- Speaker #0
toute seule parce que ça fait longtemps que j'avais envie d'introduire plus d'interviews, plus d'échanges avec d'autres personnes sur le podcast pour éviter de tout le temps parler toute seule et puis aussi parce que je suis convaincue que plein de personnes peuvent venir apporter vraiment de la plus-value au podcast et dans vos réflexions personnelles, etc. Et vous verrez avec le temps que je vais regrouper ces échanges sous quelques grandes thématiques. Et on démarre aujourd'hui avec la série intitulée « Les belles initiatives » . En fait, c'est une série d'interviews où je donne la parole à celles et ceux qui ont osé créer un projet porteur de sens. Et à travers leur parcours, leurs défis et leurs inspirations, vous découvrirez des initiatives qui invitent à voir et surtout à vivre le monde autrement et qui, chacune à leur manière, apportent un souffle positif. En mars dernier, à l'occasion du podcaston, je vous parlais de l'association Zéro Déchet France et j'étais seule au micro, faute d'avoir pu recevoir un ou une invitée à temps. Puis Morgane, que j'avais contactée, m'a répondu quelques semaines après et il était évident pour moi que je n'allais pas refuser l'interview sous prétexte que le podcaston était passé. Donc on s'est retrouvés en juin dernier. pour enregistrer l'épisode que vous allez écouter aujourd'hui. Et ça a vraiment été un plaisir d'échanger avec elle sur le zéro déchet et d'entendre son point de vue depuis l'intérieur de l'association. Avant de vous laisser avec l'épisode, je vous fais quelques précisions un petit peu plus techniques, on va dire. C'est la première fois que j'utilisais mes micro-cravates pour faire les interviews, parce que là, j'ai fait l'interview en présentiel. Et je pense que j'ai encore quelques petits réglages. à effectuer et quelques petites choses à comprendre concernant les micros parce qu'il y avait une différence importante de volume entre la voix de Morgane et la mienne. On m'entendait beaucoup plus que Morgane sur l'enregistrement brut. Donc j'ai fait tout, tout mon possible pour rattraper tout ça au montage et j'espère sincèrement de tout mon cœur, je croise les doigts, enfin j'ai déjà écouté mais On va dire qu'au niveau des écouteurs, j'espère que pour vous, le rendu sera tout de même agréable à écouter. Et une dernière petite chose, interviewer une personne que je ne connais pas est quelque chose de nouveau pour moi parce que la seule personne qui est déjà venue sur le podcast, c'est mon mari. Ce n'est pas pareil. Donc vous verrez qu'au départ, je suis plutôt intimidée par l'exercice, mais qu'au fil de l'échange, tout devient beaucoup plus détendu. et puis de toute façon C'est à force de pratiques, comme d'habitude, qu'après on prend ses aises et que ça devient beaucoup plus fluide. Voilà. Merci pour votre indulgence. Merci d'avance pour votre bienveillance. Et je vous laisse avec l'épisode du jour. Bonne écoute ! Bonjour Morgane, merci d'avoir accepté mon invitation pour venir sur le podcast.
- Speaker #1
Merci à toi de nous avoir invité.
- Speaker #0
Donc toi, tu es présidente de l'association Zéro Déchet du... Havre dans le 76. Peux-tu nous expliquer ce qu'est le mouvement Zéro Ouest, donc Zéro Déchets, et comment il s'applique au Havre ?
- Speaker #1
Alors, le mouvement Zéro Ouest, nous on fait partie de Zéro Ouest France, avec un objectif clair, qui est de réduire les déchets à la source, de promouvoir un mode de vie plus responsable au service de territoire et de ses habitants. Le mouvement, du coup, Zéro Ouest, c'est plus un mouvement qui vise à réduire, réutiliser et recycler dans cet ordre. Il ne s'agit pas forcément de mieux trier, mais surtout de moins produire de déchets en avant. Concrètement, ça veut dire qu'il faut repenser nos modes de consommation, encourager la population avec le vrac, la seconde main, la réparation et tout ça.
- Speaker #0
D'accord. Et quelles sont les valeurs et la mission de votre association ?
- Speaker #1
Les valeurs, ça va être tout ce qui va être l'animé, la sobriété, la solidarité et la justice écologique. Donc c'est de sensibiliser le grand public à accompagner les citoyens, les collectivités, les entreprises dans une transition plus vers un modèle circulaire et soutenable.
- Speaker #0
Et quels sont les principaux projets que vous menez au Havre ? Notamment par exemple, on va commencer au niveau des habitants et de leur quotidien. Et après si tu veux, on pourra parler aussi au niveau du territoire. S'il y a de la sensibilisation, des ateliers, des actions locales, est-ce que tu peux nous parler un petit peu des principaux projets ?
- Speaker #1
Pour les habitants, on organise des ateliers zéro déchet à travers la fabrication de produits ménagers et de cosmétiques maison. Par exemple, ce week-end, on devait faire un atelier. Malheureusement, il a été annulé, mais ça va être la fabrication de produits ménagers, de la lessive avec du savon de Marseille. On va également organiser des... conférences, dessinés, débats sur la consommation responsable, l'animation dans les écoles pour sensibiliser dès le plus jeune âge et des groupes d'entraide pour échanger sur des astuces, objets et idées. Pour le territoire, on va plus participer à des événements locaux, tout ce qui va être marché et festival. On va également mener des actions avec les collectivités locales pour faire évoluer les politiques publiques en faisant des plaidoyers pour plus de composteurs, de quartiers ou la réduction des emballages jetables. et on va collaborer avec des commerçants pour encourager le vrac et le zéro plastique.
- Speaker #0
Du coup, c'est intéressant ce que tu dis parce qu'on voit que c'est très complet et que vous mêlez vraiment des actions aussi bien pour les particuliers et les entreprises. Est-ce que tu as des exemples concrets d'initiatives qui ont eu un impact positif ? Un ou des exemples ?
- Speaker #1
Par exemple, notre campagne commerçants engagés. a permis de labelliser plusieurs commerces OAB qui acceptent des contenants réutilisables des clients. Donc le résultat, c'est que des centaines d'emballages évités par mois, une vraie dynamique de quartier. Donc on les retrouve grâce à leur autocollant collé sur la porte avec l'autorisation de ramener son contenant recyclé.
- Speaker #0
Moi, je t'avoue que je suis un peu jalouse de ça parce que j'aimerais bien que ça soit étendu à beaucoup plus de commerces et tout ça. Après, je sais que ça se développe. et qu'on voit quand même de plus en plus de magasins qui proposent, si on regarde un petit peu à des années en arrière et tout ça. Mais bon, c'est déjà bien de savoir que ça existe et que ça se développe, même à l'échelle locale et tout ça, et puis d'encourager les gens aussi à se renseigner auprès de chez eux, savoir s'ils peuvent...
- Speaker #1
C'est en train de s'implanter. Là, déjà, sur le côté de la ville, on a la boulangerie Saveur et Tradition, qui a son autocollant sur la porte. Donc on arrive, on s'étale un peu plus sur le territoire, mais ça prend du temps malheureusement.
- Speaker #0
Et ça, c'est quelque chose qu'il y a aussi au niveau national ?
- Speaker #1
Oui, ça c'est en fait toutes les actions qui sont menées à l'échelle locale, sont menées d'abord à l'échelle nationale, c'est eux qui créent les campagnes. Là, la dernière campagne en vigueur, c'est tout ce qui va être sur le bio-lécherie. Pareil, on va coller des autocollants pour faire prendre conscience au public qu'il y a des enjeux à travers ça.
- Speaker #0
Et quels sont les principaux défis que vous rencontrez pour justement sensibiliser les habitants ?
- Speaker #1
Alors, les principaux freins, ça va être le manque d'informations ou de temps. Beaucoup de gens ne savent pas par où commencer. Ensuite, ça va être le sentiment d'isolement, d'impuissance face à l'ampleur du problème et une certaine résistance au changement, notamment chez ceux qui perçoivent cela comme une contrainte. Après, on observe une vraie évolution. Donc, il y a plus de curiosité et d'ouverture, surtout chez les jeunes générations. Le zéro déchet entre dans les écoles, les entreprises et les politiques locales. Et les habitudes changent. On voit beaucoup plus de gens venir avec leur sac en vrac, leur gourde et leur tote bag, bien que maintenant ça soit un problème, mais ça se développe.
- Speaker #0
Et pourquoi tu dis que c'est un problème, justement ?
- Speaker #1
Alors en fait, le tote bag, c'est devenu un objet marketing pour vendre son produit, vendre sa marque, plutôt que d'utiliser justement pour faire ses courses. Donc on en donne à tout va et malheureusement c'est devenu... C'est comme tout. Les gens arrivent à détourner le système pour en faire des objets qui vendent et qui rapportent quelque chose derrière.
- Speaker #0
Oui, et puis après on retombe dans beaucoup de fabrication, pas de surconsommation mais comment je dirais... On va aller fabriquer des... Moi je sais que, pour aller au bout de mon propos, je sais que... Des tote bags, au départ, j'avais juste ce qu'il fallait. Puis, comme tu dis, on en récupère parce qu'on nous donne un tote bag avec quelque chose, ou une marque, ou quoi que ce soit, et on se retrouve avec plein de tote bags, comme on se retrouvait avant avec plein de sacs plastiques, ou plein de... pas forcément les sacs plastiques, mais aussi... Enfin, ceux qui sont en plastique, mais aux caisses des supermarchés, qu'on pouvait acheter, qui étaient aussi en plastique et tout ça. Donc, c'est vrai que... On n'est plus du tout, comme tu dis, dans la réduction, puisqu'on se retrouve à nouveau avec...
- Speaker #1
Après, ce qui est bien aussi, c'est de savoir refuser. Et là, ça va être vraiment la démarche zéro déchet, c'est de savoir refuser et dire non. Non, je n'ai pas besoin, et non, je veux faire autrement.
- Speaker #0
Et puis, refuser, ça permet aussi de montrer, comme le consommateur a quand même du pouvoir en fonction de ce qu'il achète. On a déjà beaucoup entendu parler qu'on parle de consommateur. Et le fait de refuser, les marques en produiront moins en tout cas. Et ça, le pouvoir que le consommateur a aussi, on le voit avec l'évolution dans les magasins, par exemple du vrac, ou aussi le fait, bon là c'est autre chose par rapport aux déchets, le fait qu'on propose plus de vrac, plus de bio et tout ça, parce que d'année en année, les gens font d'autres choix aussi. C'est important de rappeler que les personnes ont aussi le pouvoir.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Pour les personnes qui nous écoutent, quelles sont les premières étapes simples pour quelqu'un qui veut réduire ses déchets ? Et avant que tu répondes à la question, je tiens à préciser, parce que moi, j'avais enregistré justement un épisode sur le... Zéro déchet sur le podcast. Et c'est drôle parce que quand on s'est vus en off pour se rencontrer, pour après préparer cet épisode, les conseils que moi j'ai donnés, j'ai trouvé ça intéressant que toi, tu amènes le point de vue plus, on va dire, global en termes de, enfin, le point de vue associatif et ce que vous, vous voyez chez les gens. Parce que du coup, pour les personnes qui ont déjà écouté l'épisode, je pense qu'ils verront que c'est pas tout à fait les mêmes conseils et je trouve que c'est intéressant. Donc, je vous invite d'ailleurs à écouter l'épisode aussi, si vous ne l'avez pas encore écouté. Mais quelles sont, toi, les premières étapes simples pour quelqu'un qui veut réduire ses déchets ?
- Speaker #1
Alors, pour commencer, ça va être commencer petit, par une gourde, un sac en tissu, donc le tote bag, mais un seul.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
C'est des bouteilles en plastique. Ça va être également faire un audit de sa poubelle, savoir ce qu'on consomme. Pour pouvoir l'éviter, il faut savoir déjà ce qu'on consomme. Et après, dans les magasins, beaucoup achètent des conserves. Et au lieu de consommer la conserve, ça va être de consommer d'abord des bocaux en verre. Parce que le bocaux en verre, c'est 100% recyclé, contrairement à la pâte en conserve.
- Speaker #0
Alors ça, tu vois, j'apprends quelque chose, moi, parce que quand j'ai commencé ma démarche il y a un petit moment maintenant, j'étais persuadée que la conserve, c'était quand même aussi mieux que le plastique, entre guillemets, je ne sais pas quel est ton avis là-dessus. En termes d'échelle de déchets, j'avais en tête carton, métal, verre, ce qu'il y avait mieux. Je ne voyais pas trop la conserve.
- Speaker #1
Tout le déchet, sauf le verre, sont déconseillés. Ce qu'il faut vraiment consommer, c'est le verre avant tout, parce que lui, il est recyclable à l'infini. Une conserve, elle est faite de bimatière et malheureusement, ça reste compliqué à recycler. Et niveau planète, c'est pas foufou. Le plastique, on le voit avec les lois qui s'appliquent, on n'en veut plus en France, on n'en veut plus en Europe, donc c'est vraiment que c'est néfaste, et il faut l'arrêter et le consommer autrement. Mais vraiment avant tout, c'est le bocal en verre. Pour commencer, plutôt que d'acheter une conserve d'haricots, il vaut mieux acheter une conserve en verre.
- Speaker #0
Et j'ai entendu aussi par rapport au verre, tu vas me dire si je me trompe, je ne sais pas si tu as entendu l'info, je pense que oui. Mais ils veulent remettre en place la consigne du verre. C'est récent, ça.
- Speaker #1
Ça va commencer bientôt. Ça va être que dans notre région, elle en fait partie. Et ça va être surtout dans les grands commerces, donc Leclerc, Carrefour, Auchan. Les bocaux vont être stipulés avec une pastille indiquant par exemple que ce bocal est consigné. Et après, ça va être d'apporter le bocal consigné à l'accueil du magasin pour recevoir... Des centimes, je pense.
- Speaker #0
Oui, j'avais entendu parler de quelques centimes. Ce n'était pas forcément des grosses sommes, mais...
- Speaker #1
C'est toujours ça.
- Speaker #0
C'est toujours ça, le prix, c'est ça.
- Speaker #1
Après, à voir sur quel article ils vont les mettre. Parce que malheureusement, je pense que ça va être sur des articles qui sont déjà assez chers aux consommateurs. Donc, voir ce qui va se mettre en place. Mais oui, ça va sortir très bientôt. Je pense qu'ici, fin d'année, on l'aura, même septembre. Mais on en parle beaucoup, là.
- Speaker #0
Oui, parce que j'ai vu qu'on était concernés, nous, en Normandie. En tout cas. Après, je sais qu'on était quelques... Je n'ai pas retenu les autres. J'ai retenu qu'en Normandie, on était concerné, mais je n'ai pas retenu les autres régions ou les autres départements qui étaient concernés. Mais je sais que ce n'était pas partout, en tout cas pour l'instant, que ça allait se mettre en place. C'est pas mal, je trouve. Ça fait,
- Speaker #1
en fait, en reviant sur ce qui était avant.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
On revient à ce qui se faisait avant. Pourquoi on l'a abandonné à un moment ?
- Speaker #0
C'est toujours les questions. Après, moi, j'aime beaucoup... Après, j'ai déjà beaucoup dit sur le podcast que parfois, revenir, entre guillemets, à certaines choses d'avant qui fonctionnaient très bien, ça ne fait pas de mal aussi, mais OK. Quel conseil donnerais-tu à une personne qui se sont dépassées par le changement ?
- Speaker #1
Alors, dans un premier temps, c'est d'y aller à son rythme. Chacun ne peut pas tout faire en même temps, chaque personne est unique. Donc si étape par étape, ça prend un an, deux ans, c'est sûr ça te prie. Et un an, deux ans, peut-être que le voisin va faire ça vite. Peut-être que nous, on va le faire en pas de dos, par exemple, on va peut-être prendre un an, deux ans. Mais à la fin, c'est le but, c'est l'arrivée qui compte. Donc, y aller à son rythme, rejoindre des groupes locales, des pages locales, pour avoir des informations, des idées, ce genre de motivant à plusieurs, et pouvoir voir ce que fait le voisin, justement, ça peut donner des idées à nous. Et rappeler que chaque gestion, justement, surtout s'il est partagé. En fait, quand on se sent seul, il faut se dire, non, je ne suis pas seul, il y a forcément quelqu'un d'autre qui doit le faire. Donc, il faut regarder ce que nous on fait et pas ce que fait l'autre, surtout.
- Speaker #0
Oui, moi j'ai mis du temps. Je sais que... Même si ça fait un petit moment que je suis dans la réduction de mes déchets, je teste toujours des nouvelles choses et j'en ai encore tellement à tester. Mais c'est sûr que faire les choses pas à pas, ce n'est pas une course. Le plus important, c'est de mettre des choses en place pour soi déjà aussi. Parce que des fois, on veut faire parce qu'on voit que sur les réseaux ou n'importe où, tout tout le monde fait ça et tout ça et puis on abandonne vite et tout ça parce que moi je suis pas trop c'est parce que je véhicule en tout cas l'effet de mode c'est plus des choses du rap tu vois dans le dans le temps et puis faire les choses pour soi et puis on peut plus ça mais
- Speaker #1
oui quand même ça prend du temps jamais de mauvaises actions peut-être qu'on va le faire mal mais c'est l'arrivée qui compte après on peut commencer déjà commencé par exemple Quand on va dans une boucherie, on peut demander son sac, mais parfois on va être dépassé, on va penser à autre chose, malheureusement on va avoir un sac, mais il ne faut pas se culpabiliser pour ça. Ce n'est pas grave, on a fait d'autres actions qui sont bonnes. Aujourd'hui malheureusement, on n'y a pas la terre, mais demain on fera mieux.
- Speaker #0
Oui, et puis on met de la conscience dessus aussi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Sans s'auto-flageoler, comme tu dis, là je ne l'ai pas fait une fois, donc moi ça m'arrive encore.
- Speaker #1
Des fois, tu oublies les sacs à vrac, tu oublies des choses,
- Speaker #0
et puis tu te retrouves à prendre des sacs craft ou des choses comme ça.
- Speaker #1
Et ne pas juger les autres, parce que c'est pas parce qu'eux ne font pas bien ça que malheureusement, derrière, ils vont pas faire autre chose. On peut les conseiller, leur dire pourquoi tu n'as pas fait ça, ou tu aurais pu faire autrement, mais pas les juger, parce qu'on va rentrer dans une culpabilité, et justement, peut-être que les gens vont se braquer et se dire, bah non, et en fait, c'est toute la démarche qui va s'arrêter. Alors que le conseil, lui, il va faire nourrir la fleur et qui va fleurir après. Et c'est une des idées.
- Speaker #0
Oui, plus s'entraider que venir juger tout ça. C'est ça. Venir faire la police du zéro déchet parfait ou des choses comme ça, oui. Alors, c'est la question que j'aime beaucoup, celle-ci. Même si je les aime toutes. Mais que dirais-tu à une personne ? qui pensent que ce sont toujours les particuliers qui doivent faire des efforts, alors que les entreprises ne sont pas suffisamment mises à contribution.
- Speaker #1
Alors, déjà les particuliers ont raison de questionner les entreprises et les politiques publiques. Après, il faut savoir que dans chaque entreprise, chaque politique publique, en haut de l'entreprise, il y a une seule personne. Et cette seule personne, c'est un particulier à l'entrée. Donc, pourquoi faire changer la vie des particuliers ? C'est parce que demain, on peut tous être entrepreneurs. On peut tous avoir une entreprise, et malheureusement, chez Total, peut-être qu'il y a un CA, mais il y a aussi un PDG qui, lui, peut agir à son propre compte. Donc c'est bien d'aller voir les entreprises et puis leur dire « Ah, vous faites pas ça bien » , mais derrière, c'est une personne, et chaque personne peut influencer une autre personne, mais si c'est une seule personne pour que toute une entreprise change, et bien c'est un particulier qu'il faut qu'il change. Après, les changements collectifs, ça commence aussi par des choix individuels. qui crée une demande, comme on venait tout à l'heure sur l'offre et la demande des magasins. Donc ça influence le marché, les changements, les normes sociales. Et aussi, il faut faire du plaidoyer pour que les lois évoluent. Mais tout ça, les plaidoyers, c'est pareil, c'est des particuliers. Donc malheureusement, le particulier, il reflète beaucoup la faute sur les entreprises et les politiques. Mais c'est aussi parmi eux que ça passe. Et pour moi, c'est le plus gros de l'enquête.
- Speaker #0
Puis on voit aussi, justement, à travers des associations comme Zéro Déchet et tout ça, que vous, vous êtes là aussi pour... Après, vous ne pouvez pas porter non plus tout sur vos épaules, mais on sait que vous êtes là aussi pour pouvoir interpeller plus les collectivités et tout ça dans votre association. Donc, on ne laisse pas non plus que les particuliers faire les choses.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, nous, on accompagne les particuliers à faire leurs actions. Par exemple, le plus gros projet qu'on a sur le plaidoyer, c'est avec le projet Eastman pour Jérôme. Mais à côté, on va également avoir le bio Synergie à côté. et tout ça. Donc vraiment, on aide, c'est l'une de nos actions. On va accompagner le particulier, mais l'association, elle n'est pas là également que pour faire du pédalier. Elle est là pour accompagner d'après tout le particulier pour que lui change à échelle. C'est pour ça qu'on va surtout dans les écoles, parce que les enfants, c'est eux un peu qui engraignent les parents et qui vont engraigner leurs copains, et puis ainsi de suite. Donc en fait, c'est une petite graine qu'on plante et qui fleurit au fil des ans, et on le retrouve. Mais malheureusement, ça prend du temps. C'est comme tout, il ne faut pas faire de sport.
- Speaker #0
C'est drôle ce que tu dis par rapport aux écoles, parce qu'il n'y a pas longtemps, j'ai mon fils qui a eu une intervenante, qui est venue en classe, j'ai trouvé ça super. Je ne sais pas de quel domaine elle est venue, je ne sais pas si elle fait partie de déchets, de la commune, enfin pas de la commune, mais de tout. Je ne sais pas trop son titre et tout ça, mais il m'a dit qu'il y a une dame qui est venue en classe. pour nous faire tout un truc sur les déchets et tout ça. Et il était trop fier parce qu'il avait réussi les petits exercices qu'elle avait donnés et tout ça. Bon après, mon fils, il est sensibilisé parce que moi, je suis sensibilisée à la cause. Mais je trouve ça bien. Moi, j'étais vraiment agréablement surprise quand il me l'a dit. Et puis oui, il était vraiment fier d'avoir les réponses, de connaître tout ça. Donc je trouve ça chouette.
- Speaker #1
Après, on a rencontré un collège OAB récemment. Et donc, pareil, on leur fait un petit jeu de cartes, ils doivent replacer les déchets dans la bonne poubelle et autres. Et vient le moment de dire, pourquoi vous ne le feriez pas à la maison ? Et là, on se rend compte qu'il n'y a pas forcément de poubelle à disposition dans les immeubles, qu'il y a forcément les actions mises, enfin, les disponibilités pour les déchets. Donc, on se dit, ah oui, en fait, là, la volonté, elle est là, mais il n'y a pas les moyens de le mettre en œuvre. Donc là, nous, de notre échelle, on va regarder comment mettre en œuvre pour qu'ils puissent le faire, sachant qu'ils veulent le faire. Et on va justement se renseigner auprès de la CU, auprès de la ville du Havre, pour pouvoir mettre en place des conteneurs à disposition et autres. Pour ça, c'est un très gros travail qui prend énormément de temps. Et aujourd'hui, on a besoin de mains, justement, pour chercher tout ça.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, je rebondis parce que ça me rappelle ce dont on avait parlé quand on s'était vus. Sur aussi tout ce qui est un peu déchets particuliers que vous mettez en place, des points de collecte, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ces déchets-là, qui sont un peu plus particuliers ?
- Speaker #1
Ça va être les déchets compliqués qu'on collecte. Donc tout ce qui va être, par exemple, capsules de bière, mais capsules également de café, tout ce qui va être Sanseo, Tassimo, Nespresso et toutes les sous-marques, les brosses à dents, les têtes de brosses à dents, les gourdes pommes potes. On va également avoir les rasoirs, les collants, les stylos, les colles. Et tout ça, on va appeler ça déchets compliqués, soit parce qu'ils sont trop petits pour passer dans les machines du centre de tri, soit parce qu'ils ont plusieurs types de déchets. Par exemple, pour une capsule de café, elle a plusieurs matières sur elle-même. On appelle ça un bimatière ou trimatière. Et par exemple, on va avoir l'emballage en alu et le composant qui est à l'intérieur, donc le café qui reste. Et malheureusement, ça coûte beaucoup trop cher pour une entreprise de le recycler. Donc, ils fabriquent un produit, malheureusement, qui coûte beaucoup trop cher à recycler. Et malheureusement, on va l'incinérer et ça va produire des déchets. Alors que nous, on les récupère, on les envoie dans un bon recycleur qui, eux, permettent justement qu'ils recyclent. Certes, ils sont peut-être à perte, mais au moins, ils sont recyclés. Et du coup, tout ça, c'est disponible sur notre site. Et on peut retrouver les points de collecte publics, justement, pour pouvoir déposer les déchets compliqués sur notre site.
- Speaker #0
Ok. Et d'ailleurs, j'en profite pour préciser, parce que moi-même j'avais une idée préconçue sur ça, mais quand vous avez un groupe local près de chez vous, Parfois, c'est beaucoup plus étendu les actions que juste la ville principale, parce qu'on en avait parlé, nous, pour le Havre, que ça s'étendait un peu plus que juste la ville en elle-même. Donc n'hésitez pas à vous renseigner, même si vous avez l'impression que votre point local peut être un petit peu trop loin par rapport à chez vous. Peut-être que le territoire s'étend beaucoup plus.
- Speaker #1
Même si vous êtes une entreprise ou une personne morale, on peut créer des points de collecte. Tout ça, c'est gratuit, c'est nous qui prenons la charge. Mais par contre, justement, en créant des points de collecte publics, on peut ouvrir le territoire et aller beaucoup plus loin que le Havre. On peut aller à Fécamp, on peut aller à Canebaradon, on peut aller à Valmont, on peut aller beaucoup plus loin. Et du coup, c'est justement ça, on est preneur, que les gens viennent de même, justement, pour la démarche. Et ça nous féliciterait la vie, justement, que de devoir démarcher les gens pour ouvrir des points de collecte publics.
- Speaker #0
Parce que ça aussi, ça prend du temps. C'est sûr. Après, je pense qu'on a plus ou moins répondu à cette question-là, mais je te la repose quand même s'il y a des choses à rajouter. Que répondrais-tu à quelqu'un qui se sent seul dans sa démarche, découragé et qui a l'impression que ses actions ne changent rien ?
- Speaker #1
Déjà, on n'est pas seul. On n'est pas seul, on est dans un mouvement zéro déchet qui grandit de jour en jour. Il y a de plus en plus, par exemple chez Zero Waste, il y a de plus en plus de groupes qui se créent pour que ça s'étende un peu plus sur le territoire. Vous pouvez toujours venir à une rencontre. Il y a beaucoup de festivals, de stands, il y a beaucoup d'acteurs également locaux sur l'environnement, qui ne sont pas forcément connus, mais sur Fécamp je sais qu'il y en a déjà. Sur le Hague, il y en a. Aux alentours, tout ce qui est Gainville et autres, il y en a. Donc il ne faut pas hésiter à se renseigner, même en posant une question par exemple à une association, ils peuvent également vous renseigner sur une autre association dans laquelle vous n'avez pas pensé.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Donc, toujours faire partie d'un mouvement ou d'un groupe pour pouvoir avoir des informations sur ce qui se passe sur le territoire, c'est toujours inspirant et reboustant. Et après, justement, en faisant partie de ces groupes-là, on est ensemble, donc on sait qu'on n'est pas tout seul.
- Speaker #0
On se sent moins isolé.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ce qui m'intéressait aussi, c'est de parler un petit peu de toi et de ta démarche, parce que j'aime bien apporter un petit touche personnelle à chaque fois dans mes épisodes de podcast. Et je trouvais ça intéressant, du coup, de parler un petit peu de ton engagement à toi, de ta relation avec, on va dire, le zéro déchet et tout ça. Qu'est-ce qui t'a personnellement amenée à t'engager pour le zéro déchet ?
- Speaker #1
Alors, pour le zéro déchet en soi, en fait, ça s'est venu au fil du temps. Au début, on avait créé une association avec une année, et on s'est dit justement, pour avoir le moindre coût, ça serait bien de faire du recyclage. Et on se rend compte qu'avec du recyclage, eh bien, on... On consomme quasiment rien au niveau financier. Et donc, c'est venu comme ça. Et au fil de nos recherches, je me suis dit, en fait, c'est génial. On peut faire tellement de choses avec des matières qui existent déjà. Et donc, c'est venu comme ça. On a travaillé, on a cherché. Et en fait, en me renseignant dans les boutiques, je me suis dit, ah, mais ça, c'est bien, c'est génial, ça. Et en fait, c'est venu le fil en aiguille. Et l'association, je me suis engagée parce que dans mes recherches, je suivais quelqu'un sur les réseaux sociaux, l'ortigérie. Donc c'était quelqu'un qui était déjà dans l'association quand moi je suis arrivée. Et à ce moment-là, il faisait un appel à bénévoles et je me suis dit, c'est le moment, pourquoi pas ? Et je suis arrivée dans l'association comme ça.
- Speaker #0
Et peux-tu nous donner des exemples de ce que tu fais dans ton quotidien pour toi réduire tes déchets ?
- Speaker #1
Alors dans mon quotidien, je vais aller en boutique. en vrac. Pas forcément tous les jours parce que malheureusement, dans le coin, il n'y en a pas forcément. Mais je fais en sorte que déjà tous les produits ménagers, je ne consomme plus que du vrac ou je fais en sorte de fabriquer mes produits ménagers. Donc ça, c'est ce qui est le plus facile pour moi à mettre en œuvre. Ensuite, ça va être d'utiliser des produits qui sont là tous les jours. Donc par exemple, je sais qu'une bouteille en verre, je peux l'utiliser par exemple pour aller au travail. Je vais boire avec l'eau du robinet plutôt que d'utiliser une bouteille en... En plastique, quand je vais en plongerie, je demande sans sac. En fait, c'est devenu un automatisme. Je veux une baguette sans sac, c'est l'autorité. Donc, parfois, ils sont un peu perdus, ils se disent...
- Speaker #0
Sans sac, ok, sans sac.
- Speaker #1
Tellement eux, ils ont aussi l'habitude de...
- Speaker #0
En fait, c'est ça l'automatisme. Voilà, c'est ça. Maguette, sac, et puis hop.
- Speaker #1
De déconstruire l'automatisme qu'ils ont.
- Speaker #0
Après, ça va être de consommer de seconde main. Moi, je n'utilise quasiment plus de... Je passe mon temps chez Emmaüs, au Grenier. J'adore ça, en fait, aller dans les vignes Grenier, chercher justement, découvrir des objets d'autrefois, par exemple, ou trouver des objets, je me dis, ah, mais c'est magnifique, ça. Pourquoi ils n'en font pas, par exemple, dans les magasins aujourd'hui ou autre ? Et en fait, ça va être une nouvelle consommation. C'est vivre autrement, mais vivre avec le temps. Et justement, pouvoir utiliser, par exemple, en vie de grenier, on va acheter des choses à des gens, eux vont gagner de l'argent, nous, ça va nous faire plaisir et on va consommer autrement. Et en fait, ça s'appelle la seconde main et c'est quelque chose de super.
- Speaker #1
Et une question qui me vient aussi que je n'avais pas pensée. Est-ce qu'il y a des choses que, pour l'instant... Comment je pourrais dire ça ? que tu n'as pas encore sauté le pas dans ta démarche, des choses qui sont peut-être plus compliquées pour toi à mettre en place ou des choses que tu ne te sens pas prête à mettre en place. Je te donne un exemple par rapport à moi. J'ai récupéré... Alors, c'est un exemple qui me vient comme ça. C'est le premier qui me vient, il y en a sûrement d'autres, mais je sais qu'avec le décès de mes grands-parents l'année dernière, j'ai récupéré beaucoup de mouchoirs en tissu. Je les ai, ils sont là, mais pour l'instant, je n'arrive pas, tu vois, à... sauter l'étape alors que c'est drôle parce que quand j'étais petite et que j'allais chez mes grands-parents quand on se mouchait on se mouchait avec des mouchoirs en dessus donc tu vois c'est pareil c'est des automatismes qu'on a perdu et puis que qu'on peut récupérer est ce que donc ça c'était pour l'exemple pour ma part mais est-ce que toi tu as des choses que pour l'instant pour une raison pour une autre tu te sens pas prête ou qui paraissent plus compliquées à mettre en place ou est-ce que tu as des exemples comme ça qui te viennent alors après pour moi je
- Speaker #0
je peux mettre énormément de choses en place, c'est juste que, par exemple, manque de temps, manque d'argent, on sait parfois, ça nous arrive, par exemple, j'adorerais acheter des sopalans lavables. Mais déjà, en fait, il faut commander soit sur Internet, soit aller en boutique en vrac, donc moi, en boutique en vrac, je n'y vais pas souvent. Mais en fait, c'est quelque chose qu'il faudrait que je me dise, je l'achète. Et ça va être le déclic de me dire, il faut que j'achète, parce que, franchement, parfois, je me vends. Quand je suis devant un objet, je me dis, est-ce que j'en ai besoin ? Je réfléchis tellement maintenant que quand je suis devant, je me dis, ce n'est pas le moment.
- Speaker #1
Après, on est un peu tous pareils, parce que des fois, on a des choses comme ça, comme tu dis, qu'on y pense pendant longtemps. Et puis un jour, on va avoir le déclic, et puis on va mettre en place, et puis ça va aller tout seul. Moi, le sopalin, ça a été une grande histoire dans ma vie, parce que le jour où j'ai décidé, il y a longtemps, c'était une des premières choses que j'ai faites. Le jour où j'ai décidé ça, ce qui a été le plus compliqué, c'était de faire comprendre à mon entourage que chez moi, il n'y a plus de sopalin. Parce que moi, je l'ai très bien vécu. C'est-à-dire que j'avais des... En fait, le sopalin, il a été remplacé chez moi par des serviettes en tissu déjà quand on est à table. Pareil, une fois que j'ai décidé d'acheter les serviettes en tissu, c'était fait. Et puis, quand on s'en sert, quand on a l'usage de... Genre, je sais pas, on a quelque chose qui coule, à essuyer, enfin voilà, les usages qu'on peut faire du sopalin. J'ai pris un microfibre, j'avais des petites sortes de carrés éponges, enfin voilà. Mais ce qui a été le plus compliqué avec le sopalin, c'est d'expliquer à mon entourage quand il venait, que par exemple je mettais des serviettes en tissu sur la table, et on me répondait, on me disait « Bah non, mais t'embêtes pas avec les serviettes, t'as pas du sopalin » . Bah je dis « Non, non, j'ai pas de sopalin, et je m'embête. » pas et de toute façon ça va aller avec ma machine, il n'y a pas de souci et tout. Et au départ j'étais un peu… l'entourage parfois ça peut un petit peu déstabiliser tu vois, donc au départ j'étais là avec mes serviettes en tissu, j'étais un peu et tout, mais je n'ai pas lâché, je me suis dit non, chez moi c'est des serviettes en tissu, après je ne juge pas, encore une fois comme on disait tout à l'heure, quand j'allais chez les gens, je n'étais pas en train de faire la morale en disant tu utilises du sopalin ou quoi que ce soit, moi je montrais l'exemple, mais voilà, sans imposer… Mais ça a été une longue histoire. Le saut de palin, ça a longtemps... Maintenant, les gens, ils y sont faits. Ils savent que quand ils viennent à la maison, c'est des serviettes en tissu. Mais c'était plus l'entourage qui était un peu perplexe. Parce que je pense que ça leur sort aussi de leurs habitudes et tout ça. Enfin, de ce qu'eux, ils ont l'habitude, même chez eux et tout ça. Et que du coup, ça vient les interroger aussi sur leur propre consommation, je pense. Même s'ils ne vont pas venir l'exprimer et tout ça. Mais c'est drôle. L'histoire du saut de palin, c'est très drôle.
- Speaker #0
Nous on a la même chose mais avec l'éponge et le savon pour les mains. En gros, j'ai pas d'éponge. Et à chaque fois que les gens viennent, « Bah, elle est où ton éponge ? » Donc je leur explique, « Bah, c'est ça, c'est bon. Soit dans ta washi, soit il y a la lettre, soit autre. » Donc les gens, ils ont beaucoup de mal à dire, « T'as pas d'éponge ? » Et pareil, mon savon, en fait, c'est un... Comme à l'école avant, c'est un savon accroché au mur, et qu'on prend dans les mains et qu'on croque, mais en fait, les gens, ils se souviennent pas de ce que c'est, en fait, un savon. Et du coup, bah, ça... l'anecdote elle revient à chaque fois, ah bah c'est le saison qu'on avait à l'école, c'est avec vous que ça fait vraiment de mourir les gens, enfin, les choses aux gens et autres. Donc en fait, c'est vraiment ça, on revient à ce qui se passait avant.
- Speaker #1
Mais beaucoup, enfin moi j'y crois vraiment. J'y crois vraiment. Et tu vois, ce qui m'interpelle le plus, c'est que moi, mes grands-parents, qui du coup ont connu cette époque où c'était moins compliqué, enfin, où il y avait moins à se prendre la tête sur quel produit on va acheter, quel truc et tout ça, Mais en fait, ils se sont retrouvés emportés par tout ça, toute cette société, tous ces nouveaux besoins qu'on a créés à tout le monde et tout ça. Et chez eux, par exemple, il y avait des serviettes en papier, il y avait du sopalin, il y avait des éponges classiques, il y avait du liquide, du savon classique et tout ça, de ce qu'il y a aujourd'hui pour nous, alors qu'eux, ils ont connu... Il y a au moins les mouchoirs qui avaient survécu, mais c'est drôle de voir. que même des générations qui ont connu justement des choses plus simples et un peu plus respectueuses de l'environnement se sont laissées emporter par tout ce qui est proposé.
- Speaker #0
Par exemple, ma grand-mère, elle ne consomme plus que des bouteilles en plastique. Je lui dis, mais pourquoi tu n'utilises pas une carafe ou de l'eau du robinet ? Elle m'a dit, l'eau du robinet ne désaltère pas.
- Speaker #1
Ah !
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Bon. Alors qu'avant,
- Speaker #0
ils l'utilisaient très bien l'eau du revenu, l'eau du fuit ou des choses comme ça. Donc oui, leur comportement a changé avec la société. Malheureusement, maintenant, il faut tout déconstruire pour pouvoir changer des quilles qu'ils ont. C'est tout un combat, malheureusement.
- Speaker #1
Et moi aussi, je suis team Tawashi. J'en ai même fait plein, plein, plein moi-même. Je ne sais pas si toi, tu les as faits toi-même, mais moi, j'en ai fait plein moi-même avec des vieilles... de chaussettes. D'ailleurs, pour ceux qui veulent, il y a des tutos très simples avec une planche et des clous sur YouTube et compagnie. J'en ai distribué plein à ma famille. Après, je me suis dit qu'ils les utilisent ou pas, mais ça leur a fait plaisir. Après, est-ce qu'ils les utilisent ou pas, je t'avoue, je n'ai pas été vérifiée. Mais non, il n'y a plus d'éponge non plus à la maison. Y a-t-il une action que tu aimerais voir adoptée par tous en priorité ?
- Speaker #0
Refuser les objets à usage unique. Tout ce qui va être flyers, stylos, goodies, tout ce qui ne sert à rien.
- Speaker #1
Et qui remplissent les poubelles.
- Speaker #0
Qui remplissent les poubelles, qui traînent chez soi et qu'au final, c'est juste pour vendre sa marque ou autre. Non, je n'en veux pas. Non, je n'en ai pas besoin. Donc là, ça, tout ce qui va être en plastique, les gobelets. Les Tote Bags, un seul ça suffit largement. Il suffit de choisir le plus beau dans son paquet et après stop. Vraiment dire non. Et après se demander, quand on est devant un objet ou devant autre chose, est-ce que j'en ai besoin ? Et à partir de cette question, on se rend compte qu'on peut faire énormément d'économies et énormément de plages chez soi.
- Speaker #1
De toute façon, refuser c'est le... Si je ne me trompe pas, parce que j'en ai parlé en plus dans l'épisode, je suis très mauvaise élève, mais refuser c'est le premier des cinq R.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
il me semble.
- Speaker #0
Pour moi, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et de toute façon, pour les personnes à qui ça intéresse, les 5 R, j'en ai parlé en long, en large et en travers sur l'épisode que j'ai publié sur le zéro déchet, justement, en avril ou en mars dernier. Je ne sais déjà plus tellement, le temps passe vite, mais c'est la base, en fait. Refuser, c'est déjà la base avant de faire les... autres R restants, on va dire ça comme ça.
- Speaker #0
Il fallait être refusé, réduire, réutiliser, recycler et rendre à la terre tout ce que l'on veut.
- Speaker #1
Voilà, donc c'est bien ça. C'est bien refuser le R à la source.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Comment on peut soutenir l'association ou rejoindre l'association si jamais on a envie ? Parce que je me souviens que ce qui vous manque, c'est des personnes. Des petites mains.
- Speaker #0
Alors on est toujours à la recherche des bénévoles. ponctuelles, donc pour ça, surtout sur les réseaux sociaux, donc sur Instagram, il faut juste nous envoyer un petit message ou un mail. Après, sur notre site internet, mais je crois que je n'ai pas encore mis la chose pour que je fasse, le lien pour adhérer, parce qu'on a toujours besoin d'argent pour les actions, pour pouvoir justement développer des choses locales ou non. En parler autour de vous, partager nos actions, partager nos gestes, partager nos tutos. Et voilà, aucun don, ni l'adhésion, même un partage, ça peut faire la différence.
- Speaker #1
Et puis parler, comme on disait tout à l'heure, auprès des commerçants. Parce que c'est vrai que si jamais on va chez un commerçant, et puis que, comme tu disais, il y a cette histoire de vignette, qu'on peut aussi sensibiliser son commerçant, parce que peut-être que le commerçant, il est comme tout le monde, il ne pense pas à tout, et peut-être qu'il ne connaît pas. Il y a moyen et tout ça, donc c'est important de le rappeler. Et du coup, ce que je ferai, c'est que je mettrai tous les liens dont tu viens de parler, les réseaux sociaux, le site internet, etc. On mettra tout ça dans la description de l'épisode. Est-ce qu'il y a des choses que tu veux rajouter, qu'on aurait oublié, qui te semblent importants de dire ou pas ? On a quand même fait un petit tour, un petit peu de tout.
- Speaker #0
On ne peut perdre espoir. surtout faites ne vous laissez pas bernés par les autres faites ce que vous sentez vous être une bonne action si vous avez des doutes vous pouvez nous poser la question il n'y aura aucun jugement on peut vous renseigner sur tout ce qui vous poserait problème et n'hésitez pas on est disponible pour ça justement donc voilà impeccable,
- Speaker #1
merci beaucoup encore Morgane d'avoir accepté de venir témoigner sur le podcast, en plus tu es la première personne Merci. à venir parce que la seule et unique personne à venir c'était mon mari mais ça compte pas et moi je suis contente que tu sois venu et en plus j'en profite pour préciser que j'ai l'intention de en fait tu lances pour moi les interviews sur le podcast aussi parce que j'en avais un petit peu marre d'être toute seule à propager mes messages donc c'est toi qui inaugure en tout cas les interviews sur le podcast. J'en suis très contente. Merci à vous. Voilà. Et puis, merci encore à toi. Et puis, plein de bonnes choses pour la suite en espérant que vous arrivez à avoir des bénévoles, à continuer, je n'en doute pas, pour suivre vos actions et tout ça.
- Speaker #0
Merci beaucoup à toi de m'avoir accueillie et bonne continuation à toi aussi.
- Speaker #1
Merci.