- Janice
Ça, c'est vraiment mon goal ultime. Et plusieurs fois, d'un coup, j'étais là, « Non, là, je n'y arriverai pas, c'est la merde, je vais retrouver un job. »
- Camille
La partie sélection, en fait, elle se fait sur qui est-ce qui va se relever.
- Janice
Et vous avez tout décidé, en fait, de m'exprimer à votre manière. Tout. Si on regarde en arrière, on se dit, « En fait, cette année, j'ai fait plein de choses. » Pourquoi vous faites ce que vous faites aujourd'hui ? Les filles, bienvenue chez Gilles Varone. Merci d'avoir accepté de venir. J'ai voulu réunir des entrepreneuses que j'ai croisées ou accompagnées partiellement cette année. Des femmes avec qui j'ai eu des échanges en général assez profonds sur plein de thématiques bien différentes. Des réflexions, parfois des doutes. Et surtout, une immense envie d'avancer quoi que la vie nous réserve, quoi qu'il arrive. Alors, ce midi... L'idée, c'est de prendre un vrai recul sur cette année 2025, de revenir dessus, de regarder à quel point cette année a été intense, pleine de rebonds, de croissance, d'apprentissage, de plein de choses, et de regarder ensemble comment est-ce qu'on veut créer l'année prochaine, qu'est-ce qu'on veut faire de notre futur en tant que femme entrepreneuse. Vous avez une énergie qui bouillonne, une envie de construire autrement. Vous avez des valeurs qui font que vous vous distinguez différemment dans tous vos projets. Et vous avez tout décidé d'entreprendre à votre manière. Vous n'avez pas peur de vous remettre en question, de rater, de recommencer. Ça fait partie du parcours l'échec. Mais vous avancez surtout avec beaucoup d'intuition, de courage et un profond désir d'impact. Alors ce soir, autour de la table, nous avons Camille, créatrice de contenu. Une voix qui est authentique et engagée, qui inspire par sa créativité et son regard juste sur le monde. Cette année, Camille a été marquée par de jolis projets, dont un nouveau site internet qui va donner la suite, le pas à ta future activité, en tout cas à l'évolution de ton activité en tant qu'influenceuse, créatrice de contenu. On a Céline Arrêtant, entrepreneuse, multifondatrice à la tête de deux entreprises, un symbole de détermination et de vision, un leadership dont on va parler. Cette année, Céline, il y a eu beaucoup de choses, mais c'est surtout un équilibre que tu as cherché à avoir dans tous tes projets. et puis on a Cindy fondatrice d'EasyCrea Graphic Media un pilier pour la création digitale et cette année malgré une très heureuse nouvelle venue tout chambouler au milieu de tout ça t'as maintenu tes objectifs business et c'est un objectif qui est pas forcément simple à tenir compte tenu de ce qui peut se passer on va revenir là dessus et finalement Aude entrepreneuse multi-projet il n'y a pas que Aurélie Ma il y a beaucoup d'autres choses derrière toujours en mouvement toujours dans l'action et souvent dans l'ombre en fait parce qu'on ne va pas toujours faire ces choses là C'est souvent ça avec Aude, on la revoit quelques mois plus tard et elle a accompli plein de projets différents. Mais cette année, en fait, tu as su mettre un objectif qui est de taille et on ne parle pas juste de poser simplement ses limites, on parle aussi de vraiment les appliquer les limites et de faire savoir qui on est, à qui doit l'entendre. Pour le repas, on va aborder cinq thématiques avec cinq femmes, y compris moi. Vous allez avoir la surprise de ma thématique en fin de repas. Chaque discussion, ce sera une invitation à réfléchir sur ce qu'on a accompli, sur ce qu'on veut transformer et la manière dont on souhaite continuer à entreprendre de notre manière, toujours avec sens, équilibre et ambition. Camille, en 2025, tu nous as impressionnées par ta croissance sur les réseaux sociaux, toutes les vidéos. Tu postes une vidéo par jour. Oui, presque. Beaucoup de mandats, beaucoup de partenaires. surtout des projets un petit peu plus behind the scenes, ça a été quoi ton moteur cette année pour driver tout ça ? Je pense que mon moteur principal, c'est l'humain. C'est vraiment l'envie de partager et d'animer un peu les gens, leur partager des astuces, des idées d'activité et de les motiver à sortir. Donc, je pense que mon moteur principal, c'était ça. Et après, bien sûr, j'avais aussi des objectifs personnels que j'ai réussi à atteindre.
- Camille
Je suis trop contente.
- Janice
Facilement, oui. Est-ce qu'il y a eu un avant après ? Je ne parle pas que de cette année, entre Camille d'avant qui démarre et Camille cette année qui impose son ambition.
- Camille
Je pense quand même que oui, déjà, je suis plus à l'aise dans ce que je fais et dans qui je suis. Je me suis aussi trouvée et j'ai trouvé pourquoi en fait je faisais tout ça, quel était mon moteur et quelles étaient mes valeurs qui sont maintenant très claires à mes yeux.
- Janice
Qu'est-ce qui vient déclencher ? Est-ce qu'il y a un déclic ou est-ce que ça se fait au fur et à mesure quand on trouve son pourquoi ? Je pense qu'il y a eu un déclic pour que je me lance à 100%. Et après, c'est un petit peu aussi l'apprentissage de la vie, l'expérience. Donc, je pense que ça se fait au cours avec le temps et les rencontres aussi. Il y a des rencontres qui marquent et qui t'aident à évoluer dans ce que tu fais. Et dans le bien comme... Dans le mal, il y a des rencontres qui peuvent te dérouter et t'engendrer complètement. Est-ce que finalement, ces valeurs, il y a une ambition derrière ? Est-ce que tu l'affiches ou est-ce que tu fais ça discrètement ? Je pense que je fais ça discrètement parce que ce n'est pas vraiment l'essence même du type de contenu que je partage. Par contre, ils sont quand même très clairs de mon côté à titre personnel. J'affiche peut-être plus mes ambitions d'un point de vue sport. où je vais partager mes prochaines courses, mes objectifs comme des semi-marathons, etc. Parce que pour moi, c'est un sujet qui est un peu moins tabou et qui permet aussi aux gens de se motiver dans ce domaine-là. Complètement, oui. Et toi, est-ce que tu sens que les gens voient ça ou est-ce qu'ils ne voient que la camille en surface des réseaux sociaux ? Comment est-ce que tu te connectes à ta communauté par rapport à ses ambitions et ses valeurs ?
- Camille
Je pense quand même que la plupart des gens, ils se rendent compte Et de plus en plus, ils se rendent compte du travail investi. Donc, ils arrivent à imaginer que derrière, il y a des ambitions et des objectifs.
- Janice
Comment tu le vis à l'intérieur, toi ? J'avoue que je ne me pose pas trop de questions. J'y vais, en fait. Je fonce avec le cœur, mais j'y vais. Est-ce que vous, les filles, vous avez ce truc où vous ne vous posez justement pas trop de questions ? Vous y allez, vous ne réfléchissez pas trop ?
- Céline
Je dirais que moi, c'est plutôt l'inverse. J'ai peut-être tendance à trop réfléchir. j'admire beaucoup justement quand il y a quand il y a de l'envie comme ça et puis qu'on arrive à se lancer. Moi, je sais que j'ai besoin de tout planifier, de voir comment je vais faire les choses avant de me lancer. Ça me donne de la confiance de fonctionner comme ça.
- Janice
De manière générale, j'ai une plus grande question à vous poser. C'est quoi votre définition de l'ambition, justement ? Est-ce que c'est oser voir grand ? Est-ce que c'est juste être qui on est ? Est-ce que c'est juste atteindre des objectifs ? C'est quoi l'ambition pour vous ?
- Camille
Moi, je pense que c'est réussir. On se fait souvent beaucoup d'idées mentales,
- Janice
et puis on imagine plein de choses, on dit le jour où, et puis on est beaucoup dans ce rêve imaginaire. Et en fait, je pense que l'ambition, c'est d'oser aller à la rencontre de ça, puis de commencer à le matérialiser, oser mettre le premier pas. Et puis ça, ça fait toute la différence, je pense. Est-ce que vous avez une manière spécifique ? Parce que Camille, c'est les réseaux sociaux, il y a cette dualité entre montrer ce qu'on fait et faire ce qu'on fait dans le privé. Comment est-ce que vous le matérialisez ? Comment est-ce que vous l'exprimez, votre ambition ?
- Camille
C'est pas une question facile. Moi, je suis en forme.
- Janice
Moi, finalement, je pense que c'est aussi dans les actions. Parce que c'est là où tu peux te retourner. Tu te dis, cette année, je pense toutes. Si on regarde en arrière, on se dit, en fait, cette année, j'ai fait plein de choses. Et puis parfois, quand on a la tête dans le guison, on ne voit pas. Et c'est aussi pour ça que c'est important de se mettre des objectifs ou d'avoir des blocs sur l'année. Puis tu te dis, en fait, j'ai vachement avancé quand même.
- Céline
Je pense que l'ambition, c'est avoir peur, mais le faire quand même. c'est ce truc de se dire je pense que la plupart des gens ils attendent de ne pas avoir peur mais en fait non il y a cet adage qui dit la motivation vient de l'action et pas l'inverse c'est exactement ça d'abord agir pour avoir cette motivation et puis te libérer de tes peurs et comme elle disait Camille j'ai
- Janice
eu ce truc cette année où je me suis dit en fait j'ai atteint des objectifs c'était un peu la séquence j'ai fait, j'ai atteint des objectifs et je me suis dit en fait je peux y arriver j'y arrive facilement en fait Merci. Donc j'ai commencé déjà à voir plus grand. Et là, je trouve qu'il y a une autre problématique qui s'ouvre parce que du coup, j'ai commencé à voir un petit peu trop grand. Mais après, si c'est trop grand, c'est de la vision plus qu'un objectif court terme. C'est voir grand sur le long terme. Et c'était me retrouver un petit peu au milieu. Et je trouve que c'est quelque chose qu'on ne peut pas exprimer sur les réseaux sociaux. On ne peut pas venir et dire, voilà, moi, je rêve de devenir Elon Musk. On ne peut pas faire ça. Mais par contre, ça se voit dans nos actions. Et c'est toujours porté par nos valeurs.
- Camille
Oui, ça, c'est un point sur lequel je voulais venir. C'est que pour moi,
- Janice
l'ambition, c'est de savoir atteindre tes objectifs sans te perdre au chemin et être toujours en accord avec tes valeurs. Oui, c'est ça, en alignement. Et du coup, pour ça, Camille,
- Camille
en début d'année, on s'est vues et je voulais te ramener ça. Et peut-être, justement, ça va te faire... Ça va donner envie de fleurir. Ça va te faire avec ce que tu viens de dire, en fait.
- Janice
Oui. Oui. Parce qu'en fait, je rêvais d'être en alignement avec ce que je faisais, ce que je partageais et qui j'étais. Et j'avais le rêve d'habiter dans une maison et qui a commencé à être possible en début d'année. Et maintenant que j'ouvre, j'y suis et j'ai emménagé depuis deux mois. Et on avait fait ça. Et du coup, ce sera pour les petites cacahuètes à la maison. Bang ! Ouais !
- Camille
Cool !
- Janice
Et je me sens alignée avec moi-même et avec ce que je fais maintenant.
- Camille
Je crois que c'est mon plus bel objectif de cette année, au-delà de l'aspect financier et de tout le reste.
- Janice
Est-ce qu'aujourd'hui, selon vous, être ambitieuse ? Je pense que vous, vous avez votre vision de la chose, mais est-ce que ça fait peur aux yeux des gens qui n'en ont pas forcément d'être ambitieux ? Non, moi, je pense que ça peut faire peur, mais c'est peut-être plutôt quand on les envie qu'ils nous font peur. Souvent, quand tu parles de tes projets, quand tu casses les codes et puis tu fais des choses que personne n'a fait, il y a pas mal de remarques. Tu diras, mais en fait, c'est sûr que c'est une bonne idée. En fait, tu peux maîtriser par la peur de l'autre et puis du coup, ça te bloque dans ce que tu as envie de faire. Et je pense que ça peut faire peur parce que ce n'est pas conventionnel.
- Camille
Chouk, à partir du moment où tu... Surtout quand tu commences à en parler de tes ambitions, c'est là où tu vois tout ton cercle autour de toi changer. C'est vraiment le moment où tu as le tournant, où tu vois les personnes qui te suivent un peu là-dedans, justement. Ou les moments où tu as les gens qui, comme Aude disait, soit jalousent un peu, soit ne sont pas du tout dans la même optique et du coup, restent un peu à côté. soit de manière assez sympa, soit en jugeant. Et puis là, c'est un peu plus compliqué.
- Janice
Ça, ce que je trouve fou, c'est qu'au début, quand tu te lances, il y a beaucoup de ton entourage. Il y a des gens de ton entourage qui vont te juger et qui vont limite te dire que tu ne vas pas y arriver. Et après, ce sera les premiers qui seront là quand tu auras réussi pour dire, ouais, en fait, t'as trop assuré, moi, je t'ai soutenu. Puis en fait, au début, t'es droit à l'inverse.
- Céline
Et tout le monde partage cette expérience. C'est vraiment un truc universel. C'est ce que tout le monde dit. Et en même temps, c'est tellement vrai. je me rappelle au tout début quand je me lançais aussi Je voyais ces vidéos de gens qui disaient exactement la même chose et j'étais à mais non moi mon cercle ça va être différent en fait pas du tout pas du tout.
- Camille
Vous avez perdu beaucoup de gens ces dernières années en vous lançant.
- Janice
En fait moi ce que je trouve cool c'est ce que tu disais c'est que souvent tes proches ils vont pas t'encourager et puis même si tu es sur les réseaux ils vont pas forcément commenter ils vont pas forcément être là derrière par contre t'as des inconnus ils vont donner tellement d'amour. Tu te dis mais comment c'est possible et puis en fait ça s'inverse complètement et tu te rends compte que ce que tu partages peut-être que c'est ça répondait pas à ton entourage et c'est aussi pour ça que je pense qu'à fur et à mesure que tu t'éloignes de tout ça.
- Camille
Il y a peut-être une partie de l'entourage qui a peur un peu pour toi, surtout je parle de l'entourage proche qui va rester et après tu as le reste mais la peur je pense aussi peut faire beaucoup.
- Janice
Les premières fois où j'ai été confrontée à ça, c'était vraiment quand j'ai arrêté les études pour aller travailler. On m'a dit tu ne vas jamais retourner aux études. Tu vas finir dépravé, je ne sais pas, parce que tu n'as pas de diplôme, tu ne vas pouvoir faire que caissière ou serveuse et comme ça. Et en fait, non, je pense qu'on suit justement une force de caractère, une ambition, une vision. Et tant qu'on ne la lâche pas, on y arrive en fait. On vise la lune, tu atterras dans les étoiles, il n'y a rien de plus vrai que cette phrase. Alors, on a la chance d'être chez Gilles Varon, un restaurant d'exception situé à Savièse-en-Valais. C'est un lieu qui est à la fois chargé d'histoire et de chaleur humaine, mais surtout avec un mot avec lequel j'aimerais le décrire, c'est l'excellence. Et je pense très sincèrement que vous avez toutes entre vous aussi cette excellence qui fait partie de vos valeurs et qui fait que vous avancez aussi bien dans vos business respectifs. Et du coup, je voulais aussi remercier Laetitia et Gilles qui ont rendu ce tournage possible dans un cadre qui reflète exactement ce que j'avais envie que ce soit, c'est-à-dire simple, vrai, généreux. Et puis surtout, un grand merci à notre seul et unique sponsor Morand, partenaire de cette rencontre. C'est une maison valaisanne qui est assez emblématique et qui soutient des projets locaux. Une belle initiative et vous allez voir que ce midi, on a préparé un cocktail, un clin d'œil déjà au pur jus Cassis qui est fabriqué en Valais. Et qui est surtout le sirop préféré de Gilles. Aude, en 2025, une de tes entreprises a connu un vrai chaos. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu, traverser ce que tu peux nous en dire ?
- Aude
C'est vrai qu'il y a eu une grosse restructuration, donc ça n'a pas été facile.
- Janice
Et puis, il a fallu aussi revoir les rôles, revoir pas mal de choses. Donc, c'était une année d'introspection et puis une année de remise en ordre aussi. Comment est-ce que tu l'as vécu émotionnellement ? Par quoi tu es passée avec toute cette restructuration ? Parce que la manière dont tu nous le dis là, c'est... Ça a l'air d'être simple et facile, mais en vrai, ça a été quand même pas mal de... Il y a eu de l'administratif, il y a eu la gestion de personnes, il y a eu un peu tout ça qui a fait que c'était quand même compliqué. Oui, c'est sûr que ça a été un peu par tous les montagnes russes. Et puis en fait, ce n'est pas évident parce que souvent, on dit qu'il faut quand même prendre du recul entre son business et qui on est. Et en fait, je trouve que ça, c'était peut-être la partie la plus difficile, de réussir à prendre de la hauteur et puis à se regarder. avec un peu de recul et se dire en fait c'est que entre guillemets en business mais quand tu mets toute ton âme que tu as aussi mis toutes tes valeurs c'est vrai que c'est pas toujours évident donc oui en fait il faut naviguer dans la tempête et puis souvent on dit que le bateau il a tangué mais il a pas coulé donc il faut aussi savoir que la tempête elle va finir par s'arrêter. C'est beau ce que tu nous dis parce que du coup t'es encore dedans foncièrement Enchantée ! Tu as une certaine étape de tout ce qui se passe. Quel recul tu as ? Parce que ça fait quand même quelques mois que ça dure. Quel recul tu as ? Et qu'est-ce que tu conseillerais à la Aude qui est en train de rentrer dans cette étape-là du début d'année ? Déjà, je lui dirais de... Je serais peut-être plus douce avec moi-même. Et je pense que tu as fait vraiment partie de l'entrepreneuriat. En fait, il ne faut pas oublier qu'on est là pour tout le temps régler des problèmes. Je pense que c'est vraiment notre rôle d'entrepreneur. Et puis... En fait, ça fait partie de mon quotidien. Et si je continue, je ne peux pas me dire qu'il faut que j'arrête. C'est un mauvais choix stratégique parce que ce n'est pas le cas. Je pense juste que c'est bien de remettre de l'ordre. Et de toute façon, le chaos fait partie aussi du chemin. Donc, je pense que quand tu le traverses juste, ça t'aide justement à y voir plus clair. Ça t'ouvre des nouvelles perspectives. Et puis, tu sais, c'est comme quand il y a une pola qui brûle. Souvent, on dit que quand elle brûle, c'est pour qu'elle puisse connaître de ses cendres.
- Camille
Et puis je pense que ça fait aussi partie de la nature des cycles, donc il faut aussi l'accepter.
- Janice
Est-ce que ça s'anticipe ou est-ce qu'il y a vraiment des choses, c'est pas possible d'anticiper ? Non,
- Camille
moi je pense pas. Je pense que c'est comme la vie en fait. Des fois, il y a un truc qui te tombe sur le condamné et puis c'est forcément dans le moment où tu as beaucoup de projets. Et puis voilà, je pense qu'il faut accepter que du jour au lendemain, il y a tout qui peut changer. Je pense qu'il faut aussi l'accepter comme un vrai cadeau.
- Janice
Moi, pour être honnête avec vous, depuis que j'ai commencé, je n'ai pas connu des phases où je n'ai pas eu des gros problèmes. Je n'ai jamais rien eu de grave qui m'en soit arrivé dans le business. Et ma nature anxieuse va faire que je vais énormément anticiper les choses et me dire « et s'il y a ça, et s'il y a ça, et s'il y a ça ? » qui est d'ailleurs, je trouve, un poids mental à supporter un petit peu tous les jours. Et du coup, j'ai quand même des moments… où je me dis que c'est difficile. Est-ce que selon vous, les filles, il faut tomber ? Il faut vraiment toucher le fond pour se redéfinir, pour vivre mieux les choses. Est-ce que c'est important de tomber finalement ?
- Camille
Je ne pense pas que tomber, c'est le plus important. Mais je pense que tu ne peux pas être entrepreneur et pas être dans ce milieu-là si tu ne sais pas rebondir, quoi qu'il se passe. Que ce soit du positif, du négatif. Mais si tu n'as pas cette capacité de rebondir, c'est là où finalement... Donc, s'il se passe quelque chose de mal, tu te laisses couler, etc.
- Céline
Je pense aussi que c'est ça qui fait que tu réussis. Parce qu'en fait, au final, tout le monde tombe à un moment donné ou à un autre. Donc, la partie sélection, en fait, elle se fait sur qui est-ce qui va se relever. Et clairement, c'est super important de développer des capacités de résilience. Moi, je vais faire une petite référence à ma mère qui est entrepreneur, qui a coulé 7 business. 7. J'ai vécu ça toute mon enfance, en fait, puisque j'étais avec elle. Donc, moi, les hauts et les bas de l'entrepreneuriat, je les ai vécus plein pot. Et au final, au huitième, c'est là où elle a tout pété. Et voilà, cette fois.
- Janice
C'est beau ce que tu dis, parce qu'il ne faut pas oublier. Moi, je ne sais pas si ça t'a parlé de ma personnalité, mais j'ai l'impression que je dois souvent aller au fond du truc et puis je dois aller bien bas pour rebondir. Au début, tu te dis, mais pourquoi ça m'arrive maintenant alors qu'il y a tout qui était bien, que c'était agréable. Tu es dans le confort, donc tu n'as pas envie d'aller dans l'inconfort. Mais deux ans après, tu te retournes justement et tu te dis... Heureusement que ça arrivait parce que peut-être que je n'avais pas vu les signaux et puis c'est exactement ça dont j'avais besoin. Je pense qu'il faut aussi faire confiance à ça parfois. C'est son chemin de vie. Complètement, complètement. Après je pense qu'on a différentes manières de considérer tomber en fait et à quelle profondeur on va parce que c'est pas pour tout le monde pareil. Je me rends compte que la fameuse résilience, parce qu'on en parle tous en tant qu'entrepreneur, enfin tout le monde se dit il faut être résilient, il faut être résilient. Et moi, par exemple, il n'y a pas longtemps, il y a un partenaire qui a souhaité arrêter une de nos collaborations, qui ne se passait pas de manière optimale. Et c'est vrai qu'il y a un an, deux ans en arrière, ça m'aurait détruit d'avoir quelqu'un qui veut arrêter de travailler avec moi. Et aujourd'hui, j'ai compris pourquoi et j'ai accepté. Et puis, on a rompu le contrat. Et puis, voilà quoi. Mais du moins, je me dis, finalement, est-ce que la résilience, elle ne t'empêche pas de tomber de plus en plus bas et d'être... Moi, j'ai vécu quelque chose de similaire et en fait, j'ai... Je me suis fait un petit peu en tournouper dans un contrat. Du coup, je me suis rendue compte au dernier moment avant de signer. Et j'ai réclamé les conditions qui étaient discutées au préalable. Et on m'a dit non, ce n'est pas possible. Donc, j'ai laissé couler. J'étais super déçue parce que j'avais mis tout mon cœur dans ce partenariat. Et au final, au courant de l'année, j'ai eu quelque chose d'encore mieux, que ce soit au niveau des valeurs et d'un point de vue financier aussi. Et là, je me suis dit, OK, je n'aurais pas dû me mettre dans tous mes états au final parce que la vie elle te prévoit quelque chose de... Peut-être encore mieux.
- Camille
Mais c'est souvent le cas. C'est dur à accepter. C'est qu'on a un renoncement, même si c'est pour un appart ou quoi, tu te dis,
- Janice
c'est exactement ce que je voulais, tu te rends compte six mois après que tu n'aurais pas voulu être ailleurs. Et c'est dur de l'oublier, parce que quand tu es dans le moment, tu es tellement vide que...
- Céline
C'est important d'avoir confiance en l'avenir. Après, on rentre dans des discussions spirituelles et tout ça, mais avoir confiance en l'avenir et en sa capacité à gérer quoi qu'il arrive, ça, je pense que « trust the process » , c'est exactement ça. C'est vraiment la phrase. Et ça, c'est vraiment quelque chose qui permet de tout traverser.
- Janice
Est-ce que je peux vous poser une question aussi ? Oui, allez-y. Je trouve que ça rebondit sur le fait qu'en tant qu'entrepreneur, on arrive à faire les choses toute seule. On a ce côté indépendance et moi, je ne sais pas vous, mais moi, ça m'a aussi rassurée de me dire que si je tombe et qu'il n'y a plus rien, en fait, demain, peut-être j'ai les idées et puis en fait, je peux me remettre en route. Donc, je pense que ça nous donne du pouvoir aussi. On se sent un peu intouchable sur les bords dans le sens où, quoi qu'il arrive, on sait qu'on va pouvoir y arriver d'une manière ou d'une autre, en fait. Je ne sais pas si c'est un peu tête brûlée, mais moi, je me sens aussi comme ça. Je me dis, si ça coule, je redémarrerai avec autre chose. En fait, à ce jour, je sais créer un produit, le vendre, le marketer et puis trouver une audience. J'ai fait à multiples reprises et du coup, je me dis en fait, qu'est-ce qui peut m'arriver ? Le pire, tu licences tout le monde et puis tu fermes les portes et voilà quoi.
- Camille
T'as pas envie, mais... T'as pas envie, mais... Et puis voilà, c'est parce qu'il y a cinq ans, tu vois,
- Janice
j'avais pas cette capacité ou j'avais pas cette conscience-là de moi. Et puis du coup, ça aggrave aussi, je pense, complètement.
- Camille
Je crois que les meilleures idées que j'ai eues dans mon business, c'est les moments où j'étais limite en train de chercher des petites annonces sur LinkedIn de job. et plusieurs fois d'un coup j'étais ah bah non là j'y arriverai pas c'est la merde je vais retrouver un job et puis voilà Parce que pression financière, pression de plein de trucs. Et à ce moment-là, je regardais. Et puis après, je regardais un peu les salaires qu'ils proposaient, des trucs comme ça. Je me disais, ouais, mais si je crée ça et que je le vends tant de fois, en une semaine, je me fais ce que je peux me faire en un mois. Et puis, en fait, c'est là où tu as les idées, que tu te bouges les fesses, entre guillemets, et que tu fais les choses et tu rebondis, quoi.
- Janice
Complètement, ouais. Et du coup, par rapport à ça, j'ai une question pour vous. Vous savez, il y a beaucoup de... J'ai entendu plein de fois ça dans les podcasts, entrepreneuriels, etc. On va vous dire... que les Français, parce que c'est souvent France-États-Unis qui est comparé, les Français vont mal considérer l'échec, c'est mal vu d'avoir un échec, alors qu'aux États-Unis, ils mettent, ils embrassent ça, que c'est bien d'avoir l'échec. J'arrive pas à ce jour à déterminer qui, est-ce que l'échec est bien ou pas, en fait. J'arrive pas à savoir comment est-ce que je considère l'échec. Vous, c'est quoi votre rapport à l'échec ?
- Camille
C'est jamais agréable. Quelle que soit la finalité, c'est jamais agréable de passer par un échec. Mais je pense que c'est une manière d'apprendre aussi. En fait, le plus important, c'est de garder vraiment les apprentissages que ça va te donner pour ne pas les reproduire. Et à chaque échec, d'avoir potentiellement un nouvel apprentissage, mais de ne pas... Si tu fais trois fois le même échec pour trois fois les mêmes raisons, là, potentiellement, il faut te poser des questions. Mais si à chaque fois, c'est pour des raisons différentes, au bout d'un moment, ça fonctionne, quoi. Parce que tu ne fais plus ces heures-là.
- Janice
Moi, je pense que la folie, qu'on ne pourra pas faire d'échecs. C'est impossible, sinon c'est impossible, tu ne peux pas. Céline, toi, ça fait quelques années maintenant que tu évolues dans le monde de la tech. Donc du coup, de par ta position, tu côtoies quand même des grands décisionnaires et tu en es une toi-même. Comment on s'affirme dans un milieu comme ça ? Quelle place on peut avoir en tant que femme ?
- Céline
C'est une très bonne question, une question que je me suis posée pendant de nombreuses années. Et je vais mentionner quelque chose que toi, tu as mentionné avant Camille. Je pense que c'est important de bien connaître son identité. Et j'aime beaucoup le monde du business pour ça, surtout quand on est entrepreneur, où en fait, on va dans le business pour réussir initialement et en fait, on se découvre tout au long du chemin. Et je pense que le business, c'est une forme de miroir de soi où à travers les difficultés, les événements positifs, etc., on en apprend beaucoup sur soi. Et je pense que le leadership ou se faire une place, etc., c'est quelque chose qui se construit en fait. Et c'est pas on débarque, ça y est, on est leader, on sait comment faire. On en apprend sur soi et on en apprend sur son style de leadership. On en apprend sur quel type de personne on a envie d'incarner dans le business. On en revient aussi à la question des valeurs. Et je pense que plus on en apprend sur soi, plus on peut s'affirmer. Parce que s'affirmer sur une identité qui n'est pas construite, c'est construire dans du sable. Je pense que c'est important de poser les bases de sa maison, c'est-à-dire qui je suis, quel type de leader j'ai envie d'être, comment est-ce que j'ai envie de m'imposer dans ce monde-là, et ensuite de double down, de s'affirmer là-dessus. Et ça,
- Camille
je pense que c'est important.
- Janice
Donc il y a une question de valeur et d'identité, mais il y a un état d'esprit aussi, parce qu'on ne peut pas y aller sans un état d'esprit positif par rapport à... à cette passe qu'on veut avoir, en fait. On ne peut pas partir perdant, en fait. C'est aussi ça, je pense.
- Céline
Clairement, et je pense qu'avoir des rôles modèles, c'est super important. J'ai parlé un peu plus tôt de ma mère. Je pense que sans elle, je n'aurais pas du tout eu la confiance que j'ai. Je pense parce que, de manière générale, les femmes, on part avec un déficit de confiance qu'il faut combler. Moi, j'ai l'impression d'avoir passé ma vingtaine à combler un retard de confiance. que des personnes du sexe opposé peut-être n'avaient pas. Et donc, Dieu merci d'avoir un soutien aussi autour de soi. Moi, j'ai eu mes premiers fans à la maison, mon papa, ma maman, qui m'ont encouragée à viser plus haut et à me dire, si, c'est possible. Mais aussi réaliser que la chaise, c'est toi qui l'amènes à la table. Il n'y a personne qui va te la donner. Et si toi, tu ne te promeux pas toi-même, il n'y a personne qui va le faire pour toi. Et je pense qu'une fois que tu as réalisé ça... Et que tu es consciente que tu ne dois pas nécessairement parler fort.
- Janice
Faire des coudes, oui. Mais oui,
- Céline
te faire ta place. Oui,
- Janice
complètement.
- Céline
On ne va pas te la donner.
- Janice
Moi, je dis souvent, parce qu'il y a plusieurs sujets là, mais je dis souvent, il y a la phrase, derrière un grand homme, il y a une grande femme. Moi, je trouve aussi que derrière une femme, en tout cas, derrière moi, il y a un soutien énorme, et c'est mon copain. Et je me dis que je ne serais pas capable d'autant... performer et de prendre ma place si j'avais pas quelqu'un derrière qui me soutenait, qui croyait en moi, qui à aucun moment me descend par peur de mon ambition ou par peur de là où j'ai envie d'aller. Ça passe par différents types de personnes, mais moi, c'est clairement la personne qui partage mon quotidien. Et toi, dans ce sens, du coup, alors t'es à Zurich, t'as fait aussi plusieurs endroits, t'es à l'UPFL aussi de temps en temps grâce à tes projets. Donc t'as développé un réseau qui est quand même important. Ce que j'aime bien aussi en discutant avec toi, c'est que t'as les valeurs tellement fortes. dans ta manière de réseauter ou de rencontrer des gens ou d'être avec des gens. Tu vas vraiment sélectionner les gens que tu choisis. Est-ce que c'est important ? À quel point le réseau, justement, il est important et ça fait partie d'une stratégie pour prendre sa place, finalement ?
- Céline
Là-dessus, je suis bien affirmée. Pour moi, je pense que, étant donné l'ère dans laquelle on va, si on réfléchit avec l'avènement de l'intelligence artificielle, Pour moi, le degré de ce qui va être produit, le degré de qualité, en fait, il va s'aligner en fonction de qu'est-ce que l'intelligence artificielle est capable de produire. Et donc, ce qui va te différencier toi en tant qu'humain, c'est à quel point tu es connecté. Juste dans le monde du business, je vois la difficulté aujourd'hui, c'est pas de produire. La production, elle est facilitée, tu trouves des personnes, il y a des ressources. Ce qui va faire la différence, c'est par exemple, comment est-ce que tu vas rentrer en contact avec tel décisionnaire de grande boîte parce que tu dois closer un deal avec lui. Donc, tout ce qui est compétences... humaines, que ce soit réseau, que ce soit capacité de négociation, que ce soit capacité à te relationner avec les personnes de ton entourage, ça pour moi, aujourd'hui, c'est des compétences qui sont juste indispensables. Et non-replaçables par l'intelligence artificielle. Et qui vont même prendre en valeur avec le temps. Moi, aujourd'hui, je suis assez splitte là-dessus. Mon réseau, je l'ai concrétisé par vraiment une base de données. J'utilise mon logiciel de gestion de projet, vous pouvez utiliser ce que vous voulez, mais J'ai vraiment mis de l'intention et de la conscience là-dessus où je documente tout, mais tout, tout, tout. Qui est en contact avec qui ? Dans quel secteur d'activité ils sont ? Quel est le lien avec tel projet ? Et ça me permet comme ça d'avoir une vue d'ensemble sur mon réseau. Si vous me dites aujourd'hui que vous utilisez LinkedIn, pour moi, c'est juste pas possible de traquer avec LinkedIn. Il faut vraiment avoir un système.
- Janice
Oui, sa base de données, son propre CRM. Sa base de données,
- Céline
son propre CRM. et L'utiliser religieusement.
- Janice
Surtout que toi, t'en as besoin parce que la levée trans, c'est compliqué. C'est que ça. Donc t'as besoin d'être hyper sharp, encore plus à cause de l'histoire de la levée trans.
- Céline
Et intentionnelle, avec qui je passe du temps. Et c'est pas qu'être intéressée ou quoi que ce soit, c'est juste être alignée avec ses objectifs et la manière dont tu distribues ton temps dans ta semaine. Les filles,
- Janice
j'ai une question un peu à vous poser, parce que ce que j'aime chez Céline, c'est Tu as vraiment une incarnation du leadership. On te sent puissante, mais je n'ai jamais eu le moment... Non, mais c'est vrai, on te sent puissante. C'est vrai. On te sent puissante, mais à aucun moment, j'ai l'impression que tu débordes et qu'on voit quelqu'un qui fait trop. Et je trouve que tu maîtrises vraiment bien cette limite. Est-ce que c'est possible d'être ambitieuse sans sacrifier la femme qu'on est, la douceur qu'on peut avoir et la sensibilité ? Oui, du coup. Vous avez déjà dépassé les bornes ou vous vous êtes dit « Tu ne lâches pas un oeil » . Moi,
- Camille
je pense que ça fait justement notre force.
- Janice
Peut-être qu'on a aussi ce côté plus nuancé, comme tu disais avant, on réfléchit peut-être un peu plus. Moi, je pense que c'est une force. Par contre, là où ça devient une faiblesse, c'est si on veut faire comme. Parce que souvent, tu as ce truc, il faut être une badass. Tu as un peu ce... Ces trucs d'inspiration, des fois c'est très masculin comme énergie. Tu peux un peu te perdre là-dedans, mais tu as l'impression que tu dois être dure, tu dois être ferme. Et je pense que c'est un équilibre à trouver, et puis tu peux te perdre là-dedans au début. Ça vous est déjà arrivé de vous retrouver dans la peau d'un requin ? Tout d'un coup, vous vous dites, c'est trop. Oui,
- Camille
c'est pas moi. Non, mais la grande force,
- Janice
c'est de savoir s'adapter en fonction de la situation. Puisque ça, ça rend bien service.
- Céline
Et l'énergie masculine, par rapport à ce que tu disais, moi, j'ai beaucoup été là-dedans. J'ai grandi, mon rôle modèle, ma mère, est quelqu'un qui est énormément dans l'énergie masculine, la puissance, la rapidité, très tranchée, pensée dans la blanche, etc. Et j'ai beaucoup été là-dedans. Et étonnamment, ça marche beaucoup mieux pour moi dans le business depuis que je suis plus dans mon énergie féminine. Alors que je suis dans un milieu très masculin, plus je suis féminine, plus ça se passe mieux. Et je dirais même, les qualités féminines dont tu parlais, notamment l'écoute, l'écoute, c'est pour moi l'arme silencieuse la plus puissante en négociation. Et souvent, t'es face à des gens qui parlent trop, mais c'est bien, ils donnent plein d'informations. Et quand tu bosses sur des deals, là j'ai un deal, j'en peux plus, ça fait un an que je bosse dessus. C'est plusieurs millions qui sont en jeu. Quand tu bosses sur ce genre de deal, la moindre information que tu as, ça peut te mettre... Ça peut te faire pencher la balance dans ton côté et c'est ça qui va te faire gagner. Donc ces qualités-là, je trouve, c'est un super pouvoir et en fait,
- Camille
on ne s'en bat pas contre ça.
- Janice
Et c'est quoi l'autre extrême du coup ? Parce que je crois qu'on a tous à table cette énergie masculine et narcissique. Je ne crois pas qu'on pourrait...
- Camille
On pourrait pas imaginer ce nom.
- Janice
C'est vrai qu'en début d'année, j'avais fait un profil énergétique et elle m'avait dit que j'étais dans une phase plus dans la masculinité.
- Camille
C'est fou parce que j'ai cherché ça.
- Janice
Ouais, t'as envie de prouver,
- Camille
tu vois. Pas prouver, mais t'as envie. J'ai dit avant, j'ai réussi mes objectifs, peut-être que j'ai envie de gagner.
- Janice
Peut-être que j'étais dans cette phase-là. J'avais déjà été dans l'inverse, du coup. Genre vraiment, c'est la phase... Il n'y a pas l'énergie masculine. Je vous pose la question parce que je me demande à quoi ça ressemble. C'est sûr que si tu n'es que dans la créativité et que tu rêves toute la journée, de nouveau, tu ne peux pas concrétiser. Donc, je pense que tu es en équilibre.
- Camille
Je ne l'ai jamais été, je pense, mais j'ai beaucoup vu de personnes au début de mon aventure entrepreneuriale qui étaient un peu là-dedans. Et le pire qu'il y avait, c'était le fait qu'elles n'osaient pas. Elles n'osaient pas faire les choses, elles n'osaient pas demander, elles n'osaient pas aller vers les gens. Et en fait, moi, c'est un des trucs qui a fait que beaucoup de choses se sont débloquées pour moi, c'est oser aller un peu ouvrir des portes qui avaient l'air fermées. Et vraiment, genre, en les enfonçant plusieurs fois, même des fois, on en avait discuté dans le podcast, on en avait fait ensemble, mais même quand il y avait un non, j'y retournais, parce que j'étais sûre de mon idée, et puis ou deux, trois non, après j'avais un oui.
- Janice
Ça fait beaucoup de l'environnement dans lequel tu évolues en étant enfant, je trouve.
- Camille
Oui, oui.
- Céline
Je ne sais pas pour vous, mais moi, il y a des fois, je tombe dans cette énergie féminine, pas parce que j'ai décidé, mais il y a des fois parce que je suis fatiguée d'être dans mon énergie masculine, quand toute la journée,
- Camille
l'idée, tout le monde m'a changé. Je rentre à la maison, j'ai juste envie d'être toute douce, d'être tranquille, et d'incarner un peu plus cette douceur et ce rythme peut-être un peu plus posé.
- Janice
C'est complètement vrai. Ça, ça fait beaucoup avec le cadre que tu as à la maison aussi, je trouve. Oui, oui. Je trouve qu'on parlait du valet avant, mais... Le fait d'être en Valais, de sortir, d'avoir les vaches, d'être à la campagne, moi ça me recentre vraiment. Je pense que c'est comme ça que j'arrive à faire autant de choses, à être vraiment recentrée. Et si je reviens par rapport à la question du réseau, on est toutes quand même très digitales. Quand on est dans le digital, on a tendance à être isolés, parce que du coup on est un peu seuls derrière notre écran. Ce n'est pas comme si on avait tous les jours plein de collègues. Est-ce que vos réseaux respectifs vous apportent Comment ça se matérialise quand on est végétalisé ? Et qu'est-ce qui vous apporte ? En fait, ce qui est bizarre, c'est que chaque personne a une influence différente. Par exemple, mes amis vont m'aider à me recentrer, peut-être à retrouver, je ne sais pas, beaucoup de simplicité dans ce que je fais. Et puis, par exemple, dans le monde du business, j'ai peut-être des gens qui vont pouvoir m'amener à rencontrer d'autres gens qui sont intéressants pour développer mon business. Et même dans le business, j'ai des gens qui m'amènent vers une... introspection de moi-même, un peu plus dans la spiritualité, par exemple. Et du coup, chaque personne a vraiment une casquette hyper différente. Oui.
- Camille
Je ne sais pas si tu ressens ça, mais pour le temps, il y a quand même, si on parle de réseaux sociaux, une bonne base de personnes qui te suivent. Moi, j'ai remarqué aussi que ces personnes-là, justement ce réseau-là, c'est les personnes qui vont finalement être un gros moteur. Parce que c'est ceux qui vont venir t'apporter de... Alors, pas tous, mais en général,
- Janice
ceux qui te suivent assidûment, c'est ceux qui sont plus positifs, etc. Et c'est ceux qui vont te faire sentir que ce que tu fais, c'est génial, que ce que tu fais,
- Camille
c'est bien. Quand tu as la chance de les rencontrer en vrai aussi ou des choses comme ça, c'est là où tu dis « Waouh ! » Mais en fait, il y a ces gens-là derrière et tout. Je trouve que c'est une force incroyable.
- Janice
C'est assez déroutant au début. C'est bizarre, oui.
- Camille
Mais c'est puissant.
- Janice
Ils connaissent ta vie et puis... Il y avait un... Je ne sais plus.
- Camille
Mais savoir que tu as un impact. Oui, c'est ça. Que ce que tu fais, c'est un impact. Parce que au final, tu fais tes trucs, tu es derrière ton écran, tu ne te rends pas trop compte.
- Janice
Quoi ?
- Camille
Et quand tu vois l'impact que ça a, parce que les gens te le disent, c'est... C'est vrai que des fois,
- Janice
je me disais, en fait, mon métier, il ne sert à rien. Tu vois ? C'est trop triste, mais je ne sers à rien. Puis après, quand il y a des gens qui t'écrivent, ah, j'ai fait juste cette randonnée, j'ai trop aimé, j'ai passé un bon moment. déjà tu dis ah ça a quelque chose parce que du coup j'aurais fait découvrir quelque chose et j'aurais fait ressentir des émotions Juste qu'ils disent « Ah ben, ça m'a été plaisir de te voir aujourd'hui. » En fait, tu te dis « ça repart et peut-être que j'apporte un peu de bonheur. » Ça, ce que vous dites, finalement, c'est un peu de l'énergie féminine, du coup. Je ne sais pas trop si l'énergie masculine, elle en va sans ça.
- Camille
Tu sais que moi, j'ai beaucoup d'hommes qui me suivent.
- Janice
Ouais ? Enfin, beaucoup. Non, j'ai quand même 7% de femmes, j'abuse un peu. Mais il y a trop beaucoup d'hommes. Les hommes ont plus tendance à venir vers moi, pardon, quand ils me disent « Hé, je veux suivre ma copine. On aime trop ce que tu fais. Viens, on fait une selfie. » Et je riserai de Nadine donc mon copain. Et donc, ils osent plus dire qu'ils te suivent. Les filles,
- Camille
elles semblent plus gênées d'avouer qu'elles te suivent sur les réseaux. Des fois,
- Janice
j'ai des discussions avec des filles, et moi, je ne pars pas du principe que tu sais ce que je fais. Et au fil de la discussion, je comprends qu'elles savent tout de ma vie, mais qu'en fait, elles n'ont pas dit, tu vois. Ah non, ça m'est déjà arrivé. Tu racontes, tu vois. Ou les gens, souvent, ils te fixent dans la rue. Ils te reconnaissent.
- Céline
Ça, c'est le prix de...
- Janice
De la prière de la fame ! C'est plus agréable quand on vient dire « Hey, salut ! » Oui, ouais. Quand tu fixes, t'as l'impression qu'on est en train de bicher sur toi et toi t'es là « bon » .
- Camille
Tu sais pas si c'est positif ou négatif. Bon ça, ça m'a jamais arrivé d'avoir l'impression qu'on te fixe, mais...
- Céline
C'est Joey souvent qui se dit...
- Camille
Et des gars qui se regardent. Tu m'avais dit une fois dans le train, avec quelqu'un qui a des 100 000 abonnés. Je sais pas... Ou alors que tes pubs elles font 500 000 vues par année.
- Janice
Et puis tu sais que t'es pas rendu compte parce que de nouveau tu disais « c'est pas matériel » , tu vois. Oui, et puis t'es rendu compte que quand tu vois 100 000, en fait c'est un super baissement.
- Camille
Tu ne sais pas ce que ça fait, c'est pas grave.
- Janice
Donc oui, c'est là aussi que tu réfléchis à ce que tu dois dire à ton impact.
- Céline
Juste pour en revenir sur les personnes qui t'utilisaient du réseau, moi je trouve tellement important d'avoir des personnes qui t'inspirent, qui sont proches de toi. Pas seulement celles que tu vois en se commentant sur Instagram, mais justement au quotidien. Je sais qu'il y a des gens, c'est mes puits d'énergie, dans le sens où je vais épuiser mon énergie d'eux parce qu'ils en ont beaucoup. Après, il y a d'autres gens qui t'aiment ton énergie, mais j'adore m'entourer de personnes. Je sais que j'ai mes personnes dans mon entourage, je les connais. Toi, t'en fais partie, tu vois. Non, mais c'est vrai, le genre de personne qui est vous aussi, du coup, maintenant, mais... De voir qu'il y a d'autres personnes qui entreprennent, qui sont positives, qui sont... Moi, une journée comme ça, ça me remplit. Je rentre le soir, c'est pantalope. T'as une idée, là ? Ouais, c'est ça.
- Janice
T'as pas écouté, c'est une dion. Ouais,
- Céline
c'est bon.
- Janice
Mais là... Mais tu vois, du coup, c'est intéressant parce que tu parles aussi des gens qui nous suivent, mais c'est aussi les gens comme nous. Tu rencontres, en fait, des entrepreneurs, des gens sur les réseaux. Et je sais pas vous, mais en tout cas, moi, aujourd'hui, mon entourage, c'est que des gens qui souvent entreprennent. J'ai plus beaucoup de personnes. Parce que du coup, ils ont les mêmes enjeux et puis tu as les mêmes problématiques. Et souvent, c'est des gens qui viennent te nourrir, en fait. Et je crois que comme tu es fatiguée aussi à la fin de la journée, tu as besoin de ça. Et puis, je ne pense pas que ce soit égoïste, mais... Moi, j'ai arrêté beaucoup, beaucoup de relations. Mais vraiment, encore là, ces deux dernières années, il y a pas mal de gens que j'ai... Oui, j'ai un peu de... T'aurais perdu de... Ouais, c'est ça. C'est dur, hein ? C'est l'inverse. C'est vrai que j'ai plus de gens qui ne sont pas entrepreneurs qui m'entourent. mais c'est des gens que je connais depuis très très jeune tu vois et en fait ça me permet aussi de sortir de ce milieu là et d'avoir les pieds sur terre et puis je sais pas de m'inspirer de leur vie du quotidien qui est parfois je pense plus simple qu'en tout cas la mienne et de puiser des idées là dedans dans leur vraie problématique du quotidien. Tu vois mon copain il me dit tout le temps essaye de voir des gens qui entreprennent pas, qui font autre chose et tout, il me dit pour comme ça ça déconnecte mais moi je suis dans une actuellement je suis dans un mood où j'ai pas envie, c'est très difficile j'ai pas Merci. et dès que je suis avec des gens qui ne entreprennent pas qui sont dans une autre dynamique dans un autre niveau, j'ai une patience ultra limitée et j'ai envie de retourner je pense que c'est un peu toxique en ce moment mais c'est comme ça et c'est vrai que parfois quand je passe du temps avec des amis qui ne sont pas dedans mais des vrais amis qui me nourrissent, c'est une parenthèse dans le temps, c'est assez fou quand même la déconnexion que ça va provoquer donc ouais personnellement je me sens en décalage tu vois avec Donc... Avec les amis que j'ai de longue date, parfois je suis en décalage. Quand tu es à 21h,
- Camille
je leur dis moi je rentre parce que demain, dimanche matin, je vais bosser. En fait, c'est ça qui me fait kiffer. Plus que de passer la soirée jusqu'à minuit. Avec des school talk. À traîner.
- Céline
C'est ça,
- Camille
une journée comme ça. Des personnes justement avec qui t'as pas autant de plaisir et avec qui t'as pas les mêmes sens d'intérêt et tout,
- Janice
tu rentres mais t'es lessivée. Oui tandis que là, comme on a dit, on sera dans la voiture quand elle arrive et puis ça va être trop énergisant.
- Camille
Nous on lessivait quand même un petit peu mais...
- Janice
Mais toi t'as la plaie d'expliquer ce que tu fais. Ouais c'est ça. Moi j'ai plus le temps d'expliquer ce que je fais de mes jours. Bon alors hier t'as été là, rentre-toi. Oui oui, plus ou moins.
- Camille
Est-ce que c'est un problème que tu vois, c'est ce côté où on se suit et puis peut-être que tu ne peux pas partager en direct ?
- Janice
Non, mais parce qu'en vrai, il y a tellement de choses aussi que je ne montre pas. Et puis, je poste aussi beaucoup en décalé. Ça veut dire que ce que je poste, c'est des choses que j'ai vécues il y a deux, trois semaines. Donc, on le voit, mes amis,
- Camille
j'ai toujours des trucs à raconter.
- Janice
Je pense que le dernier truc que j'aimerais dire par rapport à cette histoire de réseau, c'est qu'au tout début, moi, quand j'ai commencé, j'ai cherché vraiment à me connecter avec un maximum de monde. d'ailleurs je vais dire Je vais dire les noms parce qu'on ne va pas se cacher, mais j'avais envoyé un message à l'époque à Méline Borrajo. À l'époque, elle avait 40 000 abonnés. Aujourd'hui, elle en a plus de 130, un truc comme ça, au moment où on tourne. Et je l'avais demandé, en fait... Je crois que je lui ai proposé qu'on se voit, qu'on fasse du contenu, un truc ensemble. Et en fait, elle ne m'a pas envoyé bouler, mais elle m'a un peu envoyé bouler. Elle m'a répondu une semaine après. Déjà, j'avais super mal pris parce qu'elle avait répondu une semaine après. Et elle m'a dit... Oui, elle était très vague, mais... Aujourd'hui, avec le recul, je comprends de ouf. Et maintenant, c'est moi qui dois dire non parce que je dois tellement préserver. Déjà, j'ai un temps ultra limité parce que j'ai beaucoup de clients, j'ai beaucoup de choses à faire, team à gérer, business à faire grandir, stratégie, ma vie à moi, mes hobbies, tout ça. Et du coup, je ne peux plus. Et c'est horrible. Des gens, à l'époque, qui mettaient une semaine à répondre à leurs messages, je ne les comprenais pas. Maintenant, c'est devenu moins. C'est ça.
- Camille
En fait, tu ne te rends pas compte, mais tu passes ta journée à répondre à des mails, à des clients.
- Janice
Et puis le soir, tu rentres et t'as 15 WhatsApp. Et ça, c'est pas... Enfin, je trouve que moi, encore aujourd'hui, c'est une partie avec laquelle j'ai beaucoup de difficultés. En fait, t'as envie de couper ce que tu dis, c'est quand même important.
- Céline
Moi, j'ai l'impression d'avoir réussi à mettre de côté cette culpabilité, parce qu'avant, je me sentais coupable, parce que j'aime bien répondre rapidement aux gens, tu vois. Vu que je le faisais pas, j'étais là, c'est pas bien, je réponds pas, et tout. Et maintenant, je crois que j'ai let go de ça, et je suis là, genre, juste, c'est pas physiquement faisable. enfin c'est juste C'est pas possible, il n'y a juste pas assez de temps dans une journée pour tout répondre. Même les emails maintenant, il y a des fois les gens ils te savent, genre juste tu m'appelles si c'est vraiment urgent. Parce qu'en fait, ma valeur ajoutée elle n'est pas d'en taper sur un clavier pour répondre à 100 emails dans la journée.
- Janice
Moi c'est ce que j'ai appris cette année en délégant. En fait déjà, là pour Zipoilé aussi on a dû faire un organigramme, on a établi les profits que j'allais chercher l'année prochaine pour faire grandir la boîte. qui est-ce que je prends en Suisse, qui est-ce que je prends à l'étranger, etc. Enfin, quel type d'autotrophile. Et en fait, la personne que j'ai pu m'aider à faire ça, elle m'a clairement mis dans un rôle de dirigeant en disant... Parce qu'en fait, moi, j'étais très... Oui, alors ça, ce serait bien pour la fin d'année. Et puis elle m'a dit, non, non, en fait, ça commence en janvier, si tu veux que ce soit comme ça en fin d'année. Et elle m'a mis dans ce truc de préservation d'énergie, de comprendre la valeur de mon temps. parce que si je suis capable de faire 6-700 000 francs de chiffre d'affaires à l'année, ce n'est pas que mon taux horaire est à 900 francs de l'heure. mais c'est que je suis capable de générer une ressource qui va me péjorer si je fais moins bien que ça, en fait. Et toutes ces choses-là, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, ça a devenu crucial de choisir avec qui tu travailles, qui tu choisis dans ton courage, tes amis, tes proches, avec qui tu passes du temps, avec qui tu ne passes pas du temps. C'est très autent, mais c'est très réel, en fait.
- Camille
Moi, je ne pense pas que ce soit autent. Oui,
- Janice
je pense que ce n'est pas autent.
- Céline
Et je pense qu'on se juge beaucoup sur certaines choses où, au final, non, c'est juste que ça fait partie du game. Donc est-ce que t'es dedans ou est-ce que t'es pas ?
- Janice
Ouais c'est la trésition, c'est ça. Et dans ce sens-là, il y a des projets que je vais accepter par coup de cœur. Ils ne vont rien m'apporter, mais c'est du coup de cœur. Et il y a d'autres que ça va vraiment être un calcul de est-ce que ça m'apporte quelque chose ou pas.
- Céline
Je suis d'accord.
- Camille
Et je pense qu'il faut toujours cette fameuse règle de Pareto.
- Céline
On a bouffé à toutes les sauces. Mais c'est vraiment, j'irais même un peu moins, le 90-10 peut-être. Mais moi, je réfléchis toujours à 90% du temps, 80% du temps, ça doit apporter quelque chose. et il y a d'autres fois où je me dis 20% c'est... Je plante des graines aussi, parce que genre, tu donnes et tu sais jamais ce qui va revenir en retour.
- Janice
Il y a une phrase qui est assez vraie, ce que tu donnes, tu le reçois. C'est vraiment... Moi, j'y crois, dur comme du fer. Et je ne me dis pas ça parce que je me dis que je vais recevoir quelque chose en retour. Je me dis juste que c'est en fait... De toute façon, pour moi, tu ne reçois pas toujours en retour de la personne. C'est la vie.
- Camille
Je ne sais pas si vous vous rappelez aussi, mais dans votre parcours, il y a des gens qui vous ont... marqué je pense qu'ils ont donné 100%
- Janice
compté mais c'est pas pour toi donc oui tu en donnais plein de comptes et moi aujourd'hui quand je peux et que j'ai l'occasion et que j'ai un moment où je suis disponible je le fais, parce qu'on l'a fait pour moi. Et parfois, ça a été une phrase, ça a été une après-midi, et ça a tout fait débloquer. Et en fait, quand tu gardes ça en tête, c'est un vrai échange. Et puis, comme tu dis, c'est pas la même personne. Mais c'est un échange universel, finalement. On va recevoir les plats, mais ça me fait penser à quelque chose, c'est que j'ai eu pas mal de prospects ces derniers temps en appel qui me parlent de figures dans l'accompagnement business, que ce soit entrepreneur.com ou d'autres personnes connues. Et en fait, ces gens-là, au lieu de choisir convenablement la personne qui vont les mentorer dans leur business et avec leurs objectifs, ils ne regardent pas qui est la meilleure personne pour le faire. Ils vont regarder qui est la personne la plus fancy, l'effet de halo. Et c'est très dangereux aujourd'hui pour choisir les bonnes personnes avec qui tu veux travailler. Cindy, cette année, il y a un grand événement qui est venu chambouler toute ta vie, ta vie pro, ta vie perso. C'était un événement que tu souhaitais, ce n'était carrément pas un accident. Et suite à cette nouvelle, tu as traversé un petit moment où ton business a ralenti. C'est aussi parce que toi, personnellement, tu as ralenti. Ça nous fait revenir aussi au fait qu'on est notre business et on le porte souvent avec beaucoup de responsabilités. Comment est-ce que tu as rebondi et qu'est-ce que tu ferais différemment si c'était à refaire ?
- Camille
C'était quelque chose que je préparais depuis presque deux ans. C'était voulu depuis presque deux ans. Donc, il y a eu un peu d'anticipation avant, ce qui a permis aussi, je pense, de ne pas trop couler durant ce moment-là.
- Janice
Donc, la bébé arrive fin décembre. Non, pas tout de suite.
- Camille
Mais fin décembre, oui. Et les trois premiers mois, j'ai eu beaucoup de chance. Mais la fatigue a pris beaucoup le dessus, ce qui fait que j'ai beaucoup écouté mon corps, j'ai beaucoup écouté ma créativité, mon inspiration du moment. Et j'ai la chance d'avoir justement pris deux ans à construire un business dans l'optique que je savais que je voulais avoir un enfant, en sachant que je suis seule dans mon business, il n'y a personne qui m'aide, etc. Donc j'avais vraiment construit un truc en amont qui m'a permis au moment où c'est venu de pallier entre guillemets à l'inconnu finalement. Mais là, l'inconnu elle est toujours là et c'est un peu la chose qui est un peu embêtante. Mais j'ai profité vraiment des phases d'énergie. Parce que je suis quelqu'un qui travaille beaucoup comme ça. Je suis quelqu'un qui travaille beaucoup en last minute. Enfin, je travaille beaucoup plus facilement en last minute qu'autre chose. Et du coup, tous les moments où j'ai de l'énergie, j'en profite. Quitte à ce que ce soit les soirs, les week-ends, etc. J'ai un entourage qui comprend ça. Et du coup, vraiment, je peux pallier au manque d'énergie qu'il y a eu au début en le renforçant maintenant pour préparer aussi la suite.
- Janice
Complètement, oui. Et ça, je ne savais pas du coup qu'en fait, à la base, ils y créent. Du coup, c'est né de la volonté d'avoir un business qui... tourne tout seul finalement. Est-ce que tu trouves que c'est la réalité, ça tourne vraiment tout seul ou il faut quand même mettre des énergies ? Je dis ça par rapport au mythe que les gens ont tendance à passer du business digital en général.
- Camille
Non, alors je ne dirais pas que ça tourne tout seul parce que clairement, je dois fournir un service à l'intérieur. Je dois répondre aux clients, je dois gérer tout ça. Mais disons que maintenant que le produit est développé et que le marketing est entre guillemets bien réglé quand même par phase, ça tourne en semi-automatique, je dirais.
- Janice
Il y a besoin de moins d'efforts pour que ça tourne au complet. Et surtout par rapport au chiffre d'affaires qu'il faut générer, etc. Exactement.
- Camille
Mais après, c'est aussi parce que j'y ai commencé il y a cinq ans. Ce n'est pas le premier produit que je lance. J'avais déjà une communauté. Donc, il y a eu beaucoup, beaucoup de phases d'essais avant de trouver ce produit-là. Mais ce n'est clairement pas facile au début.
- Janice
Alors, concrètement, pour les futures mamans qui nous écoutent, je pense peut-être certaines d'entre nous, un jour, Comment est-ce qu'on organise justement, concrètement, l'arrivée d'un enfant quand on est entrepreneur solo ?
- Camille
Je ne vais pas du tout passer par une experte parce que clairement, il va un peu au jour le jour actuellement. Je dirais que c'est d'anticiper l'inconnu, enfin c'est horrible à dire comme ça, mais d'anticiper l'inconnu dans le sens où on ne sait tellement pas comment on va réagir physiquement, mentalement, un jour après l'autre, parce qu'il y a des jours c'est pantelope et le lendemain tu pleures au fond du canapé. Bon, ça, je crois que ça nous en va toutes.
- Janice
Enceinte ou pas.
- Camille
Enceinte ou pas. Mais quand on se sent un peu plus poussée encore. Et c'est vraiment le côté, qu'est-ce qui est dans mon contrôle ? Même plus tard,
- Janice
qu'est-ce qui sera dans mon contrôle ? Qu'est-ce que je dois absolument fournir ?
- Camille
Et qu'est-ce qui peut être anticipé avant ou qui peut être fait sur le moment, mais un peu de manière très tranquille, finalement.
- Janice
Est-ce que c'est une bonne idée pour toi, justement, de se dire, je lance maintenant un produit digital ? au début de ma grossesse pour que ça tourne tout seul quand je serai enceinte,
- Cindy
quand j'aurai accouché ? Si t'as déjà une communauté qui est là, potentiellement ça peut. Ça peut te faire un petit coussin au début, mais ça va pas tourner tout seul pendant que toi t'es pas là. Donc si t'as une communauté que t'as déjà lancée et tout, peut-être. Tu débutes dans l'entrepreneuriat et que c'est le premier truc que tu lances, t'as pas de communauté, t'as pas de réseau, t'as rien du tout.
- Janice
Non, clairement pas.
- Camille
C'est pas la solution de facile, t'es loin de là.
- Janice
Et donc, c'est un mythe, moi j'aimerais vraiment l'arrêter parce que j'ai tout le temps, j'ai sans arrêt des clients, des prospects qui viennent me voir pour des trucs qui tournent tout seuls. Donc, si je reviens à ce qui s'est passé en début d'année, donc t'es tombée enceinte, t'as eu cette baisse d'énergie. Le business a commencé aussi un petit peu à ralentir. Parce que oui, au début, c'est un peu un effet décalé. On fait des efforts, ils arrivent un petit peu plus tard. Et puis tout d'un coup, ça commence à baisser parce qu'on a arrêté de les fournir au bout d'un moment. Et puis ces derniers mois, tu as redonné un gros peps pour les derniers mois de ta grossesse. Qu'est-ce que tu as mis en place du coup, vraiment concrètement, pour te dire ça tient ? Est-ce que tu te dis, je fais des efforts maintenant pour que ça tienne jusqu'à la fin de ma maternité ? Et ça s'arrête là ?
- Camille
Ce qui a été déterminant, c'est le moment à partir duquel je suis revenue sur les réseaux. Parce que...
- Janice
Tu avais déserté.
- Camille
Oui, c'est ça. En fait, j'ai déserté complètement Instagram, qui est quand même mon levier principal d'acquisition. Et j'ai complètement délaissé cette partie-là pendant trois mois. On ne m'a quasiment pas vue. Ou alors deux, trois stories par-ci, par-là. Et en fait, c'est à partir du moment où je suis revenue que ça a repris un petit peu. Mais pendant ce temps-là, c'était un système de membership qui tournait. Donc, tu avais quand même du revenu récurrent tous les mois. Alors certes, moindre par rapport à ce qu'il y a quand je suis active tout le temps, mais c'était quand même là. Donc, il n'y a pas rien eu du tout, ça c'est sûr. Mais du coup, dès que j'ai commencé à revenir, et donc du coup, là, je suis à fond en mode marketing, etc. pour faire rentrer un maximum de personnes d'ici la fin d'année. Et qu'ensuite, j'ai qu'à fournir le contenu et répondre à mes clientes. Et en soi, je pense qu'en une ou deux heures par jour, grand max. après j'y arrive, si je dois pendant 3 mois me focus que sur les clients et pas sur l'acquisition, c'est ça c'est vraiment pouvoir me focus sur le client et pas l'acquisition et du coup,
- Janice
je connais la réponse mais toi Aude, du coup t'avais pas mal déserté les réseaux tu as, ouais ça fait, voilà c'est ça et à l'opposé on a Camille qui toi tu ne peux pas déserter les réseaux comment raconter un peu vos expériences j'aimerais bien voir Merci. ta vision des choses, est-ce que ça devait arriver de t'arrêter ? Et toi, qu'est-ce que ça fait de ne plus avoir les réseaux sociaux ? En fait, si tu veux, moi j'avais aussi principalement mes acquisitions sur les réseaux, et puis en fait je me suis rendu compte que c'était quand même très fatigant, et puis un jour je me suis dit, c'est vrai que ça fait un peu peur, parce que si je ne suis plus là, ça ne tourne plus. Et puis c'est aussi là, nous on avait 20% d'acquisitions au niveau de la publicité, sauf qu'on n'y mettait pas vraiment les moyens, que ce soit en termes de créatifs, que ce soit en termes même de ressources externes, et puis je me suis dit, je vais justement... inverser cette fameuse boîte Pareto et puis j'aimerais bien que 80% de mes acquisitions viennent des réseaux de la pub et puis en fait j'ai mis le focus à fond là dessus puis c'est vrai qu'il y a plein de personnes qui ont l'impression de ne plus me boire mais en fait j'ai rarement autant travaillé que maintenant sauf que je suis en sous-marin donc c'est une nouvelle façon de travailler puis c'est une façon de s'appuyer sur quelque chose d'externe et puis c'est des fois agréable mais je sens que ça me pégeore sur le long terme parce que les gens, ils ont besoin d'un humain, ils ont besoin d'une image, ils ont besoin d'une réassurance. Avant, typiquement, je n'avais pas beaucoup de services clients sur qui j'étais, sur le fait de rassurer auprès de la marque. Et puis là, je commence à sentir que ça devient ces questions. Donc, c'est important aussi d'avoir un équilibre par rapport à ça.
- Céline
Quand tu dis publicité, c'est-à-dire publicité sur les réseaux ?
- Janice
Avec le thème Mon Meta Ads, toute la publicité. Toi, Camille ? Sur les réseaux ? J'aurais déjà expliqué avant qu'en deux ans, depuis que je me suis lancée à 100%, il y a eu un jour où je n'ai pas posté ni traité mes mails. Après, franchement, je poste six fois par semaine, six jours sur sept, parce que le vendredi, samedi, je ne poste pas, mais le dimanche, je poste deux fois. Donc, ça s'équilibre. C'est mon revenu qui s'envole en soi. Mais après, je pourrais faire moins. C'est juste que je suis passionnée par à chaque fois créer, proposer des nouvelles choses. Et j'avoue qu'il y a aussi beaucoup de mandats d'entreprises qui ont des trucs qui sont vraiment cools. Donc, ouais, je suis tout le temps amenée à vouloir créer et poster. Et c'est dur pour moi de ne pas le faire. En fait, c'est un travail que je dois faire sur moi, de me dire, OK, aujourd'hui, je ne poste rien, parce que c'est aussi bien pour les gens, tu vois, de ne pas tout le temps avoir ma tête. Des fois, c'est pénible, tu vois, quand tu vois quelqu'un à H24, quand tu le connais sur les réseaux.
- Camille
Du coup, c'est bien si j'arrive à me retirer de temps en temps, et pour moi aussi.
- Janice
C'est intéressant parce que la question que j'avais pour vous, c'était quelle stratégie vous avez mis en place pour souffler ? Donc ça, c'était les méta-ads. Et là, si toi, demain, Camille, tu devais souffler, tu ferais comment ?
- Camille
J'ai déjà commencé à mettre un peu en place. Comme je l'avais expliqué avant,
- Janice
ce n'est pas possible pour moi de souffler pendant une journée entière. Par contre, je m'octroie des moments dans la journée. Par exemple, si je suis invitée dans un hôtel pour filmer, je vais peut-être filmer pendant deux ou trois heures et je vais m'octroyer une heure et demie où vraiment c'est du pur kiff. Je vais au spa et je laisse mon téléphone dans la chambre. C'est plus des moments.
- Camille
Mais ça me convient pour l'instant. C'est très très bien.
- Janice
Moi, j'avoue que je te rejoins, Cindy, parce que je sais que le projet d'un enfant, il arrivera tôt ou tard parce qu'il est voulu. Et c'est vrai que je réfléchis de plus en plus comme ça en me disant comment est-ce que je peux faire pour que le business, il tourne pas toujours avec moi. Et par rapport à ce qu'on a dit avant, plutôt dans l'épisode, c'était cette histoire d'ambition. C'est assez difficile de venir viser un chiffre d'affaires fois deux, fois trois chaque année et en même temps de dire comment je fais pour moi. De plus en plus, être loin de vie, c'est vraiment un challenge. Mais je pense que c'est ce que j'ai envie d'adresser pour 2026. J'ai envie de me dire comment est-ce que je deviens une vraie CEO. Et je fais tourner cette entreprise avec l'équipe qui va avec, avec tout le service qui va avec, sans que ce soit toujours moi au four et au moulin.
- Céline
Même à terme, ne plus être CEO, mais être juste dans le combat.
- Janice
Ah ça, ce serait... Le problème, c'est que je suis le produit. Oui, c'est ça.
- Camille
Mais moi, je n'ai pas envie de m'éloigner de ça. De ce côté-là, j'ai une vision assez à l'opposé de vous deux. C'est que vous aussi, vous aimez ce que vous faites. Je ne dis pas du tout l'inverse, mais je n'ai pas envie d'avoir une équipe. Je veux être déléguée. J'ai envie d'avoir une entreprise où je peux faire des choses que j'aime, qui me permet de vivre au quotidien, de faire vivre ma famille, d'aller plus loin que ce que je pourrais avoir juste avec du salariat, mais surtout d'avoir cette liberté.
- Janice
cette liberté et en tout cas, peut-être que c'est juste des mauvaises expériences que j'ai eues. J'ai l'impression qu'à partir du moment où tu as une équipe et tout ça,
- Camille
tu gagnes une certaine liberté, mais d'un autre côté, il y a d'autres endroits où tu perds. Et je pense peut-être que ça doit être simplement des mauvaises expériences que j'ai eues.
- Janice
Mais je pense que ce n'est pas que des mauvaises expériences, c'est qu'il faut aimer travailler en équipe.
- Céline
Mais clairement, tu perds en liberté sur d'autres choses où tu... Clairement, tu es moins dans l'opérationnel. Moi, c'est très rare que je mette les mains dans le cambouis. Je le fais ponctuellement quand j'ai envie parce que tu peux aussi. Tu te dis, j'aime bien faire ça, donc je vais peut-être le faire pour un client. Mais globalement, après, c'est des choix personnels. Moi, j'adore plus l'aspect stratégie et orchestré. Mais l'aspect opérationnel, ça n'a jamais été mon kiff. Et ça me va comme ça. Mais le tout, c'est de savoir ce qui plaît à toi et d'intégrer à ton quotidien.
- Camille
Et c'est pas parce que certaines ont besoin justement de déléguer, d'avoir plusieurs choses, que tu peux pas juste, toi, avoir tant de petits trucs que tu fais. Mais c'est ok aussi.
- Janice
Je pense que vouloir déléguer, vouloir grandir par une délégation, ça doit être mieux réfléchi. Parce que, en fait, c'est le meilleur moyen de t'exposer en plein vol. Parce que si t'as une équipe, que ça va pas, que ça se passe mal. Je vois, j'ai des clients qui ont essayé de déléguer cette année. Parce qu'ils nous seront sur un coup de tête, ils ont décidé de déléguer telle ou telle chose. ça se passe souvent mal parce que c'est mal délégué en fait.
- Camille
Et c'est surtout savoir qu'est-ce que tu délègues. Qu'est-ce que tu délègues ? J'ai discuté récemment avec un autre entrepreneur qui me disait, là j'essaie de plus déléguer à mon assistante, etc. Il disait que lui, ce qu'il adorait, c'était faire des séances individuelles avec ses clients. Il est dans le domaine du sport et il adore faire des séances individuelles avec ses clients. Et il disait, ah mais j'essaie de déléguer un maximum, d'apprendre ma méthode à mon assistante et tout, comme ça elle peut reprendre des clients et moi je vais pouvoir me concentrer sur le marketing. alors j'aime pas trop faire ça, mais il faut qu'on voit ma tête et tout. En fait, du coup, tu délègues la partie que tu aimes le plus dans ton business. Et c'est souvent là, je pense qu'après, les gens, ils se crament un peu. Et puis, c'est plus bien dans ce que tu fais, dans ton job. C'est dommage.
- Janice
C'est très marrant que tu dis ça parce que, tu vois, moi, la boîte, elle a grandi très vite en peu de temps. Et ça me passionne, ces sujets de structure et tout. D'ailleurs, moi, je pense que j'aurais, je pourrais passer une semaine avec toi et te demander comment t'as fait pour gérer tout ça avec Lain de feu dans l'aiguille. Parce que c'est en fait, le truc, c'est que grossir. pour arriver à un chiffre d'affaires solo. C'est pas que c'est facile, je dis pas que c'est facile, mais c'est faisable, seul. Mais en fait, le moment où tu veux aller plus loin, aller viser dans des plus gros chiffres, là, tu dois avoir une équipe. Et tu as tellement de variantes pour y arriver et qui vont toutes s'impacter les unes entre elles que tu ne peux pas faire ça seul. Et c'est ce qu'on apprend dans la structure d'entreprise, quand tu restructures. C'est marrant parce qu'à l'école, on t'apprend, à l'université, on va parler de PME, de grandes boîtes, etc. Nous, quand on se lance et qu'on bootstrap, on est tout seul, solo, on n'a pas du tout la structure d'une boîte. En fait, il faut réunir les deux. Moi, c'est ce que j'ai appris à faire pour déléguer. tu dois voir la boîte comme une boîte et déléguer et tu peux pas déléguer C'est légué au bol parce que tu vas te retrouver avec des cons qui se t'avèrent rien et des gens qui font mal le boulot et pas la bonne structure.
- Céline
À contrario aussi, je dirais de la croissance juste pour de la croissance. À nouveau, tu sais choisir un peu quel style de vie tu veux aussi parce que c'est un style de vie différent. Et la croissance pour la croissance, ça veut dire aussi que tes marges diminuent parce que tu as beaucoup plus de couches de strates, que ce soit en termes de management ou en termes d'employés, à chaque couche que tu rajoutes. une partie de ta marge que tu perds parce qu'il y a des inefficiences. Et nous, par exemple, on avait grandi, je crois, la première année, on était montés à 7 ou 8 avec des salaires suisses. Donc, ouais, j'ai brûlé tout le cash. C'était beaucoup trop rapide comme croissance. Et là, on a rediminué. Et là, on a une taille que moi, j'apprécie typiquement. J'aimerais pas avoir... J'ai pas comme volonté de faire grossir l'Ain pour moi. Qu'on soit entre 5 et 10 personnes, ça me suffit. Et je n'ai pas du tout envie que ce soit plus gros que ça. Et pour moi, ça dessert l'objectif que j'ai en tête. Et malheureusement, à nouveau, c'est un peu les fantasmes autour de l'entreprenariat. On dit toujours plus gros, il faut faire 10 millions de chiffres d'affaires, sinon c'est nul. En fait, pas du tout. Parce que si derrière, tu as une marge qui est pourrie, moi, je préfère avoir une petite structure super efficiente qui paye. tout le monde très bien, qui ont une espèce de grosse machine qui n'est pas efficace.
- Janice
Exactement, moi je suis totalement dans ce mood-là, parce que c'est ce que je répète tout le temps à l'équipe, oui il nous faut des nouvelles personnes, c'est moi qui paye le prix en ce moment parce que c'est moi qui fais le taf de toutes ces personnes que je devrais embaucher, mais c'est comme ça en fait, je préfère construire plus doucement, faire attention à mes marges, faire attention à qui j'ai dans la boîte, et ça fait partie de la stratégie 2026.
- Camille
Mais au-delà aussi de cet aspect croissance de l'entreprise, de la côté délégation, moi, je me sens bloquée. Les seules fois où j'ai eu des personnes avec qui je déléguais, en fait, tout le process de tout prend 30 fois plus de temps parce que tu dis, OK, j'ai une idée. Je ne peux pas juste passer ma soirée à faire ma petite page, hop, lancer le lendemain, faire mon poste en soirée et tout. C'est obligé de passer par une, puis après l'autre. Comme l'autre, c'était une freelance, il y a des autres clients, donc il faut attendre, il y a un mois de délai et tout. Et en fait, tu perds ce côté spontané. Est-ce que... Moi, c'est un truc qui a fait ma force tout le long de mon business. C'est que j'ai une idée, je la mets en place. Ça fonctionne, ça ne fonctionne pas, on adapte. J'ai une idée, je la mets en place. Ça fonctionne, ça ne fonctionne pas, on adapte.
- Janice
Complètement, oui. En plus, toi, ces derniers temps, ce que tu as mis en place, c'était exactement ça. C'était tac, tac, tac, tac.
- Camille
OK, il y a ça, tac, tac. Deux jours après, ça a été mis en place. Ça ne fonctionne pas, on réessaye. On fait autre chose, on enlève. Et ça, quand tu as une équipe, j'ai l'impression que c'est compliqué parce que les gens ne sont pas dans le même... Tu ne peux pas exiger des gens d'être aussi rapide que toi. C'est différent.
- Céline
Là où ça devient magique, c'est quand tu t'entoures vraiment bien. Alors Dieu sait que je me suis entourée de personnes, je pourrais raconter des histoires. J'ai eu quelqu'un d'associé qui avait en fait un casier judiciaire, parce qu'il m'était recommandé par quelqu'un, qui m'a volé ma base de données client, j'ai dû traîner au tribunal. Enfin moi j'ai vraiment des histoires, mais pic au vélo. Donc je me suis bien mal entourée sur mes premières aventures entrepreneuriales. Et par contre, tu as le côté magique où quand tu as une bonne équipe, en fait une bonne équipe moi je sais que Là où je dis mes filles parce que c'est pourri, je fais un peu de mal, on est une équipe féminine. On est une équipe féminine. Toutes, je sais qu'elles sont meilleures que moi sur les trucs sur lesquels je les mets. Donc, j'ai toujours hâte de voir ce qu'elles vont produire ou la CEO de Lane, par exemple, est beaucoup plus réactive que moi. Moi, j'ai un rythme quand même assez lent. Elle, ça avance, mais à 2000 km à l'heure, je sais qu'elle va livrer beaucoup plus rapidement que moi, par exemple.
- Janice
Tu sais, c'est assez marrant parce que j'ai toujours dit je veux créer la boîte dans laquelle j'aurais rêvé de bosser.
- Camille
Ouais.
- Janice
Et j'ai toujours dit ça. Mais les premières fois où je disais, je ne matérialisais pas visuellement ce que ça voulait dire. Je me disais juste, j'ai envie de créer la boîte que j'aurais rêvé de travailler. Et effectivement, alors au tout début, quand j'ai commencé vraiment à travailler main dans la main avec Eva ou avec Maëlle cet été, etc. Elia, même Inès. c'était très difficile, j'ai ressenti ce que tu as dit les spontanéités parce que ton business tout est là-dedans alors bon moi j'ai fait beaucoup sur Notion donc le business était aussi sur Notion mais quand même tout est là-dedans à la base et du coup j'ai senti cette frustration de la rapidité qui n'est pas là et qui était difficile et en fait une fois que l'équipe était en place, que Eva elle a vraiment pris sa place que Maëlle a pris sa place qui prennent leur projet, qui sont meilleures que moi sur beaucoup de sujets bah en fait, bah là par exemple hier quand on a fait la session de stratégie pour 2026 C'est incroyable. En fait, c'est... T'as tes collègues, mais c'est ta boîte. Et ça, c'est un truc que je ne m'attendais pas à ce que ça devienne ça, de créer sa boîte et de la kiffer autant, en fait. Avec les bonnes personnes, évidemment. aussi les bonnes...
- Camille
Les personnes aussi, quand tu es bien entourée, ils vont te dire qu'est-ce que je peux faire pour toi, comment je peux t'aider, et puis tu sens qu'ils ont envie de te dépasser aussi.
- Janice
Ils vont te prendre la responsabilité. Exactement,
- Camille
et puis moi je le ressens aussi avec 2-3 personnes.
- Janice
C'est agréable de savoir que même si là, j'ai vécu un moment un peu plus difficile, même à ce moment-là, au contraire, j'ai été un peu plus séparée. Parce que j'avais des comptes à leur rendre au final. Je l'ai payé chaque mois, etc. Donc ça te pousse aussi à faire mieux et puis à faire un peu un compte rendu. Parce que des fois, tout seul, il faut quand même se botter les fesses, tu vois. Donc, d'avoir une équipe de l'air, je trouve que ça aide. Mais c'est sûr que la rapidité...
- Céline
Quand t'as les salaires à payer à la fin du mois. Mais ça, c'est un truc qui m'a donné des coups de bousse à des moments où j'étais là. Il faut que j'aille décrocher ce contrat parce que...
- Janice
D'ailleurs, j'en ai une petite, là. C'est bientôt. Ouais.
- Camille
Je pense que ça dépend aussi si t'as des employés ou tu travailles avec des clients. Je pense que c'est ça.
- Janice
J'ai jamais eu l'expérience employée.
- Céline
Et je pense que ça,
- Camille
ça fait déjà aussi une énorme différence.
- Janice
Je ne m'attendais pas à vivre la différence.
- Céline
Ah ouais ?
- Janice
Non, pas du tout. Parce que c'est vrai qu'à partir du moment où j'ai eu des salariés, salariées,
- Camille
ce n'est pas pareil.
- Janice
C'est complètement différent.
- Camille
Je pense que tu réfléchis vraiment différemment.
- Janice
Ouais. Et tu as vraiment une équipe, en fait, tu as une vraie équipe.
- Céline
Et ce que tu crées aussi, la culture que tu mets autour, parce que tu peux être dans une entreprise où les salariés se sentent pas du tout impliqués, tu vois. C'est vraiment toi, ce que tu crées autour de ça. Et comment est-ce que tu incarnes ton leadership et comment est-ce que tu emmènes tout le monde dans ton aventure ? Et au final, tu as aussi la pression, je dirais, parce que les gens croient en toi plus que l'entreprise. Et du coup, ça veut dire aussi que tu as la pression de « je ne peux pas montrer quand je flippe » . Moi,
- Janice
il y a plein de fois où je flippais et j'étais là genre « en fait,
- Céline
tu ne peux pas montrer parce que sinon, tu fais flipper tout le monde » . Et tu es vraiment dans une position et c'est bizarre de le mentionner comme ça, mais il y a des fois, tu as un peu l'impression d'être un parent. C'est vraiment ça. Tu ne peux pas tout montrer.
- Janice
Surtout quand ton stagiaire, il a 10 ans moins que toi.
- Céline
Exact.
- Camille
Non, mais oui, tu dois garder. C'est ça, en fait, tu dois être toujours le capitaine de ton bassin. Ouais, c'est vraiment ça. Tu restes à l'université. Mais ouais, tu dois rester.
- Janice
Et avant, on parlait de sociabilité féminine. Par exemple, moi, je suis quelqu'un où je me remets vraiment énormément en question. Mais ça fait partie de ma nature. J'aime me remettre en question. J'ai l'air d'analyser, je vais regarder, etc. C'est comme ça. Et en fait, c'est vrai qu'auprès de l'équipe, j'ai l'impression parfois que je passe mon temps un peu à me remettre en question aussi par rapport à eux. Et du coup, je vais prendre en compte tout ce qu'on me dit. Je vais l'analyser et je pense que parfois, c'est un truc que je vais jauger avec le temps. C'est de savoir qu'est-ce qu'il faut vraiment prendre et qu'est-ce qu'il ne faut pas prendre. Des gens avec qui tu bosses, en fait, il faut vraiment trier. Au fond, c'est toi le capitaine, c'est toi qui as l'expérience. c'est intéressant mais c'est de l'énergie à protéger aussi s'il n'y a pas des bons trucs à prendre quoi Moi, c'est encore pire parce que c'est un mec qui bosse avec moi. Non, mais on se convient. Et du coup, parfois aussi, on s'emballe dans les trucs. On est là, bon, peut-être que là, on devrait juste mettre pause et vivre une vie privée normale. Parce que tu es là dans le script et puis tu ne vois pas le temps passer. Mais c'est une chance parce que c'est quand même vachement cool. Ils ne bottent pas à 100%
- Céline
avec moi.
- Janice
C'était cool. Mais moi, on avait beaucoup parlé de ça. J'ai trop de la peine à déléguer. parce que j'arrive pas à accepter, on puisse pas être dans ma tête et direct capter ce que j'ai envie. Même des fois, je parle avec Tchat, là, et ça, il bénère parce qu'il comprend pas ce que je veux, mais en fait, je lui ai rien expliqué, comment tu veux qu'il comprenne, tu vois ? Je sais pas, j'ai un problème avec ça, de poser en fait, d'arriver à exprimer ce que je voudrais avoir comme résultat.
- Camille
Il y a beaucoup de memes qui passent comme ça sur Internet, de graphistes qui disent justement, ne vous inquiétez pas, on est sauvés parce que Merci. Si on allait être remplacé par l'IA, ça voudrait dire que les clients devraient expliquer exactement ce qu'ils veulent. Oui, ça j'ai vu. C'est vrai.
- Céline
Il y a deux aspects. Soit tu expliques vraiment bien ce que tu veux et du coup tu dois passer du temps à expliquer. Soit tu expliques rien et tu fais confiance. Et moi, j'ai appris avec le temps à me dire que ce n'est pas comme ça que j'aurais fait. Mais de voir au final que le client est satisfait, par exemple, et de me dire, en fait...
- Camille
Ouais,
- Céline
it's okay. It's okay, oui, j'aurais pas fait comme ça, mais...
- Camille
Mais ouais,
- Janice
c'est vrai.
- Camille
Lâcher prise aussi sur certains noms, et par confiance.
- Janice
Ouais, c'est ça, c'est ça. Mais ouais, moi, je t'envis sur le fait que... En fait, je trouve ça vraiment cool d'être alignée avec l'ambition qu'on a par rapport à la taille qu'on veut d'entreprise, la gestion qu'on veut, qui on veut, qui on veut pas. Parce qu'il y a un truc aussi, c'est qu'être dans une boîte locale avec des employés, un bureau, etc., ça, c'est une manière de gérer les choses. Et dans le business digital, ce qui s'est fortement développé ces dernières années, c'est de s'entourer de freelance et d'avoir des gens avec qui tu bosses. Franchement, ce n'est pas non plus super facile et ce n'est pas non plus super agréable. Et surtout, ce n'est pas la culture suisse.
- Camille
Non, c'est ça.
- Janice
les trois quarts du temps donc c'est un petit peu c'est compliqué quoi ouais
- Camille
Parce que la majorité du temps, alors je parle de j'ai eu de mauvaises expériences et tout, les filles avec qui j'ai travaillé, elles étaient géniales, chacune dans leur domaine et tout, et je pensais juste moi qui n'avais pas l'âme d'une leader par rapport à une équipe ou comme ça, tu vois. Mais c'est surtout que quand tu travailles avec des freelancers aussi, tu es leur cliente.
- Janice
Oui, aussi, ouais.
- Camille
Ta posture est vachement différente que quand c'est une équipatoire.
- Janice
Tu es une cliente,
- Camille
tu n'es pas une chef d'entreprise, tu es une cliente. Et déjà rien que ça...
- Janice
Je pense que c'est quand même une compétence de savoir déléguer, c'est difficile. Déjà de savoir ce que tu veux, de te structurer, de mettre un cadre.
- Camille
Ça, ça prend.
- Janice
Je pense que ce n'est pas un truc qu'on t'apprend non plus, le mal à l'école. Le déléguer, c'est...
- Céline
Qu'est-ce qu'on vous a appris à l'école ? Pas grand-chose.
- Janice
Pour citer Naval Ravikant, je disais... Non mais toi, tu dois connaître Naval, je pense.
- Camille
Non, même pas. C'est pas Naval Ravikant ?
- Janice
Ah non mais... Angelist, le fondateur. Un énorme business angel aux Etats-Unis.
- Camille
Non.
- Janice
Ok, je pensais que tu connerais. Non. Il disait, le truc qui peut le plus vous servir dans la vie, c'est de lire un manuel de macro et microéconomie. Et sur le fond, tu vois, c'est ce qu'on t'apprend à l'école. On t'apprend. Sur le fond, moi, quand je réfléchis à certains trucs, je réfléchis. Tout le temps, mes cours de macro, micro et mruviane. Sur différents sujets. Ouais. Ça,
- Camille
t'as pas à l'école de base.
- Janice
Non, t'as pas les cours de bain.
- Camille
C'est des cours que vous...
- Janice
C'est des cours d'économie, quoi. Mais tout le temps, ça me revient. Par exemple, quand un client, il me dit « Ouais, ça, tu penses que ça va marcher ? » Ou « Est-ce que tu penses que mon offre, elle est bien ? » Et à chaque fois, j'ai un petit truc qui va me dire « C'est l'offre et la demande, quoi. » Tu vois, je le dis sur un truc comme ça. Et en fait, c'est des... La micro et la macro, c'est quand même des sujets complexes qu'il faut pouvoir vulgariser. Et c'est pas facile. Du coup, quand elles disent oui, prends le livre de Micro Macro et lis-le, ça dit. Et je trouve que ça t'aidera toujours à t'enrichir.
- Céline
Oui, clairement. Je pense juste que les compétences globalement qu'on nous apprend aujourd'hui, elles sont complètement déconnectées du monde. C'est juste hallucinant.
- Janice
On nous apprend à exécuter et pas à guider. C'est l'inverse. À comment suivre une consigne. Et puis l'inverse, c'est plus difficile. Moi en 2025, j'ai compris que j'avais vraiment un impact. Ce n'est pas que par le nombre d'abonnés, ou quand même toute la plateforme confondue, plus de 115 000 abonnés. Il n'y avait pas que ça en fait. Il y avait le fait que dans un monde où on peut faire du contenu en veux-tu, en voilà, il y a beaucoup de brouhaha, il y a beaucoup de choses, comme tu disais en fait, créées à foison de la ressource. Et c'est devenu... assez facile de produire, mais c'est devenu de plus en plus difficile de produire du contenu pertinent et de qualité. Et en fait, ça a démarré de là cette réflexion où je me suis dit, mais c'est quoi le sens de mon impact ? Pourquoi il y a autant de gens qui me suivent ? Pourquoi il y a autant de gens qui m'écoutent ? Pourquoi il y a autant de gens qui donnent du crédit à ce que je dis ? Et ça a vraiment été une question où aujourd'hui, je n'ai pas totalement la réponse. Je pense que ça dépend aussi tout un chacun et de ses raisons de suivre ou de sa propre mission dans la vie. Et du coup, par contre, ce que j'ai compris, c'est que ce qui drive tout ça, c'était vraiment les valeurs. Et c'est aussi pour ça que j'ai choisi d'être ici, chez Gilles. Et c'est aussi pour ça que je vous ai choisis, en fait. La plupart du temps, on pourrait se poser la question, mais qu'est-ce qu'elles ont en commun ? Évidemment, on a des choses en commun, on a des choses qui nous différencient complètement. Mais ce qui m'a vraiment profondément marquée cette année, c'était de comprendre mes valeurs et de l'impact qu'elles avaient dans la capacité à transmettre, à la fois avec nos clients, à la fois avec la création de contenu, avec tout ce qu'on pourrait avoir. et dans ce sens une des dernières questions que j'aurais à vous poser pour cet épisode, c'est une question assez profonde, dont moi-même j'ai de la difficulté à répondre enfin, je pense que je sais parfaitement pourquoi, mais j'ai de la difficulté à l'exprimer encore très clairement en une ou deux phrases et j'ai envie de vous la poser pourquoi vous faites ce que vous faites aujourd'hui ?
- Camille
Non, c'est assez facile,
- Janice
c'est vrai pour être libre tu as dit la même chose c'est vraiment la liberté Moi, c'est plus pour inspirer les gens et les inviter à découvrir peut-être le monde d'une autre façon. C'est plus pour eux que pour moi. Au final, je me rends compte au travers de la discussion.
- Camille
Moi, je pense que c'est la recherche de la liberté. Et surtout, j'ai depuis toute petite une sorte de créativité que j'ai de la peine à assouvir. Je pense que je ne pourrais pas vite s'en créer.
- Janice
D'accord, oui.
- Camille
Je pense que ça fait partie de moi, tout simplement.
- Janice
J'ai la sensation, moi, que je fais ça pour donner. Alors, ce n'est pas donner ce qu'on m'a proprement donné, j'ai juste envie de disperser l'information et le savoir et les choses, parce que je trouve que ça nous aide tous à avancer plus vite dans la vie. Il y a vraiment ça. Et je trouve que ma vision, en fait, par rapport à mes débuts, elle a... complètement changé cette année. Au début, j'obéissais vraiment en voyant les grands et en me disant, moi, je veux aller là-bas. Je me suis rendu compte que finalement, ce n'était pas vraiment ça, le but. C'était de faire son chemin à soi unique. Qu'est-ce qui a changé dans votre vision cette année ? Chaque année est différente, mais on a tous appris quelque chose. Qu'est-ce qui a changé cette année pour vous ?
- Céline
Moi, j'avais tendance à trop me disperser, à vouloir tout faire et à plaire à tout le monde. Ça va... Ça paraît cliché, mais il faut vraiment sélectionner. Et vraiment, maintenant, c'est plus faire de la qualité, moins de quantité. Et vraiment avoir de l'intention sur pourquoi je fais les choses. Et est-ce que c'est vraiment aligné avec la direction dans laquelle je souhaite aller. Et je pense avoir fait un travail de me dire où est-ce que je vais être dans dix ans. Mais très clairement, de vraiment visualiser. Et de me dire tout ce qui ne va pas dans cette direction. Out of the picture. Genre, je ne vois pas. Ça vraiment, c'est... J'ai rarement été aussi alignée. et ancrée dans ma vision. Avant, j'étais là, oui, j'aimerais bien ça, mais concrètement, je ne l'incarnais pas. Aujourd'hui, je l'incarne vraiment.
- Janice
C'était un manque de confiance aussi dans ce que tu pouvais faire et ce que tu pouvais avoir ?
- Céline
Je pense que j'étais un peu délusionnelle, délugelante, délulue. J'étais un peu délulue. Je pensais qu'on pouvait tout faire et que je n'avais pas besoin de faire de choix. Je m'imaginais que les journées étaient en foire. avec mes outfits. tu te rends compte que les ressources sont vraiment finies, tu as beaucoup moins de temps que tu penses, et que du coup, bien sélectionner et être intentionnel, c'est clé. Sinon, tu n'arriveras pas à tes objectifs.
- Janice
C'est toi, tu en penses quoi ? C'est drôle parce que je te rejoins, c'est sur le travail que j'ai fait cette année, sur aussi prioriser. Je pense que j'avais peut-être aussi cette créativité qui pouvait peut-être me perdre un peu, et puis de savoir exactement où je vais. et puis euh Tu disais avant que tu avais aussi quelqu'un dans l'air de toi, ton copain qui t'aide beaucoup. Moi, je pense que j'ai aussi été bien encadrée cette année. Et ça, ça m'a fait beaucoup de bien de dire, mais pourquoi tu fais ça ? L'ordre dans lequel exécuter, etc. Et puis, ça, ça m'a fait du bien aussi pour ma vie personnelle, en fait. Oui, oui. T'as sonné.
- Camille
Moi, je pense que c'est le lâcher prise. Le lâcher prise sur les trucs qui sont hors de ton contrôle. pour focus vraiment sur être au bon ok là il y a plein de choses il y a plein de solutions il y a plein de chemins possibles mais sur quoi est-ce que j'ai le contrôle réellement pas forcément à 100% mais au moins à 80%
- Janice
et sur quoi j'ai pas le contrôle et finalement ça tu laisses un peu de côté parce que tu sais pas tu t'es obligé de jongler avec mais pas faire en sorte que ce soit le premier truc qui vient ment à toi est-ce que le fait d'être maman en devenir ça apporte une nouvelle vision des choses une dimension différente parce
- Camille
qu'à partir du moment où tu la prends t'as l'inconnu total de plein de choses et en fait de vraiment faire ce travail de ok je peux gérer ça, j'ai le contrôle sur ça ça j'ai pas le contrôle donc bah ça se passera comme ça se passera mais ça va être vraiment un choix, j'ai aussi fait beaucoup ce travail cette année hors le côté entrepreneur mais aussi pour moi sur les choix qu'on doit faire pour l'accouchement, pour les trucs comme ça qu'est-ce qu'on peut contrôler à ce moment là,
- Janice
qu'est-ce qu'on contrôle pas il se focus vraiment que sur ce qu'on peut contrôler et du coup est-ce que ça libère aussi la créativité qui aura tendance à être un peu restreinte si on a toujours envie d'avoir le contrôle ouais vraiment Quand tu lâches le contrôle, c'est là où la créativité se développe. Ça, c'est chiant. Moi, je suis toujours à mille à l'heure. Et ce que j'ai appris à faire cette année, c'est de dire stop. Regarde déjà tout ce que tu as fait et prends juste le temps d'apprécier et de ne pas culpabiliser un petit peu d'être là où tu en es aujourd'hui. Et vraiment d'apprécier le moment présent. Et moi, je te rejoins. C'est ça. C'est vrai,
- Camille
on oublie. Tu culpabilises, mais en fait, tu as tout fait pour.
- Janice
Tu as tout fait pour, oui. Tu as donné parfois ton sang, ta chair pour y arriver, donc c'est clair. Mais par contre, j'ai quand même encore du mal à profiter vraiment de ce que j'ai fait. Tant en termes de revenus que de clients que de réussite, etc. J'ai du mal à profiter encore. Parce que j'ai l'impression que je n'y suis pas encore. Oui, mais je pense que c'est important d'apprécier chaque étape et de prendre le temps. Sinon, tu t'essouffles aussi. Et t'es toujours dans la recherche de ce qu'il y a après. C'est ça, moi j'étais toujours plus... Je signais un mandat et je pensais déjà au mandat suivant, au lieu de me dire « Ok, je célèbre le mandat que je viens de signer et on verra la suite plus tard. »
- Camille
Est-ce que vous pensez qu'il faut une mission pour réussir aujourd'hui ?
- Janice
Il faut avoir une mission forte en soi. Oui, il y a une mission.
- Camille
Et je pense qu'on a tous des talents et des dons, et puis on les partage, puis ça nous revient. C'est ce qu'on disait avant.
- Janice
Et puis je pense aussi que... La mission, elle est dans les valeurs. Si tu es sur des valeurs...
- Céline
C'est ta volonté. Moi, ce qui me motive souvent, c'est de me dire et à nouveau apprécier ce qu'on a, juste la chance des cartes avec lesquelles on est nés, parce que déjà, on est en Suisse. Rien que ça, on fait mieux que 99,99% de la population. Et juste se dire, moi, ce qui vraiment me frustrerait, c'est de me dire que je suis arrivée à la fin de ma vie et je n'ai pas exploité toutes ces cartes qu'on m'a données, juste par respect pour ceux qui n'ont pas eu les opportunités que moi j'ai eues. Et de me dire, OK, on m'a donné ça, maintenant, qu'est-ce que je vais en faire ? Et c'est ça qui me motive chaque jour. Je me dis, OK, what's next ? Qu'est-ce que je vais pouvoir faire ? Comment je vais pouvoir exploiter plus ce qu'on m'a donné ? En fait... Il y a peut-être ce côté aussi curiosité, genre jusqu'où je vais aller ? Qu'est-ce que la vie me réserve ? Et de se dire, j'ai envie de voir, je suis vraiment curieuse de voir la suite. Et le fait de ne pas savoir, quelque part, il y a un côté excitant.
- Janice
Maintenant, oui. Avant, c'était plus compliqué pour moi. Tu es angoissant. Et maintenant, je me dis, ça peut être vraiment très curieux. Oui, ça peut être très curieux, exact. Je pense qu'on a tous un peu ce côté anxieux, c'est sûr, je crois.
- Camille
Oui, voilà tout ça. Par contre, je pense aussi qu'il y a un truc qui peut gérer, et ça, ça va beaucoup mieux. Au début, j'avais un peu eu trop honte, comme on dit.
- Janice
Parce que quand tu es tout le temps sur les réseaux,
- Camille
ça va toujours plus vite, et puis qu'il y a une belle tendance, et puis que, et ça,
- Janice
tu peux vite te perdre dans ce que les autres font. Et quand je me suis aussi focus sur mon truc, et puis que j'ai arrêté de regarder, ça, ça m'a été bien. Tu peux toujours faire mieux, tu peux toujours faire plus, tu peux toujours faire autre chose, et c'est la meilleure façon de te perdre.
- Céline
Et surtout, tu ne vois pas derrière, dans les ressources que les gens ont, les systèmes qui leur permettent de faire ce qu'ils font.
- Janice
Depuis combien de temps ils ont fait ça ? Mais pour revenir sur la mission, je pense que sur les réseaux sociaux, encore plus qu'ailleurs, c'est de mon expérience, si tu n'as pas de mission, en fait, tu n'arrives pas à véhiculer de bons messages et c'est difficile de te construire une vraie communauté.
- Camille
C'est éparpillé aussi, je pense.
- Janice
Pourquoi tu le fais ? Parce que les gens qui partagent des loots, il y en a beaucoup. Et pourquoi ça te différencie ? C'est souvent ta mission qui aide à... à te démarquer. Je passe.
- Céline
Je suis d'accord avec toi.
- Camille
Et aussi, quand tu fais les choses pour les bonnes raisons. On parlait avant des produits digitaux. C'est vrai que il y a beaucoup de monde qui le font parce qu'ils pensent que c'est l'argent facile. Plutôt que de dire OK, là, je vais lancer une formation en ligne ou ce genre de choses. Mais qu'est-ce que réellement ça va aider les gens à faire plutôt que de se dire je vais pouvoir récolter tant d'argent en tant que temps sans avoir beaucoup de travail, etc.
- Janice
Ça, tu vois ce que tu viens de dire, j'aimerais bien
- Camille
c'est là aussi tu te rends compte quand t'es animée et voir la passion et que t'as envie de continuer coûte que coûte je pense que ça différencie c'est sûr et c'est aussi ce qui te fait perdurer parce que t'es pas si loin je pense que si t'es pas animée par ça au bout d'un moment t'abandonnes parce que t'es plus t'as pas la petite peur en fait c'est un peu comme toujours un premier rendez-vous toujours retomber en amour de l'autre parce que sinon après il y a la routine et puis
- Janice
Du coup, j'ai une question à vous poser parce qu'on arrive sur la fin. On est à la conclusion, on a mangé le dessert, c'était bon, ça faisait plus j'espère.
- Camille
Oui, c'est vrai.
- Janice
J'aimerais qu'on se tourne vers 2026 et je vais vous parler de challenges. Je vais commencer en fait, je vais vous parler de mes challenges 2026 parce qu'on en a un petit peu parlé, on a un petit peu fait le tour. En 2026, j'ai une grosse... J'ai une grosse ambition, j'ai envie de faire décoller CTD d'un point de vue écosystème local. Moi, je n'ai pas l'ambition d'aller à l'international, j'ai envie de rester active dans la Suisse romande et d'avoir un impact dans l'écosystème entrepreneurial de prestations de services typiquement. Et mon grand challenge, c'est de continuer une belle croissance. Je ne dirais pas une grosse croissance parce que ce n'est pas ce que je vais chercher, enfin, on m'en fiche. Et de construire une équipe. qui se sentira le mieux possible, vraiment une équipe, une team, vraiment une vraie équipe, dans toutes les valeurs de la boîte, qui sont in fine les miennes à la base. Et comment je vais faire ça ? On a déjà commencé, on a commencé à mettre en place tout ce qui était stratégie, on s'est réunis avec l'équipe, on a mis des projets chaque année. Et là-dedans, on a inclus une partie kiff, parce que franchement, avoir juste des projets, c'est pas drôle, donc on s'est mis des petits projets kiff pour... pour toute l'année et pour toutes les personnes qui vont venir avec nous au fur et à mesure. Ça c'est mon grand challenge 2026 qu'il va falloir porter avec des petites épaules size S. Et vous quels sont vos objectifs du coup ou challenge on va dire ?
- Céline
Oui il y a beaucoup d'inconnus qui vont être réglés d'ici la fin de l'année et vraiment il y a beaucoup de choses qui vont se débloquer. C'est toujours un peu comme ça lorsqu'on est dans le milieu des startups où on a des levées de fonds. Là on a deux levées de fonds en préparation, donc c'est toujours se dire combien est-ce qu'on va lever et qu'est-ce que ça va nous permettre de faire. Et puis en fonction de ça en fait, je pourrais définir mon année 2026 parce que j'aurais mon budget déjà pour me dire je peux faire telle ou telle chose. À titre personnel, on en a parlé un peu au début. Moi, ce qui m'intéresse, c'est que j'ai été très côté opérateur, c'est-à-dire la gestion de l'entreprise, moins du côté investisseur. J'ai vraiment envie de plus pénétrer le monde de l'investissement. J'ai une amie, par exemple, qui est en train de lancer un fonds de private equity pour l'achat et la revente d'entreprises. C'est un domaine qui m'intéresse également. J'ai envie de me plonger un peu là-dedans. Et puis apprendre plus, pour moi, c'est aussi la chance qu'on a, c'est de pouvoir apprendre dans les domaines qui nous intéressent.
- Janice
Oui, c'est ça. Et moi,
- Céline
il y a vraiment ça. Puis le côté AI aussi, on a toujours la faux mot de se dire « mais j'ai vraiment envie de me mettre un peu plus le nez dedans » . Surtout que sur les aspects techniques, je sais que c'est quelque chose qui m'intéresse également.
- Janice
Mais ça, c'est un truc auquel je veux rebondir, c'est que le fait d'être entrepreneur à son compte, d'être libre, comme tu disais, en fait, ça nous apporte la liberté de choisir les domaines dans lesquels on va se pencher. et les domaines sur lesquels on va travailler. Et en fait, la phrase très clichée qui nous dit... C'est quoi cette phrase ? « Poisie ton travail et tu ne travailleras pas pour la Rassemblement » . Oui, c'est ça. Ça, c'est la chance que ça nous donne. Cindy, toi, je pense que le challenge, ça va être accueillir un enfant.
- Camille
Le challenge est plutôt l'us pour moi. Le challenge dans tout ça, hors le fait d'accueillir un enfant, ça va être de vraiment... Ne pas me perdre dans le tout. De pouvoir avoir chacune des parts et en rigoler. Je dis souvent ça, c'est que de devenir une même preneur, ce n'est pas pour moi. Je vais être une maman, une entrepreneur, une femme et je vais pouvoir allier tous ces aspects de moi sans me perdre, sans en sacrifier une, etc. Et ça, ça va être le gros, gros challenge de l'année prochaine.
- Janice
Moi aussi, j'ai quelques inconnus pour la fin de l'année. Donc, ça va dépendre un peu aussi de comment ça va se passer. Par contre, ce que je sais, c'est que je suis plus motivée que jamais. Et en fait j'ai retrouvé un second sourd cette année et j'ai envie de vraiment me remettre sur les réseaux, de reconnecter, d'avoir un lien d'humain à humain, c'est quelque chose qui m'avait un peu manqué. Donc je vais vraiment me focusser là-dessus et puis aussi sur mon bien-être dans tous les sens du terme et puis je pense que la reconnection de ça va beaucoup me plaire. Donc je me laisse surprendre et puis je me laisse guider par l'énergie là quand je suis à fond. On ira faire du sport le jeudi quand ça passe. Ça,
- Camille
c'est un bon choix.
- Janice
Moi, je pense que ce n'est pas un grand challenge, mais j'aimerais rester fidèle à moi-même et très authentique sur les réseaux, ce qui peut parfois être difficile. Et puis, apprendre à lâcher prise et à m'octroyer du temps sans culpabiliser. C'est vraiment mon goal ultime. Et apprendre un petit peu à déléguer aussi. Et aussi, vraiment quelque chose que j'aimerais améliorer d'un point de vue purement business et contrat, c'est d'avoir plus de contrats sur le long terme. Comme ça,
- Camille
je travaille plus avec les mêmes marques sur un vrai projet. Voilà, ça serait bien.
- Janice
Je te rejoins. C'est pour ça que je voulais donner tous mes projets pros, mais c'est vrai que privés, je n'en ai pas trop parlé. Mais c'est vrai que moi, il y a quand même un peu, je te rejoins, cette volonté de profiter un peu plus, d'avoir un peu plus de... de prendre le temps, tout ça, il y a un équilibre pro à trouver. Et je trouve que là, ce que j'ai fait comme travail en cette fin d'année pour restructurer l'entreprise en vue de 2026 avec une équipe qui s'augmente, etc., ça devrait me permettre d'atteindre cet objectif-là. Donc je me dis... En fait, je trouve que c'est important de se dire comment j'ai envie d'être l'année prochaine et d'aller vers ça. Qu'importe l'inconnu, en fait, c'est juste de tendre vraiment sur ce qu'on a envie d'être. En tout cas, merci beaucoup. Un dernier mot pour la fin, qu'est-ce que vous retenez de nos conversations ? Hyper enrichissante, sacre.
- Camille
Oh ouais, ça m'a bien motivée. C'est un aspect. Ouais, c'est un objet perpétif et tout. Il y a une belle... Je trouve que t'as fait une belle synergie.
- Janice
Merci, Samap.
- Céline
Vraiment, vous, l'énergie, en fait, c'est ce qu'on disait. Il y a des gens qui te prennent l'énergie, il y en a d'autres qui t'en donnent et qui te donnent envie d'aller plus loin. Et ce genre de moment, c'est exactement ça. Pompé-dope dans la voiture,
- Janice
bonsoir. Mais là, c'est important de ne pas oublier ça, que des fois, quand tu te sens un peu dingue dans la voiture, tu remontes ton énergie en groupe et tout.
- Camille
Bon là, du coup, vous pourrez regarder de nouveau l'épisode.
- Janice
J'espère que c'est clair. Oui, complètement. Et est-ce que vous aurez envie de transmettre quelque chose à quelqu'un qui nous écoute, sachant que l'audience peut être assez large, des entrepreneurs, des gens qui n'entreprennent pas forcément, un mot, un mantra, en fait, à vous, qui pourrez inspirer ? Moi, je dirais, crois en toi, parce qu'il n'y a personne qui le fera autant bien que toi. Moi,
- Camille
j'ai envie de dire, on est sur la fin de l'année et puis il faut oser, juste réaliser ses rêves, même si c'est un petit truc, juste...
- Janice
rentrer dans l'action et puis la suite pourrait peut-être découler donc mettez-vous en action moi j'ai envie de faire un mix des deux en disant osez faire et croit mais vise vraiment là où t'as envie d'aller parce que je me suis vraiment restreinte je pense à un truc de femme, j'en sais rien mais je me suis tellement restreinte sur qui je pouvais être sur ce que je pouvais faire, je me suis tellement mis des barrières en me disant c'est pas pour moi, j'y arriverais pas et en fait, qui a dit ça ? à part moi, mais tu sais il y a aussi beaucoup de gens avec qui je discute qui cherchent la bonne idée oui Merci. Mais tu vas chercher. C'est ça,
- Camille
il est d'accord.
- Janice
Je vais la chercher.
- Camille
Il y a un truc qui est très, du coup, par rapport à ce qu'on a vécu aujourd'hui, c'est d'entendre toi des bonnes personnes.
- Janice
Oui, c'est vrai. Il y a tellement de choses qui te développent quand tu t'entoures des bonnes personnes. C'est exactement ce que j'aimerais faire avec CTB. C'est savoir que tu peux rentrer dans l'écosystème et tu as tout ce qu'il faut à l'intérieur. Et tu es safe aussi. Oui, c'est ça. parce qu'être avec des gens c'est quelque chose mais être avec les bonnes personnes c'est ça
- Céline
Moi,
- Janice
je dirais incarne tes valeurs dans le sens où on parle beaucoup de valeurs,
- Céline
on les met sur papier comme ça, mais concrètement, au quotidien, pose-toi la question, est-ce que j'incarne vraiment les valeurs que je prône ? Et moi, j'ai remarqué cette année, par exemple, qu'il y avait certaines valeurs que je ne respectais pas si j'étais honnête avec moi-même au quotidien. Et là, j'essaie vraiment plus d'être alignée avec ça et de m'y tenir et d'être disciplinée par rapport à ça.
- Janice
C'est vrai, tu sais, en début d'année, je posais pas mal de vidéos de moi à Pau. enfin je faisais je faisais Tout l'hiver, j'ai fait de la peau. Et petit à petit, le travail a pris tellement de place que je n'avais plus l'équilibre pro-perso. Pourtant, je continuais de le dire, alors que ce n'était pas ce que je faisais. Et c'est une conversation avec Cindy que j'ai eu à un moment donné, où elle m'a dit, mais toi, tu ne fais que bosser de toute façon. Et j'étais là, putain, en fait, je ne fais pas ce que je dis. Et ça m'a vraiment... J'ai tellement culpabilisé que j'ai commencé à me dire, OK, on avoue, ce n'est pas le cas en ce moment, on tend vers ça et on va faire en sorte que ça fonctionne. Et puis, pas mentir aussi, parce que parfois,
- Camille
j'ai l'impression que je le répète à l'équipe et je... Je le fais,
- Janice
mais l'enfant !
- Camille
Comme je le dis,
- Janice
pas comme je le fais ! Il y a quelque chose qui marche très bien, c'est la visualisation, et je pense qu'on sous-estime le pouvoir que ça peut avoir. C'est clair, c'est clair. Ouais. C'est très bon. Ouais, mais à 100%. Tu continues comment ? Tu commences à l'incarner aussi, juste, tu vois, toi, de parler et de poser ses objectifs. C'est déjà le premier pas. C'est un peu. Et puis d'en parler, et puis d'oser... C'est vrai que des fois, même si tu as cette idée que tu as envie de réaliser, tu n'oses même pas parce que tu as déjà peur de ça. En fait,
- Céline
des vision boards, des trucs comme ça, moi, j'avais fait, je crois, il y a trois ans. Je m'étais mis ma photo et j'avais mis le titre du journal Forbes dessus en me disant, genre, un jour, je ferai ce truc. Et trois ans après, ça s'est passé.
- Janice
Alors moi, je ne crois pas dans les vision boards. mais c'est parce qu'en début d'année quand j'avais commencé l'accompagnement avec Squared, il m'avait fait faire la Vivid Vision. Et en fait la différence entre la Vision Vivid et le Vision Board, c'est que le Vision Board tu vas prendre des des trucs que tu vas couper dans les magazines et du coup tu vas avoir quelque chose de visuellement fait et accompli, alors que dans la Vision Vivid ça reste dans ta tête et c'est visualisé, c'est créé par ton esprit. Et du coup tu tends beaucoup plus vers ce que toi tu veux que ce que le Vision Board il a à ta portée. Et depuis je fais ça Et d'ailleurs, une des dérives qui m'est arrivée cette année, c'est qu'à force de faire la vision vivide sur 5, 10, 15 ans, 20 ans, sur qui j'ai envie d'être, qui j'ai envie d'incarner, j'ai oublié les 6 prochains mois. Et du coup, j'étais tout le temps dans le futur, en train d'incarner la personne que je voulais être plus tard et pas dans le présent. Et du coup, ça va être un de mes travails sur le début d'année, de revenir dans le moment présent.
- Camille
Moi, je fais ça, mais un peu inconsciemment,
- Janice
où je m'imagine à l'endroit où je veux être. mais même peu importe où j'imagine ma collaboration avec que je voudrais trop avoir. Et ce qui était fou, c'était que j'avais imaginé attendre les 100 000 abonnés l'année passée. Et trois jours avant la date que j'avais fixée dans ma tête, j'ai atteint. Et cette année, j'avais dit à mes parents en septembre, je suis sûre que je suis dans une maison. Ça ne va pas manquer. Et du coup, je pense que ça a quand même un pouvoir un peu inconscient.
- Camille
Je suis d'accord.
- Céline
Ça se transforme en plan, en fait. Ça ne devient plus juste un rêve. Après, la question, c'est comment j'y arrive. Ça devient un problème. C'est ça.
- Janice
Complètement, oui. En tout cas, merci beaucoup les filles. Pour tous ceux qui veulent vous suivre sur les réseaux sociaux, on mettra les liens de tout le monde sur vos différents business. Toi, tu en as plusieurs pour louer les photos. Merci beaucoup, c'était vraiment très intéressant. J'espère qu'on pourra répéter le concept l'année prochaine avec différents sujets. Vous avez été les premières porteuses de l'idée et je vous remercie. En attendant, si vous voulez vous abonner... Faites-le, coach ton business sur toutes les plateformes. Et le podcast qui a été nommé cette année, ça je n'avais pas mis sur mon vision board, mais il a été élu meilleur podcast business suisse. Donc on va continuer comme ça l'année prochaine. Si vous avez quelque chose à dire, des commentaires, n'hésitez pas à les mettre en dessous, que ce soit sur Spotify ou sur YouTube. Et on se retrouve en 2026 pour les futurs épisodes de Coach ton business.
- Camille
Merci.