Speaker #0Bonjour et bienvenue à toutes dans ce nouvel épisode de Cindy en vrai. Aujourd'hui, nous allons parler des peur et des émotions. Alors, j'avais vraiment envie de parler de quelque chose d'un peu différent aujourd'hui. Pas de business, pas d'épisode larmoyant, pas sur l'organisation. Je voulais parler des enfants, de leurs peur, de leurs émotions et de nos réactions à nous, les adultes, face à tout ça. Parce que, pas plus tard qu'il y a quelques jours, j'ai eu une de ces réflexions qui arrive quand on se pose enfin, et celles qui font un peu mal. La bonne sorte de mal. Celle qui fait réfléchir, vous voyez de quoi je veux parler ? Alors, dans un premier temps, ce que ça nous évoque, c'est vraiment la culpabilité. Quel parent ne ressent pas cette culpabilité dans l'éducation de son enfant ? Alors, est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous énerver sur votre bambin et de culpabiliser juste après ? Genre, il tombe, il se fait mal, au lieu de le prendre dans vos bras tout de suite, de regarder, etc. Première réaction, c'est de râler. Parce que si vous lui aviez dit de faire attention, parce que c'est la troisième fois, parce que vous étiez épuisé. Ou quand il fait tomber un verre, encore là, vous entendez votre voix monter. Je vous prends un exemple typique, allez je balance tout et j'avoue ça m'arrive régulièrement et je culpabilise forcément énormément. Alors chez nous on est deux mal à droite, ma fille et moi c'est un vrai cauchemar, je sais même pas laquelle des deux est la pire, c'est une vraie catastrophe en fait à la maison, mais c'est toujours moi qui ramasse forcément et des fois en fait la fatigue, elle prend le pas sur le reste. alors quand c'est les petites catas, une assiette qui tombe le verre qui est renversé les taches un peu partout etc passe encore mais quand ça concerne elle-même qu'elle se fait mal parce qu'elle tombe régulièrement et bien des fois c'est compliqué à gérer parce que vous avez le stress qui monte, vous avez la fatigue en même temps, vous la voyez pleurer pas bien, vous vous demandez ce qui va se passer et bien parfois ce sont des émotions complexes aussi en tant que parent à gérer sur le coup et moi franchement J'admire les parents qui restent calmes, qui vont relever tout doucement leur enfant, leur faire le petit câlin, etc. Qu'est-ce que j'aimerais des fois être comme ça ? Ça m'arrive, quelquefois ça m'arrive. Je ne suis pas non plus l'odieuse maman qui râle tout le temps, mais c'est vrai que souvent, ce petit côté de stress arrive en premier. Et quand la fatigue prend le pas sur tout le reste, c'est parfois compliqué. Et puis après ? quand elle est couchée le soir, quand elle part à l'école ou autre, ou quand la maison est silencieuse, la culpabilité arrive. Pourquoi est-ce que j'ai crié déjà ? Pourquoi j'ai laissé mes émotions prendre le dessus ? Pourquoi je n'ai pas juste soufflé, souri, réconforté ? Je pense que je ne suis pas la seule, enfin je l'espère, et je pense qu'on se juge trop aussi là-dessus. Parce qu'on oublie en fait un truc fondamental, le cerveau d'un enfant, eh bien c'est pas le cerveau d'un adulte. Et enfants ne va pas tilter aussi vite que nous. Des fois, il répond à côté parce qu'il n'a pas compris la question. Des fois, il n'écoute pas, mais vraiment pas. Et sa réponse est complètement à côté de la plaque. Et on se dit, mais t'as rien écouté ou quoi ? Sauf que des fois, eh bien, il n'a pas compris simplement. Puis c'est pas grave. Et là, honnêtement... on peut quand même se poser la question, nous aussi, est-ce qu'on écoute toujours à 100% ? Je sais que c'est non, la réponse. Des fois, on est fatigué, on pense à autre chose, on a la tête ailleurs, on est en train de faire des tâches, des corvées, on bosse, ou tout simplement, on est sur la route, on conduit, donc on est absorbé par l'environnement où il faut être vigilant et attentif, ce qui est normal d'ailleurs. Alors, du coup, quand on se place de ce côté-là, on se dit, alors pourquoi nous, on est si exigeants envers eux, parfois, et qu'on ne l'est pas nous-mêmes ? Donc, du coup, on a cette réflexion quand ils gigotent sur leur chaise et qu'on leur dit d'arrêter. En fait, c'est peut-être de la joie de vivre, tout simplement, c'est de l'énergie qui déborde. C'est leur façon d'être, leur façon à eux d'être vivants, tout simplement. Et souvent on n'y pense pas ça. On pense, ah là là, il est toujours en train de gigoter, c'est chiant, c'est pénible. Quand ils nous coupent la parole également. Et ça, on n'est plus d'une à le penser, j'en suis sûre. C'est peut-être pas de l'impolitesse. C'est peut-être simplement parce qu'ils peur d'oublier ce qu'ils voulaient nous dire. Et que ça compte pour eux. Ils veulent participer aux conversations. Ils veulent exister aussi dans la conversation. Ils veulent exister dans les yeux de papa, maman, des amis. Et en fait, s'ils nous coupent la parole, tout simplement, c'est pour être là, présent. Pour dire qu'eux aussi, ils existent. Pour manifester leur présence, tout simplement. Et pas par manque de politesse. Et pas parce qu'on leur a appris qu'il fallait obéir, un point c'est tout. Et au final, quand on comprend ça, on voit les choses différemment. Pas toujours, pas tout le temps. Un petit peu plus. Parce que c'est pas de temps en temps... Enfin voilà, quand... votre enfants quelque chose à vous dire s'il doit attendre la longue discussion des adultes. Alors qu'en fait, simplement, il voudrait rebondir sur quelque chose qui s'est passé. Puis ça amène un peu de légèreté. Et lui, en fait, ça va lui amener peut-être aussi de la confiance en lui, parce qu'on l'a écouté à ce moment-là. Parce qu'il a partagé ce moment-là en famille, avec des amis, simplement avec son papa ou sa maman, se sentir exister, sentir qu'il a sa place. Et je trouve que ça fait partie aussi de la confiance en eux à développer. Et puis dans tout ça, il y a également le poids des générations. On n'y peut rien. Il y a un truc, c'est vraiment ce truc qu'on ne parle peut-être pas assez. On porte l'éducation qu'on a reçue également. Donc on a grandi avec certains schémas, certaines façons de faire. L'enfant n'avait pas du tout la même place dans le foyer, la femme non plus d'ailleurs. Et inconsciemment, on les reproduit. Pas parce qu'on est mauvais, absolument pas. Pas parce qu'on veut mal faire, mais parce qu'en fait, c'est un peu la référence, la base, c'est ce qu'on connaît, tout simplement. Donc en fait, c'est vrai que quand on réalise, qu'on réfléchit, on se rend compte plus ou moins la place que chacun avait dans notre foyer. Moi, je me remémore. Des moments de ma vie où je vois mes parents très complices, un couple aimant, qui partageaient des tâches ensemble. On n'avait pas de la vaisselle, donc je me revois tous les soirs, mes parents en train de se dire des petits mots doux dans l'oreille quand ils faisaient la vaisselle, tous les deux. Ils avaient des gestes tendres l'un envers l'autre. Mon père essayait d'épauler ma mère, il lui accordait... une place peut-être plus importante que certaines femmes avaient dans leur foyer. Une place importante où elle avait toujours son mot à dire, où il fallait obligatoirement respecter comme tout le monde. Mais voilà, une femme libre en fait, qui travaillait, qui avait une importance et pas comme certains autres foyers. Alors peut-être aussi que ça fait partie... également des moments de ma vie pour lesquels je me dis je suis libre, je suis une femme libre, je prends moi-même mes décisions seule, à toute connaissance de cause. Et vous voyez en fait ces schémas-là, on se rend compte que c'est à ce moment-là où on les répercute. Et quand on enfants, c'est la même chose par exemple. Moi qui suis quelqu'un qui râle beaucoup, je le sais, et des fois je sais que je râle trop, Et que je ne prends pas le temps. temps, en fait, assez d'écouter. Je suis hyper actif, je suis impatiente d'une manière générale et je sais que je ne prends pas assez de temps pour écouter. Pas juste entendre, en fait. Écouter. Et c'est pas de la mauvaise volonté, mais parfois c'est de la fatigue, c'est de l'accumulation, c'est de l'impatience. C'est tout ce qu'on porte en fait, sans qu'on nous le demande. Et moi, je veux pas lui transmettre ça, ma fille. Cette pression de tout faire, tout faire parfaitement, sans jamais prendre le temps pour soi. Parce que si elle retient une chose de son enfance, j'aimerais bien, en fait, que ce ne soit pas ça, justement. Alors, il y a aussi ces moments compliqués, le moment qu'on connaît toutes, le soir, après 20h, 20h, 20h30, on arrive enfin à se poser. Et là, vraiment, la première fois de la journée où on se dit, ah, c'est bon, voilà, je peux enfin prendre peut-être un peu de temps pour moi. Et là, évidemment... Ce moment arrive, maman, encore une fois, maintenant que tu es posée, on peut faire un petit jeu. Maman, on peut faire des dessins, ou on peut faire une histoire, ou on peut faire ceci, on peut faire cela. Et puis, bien, épuisée, physiquement, moralement aussi, les journées sont compliquées. Alors, des fois... On dit oui, bien entendu. Une petite partie de carte, une petite partie d'idées, on lit un livre, on fait des petites activités, on va lire les magazines. Moi, j'aime beaucoup aller abonner à plusieurs magazines qui évoluent en fonction de son âge. Et ça, ça a toujours été le petit truc. On prend le temps de lire le petit magazine, l'horoscope, ce genre de choses. Et en vrai, j'adore ça, ces moments-là. Je les aime vraiment. Mais parfois... ça m'arrive également de dire non, pas ce soir. Quand la fatigue est vraiment là, je ne les vis pas toujours avec enthousiasme. Je n'ai pas envie de vivre ces moments avec ce manque d'enthousiasme. Pourtant, il mériterait d'être vécu comme il se doit, mais parfois, le soir, je suis fatiguée. Ça m'arrive quand je suis fatiguée, je culpabilise encore et cette culpabilité revient, c'est fou ! Parce que ces moments-là, en fait, la petite partie de carte à 20h30 dans le salon, c'est les moments qu'elle va retenir. Et c'est les moments que moi j'ai envie qu'elle retienne. Ces moments-là qui s'ancrent dans son cœur sans qu'on s'en rende compte. Et qu'elle se rappellera quand elle sera grande. Et qu'elle pourra raconter, avec maman ou avec papa et maman, le soir on faisait des petites parties de jeu, des petites parties de cartes, tout ce genre de choses, quand on est là tous les trois. Et des fois, la fatigue nous empêche de voir la beauté de ce qui est juste là devant nous. Et pourtant, quand j'arrive à mettre la fatigue de côté, juste quelques minutes, et que je la regarde vraiment, je prends le temps d'ancrer ça dans ma tête, dans mon cœur, ce moment précis, en fait, où je vais juste la regarder, regarder son joli sourire. Parce que les enfants grandissent trop vite, tellement vite. Et un jour, je sais très bien qu'elle aura pu en vue de faire ses petites parties de cartes avec moi le soir, me raconter ses histoires, me raconter ce qu'elle a fait avec ses copines à la cour de récré. Alors autant les vivre, ces moments, même fatigués, même s'ils ne sont pas parfaits. Et puis, leur sourire, une blague qui n'a ni cul ni tête, un fou rire pour rien, une journée complètement grise qui s'illumine en deux secondes, parce qu'ils ont décidé, eux, d'être heureux d'être là. Et ça, il n'y a personne d'autre qui peut nous le donner. Alors voilà, ce que j'ai envie de vous dire aujourd'hui, c'est qu'on n'est pas des parents parfaits. On crie parfois, on râle souvent, on est fatigué presque tout le temps, et on culpabilise en boucle. Mais on les aime profondément, inconditionnellement. Et c'est ça qu'ils retiennent. Pas nos mauvaise mère journées, pas nos voix qui montent, mais cet amour-là, qu'ils sentent même quand on ne leur dit pas. Alors mesdames, soyez plus douces envers vous-mêmes. Et je me demande bien quelle activité vous allez choisir de passer. Jusqu'à 15 petites minutes, 15-20 minutes. Ça va être quoi pour vous ce soir ? J'aimerais simplement que vous soyez un peu moins exigeantes envers vous-mêmes. Laissez-les gigoter. Laissez-les couper la parole de temps en temps. Laissez-les être enfants. Laissez-les être eux-mêmes. Et de temps en temps, posez tout et regardez-les. Juste les regarder. C'est peut-être le plus beau cadeau qu'on puisse se faire à nous, à eux. Et surtout, j'aimerais bien connaître cette petite activité que vous allez mettre en place vous-même ce soir. Vous avez choisi quoi ? La petite partie D, nous on adore le yams à la maison. Et on joue également au Uno ou au Millboard. La petite partie bien sympa qui met un petit peu de baume au cœur et qui nous permet de partager de beaux moments en famille. Alors, je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode. Plein de love sur vos marmots et sur vous. Et je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode de Cindy en vrai.