Speaker #0Et si je m'écoutais vraiment, bienvenue dans ce podcast de coaching qui vous invite à faire une pause pour prendre soin de votre écologie personnelle. Je suis Nathalie Lourdel, coach et superviseur. J'ai créé il y a plus de 20 ans Autremen, une société qui accompagne les transformations professionnelles. Je dirige aussi l'école de coaching EAR, l'école un autre regard. Personnellement, je suis curieuse. J'aime évoluer, me questionner, grandir, et j'ai plaisir à accompagner les autres sur ce chemin. Vous êtes atypique, créatif, vous avez envie de déployer de nouveaux potentiels, vous êtes au bon endroit. Je vous emmène en voyage grâce au coaching intégratif. L'objectif ? Harmoniser votre corps, votre cœur, votre cerveau, pour libérer votre créativité et gagner en conscience. Aujourd'hui, je vais vous parler de quelque chose qui me touche particulièrement. et que beaucoup de neuro-atypiques connaissent, c'est la résonance émotionnelle. Je sais ce que c'est que d'entrer dans une pièce et de ressentir immédiatement les tensions, et même quand tout le monde sourit. Cette capacité étrange de capter les émotions des autres comme si elles étaient les miennes. Ça peut aussi être cette expérience troublante de pleurer devant un film, un coucher de soleil, une mélodie, une injustice. La résonance émotionnelle... C'est comme être un diapason, en écho avec ce qui m'entoure. Quand il y a des émotions autour de moi, je ressens automatiquement, intensément, et parfois malgré moi. Souvent, on qualifie ceux qui perçoivent les émotions de trop sensibles, trop émotifs, trop intenses. Pour ces neuroatypiques sensibles, cela force souvent à se protéger, à ériger des murs. à éviter certaines situations ou certaines personnes. Cette hypersensibilité émotionnelle n'est pas un défaut, c'est juste une façon différente d'être au monde. Comme des antennes ultra fines, comme un radar, un sonar hyper puissant, qui capte les ondes et des nuances que les autres ne perçoivent pas. Dans un monde qui valorise le contrôle émotionnel, la retenue, le professionnalisme, la résonance émotionnelle peut sembler complètement inadaptée. Pourtant, c'est elle aussi qui me rend profondément empathique, créatif, capable de comprendre l'invisible. Aujourd'hui, explorons ce phénomène de résonance émotionnelle et comment je peux en prendre soin plutôt que d'en souffrir. Alors qu'est-ce que la résonance émotionnelle exactement ? C'est cette capacité à ressentir les émotions d'autrui. Je ne me contente pas d'observer que quelqu'un est triste, je ressens la tristesse dans mon propre corps, dans mon propre cœur émotionnel. Sa joie devient ma joie, son anxiété devient la mienne. C'est souvent corporel, immédiat, instinctif. C'est de l'empathie qui n'est pas seulement intellectuelle, mais somatique. Je capte des micro-signaux que les autres ne remarquent pas. L'infime changement de ton de voix, la tension presque invisible dans une posture. L'émotion non dite derrière des mots polis. Cette hyper-perception peut être déroutante. Parfois je ressens quelque chose chez l'autre, alors qu'il ne semble pas en être conscient lui-même. Il m'est déjà arrivé de ressentir la tristesse avec une cliente qui n'évoquait pas cela du tout. Et quand je lui partage ce ressenti, elle finit par pleurer et évoquer le vrai sujet. Elle tente de faire bonne figure au travail, d'avoir un masque social qui cache une tristesse profonde qu'elle ressent finalement. Et c'est là où la résonance émotionnelle est utile quand on est coach ou accompagnant. Là où ça devient gênant, c'est quand il y a une confusion entre mes émotions et celles des autres. Le défi majeur de la résonance émotionnelle, c'est d'identifier si ce que je ressens vient de moi ou vient de l'autre. Je peux entrer dans cette réunion complètement sereine et en sortir angoissée sans comprendre vraiment que j'ai capté une forme d'anxiété collective. Je peux me sentir soudain assez mal après une conversation, en réalisant plus tard que j'ai absorbé une colère non exprimée. Cette porosité émotionnelle peut être épuisante et déstabilisante. Mais elle permet aussi des connexions profondes, une compréhension intuitive des autres, des créations pleines de sensibilité. Ça devient un fardeau quand je ne sais pas comment mettre la bonne distance, quand je suis submergée par les émotions du monde qui m'entoure, quand je perds mes propres frontières dans cet océan émotionnel. Je vous propose un petit exercice. Scannez votre état émotionnel actuellement. Comment vous sentez-vous ? Est-ce que cette émotion vient de vous ? Vous l'avez peut-être capté. dans l'environnement récemment. Pas besoin de réponses très précises, mais juste une observation curieuse. Pourquoi c'est important de mieux apprivoiser ces résonances émotionnelles ? Parce que je peux me perdre dans les émotions des autres. Quand je ne comprends pas ce qu'est la résonance émotionnelle, je peux me laisser imprégner sans m'en rendre compte. Je porte la tristesse de ma mère, l'anxiété de mon partenaire, le stress de mon équipe, sans distinguer ce qui m'appartient vraiment. Je deviens une sorte d'éponge émotionnelle qui absorbe tout, et cette confusion est épuisante. Comprendre la résonance permet de mieux écouter ma sensibilité. Combien de fois j'ai entendu « arrête d'être si sensible, ce n'est pas si grave » . Cette invalidation chronique de mon vécu émotionnel crée une forme de blessure. Je commence à douter de moi, à penser qu'il y a quelque chose qui ne va pas chez moi, à avoir honte de cette intensité. Et comprendre que cette résonance émotionnelle est une particularité neurologique, ça change tout. Quand je comprends la résonance émotionnelle, je peux apprendre à la réguler. Ça peut devenir une ressource extraordinaire. Je suis capable d'écouter les autres avec une profondeur rare. J'écoute avec une intensité qui touche les cœurs des autres. Je comprends les dynamiques humaines avec une finesse plus intuitive. Et cette sensibilité devient un talent à cultiver. Je vous propose d'explorer ensemble comment les 5 C du coaching intégratif corps, cœur, cerveau, conscience et créativité peuvent m'aider à transformer ma résonance émotionnelle en alliés. Commençons par le cœur, écoutez mon radar émotionnel ultra sensible. La première étape n'est pas de réguler, mais d'accepter. Oui, je ressens intensément. Oui, je pleure facilement. Oui, des émotions me traversent comme des vagues puissantes. Cette acceptation radicale me libère. Je ne suis pas trop, je suis juste hautement sensible. Ce qui peut être intéressant, c'est de distinguer l'empathie et la fusion. La fusion émotionnelle, tu souffres, donc je souffre exactement comme toi. Il n'y a pas de frontière, je ne pose pas de limite. L'empathie saine, je comprends ta souffrance, je ressens en résonance, mais je reste moi. Cette distinction change tout. Je peux profondément être touchée par l'autre, sans me faire déborder par son émotion. Quelques pistes à explorer peut-être, nommer ce qui m'appartient et ce qui vient de l'extérieur. Comment je distingue mes émotions de celles que je capte chez les autres ? Peut-être une technique peut être faire un petit scan émotionnel avant de rencontrer certaines personnes et un autre après, et d'apprécier le différentiel. Un petit exercice utile quand je ressens une émotion forte, je me demande est-ce qu'elle était déjà là avant que je rencontre cette personne ou pas ? Si cette émotion est apparue soudainement, il y a de fortes chances qu'elle vienne d'une résonance. Cette reconnaissance permet de me distancier. Peut-être de faire un petit nettoyage émotionnel. Passons au corps. Ancrer et réguler ma sensibilité. Le corps est le premier à ressentir les émotions. C'est aussi lui qui peut m'aider à réguler, à reconnaître des contractions, des épaules tendues. Est-ce que j'ai froid ? J'ai chaud ? Apprendre à reconnaître ces signaux me permet de détecter quand je suis en train de capter des émotions. Et je peux me créer des ancrages corporels de sécurité. Quand je sens une émotion trop intense, je peux revenir à mon corps. comme une encre. Sentir mes pieds dans le sol, poser la main sur mon ventre, respirer. Ces gestes simples peuvent créer une forme de frontière physique et me permettre de rester en moi. C'est aussi important de décharger les émotions absorbées. Parfois, j'ai besoin de libérer physiquement ce que j'ai absorbé. Scouer mon corps vigoureusement pour faire tomber ce qui ne m'appartient pas, prendre une douche virtuelle, visualiser l'eau qui emporte les émotions qui ne sont pas les miennes. L'idée est de prendre un ton de nettoyage émotionnel. Passons au cerveau. Comprendre les mécanismes de ma résonance émotionnelle. Pour certains hypersensibles, c'est comme si les neurones miroirs étaient particulièrement actifs. Comprendre que mon cerveau est câblé pour résonner fortement me permet de mieux accueillir. Ce n'est pas un choix, c'est un fait. Ça me détache de la honte d'être différent et ça me permet aussi d'aborder ma sensibilité avec une curiosité plutôt qu'un jugement. Identifier les situations qui amplifient ma résonance émotionnelle Comme les groupes trop nombreux, parce qu'il y a trop d'émotions simultanément, ou les personnes en détresse émotionnelle intense, peut-être que je dois éviter. Les ambiances chargées, avec des conflits, des non-dits. La fatigue aussi. Mes réactions peuvent être complètement amplifiées par le manque de sommeil. Donc connaître les déclencheurs peut me permettre de me préparer et de doser l'exposition, ou de prévoir des stratégies de récupération après. Je vous propose d'essayer de créer des pensées boucliers. Je peux utiliser ces affirmations mentales qui créent une distance saine avec ces résonances émotionnelles. Ces émotions ne m'appartiennent pas. Je les ressens, puis elles lisent sur moi. Ou par exemple, Exemple, je ressens, mais je reste moi. Pratiquez ces petites phrases dans des situations peu intenses d'abord, pour qu'elles deviennent comme une petite protection automatique. Et trouvez votre propre phrase pensée bouclier, pour vous protéger. Une phrase courte, personnelle, que vous pouvez répéter intérieurement quand vous sentez que vous absorbez trop, et qu'il y a trop d'émotions. Apprenez à créer un espace mental qui préserve votre intégrité. Passons à la crédibilité. Utilisez la création comme un exutoire. Quand je suis saturée émotionnellement, la création peut être un canal de libération. J'écris ce que je ressens, sans filtre, pour externiser les trop-pleins. Je dessine avec les couleurs les émotions que j'ai captées. Je joue de la musique ou je danse. La création permet de métaboliser les émotions, de les transformer en quelque chose plutôt que de simplement les subir. L'invitation, c'est d'explorer votre palette émotionnelle. Observez comment ces différentes pratiques transforment votre relation aux émotions. Trouvez la bonne pratique pour vous aussi, celle qui vous permet de mettre à distance les résonances. Passons à la conscience. La conscience me permet de passer du débordement émotionnel à la prise de recul. Je ne peux pas contrôler ma sensibilité, mais je peux choisir comment je vis avec elle. Au lieu de fusionner avec l'émotion, je peux développer une partie de moi qui observe. Comme une méta-analyse. Tiens, tristesse est présente en moi. Quelle est son intensité ? Elle est où dans mon corps ? Et je peux l'observer sans être submergée. Cette position de témoin bienveillant crée une distance plus saine. Je ressens toujours, mais je suis un petit peu à côté. Doser consciemment mon exposition, c'est aussi important. Je ne peux pas être disponible émotionnellement 24h sur 24. Je peux choisir les lieux, les personnes avec lesquelles je me sens bien, et je peux offrir une... présence empathique pleine. Et puis des jours où je me sens plus vulnérable, je peux créer une distance, visualiser comme une bulle de protection, protéger mes frontières. C'est de l'écologie personnelle. C'est à moi d'ajuster ce qui est bon pour moi. Cela suppose de conscientiser et de poser mes limites. Il y a des moments où je dois dire je ne peux pas maintenant, je suis trop saturée. Ou juste dire j'ai besoin d'un temps seul. Je vous propose une petite action douce pour terminer. Après une interaction qui a généré de la résonance émotionnelle, prenez 5 minutes et posez-vous cette question. De tout ce que j'ai ressenti, qu'est-ce qui est vraiment à moi ? Qu'est-ce que je veux garder ? Qu'est-ce qui appartient à l'autre et que je veux laisser partir ? Je peux respirer profondément en visualisant que je vais expulser pendant l'expiration ce qui ne m'appartient pas. Pour conclure, je ne ressens pas comme les autres. Ce que je ressens est souvent très profond. C'est parfois comme une forme de vulnérabilité et en même temps c'est une belle force. Je peux avoir de la gratitude pour ma sensibilité, car elle me permet des connexions humaines d'une profondeur rare. Le coaching intégratif vous invite à transformer cette sensibilité, pour que mon cœur puisse reconnaître les résonances émotionnelles multiples, mon corps puisse créer des encres des sécurités, mon cerveau puisse comprendre et trier les différents types d'informations et ma créativité puisse transformer les émotions en création et que ma conscience puisse m'aider à prendre de la hauteur pour choisir comment je veux vivre cette sensibilité. Prenez soin de votre sensibilité, c'est votre trésor. A bientôt pour un nouveau voyage intérieur. Pour finir en douceur, et si je m'écoute vraiment là, quelle intuition, quelle envie, si je prenais le temps de noter ce qui me vient, si vous avez envie d'aller plus loin, d'avancer grâce au coaching intégratif, retrouvez-nous à l'école EAR, par exemple, pour une journée découverte, ou venez vous former, vous perfectionner, pour mieux accompagner les autres. 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