante. Comme tu as l'air de l'avoir avec tes clients et tes clientes, c'est aussi remettre l'humain au centre de nos réflexions. Et si à un moment, tu as une super vue et que les personnes vont se sentir mieux en ayant cette vue-là, bien évidemment, on ne va pas faire une énorme pivitrée, incroyable, on va tout ouvrir au nord. pas, parce que pour eux, après, il faut leur expliquer que ok, ce sera joli, mais en fait, ils ne vont jamais être dans cette pièce. Par contre, on peut faire des choix aussi sur l'isolation du mur au nord. pour qu'il y ait d'autres choses qui soient mises en place pour effectivement contrebalancer ça. Enfin, en tout cas, il faut tout écouter et pas partir avec des « non, mais ce sera comme ça et pas autrement » dans les deux cas. C'est-à-dire qu'à la fois sur le « non, je ne vais pas partir en paille » ou « je ne vais pas partir avec des matériaux écologiques parce que c'est comme ça » et à l'inverse, « non, je ne vais pas ouvrir au nord parce que ce n'est pas écologique » . Non, il faut chercher à chaque fois. meilleure solution et celle qui est la plus juste et cohérente.
- Speaker #0
Oui, alors même, je te dirais que la question des ouvertures au Nord, c'est même pas une réflexion écologique. C'est non, la RE 2020 interdit les ouvertures au Nord. Moi, c'est des choses que j'entends beaucoup, malheureusement, mais c'est une méconnaissance de la RE 2020. Enfin, ça n'a aucun sens. En plus, il y a des maisons RE 2020 très performantes qui ont des ouvertures au Nord et d'autres qui sont absolument nulles d'un point de vue performance et consommation. qui sont plein sud. Donc, ça n'a vraiment rien à voir. Et du coup, la RE 2020, je voulais poser la question. En plus, tu as écouté l'épisode avec Amélie qui était assez intéressant, je trouve, parce qu'on a pas mal déconstruit de fausses idées. Il y avait des bonnes choses quand la RE 2020 est arrivée. Je trouvais le confort d'été était un peu prulus, pris en compte, ce qui n'était pas le cas du tout avant, dans la RT 2012. Comment, toi, tu as vécu ce changement ? Il commence à dater, maintenant, ça fait 5-6 ans, maintenant que c'est rentré en vigueur, et ça va encore évoluer de mémoire cette année. C'est quoi ta vision de cette norme thermique, qui est obligatoire, peu importe comment on construit ?
- Speaker #1
Pour moi, elle n'a pas changé grand-chose, puisque, déjà, dans ma façon de concevoir les bâtiments, ils étaient au-dessus de la RT 2012. Je pense que, comme tu dis, il y a eu des choses hyper intéressantes qui sont rentrées, en fait, dans la RE 2020, comme le confort d'été. Ça cherche à amener une cohérence. qui pour moi est essentiel. C'est-à-dire qu'au lieu de dire il y a certains labels pour moi avec lesquels je ne suis pas vraiment en accord qui focalisent tout sur les consommations énergétiques. Pour moi, sur ça, ça n'a pas forcément de sens si on n'a pas de la cohérence. Alors que quand on travaille sur le thème du confort, comme essaie de le faire l'ARE 2020, pour moi c'est plus pertinent. C'est quelque chose qui encore apparaît un peu comme une énième règle à respecter, quelque chose où on n'a pas forcément les fondements, la compréhension. L'explication synthétique de ce qui peut être mis en place, ça devrait tellement s'accompagner d'une formation obligatoire de quelques heures sur la construction écologique pour moi, tu vois, par exemple. C'est là où, une fois que tu as la cohérence, ça devient juste évident de respecter la RE 2020. Donc voilà, positif, c'est que pour moi, ça va dans le bon sens. Négatif, pour moi, c'est que ça alourdit encore tous ces trucs-là. quand il n'y a pas la cohérence, on va être sur un choix à tiroir. Tu sais, la version RT 2012 ou la RE 2020, ah bah la RE 2020 c'est plus cher, bon bah tant pis, dommage, tu vois. Il y a un peu ce truc-là. Alors que tu peux chercher une cohérence pour que ça n'augmente pas le prix, comme ça l'est indiqué, parce que, justement, tu vas faire des choix à un endroit, d'autres à un autre endroit, pour équilibrer en fait cette enveloppe budgétaire que tu ne peux pas faire si c'est juste des règles que tu dois appliquer et que tu n'y comprends pas.
- Speaker #0
Oui, après le côté augmentation du prix de la construction à cause de la RE 2020, alors moi je ne travaillais pas chez un constructeur, on va dire, entrée de gamme, donc l'impact sur le prix n'a pas été drastique. Il y en a qui ont dit qu'on prenait 10% sur la construction avec la RE 2020. Moi sur mes projets, je ne l'ai pas constaté. Oui, les études coûtent plus cher parce qu'il y en a plus, notamment le test de VMC à la livraison qui n'était pas le cas. Donc tu peux avoir une VMC absolument pas fonctionnelle dans ta maison, mais c'était conforme quand même. Donc là, c'est... Comme tu disais, ça ramène de la cohérence. Et puis, ça dépendait de comment tu construisais tes maisons à la base. Enfin, je veux dire, toi, tes projets n'ont pas dû coûter beaucoup plus cher en RE 2020, à part les prix des études. Et j'aime bien quand tu parles de cohérence, parce que l'autre jour, j'avais des clients, pareil, en rendez-vous. Ils travaillaient avec des architectes. Et c'était assez rigolo, parce que leur bureau d'archi leur propose d'abord un projet en parpaing, laine de verre, enfin, vraiment basique. point de vue matériaux, mais l'envoie dans un bureau d'études RE2020 où le monsieur est très maison passive. Et donc je leur ai fait la remarque en rendez-vous, je dis c'est surprenant pour des archis qui vous proposent une maison absolument basique en termes de matériaux, sachant qu'ils n'avaient pas envie de mettre de pompes à chaleur, etc. en mode de chauffage, donc je voyais bien que les gens avaient envie d'aller chercher plus loin, mais ils étaient un peu frustrés parce que du coup, avec le bureau d'études thermique, et je trouve que c'est ça qui manque, mais tu vas me dire ce que tu en penses. Ils étaient dans un espèce de grand écart, c'est-à-dire que les archis ont conçu une maison d'un point de vue, on va dire, fonctionnel. Et encore, il y avait des choses à peut-être continuer à travailler. Et puis, en face, tu avais ce monsieur complètement convaincu par le passif à qui on envoie les plans. On leur dit, il faut que ça passe en R2020, quoi faire ? Le monsieur me disait, le client me disait, je suis un peu perdue parce qu'en fait, tout le monde me tient des espèces de discours. Je ne sais même pas ce qu'on va vraiment me proposer. J'ai discuté avec le monsieur d'études thermiques, mais ce n'est pas clair. Et je trouve que c'est un peu ça. Et souvent, quand on veut une RU 2020, il y a les sites internet qui la font, quand on veut notre étude thermique, on manque d'échanges. Et c'est aussi pour ça qu'on construit en faisant des choix non conscients aujourd'hui. C'est-à-dire qu'on se retrouve à nous dire c'est bon, on a votre RU 2020, croyez-nous sur parole, c'est bon. Mais il n'y a pas de pédagogie à côté. Et il n'y a pas ces échanges-là où tu parles de l'impact d'une laine de bois, l'impact d'une peinture, l'impact... Alors, il y a l'impact budgétaire, mais il y a les autres impacts. Et je trouve que c'est ça qui manque aujourd'hui. Et c'est aussi ça qui fait que les gens sont un peu déconscientisés des choix qu'ils font. Et pour parler avec pas mal de gens, il y en a qui sont frustrés. C'est-à-dire qu'en phase 2, ils n'ont pas les interlocuteurs, constructeurs ou archi qui les accompagnent dans cette réflexion. Souvent par peur de ne pas vendre, souvent par peur que le projet soit trop cher. Mais il y a des gens qui sont prêts à investir plus pour leur confort sur le long terme, pour réduire leurs factures. ou être mieux chez eux de base. Et voilà, je voulais savoir ton point de vue là-dessus sur ce manque, en fait, de cohérence, pour reprendre ton mot, entre ces études obligatoires que personne ne comprend, qui n'est expliquée quasiment jamais aux maîtres d'ouvrage. Et du coup, on leur dit, on m'a dit que c'était comme ça en RE 2020, point. Quand on les informe presque, parce qu'il y en a qui ne les voient même pas, ils ne voient même pas la consommation possible du projet qu'ils déposent au permis. on ne leur montre pas les résultats d'ERE 2020 à la première ligne de construire, alors que ça mériterait pas mal d'échanges. Dis-moi un peu ce que tu en penses.
- Speaker #1
Vaste sujet. Écoute, oui, je pense que cette pédagogie, elle doit venir de partout. Elle doit venir effectivement des thermiciens, des thermiciennes, mais pas que. Des architectes, bien évidemment. Des maîtres d'oeuvres, bien évidemment. Pour moi, je suis d'accord. Quand on parle de l'ERE 2020, on devrait avoir une partie explicative de ce qu'il y a derrière. et justement des choix qui vont être faits. Maintenant, ça devrait tellement être aussi dans d'autres métiers que j'ai du mal à me dire si ça doit être plus là. Est-ce que ce n'est pas justement plus avec l'architecte qui est au contact avec les clients et les clientes ou les personnes justement qui ont un lien plus personnel avec les clients et les clientes ? Moi, je pense que ça devrait peut-être être là et ces personnes devraient pouvoir parler de l'ARE 2020, pouvoir parler avec peut-être le thermicien ou la thermicienne. Je ne sais pas trop. pour le coup te répondre parce que c'est un des sujets mais il y en a tellement au niveau de la pédagogie. Moi, je trouve que tu vois, on peut vendre une maison sur catalogue, entre guillemets. C'est-à-dire que il y a des personnes qui ne vont même pas savoir ce qu'ils ont mis dans leur maison, dans les murs de leur maison. Il n'y a pas d'explication sur pourquoi tel isolant. Il n'y a pas d'explication sur pourquoi tel carrelage, à part le fait que tu comprends qu'il y a un lien avec telle entreprise et que donc, ils peuvent avoir des prix un peu moindres. Ce qui fait que oui. ramener de l'humain dans toutes les strates du projet de construction, pour moi, c'est la priorité. Et l'humain va avec le « je peux t'apporter des conseils sur ça » ou alors « là, c'est ma limite, peut-être essaye de contacter telle personne ou essaye de creuser un petit peu là parce qu'on n'a pas le droit à tout connaître non plus et à tout maîtriser non plus. » Et déjà, je trouve que quand on est avec une personne qui admet qu'elle a ses limites, ça fait du bien aussi parce qu'il y a des personnes qui, comme ne veulent pas être Merci. se sentir en porte-à-faux, ils vont éviter le sujet au maximum pour être sûr de ne pas se sentir, tu vois, de manquer un peu de professionnalisme ou autre, alors que moi, j'ai toujours un mec qui est un mec qui est un, je n'ai pas toutes les réponses, mais posez toutes vos questions. Et si je n'ai pas la réponse, on cherche ensemble, ou je vous reviendrai vers la bonne personne, et voilà, on va avancer comme ça. Je ne sais pas si ça répond à ta question.
- Speaker #0
Si, si, c'est intéressant parce que le bâtiment, c'est tellement vaste qu'on ne peut pas tout comprendre. Tu ne sais pas tout, je ne sais pas tout, personne ne sait tout. Moi, je me rends compte en travaillant avec mes clients qu'on désempare beaucoup les gens de leurs questions. On tasse beaucoup de choses sous le tapis pour ne pas poser de questions. Après, moi, j'étais une commerciale un peu bizarre. Même mes collègues se cachaient dans les couloirs quand ils me voyaient arriver avec mes questions parce que j'aimais trouver des solutions différentes et c'est ça aussi que j'apporte aujourd'hui. Et tu vois, j'avais un thermicien qui était génial à l'époque. Et je souhaite à tout le monde d'avoir un thermicien comme ça avec qui travailler. Je pouvais lui envoyer des projets. On va dire, est-ce qu'en RE 2020, ça passe ? Quel est l'impact ? Est-ce que c'est vraiment intéressant de faire ça ? Et il y avait l'échange de, si tu fais ça, tu vas gagner ça, mais peut-être que tu peux plutôt faire ça parce que ça va être plus intéressant. Et je trouve que le terme ici, aujourd'hui, sur la RE 2020, et notamment dans l'éco-construction, c'est que l'impact carbone va prendre de plus en plus de place dans les constructions à l'avenir. Et ça, c'est un impact qui change beaucoup. Donc, les matériaux bio-sourcés vont, entre guillemets, devoir prendre plus de place. Et je trouve que le termicien est un peu comme valide-moi que ça passe au RE2020, on avisera le reste. Et il n'y a pas cet échange et ce lien humain. C'est juste un technicien derrière son petit ordi qui fait des petits calculs, alors qu'en fait, il devrait pour moi être presque partie prenante. Alors, c'est sûr qu'on ne peut pas se réunir à 15 toutes les semaines pour discuter de tous les projets, mais sur des questions bien spécifiques, je trouve qu'ils sont trop souvent... mis à l'écart et juste considéré comme une étape.
- Speaker #1
Et ça me fait encore repenser aux études d'architecture. Tu sais, moi, j'ai fait mes études d'architecture en Belgique parce qu'il y avait un côté plus... Le côté ingénieur était aussi un peu plus poussé. En tout cas, dans ce qu'on m'avait dit par rapport à l'école, donc j'étais partie là-bas. Et je me souviens du premier cours de structure où on nous avait dit, on ne va pas vous apprendre à être ingénieur, on va vous apprendre à parler avec les ingénieurs. Et j'avais trouvé ça, tu vois, hyper pertinent. Et on avait des cours de thermique aussi. Et donc, c'est pareil, c'est-à-dire qu'en fait, on n'est pas là pour connaître et avoir plein de métiers. Par contre, c'est quelque chose qui peut arriver très souvent. On fait notre bâtiment, puis on passe dans les mains d'ingénieurs. Et si on n'y comprend rien, le projet va pouvoir complètement changer pour qu'il soit possible structurellement. Et donc, on disait, le jour où vous avez la version, justement, qui revient et qui est modifiée, vous pouvez comprendre ses choix et dire, ah ok, comme tu viens de me dire, j'ai compris tes choix. je comprends que là il manquait un élément structuré, mais regarde, je te propose de le faire plutôt comme ça, comme ça, ça répondra à mon ambition et ce sera structurellement possible. Et donc, je pense que ça, on devrait l'apprendre effectivement au niveau de tout ce qui est thermique. On devrait avoir ces bases-là pour pouvoir discuter et créer un échange entre les différents acteurs et actrices autour du projet.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant du coup ce que tu dis d'apprendre à parler avec. Un autre interlocuteur. J'avais reçu aussi Claire de Archibi dans un épisode qui est architecte comme toi. Et j'avais beaucoup aimé sa phrase. Tu vas me dire si t'es d'accord. Un architecte, c'est comme un médecin généraliste. Il est spécialiste de tout et en même temps spécialiste de rien. C'est-à-dire qu'elle, dans sa vision, un architecte est capable, comme un médecin généraliste, de faire un état global, etc. Mais il va t'envoyer chez des spécialistes ou en tout cas poser des questions à des spécialistes quand ça sort. parce que sinon, il n'y aurait pas de cancérologue, il n'y aurait pas de dermatologue qui sont spécialisés sur... un organe ou une partie du corps bien précise. Et j'avais trouvé l'image assez intéressante. Est-ce que tu la trouves juste par rapport à ce que tu viens de me dire ou pas ?
- Speaker #1
Alors, je ne vais peut-être pas me faire des amis. Non, mais je dirais je suis d'accord avec ça, mais je préciserais peut-être plutôt un médecin, enfin pas un médecin, mais plutôt une personne dans la médecine chinoise alors, tu vois. C'est pour ça que je précise, c'est le côté avoir une compréhension holistique pour autant. Tu vois, ne pas être que sur le pansement, sur... Ça doit pas être juste ça, notre métier, de réorienter et d'avoir un peu ce tunnel où on se dit, on passe par là obligatoirement et après on réoriente vers les personnes. Je pense qu'il faut avoir une compréhension globale, essayer de pouvoir avancer au maximum, mais effectivement, se dire qu'à un moment, si on a besoin d'aller chercher l'équivalent d'un spécialiste ou d'une spécialiste, bah oui, il faut y aller et il faut pas chercher à tout comprendre, tout maîtriser. Voilà.
- Speaker #0
C'était vraiment le sens de ce qu'elle a voulu dire et je suis assez d'accord avec le côté médecine chinoise parce que finalement, la médecine chinoise est asiatique en règle générale et dans la prévention et comme tu dis, pas forcément sur les pansements comme la médecine occidentale plus aujourd'hui. Si on parle concrètement, c'est quoi les erreurs les plus courantes quand tu vois des gens qui viennent te voir ou quand ils démarrent leur projet ? C'est quoi les erreurs les plus courantes sur lesquelles tu dis au coquet ? Là, on va reprendre un petit peu les bases parce que là, vous êtes partie dans ce sens-là, un peu comme tout le monde. Mais c'est quoi, si tu en as une, deux, voire trois erreurs typiques que tu vois dans beaucoup, beaucoup de projets et sur lesquels tu vas travailler ?
- Speaker #1
En général, je travaille assez tôt avec les personnes. Tu sais, j'ai besoin de travailler dès qu'il n'y a pas encore le projet. Si je ne suis pas leur projet de A à Z, en tout cas, je vais vraiment souvent être sollicité avant même que le projet soit lancé. Pour remettre un petit peu à plat tout ça, être sûre que tout fonctionne. Tu vois, j'interviens un peu, ce qui est, je pense, plus ton cas, sur des projets que je n'ai pas suivis au début.
- Speaker #0
Alors, quand je dis les erreurs, c'est peut-être quand les gens viennent te voir, c'est quoi les... méconception, je ne sais pas si c'est le bon nom, mais la manière dont il voit les choses qui peut être contradictoire avec soit ta vision de construire un bâtiment. Effectivement, tu es architecte, les gens viennent te voir avant par exemple de venir me voir moi, mais qu'est-ce que les gens ont dans leur tête quand ils se lancent dans un projet de construction et tu le vois quasiment systématiquement ou très régulièrement, et sur quoi tu dis justement là tu as utilisé le mot ? Ok, on va remettre les choses à plat parce que du coup, vous partez dans ce sens-là, mais laissez-moi vous guider et je vais réorienter les questionnements du début. Est-ce que c'est plus clair comme ça ?
- Speaker #1
C'est plus clair, je vais essayer de te répondre. Il y a peut-être un élément qui me vient. En fait, à partir du moment où on n'a plus ce lien entre notre bâtiment et nous, où on ne s'approprie plus ce qu'il va y avoir dedans, on n'arrive pas à comprendre, on ne nous explique pas pourquoi on fait tel choix, il y a une telle distance qui fait qu'aujourd'hui... Quand on parle de notre bâtiment, de notre projet, on parle de mètre carré, de prix au mètre carré. Tu vois, ça va être un peu l'élément...
- Speaker #0
Le critère numéro un, la surface.
- Speaker #1
Mais complètement. Et c'est ça, en fait, vraiment l'élément sur lequel je vais reprendre tout de suite, parce que c'est hyper logique à partir du moment où on n'a rien d'autre auquel se raccrocher. On se dit, c'est juste un bâtiment lambda face à un autre bâtiment lambda. Tout ce qu'on veut, c'est le plus de mètres carrés possible. pour peut-être le revendre le plus cher et avoir le coût le plus bas au mètre carré. Et là où je prends le temps au début, c'est de remettre du sens et de la cohérence derrière, de comprendre l'impact que peut avoir le bâtiment, comme on disait sur le confort, sur la santé, pour comprendre qu'il y a autre chose qui importe au-delà du nombre de mètres carrés, du prix au mètre carré. Je ne dis pas qu'on ne va pas regarder ça, on va faire au ligne, mais des fois, je leur dis, ok, on ne regarde pas le nombre de mètres carrés. Enfin, ce n'est pas des fois, c'est tout le temps. On ne regarde pas le nombre de mètres carrés, on va essayer de comprendre vos besoins. Vos besoins, votre programme et comment vous utilisez votre chambre, comment vous utilisez votre salon, comment vous utilisez votre cuisine, peu importe. Et à ce moment-là, on va voir combien de mètres carrés il va falloir pour respecter le budget. Et donc, souvent, c'est d'un nombre de mètres carrés qui diminue, parce que comme ça, on respecte le budget et on a un bâtiment qui est beaucoup plus respectueux, en fait. de l'ensemble, de tout ce qui peut exister. Donc je pense que c'est l'un des premiers éléments sur lesquels je retravaille avec eux, qui me semblent ultra importants. On ne va pas l'oublier, on va forcément l'avoir en tête, on ne va pas exploser non plus le prix au mètre carré. À un moment, on ne peut pas avoir un bâtiment qui a un prix dérisoire, qui n'avait que fait de matériaux issus de la pétrochimie, avec des matériaux qui sont... néfaste pour les personnes qui habitent autour des usines, pour les personnes qui travaillent dans ces usines, qui font les matériaux, pour les personnes qui vont poser les matériaux, pour les personnes qui vont vivre dans les maisons. On ne peut pas avoir ce bâtiment-là au même prix qu'un bâtiment écologique. C'est évident. Mais comme, encore une fois, on réfléchit de manière globale, une cohérence globale, il y a peut-être des mètres carrés qui, en fait, ne vont... On ne va même pas se rendre compte qu'on a des mètres carrés ou moins, parce qu'on va réfléchir autrement le bâtiment et on aura quelque chose de beaucoup plus respectueux des personnes.
- Speaker #0
C'est une question d'impact aussi, et d'échelle d'impact, comme tu dis, des gens qui travaillent dans les usines, etc. Mais je suis assez d'accord avec toi sur les mètres carrés, parce que même si je n'ai pas le même prisme que toi, c'est-à-dire que moi je n'ai pas forcément le prisme écologique ou éco-construction quand je travaille, même si je l'ai dans un coin de ma tête et que je place des petites choses pour le confort, etc., des petites choses ou des grosses choses, quand je vois un intérêt ou que je le suggère. Mais le mètre carré, je pense que oui, je suis assez d'accord avec toi. Avec un prisme différent, on se focalise beaucoup trop sur je veux une maison de 100, 120, 150, 200 mètres carrés. Il y a des gens qui veulent une maison de 100 mètres carrés, ils se retrouvent avec un projet de 250, ça ne leur va pas, ni en budget, ni en surface, mais ils ne savent pas comment réduire. Parce que, tu l'as dit, je ne sais plus comment tu l'as dit, mais le projet leur échappe au final. Parce que finalement, ils n'ont pas toujours les bons critères. et c'est vrai que C'est vrai qu'on a toujours tendance... C'est la première chose qu'on dit. Je veux construire une maison de X mètres carrés. Je veux construire un bâtiment de X mètres carrés. Pour tel budget. C'est les deux trucs. Exactement. Je ne sais pas si c'est un peu comme ça qu'on vient de voir, j'imagine.
- Speaker #1
Ah, mais un peu moins. Mais disons que quand c'est la première chose, je me méfie aussi. J'ai posé pas mal de questions pour comprendre si l'accompagnement est une bonne idée. Oui. Mais oui. Oui, oui. Et puis... hyper cohérent. Enfin, je veux dire, il ne faut surtout pas que les éditeurs existés se disent « Oula, mince, réfléchis comme ça, c'est que ça ne va pas » . Non, en fait, on réfléchit tous et toutes comme ça, parce qu'on nous amène à réfléchir le bâtiment comme ça. Et ce qui est génial, c'est que chaque personne peut se rendre compte qu'elle a un pouvoir bien plus grand sur le lieu qu'elle va habiter, même sur son bureau, même sur tous les espaces qu'elle va habiter, elle a un pouvoir bien plus grand, et c'est par cette compréhension et par cette recherche de recréer, ouais, vraiment, de recréer ce lien avec ce bâtiment qu'on y arrivera, quoi.
- Speaker #0
J'aime bien quand tu dis que les gens ont un plus grand pouvoir sur le lieu qu'ils vont habiter, parce qu'effectivement, je trouve qu'on est vite dépossédé de son projet. On le confie à un professionnel et on oublie la responsabilité et le pouvoir qu'on peut avoir dedans. Je trouve ça hyper intéressant. Tout à l'heure, tu parlais du mot pédagogie. Enfin, tu ne parlais pas du mot pédagogie, mais tu as utilisé le mot pédagogie parce que ton sujet nécessite beaucoup de pédagogie. C'est pour ça que tu as créé Habitat Heureux, le jeu. et aussi les ateliers que tu fais au travers de la France. Je trouve que la pédagogie est beaucoup trop sous-estimée. Ça prend du temps. Moi, je pense saouler les gens. Rendez-vous clients. Parce que j'expliquais beaucoup trop la manière dont je proposais les maisons quand j'en vendais. J'en ai perdu à cause de ça, je pense. Ça ne les intéressait pas. Mais ça veut dire que ce n'était pas les clients faits pour là où je bossais. Je trouve qu'on manque de pédagogie dans le bâtiment. Ce podcast, il a été aussi créé pour ça, parce qu'il y a plein de sujets qui ne sont pas abordés, parce qu'on n'a pas le temps, pas l'envie. Le syndrome de l'expert, etc. C'est évident qu'on construit une maison comme ça, ou que tel matériau, c'est une aberration, etc. Peu importe son sujet dans le bâtiment, on a tous notre syndrome de l'expert. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu, du coup, comment tu travailles de manière pédagogique ? Comment tu as amené la pédagogie ? Et pourquoi tu as créé ce jeu et ces ateliers ? Et ce que tu transmets, parce qu'au-delà des accompagnements, tu fais ça aussi. Tu parlais d'une mairie tout à l'heure où tu as été finalement ou pas ?
- Speaker #1
Non, non, au final, non, pas dans celle-ci.
- Speaker #0
Tu n'es pas allée voir ce maire qui avait peur d'avoir des gens en tongs, bien sûr, chez lui. Mais du coup, comment ça fonctionne et ce besoin de pédagogie ? Et comment ça marche avec toi ?
- Speaker #1
Alors déjà, si on prend les missions sur lesquelles je travaille, je vais toujours travailler en co-construction. co-conception, déjà de base plutôt. En co-conception, c'est-à-dire que je ne suis pas là avec une posture verticale de, comme tu disais, aussi le côté professionnel, je sais tout, vous ne savez pas grand-chose et puis voilà, ça restera comme ça. Je vais vraiment chercher à créer une position, un échange horizontal et pour ça, le jeu. J'ai trouvé que c'était la meilleure solution pour ce faire. le jeu, c'est une façon d'aborder ces sujets-là avec un côté ludique où à partir du moment où c'est pas moi qui ai posé les questions, mais le jeu, les personnes vont y répondre de manière beaucoup plus spontanée, être beaucoup plus à l'aise et ça va faire péter un an de verrou gigantesque parce que les gens se disent « Ah, mais en fait, on peut poser ces questions-là. Ah mais si on a vu ça, ça me fait penser à ça, ça, ça, ça, ça. » Donc j'utilise déjà ce jeu dans ma pratique de tous les jours où je sélectionne quelques questions qui vont Merci. être cohérente par rapport au sujet qu'on va aborder et ça va être surtout un prétexte pour amener à la discussion après derrière. Et en atelier, c'est un petit peu le but aussi quand j'anime un atelier et que j'utilise ce jeu, c'est un jeu qui ne va pas te donner des leçons, qui ne va pas dire il faut faire ça, il ne faut pas faire ça, il faut utiliser telle ventilation, il faut mettre tel isolant, c'est juste ok, on prend plein plein plein de sujets et on voit à quel point des sujets qui nous paraissent complètement déconnectés du bâtiment ont en fait un lien. On essaye d'expliquer pourquoi Si par exemple, tu vois, moi je me disais, mais à chaque fois on nous dit, ok, il faut dans ton bâtiment une VMC. On va avoir soit une simple flux, soit une double flux. Et on va te dire, c'est telle ventilation, tel prix. Et c'est tout. Et là, le but du jeu, c'est d'avoir des questions sur quelle est la quantité de vapeur d'eau qu'on va créer dans une journée. Alors, une fois qu'on a ça, on se dit, bah oui, c'est sûr que cette vapeur Ausha, si on ne veut pas qu'elle se transforme dans l'humidité et qu'elle vienne créer des moisissures ou autres dans mon habitat, il faut que je ventile. Et donc, ce n'est plus une ligne qui n'a aucune cohérence, c'est une ligne que je comprends par rapport à ce que je sais et par rapport à ce que j'ai découvert. Tout est un peu, voilà, sur des recherches, que ce soit sur, on parle de santé, de confort, de bioclimatique, de matériaux, d'exemples concrets qu'il peut y avoir un peu partout dans le monde. Tous ces éléments-là ne sont pas pour nous dire comment on va faire le meilleur projet, mais ah, il y a tel sujet, ah ok, il y a tel sujet. Ah, ben donc, ça va pouvoir peut-être nourrir des discussions que j'aurai ensuite. avec le ou la professionnel qui va m'accompagner dans mon projet.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est nourrir une réflexion pour amener à des décisions.
- Speaker #0
Et des décisions qui, du coup, sont éclairées. C'est-à-dire que, peut-être que je vais rester sur la laine de verre, parce que finalement, dans le budget, la laine de bois, ça ne passe pas. Je veux bien faire, mais ça ne passera pas au niveau du budget. J'ai pris cet exemple parce qu'on en a beaucoup parlé dans l'épisode. Mais tant pis, qu'est-ce que je peux peut-être faire d'autre ? Et c'est une histoire de curseur après. pour ajuster finalement. J'imagine.
- Speaker #1
Où je mets ça et où je fais autrement. Si je n'ai pas vraiment le choix, effectivement, de pouvoir tout faire avec un autre isolant, qu'est-ce que je vais privilégier ? Avant, on peut peut-être parler d'un projet que tu avais, où c'était isolé en watts de cellulose dans les combles. Eh bien, en fait, ça peut être ça aussi. Choisir là où il y a les plus grandes déperditions et là, mettre un isolant particulier. Donc, oui, c'est vraiment et c'est souvent le retour qu'on m'a fait, les personnes qui ont fait l'accompagnement, c'est que ça leur faisait du bien parce que peu importe d'où ils venaient et où ils en étaient, ça leur avait amené des questions personnelles pour leur habitat, déjà. Alors, des fois, ils venaient pour des raisons professionnelles et qu'en plus, ils n'avaient pas l'impression d'avoir été, d'avoir eu une leçon de ce qu'il faut faire ou il ne faut pas faire, comme ils peuvent l'avoir, en fait, à d'autres moments. Ce n'est pas le but. Sincèrement, je pense qu'il n'y a aucun bâtiment qui peut être parfait. Et ce n'est pas ça qu'il faut chercher. Et je pense qu'il ne faut pas avoir peur de faire un petit pas en se disant qu'il va être tout petit, c'est peut-être ridicule. Oui, mais s'il peut avoir un impact positif sur son confort ou sa santé ou sur l'environnement et souvent sur les trois bah allons-y, faisons ce petit pas ensemble et un petit pas on emmène un autre moi j'ai eu un peu ça tu vois, je pense que c'est pour ça que je suis partie et je suis très contente de l'avoir fait mon tour des chantiers participatifs mais quand j'accompagne les femmes, je mélange les idées mais je vais y revenir, quand j'accompagne les femmes architectes, architectes, architectes d'intérieur ou en maîtrise d'ouvrage pour rendre leur pratique plus écologique, c'est aussi leur apprendre après à oser utiliser ces connaissances Merci. Parce qu'il y a déjà aussi un gap entre, ok, on a quelques connaissances, maintenant, est-ce que je me sens légitime de les utiliser ? C'est compliqué. Et comme je disais, je pense que c'est pour ça que je suis partie un an sur des chantiers participatifs, parce que là, je n'avais pas du tout la casquette de l'architecte. J'étais juste là pour aider. Juste une personne bénévole qui venait construire. Déjà, je faisais, et je trouve qu'on apprend plein de choses en faisant. Mais j'avais aussi ce côté où je n'avais pas ce problème de légitimité, parce que j'étais juste là pour aider, point. et si... Comme ça, je pense que je me suis reconnectée avec mon pouvoir d'agir et de me dire, même s'il y avait des personnes avec qui je vais les aider un tout petit peu, c'est déjà ça. Si je peux les aider à se sentir mieux en intérieur, j'ai plein de chiffres en tête, mais quand on voit la quantité de composants organiques volatiles qu'on met dans nos maisons aujourd'hui, quand on voit l'augmentation du nombre d'allergies respiratoires qu'il y a, quand on voit l'impact que ça peut avoir et tous les effets négatifs que ça peut avoir, je me dis en fait, si déjà, On a conscience de petits éléments comme ça et qu'on se réapproprie, en fait, notre pouvoir par rapport à ça. On va pouvoir faire de grandes choses.
- Speaker #0
Mais oui, carrément. Ça ne m'est pas arrivé souvent. Je ne sais plus si c'est une ou deux fois, mais en même temps, c'est assez rare, des gens allergiques au plâtre. Et moi, je vendais des maisons qui n'étaient pas en placo, mais en briques plâtrières du plâtre, ce qui est relativement rare aujourd'hui, mais dans l'ambiance, c'est encore très, très utilisé par les constructeurs d'une certaine gamme. Et du coup, on ne pouvait pas. mettre dans du plâtre, tu vois, c'était pas possible. Et le Fermacell restait une solution intéressante, un peu plus onéreuse, mais intéressante. Et c'est là où je trouve intéressant ta manière de voir les choses, parce qu'on aurait pu leur dire, c'est comme ça. On vous met du placo, mais dans le placo, il y a de la colle, donc c'est pas foufou non plus. Comment on fait ? Et en fait, on avait posé la question au plâtrier, il avait un plâtre qui n'avait pas le composant de mémoire allergisant du plâtre. Et du coup, ça existe, ça restait du traditionnel. Et c'est ça aussi, quand on fait face à une difficulté, quelle réflexion on peut avoir derrière, quelles questions on peut aller poser pour les amener. C'est sur plein de sujets, parce que là, on parle effectivement de construction écologique, mais ça peut être sur beaucoup de sujets. Le nombre de fois, on me dit non, ce n'est pas possible, alors que si, c'est juste qu'on n'a pas été poser la question. Et en construction écologique, c'est un petit peu pareil. Si quelqu'un écoute cet épisode et se dit, ce n'est pas mon sujet, l'éco-construction, ce n'est pas mon truc, Qu'est-ce que tu aurais envie de dire à cette personne ?
- Speaker #1
Comme j'ai pu le dire, en fait, l'éco-construction, c'est pour tout le monde. Parce que l'éco-construction, c'est l'attention pour le vivant et donc l'attention pour nous. Et donc, j'ai du mal à me dire que quelqu'un va dire, non, l'éco-construction, ce n'est pas pour moi. Je n'ai pas envie d'être en bonne santé. Je n'ai pas envie de me sentir bien chez moi. Voilà. À partir de là, je pense que c'est pour tout le monde.
- Speaker #0
C'est très clair. Effectivement, personne ne se dit, je vais construire pour tomber malade. Faisons ça, tiens.
- Speaker #1
C'est ça. ou pour me sentir mal ou pour avoir froid tout le temps, pour avoir chaud l'été et bien évidemment que ça a un impact sur l'environnement, l'écologie mais pour moi c'est pas mon premier prison, pour moi c'est un ricochet en fait, c'est que à partir du moment où on réfléchit à une construction qui nous respecte il y a de grandes chances qu'elle respecte aussi beaucoup plus la planète Merci. et ce qu'il y a autour, parce qu'on va réfléchir différemment. Alors que si déjà, comme c'est le cas aujourd'hui, on utilise des matériaux qui ne nous respectent pas, qui ne respectent pas ceux qui les mettent en œuvre et ceux qui les fabriquent, il y a très peu de chances qu'ils respectent la planète.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. C'est vrai, c'est vrai. J'aime beaucoup cette manière de voir les choses. Du coup, tu as créé le jeu pour la pédagogie, ce qu'on a dévié. Mais les ateliers, comment ça se passe ? Est-ce que tu en fais encore déjà ? Je n'ai pas été voir les dates d'atelier. Comment ils fonctionnent ? Où est-ce que c'est organisé ? Si quelqu'un qui nous écoute voulait assister à un atelier, comment il peut savoir s'il y en a un proche de chez lui ?
- Speaker #1
Alors, les ateliers, j'en fais encore ponctuellement selon les demandes. Donc souvent, c'est des personnes qui ont contact avec des écoles. des bureaux ou des associations qui disent qu'on aimerait bien en mettre en place. Donc là, c'est directement par mon adresse mail, contact au singulier, au Paz Habitat avec un S, heureux.fr. Après, parfois sur des salons, il y en a que je vais réaliser. Dans ces cas-là, je vais prévenir sur mes réseaux sociaux, sur ma page Instagram. Là, actuellement, je n'ai pas de prévue. J'ai plutôt des conférences, là, prochainement prévues, où on va un peu plus loin, forcément, dans le sujet et plus dans des écoles. Donc, voilà. Et après le jeu, si on veut juste y jouer pour soi ou autre ami ou autre, on peut le trouver sur le site internet www.habiteavecunasheureux.fr De toute façon,
- Speaker #0
je mettrai tout ça en description. Et les accompagnements que tu fais, du coup, qu'est-ce que c'est ? Parce que tu parlais d'accompagner des professionnels, donc des architectes, archi d'intérieur, qui veulent se former à ça. et se sentir légitime pour ça. Et si, par exemple, je construis ma maison et que j'ai envie d'une maison éco-construite, est-ce que je peux venir te voir ? Est-ce que tu travailles dans toute la France ou que dans ta région ?
- Speaker #1
Si je suis le projet de A à Z, c'est que dans ma région. Par contre, si c'est pour une intervention, pour un échange, pour une visite, pour du ponctuel, là, c'est dans toutes les Frances. Pareil, les interventions, les ateliers, c'est dans toute la France. Et donc, effectivement, l'accompagnement, c'est sur quatre mois et c'est avec des professionnels. Si on est particulier, plutôt me contacter via Instagram. Et ce que j'aime bien dans ma façon de faire mon métier, c'est que je n'ai pas une grille de mission que je fais. C'est selon la problématique de la personne, on va réfléchir à qu'est-ce qui peut fonctionner et qu'est-ce qui peut être le plus cohérent pour eux. Il y a même des fois où je vais dire, non, là, en fait, ce n'est pas moi qui suis la mieux placée. Et je vais réorienter. Le but, ce n'est pas de faire une mission à tout prix, c'est de pouvoir aider la personne, peu importe sa problématique. Et donc, voilà. On réfléchit à ce moment-là ensemble ce qui peut être proposé.
- Speaker #0
Ok. Et si, par exemple, j'ai un projet de construction que je ne travaille pas avec un constructeur, parce qu'il faut l'avouer, avec les constructeurs, sauf certains très spécifiques, dans ce cas-là, c'est un peu le choix, enfin le choix est très restreint, mais je me fais accompagner, mais je voudrais ramener de l'écologie. On peut venir te voir en disant, voilà, ça, c'est mon projet. J'ai besoin d'un échange pour savoir quel curseur je peux aller chercher, quelle solution s'offre à moi. Je n'ai pas la visibilité, je n'arrive pas à trouver de réponse claire sur Internet. parce que sur Internet, on voit tellement de choses, beaucoup d'injonctions aussi. Et on peut venir du coup prendre du recul dans un échange avec toi, juste simplement comme ça en échange, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et même avec un constructeur dans le sens où là, on va moins impacter les choix, comme tu dis, parce que souvent c'est un peu bloqué, mais au moins mettre les points d'attention. De dire, au chantier, vous serez là à telle phase, vous allez voir telle phase, vous allez être sûr que ça se soit bien fait. Et comment les personnes peuvent vérifier si elles ne savent pas ce qu'elles doivent vérifier. C'est impossible. Donc, c'est plutôt ces éléments-là où, en fait, en mettant de la cohérence, on va se dire, OK, c'est là où je dois avoir une attention particulière, même si je ne vais pas pouvoir changer le projet ou je ne vais pas pouvoir changer... Même s'il y a pas mal de choses, je pense que tu le sais, qu'on peut quand même modifier qui n'ont pas un énorme impact, mais qui vont déjà avoir un impact considérable sur la façon de vivre.
- Speaker #0
Oui, on peut changer beaucoup de choses chez un constructeur. C'est juste que la plupart... Enfin, la plupart. Je ne sais pas la proportion. Il faudrait faire une étude de marché pour ça. Mais il y en a qui vont être ouverts à la ouate de cellulose, à la laine de bois, à différents types de menuiseries. Mais moi, j'ai aussi des clients qui travaillent avec des constructeurs où ils ne savent même pas à quoi vont ressembler leurs menuiseries. J'ai beau leur dire, on s'en fout en fait. Demandez d'aller voir le showroom. On leur explique que le showroom, il n'y en a pas. On les emmène vite fait sur un chantier, mais ce n'est pas exactement celle-là. Parce que moi, je trouve ça d'une dinguerie incroyable. Donc, au-delà de... de ça, on peut changer plein de choses encore faut-il le demander, voire l'exiger parce qu'aujourd'hui le marché de la construction étant ce qu'il est, on a un peu plus de pouvoir en tant que maître d'ouvrage il faut le savoir, d'exiger des choses, de se dire vous voulez travailler avec moi, très bien sauf que moi je veux tel matériau après il faut faire attention parce que si vous allez voir un constructeur qui n'est pas habitué à travailler tel type de matériau il va vous trouver le premier artisan venu qui ne sait pas faire Merci. et un bon matériau mal mis en œuvre, c'est presque pire qu'un matériau peut-être plus standard, bien mis en œuvre. Donc, il faut aussi faire attention. Moi, je le dis à mes formés, à mes clients, mais je leur dis, attention, si la personne... est trop réticente, n'en a jamais fait, il faut aussi soit changer de professionnel et aller vers un qui sait plus faire ce que vous voulez, soit renoncer à ça parce que vous pourriez être déçu sur une mise en œuvre. Un truc tout bête, un artisan qui ne sait pas faire de la brique, ne lui demandez pas de faire de la brique s'il en fait une fois tous les 5 ans. Ça n'a aucun intérêt. La maçonnerie va être mal faite, c'est pas comme le parpaing. Vous n'allez pas demander à un maçon de faire une structure de maison bois, même si c'est faire des murs. C'est pas le même exercice. Donc voilà, c'est un peu ça aussi, dans le choix de son professionnel finalement.
- Speaker #1
Et peut-être que là, ça revendique avec l'une des questions que tu avais posées sur la première, je ne sais plus comment tu avais exprimé ça, mais le fait que l'isolant, c'était la chose peut-être la plus facile à mettre en œuvre tout de suite. Et bien là, je te rejoins, parce qu'en fait, un isolant, ça va prendre, il y a plein de formes qui sont très similaires à des isolants, par exemple des laines minérales, où résultat, si les personnes peuvent poser un autre isolant non écologique, elles pourront poser des isolants écologiques. Et donc, je pense que sur ça, il y a moins de risques que de changer avec un matériau. Moi, j'utilise, j'aime bien aller chercher des entreprises qui n'ont pas forcément l'habitude de mettre des isolants, enfin pas forcément des isolants, mais des matériaux écologiques pour ouvrir à tout le monde, mais déjà de prendre un temps de discours, d'échange assez important, et de leur montrer que ce matériau se pose comme tel autre matériau qu'ils ont forcément déjà posé. Notamment si on prend les blocs de chanvre ou de lin. ça va être très similaire à du parpaing. Pourtant, c'est l'isolant. Mais en fait, dans la logique, ça va être très similaire. Et donc, il y a des choses comme ça, des ponts qui peuvent être faits en disant « Ok, en fait, si vous posez ça, il n'y aura zéro souci pour poser cet élément-là. » Et puis, on a des fabricants de produits écologiques qui sont en plus très portés sur l'accompagnement aussi des entreprises et des professionnels qui vont poser ça derrière.
- Speaker #0
Complètement. En fait, je trouve que construire sa maison, au-delà des mètres carrés, des choix ou de la déco qu'on veut y mettre, à la fin. La déco, c'est à la fin. Il y a aussi le côté comment on construit. Parce que tout à l'heure, tu parlais de maison de bois et j'ai pas rebondi dessus, mais moi, des fois, j'ai des gens qui me disent, on veut une maison de bois parce qu'on veut que ce soit confortable. Très bien. Mais alors, qu'est-ce qu'il y a dans votre structure bois ? Et en fait, ça, par exemple, c'est la première question que je pose parce que dans la tête de la plupart des gens, construire une maison en ossature bois, c'est une maison qui va être confortable, c'est une maison qui va être écologique, etc. Sauf que... Ben, tu vas me dire si je me trompe, mais si tu mets du polyuréthane, de la laine de roche dans ta structure bois, tu perds tous les bénéfices de l'initial. Et ça, c'est un truc qui est assez fou. Et d'ailleurs, moi, j'avais vendu une maison à l'époque à des clients. Ils vivaient en maison principale dans une maison au saturbois, isolée en laine de verre. Elles m'avaient dit, mais plus jamais, plus jamais, parce que c'était une fournaise l'été, l'hiver, ça ne gardait pas le chaud à l'intérieur. C'était un enfer. Et donc, ils avaient construit en briques avec laine de bois. Et c'était un investissement locatif. Crois-moi qu'ils l'ont bien isolé, parce que peut-être qu'un jour, ils y vivront dans 30 ans. Et j'avais trouvé ça intéressant, parce que construire en bois, ce n'est pas magique. Il y a aussi la réflexion de comment est composé, parce qu'il y a des fabricants de murs préfabriqués ou construits sur place. Si tu mets des matériaux standards dedans, ton confort va être standard. On est d'accord ? Ou est-ce que tu as une vision différente là-dessus ?
- Speaker #1
Non, si, c'est encore une fois, on revient à la cohérence. Je suis d'accord avec toi. C'est si tu mets ce choix-là et que tu n'as pas une cohérence d'ensemble, en fait, oui, c'est mieux sur la structure, mais derrière, tu n'auras pas forcément le confort. Surtout si tu dis qu'ils ont choisi cet isolant-là. Mais il y a plein de choses comme ça, ou même dans des bâtiments anciens, on voit des rénovations qui, moi, me font mal au cœur. Quand je vois ce qui peut être mis, et on sait à quel point, non seulement, ça ne va pas être respectueux des personnes intérieures, mais ça va détruire le bâtiment. Je me dis, mais mince, pourquoi ce choix-là ? Enfin, voilà, c'est un choix. À la fois, un choix, s'il n'est pas accompagné d'autres choix, d'une cohérence, peut avoir zéro impact sur le bâtiment et sur le confort. Et à l'inverse, ce qui est déprimant, dépitant, c'est le fait qu'à l'inverse, un mauvais choix peut ruiner le confort d'un bâtiment. Ça, il faut le savoir. Sur les rénovations, c'est encore plus marquant, en fait, parce qu'on a un bâtiment qui est vivant, qui respire, qui a été fait selon cette logique-là. et qui est la logique à chercher même dans une construction. Et on va mettre des matériaux nouveaux qui ne sont pas du tout en cohérence avec la façon dont les bâtiments vont respirer, et on va étouffer le bâtiment, on va complètement détruire le bâtiment. Donc non, je suis d'accord avec toi, que cette cohérence-là sur l'ossature, si elle fonctionne toute seule, elle va... pas forcément apporter du confort. Et même au-delà de ça, c'est-à-dire qu'une ossature bois, on se dit, je veux partir avec une ossature bois, c'est plus écologique. Mais ça dépend laquelle. Ça dépend d'où vient le bois, ça dépend comment il est fait, de tous ces éléments-là. Donc non, il ne faut surtout pas partir avec des critères. Moi, je pense que ce serait mon conseil de ne pas partir avec une liste, de dire, je veux ça, Plutôt, j'ai envie de me sentir comme ça. J'ai envie d'avoir ce confort-là. J'ai envie, tu vois, plus que... j'ai vu qu'il fallait utiliser tel isolant, donc je pars avec tel isolant. Non, si par exemple ton terrain, s'il y a beaucoup d'humidité dans ta maison, s'il y a des choses comme ça, on ne va pas partir sur l'isolant qui est souvent le plus conseillé, le plus adapté.
- Speaker #0
Oui, comme tu disais, on en revient, c'est la construction bio-climatique en fonction de ton terrain, de son environnement et de l'environnement que tu veux créer. Quel est le résultat que tu veux à la fin et sortir des critères qui sont peut-être les plus évidents quand on se dit qu'on va construire la surface. Le budget qui va rester un critère, on est d'accord, mais ne pas se sentir contraint par son budget, parce que souvent, on a l'impression qu'on a un trop petit budget très vite. Et des fois, ça ne coûte pas forcément plus cher de mieux penser. Et en tout cas, se poser les questions et aller faire des arbitrages ne coûtera certainement pas plus cher, mais évitera des coûts qui ne sont peut-être pas en argent, mais des regrets. Des coûts en chauffage, c'est de l'argent, mais des coûts en inconfort et en travaux à refaire plus tard. Donc, se poser des questions ne coûte pas plus cher.
- Speaker #1
Totalement. Effectivement. La durabilité, c'est tellement important. On achète un bâtiment, normalement, c'est pour une vie. Si on en a plusieurs, c'est rare qu'on fasse dix projets de construction dans sa vie. Il faut se dire que ce n'est pas juste l'image. Il ne faut pas acheter l'image. Il faut acheter ce qu'il y a dans les murs et ce qui va être mis à l'intérieur.
- Speaker #0
Merci Marine pour l'échange, pour nous avoir... parler de ta vision où tu remets de la cohérence et de l'humain finalement dans un projet de construction. De nous avoir donné aussi quelques conseils. Si tu avais un conseil à donner à quelqu'un qui construit pour terminer l'épisode, ce serait quoi ? Tu en as donné plusieurs déjà de pistes, en tout cas de réflexions à se poser, mais un dernier pour la route.
- Speaker #1
N'ayez pas peur de poser des questions. Oh, attends, j'en ai un.
- Speaker #0
C'est un très bon conseil, je le valide plus que celui-là. Posez des questions, posez-en. Faites des mails de 30 questions si vous avez 30 questions. C'est important.
- Speaker #1
Et peut-être aussi, je veux vous dire que si les personnes ont leurs objectifs, leurs valeurs, ne pas les écraser. Se dire que ce n'est peut-être pas la bonne personne avec qui ils sont partis pour construire leur maison et changer cette personne-là plutôt que changer ses valeurs et ses ambitions. Il y a aussi un conseil. Désolée, je ne m'arrête plus. Je pense toujours aux ambitions. Non, mais ça me va. J'étais allée sur le chantier de Delphine de... d'artisane de ma vie, et qui donnait un conseil qui était, si un professionnel ou une professionnelle vous dit, c'est pas possible, comprenez, je ne sais pas le faire. Et ça, je trouve qu'il est très utile ce conseil, bien évidemment, pas tout le temps, bien évidemment. Pas tous les articles,
- Speaker #0
il y a des trucs impossibles.
- Speaker #1
Voilà, mais avoir ça en tête, c'est dire, ok, c'est peut-être pas ce que j'ai proposé qui ne va pas, mais peut-être la personne avec qui je voulais le faire, c'est aussi important de se dire ça. Et donc, Oui, il y a des fois où si vous avez vu que c'était possible, alors il ne faut pas rester bloqué sur une idée, mais si on ne vous explique pas pourquoi ce n'est pas possible, comprenez souvent que la personne ne sait pas le faire.
- Speaker #0
Ah oui, alors là, tu prêches une convaincue. J'ai une commerciale qui a un jour dit à une cliente, c'est impossible, c'est interdit, ce n'était pas impossible, ils servirent même, de mettre un toilette sous l'escalier en RE 2020. J'avais fait un schéma pour expliquer comment on allait mettre le toilette et où passer la VMC. Et je lui avais dit, ce n'est pas possible, c'est chiant. Parce que c'est chiant, de ramener la VMC, la gaine, sans l'écraser, etc. Mais ce n'est pas impossible et j'en ai plein. Moi, des gens qui m'ont dit, mon constructeur m'a dit que ce n'était pas possible et je suis assez d'accord. Ce n'est peut-être pas impossible. Moi, une première chose qu'on m'a dit dans un bureau d'archi où j'ai fait mon alternance quand j'ai démarré, il y a 20 ans, pour être dessinatrice en bâtiment, il y a un de mes collègues dessinateurs qui m'a dit ou c'était un des archis, je ne sais plus. Bref, dans le bâtiment, rien n'est impossible. C'est le coût qui change. C'est vrai pour les portées, par exemple, en béton. Rien n'est impossible. On a des bâtiments qui arrivent à tenir quasiment dans le vide. Je sais que c'est cher, mais avec des porte-à-fois incroyables, c'est le coût qui change. Et des fois, le coût ne change pas pour rendre quelque chose possible. Il faut aussi le savoir. Donc, je trouve que ce conseil est très, très bon, encore une fois. Merci pour tous tes bons conseils, Marine, parce que c'était hyper intéressant. Et c'est vrai qu'autoconstruire, ce n'est pas forcément construire avec des matériaux qui ne nous parlent pas ou qui ne nous semblent pas justes pour nous, mais c'est construire d'abord pour soi et en fonction d'où on construit. C'est un peu comme ça que je résumerais l'épisode et je trouve que c'est un bon rappel.
- Speaker #1
Super, ça me va.
- Speaker #0
Écoute, Marine, je vais te dire à bientôt.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
Et merci pour ça.
- Speaker #1
Avec grand plaisir, merci à toi pour l'invitation. J'espère aussi que toutes mes phrases sont cohérentes parce que je suis très fatiguée. Et donc j'espère que je n'ai pas trop mangé des mots. Voilà, si jamais c'est le cas, pardonnez mes phrases incohérentes. Parfois je suis déjà dans l'idée d'après. Et la fatigue n'aide pas. En tout cas, j'ai passé un super moment. Donc merci pour ton invitation.
- Speaker #0
Eh bien, c'était avec plaisir. Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'ici. J'espère qu'il t'a plu. Je suis ravie d'avoir eu cet échange avec Marine parce qu'on a parlé de... curseurs. Et les curseurs, on n'est pas tous obligés de les mettre au même endroit. On n'a pas à tout faire ou rien faire. On peut faire des choix en fonction de son budget, son terrain et de ses priorités. Et on n'est pas obligés de faire une maison en paille pour faire une maison écologique. On peut trouver aussi des choix qui sont cohérents avec soi, avec sa santé, etc. Je t'envoie d'ailleurs vers l'épisode avec Sabrina, notre cocon de bois, on a fait un épisode ensemble et elle, elle a aussi fait des choix écologiques pour sa construction. Pourtant, quand tu regardes son compte Instagram, c'est une maison somme toute instagrammable comme d'autres, très jolie avec sa personnalité, etc. Mais Sabrina, elle avait fait aussi des choix en conscience comme ça et je t'invite à aller découvrir son épisode, c'est hyper intéressant. Et donc, construire écologiquement, ce n'est pas forcément imposer des choses, c'est construire aussi écologiquement pour soi. et se poser la question de comment on veut se sentir dans sa maison. Donc, j'espère que cet épisode t'a apporté d'autres perspectives, peut-être dédramatisé aussi la construction écologique. Et tu peux donc retrouver Marine sur son compte Instagram Habite Heureux. Si tu veux creuser le sujet en particulier sur l'Aéron 2020, etc., il y a déjà des épisodes de Chêle en Construite sur le sujet. Et moi, je te laisse toutes les informations pour retrouver Marine et son jeu. en description de l'épisode. Je te souhaite une très belle après-midi, nuit, trajet en voiture, vaisselle ou course à pied et je te retrouve très vite pour un prochain épisode.