- Speaker #0
Bonjour Adrien.
- Speaker #1
Coucou.
- Speaker #0
Bon, ça me fait super plaisir qu'on puisse avoir le temps de pouvoir enfin se parler plus longuement d'un sujet qui intéresse beaucoup nos auditeurs, c'est-à-dire la place du chien en Chine et plus particulièrement à Pékin. Alors déjà, est-ce que tu peux te présenter dans un premier temps ?
- Speaker #1
Ça marche. Déjà, merci pour cette invitation, c'est un plaisir. Alors moi, c'est Adrien, donc bientôt 40 ans. Je suis né dans les années 80 au Caire, de parents expats. qui se sont ensuite relocalisées en Chine dans les années 90. Donc j'avais moins de 10 ans et donc j'ai passé toute ma scolarité jusqu'à aujourd'hui, donc plus de 30 ans en Chine, mes études et ensuite études supérieures. Puis ensuite, j'ai travaillé en Chine une quinzaine d'années. Donc voilà à peu près mon parcours.
- Speaker #0
Et oui, on s'est rencontrés en effet quand on était au CAIR il y a maintenant très longtemps. Donc c'est vraiment chouette de suivre ces différents parcours. Est-ce que tu peux peut-être nous parler de Pékin en chiffres, nous donner un petit peu des idées de la ville, sa dimension et des chiens qui vivent là-bas ?
- Speaker #1
Avec plaisir. Alors Pékin, très grosse métropole, quand même capitale de la Chine, donc une ville qui est quand même assez stricte parce que le Parti communiste chinois est quand même siégé là-bas. Une population de plus de 20 millions d'habitants, autour de 22 millions d'habitants. Une population de chiens, alors les chiffres ne sont pas officiels, mais autour d'un million de chiens. Il faut comprendre que la place du chien en Chine peut extrêmement varier selon les contextes sociaux. Et à Pékin, d'un point de vue règles, le chien au centre-ville ne peut pas dépasser 35 cm quand on va l'enregistrer au commissariat local. Donc beaucoup de petits chiens, tout ce qui est miniatures, toys, beaucoup de corgis, quelques péquinois qui reviennent à la mode, bichons frisés, caniches, caniches nains, etc. Donc souvent des petits chiens. Alors la Chine, il faut comprendre qu'aussi, il y a des règles, mais tant qu'on ne dérange personne, ce n'est pas un problème de contourner les règles. Donc on va voir beaucoup de Golden, de Labrador, de plus gros chiens assez régulièrement, surtout le chien typique de famille, on va les voir, mais ça peut être difficile. Alors je pense qu'on en parlera un peu plus tard, mais selon les situations sociales ou politiques, ça peut être difficile d'avoir un gros chien. Les petits chiens, donc en règle par contre, Un chien par ménage, donc ça veut dire par adresse enregistrée auprès du commissariat, qu'un chien par famille et pas par individu. Donc ça c'est une autre limitation assez importante à prendre en compte. Et donc voilà à peu près un premier aspect général.
- Speaker #0
Donc ça veut dire que si tu as un gros chien, normalement tu es censé vivre en dehors de Pékin.
- Speaker #1
Voilà, donc les quartiers de périphérie n'ont pas cette règle où on limite les chiens à 35 cm. Donc, si on prend notre chien en balade au centre-ville, on peut être interpellé, mais si on rentre chez soi, ce n'est pas un problème. Par contre, vivre au centre-ville, si un voisin pose une plainte ou quelque chose, ça devient vite un problème. Il faut déménager ou autre. Il faut comprendre que le gros du développement du chien domestique en Chine, c'est un chien qui vit souvent en appartement, qui est un petit chien, oui, qui sort pour faire quelques simples balades, mais c'est plutôt des espèces vraiment dociles. simple, on va dire, et discrète. Donc, on va les voir dans un centre commercial, dans une poussette, on va les voir peut-être sur une terrasse, mais on ne voit pas souvent un Pékinois typique balader son chien. On va moins voir de chiens en circulation qu'en Europe, ça c'est sûr.
- Speaker #0
Ok. Et alors, on parlait de chiens justement, et puis tu t'es présenté, je ne t'ai même pas demandé, mais quels sont les chiens qui partagent ta vie, toi, au quotidien ?
- Speaker #1
Alors... actuellement 4 chiens dans notre foyer 6, il y a 6 mois de ça on a eu 2 malheurs, 2 chiens qui sont partis du cancer donc une qui était très vieille la maman d'un chien qu'on a actuellement qui avait 16 ans une mastiff espagnole le fils est encore là, c'est pour ça que je mentionne il a 8 ans il s'appelle Didi, qui est à la base de notre projet canin à Pékin qui s'appelle Didi's Hood donc lui il est moitié mastiff, moitié labrador C'est notre plus gros chien qui fait 43 kg. Ensuite, alors en anglais, je vais essayer en français, un pointeur. Il me semble qu'on dit ça parfois, un pointeur allemand, donc un chien de chasse.
- Speaker #0
Ce n'est pas un braque, ce n'est pas un braque allemand.
- Speaker #1
Un braque allemand, merci. Alors, mon français va dérailler plusieurs fois, vu que je suis beaucoup plus à l'aise en anglais qu'en français, mais je vais faire de mon mieux. Donc, un braque allemand qui est une rescue, donc une chienne qui a été trouvée à moins d'un an dans la ville de Chongqing. Une ville encore plus peuplée que Pékin, il faut compter 30 millions d'habitants, toutes seules dans des buissons, dans un lotissement, enfin, centre-ville. Donc on ne sait pas si c'est un chien qui est sorti d'un collier, si c'est un chien qui s'est fait la malle, ou une chienne qui était très craintive, qui est encore... Alors elle a fait trois mois en Europe, elle a fait Shanghai, elle a fait Pékin, on fait de l'agility, donc elle a fait plusieurs pays. Mais dès qu'on se retrouve en plein centre-ville, elle n'aime pas ça. Donc elle n'aime pas la foule. Par contre, dans son environnement, Un chien, une chienne très vive, très confiante, toujours allongée sur toi, aucun espace personnel et très très câlin. Ensuite, un Border Collie Working Line, donc un chien qui vient de ma coach d'agility, qui fait de la compétition depuis plus de 10 ans pour l'équipe nationale chinoise. Je m'entraînais avec elle avec notre braque et elle m'a trouvé plus rapide que le chien, donc elle m'a mis un Border Collie entre les mains, donc j'en suis très content. un bon challenge mais un chien aussi très docile, très touchant, très agréable et le dernier, un petit Shetland Donc un Sheltie, un mâle, le chien de famille par excellence, un peu patou, un peu calme, qui adore aller aux événements, aux foires, aux marchés, qui donne à tout le monde l'impression d'être un bon chien et me fait passer pour un bon éducateur, même si c'est lui qui fait tout le boulot.
- Speaker #0
Et oui, je croyais et je crois d'ailleurs que tu avais justement deux berges d'échettes là en Nantes. Voilà,
- Speaker #1
malheureusement, la petite, elle est partie d'un cancer qui s'est métastasé. Pendant plus de deux ans, elle était sur ce combat. Donc elle, elle venait aussi d'un centre d'adoption à Pékin où ils avaient plus de 1800 chiens. Et alors, c'est une famille très chinoise qui a voulu... sauver tous les chiens errants d'un quartier de la ville. Ils se sont mis ça comme but et ça s'est accumulé. Alors ils ont des moyens donc les chiens sont quand même dans des conditions on va dire acceptables surtout pour la Chine, il faut remettre en contexte mais cette petite chienne je suis allé la visiter pour une personne de mon équipe qui était intéressée pour l'adopter et puis coup de foudre. Donc après deux mois plus tard j'arrivais pas à me sortir ça de la tête donc j'ai appelé le le centre pour savoir si elle était encore là. Et on dit oui, et deux heures plus tard, je l'ai récupérée.
- Speaker #0
Oui, parce que j'allais dire, c'est rare de trouver des bergers Shetland en rescue, enfin en adoption, parce que c'est des chiens qui sont quand même assez positifs. Alors,
- Speaker #1
excuse-moi, je t'ai interrompu. Mais en travaillant dans cette industrie-là, on fait du gardiennage pour chiens, on fait de l'éducation. Donc, on est quand même connecté avec beaucoup de ces centres. Et quand ils ont des chiens qui sont propices à l'adoption, soit des espèces ou soit des chiens qui sont intéressants, enfin des espèces dans le sens des races. pure ou intéressante, ils vont se rapprocher de nous parce qu'on a quand même une clientèle qui pourrait être intéressée. Donc si les chiens peuvent choisir un Labrador qui sort d'un centre plutôt que d'une animalerie, c'est évident que tout le monde choisirait ça. Enfin, la plupart du temps, au moins dans notre cercle. Donc c'est pour ça que j'ai eu la chance d'avoir accès à ces deux chiens. Et puis j'ai eu des chiens mix avant, donc je ne suis vraiment pas... Tous les chiens sont à la même échelle pour moi. Mais pour l'agility, par contre, le Border Collie fait effectivement la différence parce qu'au niveau performance, c'est un sport où on est compté au temps, à la seconde. Donc effectivement, c'est le seul chien pour lequel son physique ou ses aptitudes sont un peu importantes. Alors après, ça reste totalement un chien de compagnie qui a le même confort et la même qualité de vie que les autres. Voilà.
- Speaker #0
Mais ça d'ailleurs, c'est marrant parce que tu sais que le prochain épisode que je vais enregistrer, ça va être... sur le Border Collie en tant que chien de travail.
- Speaker #1
Et alors,
- Speaker #0
comment l'idée t'est venue d'ouvrir cet hôtel de luxe, cette pension de luxe pour chiens à Pékin ? On en parlera après en détail de comment elle s'organise et tout. Mais déjà, comment ça t'est venu à l'idée ?
- Speaker #1
Alors l'histoire, je vais essayer de faire bref. Ma femme et moi, on s'est rencontrés il y a huit ans. Elle était designer graphique et moi, j'étais dans l'industrie de la moto. Et elle avait un Whippet et j'avais un Bulldog Mix. et un mastiff, donc trois chiens qui ne sont pas forcément compatibles, mais qui ont appris à vivre ensemble parce qu'on avait du recul avec nos expériences personnelles dans ce monde-là. Et donc, vivant en périphérie de Pékin, on avait un jardin avec une piscine. Donc, quand notre femelle a fait neuf petits, et qu'ils ont été adoptés par des amis proches de nous, quand ces gens partaient en vacances, ils avaient l'habitude de les laisser chez nous, ces chiots. Et donc, le bruit s'est répandu. C'est pas mal chez Adrien. Les chiens sont bien. Et c'était pas... On ne demandait pas d'être payé, mais il ramenait un cadeau ou quelque chose. Ça a commencé vraiment... Il n'y avait pas de business plan et ce n'était pas parti pour être un projet. C'était plutôt d'épanouir les amis. Et on a vu qu'il y avait vraiment un besoin. Et puis, un besoin qu'on connaissait parce que quand nous, on partait en vacances, nos chiens, dans leur pension, ils survivent bien, mais ils ne sont pas forcément épanouis parce que c'était des pensions... basique, on va dire, juste sans rentrer dans les détails. Donc on s'est dit effectivement qu'il y avait un besoin pour ça. Malgré certains challenges, on a commencé à travailler sur le projet. On s'est instruit, on a développé notre centre. C'était notre chez nous, mais en fait, on a fait des extensions, on a fait des travaux pour mieux accueillir les chiens et pour avoir à peu près une capacité maximum de 10 chiens. Et donc, 6 mois plus tard, on était plein, 10 chiens tout le mois. Donc c'était un super boom. Mais ça nous a ouvert l'esprit sur le besoin d'une ville de 20 millions de personnes. Il y aura toujours une certaine clientèle, donc de mieux cibler et de vraiment mettre au cœur du projet le bien-être du chien. C'était très important pour nous qu'une pension ne soit pas égale à une perte de poids, à des chiens qui ne se nourrissent pas, à des chiens qui se lèchent les pattes, mais plutôt que ça pouvait être un deuxième domicile pour ces chiens, un endroit où ils viennent jouer même quand leurs propriétaires sont en ville. Quand on fait aussi du décaire, donc on les récupère le matin très tôt et on les ramène le soir même. Ou ils viennent quand ils ont un problème de comportement qu'ils veulent partager avec nous. Donc un centre vraiment avec le bien-être du chien comme valeur principale. Donc étant limité par l'espace, on a grandi. Donc on s'est installé dans un nouveau centre qui était très très grand, dans de très bonnes conditions. C'était difficile, on va dire, économiquement, parce que c'était au moment, au début du Covid. Donc il faut comprendre que la Chine s'est fermée au monde. Et donc après un an dans ce grand centre, on s'est relocalisé où on était parti à la base, chez nous, en augmentant une fois de plus les standards. Donc l'espace, les programmes, les activités journalières pour vraiment adapter chaque séjour au chien selon son âge, son énergie, ses préférences, ses besoins. Pour vraiment avoir une confiance du propriétaire et un chien qui soit dans un confort maximal en fait. Donc voilà un peu d'où c'est né. C'est un projet qui a maintenant huit ans, qui a survécu le Covid, qui a survécu un démolissement parce qu'en Chine, les propriétés, ça peut bouger assez rapidement. Et maintenant, une équipe de six personnes, je pense, épanouie. En tout cas, il y a une très bonne communication. Et voilà, ça se passe très bien pour l'instant, pour faire un petit résumé.
- Speaker #0
Mais en fait, ça me donne envie de quand même rentrer plus en détail dans le sujet. Je pensais qu'on allait passer à autre chose, mais tu sais quoi, on va parler. On va continuer dans la lignée de ce que tu viens de dire. Et j'aimerais bien que tu puisses nous en parler un petit peu plus en détail. Justement, tu disais que c'est une pension pour chiens, mais vous faites aussi crèche pour chiens, enfin day care à la journée. Et alors, du coup, cette pension, est-ce que tu peux un petit peu nous la décrire en superficie pour qu'on se rende compte combien de chiens tu accueilles ? Est-ce que tu as des installations extérieures ? Je ne sais pas, moi, une piscine chez qui va faire très chaud, la climatisation ? C'est des détails qui peuvent peut-être pas arrêter nos dents, mais qui m'intéressent.
- Speaker #1
Tu fais très bien de demander et n'hésite pas à m'interpeller quand tu veux plus de détails. Ça me botte que de te raconter une journée typique au centre. Selon la saison, on va commencer entre 7h30-8h ou 9h30 pour soit éviter la chaleur, soit sortir les chiens quand il fait un peu plus clément. Parce qu'il faut comprendre que Pékin, l'hiver, ça peut descendre en dessous de moins 20°C. et l'été ça peut monter jusqu'à 43-45 degrés. Donc les pattes qui chauffent à midi l'été, comme les pattes qui gèlent le matin, l'hiver, donc ça c'est un premier challenge. Donc on va commencer à l'heure propice, superficie totale il me semble que c'est autour de 3000, plus de 3000 m², donc on a trois cours, une grande cour qui est sous une canopée, donc il y a beaucoup d'arbres plantés, une plus petite cour qui fait un peu jardin de maison, donc il faut compter à peu près... 200 mètres carrés, 250 mètres carrés pour la petite cour qui est là avec une toiture pour que s'il neige, s'il pleut, une toiture en verre, enfin une serre ouverte on va dire. Et souvent beaucoup de plateformes parce que les chiens aiment ça. Donc beaucoup de bois, beaucoup de carrelage en ardoise qui n'est pas lisse volontairement et beaucoup de gravier. On n'a pas de pelouse parce qu'à Pékin il fait tellement froid l'hiver, tellement chaud l'été que c'est difficile. Donc des surfaces adaptées aux chiens. où ils ne vont pas glisser. Donc trois cours pour pouvoir sortir la plupart des chiens. Alors, ce qu'il faut comprendre, c'est que le chien, après une nuit à se reposer, il a vraiment un besoin énergétique qui est assez instantané. Si on réveille deux chiens dans une chambre, c'est difficile pour moi d'en laisser deux autres à attendre. Parce que pendant que je suis dans la cour avec ces chiens-là, j'ai cette pression de me dire que les deux autres veulent vraiment sortir. Donc on a modulé nos modes de travail autour des besoins du chien. Donc on commence le matin, les chiens sortent. ils vont à peu près recevoir, j'ai envie de dire, entre une demi-heure à une heure et demie de temps extérieur. Ça va être un temps où il y aura du jouet libre, dans le sens où le chien peut faire ce qu'il veut dans la cour. Ça va être des groupes entre solo, si le chien a vraiment des problèmes de comportement et on est encore en train de faire de la socialisation, jusqu'à un petit groupe de 3 à 5, donc il faut compter soit les seniors, soit des chiens un peu plus introvertis ou qui ne sont pas souvent chez nous, donc encore en train de trouver leur marque. Donc les mettre tout seuls, ça ne marche pas, mais les mettre dans un groupe de 10, c'est tout aussi mauvais. Et ça va jusqu'à des groupes de 10 ou 15, si c'est les labradors et tous les bergers qui s'entendent bien ensemble, tous les petits chiens mix qui adorent jouer en groupe. Donc on va avoir en général entre 5 et 10 groupes avec 3 à 4 personnes qui vont travailler. Donc en se dispatchant ça, la plupart des chiens n'attendent pas plus que 30 ou 40 minutes avant de sortir le matin. Ce qu'il faut comprendre, c'est que l'équipe, À 7h30, avant de commencer, sort tous les chiens pour un premier pipi. Certains vont aller au parc, des chiens qui sont plus territoriaux, encore un peu sur leur garde, des chiens qui ont besoin de se socialiser à l'extérieur, des chiens qui sont plus dans la migration que d'autres. Donc on a une voiture 7 places avec juste le conducteur et passager comme fauteuil, tous les autres sont à plat, donc on a une grosse benne derrière. Et le parc, on est juste à côté de l'aéroport de Pékin. Donc entre l'aéroport et le village où on est, il y a un grand parc. public donc tous les chiens vont y passer tous les deux trois jours on pense que même dans des bonnes conditions si le chien il est trop sédentaire est trop fermé sur un site il ya un moment où il accumule un peu de pression donc certains vont au parc certains vont dans les cours et dans les cours on va dire disons en moyenne 45 minutes à une heure le matin parfois trop long et les chiens se lassent ils sont près de la porte ils veulent rentrer il va avoir donc du freeplay du grooming donc grooming pas dans le sens où on va leur faire des coupes etc mais on va brosser c'est tous les chiens Checker les oreilles, checker les yeux, checker les dents, checker les ongles et faire ce qu'on doit faire. En général, c'est un ou deux staff avec un groupe. Ça va dépendre de la taille du groupe. Et il y aura constamment à travers cette session de l'engagement avec les chiens. Du rappel, des couchers à attendre si un chien est trop énergétique et a tendance à toujours chasser le même chien. Des time-out, on va dire. Alors, on travaille que au positif. Donc R+, 100%. Pas d'intimidation, pas de punition. La pression, on adapte autour des besoins du chien. Ça veut dire que si un chien n'est pas capable d'être en groupe, il va faire juste une session avec un autre chien, en laisse, à l'extérieur, puis à l'intérieur, plus du rappel, plus de l'attention, plus du toucher, enfin, targeting des mains, etc. Du travail, enfin, ce qu'on appelle « operant work » en anglais, pour juste calibrer le chien dans un esprit de travail où il est plus intéressé par le staff qui peut lui donner des friandises. que répondre à ses besoins instinctifs et à monter un autre chien ou à rentrer dans une dynamique de chasse. Calibrer le chien pour plutôt que le briber et le frustrer, lui donner une alternative pour qu'il puisse communiquer avec quelqu'un ou au moins pouvoir être, on va dire, détourner son attention quand besoin. Donc ça, je m'étale un peu. On arrive à midi, nourri, ils ont chacun un box, en général entre 1 à 2 mètres carrés, c'est du verre sur trois façades. mat pour pas qu'ils se voient entre eux et devant du vert pour que nous on puisse les voir toutes les pièces sont climatisées et chauffées au sol la plupart face sud donc ils ont beaucoup de lumière et donc après ça une sieste aussi pour l'équipe pour qu'ils puissent se reprendre et vers 3 heures de l'après-midi ils ressortent les activités de l'après midi vont être un peu plus différentes que dans la matinée on va dire un panel plus large donc on a deux pièces d'intérieur pour faire du training donc plutôt En général, on a des friandises et apprendre soit un trick, ou si le chien à la maison a des mauvaises habitudes, dont le propriétaire nous a parlé, on va travailler sur progressivement du comportement. On va peut-être aussi choisir des chiens qui sont plus sportifs pour faire du frisbee ou un peu d'agility dans la cour, sans que ça soit pro. De la natation, beaucoup, enfin, c'est pas de la natation, mais plutôt de la piscine, dans le sens où c'est principalement du... Excuse-moi, ramener les joueurs. Je vais le dire en anglais. Retrieval work. En fait, tout ce qui est Retriever, tout ce qui est Labrador, tout ce qui est Cavalier, King Charles, ils ont ce besoin-là. Et courir dans une course sur du gravier, ce n'est pas top pour leurs genoux. Donc, surtout quand il fait chaud, le faire dans l'eau, c'est bien mieux pour le corps et c'est une forme de bien-être physique, tout en pouvant jouer et chasser des jouets, chose qu'ils adorent. Donc, parfois, on commence avec de la nourriture si le chien n'est pas trop intéressé par les jouets pour le désensibiliser à l'eau. On a une rampe flottante pour qu'il puisse... progressivement comprendre et accepter de découvrir l'eau par eux-mêmes sans avoir besoin de les forcer. Si le propriétaire est là et veut voir du progrès, on va les avoir dans nos bras et tout doucement leur faire accepter ou comprendre ce nouveau contact à l'eau qui est différent. C'est toujours par petites étapes, c'est toujours bienveillant.
- Speaker #0
La piscine, du coup, ça veut dire que vous avez une piscine intérieure ? C'est ça ? Ou un pouvoir de nage ? Non,
- Speaker #1
c'est une bonne question. on a vu piscine d'intérieur et en fait les hivers sont tellement rudes donc même en chauffant c'est difficile puis le chien à moitié sec qui sort à l'extérieur à moins 10 c'était pas top donc maintenant on a une piscine extérieure d'à peu près 6 par 3 donc pas très grande qu'on installe avec une vraie plateforme en bois pour que les chiens puissent avoir accès y compris les humains à peu près en mars avril et à arriver mi octobre on la démonte pour en fait qu'ils puissent avoir plus d'espace dans la cour sans avoir une piscine l'hiver qui dort sous une bâche en fait.
- Speaker #0
Est-ce que tu avais oublié autre chose l'après midi qu'ils peuvent faire ?
- Speaker #1
Il y a beaucoup de nose work aussi donc on va faire un parcours et on va cacher beaucoup de friandises et on va commencer comme ça puis ensuite pour des chiens qui ont l'habitude on va cacher des jouets pour une récompense friandises puis ensuite on va leur faire chercher un sachet de thé si nécessaire juste pour vraiment taper dans les instincts du chien et les combler on veut des chiens qui dorment bien la nuit on veut pas des chiens qui aboient on veut pas des chiens qui qui sont stressés en fait, qui stressent physiquement. Tu le sens quand le chien est tendu, donc on fait tout ce qu'on peut pour qu'il puisse vraiment se divertir deux fois par jour. Donc une heure le matin, 45 minutes l'après-midi en général. Ensuite, dîner autour de 6 à 8 heures selon la saison en fait. Et après ça, l'équipe envoie toutes les photos et les vidéos de la journée aux propriétaires. Ils ont chacun un chat sur WeChat parce qu'on est en Chine. Et on va envoyer à peu près une ou deux vidéos de la journée, donc parfois des vidéos de groupe, parfois individuelles, et pas mal de photos pour vraiment leur montrer le bien-être à l'extérieur, dans leur case, ce qu'ils ont mangé, etc. Et ensuite, le soir, autour de 9h30 à 10h du soir, l'équipe remet leur manteau pour sortir les chiens pour un pipi. Donc à peu près 10 minutes par chien, c'est des groupes de 3 ou 4, pour qu'ils puissent faire pipi, enfin leurs besoins, avant de se coucher, et comme ça les nuits ne sont pas trop longues. parce qu'on ne veut pas leur faire attendre leur vessie trop longtemps. Donc voilà pour une journée routine.
- Speaker #0
Et du coup, où est-ce qu'ils dorment ? Est-ce qu'ils dorment dans ces sortes de box ? Je ne sais pas comment on peut les appeler, mais avec le verre là. Ils peuvent dormir dans un endroit un peu plus familier avec le staff ? Comment ça se passe selon le chien ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question. On s'est aperçu que si le chien est trop loin de l'humain, il a tendance à avoir du mal à vraiment se reposer. Il peut être un peu tendu. donc Quand le propriétaire dépose son chien, quelque chose qu'on fait assez différemment d'une autre pension, c'est qu'on ne lui garantit pas où son chien va être. Dans le sens où on va adapter l'accommodation du chien à ses besoins individuels. Donc un chien qui est plus jeune, qui a besoin de faire 5 ou 6 pipis par jour, il va être dans la chambre du staff, ou dans le salon mitoyen, ou dans le salon qui, pour t'expliquer les locaux intérieurs, deux cours. Donc il y a deux cours extérieurs, mais il y a aussi deux bâtiments. Et chaque bâtiment a du staff, devant et derrière. Il y a deux bâtiments l'un derrière l'autre. Et les chiens sont aussi dans ces deux bâtiments-là. Ça veut dire que si un chien pleure ou aboie, le staff ayant un mur en commun, c'est facile pour eux de réagir. Et même s'il est 2h du mat', si c'est incessant, il va se lever pour aller voir ce qui se passe. Un chien qui a mal au ventre, un chien qui a été malade, qui a besoin d'aller faire pipi ou autre. Et donc, ces enclos, ils font qu'un mètre 50 de haut. Donc, ils respirent. Et 2 mètres carrés, donc ils ont tous dessus un lino à même le sol, sur lequel on met un lit à chien ou au moins une couverture. Donc le chien a un certain confort. On va leur mettre tous une gamelle d'eau et souvent quelques jouets. Selon le chien, un jouet dur ou un jouet mou, mais ce n'est jamais des jouets trop durs, vu que personnellement, j'ai eu des problèmes avec des jouets en nylon dans le passé. Donc en général, caoutchouc noir type Kong, qui est indestructible et qui ne peut pas me casser dedans, par exemple. Donc c'est un peu les besoins qu'on considère être essentiels, le minimum. Et en fait, un chien qui est resté chez nous, on va dire, dans sa vie une ou deux semaines, il le vit souvent comme un deuxième chez soi. Donc on n'a pas de problème de déstress, on n'a pas trop de problème d'anxiété, parce qu'ils sont tellement comblés au quotidien, il y a tellement d'activités et d'opportunités pour se défouler à l'extérieur ou de s'engager avec notre équipe, qu'une fois qu'ils rentrent dans leur box, ils sont vraiment paisibles. je t'enverrai des vidéos parce qu'en fait au début on voyait pas ça possible on s'est toujours dit il y aura toujours ce challenge mais en gardant les chiens les plus stressés très proches de l'équipe on peut garder un équilibre général sur tout l'ensemble du site ouais j'allais te dire parfois il y a des chiens qui ont pas forcément un besoin ou des vieux chiens de dépense mais qui ont juste besoin d'une proximité de
- Speaker #0
câlins et donc dans ces cas là tu sais que tu vas les mettre potentiellement dans la chambre du staff et ils seront avec eux et c'est ok quoi exactement Exactement.
- Speaker #1
On a une petite chihuahua de 16 ans qui est là régulièrement et ses sessions à l'extérieur, c'est 10 à 15 minutes parce que pour elle, trop chaud, trop froid, ce n'est pas bon. Par contre, dans le salon, on va passer une demi-heure à lui faire un repas caché sur 2 mètres carrés, sur un sol non glissant pour qu'elle puisse vraiment utiliser son nez. Et après ça, elle dort pendant 3-4 heures parce qu'elle est vraiment comblée. Et puis, être sur un canapé sur nos genoux, pour elle, c'est mieux que d'être toute seule dans une cour, même s'il y a du soleil.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Ça donne envie d'y aller. On devrait bien avoir plus de structures de ce type en France. Franchement, je veux bien que tu m'envoies les vidéos. Et tu acceptes toutes les races ?
- Speaker #1
Alors voilà, on accepte effectivement toutes races, même si les chiens ont des comportements non désirés. Donc on va dire un chien très anxieux qui ne peut pas être laissé tout seul. Quand notre staff va aux toilettes ou prendre une douche, le chien vient sur un tapis dans la salle de bain. Parce qu'on comprend qu'il faut s'adapter aux besoins du chien, surtout dans la phase d'apprentissage. Oui, du petit chihuahua jusqu'au rottweiler, on prend tout parce qu'on veut vraiment considérer tous les chiens comme égaux. On va juste comprendre comment les socialiser différemment, les gérer différemment en intérieur. Donc, quel type d'enclos, quel type d'espace, la sécurité, tout ça, c'est important. Et effectivement, on a, à ma surprise, pas mal de clients européens qui, après... Leur séjour d'expatriation rentre en Europe et nous disent qu'on leur manque et qu'ils n'ont pas trouvé quelque chose avec le même standard ou le même mode de fonctionnement en Europe. Donc, je pense qu'effectivement, il peut y avoir une demande pour ce genre de centre, mais c'est vraiment difficile à mettre en œuvre. Et je peux comprendre que la plupart des gens qui gèrent leur pension ne veulent pas avoir autant de tracas et autant de détails à gérer. Pour nous, c'est juste quelque chose d'important.
- Speaker #0
Oui, après, il faut aussi l'espace. C'est peut-être moins évident, je ne m'en rends pas compte en France. Et il faut, comme tu dis, le staff conséquent parce qu'aujourd'hui dans les pensions, souvent les gens sont seuls, une personne ou deux. Et tu peux le faire du coup pour peut-être, je ne me rends pas compte, mais tu peux le faire peut-être jusqu'à 10 chiens maximum. Mais quoi qu'il arrive, tu vas faire patienter d'autres. Et pour arriver à ton niveau avec autant de chiens, en effet, derrière aussi, tu as les moyens humains et tu as du monde. Et c'est ce qui compte. Est-ce que tu peux nous dire une journée ? combien ça coûte du coup de laisser une journée en pension un chien dans ton... Oui, avec plaisir.
- Speaker #1
Alors je ne sais pas comment ça compare au prix français parce qu'on a vraiment fait notre truc dans notre coin. On s'est basé à la demande en Chine. Donc une journée lambda prix standard c'est 300 RMB ce qui fait à peu près 40 euros si je ne dis pas de bêtises pour un chien qu'on appelle en réhabilitation. Donc c'est soit un chiot qui est vraiment très jeune et qui a besoin de plus de temps auprès de notre équipe, ou un chien qui est très anxieux et qui a besoin vraiment d'être constamment collé à une personne. ou un chien qui va être en réhabilitation, on va dire comportementale, parce qu'il est très réactif ou il est très anxieux, ceux-là vont être un peu plus chers. Donc, on passe de 300 à 380, ce qui fait à peu près, j'ai envie de dire, 50, 55 euros. Par contre, si un chien va rester de longue date, donc plus de trois mois, on va facturer 200 par jour, ce qui est autour de 30 euros. Donc, entre une fourchette, entre 30 et 70 euros par jour, selon la durée et le chien.
- Speaker #0
Et il y a des Ausha qui restent plus de trois mois ? Il y a des chiens qui restent un an,
- Speaker #1
un an. Il y a des chiens qui restent plus d'un an. Il y a deux, trois chiens qui restent. En fait, ce qui se passe, c'est qu'il y a des propriétaires qui voyagent beaucoup pour le travail et qui peuvent choisir de laisser leur chien chez eux avec une femme de ménage ou une aide ou le laisser chez nous où le chien, en fait, au quotidien, a une vie beaucoup plus enrichie et que quand ils viennent en vacances à Pékin ou dès qu'ils ont un break et qu'ils reviennent à Pékin, on est à côté de l'aéroport, ils atterrissent, ils viennent chercher leur chien, ils passent une semaine avec eux.
- Speaker #0
Ils repartent sur la route pour leur travail à travers le monde, selon les profils. Il y a d'autres personnes qui se relocalisent pour le travail et le chien ne peut pas partir immédiatement. Donc le chien va rester avec nous un ou deux mois avant que les titrages de rage soient faits. Il y a des gens qui partent dans des pays où ils ne peuvent que partir avec une licence de chien de travail parce que les chiens de compagnie ne sont pas autorisés dans tous les pays du monde. Ah bon ?
- Speaker #1
Par exemple, tu as un petit en tête ?
- Speaker #0
Oman.
- Speaker #1
Ah, Oman ? Tu ne peux pas partir avec un chien si ce n'est pas un chien de travail.
- Speaker #0
Alors, anecdote, il y a un mois de ça, je suis à Pékin pour le travail et me contacte une cliente de République tchèque, qui est des expats à Pékin, pour me dire qu'on est relocalisé à Oman et nos deux chiens, donc deux chiens de rue de Pékin qui sortent d'un centre d'adoption, ça ne ressemble pas au Labrador ou au Beagle de travail. vraiment le chien qui est Elle me dit qu'on a acheté deux licences de travail en tant que personne malentendante parce que malheureusement, c'est la seule manière de ramener nos chiens sur le territoire. Et détresse psychologique n'est pas considérée comme une vraie raison dans ces pays-là. Donc, c'est la seule option qu'on a à travers un agent. Par contre, mes deux chiens, ils vivent dans un appart et ils ne savent rien faire au niveau de comportement. Enfin, on ne travaille pas sur de comportement, on les laisse tels qu'ils sont. Et maintenant, je stresse parce que je vais devoir faire deux. Pékin, Istanbul, Istanbul Oman avec deux chiens en cabine sans cage et avec plusieurs contrôles. Et donc on a fait trois sessions, deux sur site pour travailler sur l'attention du chien, que le chien marche au même rythme, qu'il comprenne les pauses naturelles, qu'il ait un assis standard, qu'il ait un coucher standard quand la personne soit dans un canapé ou sur une chaise. Et troisième session dans l'aéroport pour désensibiliser aux mouvements, aux bruits, etc. Et en trois sessions, ils étaient prêts. Donc, ils sont partis la semaine suivante et tout s'est très bien passé.
- Speaker #1
Et ça veut dire qu'elle les a pris en cabine comme emotional support un peu. Voilà, exactement. Donc, ça, c'est pour l'avion. Mais après, il fallait qu'ils justifient sur place pour vivre là-bas. Le problème, c'était pour l'avion. Pour l'avion,
- Speaker #0
pour le transport, en fait. Les compagnies aériennes et les pays. Ils vont à Orban. Oui. Alors, il faudrait voir dans les détails. Je n'ai pas envie de dire n'importe quoi. Je ne sais pas si c'est que la compagnie aérienne ou si c'est le... le pays, ou alors peut-être que la seule compagnie aérienne qui pouvait les ramener sur ce trajet-là. J'ai eu des problèmes similaires parce que quand je me suis relocalisé avec nos six chiens de Pékin à Chiang Mai, en Thaïlande du Nord, les compagnies aériennes n'autorisaient pas plus de 30 kilos pour chiens plus cage, donc cage cargo. Donc ça fait que t'es très limité en fait. Un malinois, un golden, ça passe pas. Donc j'ai dû... prendre la voiture et partir de Pékin et faire quatre jours de route avec deux mastiffs et traverser le Laos pour pouvoir amener mes chiens. Donc c'est une réalité que beaucoup de gens ne confrontent pas, mais qui peut être difficile. Par exemple, se relocaliser sur tout ce qui est île, donc Australie, Japon, Angleterre, les papiers sont extrêmement difficiles. On avait un terrier géant, tu sais, ce très gros terrier noir qui était chez nous en gardiennage. Il se relocalisait en Angleterre, le chien a dû passer deux mois à Paris. pour avoir les papiers européens avant de pouvoir aller en Angleterre. Oui,
- Speaker #1
alors je sais que sur une île, en tout cas, tu as la quarantaine. Moi, quand je suis partie en Nouvelle-Calédonie, partir de Nouvelle-Calédonie avec notre chien pour aller sur Paris, je sais qu'il y avait la première partie nommée à Tokyo où tu ne peux pas faire voyager ton chien ni en cabine ni en soude. Donc, on l'a fait voyager comme du fret aérien.
- Speaker #0
Oui, en cargo. Sinon, il y avait ce... C'est ça.
- Speaker #1
Du coup, c'est ça, en cargo.
- Speaker #0
Tu couperas si nécessaire parce qu'on s'est vraiment effacé.
- Speaker #1
Ne t'inquiète pas.
- Speaker #0
On parlait de... Oui, combien de temps il reste. Donc le séjour moyen pour un chien chez nous, c'est entre une semaine à dix jours. Quelques cas rares restent plusieurs mois. Ça arrive assez souvent plusieurs mois. Et certains chiens restent là toute l'année quasiment. Ils rentrent chez leur propriétaire quelques jours par an quand les propriétaires sont de passage. Mais c'est des gens qui ne peuvent pas se permettre d'emmener leur chien avec eux en voyage parce que ça va être un berger allemand ou autre. Et puis ils changent de pays toutes les deux semaines. Donc ça ne marche pas. Donc ça, c'est un exemple. Par contre, on a aussi des chiens qui viennent régulièrement pour des courts séjours. Donc des gens qui voyagent en Chine pour les affaires, pour le travail. Et le chien va être là un total de, je ne sais pas, 15 jours par mois. Mais il va passer deux jours cette semaine, trois jours la semaine prochaine. Et ils vont faire des allers-retours. Et c'est ce qu'on considère être les cas qui sont vraiment success case parce que les propriétaires, comme le chien, sont comblés par ce modèle. Je veux dire, ils sont venus depuis 3, 4, 5 ans. tellement régulièrement qu'on voit que ça tient au long terme et que c'est une solution pour que le propriétaire soit serein pendant ses vacances ou son travail, peu importe, et que le chien ne soit pas juste impatient de rentrer chez lui, mais qu'il puisse profiter et puis aussi... se développer en fait dans un sens, apprendre des nouvelles aptitudes.
- Speaker #1
C'est presque des membres, tu pourrais faire un membership pour ceux qui sont là.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Mais tu vois, je suis quand même étonnée quand tu me dis, il y a des gens qui finalement ont pris un chien, mais sont jamais là et le voient que 4-5 jours quand ils viennent. Ça, vraiment, je suis hyper surprise de ce que tu me racontes parce que je me dis, mais ça n'arriverait pas pour le coup en France. Du coup, ils n'auraient pas les moyens de prendre un chien. que tu laisses en permanence en pension, c'est un coût, tu vois. Je suis d'accord. Alors,
- Speaker #0
c'est un peu particulier dans le sens où cette personne, c'est la fille d'un producteur de films très connu. Donc, c'est un mode de vie qui n'est pas commun. Et ce n'est pas du tout notre clientèle. Notre clientèle, ça va du prof d'anglais à Pékin qui gagne un salaire correct, mais pas fou, jusqu'à des gens qui sont effectivement dans certains cercles. Mais c'est très, très large. On ne veut pas faire du luxe. Et on a vraiment... Pas voulu parce qu'à Pékin, donc je te disais entre 30 et 60 euros, il y a des centres de gardiennage, des pensions, où ça va être plus de 100 euros, voire même plus de 150 euros la nuit. Et le chien, il va être récupéré en Porsche, vraiment en Porsche. Mais en fait, ils font vraiment du luxe. C'est vraiment pour une clientèle qui a une vie luxurieuse. Et on ne voulait pas taper là-dedans parce qu'on voulait vraiment avoir une certaine éthique dans le travail avec le chien et ne pas se plier aux besoins du propriétaire. En fait... Avant qu'un chien vienne chez nous, il y a une visite obligatoire où on montre aux propriétaires tous les locaux, on ouvre toutes les portes, il n'y a aucun secret et on explique comment on travaille. Et on va poser ça tellement franchement que si ça ne convient pas à la personne, ils ne vont pas venir en gardiennage. En fait, on veut vraiment montrer nos cartes pour qu'on n'ait pas de contraintes quand on travaille avec le chien, avec le propriétaire, on me dit « Oh non, mais mon chien, je n'ai pas envie qu'il sorte de la cour, je n'ai pas envie qu'il aille dans le village, j'ai peur de quoi que ce soit. » Parce qu'en fait, si on écoute les petits besoins de chacun, on se retrouve vite coincé. Alors, bien sûr, on écoute les besoins de santé.
- Speaker #1
Les besoins, les besoins.
- Speaker #0
Ça, 100%. Mais du point de vue du propriétaire, s'ils ont des choix de l'alimentation qu'on conteste, on ne va pas leur dire. S'ils nourrissent trop leurs chiens, malheureusement, on va le faire jouer un peu plus. Mais on essaye, comme on peut, d'éduquer, parce qu'on a un certain recul, après une moyenne de 20-30 chiens par jour pendant 7 ans, on commence à comprendre comment ça fonctionne. On essaye d'éduquer les gens le plus possible sur le besoin de leur chien. Ce qui marche le mieux, c'est de leur montrer, de faire avec leur chien des choses qu'ils ne pensaient pas être possibles et de s'apercevoir, si le chien sait faire, c'est peut-être moins le problème. Et ça crée une ouverture d'esprit et c'est comme ça qu'on peut essayer de les influencer pour le mieux.
- Speaker #1
Est-ce que, là je pense à ça comme ça, mais de par ces expériences-là que tu as eues avec tous ces propriétaires de chiens, il y a quelque chose que tu remarques vraiment avec du recul sur... plus sur la clientèle chinoise ? Parce que finalement, je ne sais pas, en pourcentage, ta clientèle chinoise par rapport à ta clientèle d'étrangers, c'est quoi ?
- Speaker #0
C'est 50-50, à peu près. Alors, c'était 50-50. Maintenant, vu qu'il y a vraiment eu une exode, les étrangers sont partis. Il faut comprendre que pré-Covid, il y avait cinq fois plus d'étrangers à Pékin, donc on va dire d'expatriés avec un contrat de travail, qu'actuellement. Il ne reste que 20%. Donc, pour nous, il y a beaucoup de gens qui sont partis, il y a quand même certaines personnes qui sont arrivées. Donc on se retrouve, je pense, avec une clientèle chinoise à 50-60% et des expatriés à
- Speaker #1
40-50%. Ok. Et est-ce que tu remarques une différence du traitement du chien et de connaissance du chien entre ta clientèle chinoise et ta clientèle d'expatriés ? Par exemple, tu disais, il y en a qui vont nourrir trop leurs chiens. Je sais qu'en France, c'est aussi un problème. Il y a beaucoup de chiens obèses. Les gens, ils se disent que les chiens qui sont gros, c'est des chiens qui sont en bonne santé. Or, pas du tout. peut-être que je ne sais pas aussi en Chine, comme ils les sortent moins ou que rapidement dans des parcs, ils se dépensent moins. Est-ce que ça, là je pense d'un détail, d'un exemple précis, mais est-ce que tu as l'impression que la clientèle chinoise est aussi connaisseur des besoins du chien que la clientèle expatrière ou même à l'inverse ?
- Speaker #0
Alors malheureusement, j'ai envie de dire, et ce n'est pas pour mal parler de mes clients, mais Je les trouve tous pas assez éduqués, dans l'ensemble. Et sans vouloir être pointueux, il ne faut pas tout savoir sur le chien, etc. Mais on est quand même assez loin de nos propres références, j'ai envie de dire, de toi et moi, par exemple. Les Chinois bienveillants qui vont trop nourrir leur chien, c'est fréquent, mais ils vont être aussi à l'attention de leurs besoins. Donc, il y aura toujours une gamelle d'eau. Le chien va sortir souvent. On ne va pas le laisser courir comme un fou. Donc, ils vont les préserver. Donc, ils vont vraiment... C'est un petit enfant. Il y a ça. Le chien comme on l'imagine, le chien de campagne, le chien, c'est rural, il existe encore en Chine, mais pas trop et puis on en parlera plus tard. Il faut quand même comprendre qu'à Pékin, le chien, il est plus proche du chien moderne de la métropole. Donc même si on parle par exemple d'un gros chien, il va vivre toujours en appartement, même s'ils ont une maison, il va vivre à l'intérieur et il va être nourri souvent avec des ingrédients, au moins une partie fraîche. ils vont leur cuisiner de la cuisine chinoise que le chien peut manger, il y a toute une attention. Et les étrangers, je suis surpris de voir des gens arriver des quatre coins du monde et avec des chiens avec des dents sales, vraiment sales, où moi ça m'alerterait. On leur explique qu'il y a des additifs dans l'eau, on peut considérer brosser, mais on sait très bien que c'est trop loin de leur standard. Une visite chez le véto au moins une fois par an, ce n'est pas une mauvaise chose. Des chiens qui arrivent avec un poil... humide qui sent un peu, c'est pas qu'il sent, c'est que potentiellement c'est des problèmes de peau. Donc c'est des choses qui nous nous touchent et on dresse vite des rapports rouges, nous-mêmes on va dire, dès qu'on voit quelque chose. Voilà c'est ça, le chien il doit être brossé celui-là demain, il est arrivé aujourd'hui, demain ça va durer 40 minutes mais on va devoir faire un brossage complet parce que son sous poil il déborde, il y en a de partout et en fait le chien il étouffe quoi. Donc dans les deux sens et c'est pas des gens qui manquent de bonnes intentions.
- Speaker #1
Ah d'accord, c'est ça,
- Speaker #0
mais t'as raison en fait, alors dans leur vie ils manquent pas d'éducation, mais ils pensent en fait que le chien il se débrouillerait tout seul, il se débrouillerait tout seul dans la nature, donc on le nourrit bien, il vit en appart, c'est déjà pas mal, alors est-ce qu'au fur et à mesure des années j'ai augmenté mes standards vis-à-vis de mes propres chiens ? oui, bien sûr, mes chiens, je vais leur couper les ongles deux fois par semaine. Un peu, juste pour que ça soit parfaitement à la bonne longueur. Parce que tu casses un ongle en agility, pendant une semaine, le chien ne peut pas courir. Peut-être que je fais plus attention aux détails que la personne lambda, mais en fait, je suis rarement surpris par des propriétaires qui comprennent vraiment, on va dire, globalement leur chien. Un aspect santé, psychologique, physique, besoin de la race ou de l'espèce, je ne sais pas comment dire en français. Ils sont souvent focalisés sur un coin. Donc, leur chien va vivre très proche d'eux, avec un chien très dépendant qui est souvent anxieux, un chien qui va être tout seul à l'appart et qui a... perdu un peu le goût de la vie donc il mange, il fait sa balade mais le reste du temps il est tout patou et puis il dit non mais il n'a pas beaucoup d'énergie, parce qu'on ne lui a pas montré mieux en fait donc le chien il accepte sa réalité comme elle est et donc souvent on fait des événements, des workshops où gentiment ça permet d'interpeller un peu ces gens là et de leur faire voir que leur propre chien avec quelqu'un d'autre réagit totalement différemment, il peut être stimulé, il peut être réveillé et donc voilà. Ah ça c'est chouette,
- Speaker #1
donc tu arrives quand même à faire passer des messages.
- Speaker #0
En fait, ils reçoivent au quotidien des vidéos et des photos, donc en fait, ils se disent, quand mon chien vient chez vous, il est toujours super éduqué, puis à la maison, non. Mais c'est une manière polie de dire que je vois que vous traitez mon chien différemment en fait, et que le propriétaire comprend que le chien il est capable, donc le problème doit venir de quelque part d'autre.
- Speaker #1
Et j'avais envie de rebondir aussi sur le staff, parce que est-ce que c'est compliqué de... Déjà le staff, est-ce qu'ils sont 100% chinois ou est-ce que tu as des étrangers ?
- Speaker #0
Alors actuellement, tous de nationalité chinoise, mais ils parlent presque tous anglais. Et dans le passé, j'étais en opération, ça fait 8 ans qu'on tourne, j'étais en opération pendant 5 ans et demi avant de pouvoir gérer ça à distance. Et donc, ils sont actuellement tous chinois parce qu'un étranger à Pékin, avoir un permis de travail, c'est extrêmement coûteux, pas que pour moi, même pour eux. Et ça ne vaut pas le coup pour ce type de boulot. Ça va être un cadre supérieur en général. Et puis, il faut écrire une lettre quand même pour justifier qu'un Chinois ne pourrait pas faire le même boulot. C'est quand même difficile actuellement de faire travailler légalement un étranger à Pékin. Donc ça, c'est une première contrainte. Et de deux, c'est un boulot qui n'est pas facile. Même si nous, on adore les chiens, ce n'est pas facile. Parce que quand tu te réveilles le matin et que tu dois gérer 35 chiens et que tu veux tous les combler parce que tu veux faire ça bien et que ce n'est pas ça que tu fais ce boulot parce que tu ne serais pas là. Depuis deux ans, tu ne pourrais pas tolérer cette charge de travail et ce stress. Donc, c'est des gens qui sont passionnés. Alors, l'avantage que j'ai, c'est que c'est un des premiers projets dans ma vie où j'arrive à vraiment garder l'équipe alignée avec les valeurs et motivée. Donc, même dans des moments difficiles, stress, fatigue, période de vacances, à la fin d'un séjour de vacances, il faut qu'on lave 40 chiens sur une plage de trois jours en général. qui rendent enfin qui rendent Quand c'est les vacances de Noël, le 4 janvier, tout le monde rentre. Donc, s'ils sont 55, ils vont en avoir 40 sur une plage de trois jours. laver trois bergers allemands et deux labradors une matinée, et bien, t'es rincé pour un ou deux jours. C'est un exercice physique. Donc, physiquement, c'est dur. Et actuellement, l'équipe, elle est composée que de membres qui sont là quasiment tous plus depuis un, deux ou trois ans. En fait, ils tiennent parce que je compense en les payant vraiment bien. Pour dire la vérité, en fait, c'est important. En fait, je veux les valoriser pour ce qu'ils font parce que déjà, je veux qu'ils gardent le... qu'ils soient capables de garder le sourire et réaliser que ça en vaut leurs efforts. Et pour les chiens, en fait, parce que sans vouloir revenir là-dessus, le centre de ce projet, c'est vraiment principalement d'essayer d'avoir un modèle pilote où le chien est au centre de l'image et que tout fonctionne correctement. Et donc, si le modèle économiquement est viable, autant bien payer l'équipe pour qu'elle puisse rester là et puis qu'elle reste motivée. Et puis, tous les 3-5 ans, quand ils... ils progressent, ils montent en échelon en fait. Donc on commence en tant qu'assistant, donc on gère les chiens toujours avec un éducateur canin, donc on est deux dans le groupe et l'assistant apprend auprès de l'éducateur. Après à peu près une période d'essai de trois mois, on choisit de les prendre en temps plein. Et après à peu près une période d'un an, quand on va dire les aptitudes sont assez polyvalentes, on va les faire passer en tant qu'éducateurs eux-mêmes. Donc je vais leur donner des chiens à... avec certains tests, en fait. Je vais prendre un chiot et je vais dire, si on devrait lui apprendre tel comportement, comment tu procéderais pour pouvoir travailler ensemble ? Donc, on est tous formés sur site. Pas mal ont des certificats, parce que comme dans tous les pays, quand on est intéressé par un certain sujet, on va aller faire un séminaire d'une semaine ou d'une semaine. Voilà, j'allais te dire,
- Speaker #1
ils ont des diplômes.
- Speaker #0
Tout ce qui est manager ou éducateur, ceux qui arrivent en tant qu'interne, au début, ils se développent là-dedans. la moitié arrête parce que c'est juste trop physiquement trop fatigant comme boulot. L'autre moitié plonge la tête dedans parce qu'ils aiment ça. Et en fait, physiquement, tu te développes, tu prends du muscle parce que c'est difficile de promener six gros chiens dans un parc tout seul. En général, si ce n'était pas tout seul, on est deux personnes, trois chiens chacun. Et ça se passe bien en fait, ça tient. Donc, ils sont bien payés. Et puis surtout, je leur paye aussi un voyage annuel à l'extérieur de la Chine. Je leur apporte un support. presque quotidien, quand ils ont besoin pour le dressage, s'ils ont besoin de quelque chose sur site. J'essaie d'être vraiment présent et que ça ne soit pas que du boulot, qu'il y ait des tâches opérationnelles qu'on ne peut pas choisir, qui ne soient pas fun. C'est la même chose pour tous, pour nous aussi. Quand on fait la vaisselle, on n'aime pas forcément la faire, mais on veut une cuisine propre. Donc, si c'est bien payé, ils sont motivés et le modèle fonctionne.
- Speaker #1
Je pense qu'avec toi, ce qui pourrait être... pas mal de parler. Après avoir fait ce gros point sur ta pension, j'avais envie de me focaliser sur le côté méthode d'éducation qu'on peut retrouver en Chine. Est-ce que tu peux nous dire peut-être celles qui sont les plus répandues entre le renforcement positif, coercitif ? Voilà.
- Speaker #0
D'accord. Alors, sujet un peu sensible. Le côté positif, c'est que dans les villes, donc les générations plus jeunes, plus dynamiques, plus occidentalisés qui voyagent à l'étranger, sont conscientes de la force de tout ce qui est renforcement positif et une éducation basée sur la science canine, comprendre les fonctionnements du chien, adapter un minimum nos attentes pour que le chien ne soit pas non plus trop troublé ou trop confus dans notre communication. Donc on voit ça. Il y a plusieurs plateformes qui éduquent autant des coachs. que des individus en tant que du training cas par cas et qui vendent aussi des packages pour qui veut mieux comprendre le chien donc ça c'est un élan positif qui est quand même déjà là depuis presque le début donc depuis au moins 5 à 10 ans il y a une émergence de ça à côté de ça il faut comprendre qu'en Chine le chien d'un point de vue de la loi il n'est pas forcément très protégé mais quelqu'un qui et... utilise des méthodes coercitives pour dresser son chien, ne peut pas vraiment être persécuté, ou difficilement. Il y a des gens qui essayent, et puis il y a eu beaucoup de cas qui sont arrivés jusqu'à la Cour suprême, qui ont fait beaucoup de bruit sur le pays, et qui ont vraiment divisé deux audiences, les pros et les contre-chiens, etc. Mais malheureusement, c'est encore présent. Et puis, si j'ouvre WeChat de temps en temps, vu que je suis dans le monde du chien, il y a une page de contenu de réseaux sociaux, un peu type Instagram. qui s'appelle Channels et une fois par mois je vais tomber sur quelqu'un qui est en train de maltraiter un chien et donc dans l'idée de faire du comportement ou du dressage, comme on veut l'appeler. Donc, en général, je banne ces vidéos et j'espère qu'elles disparaissent. Ça reste quelque chose plutôt dans les campagnes, dans les endroits reculés. Ces gens-là, tôt ou tard, se font avoir, dans le sens où il y a quand même un gros mouvement de personnes qui sont pro-chien. Donc, même s'ils ne vont pas être à la hauteur de cette éducation plus moderne, plus scientifique et plus efficace, ils ne vont pas non plus être dans l'autre extrême de vouloir utiliser de la force pour que le chien aille dans leur sens. Donc, c'est des gens qui vont tolérer le chien tel qu'il est. Donc, le chien va parfois vivre que dans le jardin, mais il va avoir tout le jardin. Des gens qui aiment vraiment leur chien. Et donc, ces gens-là, de plus en plus, tombent dans notre bonne influence d'une communication plus efficace. Ils disent, ah ben, on a les mêmes valeurs, mais maintenant, vous nous donnez des outils pour mieux comprendre et mieux gérer nos chiens. Donc, je pense que le futur sera juste plus lumineux, dans un sens, en fait, moins terne. Mais malheureusement, actuellement, la traite des chiens, surtout dans les campagnes ou les chiens de travail, ce n'est pas top top.
- Speaker #1
Après ça, en vrai, en France, je pense que c'est aussi le cas, honnêtement. Mais en ville, à Pékin, est-ce que les gens finalement éduquent leurs chiens ou même il n'y a pas trop ça ? On ne fait pas appel à des éducateurs comportementalistes. Tu vois, en France, je ne sais pas, tu vas adopter un chien ou acheter un chien et puis... Il est chiot au début, tu peux faire venir un éducateur comportementaliste à la maison pour voir comment adapter ton appartement, ton environnement pour l'arrivée du chiot, pour te donner les bases pour le début, ou après de faire appel à un éducateur parce que tu as un chien qui est réactif. Est-ce que ça se fait aussi à Pékin ?
- Speaker #0
Ça se fait beaucoup. Mon équipe fait à peu près en moyenne deux consultations par semaine à domicile, pour donner un peu une idée. Et on n'a pas une très grosse clientèle. Ensuite... Les gens éduquent leur chien, mais on va dire que le chien lambda à Pékin n'a pas besoin de trop d'éducation, parce qu'il est souvent petit et fait partie d'une variété de chiens qui est en général plutôt docile. Donc il n'y aura pas de gros problèmes de comportement. Et ce qui se fait pas mal quand on va parler comportement, c'est d'envoyer le chien dans une pension. de dressage, j'ai envie de dire. Et ça, c'est assez triste parce que souvent, ils reviennent avec des séquelles ou au moins, ce qu'ils ont peut-être appris là-bas ne s'applique pas au domicile. Et malheureusement, ce n'est pas efficace. Alors, la plupart des gens sont conscients que ce n'est pas efficace et que le chien n'est pas forcément bien traité. Donc, ça se fait de moins en moins. Mais c'est un peu la méthode principale pour les gens qui veulent gérer des problèmes. Maintenant, nous, ce qu'on leur explique, c'est que c'est du cas par cas, qu'on ne vend pas de package. C'est une session pour faire ben un assessment suivi de travail pour leur montrer comment changer le comportement et leur expliquer que si eux, ils prennent la main là-dessus et ils comprennent comment ça fonctionne, ils n'ont pas besoin de nous au long terme. Et donc ça, ça marche, mais c'est un concept qui est nouveau pour la plupart des gens avec qui on travaille au début. Ils s'attendent à payer 10 cours ou ils s'attendent à penser que le chien doit aller à l'école une fois par semaine ou plus. Donc effectivement, Le comportement, ce n'est pas quelque chose qui est encore leur priorité. C'est souvent le bien-être au quotidien, le confort pour une petite mascotte à la maison et une nutrition de qualité. Et c'est un peu de la compagnie. Un animal de compagnie, c'est plus proche du chat que du chien, bien qu'il va aller se promener, etc. Mais il y a peut-être moins d'attentes parce que le chien, il faut comprendre, à Pékin, il n'est pas vraiment autorisé dans les parcs publics. Si on a un chien qui est à la limite de la taille ou trop gros, il ne va pas pouvoir sortir après 7 ou 8 heures du mat' parce que les gens ne veulent pas risquer d'avoir des problèmes avec les autorités. Donc le chien, il vit quand même à la maison et il n'a pas besoin forcément d'avoir un comportement top parce qu'il n'est pas confronté trop aux espaces publics.
- Speaker #1
Et donc aller au restaurant avec son chien, c'est quelque chose qui est possible ?
- Speaker #0
Comparé à l'Europe, non. Enfin, ce n'est pas à la hauteur. c'est pas à la hauteur. Les terrasses, oui, et certains restos où le propriétaire il aime les chiens, où c'est un modèle qui est là pour être dynamique avec beaucoup de gens qui viennent travailler sur l'ordinateur avec leurs chiens, etc. Donc ça va être ciblé pour une certaine clientèle. Après, il y a beaucoup d'endroits où techniquement le chien n'a pas le droit de venir, mais vu que les Chinois peuvent être super cool et juste décontractent, ils vont dire, vas-y, rentre, pas de problème. Alors que par exemple, actuellement, je me suis relocalisé en Thaïlande. Les chiens sont très respectés ici, mais les espaces intérieurs, c'est sacré. Rentrer dans un restaurant avec un chien, c'est presque un manque de respect. Donc, chaque culture le vient.
- Speaker #1
J'attends que les structures, en Thaïlande aussi, pour le... Oui, oui, je comprends. C'est ça,
- Speaker #0
quelques poils de chien, c'est un problème. Alors qu'en Chine, là-dessus, par exemple, louer un appart, même si le bail n'aura jamais marqué interdit aux chiens, mais le propriétaire, il ne va même pas te demander, c'est ton propre problème si tu as un chien ou pas. Ils ne vont pas rentrer dans les détails. Tant que tu payes pour louer ton appart, Le proprio, il veut pas savoir.
- Speaker #1
Alors maintenant, je voulais juste parler aussi des élevages, animaleries, adoptions, enfin le mode d'achat typique du Péquidois pour le chien, comment ça se passe ?
- Speaker #0
Alors, le citoyen lambda, malheureusement, ça va être une animalerie ou un marché même. Un marché où il y aura des Ausha et des chiens sur une barquette ou sur un tricycle, ça peut arriver encore. Et puis ils vont sortir un Labrador ou un Dalmatien ou un Beagle qui ont... au moins de l'extérieur, l'air peut-être très correct. La génétique, elle n'est pas super, mais ils ont suffisamment d'individus pour qu'il n'y ait pas trop de problèmes. On n'a pas vu de consanguinité ni quoi que ce soit. Et pour des gens plus éduqués, qui veulent choisir un chien, donc tu penses à un lévrier italien, un chiba, ils vont aller chercher vraiment le top des éleveurs. Donc les éleveurs chinois qui ont du pognon vont acheter à l'étranger des souches et reproduire en Chine. donc ça ça se fait beaucoup, par exemple dans le monde de l'agility il n'y a personne qui fait vraiment de la repro mais ils vont tous avoir un ou deux chiens et entre eux ils vont attendre les bonnes saisons pour avoir chaque année 6 ou 8 chiots dans le sens où c'est une communauté de 50 à 100 personnes donc ils gardent en fait ils ramènent des chiens d'Espagne, ils ramènent des chiens de Suède chaque fois qu'ils vont en compétition un ou deux chiens à chaque fois donc c'est pas démesuré, c'est pas dans l'idée de Merci. de tourner un business. Donc, on sent qu'il y a des communautés qui sont vraiment passionnées par leurs chiens et qui sont là pour ça.
- Speaker #1
Dans le chien de sport, tu veux dire dans le bord d'Orkoli typiquement.
- Speaker #0
Mais aussi dans le chien de compagnie. Par exemple, on a considéré ouvrir un centre à Shanghai. Donc, avec ma femme et nos six chiens à l'époque, on avait passé un mois et demi pendant le Covid à Shanghai. On a conduit et on s'est dit, on va baigner ici pendant... plusieurs semaines pour voir en fait de quoi est fait cet environnement. Alors Shanghai, tu emmènes ton chien dans presque tous les restos au centre-ville. Tu vois, tout de suite, c'est un peu différent de Pékin qui est plus rigide, plus froid. Parce qu'il fait plus chaud, donc tu peux souvent être sur des terrasses, mais même à l'intérieur, c'est très à la mode.
- Speaker #1
C'est plus ouvert. Oui, d'accord. Donc Shanghai, c'est une ville qui fait mieux, qui fait bon vivre avec un chien, plus que Pékin.
- Speaker #0
Plus, plus. On va dire que les infrastructures et les règles sont faites. plus alors après apparemment c'est en train de changer et ça va ça vient mais on a visité des locaux où on aurait pu s'installer c'était des c'était une repro de chiba donc c'était trois chinois partenaires qui était bien financièrement et qui allait au japon régulièrement pour travailler avec des éleveurs là bas pour amener différentes souches donc chiba chiba classique et chiba la miniature. Et il y avait à peu près une trentaine de chiens au total, mais un espace grand. C'était suffisamment ample, ils n'étaient pas tassés. Et les chiens étaient dans un bien-être très correct, avec surtout tout un modèle Jap, un grand showroom stylisé japonais. Quand tu viens t'installer, ils te font un thé, ils sortent une dizaine de chiens qui sont très sociaux pour que tu puisses... te confronter à l'espèce, jouer avec eux, etc. Donc, des modèles raffinés, bien faits, avec des chiens de qualité. Donc, on trouve. Par contre, c'est une industrie un peu plus jeune, j'ai envie de dire. Et je ne sais pas si, au niveau technique, donc on va dire changement d'ADN, maladie héréditaire, regarder les hanches, regarder tout ce qui est épilepsie, etc. Je ne sais pas s'ils ont les mêmes standards. que le reste du monde. Voilà. Alors après, je ne suis pas là pour apporter jugement ou autre, mais d'un point de vue extérieur, je pense que c'est une bonne traite de chien, mais ça reste un business. Donc, ils sont plutôt dans l'idée de mettre leur focus sur ramener des bons chiens, faire de la repro, et puis c'est fait, quoi.
- Speaker #1
Plutôt avoir un... Il n'y a pas trop d'élevages familiaux. La famille qui vit avec ses chiens qui font l'élevage et qui après vendent les chiots. Ça, plutôt, peut-être dans le border collier, comme tu disais, ils ont un ou deux sujets. Ils font des portées, mais ils savent très bien déjà à qui vont aller les chiots.
- Speaker #0
Le berger Shetland qu'on a, c'est le seul chien qu'on a acheté auprès d'un éleveur. Tous nos autres chiens, c'était des rescues ou des chiots que nous on nous a donné. Et ils sortent d'un éleveur où... C'est un élevage de famille, mais ils font du show avec leur berger Shetland en Chine. Et ils vendent autant un chien de compagnie qu'un chien de show, selon si les standards sont respectés ou pas. Et ils font ça bien, mais même si c'est un élevage familial, ils vont avoir, pareil, je pense une trentaine de chiens au moins. Donc c'est quand même à une certaine échelle quoi.
- Speaker #1
Après, bon, tant que tu as le staff nécessaire et que tu es vraiment passionné, tout ça ne me choque pas. 30 chiens, mais voilà. Après, j'imagine qu'il doit exister comme dans tous les pays des fermes à chiens, enfin des fermes à chiots de plusieurs races.
- Speaker #0
Les puppy mills, etc. Malheureusement, c'est encore... Puis là-bas, avant que... Je veux dire, en Chine, avant que ça soit régularisé, même s'il y a des groupes qui sont là pour essayer de combattre ça, c'est un peu bataille perdue. Il faut se rappeler que les activistes, souvent... Ils commencent pas par là, ils arrêtent des camions. Des camions où il va y avoir entre 50 et 100 chiens qui partent vers le nord pour aller à l'abattoir. Et ça va être des Labrador, des Shiba, des chiens mix, des Spaniards, des... Enfin, souvent des chiens de rache, soit des chiens abandonnés, soit des chiens volés, soit des chiens que les gens ne voulaient plus, ils s'en sont séparés, ils les ont vendus. Et donc, ils arrêtent ces camions parce que... Par la loi, il y a quand même une manière de... En fait, le chien a été listé en tant que... C'est plus un animal bétail. C'est un animal de compagnie.
- Speaker #1
Ils sont pucés ? T'es obligé de pucer en Chine ? T'es pas obligé de pucer.
- Speaker #0
T'es pas obligé de pucer. T'as une licence pour le chien si tu appliques. C'est 20 euros par an, donc c'est pas cher. C'est obligatoire. Ça veut dire que si tu te fais contrôler, il faut que tu montres ta licence. Mais c'est une carte, c'est pas une puce. Mais en fait, quand ils arrêtent ces... ces convois qui arrivent, en fait, ils utilisent la maltrait de chiens pour faire intervenir la police. Et en général, ces gens-là finissent par récupérer le camion. Enfin, pas le camion, mais le contenu. Et ces chiens arrivent dans un shelter, un centre d'adoption, où ils vont être retapés, parce que la plupart du temps, ils sont dans de mauvaises conditions, et mis en adoption. Mais c'est un peu...
- Speaker #1
Je ne crois pas, c'est que ces chiens-là, ils sont envoyés, tu disais, à l'abattoir. Des chiens qui sont récupérés et... À l'abattoir,
- Speaker #0
pas parce que c'est des chiens qui sont mauvais. À l'abattoir pour de la viande, quoi.
- Speaker #1
Ah, donc d'accord. Parce qu'on pourrait penser que les chiens qu'on mange en Chine sont tous des chiens mix de chiens de rue. Mais en fait, non, tu peux aussi retrouver des chiens...
- Speaker #0
Alors, deux choses. Première chose, le nord-est de la Chine, à la frontière de la Russie et de la Corée du Nord, la Corée du Nord, ils mangent encore du chien, il y a, une fois par an, un festival de viande de chien. Mais il faut comprendre que si tu demandes à 100 Chinois s'ils ont déjà mangé du chien, je pense qu'il y en a 3 ou 4 qui vont dire oui peut-être. La plupart du temps, ce n'est pas quelque chose de courant. C'est comme des pays où on mange des insectes, ils ne mangent pas des cafards tous les jours les gens en fait. C'est une spécialité. C'est une spécialité comme on mange encore de l'âne en Chine par exemple. Mais il y a beaucoup de pays où on va manger de l'âne ou peut-être même du cheval. Mais ça dépend des cultures. Et en Chine en fait, manger le chien, surtout de nos jours, c'est vu comme barbare et quelque chose de pas courant. mais des traditions dans des endroits ruraux et reculés, ça peut persister en fait. Donc, des chiens qui ne coûtent pas grand-chose et qui sont mis sur un camion, ils vont être envoyés vers le nord de la Chine pour ça. Donc souvent, ils vont être interceptés et puis c'est là où des activistes se mettent un peu entre. Maintenant, ce n'est pas très commun, mais en Chine, il y a aussi un problème alimentaire. Ça veut dire qu'ils ont eu, depuis que je suis en Chine, depuis 30 ans, de nombreux scandales sur... De la fraude alimentaire, ça veut dire de l'eau dans des steaks, donc injectée, qui peut apporter potentiellement des bactéries, donc pour que le steak soit plus lourd et qu'il facture plus. Des faux oeufs, où une partie de l'oeuf s'est injectée ou autre, etc. Enfin, beaucoup de l'huile recyclée, mais de l'huile vraiment dégueulasse recyclée, et elle n'est pas vraiment raffinée parfaitement, elle est juste recyclée. Donc, ils peuvent utiliser de la viande de chien pour te mettre ça sur des brochettes de mouton. Et si tu mets mouton et chien ensemble, tu ne le sens sûrement pas. Comme ils peuvent potentiellement te mettre de la souris ou du rat, en fait. Donc, ces camions avec de la viande à chien, enfin, de la viande encore vivante, c'est triste, mais on ne sait pas vraiment où ils vont. Et c'est pour ça qu'ils peuvent être interceptés. C'est pour ça qu'il y a beaucoup d'activistes qui travaillent là-dessus. Mais c'est là où je voulais dire que c'est un système à double vitesse. Il y a vraiment un chien de luxe au centre-ville et encore aucun bien-être. pour le chien dans certains autres endroits où c'est plus pauvre, plus reculé, où les gens sont moins bien.
- Speaker #1
Et un chien de luxe qui... Parce que l'extrême n'est pas non plus bon, où le chien peut être perçu aussi comme un enfant. Enfin, tu vois, comme on a écouté au Japon, il y a de moins en moins de Japonais qui ont des enfants et du coup, ils ont des chiens. Et donc, tu les vois alors parfois dans la poussette. Moi, je ne juge pas parce qu'il y a des vieux chiens qui ont besoin d'être transportés en poussette. C'est très bien, au moins, ils sortent. Il y a des périodes de l'année où le sol est tellement chaud que tu peux mettre des petites bottines, mais peut-être parfois la poussette, ça peut aider, ou des endroits où il y a beaucoup de population. Et du coup, le chien n'est pas confortable et c'est OK. Donc, pour moi, je ne veux pas juger tous les chiens qui sont dans les poussettes. Mais il y a aussi l'extrême inverse où des gens qui ne font pas marcher leur chien et qui les laissent dans les poussettes ou qui sont dans les sacs à main, ce genre de choses. Et ils les habillent à outrance et du coup, ils ne vivent pas une vie de chien. Tu as les deux extrêmes.
- Speaker #0
Ils sont déprivés de certains besoins essentiels, même s'ils ont beaucoup d'attention. Elle n'est pas où elle devrait être, effectivement. Et c'est le cas. Des chiens qui sont en poussette pendant 5 heures d'affilée dans un centre commercial pendant que le propriétaire regarde des vitrines et mange, il va avoir quelques petites friandises, mais ce n'est pas ça vraiment. Alors après, ça dépend de l'âge du chien, de la race du chien, etc. Mais je suis d'accord avec toi. Ce qu'on a aussi, c'est des propriétaires qui sont extrêmement sensibles quand ils les traitent vraiment comme un enfant, mais ce n'est pas vraiment forcément le traiter comme un enfant. Le traiter, c'est grandir le chien à une échelle où ils sont tellement sensibles. Que par exemple dans notre travail, quand ils les mettent en gardiennage, il y a certains propriétaires, nous on n'est pas à l'aise à travailler avec leur chien parce qu'on se dit que s'il y a un problème, cette personne peut devenir démesurée et ne pas avoir raison parce que ce chien c'est quelque chose de trop sensible pour eux. Donc comme tu dis, effectivement ça peut être poussé à l'extrême.
- Speaker #1
Donc ça tu as aussi en chine les deux extrêmes.
- Speaker #0
C'est des situations qui peuvent arriver où des chiens obèses avec des propriétaires qui sont extrêmement attachés aux chiens. Tu te dis, ces chiens, ils ont 20 kilos de surpoids. Des golden, c'est des tables. C'est des tables. Tu peux poser un verre dessus. Tu te dis...
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'ils leur donnent pour qu'ils soient aussi gros ? Ils leur donnent des nourritures qu'ils font eux-mêmes ? Alors,
- Speaker #0
souvent, c'est des chiens qui ont... Il faut aussi comprendre, du recul, je le vois. C'est des chiens qui ont un métabolisme très lent. Donc, avec peu de nourriture, ils en cassent beaucoup, même s'ils sont actifs. Donc, ce n'est pas toujours le cas. Mais ce n'est pas forcément des propriétaires qui les gavent. On a un Labrador british, tu sais, qui sont assez différents du Labrador. Le Labrador british, il est très costaud, en fait. Il a des grosses pattes et une grosse carrure. Donc, c'est-à-dire, le squelette du chien est très, très large. Et il y a un individu qui vient souvent chez nous, qui s'appelle Winter. Et il vient deux jours par semaine, toutes les semaines, en crèche, en fait. Et le propriétaire le dépose. Et il vient chez nous pour pouvoir un peu plus se dépenser. on le nourrit comme ce qu'il mange à la maison et c'est des rations parfaites pour son poids. Mais ce chien, il a perdu 4 kilos en un an. Donc il le perd le poids, mais c'est très lent et c'est très difficile. Et puis il faut faire gaffe à toutes les friandises, etc. Donc il y a des chiens qui prennent beaucoup plus facilement que d'autres, mais c'est peut-être dans ces cas-là où il faut avoir une vigilance spéciale. Les propriétaires là font souvent l'inverse
- Speaker #1
Et les griffes longues Est-ce que ça c'est aussi un sujet On essaie de sensibiliser en France Il y a une fille qui a un compte Parfaite Tu l'as suivi ou pas ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est à travers toi ou à travers qui J'ai vu ça récemment Parce qu'en fait on a un malinois qui vient souvent Et c'est des griffes noires Donc le problème de la griffe noire C'est que si tu n'as pas l'habitude Tu ne sais pas comment t'y prendre Et c'est très facile de trop couper Et elle faisait une démo avec une une griffe en modelé.
- Speaker #1
En vissir. Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Et j'avais trouvé ça super. Parce qu'en fait, j'ai toujours pu trouver... Alors, pareil, ça, c'est une parenthèse que tu n'es pas obligé de mettre, mais ma manière de contribuer... Alors, ce modèle, en fait, ma femme et moi, il nous a fait vivre et il nous a fait vivre de quelque chose qui nous plaît et surtout avec des vraies valeurs. Donc, on s'est dit, on a vraiment réussi à cocher à peu près tout ce qu'on veut. Donc, on a voulu donner quelque chose un peu en échange à ce pays, à cette communauté de personnes. à la chine quoi je me suis dit ben quel média les réseaux sociaux j'aime pas trop le format actuel c'est vraiment du fast food la radio c'est trop conventionnel et personne n'écoute la télé en chine n'en parlons pas c'est il ya vraiment tout un an de gré endoctrinement qui existe encore il ya vraiment une vraie propagande ça reste un pays totalitaire et donc j'arrivais pas trouvé un une voie d'entrée on m'a souvent dit il faut que tu sois un influenceur parce que étant étranger parlant chinois faisant ça pendant dix ans et puis j'ai travaillé avec beaucoup beaucoup de cas dangereux, des malinois, des bergers, ou même simplement des chiens de village, mais des chiens très réactifs. Et c'est des cas qui me bottent en général, parce que j'aime prendre le temps de faire ça bien. Donc, on m'a dit, il faut que tu fasses ça. Mais après, être influenceur, c'est quand même beaucoup de travail, et ça ne me plaisait pas. Donc, récemment, j'ai trouvé une formule qui me convient. En fait, je fais le tour des vidéos sur YouTube, Instagram, etc. Et tout ce qui me touche émotionnellement, ou au niveau d'une... certaines qualités d'éducation, je vole. Alors, je cite l'auteur, bien sûr, mais je dis je vole dans le sens où c'est du plagiat, je télécharge la vidéo et je la poste sur les réseaux sociaux chinois, sur WeChat, principalement. Parce que, en fait, la raison de ça, c'est que ils n'ont pas accès au reste du monde. Et en fait, un peu comme le Robin des Bois, j'essaye de me présenter comme une source d'information pour eux. Je ne suis pas le seul qui fait, il y a beaucoup de gens qui ont ce genre de compte, mais Et... Il n'y a aucun but lucratif dans le sens où, étant étranger, je ne peux même pas faire d'argent là-dessus. Mais c'est vraiment dans l'idée de partager. tout ce qui me semble être à la hauteur de nos valeurs, de nos habitudes, de notre quotidien chien. Et ça marche en fait en 6 mois ou un an, là il y a 5 ou 6 000 abonnés. Donc en fait, ça permet de vraiment répandre ça. Et c'est ma manière en fait un peu de renvoyer l'ascenseur. Alors ce n'est pas un gros pas, j'avoue que ce n'est pas une charge de travail extrême, mais je pense que c'est efficace. Parce qu'en fait...
- Speaker #1
Ça aidera les chiens. Ça aidera les chiens dans ces pays-là. C'est tout dans le but aussi du chien, qu'il soit mieux compris. En donnant de l'information, parce qu'eux, ils ne peuvent pas avoir accès à ces informations-là, tu dis.
- Speaker #0
Exactement. Ça permet de créer de l'empathie, ça permet d'être une fenêtre vers le monde extérieur, de voir comment les étrangers... Et puis, c'est drôle parce qu'il va y avoir 200 commentaires, mais ils vont tous être en chinois. Donc moi, si je vais me balader là-dedans, je peux vraiment comprendre les mœurs, les valeurs de ces gens-là qui ont une certaine ouverture d'esprit, mais qui n'ont pas les outils. Parce qu'ils n'ont pas eu cette éducation, ils n'ont pas eu accès à tout ça, en fait. Donc, progressivement, c'est quelque chose que je vais continuer. Et on m'a sollicité pour potentiellement travailler avec des groupes MCN, en fait, donc des groupes d'influenceurs pour aller dans des, pas des refuges, mais des centres d'adoption pour faire de la sélection, pour faire du comportement. Donc, par exemple, ce qu'on appelle une évaluation. Oui, oui, je vois très bien, comportemental. c'est dans l'idée de sélectionner parce que le problème de ces refuges c'est qu'il y a souvent 200, 300, 400 chiens et là-dedans on pourrait facilement piocher 30 ou 40 chiens, 10% à peu près qui seraient idéales pour une vie urbaine ou quelqu'un qui veut et puis des chiens qui peuvent être très mignons et c'est pas forcément des seniors qui sont en train de mourir, ça va être des chiens de 2 ans, de 3 ans ou même des chiots et donc Donc... L'idée de travailler avec des QOL qui ont déjà une grosse audience, mais de me présenter sur leur chaîne en montrant comment on fait une évaluation dans un shelter, quel type d'exercice pour voir la sensibilité vis-à-vis des ressources, vis-à-vis du toucher, vis-à-vis des comportements basiques. Et en fait, après les ramener chez nous, donc dans notre centre, les rééduquer un minimum pour qu'ils soient adaptés à la ville, sachent marcher en laisse. avoir un peu d'attention, le minimum. Et ensuite, à travers ces plateformes-là, trouver des adopteurs. Donc, il y a différents projets qu'on est en train de faire. Maintenant, mon but en Chine, c'est d'essayer vraiment d'améliorer la traite des chiens et le bien-être en général. Alors, je ne le fais pas en tant qu'activiste très réactif. Il faut dire la vérité, j'y vais un peu à mon rythme. Mais j'essaie de contribuer comme je peux.
- Speaker #1
C'est super parce que toi, justement, et il faudrait que tu dises ça, il faut que tu dises l'histoire de César Milan, juste pour terminer par là-dessus. en disant que toi, tu as grandi avec César Milan, mais que justement, moi, j'aimerais bien s'il peut y avoir des gens plus comme toi, qui soient connus, mais qui ont la bonne approche. C'est ça qui manque. Mais peut-être que tu peux juste rebondir en disant ça, parce que c'était intéressant, je trouvais. Ah non, attends, je vais te poser la question. Du coup, parce que tu nous parles de tout ce qui est éducation et tout, mais toi, tu as commencé à quel âge à t'intéresser à l'éducation ? Est-ce que ça a toujours été... ancré en toi ou tu as découvert ça il n'y a pas longtemps et puis après tu t'es formé à ça ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. Alors il faut regarder ça un peu, il faut prendre du recul. J'ai toujours aimé les chiens. Enfant, j'ai toujours adoré les chiens. Et quand j'étais très jeune en Chine, je devais avoir 11 ou 12 ans, j'ai bassiné ma mère pour un chien. Donc on a eu un chien. Mais c'était un chien, une espèce endémique chinoise qui venait de villages du sud de la Chine. C'est des chiens qui sont souvent très territoriaux et assez instinctifs. Et donc, ce chien s'appelait Fedor et j'adorais ce chien. Et on l'a ramené en Italie l'été parce que je n'étais pas prêt à l'idée de me séparer du chien pendant deux mois. Et en Italie, pendant qu'il mange, à l'époque, on avait quelqu'un qui nous aidait à la maison à essayer de venir lui rajouter des croquettes, l'impression que le chien n'avait pas assez mangé. Et le chien s'est vu attaqué, enfin, il a vu ses ressources être en danger et lui a mordu la cuisse. Et depuis, le chien ne pouvait plus l'avoir. Donc, ma mère envoie le chien dans une pension de dressage à Rome et me dit une semaine plus tard, je suis désolé, mon fils, le chien est trop difficile, mais un des dresseurs du centre a décidé de le garder dans son jardin et il va vivre sa vie là-bas. Donc, j'étais triste. Et puis, j'ai appris il y a deux ans, en fait, que le chien avait été euthanasié. Mais un mensonge qui parfois peut cacher des blessures que j'aurais eues à l'époque. donc donc Donc on accélère, j'ai 18 ans, je suis majeur, je suis sur un marché aux animaux à Pékin et typiquement ce qu'il ne faut pas faire, j'achète le chien qui est sur le tricycle, qui a le ventre gonflé et qui a l'air à moitié malade, mais un bulldog mix, un chiot, et j'ai 18 ans, je suis innocent et je tombe sous les émotions. Donc, ce chiot qui me semblait inoffensif saute sur une petite fille et ne lui fait pas vraiment de blessure, mais elle est en pleurs et elle a une petite égratignure sur l'épaule. Et je suis en stress de me dire que ça aurait pu être dangereux. Et donc, il commence à devenir beaucoup plus réactif. Donc, ce chien, c'était un mix sûrement bulldog anglais pitbull. Et donc, un bully breed et un chien qui est... qui est suffisamment réactif à un peu tout mouvement un peu soudain, donc assez imprévisible. Donc je me sens le besoin de le dresser. À l'époque, on dit dresser un chien. Et à l'époque, principalement, les ressources que tu vas trouver, c'est César Milan, etc. Donc j'ai commencé par là. Donc je n'en suis pas fier, effectivement. Beaucoup de punitions positives. Enfin, à la base, c'était il y a 25 ans, mais enfin, il y a un peu moins, il y a 20 ans. mais J'ai appris comme ça et quand on a commencé à travailler avec nos chiens, quand j'ai rencontré ma femme avant de commencer le centre, on s'est aperçu que même si c'était à la mode, ce n'était pas la seule méthode. Et donc, on s'est plongé dans les bouquins et principalement le publieur Dogwise qui fait des bouquins très intéressants.
- Speaker #1
D'accord, je ne connais pas. Non, mais c'est bien que tu donnes les ressources. Qu'est-ce qui t'a... Est-ce que c'est un bouquin qui t'a ouvert les yeux ? Est-ce que c'est une personne que tu as suivie sur Instagram ? Qu'est-ce qui t'a ouvert les yeux ?
- Speaker #0
C'est tout le mouvement qui a été commencé avec Karen Pryor, avec un cliqueur à la main, et qui n'était pas forcément de l'éducation que canine, mais qui était de l'éducation de conditionnement animal, donc à travailler autant avec des chevaux qu'avec des dauphins, qu'avec des chiens, qu'avec des Ausha, et qui a pu permettre... une certaine polyvalence dans la compréhension des animaux et une nouvelle approche. Alors une approche qui est beaucoup moins choquante, donc qui se vend moins en images, qui suscite moins de réactions émotionnelles. Donc effectivement, tu ne peux pas la vendre comme César Milan, mais on ne travaille pas avec le même public non plus. En fait, on travaille avec plus d'empathie, plus de patience. Donc quelqu'un qui est trop réactif ou trop stimulé ne va peut-être pas avoir... tous les atouts pour travailler avec nous jusqu'au bout. Mais la plupart du temps, en fait, maintenant, on s'aperçoit qu'une éducation scientifique est presque plus efficace. Et une fois que les roulements se mettent en course, ça peut aller très, très vite, en fait. Donc, ça a payé pour l'instant. Aujourd'hui, ça marche. Ça marche comme ça. On a enterré nous-mêmes à Pékin juste avant de partir, vu qu'il est décédé juste avant. Donc, il a eu quand même une très belle vie. Et puis, surtout pour un bulldog mix. Et puis, les dix dernières années de sa vie, on va dire à partir de 1989, il est devenu très stable avec tout le chien et tout individu qui ne mettait pas ses mains en milieu de nulle part. Et puis surtout, les cinq dernières années, c'était notre mascotte qui était compatible avec n'importe quel chien et à la fin même n'importe quel humain. En fait, le chien, il s'est désensibilisé. Avec suffisamment de temps, il s'est désensibilisé entièrement.
- Speaker #1
Ok. Et ça fait déjà 1h44 et j'avais une dernière question à te poser. Parce que de toute façon, ce n'est pas sur les questions. Avec plaisir, j'ai vu. pas envie de prendre trop de ton temps juste vraiment 10 minutes et après on verra, je verrai comment je vais montrer tout ça et je pense qu'à la fin tu peux me dire maintenant je te laisse avec Yann peut-être c'est pour faire le lien ce sera peut-être plus facile quand je ferai et puis je verrai comment je vais montrer le truc mais là c'était juste pour parler il y avait deux trucs qui m'intéressaient bon Tavi en Thaïlande mais on en reparlera peut-être une prochaine fois puis je vais dire aux gens dans l'introduction maintenant si vous voulez le suivre et voir Tavi en Thaïlande suivez-le sur Instagram Mais là, c'était plutôt, c'était l'agility qui m'intéressait aussi parce que t'es à fond dans l'agility et je me rends pas du tout compte si c'était un sport qui était, attends, je vais te le dire comme ça, on va dire en mode vraie interview. Et j'ai vu que t'étais aussi à fond dans l'agility, c'est un sport qui est de plus en plus pratiqué aussi en France avec les chiens. Est-ce qu'à Pékin et où tu es en Thaïlande, c'est un sport qui est aussi pratiqué, tu penses, qu'en France et c'est assez ouvert et c'est à la mode ou pas forcément ? Juste avoir ton impression sur le monde de l'agility à Pékin.
- Speaker #0
Super. Alors l'agility, j'y suis arrivé parce qu'après avoir fait 5 ou 6 ans de comportement avec mes clients, il y avait trop de redondance en fait. Ça devenait moins intéressant pour moi. Je m'y retrouvais moins. Donc j'ai décidé de choisir une discipline. J'étais assez sportif donc j'ai tapé là-dedans. Et j'ai regardé en fait un peu tous les sports de chiens et l'agility me semblait être intéressant parce que c'est une course. Donc il y a vraiment une question d'efficacité sur la performance. La quantité de différents sujets qui sont abordés dans l'éducation de l'agility, pour le contrôle du chien, pour la polyvalence de comportement, me paraissait super intéressante. Donc, on m'a recommandé à Pékin une coach qui est chinoise et qui est dans l'équipe nationale depuis presque dix ans, elle va à l'étranger, et je suis allé la voir, et très rigoureuse, presque trop, à la chinoise, quoi. Donc, traditionnelle, au début, je la ramène pas, du tout. tu fais comme elle dit et puis c'est comme ça. Et puis cette pierre progressivement devient de plus en plus chaleureuse et s'installe une amitié et puis plus de complicité. Et puis maintenant, ça fait cinq ans que je suis là-dedans. Il faut comprendre, quand on ne connaît pas le monde de l'agility, si on veut être compétitif, donc on parle à une échelle internationale, même sans être le meilleur, pour le chien, c'est au moins trois ans de travail. Mais on parle de quatre à cinq sessions par semaine. Donc la plupart des gens lambda peuvent que le traiter comme un hobby et vont pouvoir exploiter qu'une partie de ça. Donc ce challenge étant suffisamment de longue haleine, je me suis dit c'est un bon projet pour mon développement en tant qu'éducateur canin, une spécialisation on va dire. Et donc je m'y suis mis dedans et la première année ça peut être très frustrant parce que c'est très difficile. Et puis en fait on ne sait pas, même en travaillant avec les chiens, on ne sait pas toujours comment s'y prendre. pour faire sortir le comportement nécessaire. Ensuite, c'est un sport qui est assez cruel, parce qu'une faute et puis tu es disqualifié. Donc il faut comprendre que la plupart du temps, même les meilleurs ne réussissent pas forcément. Et c'est aussi extrêmement rapide, avec tellement de diversité qu'en fait c'est exilirant. C'est beaucoup de dopamine, c'est super fun. Donc la première année, j'ai beaucoup travaillé, et puis je n'ai pas trouvé beaucoup de récompenses personnellement. Le chien... et beauté. Oui, on court. Oui, on apprend. Mais je ne savais pas trop où j'allais. Ensuite, c'est suivi de ça deux années où j'ai commencé à avoir des moments de fun et d'autres moments très difficiles. Il y a des jours, tu as envie d'abandonner parce que tu y passes une dizaine d'heures par semaine. Et puis, parfois, en fait, ça ne marche pas. Ça ne marche juste pas.
- Speaker #1
Peut-être parce que le chien, il n'a pas envie ce jour-là. Parce que tu es au centre pour l'humour du chien.
- Speaker #0
C'est un puzzle de mille pièces. Et quand tu commences, les chances d'avoir deux, trois pièce qui se colle. elles sont quasiment impossibles. Et au début, en fait, tu rames, tu rames énormément. Et ce n'est pas que moi, c'est une expérience que j'ai partagée. Quand tu parles avec d'autres personnes dans le milieu, on sait tous qu'au début, c'est très difficile. La plupart des gens abandonnent pour ça. Et en fait, passé trois ans, donc là, ça fait à peu près cinq ans, ces deux dernières années, on s'éclate autant les chiens que les humains. Et on sait aussi travailler avec d'autres personnes, en fait. Et on sait s'adapter à leur espèce de chien. Donc, je pense que vis-à-vis de ma coach, L'avantage que j'ai sur elle, c'est que j'ai peut-être plus de recul et d'empathie. Donc, pour adapter le training à chaque individu, autant humain que chien. Donc, les personnes avec qui je travaille aujourd'hui, parce que j'ai commencé à partager ça avec d'autres personnes, autant en Thaïlande qu'en Chine, je pense qu'elles apprécient plus le début de cet apprentissage ou la découverte de cet apprentissage. Donc, voilà comment je suis rentré dans l'agility. L'année dernière, j'ai suivi l'équipe nationale chinoise en Hollande, près d'Amsterdam. l'écurie royale de Hollandaise, où ils avaient...
- Speaker #1
Petit geste suivi, ça veut dire que tu as participé, tu es dans l'équipe nationale ?
- Speaker #0
Non, non, non. Enfin, j'étais avec eux en tant que support. Donc, j'ai pu aller pour voir comment ça fonctionne, un événement comme ça. Donc, ça s'appelle WAO, donc World Agility Open. Donc, tous les pays... Pour te donner un exemple, l'équipe de France, il devait avoir trentaine ou une quarantaine de personnes et au moins 20 chiens. Donc, il y a trois rings. deux rings extérieurs, un ring intérieur qui tourne de 7h du matin à 5h du soir pendant 5 jours d'affilée et les chiens ils tournent en permanence donc c'est 200 camping-cars c'est tous les hôtels autour bouquets et c'est un sport où le chien est vraiment sur un piédestal laser, laser thérapie physio,
- Speaker #1
la nutrition on les traite comme des athlètes un contact avec le chien même très léger,
- Speaker #0
t'es disqualifié aucune intimidation Euh... autorisés, personne ne hausse la voix et tu sens que c'est toute une industrie où le bien-être du chien est vraiment la partie la plus importante.
- Speaker #1
J'ai une question, juste l'équipe nationale chinoise d'Agility, c'est combien de personnes ?
- Speaker #0
Une dizaine de personnes. Et l'industrie de l'agility ? En Agility, il y a beaucoup de femmes. Je trouve ça bien, c'est un sport où physiquement, l'homme comme la femme a autant de qualités. Je veux dire... il y a de l'athlétisme nécessaire, il faut courir, c'est des sprints et beaucoup de changements de direction. Donc la femme étant plus agile physiquement en général, elle a aussi ses avantages. Donc sur les podiums, on voit vraiment les deux. Et puis ça serait intéressant d'avoir des probabilités, mais je pense vraiment que c'est très proche. Et une question juste,
- Speaker #1
parce que quand tu disais que ta coach chinoise, elle était donc assez stricte et tout, est-ce que ça va aussi avec ce qu'on entend, tu sais, de... justement les enfants chinois qu'on met au sport, qu'on entraîne à outrance, qu'on est dans un esprit de compétition plus, Est-ce que c'est quelque chose qui se reflète aussi par rapport à cet aspect culturel où elle était dans la compétition et du coup, il y a moins de le faire pour le fun, que c'est vraiment compétitif ? Et du coup, est-ce que les chiens, si je fais le parallèle avec les enfants qui sont entraînés à outrance et finalement, parfois, ils n'aiment même pas faire ça, mais ils le font parce que les parents les forcent. Est-ce que tu vois justement que les chiens... C'est too much et ils ne prennent pas de plaisir et que c'est justement la performance plus plus plus mais il n'y a plus de plaisir ?
- Speaker #0
Alors tu peux pousser l'enfant parce que la pression ça marche, tu ne peux pas pousser le chien en agility, il ne court plus ou il ne court pas vite et ça ne marche pas. Donc en fait c'est très intéressant comme question ce côté social contre le sport, ce qui se passe c'est qu'ils se mettent la pression sur eux. sur le handler, enfin donc sur le propriétaire, sur l'athlète humain. Mais ils comprennent que pour que le chien soit beauté et soit rapide, beauté par la discipline, donc soit motivé et soit suffisamment compétitif, eh bien, il faut que... Tu ne peux pas surentraîner, tu ne peux pas forcer le chien, etc. Donc, elle met plutôt la pression sur ses élèves ou sur elle-même que sur les chiens. Elle aime ses chiens, mais comme tu dis, elle sort de ce monde-là... Elle est aussi coach de badminton, par exemple. Et c'est vraiment apprendre le mouvement parfait. C'est beaucoup de répétition. Ça pourrait être plus fun. Pour être transparent et honnête, je pense que mes chiens ont plus de fun que ces chiens. Pas que dans notre vie quotidienne, ça, c'est évident, mais même dans l'agility. Parce que même s'il y a beaucoup de récompenses, même si elle les aime, etc., c'est quand même pour elle la performance.
- Speaker #1
C'est ça. C'est son métier. C'est important. C'est quand même ça, oui. Oui, oui. Non, non, ça n'empêche qu'elle les aime. Écoute, merci beaucoup. là je vois que ça fait deux heures qu'on est ensemble on avait tellement de choses à se dire et j'aurais pu continuer encore des heures sur plein d'autres sujets mais il faut savoir s'arrêter donc je voulais vraiment te remercier je pense que tu veux aussi passer le micro à quelqu'un.
- Speaker #0
Oui déjà je voudrais te remercier et m'excuser d'avoir autant parlé mais c'était un plaisir que d'échanger autour de ce sujet super merci beaucoup merci à toi
- Speaker #1
Alors, attends, je mets stop là. Je mets stop.