Speaker #0Et si je m'écoutais vraiment, bienvenue dans ce podcast de coaching qui vous invite à faire une pause pour prendre soin de votre écologie personnelle. Je suis Nathalie Lourdel, coach et superviseur. J'ai créé il y a plus de 20 ans, Autrement, une société qui accompagne les transformations professionnelles. Je dirige aussi l'école de coaching EAR, l'école à notre regard. Personnellement, je suis curieuse. J'aime évoluer, me questionner, grandir. Et j'ai plaisir à accompagner les autres sur ce chemin. Vous êtes atypique, créatif, vous avez envie de déployer de nouveaux potentiels, vous êtes au bon endroit. Je vous emmène en voyage grâce au coaching intégratif. L'objectif, harmoniser votre corps, votre cœur, votre cerveau pour libérer votre créativité et gagner en compte. Parfois, il y a un bruit dans ma tête comme un flot continu. Des pensées qui s'enchaînent, des listes qui se déroulent. La conversation d'hier rejouée en boucle. Le scénario de demain, d'après-demain, déjà écrit. Et cette petite voix qui commente en plus ce que je fais pendant que je le fais. Beaucoup de profils HPI, sensibles, multipotentiels, décrivent la même chose. Un mental qui ne s'arrête jamais. Des idées qui arrivent toutes en même temps. Une difficulté à s'endormir. Parce que la tête, elle, elle continue. Le sentiment d'être épuisée après une journée où objectivement il ne s'est rien passé. Et par-dessus, une deuxième couche plus discrète et écouteuse des reproches. Je devrais réussir à me calmer quand même. Je suis trop dans la tête. Les autres ne font pas ça. Et cette deuxième couche fait beaucoup de dégâts. Parce que lutter contre le bruit fabrique du bruit supplémentaire. Alors aujourd'hui, la question n'est pas comment faire avec ce bruit intérieur, mais comment faire la paix avec lui. Comment passer d'un mental perçu comme envahissant à un mental qui s'exprime plus librement. De quoi est fait le bruit intérieur ? Ce n'est pas une masse informe. En coaching, je distingue souvent plusieurs voix. Et les nommées changent déjà beaucoup de choses. Il y a le bruit de la pensée en arborescence, une idée qui en appelle trois, qui en appelle neuf autres. Ces bruits-là sont plutôt féconds. C'est celui de la créativité, des liens inattendus, des intuitions. Cette forme de pensée n'est pas vraiment un problème. Il y a aussi le bruit du juge intérieur, celui qui commande, qui compare, qui corrige. Tu aurais dû, ce n'est pas assez. C'est le plus usant. Il y a le bruit de la vigilance, le radar tourné vers les autres, qui capte les humeurs, décode les silences. anticipe les besoins. Chez les personnes hypersensibles, ce radar ne s'éteint pas. Et il peut fatiguer parfois. Le bruit des boucles ouvertes. Tout ce qui est commencé et non terminé continue de tourner en fond. Comme sur un ordinateur, le cerveau garde les dossiers ouverts et ça, ça prend de la bande passante. Il y a aussi le bruit du rejouer. La scène qui est repassée, la phrase que j'aurais dû dire. La réponse préparée pour une conversation qui n'aura peut-être jamais lieu. Ces bruits-là, vous le voyez, n'ont pas la même origine, ni le même coût intérieur. Certains peuvent nourrir, d'autres peuvent vider. Tant que je les traite comme un seul bloc, je ne peux pas vraiment en faire quelque chose de constructif. Donc petite question de prise de recul, parmi ces cinq types de bruits, lequel occupe le plus de place chez moi en ce moment ? Pourquoi ce bruit intérieur est plus dense chez les profils au potentiel HPI sensibles ? Plusieurs raisons se superposent et varient selon les personnes. La vitesse et l'arborescence. Un cerveau rapide produit davantage de pensée à la minute et donc le volume est mécaniquement plus élevé. Un filtre sensoriel moins sélectif aussi. Beaucoup de sensibles perçoivent tout. Le bruit du réfrigérateur, la lumière qui vacille, une tension dans la voix de l'interlocuteur. Et tous ces éléments sont ensuite traités. Et le bruit extérieur devient du bruit intérieur. L'hyperempathie. C'est-à-dire, ressentir ce que vit l'autre ajoute comme une conversation dans ma tête, ou comme des éléments émotionnels parasites. L'exigence, plus je mets la barre intérieure haute, plus le juge a de la matière à évaluer, critiquer, comparer. Et puis, l'habitude de compenser. Quand il a fallu très tôt anticiper pour être accepté, la vigilance devient un mode de fonctionnement par défaut. Et donc le bruit. Intérieur n'est pas un signe d'un esprit qui dysfonctionne, c'est souvent le signe d'un esprit puissant, sensible, qui tourne à plein régime sans jamais avoir appris à ralentir. Je vous propose d'explorer comment les cinq dimensions du coaching intégratif, corps, cœur, cerveau, conscience et créativité, peuvent permettre de passer du bruit sublime à un bruit sublime. Bibi au bruit choisi. Commençons par le cœur. Sous le bruit, il y a souvent une émotion qui n'a pas été écoutée. Ruminer, c'est tourner autour d'une émotion sans jamais vraiment y entrer. Le mental s'agite pour éviter de sentir. Penser devient comme un par-émotion. Tant que je n'analyse, je ne ressens pas. C'est pour ça que les injonctions au calme ne fonctionnent pas. Demander à quelqu'un d'arrêter de penser, alors que la pensée le protège, c'est lui demander de lâcher la digue. La clé n'est pas de faire taire, mais d'écouter ce qu'il y a autour. Une inquiétude, une tristesse, une colère qui n'a pas trouvé ses mots, la peur de décevoir. Quand l'émotion est nommée et accueillie, le bruit peut s'apaiser de lui-même. Nommer une émotion, c'est lui donner une vraie place. pour qu'elle cesse de frapper à la porte pour entrer. Je vous propose une petite question de prise de recul. Quand mon mental s'emballe, quelle émotion je suis peut-être en train d'éviter ? Et si je lui laissais la porte ouverte ? Passant au corps, c'est la seule porte d'entrée quand le mental sature. Quand les pensées tournent en boucle, raisonner ne sert à rien. Le corps lui reste accessible. Le bruit intérieur laisse des traces très concrètes. La mâchoire serrée, une respiration haute, des jambes qui s'agitent, un sommeil qui se fragmente. Parfois un besoin compulsif de faire défiler un écran de téléphone pour faire diversion. Ces signaux sont précieux. Ils indiquent que le régime est trop élevé. Souvent, bien avant que je m'en aperçoive. Un exercice simple dès que votre tête s'emballe. Allez marcher 5 minutes. Sans écran, sans musique, sans objectif. Juste remettre le corps en mouvement. Observer, le bruit n'a peut-être pas disparu, mais il est peut-être passé au second plan, il a changé de forme. Le mental ne va pas se calmer parce que je le décide. Il se calme quand le corps est redescendu dans la tension. Peut-être une question pour m'aider à prendre du recul, ce serait à quel endroit de mon corps est-ce que je sens ce bruit intérieur ? Passons au cerveau. Distinguez la réflexion de la rumination. Les cerveaux potentiels adorent comprendre. Alors utilisons cette force. Un repère simple, c'est de comprendre la différence entre une réflexion qui permet d'avancer et une rumination qui est une pensée qui tourne en rond. La réflexion produit une décision, une hypothèse, une action. La rumination repasse le même film sans fin. Donc deux questions pour vous permettre de trier. Cette pensée porte-t-elle sur quelque chose où je peux avoir une influence ? Si oui, effectivement je pourrais faire quelque chose. Si non, c'est une pensée rumination. Et si j'ai répondu oui, cette pensée demande-t-elle une action ou un apaisement ? Si la réponse est plutôt du côté de l'action, je peux noter l'action ou les types d'actions que je pourrais mettre en œuvre et je peux refermer ainsi une boucle. Si la réponse est apaisement, ce n'est pas le cerveau qu'il faut solliciter, c'est votre corps ou votre cœur. Derrière le bruit chronique, il y a aussi parfois des croyances anciennes qui se sont installées. Si j'anticipe tout, rien de grave ne peut arriver. Un esprit calme, c'est un esprit qui se relâche. Je dois avoir une réponse avant même qu'on m'ait posé la moindre question. Ces croyances ont eu leur utilité. Elles ont peut-être protégé l'enfant que vous étiez. Mais elles continuent de tourner alors que votre contexte a changé. Passons à la créativité. Donnez une forme au bruit. Le bruit intérieur est une matière première, souvent non traitée. Voici une piste que je propose souvent à mes clients. La décharge écrite. 10 minutes pour poser sur le papier, sans trier, sans corriger. Ce qui est écrit cesse d'être surveillé et de tourner en rond. Ce rendez-vous avec mes pensées, je peux le fixer le soir, en sortant du travail par exemple. Ça évite de polluer tout mon après-midi avec quelque chose que je n'ai pas digéré. Je sais que j'aurai un temps pour le poser. Le cerveau accepte étonnamment bien d'attendre, à condition d'avoir un rendez-vous, une date, une heure. Vous pouvez donner un support à cette activité, par exemple un carnet, une note vocale, un tableau, un dessin. Une idée déposée quelque part cesse de réclamer d'être entendue. Vous pouvez aussi donner un visage, si c'est votre juge intérieur, lui donner un nom, une voix, une silhouette, même un petit surnom ridicule. Ce qui prend forme cesse d'être une évidence et devient rediscutable. Vous pouvez lui donner une sortie. Par exemple en chantant, en dansant, en jardinant, en bricolant. Les activités qui occupent les mains et le rythme font souvent baisser le volume mental. L'objectif n'est pas le silence. Un esprit silencieux serait un esprit éteint finalement. L'objectif c'est l'harmonie. Passer de la fanfare désordonnée à un orchestre où chaque voix entre quand c'est à son tour. La conscience, passer de je suis mes pensées à j'ai des pensées. C'est le mouvement décisif. Tant que je suis confondu avec ce flot ininterrompu, je le subis. Dès que je peux l'observer, ne serait-ce qu'une seconde, un espace apparaît. Et du choix devient possible. Ce n'est plus « je suis nul, je n'ai pas fait ceci » , c'est « il y a une pensée en moi qui dit que je suis nul » . La différence peut paraître minime, mais elle change tout. Une pensée observée peut être questionnée. Une identité, « je suis nul » , je ne peux plus la questionner. Concrètement, vous pouvez tenter de faire des micro-pauses avant de réagir, d'avoir une observation bienveillante, tiens, mon mental s'emballe, qu'est-ce qu'il essaie de protéger ? Ou un triconscient, est-ce que ce bruit mental me fait du bien ou me vide ? Et parfois, une permission. Ok, je penserai à tout cela ce soir à 19h. Faire la paix, avec ces bruits intérieurs, ce n'est pas gagner une guerre, c'est cesser de la mener. Pour conclure, le bruit intérieur n'est pas mon ennemi. C'est plutôt le bruit d'un esprit vivant, rapide, sensible, qui perçoit et traite beaucoup d'informations. Ce qui épuise, ce n'est pas de penser, c'est de penser contre soi. La lutte, la surveillance, le reproche permanent. Faire la paix avec mes bruits intérieurs, c'est écouter l'émotion cachée derrière l'agitation, passer par le cœur, redescendre par le corps quand le mental sature. Distinguer ce qui permet d'avancer et ce qui me fait tourner en rond de mon cerveau. Transformer le flot de pensée en matière ou en création. Et puis observer, trier, choisir, plutôt que de subir, mettre de la conscience dans cette agitation et ce bruit intérieur. Finalement, un mental qui tourne beaucoup, c'est un instrument puissant qui demande à être accordé. Alors je vous laisse avec cette question. Si au lieu de chercher le silence, Je recherchais la mélodie juste, avec ce qui parle en moi. Merci d'avoir écouté cet épisode. Prenez soin de vous, de votre cerveau, de votre cœur, de votre corps, pour gagner en conscience et en créativité. À très vite ! Pour finir en douceur, et si je m'écoute vraiment là ? Quelle intuition ? Quelle envie ? Et si je prenais le temps de noter ce qui me vient ? Si vous avez envie d'aller plus loin, d'avancer grâce au coaching intégratif, retrouvez-nous à l'école IR, par exemple, pour une journée découverte, ou venez vous former, vous perfectionner, pour mieux accompagner les autres. Si le podcast résonne, partagez-le, laissez un commentaire ou 5 étoiles pour lui donner plus de visibilité. Et pour rester en lien, retrouvez-nous sur tous les réseaux sociaux. Je vous dis à bientôt.